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Les entreprises vietnamiennes face à la pénurie de main-d’œuvre

L'épidémie qui dure depuis de nombreux mois à travers le pays a créé une grande perturbation dans les ressources humaines. Comme à Ho Chi Minh-Ville, épicentre de la récente épidémie, près d'un demi-million de travailleurs

L’épidémie qui dure depuis de nombreux mois à travers le pays a créé une grande perturbation dans les ressources humaines. Comme à Ho Chi Minh-Ville, épicentre de la récente épidémie, près d’un demi-million de travailleurs ont quitté la ville, dont environ 300 000 ouvriers. Pour ceux encore restés à l’usine, même si les entreprises ont accepté d’augmenter leur prise en charge, certains impacts psychologiques les ont touchés, affectant leur rendement.

De nombreuses prévisions montrent que les petites et moyennes entreprises dans les secteurs du textile, du cuir et de la chaussure sont touchées par la pénurie de main-d’œuvre.

Selon l’Office général des statistiques, au troisième trimestre, l’offre de main-d’œuvre sur le marché a diminué du fait que les travailleurs sont retournés dans leur ville natale par crainte de l’épidémies ou la quarantaine, entraînant un manque chronique de main-d’œuvre dans de nombreuses entreprises.

La proportion de désertification la plus élevée dans les entreprises a été enregistrée dans le Sud-Est avec 30,6%, dont les provinces de Binh Duong (36,9%), Binh Phuoc (34,4%), et Ho Chi Minh-Ville (31,8%).

Certains secteurs les plus touchés sont l’électronique, les ordinateurs et les produits optiques (55,6 %), le cuir et les produits connexes (51,7 %), la fabrication de vêtements (49,2 %), la fabrication de matériel électrique (44,5 %), l’industrie textile (39,5 %). 

Selon un bilan du Bureau général des statistiques, environ 1,3 million de travailleurs sont rentrés dans leur ville natale pour éviter l’épidémie de juillet à septembre. Parmi eux, environ 324 000 personnes ont déserté Ho Chi Minh-Ville, 292 000 à Hanoï, 450 000 personnes dans les autres provinces et villes du Sud. 

Pendant longtemps, les pôles économiques ont attiré un grand nombre de travailleurs migrants, ce qui permet de résoudre les problèmes d’emploi et d’améliorer le niveau de vie d’une partie des travailleurs. 

Dans certaines provinces comme Dong Nai, Binh Duong, les travailleurs viennent principalement de l’extérieur de la province. Dans la réalité, la contribution au budget de l’État des entreprises est ici très importante et en tant que telle, elle est largement due aux efforts des travailleurs. Cependant, les services sociaux tels que les logements, les jardins d’enfants, etc… dans les zones industrielles sont encore très pauvres, bien en dessous des besoins. Il s’agit d’un déséquilibre entre la contribution des travailleurs et le niveau de retour sur investissement pour ce groupe de personnes. Pour cette raison, de nombreux travailleurs considèrent que le travail ici n’est que provisoire. 

En ce qui concerne les réglementations de l’État, là où se trouvent les travailleurs, le gouvernement local doit être responsable de prendre en charge les conditions de leur vie. Mais jusqu’à présent, dans les grandes zones industrielles du Sud, la question de la sécurité sociale pour les travailleurs hors province n’a pas été bien mise en œuvre. De ce fait, beaucoup d’ouvriers vivent ici depuis une dizaine d’années, mais ils se sentent toujours comme résidents temporaires.

dienhai.nguyen@free.fr

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