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Discours d’ouverture du secrétaire général et président To Lam lors du 23e Dialogue de Shangri-La

Monsieur Lawrence Wong, Premier ministre du pays hôte, Singapour, Monsieur Bastian Giegerich, Directeur général de l'Institut international d'études stratégiques (IISS), Mesdames et Messieurs. Je tiens avant tout à exprimer ma sincère gratitude au gouvernement de Singapour et à

Monsieur Lawrence Wong, Premier ministre du pays hôte, Singapour,

Monsieur Bastian Giegerich, Directeur général de l’Institut international d’études stratégiques (IISS),

Mesdames et Messieurs.

Je tiens avant tout à exprimer ma sincère gratitude au gouvernement de Singapour et à l’Institut international d’études stratégiques pour l’honneur qu’ils m’ont fait de prendre la parole lors de la séance d’ouverture de cet important forum. Depuis plus de vingt ans, le Dialogue de Shangri-La est devenu un espace privilégié pour le dialogue régional sur la sécurité, où les nations partagent leurs points de vue, s’écoutent attentivement et recherchent des solutions responsables pour la paix, la stabilité et le développement.

Nous nous réunissons à un moment où le monde est confronté à de nombreux risques et incertitudes : une connectivité accrue, mais aussi une vulnérabilité accrue ; des technologies plus avancées, mais avec un risque d’abus plus élevé ; une interdépendance plus profonde, mais aussi une plus grande susceptibilité à être instrumentalisée à des fins de pression. Alors que les nations parlent de paix, de stabilité et de coopération, l’environnement stratégique est de plus en plus marqué par la méfiance, la fragmentation et une concurrence débridée. Par conséquent, il nous faut unifier et mettre en œuvre une vision commune, minimale et essentielle pour garantir la paix, la confiance et le développement de l’humanité au XXIe siècle. Parallèlement, nous devons renforcer notre capacité à prévenir les crises de manière précoce et proactive ; car l’expérience montre que nombre de crises majeures commencent souvent par des malentendus non résolus, des signaux mal interprétés et l’incapacité à activer les mécanismes de prévention en temps opportun.

Dans cet esprit, j’aimerais partager le sujet suivant : Construire de manière proactive la paix, la stabilité et le développement dans un monde instable .

Mesdames et Messieurs,

La volatilité est une constante dans le monde. Mais la question de savoir si cette volatilité mènera à des conflits ou deviendra un moteur de paix relève d’un choix stratégique pour les nations et la communauté internationale. À mon sens, l’instabilité actuelle reflète trois crises fondamentales qui se produisent simultanément et s’influencent mutuellement : la crise de l’ordre international, la crise du modèle de développement et la crise de la confiance stratégique.

La crise de l’ordre international est la plus préoccupante. Cet ordre n’est pas immuable. Un ordre juste peut s’adapter aux mutations du monde. Toutefois, toute adaptation doit se faire par le biais de règles, du dialogue, du partage et de la modération ; elle ne saurait être obtenue par la coercition, l’imposition, la menace de la force ou la création de faits accomplis.

La crise de l’ordre international débute lorsque les règles sont encore évoquées, mais que leur force contraignante s’amenuise ; lorsque des engagements sont encore proclamés, mais que des actions les sapent ; lorsque les principes fondamentaux du droit international sont interprétés subjectivement, appliqués de manière incohérente, ou privilégiés au détriment de l’usage de la force, selon la logique du « gros poisson mange le petit ». Dans un tel contexte, les nations, notamment les petits et moyens pays, subissent des pressions les contraignant à choisir leur camp, ainsi que des coercitions économiques, technologiques, financières et sécuritaires ; et les espaces interconnectés tels que les mers et les océans, le cyberespace, les chaînes d’approvisionnement, les infrastructures numériques et les câbles de données risquent de devenir des espaces de concurrence. Les tensions récentes sur les voies maritimes stratégiques du Moyen-Orient démontrent qu’un conflit dans une zone sensible peut rapidement impacter le commerce, l’énergie, la logistique et la vie socio-économique de nombreuses régions du monde.

Deuxièmement, le modèle de développement est en crise. Pendant des décennies, la mondialisation, le commerce, les investissements, les technologies et l’interconnexion des chaînes d’approvisionnement ont généré d’immenses opportunités de développement pour de nombreux pays, y compris les pays en développement. Or, ces mêmes moteurs sont aujourd’hui confrontés à de nouvelles pressions. La croissance ralentit. La dette publique et le coût du capital augmentent. Le changement climatique menace les moyens de subsistance de centaines de millions de personnes. Les nouvelles technologies offrent de formidables perspectives, mais creusent aussi de nouveaux fossés. Le commerce, la finance, les droits de douane, l’énergie, l’alimentation, les données et les technologies risquent d’être instrumentalisés pour exercer des pressions.

Pour de nombreux pays, le développement n’est pas une option secondaire par rapport à la sécurité. Il constitue le fondement d’une sécurité durable. Si le processus de développement est perturbé, si les perspectives de croissance des pays en développement se réduisent, l’instabilité économique peut facilement se traduire par une instabilité sociale et politique, voire une incertitude stratégique.

Troisièmement, il y a la crise de la confiance stratégique. Cette crise, silencieuse mais dangereuse, incite les nations à percevoir les actions des autres avec suspicion et insécurité. Lorsque la confiance s’érode, une mesure défensive peut être interprétée comme une provocation, une divergence d’intérêts peut dégénérer en confrontation, et un incident mineur peut déclencher une spirale de réactions en l’absence de dialogue, de communication et de maîtrise de soi. La confiance stratégique ne consiste pas à effacer les différences ni à nier la concurrence. Son principe fondamental est de gérer ces différences dans un cadre de règles, afin de rendre la concurrence limitée, responsable et prévisible. Un ordre régional durable ne peut reposer sur une peur constante et une méfiance mutuelle.

Les nouvelles technologies rendent ce défi de plus en plus complexe. Le big data, l’intelligence artificielle, le cyberespace, l’informatique quantique, les systèmes automatisés et l’infrastructure numérique, tout en augmentant les capacités de développement de haut niveau, peuvent aussi amplifier la méfiance, la manipulation de l’information, accélérer la prise de décision et accroître le risque d’erreurs d’appréciation. À mesure que la technologie dépasse les lois et le contrôle humains, la stabilité stratégique devient plus fragile. Par conséquent, surmonter la crise de confiance exige un cadre stratégique pour instaurer une confiance stratégique, incluant des mécanismes de réponse rapide aux incidents, la transparence, le dialogue, un véritable partage d’informations pour réduire les malentendus, des codes de conduite clairs pour prévenir les conflits et des normes technologiques robustes pour garantir la responsabilité humaine des décisions ayant de graves conséquences en matière de sécurité.

Mesdames et Messieurs,

Les trois crises mentionnées ci-dessus convergent clairement dans la région Asie-Pacifique. Ce centre de croissance dynamique mondial est aussi un lieu de forte concurrence stratégique ; un espace crucial pour les routes maritimes, mais également exposé à de nombreux risques en mer ; une région qui bénéficie grandement de la mondialisation, mais qui subit de plein fouet les pressions de la fragmentation des chaînes d’approvisionnement, du changement climatique, de la transformation technologique et des nouvelles formes de compétition géoéconomique. Point de convergence des défis, l’Asie-Pacifique doit aussi être source de solutions. Cette région partage des intérêts communs en matière de paix, de connectivité et de développement ; elle possède une expérience de la coopération à plusieurs niveaux ; elle dispose de l’ASEAN comme cadre de dialogue et d’équilibre ; et elle est suffisamment motivée et déterminée pour empêcher que la concurrence ne dégénère en confrontation, que les routes de connectivité ne deviennent des lignes de fracture et que la sécurité d’un pays ne devienne l’insécurité d’un autre.

Dans cette optique, j’aimerais partager quelques pistes pour construire ensemble une région Asie-Pacifique pacifique, stable, développée et résiliente, capable d’atténuer les risques rapidement et à distance.

Premièrement, les règles et le dialogue doivent devenir des moyens efficaces d’atténuer les risques réels. Le Dialogue de Shangri-La est un lieu où les pays s’écoutent, clarifient leurs intentions, recherchent un terrain d’entente et gèrent leurs différends. Toutefois, le dialogue ne doit pas se limiter à l’énoncé de positions. Il doit contribuer à identifier les risques au plus tôt, à partager l’information, à maintenir les canaux de communication en cas de tensions et à empêcher que les différends ne dégénèrent en crises. Un ordre international fondé sur des règles n’appartient pas exclusivement à un groupe de pays, mais constitue un socle commun permettant aux grands, moyens et petits pays de coexister pacifiquement, sur la base du droit international, de la Charte des Nations Unies, du respect de l’indépendance, de la souveraineté, de l’intégrité territoriale, du non-recours à la force ou à la menace de la force, et du règlement pacifique et équitable des différends entre les nations. Les règles n’ont de véritable vitalité que si elles sont appliquées de manière cohérente et traduites en mécanismes concrets tels que les systèmes d’alerte précoce, les communications d’urgence, la réponse aux incidents, la retenue et la coopération vérifiable.

Ceci est particulièrement important pour les mers et les océans. Les mers et les océans sont des ressources, des espaces partagés et le nerf de la guerre pour le commerce mondial, l’énergie, l’alimentation et les chaînes d’approvisionnement. Aucune nation n’y gagne à ce que ces voies de communication deviennent des théâtres d’affrontements, de coercition ou de confrontations.

Concernant la mer de l’Est, la position du Vietnam est constante, claire et fondée sur des principes. Le Vietnam soutient le règlement pacifique de tous les différends et désaccords sur la base du droit international, et notamment de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982. Le Vietnam respecte les droits et intérêts légitimes des autres pays ; dans le même temps, il défend résolument et avec constance son indépendance, sa souveraineté, ses droits souverains et sa juridiction légitime conformément au droit international.

Deuxièmement, nous devons créer une structure régionale ouverte, inclusive et centrée sur l’ASEAN. Face à l’émergence de nombreux mécanismes et initiatives nouveaux, il est essentiel de bâtir une structure capable de concilier les intérêts, de réduire la méfiance et de compléter les mécanismes existants. Toute initiative contribuant à la paix, à la stabilité et au développement est la bienvenue, à condition qu’elle soit transparente, respectueuse du droit international, complémentaire aux autres, qu’elle ne compromette pas le rôle central de l’ASEAN et qu’elle ne transforme pas l’Asie du Sud-Est en un espace de confrontation entre blocs. Le rôle central de l’ASEAN n’est pas acquis et ne peut être maintenu indéfiniment. L’ASEAN ne peut le préserver que par la solidarité, l’autonomie stratégique et la capacité d’élaborer un agenda commun. L’inclusion doit être liée à l’efficacité, le dialogue doit engendrer des actions concrètes et le consensus doit permettre à la région de répondre rapidement aux enjeux communs. Le Vietnam soutient les Philippines et est prêt à coopérer étroitement avec elles dans le cadre de leur présidence de l’ASEAN en 2026, en œuvrant avec les États membres pour renforcer la paix et la sécurité, élargir les corridors de prospérité, promouvoir la connectivité, un développement inclusif et durable, et placer les populations de l’ASEAN au cœur de ses priorités.

Troisièmement, la sécurité humaine et la résilience sociale doivent être placées au cœur d’une sécurité durable. L’instabilité actuelle ne découle pas seulement des conflits armés, mais aussi des perturbations du développement. Par conséquent, le renforcement de la défense nationale est une nécessité légitime, mais la sécurité durable ne peut reposer uniquement sur la puissance militaire, ni se fonder sur une course aux armements ou sur l’accroissement de l’insécurité du développement pour les autres pays. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un socle de développement hautement résilient aux chocs, avec des chaînes d’approvisionnement ouvertes et diversifiées, une connectivité des infrastructures sans faille, une coopération dans les domaines de la finance, de la technologie et des ressources humaines, ainsi qu’une coopération concrète en matière de secours d’urgence, de santé, de sécurité de l’eau, de sécurité alimentaire, de sécurité énergétique, de cybersécurité, de protection des infrastructures critiques et de recherche et sauvetage. Lorsque la coopération garantira la sécurité, les moyens de subsistance et l’amélioration du niveau de vie des populations, la confiance stratégique sera renforcée et consolidée.

Quatrièmement, il est indispensable d’établir des normes responsables pour les nouvelles technologies et l’industrie de la défense. L’intelligence artificielle, le big data, l’informatique quantique, les systèmes automatisés, les technologies spatiales, la cybersécurité et les chaînes d’approvisionnement de haute technologie redessinent le paysage de la sécurité internationale. Si ces technologies peuvent accroître les capacités de développement, la prévision des risques et la gouvernance, elles peuvent aussi être détournées à des fins de cyberattaques, de manipulation de l’information, d’automatisation des conflits, de surveillance illicite ou de création de nouvelles formes de coercition. En matière de défense et de sécurité, la question cruciale n’est pas tant la puissance de la technologie que la capacité des humains à la maîtriser. Il est donc nécessaire de promouvoir le dialogue sur l’IA dans ce domaine, de garantir la responsabilité humaine ultime dans les décisions aux conséquences graves, d’établir des codes de conduite pour le cyberespace, de protéger les câbles sous-marins et les infrastructures de données critiques, et d’assurer la transparence concernant les technologies ayant un impact sur la stabilité stratégique. L’industrie de la défense doit servir la défense légitime et la stabilité régionale, et non devenir un moteur de la course aux armements.

Cinquièmement, il est nécessaire de renforcer les fondements sociaux et la résilience, de protéger l’espace informationnel et de sensibiliser la population. Dans un monde numérique profondément interconnecté, l’instabilité ne provient pas uniquement des conflits militaires, des ruptures des chaînes d’approvisionnement ou des cyberattaques, mais peut également résulter de l’érosion de la confiance au sein de la société. Les fausses informations, la manipulation de l’information, l’extrémisme, la polarisation sociale et les campagnes d’influence ciblées peuvent saper le consensus national, fausser la perception du public, creuser les divisions et accélérer la propagation des crises. Par conséquent, préserver la paix à l’ère numérique exige également de protéger la vérité, de renforcer la confiance sociale, d’améliorer les capacités de communication stratégique, d’éduquer les citoyens numériques, de promouvoir la responsabilité des plateformes technologiques et de favoriser la coopération internationale dans la lutte contre la désinformation. Une société capable de distinguer le bien du mal, de maintenir le consensus face au changement et de ne pas se laisser égarer par la peur, la haine ou la manipulation constituera un fondement essentiel d’une sécurité durable.

Sixièmement, il est nécessaire de renforcer les capacités de diplomatie préventive, de médiation et de conciliation dans la région. Nombre de crises n’éclatent pas uniquement en raison de divergences d’intérêts, mais plutôt parce que les parties manquent de canaux de communication fiables, d’espaces de désescalade et de mécanismes permettant de renouer le dialogue. Par conséquent, la région Asie-Pacifique doit considérer la diplomatie préventive comme une capacité stratégique, et non comme une mesure temporaire prise après une crise. Nous avons besoin de canaux de consultation plus diversifiés, de mécanismes de conciliation flexibles, de groupes de contact en cas d’incident, de forums semi-formels et d’initiatives de renforcement de la confiance entre les forces armées, les forces de sécurité, les forces de l’ordre, les universitaires, les entreprises et les organisations de la société civile. L’objectif est de créer des « voies de sortie diplomatiques » avant que les parties ne s’engagent dans une spirale d’escalade susceptible de dégénérer en conflit.

Avec des partenaires influents tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la région, le Vietnam souhaite transmettre un message sincère : l’Asie-Pacifique est un espace ouvert où toutes les nations ayant des intérêts légitimes peuvent contribuer à la paix, à la stabilité et au développement. La région accueille favorablement la présence transparente et responsable de toute grande puissance qui respecte le droit international, soutient le rôle central de l’ASEAN et contribue à la désescalade. Ce que la région souhaite, ce n’est pas simplement la présence ou l’absence d’une grande puissance, mais un engagement responsable. Nous reconnaissons que la concurrence est inévitable, mais elle doit se dérouler dans le respect du droit, de la transparence et de la modération.

Mesdames et Messieurs,

Les trois crises auxquelles le monde est confronté aujourd’hui ne sont pas des fatalités que nous sommes contraints d’accepter. L’important est de les affronter de front, sans pour autant laisser ces crises occulter les opportunités d’action. La crise de l’ordre international révèle la nécessité de renforcer le droit international et la modération. La crise du modèle de développement souligne l’impératif de réorienter les moteurs de la croissance vers une approche inclusive, durable et centrée sur l’humain. La crise de la confiance stratégique exige dialogue, transparence, responsabilité et des mécanismes de coopération plus substantiels.

Ces solutions ne surgiront pas de nulle part. Elles ne deviendront réalité que si les nations collaborent pour faire respecter et élaborer des règles, concilier leurs intérêts, renforcer la confiance et mettre en place des mécanismes efficaces de gestion des risques. Dans un monde instable, les défis proviennent non seulement des incertitudes extérieures, mais aussi de notre propre insuffisance en matière de gestion des risques. L’essentiel est de passer d’une réaction passive à une approche proactive ; de la simple répétition de principes à la mise en œuvre de mécanismes opérationnels ; et de la gestion des crises a posteriori à l’atténuation des risques avant même qu’ils n’éclatent.

Par conséquent, le choix qui s’offre aujourd’hui à la région Asie-Pacifique ne se résume pas à choisir entre la compétition et la non-compétition, car la compétition est une réalité des relations internationales. Le choix le plus important est celui entre une compétition effrénée et une coexistence responsable ; entre la division et le dialogue ; entre la suspicion, la coercition et un ordre fondé sur des règles et la confiance. Le Vietnam est convaincu que notre région possède la force et les intérêts communs nécessaires pour choisir la voie de la paix, de la coopération et de la prospérité.

Mesdames et Messieurs,

Le Vietnam comprend la valeur de la paix à travers son histoire et celle du développement à travers son parcours de réformes et d’intégration. Fort de cette expérience, le Vietnam reconnaît pleinement que ses intérêts nationaux sont étroitement liés à la paix, à la stabilité et à la prospérité de la région. Contribuer à la paix régionale, c’est aussi protéger les intérêts à long terme du Vietnam. Renforcer la coopération, minimiser les risques et concilier les intérêts légitimes sont autant de moyens pour le Vietnam de remplir ses responsabilités envers la communauté internationale.

La paix, la stabilité et le développement sont les dénominateurs communs de toutes les nations et de tous les peuples. Cependant, ils n’ont de sens que lorsqu’ils se traduisent par des actions concrètes : la retenue face aux désaccords, le dialogue lorsque les différends s’aggravent, la coopération lorsque les défis dépassent les frontières et la mise en place de mécanismes pratiques d’atténuation des risques.

Dans cet esprit, le Vietnam est prêt à travailler avec les pays de la région et d’ailleurs pour renforcer l’état de droit, instaurer la confiance, promouvoir le dialogue, améliorer la coopération, atténuer les risques et construire ensemble une région Asie-Pacifique plus sûre, plus résiliente et plus prospère.

Merci beaucoup!

dienhai.nguyen@free.fr

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