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Revue de presse Vietnam / Du 01 au 15-09-2026

Sélectionnée par Michel Pédoussaut Dépôt de gerbes en hommage au président Hồ Chí Minh en France 01-09-2026 https://vov.vn/fr-CH À l’occasion de la Fête nationale vietnamienne, l’ambassade du Vietnam et les organismes vietnamiens en France ont organisé une cérémonie de

Sélectionnée par Michel Pédoussaut



Dépôt de gerbes en hommage au président Hồ Chí Minh en France

01-09-2026

https://vov.vn/fr-CH

À l’occasion de la Fête nationale vietnamienne, l’ambassade du Vietnam et les organismes vietnamiens en France ont organisé une cérémonie de dépôt de gerbes en hommage au Président Hô Chi Minh devant son monument, dans la ville de Montreuil, en banlieue parisienne.

Photo: TTXVN

Prenant la parole lors de la cérémonie, l’ambassadeur du Vietnam en France, Trinh Duc Hai, a souligné que l’événement revêtait cette année une importance particulière, puisqu’il s’inscrivait dans une série d’activités marquant le 115e anniversaire du départ du jeune patriote Nguyên Tât Thành à la recherche d’une voie pour libérer son pays (5 juin 1911 – 5 juin 2026), ainsi que le 80e anniversaire de la visite du Président Hô Chi Minh en France en qualité d’hôte d’honneur du gouvernement français (1946-2026).

Devant le monument du Président Hô Chi Minh, le personnel de l’ambassade ainsi que des organismes vietnamiens en France ont rendu un hommage solennel au héros de la libération nationale et à l’éminente personnalité culturelle, qui a consacré toute sa vie à la cause révolutionnaire du Parti et de la nation, à l’indépendance et à la liberté de la Patrie ainsi qu’au bonheur du peuple.

L’ambassadeur Trinh Duc Hai a affirmé que le personnel des organismes vietnamiens en France entendaient continuer à intensifier l’étude et la mise en pratique de la pensée, de l’éthique, de la méthode et du style de Hô Chi Minh dans la nouvelle phase de développement du pays. Ils entendent également préserver l’esprit d’unité, de solidarité, de responsabilité et de discipline, et redoubler d’efforts pour surmonter les difficultés et accomplir au mieux les missions qui leur sont confiées.

À cette occasion, l’ambassadeur a remercié les autorités et les habitants de la ville de Montreuil, ainsi que la direction, les cadres et les employés du Musée de l’Histoire vivante, pour leur attachement, leur attention et leurs précieuses contributions à la préservation et à la conservation des traces liées au Président Hô Chi Minh en ces lieux.

La « diplomatie du bambou » s’impose, et pas seulement en Asie

03-09-2026



Nous reproduisons ici l’entretien accordé récemment au journal vietnamien Nhan Dhan par Pierrick Hamon



Mme Hong Ha : Pierrick Hamon, dans vos précédentes fonctions — au ministère des Affaires étrangères, notamment dans le domaine de la coopération décentralisée avec le Vietnam, aux Nations unies à Genève et au Comité européen des régions à Bruxelles —, comme aujourd’hui en qualité de délégué général du think tank international I-Dialogos, vous entretenez depuis de nombreuses années des relations suivies avec le Vietnam. Comment évaluez-vous l’évolution de la position et de l’influence diplomatiques du Vietnam sur la scène internationale au cours des cinq ou dix dernières années ?

Pierrick Hamon : L’évolution de la position internationale du Vietnam me paraît très nette. Il y a cinq ou dix ans, le pays était encore principalement perçu à travers son développement économique et son intégration progressive dans les échanges mondiaux. Il est désormais reconnu comme un acteur diplomatique à part entière, capable de faire entendre une voix originale dans un environnement international de plus en plus fragmenté. Souvent cité comme un modèle de politique d’équilibre, le Vietnam entretient des relations étroites avec la Chine tout en développant des partenariats stratégiques avec la France, les États-Unis, la Russie, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud, le Brésil, l’Australie et l’Union européenne. Hanoï renforce également sa présence au Moyen-Orient, auprès des pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, mais aussi de l’Iran et d’Israël.

Cette capacité à dialoguer et à coopérer avec des partenaires appartenant à des univers politiques différents, parfois même opposés, constitue précisément l’une des forces de la diplomatie vietnamienne. Elle repose sur une volonté d’autonomie stratégique : défendre les intérêts du pays, diversifier ses relations, préserver sa liberté de décision et
promouvoir le respect du droit international.

Dans un contexte marqué par la rivalité entre les États-Unis et la Chine, la guerre en Ukraine, le conflit au Moyen- Orient et les tensions en mer de Chine méridionale, cette position est difficile à tenir. Elle confère néanmoins au Vietnam une crédibilité particulière et lui permet de jouer un rôle que d’autres pays, ne sont plus toujours en mesure d’assumer. Le Vietnam apparaît ainsi non seulement comme une puissance d’équilibre, mais de plus en plus comme une puissance de dialogue, de proposition et, potentiellement, de médiation.

Mme Hong Ha : Le Vietnam poursuit de manière constante une politique étrangère fondée sur la paix, l’indépendance, l’autonomie, l’amitié et la coopération. Selon vous, dans quelle mesure cette politique contribue-t-elle au renforcement des relations d’amitié et de coopération entre les États, ainsi qu’à la paix et au développement dans le monde ?

Pierrick Hamon : Cette politique répond directement à l’un des besoins les plus pressants de notre époque : préserver des espaces de dialogue entre des États qui ne partagent ni les mêmes intérêts, ni les mêmes alliances, ni les mêmes conceptions politiques.

L’histoire du Vietnam, son attachement à l’indépendance nationale et son appartenance à l’ASEAN lui permettent de comprendre les aspirations de nombreux pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine qui refusent d’avoir à choisir entre Washington, Pékin, Moscou ou Bruxelles. En entretenant des relations avec chacun de ces pôles sans s’aligner totalement sur aucun d’entre eux, le Vietnam contribue à maintenir ouverts des canaux de coopération
devenus particulièrement précieux et pourtant de plus en plus rares.

Cette orientation nourrit également son engagement en faveur du multilatéralisme. Malgré ses blocages, l’ONU demeure la seule organisation bénéficiant d’une légitimité véritablement universelle. Elle doit être réformée afin de mieux représenter l’Asie, l’Afrique, l’Amérique latine et les puissances moyennes, plutôt que contournée par des coalitions constituées au gré des intérêts des grandes puissances. Par ses mandats au Conseil de sécurité – qu’il a même présidé en 2020/21 – et son engagement dans les opérations de maintien de la paix, le Vietnam dispose déjà de bases solides pour contribuer à ce multilatéralisme renouvelé.

L’Union européenne pourrait être l’un de ses partenaires dans cette démarche. Elle demeure une grande puissance économique, scientifique et culturelle, mais son rôle diplomatique est aujourd’hui affaibli par les divisions de ses États membres, sa dépendance stratégique à l’égard des États-Unis et son engagement militaire très marqué en soutien à l’Ukraine et à l’OTAN. Le renforcement de ses capacités de défense est certes devenu nécessaire, mais le réarmement ne peut, d’évidence, tenir lieu de politique étrangère.

Pourtant, si l’Europe parvenait à mieux unir ses diplomaties en faveur de la paix, à retrouver une capacité d’initiative et à acquérir une véritable autonomie, notamment dans les domaines militaire et technologique, elle pourrait renouer plus largement le dialogue avec les pays du Sud, favoriser les médiations et défendre un ordre international qui ne soit dominé ni par l’affrontement sino-américain ni par la reconstitution de blocs antagonistes. La puissance de dialogue de la diplomatie vietnamienne pourrait assurément y aider. Un partenariat plus ambitieux entre le Vietnam et l’Union européenne pourrait alors porter sur la prévention des conflits, la sécurité maritime, le climat, la coopération scientifique, le maintien de la paix et la réforme des institutions multilatérales. Le Vietnam pourrait ainsi s’affirmer comme un véritable trait d’union entre l’Asie et l’Europe, l’ASEAN et la Francophonie, ainsi qu’entre les puissances occidentales et les pays du Sud.

Mme Hong Ha : Dans un contexte international marqué par de nombreux défis, tels que le changement climatique, le maintien de la paix ou encore la sécurité alimentaire, le Vietnam joue un rôle de plus en plus actif. Parmi les contributions récentes du Vietnam, laquelle vous a le plus marqué, et pour quelles raisons ?

Pierrick Hamon : Parmi les contributions récentes du Vietnam, son engagement croissant dans les opérations de maintien de la paix des Nations unies me paraît particulièrement significatif. Il ne s’agit pas seulement d’une contribution militaire ou technique : cet engagement traduit le passage d’une diplomatie principalement attachée à la préservation de l’indépendance nationale à une diplomatie assumant des responsabilités internationales
concrètes.

Le déploiement de militaires, de policiers, d’équipes médicales et d’ingénieurs vietnamiens dans les opérations des Nations unies témoigne de cette évolution. Je note que la participation des femmes y occupe une place remarquable : en 2025, les Nations unies ont fait observer que les femmes représentaient plus de 30 % des policiers vietnamiens déployés dans leurs missions de paix. Cette présence contribue à donner au Vietnam l’image d’un pays qui ne se contente pas d’invoquer le multilatéralisme, mais qui accepte d’en assumer les responsabilités.

Son action face au changement climatique mérite également d’être soulignée. Le Vietnam est en effet l’un des pays les plus exposés à la montée des eaux, aux événements climatiques extrêmes et aux conséquences de la dégradation du delta du Mékong. Son engagement en faveur de la neutralité carbone à l’horizon 2050 et de la réduction des émissions de méthane montre sa volonté de participer à l’effort collectif, même si sa mise en œuvre suppose des transformations économiques et énergétiques considérables.

Il existe enfin un lien direct entre climat et sécurité alimentaire. Grand producteur et exportateur agricole, notamment de riz, le Vietnam peut contribuer à la recherche de modèles conciliant productivité, protection des ressources en eau, adaptation climatique et sécurité alimentaire. Son expérience peut être utile à de nombreux pays du Sud confrontés aux mêmes défis.

Ce qui me paraît donc le plus marquant est la cohérence progressive entre ces différents engagements : maintien de la paix, action climatique, sécurité alimentaire et coopération multilatérale. Ils montrent que le Vietnam entend faire de son développement non seulement un instrument de puissance nationale, mais aussi une contribution à la stabilité internationale.

Mme Hong Ha : Le Vietnam poursuit une diplomatie souvent qualifiée de « diplomatie du bambou », caractérisée par la souplesse, la résilience et le maintien de principes constants. Selon vous, quelle est la pertinence de cette approche dans le contexte géopolitique actuel, marqué par de profondes mutations et de nombreuses incertitudes ?

Pierrick Hamon : La « diplomatie du bambou » me paraît particulièrement adaptée à la période actuelle. Elle associe la fermeté des principes à la souplesse des moyens. Elle n’est ni une neutralité passive ni un simple exercice d’équilibre entre les grandes puissances. Elle exprime une véritable autonomie stratégique : préserver son indépendance, ne pas se laisser enfermer dans une alliance exclusive et rester capable de dialoguer avec tous. Cette approche est d’autant plus précieuse que, avec le déclin de l’ordre unipolaire post-guerre froide, la situation internationale devient très dangereuse. Le retour de la logique des blocs et des « empires » tend à réduire les possibilités de dialogue et à présenter chaque crise comme un affrontement entre le bien et le mal, sans toujours prendre en compte sa profondeur historique. Les Médias notamment occidentaux, pourtant réputés pour leurs libertés, se font hélas les porteurs infatigables de ce manichéisme aveugle.

L’unilatéralisme et l’imprévisibilité de la politique américaine actuelle s’inscrivent ainsi dans une histoire plus ancienne d’interventions extérieures dont les conséquences continuent d’alimenter la méfiance de nombreux pays.

Le rôle de la CIA en Iran en 1953, au Guatemala en 1954, à Cuba ou au Chili dans les années 1970, et même en Ukraine avant 2022, est aujourd’hui largement documenté par les archives américaines. Henry Kissinger avait même, en 2023, peu avant sa disparition à un âge avancé, reconnu et alerté avec force sur les menaces qui pourraient en découler sur la sécurité mondiale. Les interventions en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie ont laissé derrière elles des États profondément affaiblis et des foyers durables d’instabilité en Afrique et au Moyen Orient.

De même, si la guerre en Ukraine résulte d’abord de la décision de la Russie d’attaquer un État souverain, cette responsabilité ne doit pas empêcher d’analyser les origines du conflit : l’élargissement continu de l’OTAN, la perspective d’adhésion ouverte à l’Ukraine et à la Géorgie en 2008, ainsi que l’échec de la construction d’une architecture commune de sécurité avec la Russie, telle qu’elle avait notamment été envisagée avec Gorbatchev avant d’être « torpillée » par les US. Comprendre cet enchaînement ne revient pas à justifier la guerre, mais à tirer les enseignements des erreurs, et même des fautes, qui ont contribué à la crise actuelle.

Et justement, la diplomatie vietnamienne tire précisément sa force de cette capacité à considérer l’histoire, les intérêts et les perceptions des peuples sans pour autant renoncer à ses principes. Dans un monde où les grandes puissances demandent de plus en plus souvent aux autres États de choisir leur camp, la « diplomatie du bambou » offre une autre voie : celle d’une indépendance ouverte, d’une fermeté sans rigidité et d’une coopération sans alignement automatique.

Son principal défi sera naturellement d’éviter que cette souplesse ne soit interprétée comme une ambiguïté ou une prudence excessive. Pour conserver sa crédibilité, elle devra continuer à s’appuyer clairement sur le droit international, la souveraineté des États, le règlement pacifique des différends et le refus de l’usage de la force.

Mme Hong Ha : Afin de réaliser son ambition de devenir un pays développé d’ici 2045, quelles devraient être, selon vous, les principales priorités diplomatiques du Vietnam ? Et quel sera, à vos yeux, le plus grand défi de sa politique étrangère au cours des cinq à dix prochaines années ?

Pierrick Hamon : La première priorité devrait rester la préservation de l’autonomie stratégique du Vietnam, tout en approfondissant et en diversifiant ses partenariats. Le pays devra maintenir une relation stable avec la Chine, son grand voisin et partenaire économique majeur, tout en renforçant ses coopérations avec l’ASEAN, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud, l’Europe, le Brésil, la Turquie, les États-Unis, la Russie, les pays du Golfe et du Moyen Orient, l’Afrique et l’Amérique latine.

La diplomatie économique, scientifique et technologique sera également déterminante. L’ambition de rejoindre pleinement les pays développés d’ici 2045 suppose de progresser dans l’innovation, la formation, la recherche, l’intelligence artificielle, les technologies numériques, la transition énergétique et les industries à forte valeur ajoutée. Le Vietnam devra investir à l’étranger et attirer les investissements et les compétences sans créer de nouvelles dépendances stratégiques.

La protection du climat, du delta du Mékong et des ressources en eau est devenue une priorité diplomatique majeure. Ces questions touchent directement à la sécurité alimentaire, à l’agriculture, à l’équilibre des territoires et à la stabilité sociale du pays. Elles nécessitent une coopération étroite avec les pays riverains, mais également avec les institutions internationales et les partenaires scientifiques.

Le Vietnam pourrait parallèlement, comme déjà souligné, renforcer ainsi son rôle dans la réforme du multilatéralisme, dans la recherche de médiations et la promotion du Dialogue. Son expérience, sa culture de l’indépendance et ses relations diversifiées lui donnent une légitimité particulière pour rapprocher des pays que les affrontements actuels tendent à éloigner.

La Francophonie constitue en outre un atout qui ne doit pas être sous-estimé. Elle ne saurait être considérée seulement comme un héritage historique ou un espace linguistique : elle représente aussi un réseau politique, diplomatique, économique et culturel présent sur tous les continents.

Le Sommet de Hanoï de 1997 – auquel j’avais participé – avait contribué à renouveler et réinventer la Francophonie et reconnu au Vietnam une légitimité particulière pour rapprocher la Francophonie, l’ASEAN, l’Europe et les pays africains.

Le prochain Sommet, qui se tiendra à Phnom Penh en novembre 2026, pourrait à son tour constituer une étape importante. Après le Vietnam en 1997, ce sera donc la deuxième fois qu’un Sommet de la Francophonie se tiendra en Asie. Mais nombreux sont ceux qui souhaitent aujourd’hui une Organisation internationale de la Francophonie moins bureaucratique, moins figée dans son fonctionnement institutionnel et davantage ouverte aux sociétés civiles, aux jeunes, aux universités, aux collectivités territoriales ainsi qu’aux acteurs culturels et économiques.

L’Université Senghor, à Alexandrie, a montré la voie. Le Vietnam et le Cambodge, deux pays voisins situés au cœur de la Francophonie asiatique, ne pourraient-ils pas contribuer, avec d’autres, à promouvoir une Francophonie plus vivante, plus citoyenne, plus engagée dans la coopération décentralisée et davantage présente dans les grands débats internationaux, en lien notamment avec des think tanks tels que I-Dialogos ?

Le projet de Rencontres Francophones envisagées à Vichy en France, pourrait en constituer l’une des opportunités ?

Au cours des cinq à dix prochaines années, le plus grand défi du Vietnam sera probablement de préserver cette liberté d’action alors que la rivalité entre les États-Unis et la Chine devrait continuer à s’intensifier, notamment en mer de Chine méridionale et dans les domaines commercial et technologique. Il lui faudra concilier la défense de sa souveraineté, le maintien d’une relation indispensable avec Pékin, et Moscou l’approfondissement de ses autres partenariats et le refus de toute logique d’alignement.

S’il y parvient, le Vietnam pourra devenir – il en a déjà pris le chemin – non seulement un pays parmi les plus développés et une puissance d’équilibre, mais aussi l’un des acteurs les plus écoutés d’un multilatéralisme renouvelé : un pays capable de créer des passerelles et de promouvoir ce dialogue, notamment géopolitique, qui fait tant défaut aujourd’hui.

VNeID : ce qui va changer pour les étrangers au Vietnam dès septembre

03-09-2026

https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh

À partir du 28 septembre 2026, les étrangers qui vivent ou entrent légalement au Vietnam pourront obtenir un compte d’identité électronique VNeID sans distinction de niveau. Cette réforme, prévue par un nouveau décret publié le 13 août, marque une nouvelle étape dans la numérisation des démarches administratives.

VNeID : qu’est-ce qu’il va changer

VNeID est l’application nationale vietnamienne d’identification électronique. Elle permet à ses utilisateurs de disposer d’une identité numérique et d’accéder à différents services sous forme électronique. Pour les étrangers, l’accès à ce système n’est donc pas nouveau. Le Vietnam avait déjà mis en place des comptes d’identification électronique pour les ressortissants étrangers résidant légalement dans le pays, notamment dans le cadre d’une campagne lancée par le ministère de la Sécurité publique en 2025.

Toutefois, à partir du 28 septembre, les étrangers qui entrent légalement au Vietnam ou y résident légalement pourront demander un compte d’identification électronique. Concrètement, ils n’auront donc pas à choisir entre plusieurs niveaux de compte : le nouveau dispositif prévoit un compte d’identification électronique unique pour les étrangers.

Cette notion de niveaux (niveau 1 ou niveau 2) est conservée car elle structure toujours le système VNeID pour les citoyens vietnamiens, même si elle ne s’applique pas aux étrangers. Elle sert à distinguer le degré de vérification de l’identité et les services accessibles dans l’application. Concrètement, un compte de niveau 1 est créé à partir d’informations d’identité de base, tandis qu’un compte de niveau 2 est vérifié de manière plus poussée : il est relié à la base de données nationale et peut inclure des données biométriques (comme la photo ou les empreintes). Ce niveau permet ensuite d’accéder à plus de services administratifs en ligne.

En clair, cette réforme ne crée pas un nouveau système pour les expatriés au Vietnam. Elle leur simplifie simplement l’accès à l’identité numérique et leur permettra, au fil du temps, d’utiliser plus de documents en ligne pour leurs démarches administratives.

Simplifier les démarches administratives

L’un des apports majeurs de ce décret concerne la gestion des justificatifs : dès lors qu’un document est disponible dans l’application VNeID, les administrations, services publics et organismes partenaires ne peuvent plus exiger de version originale ou de copie papier.

Le texte élargit également à 206 le nombre de catégories de documents intégrant le système :

  • 66 pour les particuliers : passeports, visas, informations de résidence, permis de conduire …
  • 140 pour les entreprises et organisations : documents d’enregistrement, licences commerciales ou autorisations d’import-export.

Pour simplifier les démarches, la mise à jour des données devient plus automatique. Dès qu’une administration délivre un document, ses informations sont directement transmises au système national d’identification. Les usagers n’ont ainsi plus besoin de fournir des justificatifs que l’État possède déjà.

Le décret crée par ailleurs un compte destiné au versement de prestations sociales. Celui-ci permet d’associer à l’identité électronique les informations d’un compte de paiement, d’un portefeuille électronique ou d’un compte de monnaie mobile afin de recevoir certaines aides. Cette fonctionnalité concerne le système d’identification dans son ensemble et ne constitue pas une fonctionnalité spécifiquement destinée aux étrangers. 

Une simplification progressive 

Le nouveau compte d’identité électronique doit faciliter les démarches des étrangers, mais VNeID ne regroupera pas toutes leurs démarches dès le 28 septembre. Le Vietnam travaille encore à connecter les différentes plateformes utilisées pour l’immigration, la résidence et les services publics. Pour les expatriés, le changement sera donc progressif.

Plus de 500 délégations internationales d’affaires se rendront sur place pour démarcher les exportateurs vietnamiens

03-09-2026

https://news.tuoitre.vn

La quatrième édition de l’Expo internationale de l’approvisionnement du Viet Nam, une série d’événements mettant en relation des acheteurs internationaux avec des fournisseurs vietnamiens, se tiendra à Hô Chi Minh-Ville du jeudi au samedi, selon le ministère de l’Industrie et du Commerce.

Au cours de l’événement de trois jours, les activités incluront le Forum sur l’exportation, « Renforcer la flexibilité et la résilience des entreprises vietnamiennes au milieu des fluctuations économiques mondiales », ainsi que des séminaires thématiques sur l’intégration internationale, les normes mondiales, les solutions vertes pour la production et les exportations durables, ainsi que les moyens d’accroître la valeur des produits vietnamiens.

Un marché, des produits d’exportation diversifiés

Le Viet Nam International Sourcing Expo proposera des sessions de mise en relation business-to-business (B2B) organisées par catégorie de produit, en fonction des besoins spécifiques d’approvisionnement des acheteurs internationaux.

L’événement comprendra également des visites sur le terrain organisées avec les départements locaux de l’industrie et du commerce, emmenant des délégations internationales d’achats dans des usines et des installations de production pour évaluer les capacités des fournisseurs et explorer les opportunités de contrats commerciaux à long terme.

L’exposition s’est considérablement étendue, réunissant plus de 500 exportateurs vietnamiens réputés sur plus de 450 stands.

Dans le cadre du modèle intégré à destination unique et multi-industries, l’expo réunira quatre secteurs clés : l’alimentation et les boissons ; des articles et meubles pour la maison ; produits de mode de vie et de santé ; et les chaînes d’approvisionnement à l’exportation.

Cet événement intervient alors que le Vietnam continue de renforcer son rôle de pôle stratégique de fabrication et d’approvisionnement pour la région et le monde, dans un contexte croissant d’efforts pour diversifier les chaînes d’approvisionnement internationales et de demandes croissantes pour la transformation verte, la traçabilité et le développement durable selon les normes ESG.

Les entreprises participantes ont donc été soigneusement sélectionnées, avec des certifications internationales et la capacité de fournir des produits de haute qualité répondant aux préférences des marchés développés.

Participation des détaillants et distributeurs mondiaux

L’Expo internationale de l’approvisionnement du Vietnam devrait accueillir plus de 500 délégations internationales d’affaires provenant de 60 pays et territoires, avec 3 000 réunions B2B organisées de manière sélective et 13 000 connexions et échanges commerciaux directs dans la zone d’exposition.

Notamment, l’événement réunira des groupes multinationaux de distribution et des réseaux de distribution de premier plan, notamment Walmart (États-Unis), Imcosa S.A. de C.V. (Mexique), H&M (Suède), Aeon (Japon), Central Group (Thaïlande), Wumart et Metro (Chine), et LuLu (Émirats arabes unis).

L’événement mettra également en vedette des chaînes de supermarchés spécialisées et des sociétés commerciales mondiales d’Europe du Nord et de l’Est, du Canada, de Chine et d’Inde, entre autres marchés.

Elle élargira encore la participation des distributeurs de taille moyenne, des chaînes de supérettes et des plateformes internationales de commerce électronique, créant ainsi des opportunités d’exportation diverses pour les entreprises vietnamiennes dans différents segments.

Au-delà de servir de plateforme pour des connexions commerciales directes entre les entreprises vietnamiennes et les distributeurs et délégations d’achat internationales, le Viet Nam International Sourcing Expo proposera une série d’activités spécialisées pour aider les entreprises à renforcer leur compétitivité, à respecter les normes écologiques et à poursuivre une croissance durable en pénétrant sur les marchés mondiaux.

Grâce au jumelage d’affaires, aux échanges professionnels et aux visites sur le terrain, l’événement continuera de servir de plateforme stratégique de promotion commerciale, aidant les entreprises à rester informées des tendances émergentes, à renforcer les capacités de gestion et à élargir les opportunités de coopération avec des partenaires internationaux.

Hô Chi Minh-Ville réorganise ses soins psychiatriques

08-09-2026

https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh

À Hô Chi Minh-Ville, les structures de soins psychiatriques doivent faire face à une forte activité alors que leurs capacités d’accueil et leurs infrastructures atteignent leurs limites. Pour répondre à cette situation, la municipalité prévoit de réorganiser les établissements existants à court terme, avant de construire deux nouvelles structures. Une transformation qui doit permettre de renforcer durablement l’offre de soins psychiatriques dans la métropole.

Des structures sous pression

À Hô Chi Minh-Ville, la difficulté repose d’abord sur un décalage entre l’activité des établissements psychiatriques et les moyens matériels dont ils disposent. Plusieurs structures doivent accueillir un nombre important de patients tout en assurant des missions de plus en plus diverses : consultations, urgences, hospitalisation, soins ambulatoires, consultations psychologiques ou encore réadaptation.

Le site n°3 de l’Hôpital psychiatrique de Hô Chi Minh-Ville illustre cette situation. Il a enregistré 48 066 consultations en 2025, puis 25 683 au cours des six premiers mois de 2026. Le site n°1 a, de son côté, enregistré 1 463 prises en charge en hospitalisation complète en 2025, dont 762 au premier semestre 2026.

Cette forte fréquentation est accueillie dans des locaux dont la superficie ne permet pas toujours d’accompagner correctement l’ensemble des missions assurées par les établissements. Le manque d’espace limite notamment la possibilité de séparer les différentes activités et de créer des environnements adaptés aux patients.

La situation est particulièrement visible dans certains services. Le site n°3 reçoit par exemple environ 200 enfants par jour pour des consultations, ce qui témoigne de l’activité importante de l’établissement. Cette fréquentation s’ajoute aux autres missions assurées sur le site, dans des locaux dont les capacités sont aujourd’hui jugées insuffisantes.

Le problème ne se résume donc pas au nombre de lits. Il concerne également les conditions dans lesquelles les patients sont accueillis et suivis. Les autorités souhaitent notamment disposer de locaux plus spacieux, mieux ventilés et plus sûrs, mais aussi d’espaces permettant les activités de soins et de réadaptation.

Une réorganisation pour répondre rapidement aux besoins

Face à ces limites, Hô Chi Minh-Ville entend d’abord agir sur les infrastructures déjà disponibles. Les autorités sanitaires cherchent ainsi à identifier un établissement public pouvant être rénové et réaménagé afin d’accueillir certaines activités psychiatriques. Cette solution doit permettre d’augmenter rapidement les capacités disponibles sans attendre la construction des futurs établissements. La ville cherche notamment un site d’au moins 6 000 m², mais privilégie, si possible, une superficie d’environ 10 000 m².

La réorganisation doit également permettre de mieux répartir les activités entre les différents sites de l’Hôpital psychiatrique. L’objectif est de réduire la pression sur les établissements les plus sollicités et de disposer d’espaces davantage adaptés aux différents types de prise en charge.

Dans cette logique, le site n°4 de l’Hôpital psychiatrique, issu de la rénovation d’une ancienne structure médicale, a commencé à fonctionner en juillet 2026 avec une capacité initiale de 50 lits. Cette nouvelle structure doit contribuer à renforcer les capacités de prise en charge de la ville à court terme. 

Cette première étape constitue donc une réponse immédiate aux difficultés actuelles. Elle doit permettre de mieux utiliser les infrastructures existantes en attendant les investissements plus importants prévus dans les prochaines années.

Deux nouvelles structures psychiatriques prévues d’ici 2029

La ville prépare parallèlement une réponse à plus long terme. Deux nouvelles structures consacrées à la santé mentale sont prévues, avec l’objectif d’augmenter considérablement les capacités de prise en charge.

Le premier projet prévoit la construction d’un hôpital psychiatrique d’environ cinq hectares et de 1 000 lits. Le second doit prendre la forme d’un centre de soins et de réadaptation de 3,3 hectares, également doté de 1 000 lits. Au total, ces deux infrastructures doivent donc représenter 2 000 lits supplémentaires. Le lancement des projets est envisagé au deuxième trimestre 2027, avec une mise en service prévue en 2029.

Ces futurs établissements doivent répondre à une difficulté qui dépasse la seule question de l’hospitalisation. L’objectif est également de disposer de structures permettant de mieux organiser les différentes étapes du parcours de soins, depuis la consultation et le traitement jusqu’au suivi et à la réadaptation.

Hô Chi Minh-Ville cherche donc à articuler deux temporalités : 

  • À court terme, la municipalité cherche à soulager les structures existantes en réorganisant les espaces et en augmentant progressivement les capacités disponibles.
  • À plus long terme, les deux nouveaux établissements doivent permettre de disposer d’un réseau psychiatrique mieux dimensionné et davantage adapté aux besoins de la métropole.

Visite de Tô Lâm en France : un nouveau cap pour le partenariat franco-vietnamien

10-09-2026

https://vovworld.vn/fr-CH

À l’invitation du président français Emmanuel Macron, le secrétaire général du Parti communiste vietnamien et président de la République Tô Lâm effectuera une visite officielle en France du 10 au 12 septembre, visite au cours de laquelle il participera au Sommet mondial sur l’espace à Paris.

L’ambassadeur de France au Vietnam, Olivier Brochet. Photo: TTXVN

Pour l’ambassadeur de France au Vietnam, Olivier Brochet, cette visite doit permettre de consolider les acquis des trois dernières années et de donner un nouvel élan au partenariat franco-vietnamien. Parmi les priorités : le soutien de la France aux grands programmes stratégiques du Vietnam et le renforcement de la coopération dans le domaine de la défense. Plusieurs secteurs d’avenir devraient également être au cœur des échanges.

“Ce sera évidemment une rencontre tournée vers l’avenir, destinée à explorer de nouveaux domaines ou à approfondir ceux dans lesquels nous estimons pouvoir faire davantage. Je pense au spatial, aux questions énergétiques et au développement des énergies décarbonées au Vietnam. Je pense aussi à la valorisation des minerais stratégiques vietnamiens et à la manière dont, dans l’intérêt des deux pays, nous pouvons travailler ensemble sur ces sujets. Plus généralement, nous souhaitons renforcer la coopération dans les domaines de la recherche et de la formation. Nous nous réjouissons que le secrétaire général du Parti et président de la République Tô Lâm ait décidé de se rendre à Paris-Saclay durant son séjour à Paris, pour visiter le plus grand site universitaire et de recherche français, qui est aujourd’hui sans doute le plus moderne d’Europe”, a précisé le diplomate français.

Cette visite sera également marquée par la participation de Tô Lâm au Sommet mondial sur l’espace, un rendez-vous international inédit qui réunira pour la première fois des chefs d’État et de gouvernement autour des grands enjeux liés au secteur spatial. Après le Sommet de la Francophonie en octobre 2024, il s’agit de la deuxième participation du dirigeant vietnamien à un grand rendez-vous international organisé par la France.

Organisé à l’initiative du président Emmanuel Macron, ce sommet entend placer la gouvernance de l’espace au cœur des discussions. Devenu un enjeu stratégique majeur, l’espace reste encore insuffisamment encadré au niveau international. Pour Olivier Brochet, il constitue un bien commun de l’humanité, de plus en plus investi par les États et les entreprises privées. Une évolution qui soulève de nouvelles questions en matière de souveraineté et de protection des intérêts des peuples. Dans ce contexte, la participation du Vietnam prend tout son sens.

“À l’occasion de ce sommet, la France propose que les chefs d’État et de gouvernement, les représentants du monde économique et les représentants du monde scientifique aient une réflexion globale sur ce bien commun fondamental pour l’avenir de l’humanité, sur la manière de le gérer et que des pistes de travail puissent être ensuite portées à l’Organisation des Nations Unies pour redéfinir un cadre juridique international de l’espace. Parce qu’aujourd’hui, nous vivons sur un cadre juridique qui a été formé dans les années 60 par les 3-4 pays qui avaient accès à l’espace à l’époque. Les satellites ne jouaient pas les mêmes rôles qu’aujourd’hui. Il faut redéfinir ça. Nous sommes ravis que le Vietnam participe pour faire entendre sa voix. On a besoin d’entendre le Vietnam, et les pays du Sud en général, dire quels sont leurs besoins liés à l’espace. Comment garantir un accès à ce bien commun pour ces pays-là ? La volonté de la France, c’est de travailler avec tous, avec les pays développés, avec les puissances spatiales comme avec les pays qui ne sont pas encore peut-être des puissances spatiales, mais qui ont le droit d’accéder à l’espace”, a-t-il souligné.

La participation du Vietnam à ce sommet pourrait ainsi ouvrir la voie à un nouvel axe de coopération avec la France dans les technologies et l’industrie spatiales.

« Élever le niveau des relations Vietnam-Russie est un intérêt à long terme des deux pays »

10-09-2026

https://vnexpress.net

Dans une interview accordée à l’agence de presse TASS le 6 septembre, à l’occasion d’une visite d’État en Russie à l’invitation du président Vladimir Poutine, le secrétaire général et le président To Lam ont qualifié les relations entre le Vietnam et la Russie de « rare relation étroite, fidèle et de confiance entre les deux peuples, Ainsi que dans les relations internationales en général, elle a été tempérée pendant plus de 75 ans, cultivée de manière constante sur de nombreuses générations. »

Faisant référence au fait que le 14e Congrès du Parti communiste du Vietnam a déterminé que l’élargissement de l’intégration internationale et le développement des relations étrangères avec les partenaires sont des objectifs clés, le journaliste de TASS a remis en question le rôle de la coopération avec la Russie dans l’orientation de la politique étrangère du Vietnam à cette nouvelle période.

Le Secrétaire général et Président To Lam a affirmé que le Vietnam continue de mettre en œuvre de manière constante la politique étrangère d’indépendance, d’autonomie, d’autonomie, d’autonomie, de paix, d’amitié, de coopération et de développement, de multilatéralisation et de diversification des relations étrangères dans l’esprit d’un ami, d’un partenaire fiable, membres actifs et responsables de la communauté internationale.

« Le partenariat stratégique global Vietnam-Russie reste l’une des priorités majeures et un choix stratégique dans la politique étrangère du Vietnam », ont déclaré le Secrétaire général et le Président.

Selon le Secrétaire général et le Président, cette orientation repose sur une amitié traditionnelle à travers de nombreuses générations, une confiance politique mise à l’épreuve au fil du temps et la similitude de la vision pour l’avenir des deux pays. « Développer et renforcer la coopération bilatérale dans les temps à venir est dans l’intérêt à long terme des deux pays », a déclaré le Secrétaire général et le Président.

Le Secrétaire général et le Président ont affirmé que le Vietnam « n’oubliera jamais les amis, camarades et frères de l’Union soviétique, y compris la Russie, qui ont apporté au Vietnam et au peuple vietnamien une assistance matérielle et spirituelle, y compris des sacrifices lors des deux guerres de résistance et de la construction nationale. ainsi que le développement et l’intégration ».

Dans la nouvelle période, le Vietnam et la Russie partagent de nombreux intérêts similaires, visions de développement et de nombreux domaines de coopération complémentaire. La Russie possède des forces et de l’expérience dans de nombreux domaines, tandis que le Vietnam peut compléter, promouvoir et enrichir ces forces.

Le Secrétaire général et le Président ont déclaré que l’objectif à venir n’est pas seulement d’hériter et de préserver les réalisations des 75 dernières années, mais aussi d’approfondir et de renforcer globalement la coopération bilatérale.

Les deux parties doivent consolider et renouveler des domaines traditionnels fondamentaux tels que l’éducation et la formation, l’énergie, la culture et l’art. De nouveaux domaines tels que le maritime, les chemins de fer, l’espace, la science et la technologie, l’innovation et la technologie numérique sont des orientations qui doivent être concrétisées par des projets durables, à long terme et stratégiques.

Interrogés sur l’importance de la forte amitié entre les deux peuples à travers les périodes historiques pour le développement actuel des relations bilatérales, le Secrétaire général et le Président ont déclaré que les événements importants que le Vietnam et la Russie célèbrent ensemble en 2025 montrent que « l’histoire des deux peuples comporte de nombreuses intersections profondes, associé aux valeurs communes d’indépendance, de liberté et de paix ».

« La victoire lors de la Grande Guerre patriotique n’a pas seulement eu une signification pour le peuple soviétique, mais a également apporté une contribution décisive à la victoire de l’humanité sur le fascisme, ouvrant des conditions favorables au mouvement pour l’indépendance et la liberté des peuples du monde. y compris le Vietnam », ont déclaré le Secrétaire général et le Président.

Selon le secrétaire général et président To Lam, la victoire de l’Union soviétique lors de la Grande Guerre patriotique « est une grande source d’encouragement et d’encouragement pour le peuple vietnamien, sous la direction du Parti et du président Ho Chi Minh, à se lever, mener un soulèvement général et remporter le gouvernement ».

Des experts militaires soviétiques se sont formés et combattus directement avec l’Armée populaire vietnamienne, des experts, professeurs, ingénieurs, médecins travaillant et aidant le Vietnam à construire de nombreux projets économiques, culturels, scientifiques et éducatifs, devenant des symboles d’amitié entre les deux pays.

Des dizaines de milliers de responsables, experts, scientifiques, écrivains et artistes vietnamiens formés aujourd’hui dans l’ex-Union soviétique et la Russie ont apporté des contributions importantes à la cause de la construction et du développement nationaux.

« Partager et s’entraider dans les moments les plus difficiles ne fait pas seulement partie de l’histoire, mais est devenu un atout précieux des relations Vietnam-Russie », ont estimé le Secrétaire général et le Président.

Sur la base de cette histoire et de ce sentiment, la confiance politique s’est formée et constamment encouragée. Le Vietnam et la Russie peuvent échanger sincèrement et ouvertement sur des questions stratégiques, dans un esprit de respect, de compréhension et de souci des intérêts légitimes de chacun, selon le Secrétaire général et le Président.

C’est également la base pour que les deux parties surmontent conjointement les fluctuations de la situation internationale, élargissent et approfondissent la coopération dans divers domaines, et instaurent un partenariat stratégique global pour se développer de manière de plus en plus substantielle et efficace, contribuant ainsi à la nouvelle étape du développement de chaque nation.

« Lorsque le passé est chéri, que le présent est cultivé et que l’avenir est créé ensemble, l’amitié entre le Vietnam et la Russie ne sera pas seulement préservée comme un patrimoine historique inestimable, mais continuera d’être enrichie par de nouveaux résultats de coopération, au bénéfice des deux peuples. pour la paix, la coopération et le développement », a déclaré le Secrétaire général et le Président.

Interrogé sur l’importance de recevoir le Prix international de la paix Lev Tolstoï, ainsi que sur les orientations que le Vietnam aura pour la consolidation de la paix, de la stabilité, de la coopération et du développement entre les peuples du monde entier, le Secrétaire général et le Président ont affirmé qu’il s’agit de « respect des valeurs de la paix, humanité que le Vietnam préserve et poursuit toujours, ainsi que pour les efforts persistants du Vietnam en faveur de la paix, de l’amitié, de la coopération, du respect du droit international et de la compréhension entre les peuples ».

« Le Vietnam est une nation pacifique et comprend très bien la valeur de la paix », a déclaré le Secrétaire général et le Président.

Au cours des 40 années de Doi Moi, la politique étrangère d’indépendance, d’autonomie, d’autonomie, d’autonomie, de paix, d’amitié, de coopération et de développement, de multilatéralisation et de diversification des relations, a apporté une contribution importante à la création d’un environnement favorable au développement national et au renforcement de la position du Vietnam sur la scène internationale.

« Le Vietnam continuera de respecter cette ligne, étant un ami, un partenaire fiable et un membre actif et responsable de la communauté internationale. Dans un monde de plus en plus cohérent et interdépendant, nous croyons que le dialogue est meilleur que la confrontation, la coopération est meilleure que la division », ont souligné le Secrétaire général et le Président.

Les différends doivent être résolus par des moyens pacifiques, sur la base de l’égalité, du respect mutuel, du respect des intérêts légitimes des parties et du droit international. Ce n’est que sur cette base que les relations entre pays peuvent être stables, durables et mutuellement bénéfiques.

« Le Vietnam continuera de contribuer de manière plus proactive, active et responsable aux affaires communes de la communauté internationale. Nous croyons que la paix est l’aspiration commune de tous les peuples, que la coopération est la voie vers un développement commun, et que le respect mutuel est la base de la coexistence et du progrès. Le Vietnam continuera de faire de son mieux pour atteindre ces objectifs », a affirmé le Secrétaire général et le Président.

Les dirigeants des partis au pouvoir et d’opposition sud-coréens ont rencontré le président de l’Assemblée nationale du Vietnam

10-09-2026

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SÉOUL, 8 septembre (Yonhap News) — Lundi (7 septembre), les dirigeants du parti au pouvoir sud-coréen et principal parti d’opposition ont tenu des réunions privées avec le président de l’Assemblée nationale vietnamienne afin de discuter des mesures visant à promouvoir les échanges bilatéraux.

Le président du Parti démocratique (DP) au pouvoir, le député Kim Min-seok, a tenu une réunion avec le président de l’Assemblée nationale vietnamienne, Tran Thanh Man, à Séoul, au cours de laquelle Kim a souligné que les relations bilatérales sont désormais meilleures que jamais.

Le président du Parti démocrate, Kim Min-seok (à gauche), s’exprime lors d’une réunion avec le président de l’Assemblée nationale vietnamienne, Tran Thanh Man, à la Maison de l’Assemblée nationale à Séoul. (Photo : Agence de presse Yonhap)

En réponse, le président Tran Thanh Man a déclaré que le Vietnam apprécie vivement la relation avec la République de Corée et souhaite continuer à approfondir cette relation, affirmant que Hanoï est prêt à travailler en étroite collaboration avec Séoul pour promouvoir le partenariat stratégique global entre les deux pays.

Le député Jang Dong-hyeok, chef du principal parti d’opposition du pouvoir national (PPP), a également eu une réunion privée avec le président Tran Thanh Man, exprimant son désir de promouvoir davantage d’échanges parlementaires positifs.

M. Jang s’est engagé à faire de son mieux pour garantir que les programmes officiels d’aide au développement (AOD) de la Corée du Sud continuent de contribuer au développement du Vietnam.

Les dirigeants du PPP se sont également engagés à accorder plus d’attention à la diversification des routes aériennes entre les deux pays afin d’élargir les échanges bilatéraux.

Ouvrir de nouvelles perspectives à l’industrie aquacole grâce à l’élevage marin

10-09-2026

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Lorsque l’espace d’exploitation naturelle atteint progressivement sa limite, l’aquaculture marine est identifiée comme un nouvel espace économique stratégique de l’industrie halieutique vietnamienne. Cependant, pour atteindre l’objectif d’exporter des milliards de dollars et de percer à l’échelle industrielle, résoudre le problème fondamental de la technologie et de l’autonomie de l’exploitation de semences devient plus urgent que jamais.

L’ASEAN du Mékong a eu un échange avec M. Phung Duc Tien, président de l’Association des pêches du Vietnam, afin d’identifier et de supprimer conjointement ces « goulets d’étranglement ».

ASEAN du Mékong : Pouvez-vous nous parler un peu de l’industrie halieutique vietnamienne aujourd’hui ? Quelle est la motivation pour que l’aquaculture marine devienne un nouvel espace économique, contribuant fortement à l’industrie halieutique ?

M. Phung Duc Tien : Au fil des années, l’industrie halieutique vietnamienne a connu des développements très positifs et a de plus en plus affirmé son rôle comme l’un des piliers importants de l’industrie agricole. En 2025, malgré de nombreuses difficultés et défis liés aux fluctuations du marché, aux catastrophes naturelles et à l’augmentation des coûts de production, l’industrie des produits de la mer atteindra toujours un taux de croissance de 4,4 %.

D’ici la fin août 2026, la production totale de fruits de mer du pays atteindra environ 6,95 millions de tonnes, et le chiffre d’affaires des exportations atteindra 7,94 milliards de dollars américains. La croissance de l’ensemble de l’industrie a atteint 3,8 %, tandis que les exportations ont augmenté d’environ 19 %. Actuellement, la pêche représente environ 27 à 28 % de la valeur de l’ensemble du secteur agricole, affirmant une position très importante dans la production agricole et la structure des exportations du pays.

Les ressources aquatiques exploitées naturellement approchent progressivement de leur limite. Les réserves d’investigation sont actuellement d’environ 3,9 millions de tonnes, tandis que la production minière a atteint environ 3,8 millions de tonnes. Avec une flotte de plus de 82 000 navires aujourd’hui, il n’y a guère de place pour la croissance grâce à l’exploitation. Par conséquent, réduire l’intensité de l’exploitation, protéger les ressources et promouvoir l’aquaculture marine est un choix stratégique.

Entre 2021 et 2025, la production d’aquaculture marine augmentera d’environ 84 %, en 2025 elle atteindra près de 859 000 tonnes, dépassant l’objectif fixé de 850 000 tonnes. La valeur d’exportation de l’aquaculture marine est actuellement d’environ 1,2 milliard de dollars américains. En particulier, les exportations de homard bleu et de homard de coton seules ont atteint environ 854 millions de dollars américains.

Cependant, pour atteindre l’objectif de production d’aquaculture marine de 1,4 à 1,5 million de tonnes et un chiffre d’affaires d’exportation d’environ 1,82 milliard USD d’ici 2030, nous devons résoudre de manière synchrone de nombreux problèmes. Tout d’abord, il s’agit de développer les infrastructures pour l’aquaculture marine, allant du système de ports de pêche, mouillages, installations logistiques aux centres de recherche, production de semences et transfert de technologie. Parallèlement, il est nécessaire d’améliorer les mécanismes et politiques d’allocation des zones maritimes, de crédit d’investissement, d’assurances et d’attirer les entreprises à participer au développement de la chaîne de valeur.

La chose la plus importante est de choisir une voie de développement adaptée aux conditions pratiques du Vietnam. Nous devons apprendre de l’expérience internationale mais ne pas suivre des modèles trop grands ou trop coûteux. Le cœur est l’application de technologies appropriées, la promotion des avantages naturels et l’organisation efficace de la production.

Mekong ASEAN : Quels sont les goulets d’étranglement en science et technologie qui doivent être éliminés pour développer l’aquaculture marine à grande échelle ?

M. Phung Duc Tien : Si nous voulons développer l’aquaculture marine en un secteur économique à grande échelle, nous devons d’abord examiner directement les limites qui existent aujourd’hui. Dans de nombreuses localités côtières, notamment dans les régions centrale et sud, le modèle d’élevage marin repose encore principalement sur de petites cages à radeaux. Je suis allé directement dans de nombreuses zones agricoles et j’ai remarqué que la plupart des cages à radeaux sont encore faites de bambou, de bambou ou de matériaux traditionnels.

Nous devons clairement définir que l’aquaculture marine est un domaine à haut risque, tandis que le capital d’investissement est très important. Si la technologie n’est pas sécurisée, un seul incident peut causer de lourds dégâts aux agriculteurs et aux entreprises. À ce moment-là, aucun investisseur ne sera prêt à investir du capital pour augmenter la production.

En apprenant l’expérience internationale, je suis allé de nombreuses fois en Norvège – l’un des pays les plus développés en aquaculture marine. Ce qui m’a impressionné, c’est l’ampleur de leur production et leur niveau de technologie. Chaque jour, la Norvège peut fournir jusqu’à des dizaines de millions de farines de saumon au marché mondial. Le système de cages, les navires pour la production, la surveillance et la technologie de gestion sont tous très modernes. J’ai vu des cages à une échelle allant jusqu’à 2 000 tonnes.

Cependant, la technologie moderne comporte toujours d’énormes coûts d’investissement. J’ai un jour plaisanté à l’ambassadrice norvégienne que leur équipement était trop cher, et elle a répondu avec joie qu’elle savait que je le dirais. En fait, leur équipement est coûteux, mais l’efficacité est aussi très élevée.

Cela montre que nous devons apprendre des expériences internationales mais ne pouvons pas copier la même chose. Le Vietnam doit avoir sa propre voie, adaptée à ses conditions réelles. Nous devons savoir tirer parti des avantages disponibles, choisir la bonne technologie et promouvoir l’esprit de créativité pour développer l’industrie de l’aquaculture marine dans une direction efficace et durable.

Pour développer l’aquaculture marine, il est nécessaire de compléter l’ensemble du système technologique, des cages, équipements de soutien, technologie de semences, alimentation en passant par la gestion environnementale et la prévention des maladies. Le choix de la technologie doit être adapté aux conditions naturelles, au niveau de production et à la capacité d’investissement du Vietnam.

De plus, il est nécessaire d’investir davantage dans la recherche marine, en particulier les navires de recherche en haute mer modernes, améliorant ainsi la capacité de relevé, de recherche environnementale, de développement technologique et d’élargissement de la coopération internationale. Parallèlement, l’État doit investir de manière proportionnelle dans les centres de recherche halieutique en termes d’installations, d’équipements, de ressources humaines et de mécanismes opérationnels.

Pour l’aquaculture marine, les deux principaux goulets d’étranglement sont la maîtrise de la science et de la technologie pour contrôler les risques et la maîtrise de la technologie de production de semences pour fournir de manière proactive. Lorsque ces deux problèmes sont résolus, combinés à la sélection des bons agriculteurs et à la bonne technologie, l’aquaculture marine peut se développer à grande échelle et attirer des investissements.

De plus, il est nécessaire de se concentrer sur l’exploitation et la technologie de préservation post-récolte. De nombreux bateaux de pêche opèrent en mer pendant 15 à 20 jours, mais le taux de perte après exploitation reste élevé, passant de 15 à 40 %. Il est donc nécessaire d’étudier les technologies modernes de préservation et de concevoir des embarcations de pêche adaptées à chaque pêche et à chaque zone maritime afin de réduire les pertes, d’améliorer la qualité et la valeur du produit.

ASEAN du Mékong : Pourquoi le problème de reproduction reste-t-il un problème à résoudre rapidement dans l’élevage marin, monsieur ?

M. Phung Duc Tien : Si vous souhaitez développer l’aquaculture marine de manière durable, vous devez d’abord maîtriser la technologie de la production d’élevage. Lorsque le typhon Yagi est survenu en 2024, j’étais alors vice-ministre de l’Agriculture et du Développement rural, présidant une réunion pour discuter de solutions afin de surmonter les conséquences pour l’industrie de la pêche.

Lors de la réunion, le directeur du département des pêches, Tran Dinh Luan, a proposé que l’État soutienne des fonds pour l’achat de semences destinées au repeuplement des animaux marins. J’ai évoqué le problème non seulement dans le coût d’achat des graines, mais surtout dans la proactivité de l’approvisionnement en graines. Les agriculteurs se posent toujours la question : où le Vietnam a-t-il des variétés, où les acheter, alors que de nombreuses variétés doivent encore être importées de Chine.

En fait, notre capacité à nous approvisionner en graines reste faible, de nombreuses variétés doivent encore être importées. Même avec les crevettes à jambes blanches, le Vietnam doit encore importer des crevettes de ses grands-parents et n’a pas complètement maîtrisé la création et l’entretien de la gamme de semences originale, ce qui entraîne l’importation de centaines de milliers de graines de crevettes pour la production chaque année.

Au début de l’année dernière, j’ai accompagné le ministre Trinh Viet Hung en Chine pour discuter de la question du homard coton. La partie chinoise exige que les homards de coton exportés dans ce pays soient élevés à partir de races F2, c’est-à-dire que les bébés homards exploités dans la nature ne doivent pas être utilisés.

Je pense que cette exigence est trop élevée, car même la race F1 que nous n’avons pas encore, sait où trouver la F2. Même la Chine n’a pas produit la race de F1. Par conséquent, je suggère que la partie chinoise et le Vietnam recherchent une technologie de reproduction artificielle pour produire progressivement des homards en coton F1 et F2. À l’heure actuelle, il faut d’abord retracer l’origine de la race, puis résoudre progressivement le problème de la production et maîtriser la technologie des semences.

Pour développer une aquaculture marine durable, le Vietnam doit progressivement maîtriser la technologie de production de semences, en particulier l’application de la biotechnologie pour sélectionner activement et produire des espèces marines aquatiques précieuses.

De plus, il est nécessaire de sélectionner des agriculteurs ayant des avantages, adaptés aux conditions naturelles, aux marchés et à la capacité de se développer en produits de base. Tous les sujets ne sont pas amenés à la mer pour l’agriculture, mais doivent être basés sur la maîtrise des techniques agricoles et de la technologie de production de semences.

ASEAN du Mékong : Dans un avenir proche, le Global Marintech Expo 2026 aura lieu, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cet événement ?

M. Phung Duc Tien : Le Global Marintech Expo 2026 se tiendra du 18 au 20 novembre 2026 au Centre national d’exposition VEC (Hanoï). Il s’agit de la première exposition internationale spécialisée au Vietnam à se concentrer de manière globale sur la science et la technologie, l’aquaculture marine industrielle et le développement économique marin durable.

L’exposition est organisée conjointement par le Département des pêches et du contrôle des pêches, l’Association des pêches du Vietnam et l’Association vietnamienne d’aquaculture marine, avec la participation d’agences de gestion, d’organisations internationales, d’instituts de recherche, d’universités, d’entreprises, d’investisseurs ainsi que de la communauté des pêcheurs nationales et étrangères.

L’exposition a une ampleur de plus de 50 000 m², compte plus de 250 stands, et devrait attirer entre 8 000 et 10 000 visiteurs spécialisés ainsi que des représentants de 20 à 30 pays et territoires. L’exposition présente des technologies, des solutions et des produits à travers la chaîne de valeur des produits de la mer, des semences, aliments et probiotiques aux équipements agricoles, mécanisation, transformation et traçabilité.

Dans le cadre de l’événement, de nombreuses activités sont organisées, telles que le « Forum intellectuel – Un lieu pour façonner l’avenir », axé sur l’aquaculture marine industrielle, la technologie de l’aquaculture marine en mer, les modèles RAS et aquacoles marines terrestres, favorisant la connexion entre recherche, production et transfert de technologie. Le programme visant à connecter investissement et commerce international crée des opportunités pour connecter capital, technologie, entreprises et localités.

Parallèlement, Farm Tour réunit experts, entreprises et investisseurs dans des domaines clés de l’agriculture pour découvrir les modèles technologiques, échanger des expériences et chercher des opportunités de coopération.

Le plus haut dirigeant vietnamien rend hommage au président Ho Chi Minh à Moscou

10-09-2026

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Le secrétaire général du Comité central du Parti communiste du Viêt Nam (PCV) et président To Lam a déposé des gerbes au monument du président Ho Chi Minh et au tombeau du Soldat inconnu à Moscou le 8 septembre, dans le cadre de sa visite d’État en Russie.

La délégation vietnamienne dépose des fleurs au Tombeau du Soldat Inconnu dans le jardin Alexandre le 8 septembre. (Photo : VNA)

Dans une atmosphère solennelle et profondément émouvante, le Secrétaire général et président Lam, son épouse et la délégation vietnamienne ont rendu hommage au président Ho Chi Minh, le leader bien-aimé du peuple vietnamien, un leader remarquable du PCV et du mouvement communiste international, un héros de la libération nationale, un grand homme de culture du Viêt Nam, et un grand ami du peuple russe, qui posa les bases de l’amitié traditionnelle entre les deux pays.

Le monument Ho Chi Minh, situé sur la place Ho Chi Minh, est un monument historique et culturel symbolisant l’amitié durable entre le Viêt Nam et la Russie. Il a été inauguré en 1990 pour commémorer le centenaire de la naissance du défunt dirigeant.

Plus tard le même jour, la délégation vietnamienne déposa également des fleurs au Tombeau du Soldat Inconnu dans le jardin Alexandre, le long du mur ouest du Kremlin, rendant hommage aux soldats soviétiques qui ont sacrifié leur vie pendant la Grande Guerre patriotique de 1941 à 1945.

Le mémorial, inauguré le 8 mai 1967, est l’un des sites les plus sacrés de Russie. Depuis 1997, par décret du président russe, la cérémonie de changement de garde du régiment du Kremlin s’y tient toutes les heures. Ce rituel solennel est devenu une attraction majeure tant pour les habitants que pour les visiteurs.

Airbus a signé des lettres d’intention pour la vente de plus de 50 avions au Vietnam

12-09-2026

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PARIS (Agefi-Dow Jones)–La visite jeudi du président vietnamien To Lam en France a été prometteuse pour Airbus, qui a signé deux lettres d’intention pour la vente de plus de 50 avions, selon un communiqué publié vendredi sur le site officiel de la République socialiste du Vietnam.

Vietravel Airlines et Airbus ont ainsi signé une lettre d’intention portant sur l’acquisition de 50 appareils moyen-courriers, dont 20 A220 et 30 A321. Les modalités financières de l’éventuelle transaction n’ont pas été communiquées.

De son côté, Vietnam Airlines a signé un accord similaire pour l’achat d’appareils long-courriers A350-900. Le Vietnam n’a pas dévoilé le nombre d’appareils concernés mais la presse vietnamienne évoque la commande de 5 avions. Là aussi, les modalités financières de l’éventuelle transaction n’ont pas été communiquées.

  • Pierre-Jean Lepagnot, Agefi-Dow Jones, pjlepagnot@agefi.fr, ed: JDO

Le Premier ministre a suggéré que les entreprises indiennes considèrent le Vietnam comme une base de production verte

13-09-2026

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Le 12 septembre, à New Delhi, en Inde, à l’occasion de la participation au 18e sommet des BRICS et de la conduite d’activités bilatérales en Inde, le Premier ministre Le Minh Hung a reçu M. Sanjay Dhawan, vice-président du groupe ACME, ainsi que les hauts dirigeants du groupe.

Le Premier ministre Le Minh Hung a reçu M. Sanjay Dhawan, vice-président du groupe ACME – Photo : chinhphu.vn/Nhật Bac

ACME est une entreprise indienne opérant dans le domaine de l’énergie propre et du développement durable, qui a mis en œuvre des projets d’énergie renouvelable d’une capacité totale de plus de 8 GW en Inde. Au Vietnam, ACME n’a pas encore eu de projet d’investissement direct à grande échelle mais a signé un accord de principe avec des entreprises nationales sur l’approvisionnement à long terme en matières premières pour la production d’acier vert.

Lors de la réunion, M. Sanjay Dhawan a déclaré que l’ACME souhaitait promouvoir la coopération stratégique avec le Vietnam dans l’approvisionnement et le développement des chaînes de valeur des matières premières. Le Groupe s’intéresse également à la recherche sur les opportunités d’investissement, le transfert de technologie, la coopération commerciale et le développement de projets d’énergie propre au Vietnam.

Le Premier ministre Le Minh Hung a affirmé que le Vietnam accueille les grandes entreprises technologiques de l’Inde pour augmenter ses investissements, en particulier dans les zones où l’Inde possède des points forts et des besoins tels que l’énergie propre, l’industrie verte, etc nouveaux matériaux, haute technologie, infrastructures et transformation numérique, en accord avec l’orientation d’attraction des investissements du Vietnam pour la période à venir.

Le Premier ministre a déclaré que le Vietnam met en œuvre des stratégies et plans nationaux de transformation verte, dans lesquels les énergies renouvelables, les nouvelles énergies, l’hydrogène vert, les technologies de stockage d’énergie et les solutions de réduction des émissions sont identifiés comme des domaines prioritaires. Grâce à son expérience et à ses capacités, ACME dispose encore de nombreuses marges pour élargir sa coopération au Vietnam.

Reconnaissant l’orientation de l’ACME sur la construction d’une chaîne de valeur intégrée allant des énergies renouvelables, à l’hydrogène vert aux matériaux à faibles émissions et à la décarbonation dans l’industrie, le Premier ministre a souhaité la bienvenue au Groupe pour renforcer les liens et la coopération avec les entreprises vietnamiennes afin de mettre en œuvre des solutions de réduction des émissions.

Le Premier ministre a déclaré que le Vietnam se prépare à modifier la Loi sur l’investissement dans le sens d’une forte transition vers l’attraction d’investissements larges à l’attraction sélective, en donnant la priorité aux projets utilisant des technologies avancées, en promouvant l’innovation, en créant de la valeur ajoutée, etc avoir la capacité de participer à la chaîne de valeur mondiale et de contribuer à la transition verte.

Le Premier ministre a proposé que l’ACME étudie et étende la coopération et les investissements au Vietnam, mette en œuvre des projets à grande échelle, crée une valeur ajoutée et se connecte aux marchés régionaux ; contribuant ainsi à faire du Vietnam non seulement un marché pour les produits verts, mais aussi un lieu d’investissement, une base de production et un maillon de la chaîne de valeur régionale, répondant aux normes internationales.

Parallèlement, l’ACME doit étudier et investir dans des projets d’énergie verte et renouvelable au Vietnam ; renforcer le transfert de technologie, la formation aux ressources humaines, connecter et développer l’écosystème des affaires, contribuant à la formation d’une chaîne de valeur industrielle verte.

Affirmant que le gouvernement vietnamien accompagne toujours et crée des conditions favorables pour les entreprises dotées de capacités, de technologie et de vision à long terme afin d’élargir la coopération et les investissements au Vietnam, le Premier ministre espère que l’ACME deviendra l’un des pionniers dans la mise en œuvre de projets de coopération typiques. l’application de nouvelles technologies, apportant des contributions concrètes aux relations commerciales et d’investissement entre le Vietnam et l’Inde.

Les entreprises vietnamiennes subissent des pressions pour élever les normes de la chaîne d’approvisionnement

13-09-2026

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Le Mekong Business Club à Ho Chi Minh-Ville (MBC) vient d’organiser le programme Mekong Business Connect 2026, attirant plus de 100 entrepreneurs, intervenants et invités.

Lors du séminaire sur le thème « Surmonter la volatilité », les intervenants ont analysé les défis auxquels les entreprises sont confrontées sous de nombreux angles, et ont suggéré des solutions pour renforcer les ressources internes et améliorer leur capacité à s’adapter aux évolutions du marché.

De la « vente » à la participation à la chaîne de valeur

Le Dr Huynh Thanh Dien, maître de conférences à l’université Nguyen Tat Thanh, a déclaré que les entreprises vietnamiennes doivent passer d’une mentalité « vendeuse » à développer la capacité de participer profondément à la chaîne de valeur.

Dans le contexte de la restructuration des chaînes d’approvisionnement mondiales, les entreprises ne peuvent plus continuer à compter lourdement sur les avantages liés aux prix et à la production. Au contraire, une série de nouvelles normes concernant l’origine des matières premières, les émissions de carbone, la main-d’œuvre, les données, la traçabilité, la gouvernance et la transparence financière deviennent des conditions importantes pour que les entreprises participent au marché.

Selon le Dr Huynh Thanh Dien, la transformation verte, la transformation numérique et le branding doivent partir d’une capacité substantielle, avec l’état d’esprit de la « valeur plutôt que volume » – en privilégiant la valeur plutôt que la quantité.

Docteur. Huynh Thanh Dien a partagé lors de l’émission

Les entreprises peuvent commencer par une feuille de route de 90 jours, allant de l’identification du marché et des normes à respecter, à la sélection des projets prioritaires, à la mise en œuvre des essais à la standardisation et à la reproduction de modèles efficaces.

D’un point de vue pratique, M. Bui Van Be Sau, directeur général de Lamberet Vietnam Co., Ltd., a évoqué le problème d’équilibre entre la réduction des coûts à court terme et la protection de la compétitivité à long terme. Selon lui, les décisions relatives à l’investissement en équipement, à l’automatisation, à l’amélioration de la productivité, à la qualité et à la requalification des ressources humaines doivent être prises en compte dans le contexte de ressources commerciales limitées.

« Par conséquent, le problème n’est pas seulement de réduire les coûts, mais surtout, d’utiliser les ressources efficacement et de ne pas diminuer la capacité de développement à l’avenir », a partagé M. Sau.

Résoudre le problème des coûts, des personnes et des commandes

Discutant également de l’investissement et de la revalorisation de la capacité des entreprises, Mme Le Nguyen Duy Oanh, directrice adjointe du Centre d’assistance technique et de développement durable, a souligné l’écart entre la capacité actuelle de nombreuses petites et moyennes entreprises (PME) et les besoins croissants du marché.

Selon Mme Oanh, les entreprises doivent activement améliorer leur capacité technique, la gestion de la qualité, la transformation numérique et le développement durable si elles souhaitent participer plus profondément à la chaîne d’approvisionnement des grandes entreprises.

Par ailleurs, le Dr Nguyen Hai Minh, PDG de Wisdom Agency, a posé le problème de la manière dont les entreprises peuvent à la fois contrôler les coûts et retenir les personnels clés en période de marché volatile.

En ce qui concerne le marché, les entreprises doivent également se concentrer sur la construction de marques B2B dans le but de bâtir la confiance, d’améliorer l’expérience client et de transformer progressivement la réputation de la marque en opportunités de coopération ainsi qu’en commandes réelles.

Tout au long du contenu abordé lors du séminaire se trouvent trois problèmes essentiels pour les entreprises aujourd’hui : le coût, les personnes et les commandes. Selon les intervenants, « traverser les vagues » ne consiste pas seulement à répondre à des difficultés immédiates, mais aussi à renforcer les ressources internes afin que les entreprises puissent s’adapter et saisir les opportunités lorsque le marché évolue.

Dans le cadre de Mekong Business Connect 2026, MBC a également admis 50 nouveaux membres, portant le nombre total de membres à près de 200. Parallèlement, MBC a lancé la MBC WebApp, dans l’espoir de permettre aux membres d’accéder à l’information, de trouver des partenaires et de maintenir des connexions plus facilement, augmentant ainsi la valeur des activités commerciales après la fin de l’événement.

Tô Lâm rencontre la communauté vietnamienne de France à Paris

14-09-2026

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À l’occasion de sa visite officielle en France, le secrétaire général du Parti communiste vietnamien et président de la République Tô Lâm a rencontré, le 11 septembre à Paris, des représentants de la communauté vietnamienne ainsi que le personnel de l’ambassade. Un échange marqué par la volonté de renforcer le rôle de la diaspora dans les relations entre la France et le Vietnam.

Une communauté appelée à renforcer les liens entre les deux pays

Lors de cette rencontre, l’ambassadeur du Vietnam en France, Trinh Duc Hai, a rappelé la place particulière de la communauté vietnamienne dans l’Hexagone, l’une des plus anciennes d’Europe.

Composée de plusieurs générations, mais aussi de nombreux scientifiques, entrepreneurs, experts, étudiants et jeunes actifs, cette communauté constitue pour Hanoi un relais important dans le développement des échanges avec la France. L’ambassadeur a notamment mis en avant son rôle dans les domaines économiques, commerciaux, scientifiques, technologiques et culturels.

Une attention particulière a été portée aux secteurs considérés comme stratégiques pour le Vietnam : intelligence artificielle, semi-conducteurs, technologies quantiques, spatial, biotechnologies, énergie et transition verte.

Les entrepreneurs vietnamiens installés en France sont également encouragés à jouer un rôle de passerelle afin de favoriser les investissements, les échanges commerciaux et technologiques, mais aussi l’arrivée de davantage d’entreprises françaises et européennes au Vietnam.

La jeunesse franco-vietnamienne au cœur des échanges

Tô Lâm a également insisté sur la transmission de la langue et de la culture vietnamiennes aux nouvelles générations.

Pour le dirigeant vietnamien, les jeunes d’origine vietnamienne, qu’ils soient nés au Vietnam ou à l’étranger, peuvent faire de leur double culture un véritable atout. Il les a invités à maintenir un lien avec le pays, tout en poursuivant leur intégration et leur parcours en France.

Au-delà des enjeux économiques, la rencontre a ainsi mis en avant les échanges humains comme l’un des piliers de la relation franco-vietnamienne. Une orientation déjà inscrite dans le partenariat stratégique global entre les deux pays, qui prévoit notamment de développer les mobilités universitaires et scientifiques ainsi que l’enseignement du français et du vietnamien.

Une relation France-Vietnam en pleine accélération

Cette rencontre intervient dans un contexte de rapprochement particulièrement soutenu entre Paris et Hanoï.

En octobre 2024, la France et le Vietnam avaient élevé leur relation au niveau de partenariat stratégique global, faisant de la France le premier pays européen à bénéficier de ce statut avec le Vietnam. La visite d’État d’Emmanuel Macron au Vietnam en mai 2025 avait ensuite permis d’approfondir cette dynamique.

La nouvelle visite de Tô Lâm en France, les 10 et 11 septembre 2026, constitue la troisième rencontre entre les deux dirigeants en moins de deux ans. Paris et Hanoï ont profité de cette séquence pour annoncer leur volonté d’accélérer la mise en œuvre de leur partenariat, notamment dans les domaines économiques, technologiques, scientifiques et stratégiques.

Les échanges commerciaux entre les deux pays ont par ailleurs atteint 9,2 milliards d’euros en 2025, en progression de 7,7 % sur un an selon les douanes françaises.

Dans cette relation en pleine évolution, la communauté vietnamienne de France apparaît donc de plus en plus comme un acteur à part entière : non seulement pour préserver les liens culturels et humains entre les deux pays, mais également pour accompagner de nouvelles coopérations économiques, scientifiques et technologiques.

Que dit le ministère de la Santé à propos de la proposition pour les personnes atteintes de cancer et d’insuffisance rénale de bénéficier d’allocations mensuelles ?

14-09-2026

https://trithucvn2.net

Les électeurs ont proposé d’étendre la politique pour couvrir les coûts de traitement des personnes atteintes de cancer et d’insuffisance rénale, en particulier des personnes à faibles revenus. Le ministère de la Santé a indiqué qu’il étudierait cette question dans le cadre de la finalisation des politiques d’assistance sociale.

Les électeurs ont proposé d’étendre la politique pour couvrir les coûts de traitement des personnes atteintes de cancer et d’insuffisance rénale, en particulier des personnes à faibles revenus. Le ministère de la Santé a indiqué qu’il étudierait cette question dans le cadre de la finalisation des politiques d’assistance sociale. (Photo : IA)

Le ministère de la Santé vient de répondre à la pétition des électeurs de la ville de Da Nang concernant la politique de subvention pour les personnes souffrant de maladies graves telles que le cancer et l’insuffisance rénale.

Selon les réflexions des électeurs, le traitement de ces maladies est souvent long et engendre de nombreux coûts. Les patients peuvent devoir consacrer beaucoup de temps au traitement, tandis que leur capacité à travailler et à gagner leurs revenus en sont affectées.

Pour les personnes atteintes de cancer, le processus de traitement peut inclure une chirurgie, une chimiothérapie, une radiothérapie, une thérapie ciblée ou une immunothérapie selon le cas. Pour les personnes souffrant d’insuffisance rénale chronique sévère, une dialyse périodique peut également réduire significativement, voire perdre, leur capacité à travailler.

En plus des frais médicaux, les patients et leurs familles peuvent également supporter des frais d’hébergement, de déplacement et de soins pendant le traitement.

À partir de ce fait, les électeurs ont proposé d’étudier les politiques pour soutenir les coûts de traitement en fonction de la gravité de la maladie, de la durée du traitement et des circonstances économiques, plutôt que de se baser uniquement sur le stade de la maladie.

Les électeurs ont également proposé d’envisager d’élargir les conditions pour recevoir des prestations, sans stipuler strictement que les patients doivent être à la phase finale pour être soutenus.

Le cancer et l’insuffisance rénale ne sont pas automatiquement subventionnés

Selon le ministère de la Santé, le décret 20/2021/ND-CP et les documents directeurs associés ne prévoient pas de régime mensuel distinct d’allocation sociale pour les personnes souffrant de maladies graves telles que le cancer ou l’insuffisance rénale.

Par conséquent, la loi actuelle ne stipule pas non plus que les personnes atteintes de ces maladies doivent être au stade final, c’est-à-dire au stade 4, pour bénéficier des prestations sociales mensuelles.

La jouissance des prestations sera prise en compte selon les groupes de sujets prescrits par la loi.

Selon la Loi sur les personnes handicapées et le décret 20/2021/ND-CP, les personnes en situation de handicap sévère et celles particulièrement sévères ont droit à des prestations sociales mensuelles.

Par conséquent, les personnes atteintes de maladies graves, si le niveau d’invalidité est déterminé par le Conseil et conclut qu’elles sont gravement ou particulièrement gravement handicapées, peuvent avoir droit aux allocations sociales mensuelles telles que prescrites.

En d’autres termes, avoir un cancer ou une insuffisance rénale n’est pas la seule condition pour recevoir des prestations. Le patient doit être déterminé selon la réglementation pour prendre en compte le régime.

Le niveau de la subvention est ajusté selon les nouvelles réglementations

Selon les informations fournies, le décret 335/2026/ND-CP entre en vigueur à compter du 5 octobre 2026, stipulant que le niveau standard d’aide sociale est de 540 000 VND/mois.

Pour les personnes en situation de handicap sévère, l’allocation est calculée selon un coefficient de 1,5, équivalent à 810 000 VND/mois.

En plus du niveau de subvention selon la politique générale, la localité peut décider d’apporter un soutien supplémentaire aux groupes défavorisés en fonction des conditions socio-économiques et de la capacité à équilibrer le budget.

Ce mécanisme est stipulé dans le décret 76/2024/ND-CP, par lequel le Comité populaire provincial peut soumettre au Conseil populaire au même niveau une décision sur les politiques de soutien aux autres groupes défavorisés non spécifiés dans le décret 20/2021/ND-CP.

Par conséquent, le Conseil populaire provincial a le pouvoir d’examiner et de décider des politiques de soutien pour les personnes souffrant de maladies graves telles que le cancer et l’insuffisance rénale dans la région, en fonction de l’état réel et des capacités budgétaires.

Expansion de la politique du ministère des études de la santé

D’après la pétition des électeurs, le ministère de la Santé a indiqué avoir pris note de la proposition d’étudier et d’élargir les sujets et conditions pour bénéficier des prestations sociales des personnes atteintes de maladies graves.

Selon cette agence, la question continuera d’être étudiée et évaluée dans le cadre de l’élaboration des politiques d’aide sociale afin de rapporter et de conseiller les autorités compétentes pour examen.

Ainsi, à l’heure actuelle, il n’existe pas de réglementation générale sur la perception d’allocations sociales mensuelles pour chaque personne atteinte de cancer ou d’insuffisance rénale.

Les personnes souffrant de ces maladies, si elles sont en même temps identifiées comme ayant des handicaps graves ou particulièrement graves, seront considérées pour les allocations conformément aux règlements sur l’aide sociale.

Besoin de plus de ressources pour soutenir les coûts des traitements

En plus de la politique d’aide sociale, la question du financement du traitement des personnes atteintes de maladies graves a également été soulevée dans les discussions sur le financement de la santé.

Lors de l’atelier sur la réforme du financement de la santé pour répondre aux exigences de mise en œuvre de l’assurance maladie universelle dans la nouvelle période, organisé par le ministère de la Santé fin août, un représentant du Département de l’assurance maladie a déclaré que les ressources du Fonds d’assurance santé sont limitées tandis que le niveau de prime a été maintenu pendant de nombreuses années.

Certains experts proposent de diversifier les ressources pour la santé, notamment en étudiant l’utilisation d’une partie des recettes provenant des taxes d’accise sur les cigarettes, l’alcool et les boissons sucrées pour des activités de prévention des maladies.

La Dre Jennifer Gill, directrice adjointe du Medical Technology Research Group à la London School of Economics and Political Science, a déclaré que de nombreuses solutions pouvaient être envisagées pour augmenter les ressources en santé et réduire la pression financière sur les patients.

Les directives mentionnées incluent l’augmentation des recettes publiques, le développement de mécanismes financiers supplémentaires en plus de l’assurance santé, et l’amélioration de l’efficacité de l’utilisation des ressources.

En particulier, des mécanismes tels que les accords d’accès géré peuvent aider les patients à accéder à de nouveaux médicaments coûteux tout en partageant le risque financier entre payeurs et fabricants.

Le Programme d’Assistance à l’Accès aux Médicaments est également mentionné comme une solution pour aider les patients à accéder à des traitements coûteux.

Selon l’expert, pour mettre en œuvre efficacement ces mécanismes, le Vietnam doit continuer à améliorer sa capacité à évaluer les technologies de santé, à constituer des bases de données, des systèmes de surveillance et une équipe experte en négociation.

France-Vietnam : quelles nouvelles opportunités pour les entreprises françaises ?

15-09-2026

https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh

À l’occasion de sa visite officielle en France, le secrétaire général du Parti communiste vietnamien et président de la République, Tô Lâm, a rencontré à Paris, aux côtés d’Emmanuel Macron, des dirigeants de grands groupes français et vietnamiens. Au cœur des échanges : dépasser la relation commerciale traditionnelle pour développer davantage d’investissements, de production commune, de transferts technologiques et de chaînes de valeur entre les deux pays.

Le 10 septembre, Tô Lâm et Emmanuel Macron ont rencontré à Paris les dirigeants de grands groupes français et vietnamiens.

La visite officielle de Tô Lâm en France, les 10 et 11 septembre 2026, a donné une place importante aux relations économiques. Le 10 septembre à Paris, les deux chefs d’État ont notamment participé à une rencontre avec des représentants d’entreprises des deux pays, dans le prolongement du deuxième Haut Conseil d’affaires franco-vietnamien.

Le message adressé au secteur privé est clair : après le renforcement du cadre politique entre Paris et Hanoï, les deux pays veulent désormais accélérer sa traduction en projets économiques concrets.

De l’exportation à l’investissement et à la production au Vietnam

Dans son intervention devant les entreprises, Tô Lâm a appelé à faire évoluer la relation économique franco-vietnamienne vers une coopération plus intégrée et à plus forte valeur ajoutée.

L’une des orientations avancées consiste à passer progressivement d’une logique centrée sur les échanges de marchandises à des investissements et productions conjointes. Les groupes français sont ainsi encouragés à développer au Vietnam des capacités de production, des centres de recherche et développement ou encore des réseaux de fournisseurs.

L’ambition affichée va également au-delà d’une relation classique entre fournisseur et client. Formation des compétences, transfert technologique, fabrication de composants, maintenance, recherche et innovation font partie des domaines dans lesquels Hanoï souhaite renforcer les partenariats avec les entreprises françaises.

Le Vietnam entend ainsi se positionner non seulement comme un marché de plus de 100 millions d’habitants, mais également comme une plateforme permettant aux entreprises d’accéder plus largement à l’ASEAN et de diversifier leurs chaînes d’approvisionnement en Asie.

Énergie, infrastructures, aéronautique : des secteurs déjà très concrets

Plusieurs secteurs apparaissent au premier plan de cette nouvelle phase de coopération.

Les infrastructures stratégiques constituent l’un des axes majeurs, notamment dans les transports ferroviaires et la mobilité urbaine. Un mémorandum a notamment été signé entre le ministère vietnamien de la Construction et Systra concernant la rénovation de la ligne ferroviaire Hanoï-Haiphong.

Secrétaire général du Parti communiste vietnamien et président de la République Tô Lâm et Emmanuel Macron ont rencontré à Paris les dirigeants de grands groupes français

Secrétaire général du Parti communiste vietnamien et président de la République Tô Lâm et Emmanuel Macron ont rencontré à Paris les dirigeants de grands groupes français

Dans l’aéronautique, plusieurs accords impliquant notamment Airbus et Thales illustrent également le renforcement des liens industriels entre les deux pays.

L’énergie représente un autre chantier important. La France souhaite notamment accompagner le Vietnam dans sa transition énergétique, la modernisation de son réseau électrique et l’intégration des énergies renouvelables. La coopération pourrait également s’étendre au nucléaire civil, aussi bien sur les aspects industriels que sur la sûreté et la formation.

Les minerais critiques font également leur apparition dans l’agenda économique bilatéral, avec une coopération autour des ressources minérales et des connaissances géologiques au Vietnam.

Technologies, IA et semi-conducteurs parmi les priorités

Les deux pays souhaitent également renforcer leurs relations dans des secteurs à forte intensité technologique.

Science et technologie, intelligence artificielle, technologies quantiques, semi-conducteurs et innovation figurent parmi les orientations stratégiques identifiées lors des échanges entre les communautés d’affaires.

À cela s’ajoutent la santé, les produits pharmaceutiques, les biotechnologies, l’espace et le développement de ressources humaines hautement qualifiées.

Pour les entreprises françaises, les opportunités ne concernent donc pas uniquement les grands projets d’infrastructure. Elles peuvent également se situer dans les technologies, les équipements, les services industriels, l’ingénierie, la formation ou la constitution de partenariats avec des acteurs vietnamiens.

Le Vietnam comme base pour développer une stratégie asiatique ?

L’un des messages les plus significatifs de cette rencontre concerne peut-être la place que souhaite occuper le Vietnam dans les stratégies internationales des entreprises françaises.

Hanoï ne se présente plus uniquement comme un marché sur lequel exporter des produits français. Le pays cherche à attirer des entreprises capables d’y développer des activités industrielles, technologiques et de recherche, mais aussi de construire des chaînes de valeur destinées à des marchés tiers.

Cette approche intervient dans un contexte où les entreprises internationales cherchent à renforcer la résilience de leurs chaînes d’approvisionnement et à diversifier leurs implantations en Asie.

Pour une entreprise française, étudier le Vietnam peut ainsi répondre à plusieurs objectifs : accéder à un marché intérieur en développement, rechercher des partenaires industriels, construire une présence en Asie du Sud-Est ou intégrer le pays dans une stratégie de diversification de sa production.

Du rapprochement politique aux projets économiques

La France et le Vietnam avaient élevé leurs relations au niveau de Partenariat stratégique global en octobre 2024. La visite d’État d’Emmanuel Macron à Hanoï en mai 2025 avait ensuite permis d’approfondir cette dynamique.

La rencontre de Paris marque désormais une volonté d’accélérer la phase opérationnelle.

Dans leur déclaration conjointe du 11 septembre, les deux pays ont notamment réaffirmé leur volonté de développer des partenariats économiques durables, de renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement et de favoriser les investissements dans des secteurs stratégiques.

Pour les entreprises françaises déjà présentes au Vietnam comme pour celles qui étudient encore le marché, le signal envoyé depuis Paris est donc celui d’une relation économique appelée à devenir plus industrielle, technologique et intégrée.

Reste désormais à transformer cette volonté politique et les accords annoncés en investissements, implantations et partenariats concrets sur le terrain.

ENVIRONNEMENT & CULTURE



Comment Koraï s’est imposée dans les hôtels de luxe du Vietnam (partie 2)

06-09-2026

https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh

En seulement quelques années, Koraï est parvenue à se faire une place dans certains des établissements les plus prestigieux du Vietnam. Les bières de la jeune marque artisanale sont aujourd’hui servies au Six Senses Con Dao, au Six Senses Ninh Van Bay, au JW Marriott Cam Ranh ou encore au restaurant Akuna, reconnu par le Guide Michelin. Un développement rapide pour une entreprise encore récente, qui a choisi une stratégie atypique. En effet, Koraï a dès ses débuts fait le pari de s’adresser au secteur de l’hôtellerie et de la restauration haut de gamme.



Le Petit Journal poursuit sa rencontre avec Antoine Goupille, cofondateur de Koraï, une jeune marque de bière artisanale vietnamienne qui reverse 10 % de son chiffre d’affaires à des projets de conservation marine au Vietnam.

Ce deuxième article consacré à cette aventure entrepreneuriale revient plus en détail sur les coulisses du développement de Koraï, les défis rencontrés depuis son lancement et les ambitions de ses fondateurs pour les prochaines années. Antoine Goupille y partage également sa vision d’un modèle entrepreneurial capable de concilier croissance économique et impact environnemental.

Le premier volet de notre entretien, consacré notamment à son arrivée au Vietnam, à la naissance du projet et aux origines de Koraï, est à retrouver ici : https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh/communaute/korai-biere-artisanale-bouteille-geste-oceans-451829

Trouver sa place sur un marché déjà bien installé 

Lorsque Antoine Goupille rejoint Koraï en 2024, le marché vietnamien de la bière artisanale n’en est plus à ses débuts. Apparue une dizaine d’années plus tôt, la craft beer (bière artisanale) s’est progressivement imposée dans les grandes villes du pays. Plusieurs brasseries se partagent désormais le marché. Si le secteur poursuit encore son développement, Antoine Goupille le considère tout de même comme un marché « pas encore mature ».

Pour le cofondateur de Koraï, il n’était pas simplement question de proposer simplement une bière artisanale de qualité. 

“Je voyais un potentiel dans la marque seulement si elle avait quelque chose en plus (…) Il y a déjà une vingtaine de bières artisanales. Ça aurait été une bière de plus dans un marché qui n’est pas mature, mais je voyais une beaucoup plus grande opportunité si on avait un fort élément de différenciation. »

Cette différenciation, Koraï l’a trouvée à la fois grâce à son engagement environnemental, mais aussi en observant le secteur de l’hôtellerie et de la restauration haut de gamme. Malgré des cartes des vins et des spiritueux étoffées, ces établissements proposent souvent une offre de bière beaucoup plus limitée.

“Ces restaurants ont toujours un super assortiment en vins et spiritueux (…) et souvent ils n’avaient qu’une bière très simple, pas de produits fins dans le segment de la bière. Ils ont une clientèle qui est preneuse de produits fins et de produits locaux.”

Pour Antoine Goupille, il existe alors “un gap, un trou dans le marché” sur ce segment du luxe, qui connaît, selon lui, une forte croissance. C’est sur cette partie du marché que Koraï a décidé de se construire et de se développer. 

Gagner la confiance des établissements prestigieux 

Faire le choix de viser directement les hôtels cinq étoiles et les restaurants gastronomiques pouvait sembler ambitieux pour une marque encore méconnue dans ce milieu. Les premiers rendez-vous n’ont d’ailleurs pas toujours été simples. 

“Au début, c’était difficile parce qu’on était inconnus et qu’on allait voir les plus gros dès le début.”

Peu à peu, les premiers partenariats permettent à Koraï de gagner en crédibilité. L’arrivée de l’entreprise au Six Senses Con Dao a d’ailleurs constitué un véritable tournant.

 Les distributeurs de Koraï

Les distributeurs de Koraï

“Le premier bel hôtel, c’était le Six Senses Con Dao. Là, on a validé notre concept et on a compris qu’on allait pouvoir faire plus.”

Cette première étape a progressivement ouvert les portes d’autres établissements prestigieux, jusqu’à faire de Koraï une marque aujourd’hui présente dans plusieurs hôtels et restaurants haut de gamme à travers le Vietnam. 

Bien plus qu’une bière 

Bien que l’engagement environnemental de Koraï séduise de nombreux distributeurs, il n’est pas le seul atout de ses bières. Selon Antoine Goupille, trois éléments clés font toute la différence. 

Le premier reste la qualité de la bière : “Déjà, la bière en elle-même est très bonne.” 

Vient ensuite le travail réalisé sur l’identité visuelle de la marque. Les bouteilles en verre et les étiquettes inspirées des coraux permettent à Koraï de trouver sa place sur les tables des restaurants haut de gamme. 

“La bouteille est en verre, pas une canette. L’étiquette est jolie, donc c’est présentable sur une belle table, alors qu’on ne mettrait pas une canette sur une belle table.”

Design des bouteilles Koraï

Design des bouteilles Koraï

Enfin, l’engagement environnemental est un réel atout pour Koraï. De nombreux hôtels partenaires mènent déjà des politiques de réduction de leur impact environnemental. La démarche de Koraï s’inscrit ainsi dans une logique cohérente avec leurs propres engagements. 

Aujourd’hui, le marché est beaucoup plus réceptif à Koraï. Antoine Goupille affirme : “Souvent maintenant, les gens nous connaissent avant qu’on arrive, donc ça devient beaucoup plus facile”. 

Ouvrir de nouveaux canaux de croissance 

Après avoir consolidé sa présence dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, Koraï commence désormais à élargir son réseau de distribution. 

La marque est récemment entrée chez MM Mega Market, une première étape vers la grande distribution. 

En parallèle, l’entreprise développe progressivement la bière pression. Jusqu’à présent, Koraï avait privilégié la bouteille. Ce format correspondait davantage à son positionnement premium et permettait d’installer l’image de la marque auprès des consommateurs. 

Une fois cette notoriété acquise, la bière pression apparaît comme une évolution logique dans certains établissements. Elle permet aux restaurants de proposer davantage de volumes tout en réduisant les déchets grâce aux fûts réutilisables. Ainsi, cette évolution répond autant à des considérations économiques que environnementales.

Les défis qui accompagnent la croissance 

Derrière cette progression rapide, Koraï rencontre plusieurs défis, dont un concernant la trésorerie. 

“Le plus gros challenge, c’est qu’on avait sous-estimé l’importance du cashflow, de la trésorerie.” 

Le fonctionnement du secteur explique cette difficulté. Les hôtels et restaurants règlent généralement leurs commandes après la livraison. Entre-temps, il faut déjà financer un nouveau brassage pour répondre aux commandes suivantes.

“On doit payer nos bières et on ne se fait payer que plus tard par nos clients. Mais on a plus de commandes, donc il faut qu’on rebrasse de la bière avant d’avoir été payé par le premier cycle. Et le problème ne fait que grandir.”

Cependant, Antoine Goupille affirme que l’entreprise trouve des solutions pour répondre à ce défi. 

L’équipe derrière Koraï 

Si Antoine Goupille est aujourd’hui le PDG de Koraï, il rappelle que l’entreprise s’est construite collectivement. 

Peu après son arrivée dans le projet, son ami Patrik Shore, d’origine néo-zélandaise et suédoise, rejoint l’aventure en tant qu’associé. Fort de son expérience en finance, il prend en charge toute la gestion administrative, financière et juridique de l’entreprise. 

La compagne d’Antoine, Aurore Gaspard, a également rejoint le projet en supervisant le marketing. L’équipe s’est ensuite agrandie avec Nhu, responsable des opérations et de l’ensemble de l’aspect vietnamien de l’entreprise, puis avec Lise, chargée du développement commercial dans le sud du pays. 

Aujourd’hui, Antoine Goupille se consacre au développement commercial de Koraï dans le reste du Vietnam, tout en pilotant les partenariats avec les ONG et les projets de conservation marine. Les autres membres de l’équipe assurent quant à eux les volets financier, marketing, commercial et opérationnel de l’entreprise.

Consolider la présence au Vietnam et ouverture vers l’international 

L’entreprise ne cache pas ses ambitions à plus long terme. Antoine Goupille indique que plusieurs importateurs basés à Singapour, Hong Kong, en Thaïlande et au Cambodge ont déjà manifesté leur intérêt pour distribuer les bières de Koraï. 

Pour autant, l’entreprise ne veut pas aller trop vite : “On estime qu’on a juste commencé au Vietnam. On y va pas à pas, step by step. On commence déjà par atteindre nos objectifs au Vietnam.”

Avant d’envisager une expansion à l’international, l’entreprise souhaite donc poursuivre son développement sur le marché vietnamien. Si des discussions sont déjà engagées avec plusieurs importateurs étrangers, la priorité reste de consolider la présence de la marque au Vietnam et de poursuivre sa croissance dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et de la grande distribution.

Au-delà de cette stratégie de développement, Antoine Goupille affirme que l’ambition première de Koraï reste inchangée : “Moi, ce qui me tient le plus à cœur, c’est de prouver qu’une entreprise peut avoir un vrai impact, au-delà du greenwashing et des petites opérations.”

Une conviction qui guide encore aujourd’hui le développement de la jeune entreprise. Pour son cofondateur, la croissance de Koraï n’a de sens que si elle permet d’accroître des moyens consacrés à la protection des écosystèmes marins.

Comme le résume Antoine Goupille à la fin de l’entretien : “Aujourd’hui, je crois qu’on est au début de quelque chose. On a réussi à prouver qu’on pouvait créer une société, un business, avec un vrai impact, et dont l’impact grandit avec la croissance de l’entreprise.”

Une formule qui résume bien la trajectoire de Koraï : grandir progressivement, sans perdre de vue son identité.

Risque d’El Niño : Garder de l’eau domestique pour assurer la sécurité de la vie et la possibilité de croître

08-09-2026

https://thanhtra.com.vn

Le Département de la gestion des ressources en eau vient de publier le rapport n° 237/BC-TNN au ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, évaluant le risque de pénurie d’eau due à El Niño. Parallèlement, il propose des solutions pour garantir le développement domestique de l’eau et socio-économique en 2027, contribuant ainsi à maintenir la sécurité alimentaire et énergétique.

Maintenir l’eau pendant la saison sèche de 2026-2027 contre l’impact d’El Niño vise également à assurer la sécurité de la vie des populations, à stabiliser la production, la sécurité alimentaire, l’énergie et les possibilités de croissance.

Protéger l’eau de l’impact d’El Niño consiste aussi à assurer la sécurité de la vie des personnes, à stabiliser la production, à assurer la sécurité alimentaire, à l’énergie et à favoriser la croissance. Illustration : VOV

El Niño provoque une pénurie d’eau, des risques pour la vie et la socio-économie

Selon le rapport, sous l’impact d’El Niño, à partir de mai 2026, les ressources en eau de la plupart des rivières et ruisseaux ont commencé à décliner. Sur la période juin-août 2026, les débits sur 12 grands bassins sont inférieurs de 10 à 75 % à la moyenne pluriannuelle, à l’exception du bassin de la rivière Rouge et du cours principal de la rivière Ma.

Les précipitations devraient être courtes de 10 à 40 % ; Parallèlement, l’intrusion d’eau salée apparaît tôt et empiète profondément.

S’appuyant sur les leçons tirées des saisons de sécheresse 2015-2016 et 2019-2020 montrant que le risque commence à la fin de la saison des inondations, le Département de la Gestion des Ressources en Eau a déclaré qu’à cette époque, 43 grands réservoirs hydroélectriques n’étaient pas suffisamment stockés, avec une pénurie totale de 7,73 à 11 milliards de m³ ; 65 % des 189 grands lacs d’irrigation manquent également d’eau. Parallèlement, les débits de saison sèche sur les grandes rivières ont diminué de 15 à 78 %.

Dans cette situation générale, les risques dans chaque région sont différents. Dans le nord et le centre-nord, bien que le système d’irrigation soit relativement synchrone, la région doit encore garantir l’approvisionnement en eau d’environ 29 millions de personnes et 800 000 hectares d’agriculture. Bien que le faible niveau d’eau de la rivière Rouge réduise la capacité à absorber l’eau, la concentration de 46,1 % de la capacité hydroélectrique du pays provoque également une pénurie d’eau, affectant la sécurité du système électrique.

La côte sud centrale est vulnérable en raison de rivières courtes et escarpées, de longues saisons sèches et d’une capacité de stockage limitée. Le débit de la rivière Kon pourrait diminuer de 72,8 %, celui de la rivière Ba de 67,5 % et celui de la rivière Thu Bon de 52,8 %. De nombreuses villes et zones économiques dépendent des lacs en amont, tandis que la zone irriguée de la rivière Ba n’atteint que 23 %, Vu Gia – Thu Bon atteint 35 %.

Dans les Hautes Terres centrales, environ 735 300 hectares d’arbres industriels et vivaces ne sont pas soumis à l’approvisionnement en eau irriguée, tandis que le taux d’activité en eau n’est que de 17 à 19 %. Par conséquent, si le débit diminue de 36 à 40 % ou plus, les zones de café, de poivre et de petites sources d’eau seront directement affectées.

Dans le Sud-Est, le bassin de la rivière Dong Nai connaît le niveau le plus élevé de stress de saison sèche du pays, tandis que 91 % de la capacité d’approvisionnement en eau urbaine dépend des lacs en amont. Par conséquent, la baisse des débits, combinée à la pollution et à l’intrusion d’eau salée, peut toucher environ 26 millions de personnes, des parcs industriels et 210 000 hectares dans le système Dau Tieng – Phuoc Hoa.

Plus inquiétant encore, le delta du Mékong, bien que possédant la plus grande quantité d’eau, dépend presque entièrement du débit du Mékong ; 87,3 % de la capacité d’approvisionnement en eau urbaine exploitée des rivières ne dispose pas d’ouvrages de régulation. Si le débit des rivières Tien et Hau diminue de 40 à 60 % et que la salinité atteint une profondeur de 40 à 70 km, les activités côtières et l’agriculture seront sous forte pression.



Accumulez de l’eau tôt, les responsabilités sont clairement définies, les risques seront considérablement réduits

Face à ces risques, le Département de la Gestion des Ressources Naturelles a déclaré que la solution dans tout le monde est de réguler et de distribuer les sources d’eau tôt et à distance. Ainsi, dès septembre 2026, les localités doivent stocker activement l’eau pour l’irrigation et les réservoirs hydroélectriques ; Fonctionner de manière flexible pour prévenir et contrôler les inondations et réserver l’eau pour la saison sèche de 2027.

Pour 10 bassins avec des processus inter-réservoirs, des comités populaires au niveau provincial sont proposés pour décider du stockage de l’eau ; en particulier le bassin de la rivière Rouge sera décidé par le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement. Ainsi, les activités de gestion peuvent suivre de près la réalité tout en assurant une coordination uniforme dans tout le bassin.

En plus du stockage de l’eau, les localités doivent ajuster la saison, convertir les cultures ou couper la zone dans les endroits où la source n’est pas garantie ; combiner ou alterner l’exploitation des eaux de surface et souterraines ; Restauration des puits de secours. Quoi qu’il en soit, l’eau domestique doit recevoir la plus haute priorité.

Parallèlement, le ministère de la Construction est proposé d’augmenter les raccordements d’approvisionnement en eau, de réduire les pertes et de préparer des sources de secours pour les grandes villes. Le ministère de l’Industrie et du Commerce ainsi que le secteur de l’électricité doivent équilibrer les autres sources d’énergie, limiter la dépendance excessive à l’hydroélectricité lorsqu’il faut conserver l’eau pour l’aval.

Du côté du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, des unités spécialisées doivent coordonner la surveillance des réservoirs, fournir des orientations saisonnières, garantir l’approvisionnement en eau rurale et renforcer les prévisions. Le scénario des sources d’eau pour la rivière Rouge et le Mékong devrait être annoncé en octobre 2026, les bassins restants en novembre à décembre 2026. Sur cette base, en cas de pénurie d’eau, un plan de conditionnement et de distribution doit être immédiatement élaboré.

El Niño est un phénomène climatique, mais l’ampleur des dégâts n’est pas entièrement déterminée par la nature. Si la prévision est convertie en une décision opérationnelle en temps opportun ; les sources d’eau sont stockées, distribuées et utilisées de manière économique ; Les responsabilités sont clairement définies, le risque sera considérablement réduit.

La conservation de l’eau pendant la saison sèche 2026-2027 vise également à maintenir la sécurité des vies, la stabilité de la production, la sécurité alimentaire, l’énergie et les possibilités de croissance.

Selon le Département d’hydrométéorologie, El Niño s’est formé et pourrait être aussi fort, voire plus fort que les vagues de 2015-2016 et 2019-2020.

En conséquence, les températures devraient être plus élevées que la normale, avec une chaleur intense, tandis que les précipitations sont rares et que la saison des pluies pourrait se terminer prématurément. Le risque de sécheresse, d’intrusion d’eau salée et de pénurie d’eau pendant la saison sèche de 2026-2027 est très élevé, en particulier dans la région du Sud-Centre, les Hautes Terres centrales et le delta du Mékong.

Dans ce contexte, si elle n’est pas stockée immédiatement pendant la saison des inondations en 2026, la pénurie d’eau peut affecter la vie quotidienne, la production, la production d’électricité et les écosystèmes. Il est donc nécessaire de passer de la réponse passive à la gestion des risques, de la gestion des conséquences à la prévention précoce et à distance.

Préserver la langue vietnamienne – préserver les racines culturelles, construire fermement la base idéologique

09-09-2026

https://cadn.com.vn

Pour la première fois, la résolution n° 23-NQ/TW du Politburo identifie les Vietnamiens d’outre-mer comme « l’une des ressources stratégiques importantes, contribuant à améliorer la synergie nationale », et met l’accent sur le rôle de la communauté vietnamienne d’outre-mer dans la préservation de la langue vietnamienne. Conserver la langue vietnamienne ne consiste pas seulement à conserver une langue ou une valeur culturelle, mais aussi à maintenir le lien de rapprochement communautaire, à nourrir les sentiments pour la patrie et le pays, et à mobiliser les ressources vietnamiennes d’outre-mer.

Vietnamiens – fondement de l’identité nationale

Au cœur de Séoul (Corée du Sud), chaque jour après le travail, M. et Mme Doan Quang Viet lancent une « classe vietnamienne » spéciale pour leurs enfants. Les livres d’histoires pour enfants en vietnamien, les histoires sur la patrie, y compris les sons de « chi », « tissu », « dent » et « rao » de la terre de Quang où M. Viet est né, sont devenus un pont pour rapprocher ses enfants des valeurs qui composent l’identité vietnamienne.

« Il y aura des moments où les enfants qui grandissent dans des terres étrangères se demanderont qui ils sont, où ils appartient. Et ensuite, le vietnamien n’est plus seulement une langue, mais devient la clé pour ouvrir la porte des racines », a partagé M. Viet.

Ce qui préoccupe M. Viet, ce sont aussi les sentiments de nombreuses familles vietnamiennes à l’étranger. Dans le parcours de l’intégration, la maîtrise de nombreuses langues est essentielle, mais préserver la langue maternelle est la base pour que des générations de Vietnamiens d’outre-mer ne perdent pas leurs racines et leur identité nationale. Dans un environnement multilingue, le vietnamien n’est donc pas seulement un moyen de communication, mais aussi un pivot pour chaque personne afin de préserver l’identité vietnamienne.

De son vivant, le président Ho Chi Minh a toujours eu une appréciation particulière pour la langue vietnamienne. Il a déclaré : « La voix est un atout extrêmement ancien et extrêmement précieux de la nation. Nous devons la préserver, la chérir, la rendre de plus en plus répandue. » Jusqu’à présent, cet enseignement est toujours valable.

De l’identité culturelle au courage idéologique

À l’ère numérique, le défi n’est plus un manque d’information, mais la capacité à identifier et accéder à des informations fiables. Pour la jeune génération de Vietnamiens d’outre-mer, la langue vietnamienne les aide à se rapprocher des sources officielles d’information vietnamiennes, mieux comprenant ainsi l’histoire, la culture et le parcours de développement du pays. C’est aussi un aspect important pour favoriser le courage idéologique. Protéger la base idéologique du Parti ne consiste pas seulement à réfuter les fausses informations, mais aussi à créer de manière proactive un accès à des informations exactes, en aidant la communauté vietnamienne d’outre-mer à comprendre correctement et fermement face à des flux d’informations multidimensionnels.

À une échelle plus large, à l’ère des algorithmes et de l’intelligence artificielle, le langage n’est pas seulement un outil de communication, mais aussi un moyen de préserver les souvenirs, de transmettre des valeurs et de raconter l’histoire d’un peuple. Ayant suffisamment de Vietnamiens pour lire, comprendre et raconter le parcours du pays, la jeune génération de Vietnamiens étrangers comprend non seulement mieux ses racines, mais peut aussi se connecter, présenter et diffuser les bonnes valeurs du Vietnam auprès d’amis internationaux. Ainsi, chaque Vietnamien, où qu’il vive, comprenne toujours d’où il vient et raconte avec assurance l’histoire de sa patrie avec sa propre voix.

Le nouvel esprit de la résolution ouvre également une nouvelle approche : de la connexion à la co-création, de la défense à l’institutionnalisation des ressources, de la conservation à la diffusion des valeurs vietnamiennes. Dans ce mouvement, la langue vietnamienne n’est pas seulement un moyen de préserver l’identité, mais aussi une plateforme pour connecter la communauté, nourrir l’attachement et promouvoir les contributions des Vietnamiens d’outre-mer au pays.

De la conservation à la tectonique à l’ère numérique

La langue vietnamienne ne peut être transmise de manière durable que lorsqu’elle est encore présente dans la vie de la jeune génération de Vietnamiens à l’étranger. Ainsi, le problème n’est pas seulement d’enseigner le vietnamien, mais de créer un environnement où la jeune génération peut utiliser naturellement le vietnamien, y trouver la proximité et une part de leur identité. Au fil des années, la Journée « Honorer la langue vietnamienne dans la communauté vietnamienne d’outre-mer » (8 septembre), le réseau des « Messagers vietnamiens » et de nombreuses activités d’enseignement et d’apprentissage du vietnamien ont créé des pivots importants. Cependant, comme l’a partagé M. Doan Quang Viet : « Maintenir les Vietnamiens dans le contexte actuel ne peut pas reposer uniquement sur les activités familiales ; Il est nécessaire d’avoir des espaces d’apprentissage dynamiques, d’appliquer la technologie et la culture populaire afin que les enfants sentent que leur langue maternelle fait partie du souffle moderne. »

En particulier, l’espace numérique devient un nouvel espace de transmission linguistique et culturelle. Pour les Vietnamiens, il ne s’agit pas seulement d’avoir une présence sur Internet, c’est de devenir une partie intégrante naturelle de la vie numérique – utilisée pour accéder au savoir, explorer l’histoire et la culture, apprécier l’art, créer du contenu et connecter les gens. Les jeux, vidéos, livres, films, produits musicaux ou plateformes de communication en vietnamien peuvent créer de nouvelles façons d’utiliser, créer et transmettre la langue vietnamienne entre les générations.

La conservation consiste à maintenir le circuit électrique intact ; créer signifie ouvrir de nouveaux flux pour que la langue vietnamienne continue de vivre dans le présent et le futur.

La valeur d’une langue ne se mesure pas seulement au nombre de personnes qui l’utilisent, mais aussi à sa capacité à porter la culture, les valeurs et les histoires d’un peuple au plus haut. Avec plus de six millions de Vietnamiens vivant dans de nombreux pays et territoires, la langue vietnamienne est non seulement préservée dans chaque famille et communauté, mais peut aussi devenir une partie intégrante de la voix du Vietnam auprès du monde. Lorsque la langue vietnamienne se répand largement auprès de la communauté vietnamienne d’outre-mer, la culture vietnamienne a aussi plus de moyens de se répandre ; et de ces voies, le pouvoir doux, le prestige et l’image d’un Vietnam riche en identité continuent d’être encouragés.

Dr Le Thi Ngoc Le

Premier ministre malaisien : l’ASEAN doit revoir le mécanisme de lutte transfrontalière contre le brouillard

10-09-2026

https://anninhthudo.vn

Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim a appelé le 8 septembre l’ASEAN à examiner les mécanismes de gestion du brouillard transfrontalier, afin de prévenir les impacts négatifs sur la santé des populations de la région.

S’adressant aux journalistes après une réunion avec des responsables du ministère des Cultures et des Produits à Putrajaya, Anwar a souligné que les ministres de l’ASEAN doivent accorder une attention particulière à cette question car le smog affecte directement la santé et la vie des personnes, en particulier des enfants et des nourrissons.

« Il reste encore beaucoup de domaines à améliorer. Je pense que les ministres de l’ASEAN doivent prendre cette question au sérieux, car elle affecte des vies, en particulier des enfants et des nourrissons. Nous avons vu cette situation à Serian, ce qui est vraiment inquiétant », a déclaré Anwar.

La qualité de l’air à Serian, en Malaisie, a été enregistrée à un niveau dangereux le matin du 8 septembre 2026

Le matin du 8 septembre, l’indice de qualité de l’air (API) à Serian, dans l’État du Sarawak, en Malaisie, a enregistré un niveau de 302 au siège de la police du district, revenant au seuil « dangereux ».

Selon l’échelle d’évaluation de la qualité de l’air malaisienne, un indice API de 0 à 50 est considéré comme « Bon », de 51 à 100 est « Modéré », de 101 à 200 est « Malsain », de 201 à 300 est « Très malsain », et 301 et plus est un niveau « Dangereux ».

Plus tôt, le 5 septembre, la Malaisie avait déclaré l’état d’urgence concernant le smog à Serian. Cette situation a été levée sur 7-9.

En se référant à la cause de la brume, M. Anwar a déclaré que la question du brûlage des déchets extérieurs en Indonésie doit être examinée en profondeur afin de déterminer clairement la cause de l’incendie avant d’agir ou de porter des accusations.

Répondant à une question sur la possibilité qu’une entreprise malaisienne opérant en Indonésie ait violé et causé la brume, le Premier ministre malaisien a affirmé que Kuala Lumpur respecterait toutes les actions en justice de Jakarta.

« Si des entreprises malaisiennes sont impliquées, nous créerons les conditions pour que l’Indonésie puisse agir. Nous respecterons certainement leur gestion et ne la défendrons pas, » a déclaré Anwar.

Il a également affirmé que la Malaisie n’interviendra ni ne protégera aucune entreprise si les résultats de l’enquête montrent qu’elle est responsable de la violation de la loi, causant du smog dans les pays voisins.

Accumulation d’eau de manière proactive, réponse au risque de pénurie d’eau due à El Niño

11-09-2026

https://baomoi.com

Le Département de la Gestion des Ressources en Eau avertit que le risque de sécheresse, d’intrusion d’eau salée et de pénurie d’eau pendant la saison sèche 2026-2027 est élevé, notamment dans la région du Sud-Centre, les Hautes Terres centrales et le delta du Mékong ; Proposez aux localités de stocker activement l’eau dès la saison des inondations 2026.

Le Département de la gestion des ressources en eau vient de publier le rapport n° 237/BC-TNN au ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, évaluant le risque de pénurie d’eau due à l’impact d’El Niño et proposant des solutions pour assurer le développement domestique de l’eau et socio-économique en 2027.

Selon le Département d’hydrométéorologie, El Niño s’est formé et devrait être aussi fort ou supérieur que les vagues d’El Niño en 2015-2016 et 2019-2020. Les températures devraient être plus élevées que la normale, avec une chaleur intense, tandis que les précipitations peuvent être rares et que la saison des pluies se termine prématurément. Ce sont des facteurs qui augmentent le risque de sécheresse, d’intrusion d’eau salée et de pénurie d’eau lors de la saison sèche 2026-2027.

Selon le rapport, depuis mai 2026, les ressources en eau de la plupart des rivières et ruisseaux ont commencé à décliner. De juin à août 2026, les débits sur 12 grands bassins seront inférieurs de 10 à 75 % à la moyenne pluriannuelle, à l’exception du bassin de la rivière Rouge et du cours principal de la rivière Ma. Les précipitations à venir pourraient être en déficit de 10 à 40 %, tandis que l’intrusion d’eau salée devrait apparaître tôt et empiéter profondément.

L’expérience des saisons de sécheresse 2015-2016 et 2019-2020 montre que s’il n’y a pas assez d’accumulation d’eau à la fin de la saison des crues, la pression due au manque d’eau augmentera fortement pendant la saison sèche. À cette époque, 43 grands réservoirs hydroélectriques ne stockaient pas assez d’eau, avec une pénurie totale de 7,73 à 11 milliards de m³ ; 65 % des 189 grands lacs d’irrigation manquent également d’eau. Les débits de saison sèche sur les grandes rivières ont diminué de 15 à 78 %.

Dans le Nord et le Nord-Centre, bien que le système d’irrigation soit relativement synchrone, il doit encore garantir des sources d’eau pour environ 29 millions de personnes et 800 000 hectares d’agriculture. Le faible niveau d’eau de la rivière Rouge peut affecter la capacité à absorber l’eau, tandis que cette zone concentre 46,1 % de la capacité hydroélectrique du pays.

La côte du Centre-Sud est considérée comme vulnérable en raison de ses rivières courtes et escarpées, de ses longues saisons sèches et de sa capacité limitée de stockage d’eau. Le débit de la rivière Kon pourrait diminuer de 72,8 %, celui de la rivière Ba de 67,5 % et celui de la rivière Thu Bon de 52,8 %. La superficie irriguée de la rivière Ba n’a atteint que 23 %, et le bassin Vu Gia – Thu Bon a atteint 35 %.

Dans les Hautes Terres centrales, environ 735 300 hectares d’arbres industriels et vivaces ne sont pas soumis à l’approvisionnement en eau irriguée, tandis que le taux d’activité en eau n’est que de 17 à 19 %. Si le débit diminue de 36-40 % ou plus, les zones de café, de poivre et de petites zones d’approvisionnement en eau seront directement affectées.

Notamment, le bassin de la rivière Dong Nai présente le niveau de stress hydrique le plus élevé en saison sèche dans le pays. Environ 91 % de la capacité d’approvisionnement en eau urbaine dépend des lacs en amont. Pendant ce temps, dans le delta du Mékong, 87,3 % de la capacité d’approvisionnement en eau urbaine exploitée par la rivière ne dispose pas de travaux réglementaires. Si le débit des rivières Tien et Hau diminue de 40 à 60 % et que la salinité atteint 40 à 70 km de profondeur, la vie et la production seront sous forte pression.

Face à ce risque, le Département de la Gestion des Ressources en Eau propose de passer de la réponse passive à une gestion proactive des risques, en régulant et distribuant les ressources en eau tôt et à distance. Dès septembre 2026, les localités doivent stocker activement l’eau pour l’irrigation et les réservoirs hydroélectriques ; Fonctionner de manière flexible pour assurer la prévention et le contrôle des inondations et réserver les sources d’eau pour la saison sèche de 2027.

Pour 10 bassins avec des processus d’exploitation inter-réservoirs, des comités populaires au niveau provincial sont proposés pour décider du stockage de l’eau ; en particulier le bassin de la rivière Rouge sera décidé par le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement. L’exploitation doit suivre de près les développements réels tout en assurant une coordination uniforme dans tout le bassin.

Les localités doivent également ajuster les saisons, convertir les cultures ou réduire la zone dans des endroits où les sources d’eau ne sont pas garanties ; l’exploitation combinée et alternée des eaux de surface et des eaux souterraines ; Restauration des puits de secours. Quoi qu’il en soit, l’eau domestique doit recevoir la plus haute priorité.

Le Département de la gestion des ressources en eau a proposé que le ministère de la Construction augmente les connexions d’approvisionnement en eau, réduise les pertes et prépare des sources de secours pour les grandes villes. Le ministère de l’Industrie et du Commerce ainsi que le secteur de l’énergie doivent équilibrer les sources d’énergie, limiter la dépendance excessive à l’hydroélectricité lorsqu’il faut conserver l’eau pour l’aval.

Le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement continue de diriger la surveillance des réservoirs, de fournir des orientations saisonnières, d’assurer l’approvisionnement en eau rurale et de renforcer les prévisions. On s’attend à ce que le scénario des sources d’eau pour le fleuve Rouge et le Mékong soit annoncé en octobre 2026 ; les bassins restants en novembre et décembre 2026.

Au Vietnam, l’eau potable peut contenir jusqu’à 300 fois plus d’arsenic que le seuil recommandé

13-09-2026

https://www.geo.fr

Dans les régions du delta du fleuve Rouge et du Mékong, au Vietnam, la teneur en arsenic des eaux souterraines est parfois 100 à 300 fois supérieure aux recommandations limites préconisées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ces sources alimentent en eau des millions de Vietnamiens et constituent un risque majeur pour la santé publique.

Au cours des dernières décennies, les eaux souterraines sont devenues l’une des principales sources d’eau potable pour les populations du delta du fleuve Rouge, au nord, et du delta du Mékong, au sud, du Vietnam. Pourtant une partie de ces eaux est fortement polluée par des métaux lourds, notamment l’arsenic, naturellement présent dans la croûte terrestre et d’une grande toxicité, révèle une étude parue en 2025, dans le numéro spécialEnvironmental Chemistry : arsenic contamination. “Jusqu’à 10 millions de personnes pourraient être exposées”, alerte Tran Le Luu, co-auteur et professeur associé à l’université vietnamienne-allemande d’Ho Chi Minh.

De 2010 à 2020, le chercheur a prélevé environ 1 000 échantillons afin d’analyser la qualité des nappes souterraines dans ces deux régions du pays. En 2017, il publie un premier article dans la revue Environmental Science and Pollution Research. C’est à partir de ces données mises à jour que les auteurs de l’étude ont observé une concentration en arsenic parfois 100 à 300 fois supérieure aux recommandations de l’OMS de 10 µg/L (microgrammes par litre). “Aujourd’hui certains niveaux peuvent sûrement être réduits de 30 à 50 µg/L, mais ils restent supérieurs au seuil critique”, assure le scientifique.

Hanoï et deux régions frontalières avec le Cambodge en zone rouge

Le delta du fleuve Rouge, berceau de la capitale historique de Hanoï, est sans aucun doute la région la plus touchée avec des taux allant de 0.1 à 3 050 µg/L. Dans trois des huit stations de traitement d’eau de la ville, les échantillons prélevés sont 24 à 32 fois plus riches en arsenic que les recommandations limites et trois à huit fois supérieurs dans les cinq autres. Dans les habitations individuelles, 27 des 29 échantillons d’eau du robinet analysés présentaient une concentration moyenne, là encore, trois fois au-dessus de la norme autorisée. Ce, sachant que la concentration en arsenic est plus faible dans l’eau du robinet, l’arsenic dissous pouvant se lier aux oxydes de fer présents sur les parois internes des canalisations. Les provinces alentour de Ha Tay, Ha Nam, et Hung Yen ont également été identifiées à risque avec une concentration réciproque jusqu’à 60, 80 et 50 fois supérieure aux recommandations de 10 μg/L, détaille l’étude.

Dans la région du delta du Mékong, dans laquelle s’écoule le fleuve mythique du même nom, la concentration moyenne en arsenic est supérieure à 50 μg/L et s’étend de 0.1 à 1 351 µg/L. Quatre zones localisées dans les provinces d’An Giang et de Dong Thap, près de la frontière avec le Cambodge, sont particulièrement touchées. Sur les 460 puits étudiés dans la région, 26 % des échantillons ont révélé des concentrations supérieures à la recommandation limite de l’OMS, précise l’étude de 2017.

Des risques de cancer et de maladies cardiovasculaires

Pourquoi des résultats si disparates ? La forte présence en arsenic dans les eaux souterraines est principalement liée au transport et à l’accumulation de sédiments dans les rivières et se trouve accentuée, à moindre échelle, par les activités humaines telles que la combustion des énergies fossiles ou l’utilisation de pesticides et d’engrais. En effet, l’arsenic possède des propriétés de liaison magnétique avec les oxyhydroxydes de fer. “ Les bactéries se nourrissent de matière organique en décomposition, consommant de l’oxygène et abaissant le niveau d’oxygène du sol ou de la nappe phréatique. Lorsque les conditions deviennent pauvres en oxygène, les microbes dissolvent les minéraux de fer et d’aluminium qui piègent naturellement l’arsenic et le libèrent”, décrit Tran Lee Lu.

Maladies cardiovasculaires, pigmentation de la peau, hyperkératose, mélanose, cancers… Les conséquences sur les populations locales sont nombreuses. Bien que des recherches complémentaires soient nécessaires, des études ont d’ores et déjà été menées démontrant la présence d’arsenic dans des échantillons biologiques humains (peau, cheveux, ongles, urine, etc.). Dans l’une d’elles, des chercheurs japonais, vietnamiens et suisses ont analysé 213 échantillons biologiques dans quatre districts du delta du fleuve Rouge.“Parmi les résidents exposés à des niveaux d’arsenic supérieurs ou égals à 50 μg/L, 64 % présentaient des concentrations d’arsenic dans les cheveux supérieures à 1 μg/g, un taux pouvant provoquer des lésions cutanées”, relate l’article publié en 2013 dans la revue Science of the Total Environment. Les habitants le savent mais n’ont pas d’autres choix que de s’adapter.“Dans certaines régions, on utilise l’eau de surface comme alternative”, ajoute le professeur à l’université vietnamo-allemande.

La latérite, une solution miracle ?

Le problème ne date pas d’hier et de nombreuses méthodes traditionnelles ont déjà été mises en œuvre par les autorités locales, la plus courante étant celle par absorption et aération. “Ces procédés ne nécessitent pas d’agents chimiques et atteignent une efficacité d’élimination de l’arsenic d’environ 80 %”, rapporte l’étude de 2025. Les résultats sont bons mais pas encore suffisants. Pour les chercheurs, l’adsorption naturelle par la latérite, riche en fer, “combinée à la coagulation ou à d’autres absorbants innovants”, semble être une alternative durable adaptée. Le procédé a déjà été testé à petite échelle dans une crèche de la province de Ha Nam, au Vietnam, comme le détaille une étude coécrite par des chercheurs vietnamiens et australiens parue dans la revue Science of The Total Environment du 10 janvier 2020.

Les résultats ont montré que le système de filtration d’eau communautaire conçu à partir de latérite réduisait la concentration d’arsenic des eaux souterraines locales, alors entre 122 et 237 μg/L, à une concentration en dessous de la norme recommandée par l’OMS. Disponibilité locale, efficacité, faible coût (4 à 5 USD/m³), absence de sous-produits toxiques et capacité de traitement importante… Globalement, la latérite naturelle présente de nombreux avantages mais “elle n’a pas encore pu être testée à grande échelle faute de financement”, regrette Tran Lee Lu. Sollicité à ce sujet à plusieurs reprises, le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement de la République socialiste du Vietnam n’a pas donné suite à nos demandes.

Dans le monde,“300 millions de personnes pourraient être touchées par la contamination des eaux souterraines à l’arsenic”, déplore le chercheur. La menace pèse particulièrement dans certains pays d’Asie comme en Chine, en Inde ou au Bangladesh. Si aujourd’hui des solutions existent, garantir un accès universel à l’eau traitée reste un défi majeur. Déployer ces technologies à grande échelle nécessitera des études complémentaires et un soutien financier et logistique massif de la part des gouvernements et des organisations internationales.

Ayant grandi en France, ils choisissent le Vietnam: le chemin inverse des Viet Kieu

14-09-2026

https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh

Leurs parents ont fait le chemin vers la France. Eux ont grandi de l’autre côté du globe et ont pourtant choisi, à leur tour, de poser leurs valises au Vietnam.



Lucas et Rémy sont nés en France, tandis que Rossana est née au Vietnam avant de partir à l’âge d’un an. Tous trois ont grandi en France avec, à des degrés différents, le Vietnam en toile de fond. Puis, à un moment de leur parcours, ce pays transmis par leurs familles est devenu un pays choisi.

Pour Rossana, 27 ans, la décision s’est concrétisée en 2024. Pour Rémy, 35 ans, elle est venue après plusieurs expériences à l’étranger. Chez Lucas, elle s’inscrit davantage dans une volonté de renouer avec son histoire familiale.

Trois trajectoires distinctes, mais une même interrogation : comment le pays de ses parents peut-il devenir, à l’âge adulte, son propre pays d’adoption ?

Grandir en France avec le Vietnam en toile de fond

Bien avant d’y vivre, le Vietnam occupait déjà une place dans leur quotidien.

Pour Rossana, le lien était particulièrement fort. Partie du pays lorsqu’elle avait un an, elle a grandi en France dans un environnement où la culture vietnamienne restait très présente. « On mangeait viet, on écoutait viet », raconte-t-elle.

Les vacances d’été passées régulièrement au Vietnam ont entretenu cette proximité. Au fil des années, le pays est devenu bien davantage qu’une destination familiale. Rossana le décrit simplement comme « la maison ».

Chez Rémy, la relation au Vietnam s’est construite plus progressivement. Enfant, il ne ressent pas de besoin particulier de se rapprocher du pays. Il comprend pourtant très bien le vietnamien, langue qu’il ne commence véritablement à parler qu’à partir de 25 ans.

À l’origine, la démarche est moins identitaire que personnelle : apprendre une troisième langue, voyager, s’ouvrir davantage au monde. Avant de s’installer au Vietnam, Rémy multiplie d’ailleurs les expériences internationales, notamment en Australie et au Canada.

C’est en découvrant ensuite le pays seul, sans sa famille, que son regard change.

« Ce n’est pas pareil d’y aller avec les parents », résume-t-il. En voyageant seul au Vietnam, il a le sentiment de découvrir quelque chose de plus personnel, de plus authentique. Aujourd’hui, lorsqu’il revient dans le pays, il dit se sentir « chez lui ».

Lucas évoque lui aussi une « mentalité viet » très présente pendant son enfance. Sa tante et sa grand-mère ont notamment joué un rôle important dans cette transmission familiale.

Chez tous les trois, le lien avec le Vietnam n’a donc jamais totalement disparu. Il s’est transmis par la langue, la cuisine, les vacances ou simplement par une atmosphère familiale. Mais cette identité n’est pas figée. Chez certains, elle est évidente très tôt ; chez d’autres, elle se construit plus tard, au fil des voyages et des expériences.

Pendant longtemps, le Vietnam reste ainsi le pays des parents et de la famille. Puis, peu à peu, il devient aussi un pays que l’on choisit pour soi.

Revenir aux racines… ou simplement partir ailleurs

Il serait tentant de résumer leurs parcours à celui de jeunes Viet Kieu souhaitant revenir sur les traces de leurs parents. La réalité est pourtant plus nuancée.

Avant de choisir le Vietnam, Rémy voulait surtout vivre ailleurs.

« J’ai toujours voulu vivre à l’étranger », explique-t-il.

Son parcours l’emmène d’abord en Australie, où il travaille notamment dans la restauration, puis au Canada. Pendant un temps, il envisage même de partir au Japon. Le Vietnam n’est donc pas initialement au centre de son projet.

Il s’impose progressivement. Rémy parle finalement d’un véritable « coup de foudre pour le Vietnam ». La pandémie de Covid-19 bouleverse ensuite ses projets et, au lieu du Japon, c’est vers le Vietnam qu’il choisit de partir.

Pour Rossana aussi, le moteur initial est avant tout l’envie de changement.

« Je voulais voir autre chose », explique-t-elle.

En 2024, elle décide de s’installer au Vietnam sans même avoir encore trouvé de travail. Son départ est porté par une forme de confiance : « Je rentre à la maison et je trouverai bien quelque chose. »

Cette phrase résume tout le paradoxe de ces trajectoires. Ils ont grandi en France, mais peuvent pourtant parler du Vietnam comme d’un endroit où ils « rentrent ».

Ce retour n’a cependant pas la même signification pour chacun.

Rossana ne le présente pas nécessairement comme une quête des origines. Pour Lucas, la dimension familiale est plus assumée. Il évoque clairement l’envie de « se reconnecter avec les racines ».

Son rapport au pays s’est notamment construit à travers les membres de sa famille qui y vivent encore. Une fois sur place, ses rencontres avec d’autres Viet Kieu renforcent également son sentiment d’appartenance. Il découvre un environnement dont il apprécie le dynamisme et commence à envisager autrement son avenir.

Sa mère, de son côté, comprend sa démarche.

Le « retour » peut donc être une expérience de vie, une opportunité professionnelle, une envie de changement ou une manière de renouer avec une histoire familiale. Être Viet Kieu de deuxième génération ne signifie pas nécessairement partager une même vision du Vietnam.

Et surtout, les raisons qui poussent aujourd’hui cette génération à venir dans le pays sont profondément différentes de celles qui ont conduit leurs parents à le quitter.

Une génération est partie dans un contexte marqué par la guerre et les bouleversements. La suivante découvre un Vietnam transformé, où elle peut envisager de construire sa propre histoire.

Le Vietnam qu’ils découvrent n’est plus celui de leurs parents

Arriver au Vietnam, c’est aussi confronter l’image transmise par la famille à la réalité contemporaine du pays.

Rémy se souvient des avertissements de ses parents avant son départ : « Tu ne connais rien du Vietnam, tu verras. »

Sur place, il découvre pourtant un pays très différent de celui qu’il avait imaginé à travers leurs récits. Les services, les infrastructures et la modernité du quotidien le surprennent.

« Ça change, tout change », constate-t-il.

Lucas fait le même constat. Lui aussi dit avoir été marqué par la rapidité des transformations observées en seulement quelques années.

Pour cette génération, le Vietnam n’est donc plus seulement celui raconté par les parents. C’est un pays qu’ils découvrent directement, avec leurs propres références, leurs attentes et leurs expériences.

Ils ne viennent pas forcément retrouver le Vietnam d’hier. Ils rencontrent celui d’aujourd’hui.

Et au-delà des racines familiales, le pays représente aussi pour eux une autre façon de vivre.

Un mode de vie qui pèse dans la décision de rester

Pour Rémy, la vie quotidienne joue un rôle essentiel. Il apprécie la facilité des rencontres, la sociabilité et le rythme de vie. Il compare également cette expérience à certaines contraintes ressenties en France.

« En France, tout est cher. Chaque fois que tu sors, c’est cher », explique-t-il.

Derrière l’aspect économique, c’est surtout un rapport différent au quotidien qui se dessine : sortir davantage, rencontrer des gens plus facilement, profiter de son environnement.

Lucas évoque lui aussi un sentiment de sérénité et le fait de se sentir bien dans son cadre de vie.

Leur présence au Vietnam ne s’explique donc pas uniquement par un attachement culturel. Ils y trouvent également un mode de vie qui semble davantage correspondre à leurs aspirations actuelles.

Leur parcours français peut même devenir un avantage.

Pour Lucas, les diplômes obtenus en France, son expérience professionnelle et sa capacité à évoluer entre les deux cultures facilitent certaines interactions dans le monde du travail vietnamien.

Ce positionnement entre deux pays peut créer un décalage, mais il peut aussi devenir une compétence : comprendre plusieurs codes culturels, s’adapter à différents interlocuteurs et créer des passerelles entre deux environnements.

Se construire une nouvelle communauté au Vietnam

Choisir le Vietnam ne signifie pourtant pas simplement retrouver un univers familier. Il faut aussi s’y construire une vie.

Pour Rossana, l’installation passe d’abord par des choses très concrètes : trouver un logement, prendre ses habitudes, découvrir son quartier, rencontrer ses voisins et se créer progressivement de nouveaux repères.

Surtout, elle bâtit son propre cercle social.

« Je me suis créée une communauté », raconte-t-elle.

Cette phrase illustre une dimension essentielle de ces parcours. Venir vivre au Vietnam ne consiste pas forcément à rejoindre une communauté familiale déjà existante. Il faut parfois en construire une nouvelle.

Et celle-ci ne se limite pas aux Vietnamiens ayant toujours vécu dans le pays.

Rossana, comme Lucas, rencontre également d’autres Viet Kieu partageant une expérience comparable : avoir grandi ailleurs, puis découvrir à l’âge adulte un pays qui leur est à la fois familier et étranger.

Cette proximité crée des liens particuliers. Tous connaissent, d’une manière ou d’une autre, cette sensation de naviguer entre plusieurs références culturelles.

Ni complètement français, ni complètement vietnamien

Cette proximité avec le Vietnam ne gomme cependant pas toutes les différences liées à leur enfance en France.

Parler vietnamien, par exemple, ne signifie pas nécessairement maîtriser la langue de la même façon qu’une personne ayant grandi dans le pays.

Rossana décrit son vietnamien comme « old-school, home-made ». Elle raconte que certaines personnes lui demandent même où elle l’a appris.

Rémy, lui, comprend très bien la langue mais ne sait pas l’écrire. Il ne s’est réellement mis à la parler qu’à l’âge adulte.

Leurs origines leur donnent donc une familiarité évidente avec le Vietnam, mais leur parcours français reste tout aussi visible.

Chez Lucas, cette question prend une dimension plus profonde. En France, il explique ne pas avoir toujours été considéré comme pleinement français. Au Vietnam, il ressent parfois une forme de distance comparable.

Il résume cette situation par « l’entre-deux » et le « manque de reconnaissance ».

La question dépasse alors celle des seules racines. Il ne s’agit plus simplement de savoir s’ils sont « assez vietnamiens » pour vivre au Vietnam ou « assez français » pour être considérés comme français.

Il s’agit plutôt de savoir où, et avec qui, ils peuvent réellement se sentir chez eux.

En France, leurs origines peuvent les distinguer. Au Vietnam, leur éducation et leur parcours à l’étranger les différencient également. Ils occupent ainsi une position particulière : assez proches des deux cultures pour circuler entre elles, mais parfois suffisamment éloignés pour ne se sentir totalement appartenir à aucune.

Faire de l’entre-deux une force

Cette double appartenance n’est pourtant pas nécessairement vécue comme une faiblesse.

Rossana décrit même son parcours français comme un « ice-breaker ». Son accent, sa façon de parler vietnamien ou son expérience en France deviennent autant de moyens d’engager la conversation avec les personnes qu’elle rencontre.

Ce qui pourrait créer une distance devient alors une façon de créer du lien.

Lucas retrouve lui aussi au Vietnam d’autres Viet Kieu avec lesquels il partage cette position singulière entre plusieurs cultures. Autour de ces expériences communes, de nouvelles communautés apparaissent.

Ils ne semblent finalement pas chercher à revenir vers une identité unique. Ils apprennent plutôt à vivre avec plusieurs appartenances.

La France n’est d’ailleurs pas effacée de leur quotidien.

Rémy reste attaché à Paris, au PSG, à la Coupe du monde et à différentes références culturelles françaises. Rossana, elle, a progressivement construit sa vie au Vietnam jusqu’à pouvoir y retrouver une nouvelle forme de « maison » : non plus seulement celle héritée de ses parents, mais celle qu’elle s’est elle-même créée.

Lucas, enfin, ne considère pas nécessairement le Vietnam comme une destination définitive. D’autres projets restent envisageables, notamment en Colombie ou à travers le travail à distance.

Plus qu’un retour, un deuxième chez-soi

Vivre au Vietnam ne signifie donc pas forcément s’y installer pour toujours.

Pour certains, le pays représente une expérience de quelques années. Pour d’autres, une manière de renouer avec une partie de leur histoire. Pour d’autres encore, simplement un lieu où ils se sentent bien à un moment de leur vie.

Le mot « retour » est peut-être, finalement, imparfait.

Ils ne quittent pas réellement la France pour devenir vietnamiens. Ils ne cherchent pas nécessairement à choisir entre deux identités.

Ils ajoutent plutôt un second chez-soi à une identité déjà construite entre deux pays.

Leurs parents ont quitté le Vietnam pour bâtir leur avenir en France. Leurs enfants font aujourd’hui le chemin inverse. Mais ils ne reviennent pas forcément dans le Vietnam de leurs parents.

Ils viennent découvrir le leur.

Callista CHARPENTRON

Vietnam Express – Actualités

D’après Gavroche Thaïlande

Du 01 au 15-09-2026

https://www.gavroche-thailande.com/category/asie/vietnam

France

Tô Lâm attendu en France après une étape en Russie

Le secrétaire général du Parti communiste vietnamien et président du Vietnam, Tô Lâm, a quitté Hanoï ce lundi 7 septembre pour une visite d’État en Russie, suivie d’une visite officielle en France, à l’invitation respective de Vladimir Poutine et d’Emmanuel Macron. Son déplacement, prévu jusqu’au 12 septembre, comprend également sa participation à Paris au Sommet international de l’espace, présenté par Hanoï comme le premier rendez-vous de ce niveau consacré au secteur spatial. La visite française doit permettre d’approfondir le partenariat stratégique global entre les deux pays, notamment dans des secteurs à forte composante technologique. Pour le Vietnam, cette séquence illustre aussi sa volonté de maintenir des relations étroites avec des partenaires très différents, de Moscou à Paris.

Visite de Tô Lâm en France

Le secrétaire général du Parti communiste vietnamien et président de la République, Tô Lâm, a effectué une visite en France les 10 et 11 septembre, au cours de laquelle il a également participé au Sommet international sur l’Espace à Paris. Reçu par Emmanuel Macron, qui lui a remis la grand-croix de la Légion d’honneur, le dirigeant vietnamien a réaffirmé avec son homologue français la volonté de renforcer le partenariat stratégique global entre les deux pays. La science et la technologie doivent notamment devenir l’un des nouveaux piliers de cette coopération.

France-Vietnam : un plan d’action pour 2026-2028

Paris et Hanoï ont profité de la visite de Tô Lâm pour adopter un plan d’action 2026-2028 destiné à accélérer leur partenariat stratégique global. Les deux pays veulent approfondir leur coopération dans la défense, l’énergie, les technologies de pointe, le spatial et les minerais critiques. Plusieurs projets concrets sont concernés, dont le satellite d’observation VNREDSat-2, la rénovation de la ligne ferroviaire Hanoï-Haïphong et la création d’une école des technologies ferroviaires au Vietnam.

La coopération économique et financière se renforce

En marge de la visite, le ministre vietnamien des Finances, Ngô Văn Tuấn, s’est entretenu avec son homologue français Roland Lescure. Les discussions ont porté sur le financement de projets stratégiques, notamment dans les transports et le spatial, ainsi que sur le développement des investissements bilatéraux. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont dépassé 5 milliards de dollars au cours des huit premiers mois de 2026. Hanoï continue également de souhaiter la ratification par les États membres de l’accord de protection des investissements entre l’Union européenne et le Vietnam (EVIPA).

Decathlon veut accélérer au Vietnam

Présent au Vietnam depuis plus de trente ans, Decathlon entend renforcer ses investissements dans le pays, devenu l’un des piliers de sa chaîne mondiale de production. Le groupe français veut augmenter la valeur technologique des produits conçus et fabriqués localement en développant notamment l’intelligence artificielle et les technologies de production avancées. Il prévoit parallèlement d’étendre son réseau de magasins et ses activités de commerce en ligne sur un marché vietnamien qu’il juge en plein essor.

Le Vietnam se rapproche de l’Institut Polytechnique de Paris

En marge de la visite de Tô Lâm, une délégation conduite par Nguyễn Duy Ngọc s’est rendue à l’Institut Polytechnique de Paris. Les discussions ont porté sur la recherche, l’innovation et la formation scientifique. Hanoï souhaite notamment développer des laboratoires communs, multiplier les formations doctorales et favoriser les transferts de compétences dans des secteurs technologiques jugés stratégiques pour le développement du pays à l’horizon 2045.

Des archives historiques françaises remises au Vietnam

À l’occasion de la visite de Tô Lâm, les Archives nationales d’outre-mer ont remis au Vietnam plusieurs reproductions de documents historiques destinées au futur Musée du Parti communiste vietnamien. Parmi elles figure une une du journal Cứu Quốc d’août 1945 montrant le drapeau national, ainsi que des documents relatifs aux activités de Nguyễn Ái Quốc, nom utilisé par Hô Chi Minh avant l’indépendance.

France-Vietnam : coopération culturelle et restitution d’un tambour ancien

Ngô Phương Ly, épouse de Tô Lâm, a rencontré à Paris des responsables français de la culture afin d’évoquer de nouveaux échanges artistiques, dont l’organisation d’une Semaine du théâtre vietnamien en France et une participation française au Festival international du film de Hanoï. La séquence a également été marquée par la restitution au Vietnam d’un tambour de bronze de la culture Đông Sơn, daté du Ve siècle avant notre ère et conservé en France.

Politique, Diplomatie

Tran Thanh Man en tournée en Corée du Sud et en Mongolie

Le président de l’Assemblée nationale vietnamienne, Tran Thanh Man, a quitté Hanoï le 6 septembre pour une tournée officielle en Corée du Sud puis en Mongolie, qui doit se poursuivre jusqu’au 11 septembre. Il s’agit de sa première visite officielle en Corée du Sud dans ses fonctions actuelles. Hanoï veut notamment approfondir son partenariat stratégique global avec Séoul et renforcer sa diplomatie parlementaire avec la Mongolie.

Une initiative vietnamienne devient une décennie de l’ONU

L’Assemblée générale des Nations unies a proclamé 2027-2036 “Décennie internationale de la culture pour le développement durable”, à partir d’une initiative portée par le Vietnam et soutenue par plus de 100 pays. L’UNESCO sera chargée d’accompagner les États afin de mieux intégrer la culture dans les politiques de développement économique et social.

Le Vietnam défend l’égalité des genres à l’ONU

À New York, le Vietnam a réaffirmé devant le conseil d’administration d’ONU Femmes sa volonté de renforcer la place des femmes dans la transition numérique, l’intelligence artificielle et l’économie verte. Le représentant permanent adjoint Nguyễn Hải Lưu a souligné que le pays avait déjà dépassé, dès 2025, plus de la moitié des objectifs fixés par sa stratégie nationale pour l’égalité des sexes. Hanoï souhaite poursuivre sa coopération avec les Nations Unies sur ce sujet pour la période 2027-2031.

Le Vietnam renforce ses liens avec les BRICS

Présent au 18e sommet des BRICS à New Delhi en qualité de pays partenaire, le Vietnam a plaidé pour une coopération davantage tournée vers la résilience économique, les technologies et la croissance durable. Le Premier ministre Lê Minh Hưng a notamment appelé à développer des projets concrets dans l’intelligence artificielle et les énergies propres. Hanoï participe pour la deuxième fois au sommet avec ce statut, sans être membre à part entière de l’organisation.

Économie

Près de 95 000 matricules fiscaux désactivés

Le Vietnam poursuit le nettoyage de son fichier des contribuables. 94 991 matricules fiscaux ont été désactivés au cours des huit premiers mois de 2026, tandis que plus de 3 000 ont été rétablis pour des entreprises ayant repris leurs activités. L’opération vise à retirer du système les entreprises inactives ou introuvables et à limiter l’utilisation de sociétés fantômes pour la fraude fiscale et le trafic de factures.

Phu Quoc sécurise son approvisionnement électrique avant l’APEC 2027

Trois projets électriques représentant près de 2 165 milliards de dôngs viennent d’être achevés à Phu Quoc : un poste de 220 kV et deux lignes de 110 kV. Ils doivent porter la capacité d’alimentation de l’île à 315 MVA, avec une extension possible à 500 MVA. Au-delà de la croissance touristique et immobilière de l’île, ces investissements préparent aussi Phu Quoc à accueillir le sommet de l’APEC en 2027.

L’agroalimentaire vietnamien veut monter en gamme

Les exportations agricoles, forestières et aquacoles du Vietnam ont atteint près de 42,8 milliards de dollars sur les sept premiers mois de 2026, en hausse de 7,5 % sur un an. Les autorités poussent désormais les entreprises à aller au-delà des volumes en développant davantage de produits transformés, de marques et de normes de traçabilité capables de répondre aux exigences des marchés internationaux.

Hanoï courtise les groupes indiens ACME et GMR

En marge du sommet des BRICS à New Delhi, le Premier ministre Lê Minh Hưng a rencontré les dirigeants des groupes indiens ACME et GMR afin de les encourager à investir davantage au Vietnam. ACME étudie notamment des projets liés à l’hydrogène vert et aux matériaux bas-carbone. GMR, spécialisé dans les infrastructures aéroportuaires, s’intéresse pour sa part au développement et à la gestion des aéroports du Vietnam, alors que le pays prévoit de porter son réseau à 36 plateformes d’ici 2030.

Chaussures et maroquinerie : les exportations progressent

Les exportations vietnamiennes de cuir, chaussures et produits de maroquinerie ont atteint 19,54 milliards de dollars sur les huit premiers mois de 2026, en hausse de 2,4 % sur un an. Les États-Unis restent de loin le premier débouché, avec plus de 8 milliards de dollars d’achats. Les exportations vers l’Union européenne ont progressé de 4 % pour approcher les 5 milliards de dollars, compensant en partie le recul enregistré en Chine et au Japon.

Déforestation : les exportateurs vietnamiens se préparent aux futures règles britanniques

Les producteurs de bois, de café et de caoutchouc sont invités à anticiper les futures règles britanniques contre la déforestation. Les entreprises devront notamment améliorer la traçabilité et la géolocalisation de leurs chaînes d’approvisionnement. Le dispositif devrait différer du règlement européen EUDR en privilégiant, dans un premier temps, la légalité de la production et le respect des réglementations du pays d’origine. Les exportations indirectes via des pays tiers seront également concernées.

Société

Hanoï accélère sept grands projets de ponts sur le fleuve Rouge

La capitale poursuit simultanément sept grands projets de ponts sur le fleuve Rouge, dont Tu Lien, Tran Hung Dao, Ngoc Hoi, Hong Ha, Me So, Van Phuc et Thuong Cat. L’objectif est de réduire la congestion et de mieux connecter les deux rives de l’agglomération. Plusieurs ouvrages doivent avancer fortement avant l’APEC 2027. Le pont Tu Lien vise notamment une mise en service au deuxième trimestre 2027, sous réserve de la disponibilité des terrains.

Près de 27 millions d’élèves et étudiants font leur rentrée

La rentrée 2026-2027 concerne près de 27 millions d’élèves et étudiants à travers le pays. Le Premier ministre Le Minh Hung a appelé à une réforme plus profonde des méthodes d’enseignement, des infrastructures et de la gestion des établissements. Le gouvernement veut notamment renforcer l’accès à l’éducation, l’usage des technologies et la capacité du système scolaire à accompagner les transformations économiques du pays.

Une bombe de 300 kg découverte en plein centre de Haiphong

Une bombe datant de la guerre a été découverte lors de travaux au 96 rue Cau Dat, dans le centre de Haiphong. L’engin, long d’environ 1,20 m et pesant 300 kg, a été retiré et transporté vers un site sécurisé le 4 septembre. La circulation avait été interrompue pendant plusieurs heures dans ce secteur très fréquenté.

Hanoï lance une carte des inondations en temps réel

La capitale a intégré à l’application citoyenne iHanoi une mini-application permettant de suivre en temps réel les précipitations et les niveaux d’inondation. L’outil, alimenté par les stations automatiques du réseau de drainage de Hanoï, doit permettre aux habitants d’adapter leurs déplacements. iHanoi revendique près de 6,5 millions de comptes enregistrés.

110 Vietnamiens expulsés des États-Unis rapatriés à Hanoï

Les autorités vietnamiennes ont accueilli le 12 septembre à l’aéroport de Nội Bài 110 ressortissants expulsés des États-Unis pour séjour irrégulier. L’opération a été coordonnée avec les services américains de l’immigration (ICE). Originaires de 17 provinces et villes, avec une forte représentation d’Hô-Chi-Minh-Ville, les personnes rapatriées ont été prises en charge par les autorités locales après vérification de leur identité.

Climat : plus de trois millions d’élèves touchés

Tempêtes, inondations et autres événements climatiques au Vietnam ont perturbé la scolarité de plus de trois millions d’élèves en 2025, selon l’UNICEF. À l’échelle mondiale, 171 millions d’enfants auraient subi des interruptions similaires. L’organisation alerte sur les pertes d’apprentissage et les risques de décrochage provoqués par les fermetures répétées d’établissements scolaires, avec des conséquences particulièrement importantes pour les populations les plus vulnérables.

Washington engage près de 100 millions de dollars dans la coopération sanitaire

Les États-Unis et le Vietnam ont signé un accord-cadre de coopération sanitaire sur cinq ans, assorti d’un engagement américain de près de 100 millions de dollars. Le programme doit notamment soutenir la lutte contre le VIH/SIDA et la tuberculose, tout en renforçant l’autonomie financière et opérationnelle du Vietnam. Depuis 2004, l’aide américaine consacrée à ces programmes sanitaires dans le pays dépasse 930 millions de dollars.

Tourisme, Culture

Les vols internationaux reprennent à Da Lat

L’aéroport international de Lien Khuong, qui dessert Da Lat, a accueilli le 2 septembre son premier vol international depuis sa réouverture : un Airbus d’AirAsia en provenance de Kuala Lumpur. La liaison Da Lat-Kuala Lumpur doit désormais fonctionner à raison de quatre vols par semaine. L’aéroport avait rouvert le 19 août après près de six mois de travaux sur la piste et les voies de circulation.

Le trafic aérien progresse de 8,65 % pendant la Fête nationale

Du 29 août au 2 septembre, Vietnam Air Traffic Management a pris en charge 13 482 vols, soit une hausse de 8,65 % par rapport à la même période de 2025. Le trafic s’est concentré en particulier sur les aéroports de Noi Bai, Tan Son Nhat et Danang, malgré plusieurs épisodes météo défavorables.

Hanoï repart à la conquête des touristes chinois

Cette semaine, Hanoï a promu son patrimoine, sa gastronomie et ses offres touristiques à Pékin puis à Tianjin, où la capitale vietnamienne participe à l’Exposition chinoise des industries culturelles et touristiques. La Chine demeure le premier marché international du Vietnam : 3,08 millions de visiteurs chinois se sont rendus dans le pays au cours des sept premiers mois de 2026. Hanoï en a accueilli environ 461 000 pour des séjours avec nuitées.

Lai Châu célèbre les rizières et les moissons

Le village de Tả Lèng, dans la province montagneuse de Lai Châu, a célébré la saison des récoltes avec le festival « Saison d’or de Tả Lèng – Parfum de riz au cœur des hautes montagnes ». Habitants de la communauté Mông et visiteurs se sont retrouvés au milieu des rizières en terrasses. Le programme comprenait notamment le Cúng Cơm Mới, rituel d’offrande du nouveau riz destiné à remercier les ancêtres et à souhaiter de bonnes récoltes.

Hanoï lance les festivités de la Fête de la mi-automne

Les célébrations de la Fête de la mi-automne ont débuté le 11 septembre au marché de Đồng Xuân, dans le Vieux Quartier de Hanoï. Pendant deux semaines, le programme « Préserver la lune du Vieux Quartier 2026 » investit plusieurs sites patrimoniaux autour de Hoàn Kiếm. Marchés traditionnels, fabrication de jouets et de gâteaux de lune, artisanat et dégustations de thé figurent au programme.

Đồng Tháp célèbre la saison des crues

La province de Đồng Tháp, dans le delta du Mékong, a lancé le 13 septembre un festival consacré à la saison des crues. Marché flottant, musique traditionnelle đờn ca tài tử, jeux populaires et découverte des activités liées aux zones inondées figurent au programme. Les visiteurs peuvent notamment participer à la pose de nasses, cueillir les fleurs jaunes de điên điển ou parcourir en barque les paysages du delta, notamment autour du parc national de Tràm Chim.

dienhai.nguyen@free.fr

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