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Catastrophe planétaire

Par Nguyen Khac Nhan 1/ Histoire des épidémies  L’histoire des épidémies est aussi vieille que l’homme lui-même. Le premier à en parler est Hippocrate vers 400 av. J-C. Une épidémie se définit par l’apparition d’un nombre anormalement

Par Nguyen Khac Nhan

1/ Histoire des épidémies 

L’histoire des épidémies est aussi vieille que l’homme lui-même. Le premier à en parler est Hippocrate vers 400 av. J-C. Une épidémie se définit par l’apparition d’un nombre anormalement élevé de nouveaux cas d’une maladie sur un territoire et une période déterminés. Pour pouvoir détecter l’apparition d’une épidémie ou d’une pandémie dans le cas où le territoire de propagation n’est plus limité, les épidémiologistes se sont dotés d’indicateurs comme l’incidence ou la prévalence de la maladie. On parle de mode de transmission direct de la maladie lorsqu’il y a passage direct du réservoir du germe vers l’hôte. Dans le cas où l’infection est transmissible à l’homme par franchissement de la barrière inter-espèces, on parle de zoonose, comme dans le cas du virus H5N1 de la grippe aviaire ou de celui de la maladie de la vache folle.

Dès que l’homme a commencé à vivre en groupe, il s’est transformé en hôte potentiel de virus et agent probable de transmission à d’autres hôtes. Le mot virus vient d’un mot latin qui signifie « poison ». Les virus ne possèdent pas la totalité du patrimoine génétique d’une cellule. Ils ne se nourrissent pas et n’éjectent aucune substance. Ils ne peuvent se multiplier qu’en infectant une cellule. La classification des virus n’est pas intégrable dans celle des êtres vivants comme l’est celle des insectes des plantes ou des champignons.

La prévention des épidémies humaines passe nécessairement par l’étude des épizooties, c’est-à-dire des épidémies animales.

L’apparition plus fréquente de nouvelles épidémies, voire de véritables pandémies pose la question du rôle et de la responsabilité de l’homme. On peut citer la multiplication des élevages intensifs, la mauvaise alimentation des animaux d’élevage, l’utilisation massive et souvent mal contrôlée des antibiotiques, les changements climatiques dus à l’activité humaine, l’entrée de l’homme au sein d’écosystèmes (contact avec des parasites auxquels son système immunitaire n’était pas habitué).

Dès l’antiquité, la Grèce, frappée par une fièvre typhoïde venant d’Ethiopie, a eu environ 70.000 morts sur 200.000 habitants. Cinq siècles plus tard, l’empire romain, ravagé et dévasté par la peste, a perdu un tiers de la population de Rome. Au 6e siècle, la peste a tué entre 20 à 25 millions de personnes sur tout le bassin méditerranéen. En 1346, plusieurs navires partis de Caffa répandent la peste dans toute l’Europe. La peste est considérée plus comme une mort collective que comme une mort individuelle.

Mais c’est la peste noire qui tue le plus, 50 millions d’individus ! Elle revient tous les 10 puis 15 ans jusqu’en 1356 puis de moins en moins violente jusqu’en 1670.

Réapparue brutalement à Marseille en 1720, malgré une technique de confinement bien rodée (30 mois d’isolement règlementaire, plus ou moins bien respecté), la ville a perdu la moitié de sa population qui compte 400.000 habitants. C’était une vraie catastrophe pour la société, le commerce et l’économie.

Jusqu’au 18è siècle, l’Occident est frappé périodiquement par la peste. En quelque sorte, elle prend la relève de la lèpre qui décroît au 14è siècle.

En Europe, le 18è siècle avait été celui de la peste, le 19è fut celui du choléra. En France, on l’attendait au début des années 1830. Il avait ravagé les Indes, essaimé jusqu’en Extrême Orient, envahi les rives de la mer Caspienne en 1823 puis atteint, en 1830, la Russie et la Pologne alors en guerre, et enfin Vienne. Durant l’été 1831, le fléau poursuivait sa marche et gagnait la Finlande, Saint-Pétersbourg, la Lituanie.

Le choléra se manifesta à Edinbourg et Londres début 1832. En France, à la même époque, l’épidémie emportait environ 20.000 parisiens. Sur l’ensemble du 19è siècle, le choléra causa près de 500.000 décès dans le monde.

En 1894, Alexandre Yersin a trouvé le bacille de la peste (Yersinia pastis) et en 1898, Paul-Louis Simond a mis en évidence le rôle de la puce du rat dans la transmission de la peste bubonique. On ignorait le mécanisme de transmission puce-rat-homme.

Freddy Vinet, a reconstitué en détail, dans la « Grande Grippe 1918, la pire épidémie du siècle », l’itinéraire de cette catastrophe qui a fait plus de victimes que la première guerre mondiale.

La dimension internationale des épidémies du passé prit une portée véritablement planétaire lors de la grippe espagnole de 1918-1919 qui fit des dizaines de millions de morts dans le monde.

L’épidémie repérée au Kansas en 1918 franchit l’Atlantique, grâce au premier conflit mondial. Le virus suit le mouvement des troupes. Les soldats américains ont diffusé le virus dans toute l’Europe. Plus de 20 pays sont en guerre à l’époque.

Entre 1968 et 1970, la grippe de Hong Kong, de type H3N2, a sillonné la planète en faisant au moins 1 million de morts dont plus de 30.000 à 35.000 en France en 2 mois. Curieusement, l’épidémie est rapidement tombée dans l’oubli !

Les progrès scientifiques permirent d’éviter que la Seconde Guerre mondiale soit accompagnée du cortège épidémique qui avait suivi la première : vaccination contre la variole, la fièvre jaune, le typhus. En France, il fallut que la variole emporte environ 200.000 personnes pour voir l’obligation vaccinale s’appliquer à toute la population. Le programme d’éradication par vaccination à grande échelle débuta en 1959. En 1966, la variole avait tué environ 2 millions de personnes dans plus de 40 pays. Le 8 mai 1980, après 2 ans sans nouveau cas, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) déclara que la variole avait été éradiquée.

Le 12 mars 2003, l’OMS lança un signal d’alerte mondial. L’épidémie de syndrômes respiratoires aigus sévères (SARS) avait commencé. Des patients ayant une grave maladie respiratoire due à un agent infectieux inconnu, avaient été signalé simultanément au Canada, en Allemagne, au Viet Nam, aux Etats-Unis, à Singapour mais surtout à Hong Kong, qui fut vite identifié, via son aéroport international, comme le point de départ des cas observés dans le monde.

Les virus à couronne venaient de s’établir comme sources de graves dangers pour l’espèce humaine. En 2003, Coronavirus Ier inaugurait ainsi une dynastie qui allait voir se succéder Coronavirus II en 2012, puis Coronavirus III en 2019 actuellement toujours régnant.

Le tube digestif des oiseaux d’eau est le réservoir naturel des virus influenza, qui sont des orthomyxovirus capables de s’adapter à leur environnement rapidement et donc très changeants sur le plan génétique. A chaque réplication du virus, des anomalies de traduction du génome du virus peuvent survenir, qui confèrent aux virus descendants des caractéristiques biochimiques nouvelles, en particulier au niveau de 2 molécules importantes de l’enveloppe du virus : l’hémagglutinine H, qui permet au virus de s’accoler aux cellules ; la neuraminidase, N, qui facilite la contamination de ces cellules.

Chacune des molécules H et N peut être d’un sous-type différent, ce qui conduit à affecter un numéro à chaque type de molécule et à définir ainsi une combinaison caractéristique de chaque sous- type de virus : par exemple, H5N1.  Selon la combinaison, le virus peut avoir un effet pathogène plus ou moins fort.

En mars 2004, 100 millions de volailles étaient déjà mortes ou avaient dû être abattues et plus d’une vingtaine de personnes étaient décédées du fait du virus influenza aviaire H5N1. La répétition annuelle des épidémies de grippe saisonnière avait fait oublier qu’avant de circuler au sein de l’espèce humaine, les virus circulent chez l’animal, en particulier chez les oiseaux. Il ne faut pas oublier la dimension écrasante prise par le réservoir animal potentiel des virus influenza et le caractère hautement risqué de certaines pratiques d’élevage. En quelques dizaines d’années, la concentration animale avait été multipliée par un facteur mille en Asie du Sud-Est. On peut noter les chiffres énormes de l’élevage industriel et domestique estimé à plusieurs centaines de millions de porcs et une dizaine de milliards de poulets.

Les premiers cas de grippe due à un nouveau virus H1N1, à la généalogie complexe, aviaire, porcine, et humaine furent signalés aux  Etats -Unis et au Canada vers mi-avril 2009 chez des voyageurs malades, à leur retour du Mexique, où une épidémie d’atteintes respiratoires se développait depuis mars. Il y avait un risque de pandémie. « L’urgence de santé publique de portée internationale » fut déclarée par l’OMS le 25 avril. Ce virus H1N1 garda longtemps une grande part de mystère sur sa contagiosité et ses effets sur l’homme. Cette pandémie grippale frappait surtout des personnes jeunes et ayant des facteurs de risques préexistants, tels que l’obésité, l’asthme, le diabète ou la grossesse. Trois virus émergents se partagèrent la scène durant la 2e décennie du 21e siècle :

Après Coronavirus Ier qui avait déclenché l’épidémie de SRAS à partir du sud de la Chine, MERS-coronavirus émergea, tel un « Coronavirus II », dans l’est de l’Arabie Saoudite en 2012. L’origine zoonotique de la contamination humaine est fortement suspectée.

Le virus Ebola, de la famille des filovirus, a sans doute la chauve-souris pour porteur sain et réservoir naturel. Les 24 épidémies dues au virus Ebola recensées entre 1976 et 2013 étaient restées contenues dans les frontières du pays d’origine en Afrique centrale. L’épidémie qui se déclencha à la fin de 2013 se développa avec une portée internationale inhabituelle.

Le virus Zika, de la famille des flavivirus comme ceux de la fièvre jaune et de la dengue, est transmis à l’homme par le moustique Aedes. Il a été identifié en Afrique de l’Est, il y a plusieurs dizaines d’années et causé depuis des épidémies dans de nombreux pays. En 2015, une importante épidémie due au virus Zika se déclencha au Brésil.

 2/ SARSCoV-2 et le Covid-19

Un nouveau coronavirus issu d’un réservoir animal, une chauve-souris probablement, émerge fin 2019 à Wuhan en Chine. Plus de 1700 personnes ont été contaminées. L’épidémie se propage hors de Chine et s’accélère. L’OMS déclare la maladie, nommée Covid-19 et causée par le virus SARS-CoV-2, comme « pandémie ».

L’origine et les conditions de l’apparition du SARS-CoV-2 dans une région favorable aux émergences de virus d’un sous- type différent, issus de la faune sauvage (pangolins, civettes, visions…) sont toujours mal connues. On se pose des questions sur le rôle du trafic illégal d’animaux sauvages et des « wet markets » comme foyers de débordement d’un virus de l’animal à l’humain. Il y a aussi la question concernant l’éventuel échappement du virus d’un laboratoire P4 (pathogène de classe 4) de Wuhan. La Chine et l’Asie du Sud, riche en biodiversité, est apparue comme un foyer majeur de maladies zoonotiques.

Dès 2005, le rapport de l’OMS et de l’Agence américaine intitulé « Les risques globaux des maladies infectieuses animales », en s’appuyant sur les crises de la fièvre aphteuse de 2000-2001 et de la grippe aviaire H5N1 de 2004, soulignait déjà le rôle central de l’élevage industriel pour la santé humaine et animale. Il faut mentionner aussi la pandémie de grippe porcine H1N1 qui a émergé en 2009 d’une mégaferme porcine des Etats-Unis. Les écologues de la santé ont montré que les émergences croissantes de nouvelles maladies infectieuses sont liées en majorité aux interfaces entre animaux domestiques et faune sauvage. Leurs travaux montrent que l’agriculture industrielle – plantations commerciales, élevage intensif- est la cause de multiples risques sanitaires infectieux. Ils s’inquiètent également de l’augmentation spectaculaire des élevages d’animaux de rente (volailles, bovins). Il faut augmenter les surfaces agricoles pour nourrir tous ces animaux, d’où une accélération de la déforestation. La mondialisation de la marchandise agricole avec un développement des plantations commerciales est une cause majeure des pandémies.

Le 19/2/2020, vingt-sept scientifiques de réputation, dans la revue « The Lancet », tout en affirmant leur solidarité avec leurs collègues chinois, ont qualifié toute évocation d’une « origine non naturelle » de désinformation et spéculation, propageant les préjugés et la peur.

L’américain Jamie Metzl, conseiller de l’OMS, est l’un des premiers à avoir remis en cause le discours officiel chinois. Connaissant bien la Chine, il se demandait pourquoi les responsables chinois avaient ordonné la destruction des échantillons et interdit aux scientifiques de parler du Covid ? Le « groupe de Paris » a publié dans la presse des articles démontrant les incohérences de la théorie naturelle et soutenant l’hypothèse d’un virus échappé d’un laboratoire.

D’autre part, une vingtaine de scientifiques de renommée mondiale, dans une lettre à la revue américaine Science, ont appelé à examiner l’hypothèse d’une fuite de laboratoire, comme origine de la pandémie de Covid-19, au même titre que celle d’un « débordement zoonotique » naturel.

Gilles Demaneuf, un des signataires, a réclamé un accès aux données scientifiques que la Chine refuse de divulguer. La France, avec une longueur d’avance dans le domaine de la recherche sur les virus, dispose d’un laboratoire P4 depuis 1999.

En Chine, la construction du laboratoire – bunker de Wuhan, débutée en 2003, avec l’aide de la France, a duré 12 ans. L’Asie venait d’être frappée par le SRAS, une pandémie de pneumonie.

Selon un analyste de la DGSE, cette coopération a donné lieu à beaucoup de cachotteries concernant des virus mortels et des incidents entre entreprises françaises et chinoises.

Ce qui intrigue la communauté scientifique, c’est que le virus baptisé RaTG13, le coronavirus le plus proche duSARS- CoV-2, a été prélevé en 2013 dans une mine désaffectée à Mojiang (province du Yunnan), fréquentée par des colonies de chauves-souris. Trois des 6 ouvriers avaient succombé ici suite à une pneumonie aux symptômes du SARS ou du Covid 19. Est-ce une infection par un coronavirus de chauve-souris ou par un champignon pathogène ? Les scientifiques aimeraient pouvoir vérifier la provenance des données à partir desquelles les analyses sont effectuées et les conclusions tirées. Ils sont persuadés qu’une enquête rigoureuse sur l’hypothèse de l’accident de laboratoire est nécessaire.     

En janvier 2021, les travaux de la mission commune des experts internationaux et chinois, copilotée par l’OMS n’avaient pas pu examiner à fond cette possibilité. Le rapport de cette mission, publié le 29 mars 2021, estime hautement improbable l’hypothèse d’un accident de laboratoire comme source de la pandémie. Le « groupe de Paris » et beaucoup d’autres scientifiques ont contesté vigoureusement les conclusions de ce rapport. Le directeur de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, a reconnu aussi qu’il serait raisonnable de revoir la question.

3/ Le Zéro Covid

« Vivre avec le virus » semble être la stratégie de la France et de certains pays voisins !

Yaneer Bar- Yam, président de l’Institut des systèmes complexes de Nouvelle Angleterre à Cambridge à l’origine du site Endcoronavirus.org, est l’un des meilleurs experts qui refusent en bloc de « vivre avec le virus ».

Certains épidémiologistes ont appelé à laisser la pandémie courir pour parvenir rapidement à une immunité de groupe. Cette proposition est largement dénoncée en raison des graves conséquences sanitaires qui s’en suivraient.

Les épidémies (SRAS et Mers) ont servi de leçon à la Corée du Sud. Le Centre coréen de contrôle et de prévention des maladies (KCDC) dispose en période de paix d’une centaine de spécialistes chargés d’anticiper toutes les hypothèses et des capacités d’y répondre. Ce pays respecte plus que la France le savoir et la séparation des compétences. Ici le nombre de décès s’établit à 4,94 par million d’habitants contre 375 en France (75 fois plus !) et la vie économique ne s’est jamais arrêtée.

La stratégie rigoureuse d’élimination du virus (Zéro Covid), minimisant les dégâts, adpotée déjà par une vingtaine de pays (Viet Nam, Cambodge, Taïwan, Australie, Nouvelle Zélande, Islande…) est très motivante et digne d’éloges !

La personnalité la plus connue et respectée de cette stratégie est l’épidémiologiste néo-zélandais Michael Baker (Université d’Otago) qui a aidé son pays à vivre presque normalement. Le 28 janvier dernier, il a cosigné un article dans le Guardian, déclinant les 16 raisons pour lesquelles tous les pays devraient avoir une stratégie d’élimination du Zéro Covid. Il faut durcir la riposte : écraser plutôt qu’aplatir la courbe des contaminations par un confinement rigoureux.

Un groupe de scientifiques internationaux a appelé les dirigeants politiques et les citoyens à définir une stratégie européenne basée sur 3 piliers : l’instauration des « zônes vertes », la vaccination et un renforcement des modalités de dépistage et de traçage. Une zône devient verte lorsque le taux de transmission du virus est proche de zéro. Pour éliminer le virus, l’Europe a besoin de durcir la riposte, avec une réponse harmonisée et coordonnée.

Il faut établir un plan national pour la qualité de l’air intérieur dans les entreprises, commerces, universités, etc… en investissant massivement  dans les systèmes d’aération.

Il faut absolument remonter à la source des cas de contamination en pratiquant le traçage rétrospectif

Sans tester-tracer-isoler efficacement, on reste à la merci du virus. Pendant leur quatorzaine, les voyageurs sont testés à deux reprises.

Il faut imposer des restrictions sur les déplacements ainsi que des mesures préventives rapides. Les mesures absolument strictes de contrôle des frontières et de confinements ciblés doivent être respectées.

 Les voyageurs venant des régions non vertes seront obligés de montrer à leur arrivée un test négatif et d’observer une quarantaine. Chaque pays devra opter pour un zônage par région ou par département. Sur le plan économique et social, les coûts immédiats seront compensés par les avantages résultant d’une sortie rapide de la pandémie.

Il sera possible de gagner cette bataille contre cette terrible pandémie en combinant une vaccination massive et rapide et une réduction drastique du virus, comme prônent les promoteurs du Zéro Covid.

Pour beaucoup de pays européens comme la France, le Zéro Covid est pratiquement inatteignable, compte tenu de l’intensité de la circulation actuelle du virus. L’Europe et les Amériques pourraient faire figure de tiers monde en matière de Covid.  S’il est déployé dans un seul pays, le Zéro Covid est voué à l’échec. Il faut une stratégie commune dans les régions frontalières.

Selon la philosophe Barbara Stiegler, certains dirigeants des pays seraient bien inspirés de reconnaître leur retard sur les événements. Elle a plus ou moins confiance au gouvernement français dans la gestion de la pandémie. Elle a rappelé le propos optimiste du président français Macron : « C’est une petite grippe, il ne faut rien changer à nos habitudes de sortie ! » Elle pense qu’il faut exiger une véritable démocratie sanitaire que les choix de santé publique, comme les choix sociaux et économiques deviennent une affaire collective et non la chose réservée des dirigeants et experts.

Grâce à sa stratégie Zéro Covid, le Viet Nam a réussi à réduire massivement le nombre de victimes. Depuis le 12/1/2020 il y a eu environ 9.800 contaminés et 55 décès.

Cependant, dans ce pays, de nombreux facteurs alarmants, y compris de multiples épidémies, des variants de coronavirus et une mentalité laxiste ont tous contribué à la quatrième vague Covid-19. Celle-ci a montré des différences marquées par rapport aux vagues précédentes. Le séquençage génétique a révélé l’existence de plusieurs variants, notamment un variant porteur de doubles mutations d’origine indienne B.1.617.2.  Ce variant Delta est, selon les Anglais, plus contagieux que le variant Alpha britannique, d’environ 60%.

4/ Le cauchemar de l’Inde

Le 9 mai, en 24 heures, l’Inde a enregistré 400.000 personnes contaminées, un record mondial. Le premier Ministre Narendra Modi continuait de minimiser le risque, alors que le système sanitaire s’est effondré. Partout on trouve des malades laissés sans soins, des milliers de patients qui meurent asphyxiés par manque d’oxygène. Il faudrait multiplier par 6 les chiffres officiels, estime Hemant Shewade, docteur et chercheur à Bangalore. Celà mettrait l’Inde en tête des pays à la plus forte mortalité, loin devant les Etats-Unis. Mais le gouvernement indien cache la réalité pour sauver la face.

 Dans l’Uttar Pradesh, l’un des états les plus pauvres de l’Inde, bien des familles sont trop démunies pour payer le bois nécessaire à une crémation. Les corps des victimes du Covid-19 ont donc été abandonnés, jetés à l’eau. Sur un tracé de 110 kilomètres le long du Gange devenu un corbillard, on a comptabilisé plus de 2000 cadavres. Le gouvernement nationaliste s’efforce de masquer l’ampleur de la tragédie, refuse de connaître les faits, ignore les conseils des scientifiques. Le pays tout entier est malade du Covid-19 et d’un régime obscurantiste. Le nombre de personnes contaminées par le coronavirus serait bien supérieur à celui des tests positifs publiés par les autorités, 29 millions actuellement. Le nombre de morts serait à ce jour 360.000. L’Inde, avec son redoutable variant Delta serait donc le pays comptant le plus grand nombre de victimes de la planète, alors que dans les classements mondiaux elle est en 3e position après les Etats-Unis et le Brésil.

Après une 2è vague dévastatrice et traumatisante, le pays attend la 3è avec beaucoup d’inquiétude. A ce jour, seuls 46,6 millions d’indiens (3,4 de la population de 1,38 milliard d’habitants) ont reçu leurs 2 vaccins. Pour atteindre l’objectif que s’était assigné le gouvernement, il faudrait que le rythme passe de 4 à 7 millions de piqûres quotidiennes.

5/ Réflexions et Conseils

Richard Horton, patron de The Lancet, célèbre journal médical britannique, vient de publier un ouvrage dans lequel il dénonce la faillite catastrophique des gouvernements occidentaux face à la pandémie. Pourquoi l’Institut Pasteur de renommée mondiale n’a-t-il pas élevé la voix pour pousser l’exécutif français à se préparer dès février 2020 ? Où était la coordination de l’Union européenne face à cette urgence sanitaire ?

Codécouvreur du virus Ebola et directeur de l’Onusida (Programme commun des Nations- Unies sur le VIH-sida) de 1995 à 2008, le virologue belge Peter Piot, a déploré le retard de 15 mois apporté à l’ouverture le 24 mai de l’Assemblée mondiale de la santé consacrée à la pandémie. D’après lui, il faudrait davantage de coordination au niveau de la surveillance épidémiologique et du partage des données. L’OMS qui doit être renforcée, n’a pas d’autorité pour intervenir dans les pays. Il reproche à l’ancien président américain Donald Trump cette déclaration irresponsable : « c’est une petite grippe, ce n’est pas grave, j’ai pris de la chloroquine et cela va mieux ».  Sur le plan de la recherche fondamentale, il propose de pérenniser les efforts.

Jean-François Guégan, directeur de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), pense que l’émergence des maladies infectieuses est liée à l’impact des sociétés humaines sur l’environnement. Il regrette, comme beaucoup de ses collègues, l’état d’impréparation de la France à l’épidémie du Covid-19. On n’a pas retenu les expériences passées qui ont mis en évidence la nécessité d’anticiper et de préparer à l’arrivée de nouvelles pandémies. C’est toujours l’économie qui a prévalu sur la santé publique !  On a eu tort de croire que ces maladies étaient vaincues alors qu’on observe une augmentation de la fréquence des épidémies ces 30 dernières années. Il remarque que la médecine française privilégie plutôt l’approche curative et certaines disciplines au détriment de la santé publique et l’infectiologie.  Les premières contagions sont apparues au néolithique vers 10.000 à 8000 ans avant J.C. lorsqu’on construit les villes, développe l’agriculture et l’élevage. C’est ainsi qu’on a créé des conditions de proximité pour le passage vers l’humain de bactéries et de virus présents chez les animaux sauvages ou abrités dans les plantes ou les sols. Sachez que les bactéries responsables de la lèpre, de la tuberculose et du tétanos sont originaires du sol.

La déforestation augmente le nombre de maladies infectieuses en mettant l’humain directement en contact avec des systèmes riches d’agents microbiens.

Le Covid-19, dans sa composition moléculaire, ressemble en partie à un virus présent dans les chauves-souris et en particulier à un virus qui circule chez une espèce de pangolin du sud-est asiatique. Si c’est la chauve-souris, la déforestation intensive serait la cause. Si c’est le pangolin, ce serait l’exploitation illégale de ressources forestières menacées. Ces animaux sont très utiles pour la pollinisation de nombreuses plantes ou comme prédateurs d’insectes. La vie est organisée autour des microorganismes et cette biodiversité est nécessaire et essentielle chez l’humain pour le développement du microbiome intestinal (ensemble des bactéries dans notre système digestif) qui détermine dans les premiers âges de la vie notre système immunitaire. Nous avons intérêt à changer nos modes de vie et nos organisations pour éviter de subir de nouvelles catastrophes avec des monstres plus dangereux que ce Covid-19.

Il nous faut repenser notre façon d’habiter l’espace, de concevoir l’urbanisme, de produire et d’échanger nos biens vitaux.

 Les chercheurs sont mobilisés de façon inédite, face à la pandémie, pour comprendre son évolution et produire les vaccins. Ils ont découvert que ce virus respiratoire se transmettait par les gouttelettes mais aussi par les aérosols et que la période de contagion commençait bien avant les premiers symptômes.  Ils ont pu mettre en évidence les critères de comorbidité qui provoquent les formes sévères de maladie : l’âge, le diabète, l’obésité, les pathologies pulmonaires cardiaques ou rénales. Les virologues ont trouvé des variants plus contagieux plus létaux, plus résistants aux anticorps se développer en Afrique du Sud, en Grande Bretagne, en Inde, au Brésil. Mais beaucoup de questions demeurent. On ne connaît pas l’ampleur des facteurs génétiques ou épigénétiques humains dans la réaction face au virus.

Des chercheurs et médecins évoquent des problématiques qui les empêchent de dormir ! Car la pandémie jusqu’à ce jour, a tué plus de 3,7 millions de personnes et en a contaminé plus de 174 millions à travers le monde. On peut se poser la question pourquoi elle frappe violemment les régions scientifiquement les plus avancées comme les Etats -Unis et l’Europe ?

Helen Clark et Michel Kazatchkine appellent à la création d’un conseil de sécurité sur les menaces sanitaires, pour assurer le leadership politique nécessaire en matière de prévention, de préparation et de réponse internationale aux pandémies.

Lors du sommet mondial de la santé, tenu par visioconférence depuis Rome le 21 mai 2021, les dirigeants du G20 ont appelé à une plus grande solidarité, en réduisant la fracture vaccinale qui continue à se creuser entre les pays riches et les autres. A ce jour, sur 1,6 milliard d’injections dans le monde, 75% l’ont été dans une dizaine de pays seulement, contre moins de 0,5% dans les pays à faible revenu.

Or pour atteindre l’immunité de groupe, il faut vacciner 80% de la population.

A ce jour, l’Afrique totalise un peu plus de 132.000 morts dus au Covid-19, soit 3,5% des décès enregistrés dans le monde. Sur le plan sanitaire, le Covid-19 n’est pas le principal problème de l’Afrique. Tant que ce continent restera exclu de la vaccination, le SARS-CoV-2 continuera à circuler, peut-être à muter. Il faut travailler à ce que les Africains puissent acquérir aussi l’immunité collective. Mais ce projet sera un échec s’il est mené au détriment de la lutte contre les autres maladies qui continuent à ravager les populations africaines et qui ne sont pas sous les projecteurs de la santé publique mondiale.

Selon Pablo Servigne, un des principaux théoriciens de la collapsologie : la pandémie de Covid-19 est une « crise cardiaque générale » qui montre l’extrême vulnérabilité de nos sociétés, son degré d’interconnexion, d’instabilité et de dépendance. Cette crise n’est pas uniquement sanitaire. C’est une crise globale systémique qui a des causes et des conséquences externes à la santé – politiques, financières, économiques, écologiques. Cela pourrait provoquer des déstabilisations majeures de nos sociétés et de la biosphère, des effondrements. C’est le moment de tourner la page de l’idéologie de la compétitivité et de l’égoïsme institutionnalisé et d’aller vers plus de solidarité et d’entraide.

Actuellement le niveau de vaccination même en Europe est loin d’être suffisant. Le chemin à parcourir pour atteindre une couverture de 80% de la population d’adultes mondiale est encore très long. Le problème central de la vaccination ne réside pas dans l’efficacité du vaccin, elle est excellente, il tient en 2 mots : les doses. Si l’immunité chute au bout de 6 mois et qu’il faut un nouveau rappel, les pays riches continueront d’accaparer les doses pour vacciner leur population au détriment des pays pauvres. L’inégalité est frappante.

Heureusement, lors du G7 tenu à Cornouailles en Grande Bretagne, les pays riches ont convenu, le 13/6/2021, de distribuer aux pays pauvres 1 milliard de doses de vaccins anti Covid-19 d’ici la fin de 2022. Les ONG pensent qu’il faut environ 11 milliards de doses pour en finir avec cette pandémie.

Le 5 mai 2021, l’administration Biden a annoncé que les Etats-Unis soutiendraient à l’OMC, une levée temporaire des brevets sur les vaccins contre le Covid-19. Les pratiques des pays riches sont consternantes : ils se servent d’abord et voient ensuite ce dont les pays pauvres ont besoin, sans aucun plan. Or une pandémie suppose une réponse globale, coordonnée, sous peine de favoriser la circulation de variants qui pourraient devenir résistants aux vaccins prolongeant ainsi sans cesse la pandémie.

 Alors que de nombreux pays demandent la suppression des droits de propriété intellectuelle à l’OMC pour favoriser l’accès à la vaccination, l’Europe et la France, isolées, tergiversent, dénonce le président de Médecins du Monde, Philippe de Botton

 L’expérience des irruptions de l’imprévu dans l’histoire n’a guère pénétré les consciences. On continue à prédire 2025 et 2050 alors qu’on est incapable de comprendre 2020 !  La révélation foudroyante des bouleversements que nous subissons est tout ce qui semblait séparé est relié, puisqu’une catastrophe sanitaire catastrophise en chaîne la totalité de tout ce qui est humain.

La science n’est pas un répertoire de vérités absolues mais que ces théories sont biodégradables sous l’effet de découvertes nouvelles. La science est ravagée par l’hyperspécialisation qui est la fermeture et la compartimentation des savoirs spécialisés au lieu d’être leur communication.

Nous vivons dans un monde incertain et tragique.

La pandémie a brutalement changé la donne. Elle ouvre des horizons formidables et jusqu’à là insoupçonnés. La reconstruction pour l’après coronavirus doit partir de ce principe fondateur : la conscience sociale et environnementale comme pilier de toutes les décisions. Tant que l’économie restera une science vouée à la maximisation des profits, nous ne pourrons nous appuyer sur elle pour une reconstruction sociale et écologique. Les dirigeants doivent montrer la voie d’une renaissance radicale du monde, par des moyens inédits, en considérant tous les citoyens.

Tout le monde se souviendra de ce douloureux épisode, en particulier la génération des jeunes de 18-25 ans, car ils sont plus sensibles à ce qu’ils vivent pendant cette période fondatrice de leur vie.

 Durant des mois, nous avons eu l’impression, entretenue par les politiques et les médias, que la seule chose digne d’intérêt au monde, était notre relation à la pandémie. Nous n’avons pas entendu parler des guerres au Yémen et en Syrie, des famines au Congo et en Afghanistan, des musulmans réprimés en Inde, des Palestiniens agressés par les colons israéliens, des Rohingya qui se noient dans le golfe du Bengale, des Africains qui périssent en Méditerranée… De ce qui se passe sur la planète ne nous intéresse que ce qui nous parle du coronavirus, c’est à dire de nous. C’est là un remarquable paradoxe : au moment où un phénomène global touche l’ensemble de la planète, notre vision du monde s’est rétrécie comme jamais. Nous sommes devenus myopes.

La crise du Covid-19 va-t-elle précipiter la fin de la mondialisation marchande et libérale et l’émergence d’un nouveau modèle de développement plus équitable et plus durable ? Cette crise peut aussi être l’occasion de réfléchir à une dotation sanitaire et éducative minimale pour tous les habitants de la planète, financée par un droit universel de tous les pays sur une partie des recettes fiscales acquittées par les acteurs économiques les plus prospères : grandes entreprises, patrimoines, ménages à haut revenus ? Celà demande une régulation mondiale pour assurer sa soutenabilité sociale et écologique.

Il est difficile de soutenir que la survenue de la pandémie du Covid-19 fut une totale surprise. Elle s’inscrit dans la continuité des grandes épidémies qui ont scandé l’histoire de l’humanité. A-t-on fait tout ce qui était possible pour la prévenir ou en atténuer les conséquences ?

On peut s’étonner devant le constat que tous les désordres liés à la maladie Covid-19 et au coronavirus SARS-CoV-2 qui en est responsable, soient attribuables à un être mesurant bien moins qu’un millième de millimètre, si petit qu’il serait difficile de se le représenter, si nous n’avions sa photographie prise au microscope électronique : une forme ronde hérissée de multiples excroissances régulières faisant couronne.

Appuyée sur le concept « One Health », la prévention du risque épidémique invite à se pencher avec un regard critique sur les activités mettant en contact la faune sauvage, les animaux domestiques et les humains.

Il faut espérer la fin de la pandémie, de la souhaiter proche, mais il est prudent de se préparer aux scénarios défavorables. Face aux virus sans frontières, la préparation mondiale au risque pandémique ne pourra se développer de façon efficace que si la mobilisation est globale dans un esprit de justice.  La coopération sanitaire internationale et l’assistance aux pays les plus démunis doivent être au premier plan.

6/ Cas personnels de lutte réussie contre le Covid-19

Mon épouse et moi, nous avions attrapé le Covid-19 (avec variant britannique) le 23 mars 2021. Pas de fièvre, juste mal de gorge et toux. Nous avions eu la chance de retrouver notre santé au bout d’une semaine, grâce aux inhalations et rinçage de la gorge avec de l’eau salée, 3 fois par jour. Quelques membres de notre famille et amis, testés positifs, ont été guéris aussi en appliquant la même recette.

Je ne cesse de prier jour et nuit pour la fin de cette catastrophe planétaire qui a déjà provoqué, depuis bientôt un an et demi, tant de souffrances et de deuils à l’humanité. 

Bibliographie :

–  Nguyen Khac Nhan et Ho Phuoc Tien. Dossier Covid-19 / Ho so Covid-19 (nguyenkhacnhan.blogspot.fr)

– Françoise Hildesheimer. On ne peut plus définir l’épidémie comme personnage archaïque de « l’histoire d’hier ». Le Monde du 16/5/ 2020

– Stéphane Foucart. Origine du virus : les dissimulations chinoises. Le Monde du 15/5/ 2021

– Raphaëlle Rérolle. Grippe de Hong Kong, la pandémie oubliée. Le Monde du 12/5/2020

– Collectif de médecins, économistes, mathématiciens. Viser l’objectif zéro Covid constitue un moyen clair de traverser la pandémie en minimisant les dégâts. Le Monde du 17/2/ 2021

– J.C. Les parrains français du laboratoire-bunker chinois. Le Canard enchaîné du 19/5/2021

– Marie-Monique Robin (avec la collaboration de Serge Morand). La fabrique des pandémies. Editions la Découverte, 2/2021

– Ursula Gauthier. Le virus, son origine et ses limiers. L’OBS N° 2946 du 15/4/2021

– David Larousserie, Hervé Morin avec Pascale Santi. Le zéro Covid est-t-il possible en France ?  Le Monde du 16/2/ 2021

– Pr François Amblard, propos recueillis par docteur Philippe Gorny. Paris Match du 4 au 10/6/2020

– Barbara Stiegler, propos recueillis par Nicolas Truong. Cette crise reflète la vision néolibérale de la santé publique. Le Monde du 10/4/2020

– Richard Horton, propos recueillis par Paul Benkimoun.  Cette crise est un désastre que nous avons nous-mêmes créé

– Peter Piot, propos recueillis par Chloé Hecketsweiler et Hervé Morin. On ne peut pas dépolitiser totalement la réponse aux épidémies

– Jean-François Guégan, propos recueillis par Claire Legros.  Les changements nécessaires sont civilisationnels. Le Monde du 18/4/2020

– Nathalie Herzberg. Covid-19 : les questions qui taraudent les experts. Le Monde du 19/5/2021

– Patrick Berche. La pandémie va-t-elle s’aggraver, disparaître, devenir saisonnière ? Le Monde du 19/5/2021

– Sébastien Farcis, Aarju Aalam, Utpal Pathak. Covid -19 dans l’enfer indien.  L’OBS N° 2950 du 13/5/2021

– Stéphane Foucart. Covid-19 : 6 à 8 millions de morts dans le monde. Le Monde du 23-25/5/2021

– Zeliha Chaffin et Serge Enderlin. L’OMS cherche à améliorer la riposte aux prochaines pandémies. Le Monde du 23-25/5/2021

– Audrey Garric. Pablo Servigne :  Cette crise je ne l’ai pas vue venir, alors que je la connaissais en théorie.  Le Monde du 14/4/2020

– Pr Didier Houssin. L’ouragan sanitaire. Comment sortir de la pandémie du Covid-19 et préparer l’avenir. Odile Jacob. Mai 2021

– Marc Bousquet. Patrick Olivero. Ce que les sciences savent des pandémies. Grippe A, Ebola, Covid-19.  Découvertes Sciences. Editions du Sens. Mai 2021

– Devisridhar. Combien de temps va durer l’immunité des vaccins ? Le Monde du 19/5/2021

– Marie-Paule Kieny. Les acteurs s’entendront-ils pour augmenter et partager la production de vaccins ? Le Monde du 19/5/2021

– Edgar Morin. Cette crise devrait ouvrir nos esprits depuis longtemps confinés sur l’immédiat. Le Monde du 20/4/2020

– Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix. La crise due au coronavirus nous offre la possibilité de tout reprendre de zéro. Le Monde du 6/5/2020

– Guillaume Delacroix et Sophie Landrin. L’Inde de Modi dans l’abîme du Covid-19. Le Monde du 29/5/2021

– Didier Fassin, propos recueillis par Nicolas Truong. Avec le coronavirus, notre vision du monde s’est rétrécie comme jamais. Le Monde du 26/5/2020

– Thomas Piketty. Eviter le pire. Le Monde du 14/4/2020

– Pauline Londeix et Jérôme Martin. Le droit à la santé doit guider la réponse mondiale à la pandémie. Le Monde du 21/5/2021

– Angus Deaton, Prix Nobel d’Economie et Anne Case. Le Covid-19 disparaîtra mais l’épidémie de « morts de désespoir » va sans doute continuer. Le Monde du 13/3/2021

– Brice Pedroletti et Philippe Mesmer. L’Asie Pacifique en retard sur la vaccination. Le Monde du 30 et 31/5/2021

– Helen Clark et Michel Kazatchkine. Nous appelons à la création d’un conseil de sécurité mondial sur les menaces sanitaires. Le Monde du 1/6/2021

– Philippe de Botton. Emmanuel Macron ne cesse de tourner en rond pour ne pas prononcer son soutien ferme à la levée des brevets sur les vaccins. Le Monde du 1/6/2021

–  Jessica Gourdon, Léa Iribarnegaray, Eric Nunès et Alice Raybaud. Les 18-25 ans, une génération meurtrie. Le Monde du 3/6/2021

– Guillaume Delacroix. Craignant une nouvelle vague, l’Inde change de stratégie vaccinale. Le Monde du 10/6/2021

– Marie de Vergès. Le Covid n’est que l’un des maux de l’Afrique. Le Monde du 11/6/2021

– https://e.vnexpress.net/news/news/the-gales-that-fuel-vietnam-s-new-coronavirus-storm-4274470.html

– https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/05/05/coronavirus-age-mortalite-departements-pays-suivez-l-evolution-de-l-epidemie-en-cartesetgraphiques_6038751_4355770.htmlhttps:/

– https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/covid-19-les-six-raisons-qui-expliquent-la-descente-aux-enfers-du-bresil-a3a65996-9d09-11eb-82d3-d8df6bfbf051

– https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/11/covid-19-dans-le-monde-le-variant-delta-est-60-plus-contagieux-que-son-predecesseur-selon-les-autorites-sanitaires-britanniques_6083783_3244.html

https://vnexpress.net/covid-19/covid-19-viet-nam

   Grenoble le 16 Juin 2021

   Nguyen Khac Nhan,                                   

– Ancien Directeur de l’Ecole Supérieure d’Electricité et du Centre National Technique de Saigon

(devenu Institut Polytechnique de Ho Chi Minh ville)

– Ancien Chargé de mission à la Direction Economie, Prospective et Stratégie d’EDF

– Ancien Professeur à l’Institut Polytechnique et l’Institut d’Economie et Politique de l’Energie de Grenoble

dienhai.nguyen@free.fr

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