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Revue de presse Vietnam / du 01-01 au 15-01-2026

Sélectionnée par Michel Pédoussaut Aperçu du marché immobilier en 2025 01/01/2026 https://hanoionline.vn Revoyons ensemble les événements marquants de l’année écoulée, au cours de laquelle les politiques publiques, les décisions gouvernementales et les fluctuations économiques ont eu un impact profond,

Sélectionnée par Michel Pédoussaut

Aperçu du marché immobilier en 2025

01/01/2026

https://hanoionline.vn

Revoyons ensemble les événements marquants de l’année écoulée, au cours de laquelle les politiques publiques, les décisions gouvernementales et les fluctuations économiques ont eu un impact profond, façonnant la dynamique du marché immobilier.

Vers un marché immobilier sain et durable

La construction d’un marché immobilier stable et durable reste un objectif constant du gouvernement central. Dès le début de 2025, le gouvernement a soumis et l’Assemblée nationale a approuvé plusieurs politiques spécifiques visant à lever les obstacles institutionnels, libérer les ressources foncières, relancer les projets en difficulté, augmenter l’offre et contribuer à faire baisser les prix de l’immobilier. Voici les événements ayant eu le plus grand impact sur le marché au cours de l’année passée.

Adoption de nombreuses politiques spécifiques

L’année 2025 est considérée comme une étape charnière pour le marché immobilier vietnamien, avec l’application simultanée, pour la première fois, de trois lois majeures :

  • la Loi foncière 2024,
  • la Loi sur les affaires immobilières 2023,
  • et la Loi sur le logement 2023.

Parallèlement, de nombreuses résolutions, décrets et circulaires d’application ont été promulgués, contribuant progressivement à lever les obstacles juridiques et à créer les bases d’un marché plus transparent et plus durable.

Notamment, la Résolution 170 et la création du Comité de pilotage 751 ont permis de déverrouiller des centaines de projets bloqués depuis des années. Rien qu’à Hanoï, Hô Chi Minh-Ville, Đà Nẵng, Khánh Hòa et Tây Ninh, plus de 2 100 projets ont été examinés : environ 1 760 d’entre eux ont été résolus, représentant un investissement total de plus de 220 000 milliards de dongs et mettant 6 100 hectares de terres en exploitation.

De plus, la Résolution 171 a autorisé à titre expérimental le développement de logements commerciaux via des accords d’acquisition de terres, y compris agricoles (si conformes à la planification). Le Décret 75 a, quant à lui, clarifié le cadre juridique, relançant de nombreux projets en sommeil.

Concernant le logement social, la Résolution 201, entrée en vigueur le 1er juin 2025, a marqué une avancée majeure en facilitant les procédures, l’accès au foncier et les mécanismes d’incitation. Le Décret 261 a élargi les conditions d’éligibilité aux travailleurs à faible revenu, y compris les travailleurs indépendants, tout en abaissant le taux d’intérêt pour l’achat de logements sociaux de 6,6 % à 5,4 % par an — rapprochant davantage les politiques de la réalité des besoins des citoyens.

Relance de nombreux projets en retard ou à l’abandon

Grâce aux nouvelles politiques adoptées début 2025, le marché immobilier a connu un regain d’activité. De nombreux projets bloqués depuis des années, voire des décennies, ont repris. La renaissance de ces projets, longtemps considérés comme “morts cliniquement”, a redonné vie au paysage urbain et suscité de nouveaux espoirs quant à l’augmentation de l’offre de logements dans les grandes villes.

Ce résultat provient du déblocage d’obstacles juridiques et de la direction ferme du gouvernement, visant à exploiter efficacement les ressources foncières. À Hanoï, la publication par le Service de l’Agriculture et de l’Environnement d’une liste de 17 investisseurs inactifs sur des “terrains d’or” a exercé une forte pression, poussant plusieurs projets à redémarrer, notamment le Complexe ICT et le Centre commercial Biti’s.

Forte augmentation de l’offre de logements commerciaux et sociaux

La levée progressive des blocages, la relance de nombreux projets et l’adaptation des politiques de logement social à la réalité ont généré une offre abondante.
Selon le Ministère de la Construction, en 2025 le pays comptait 3 297 projets immobiliers, soit environ 5,9 millions de logements pour un investissement total de 7 420 000 milliards de dongs. Parmi eux, les logements commerciaux et les zones urbaines prédominent, avec 2 358 projets représentant 5,2 millions d’unités et 6 740 000 milliards de dongs d’investissement.

L’année 2025 marque aussi le retour en force du logement social, pour la première fois depuis 2013. Sous l’impulsion du gouvernement, les provinces ont accéléré les programmes de construction, atteignant un niveau record d’offre.
Au total, 696 projets de logements sociaux étaient en cours, représentant 637 048 unités :

  • 128 648 déjà livrées,
  • 123 057 en construction,
  • 358 343 approuvées pour investissement.

En parallèle, les autorités locales ont réservé 1 427 emplacements, soit environ 9 830 hectares, à la construction de logements sociaux — un chiffre bien supérieur aux 57 652 unités livrées entre 2021 et 2024.

Disparition des logements abordables, offre concentrée sur le haut de gamme

Malgré ces signes positifs, le marché reste déséquilibré.
Au 3ᵉ trimestre 2025, le segment haut de gamme et luxe représentait 63 % de l’offre totale, tandis que les logements abordables, essentiels pour la majorité de la population, ne constituaient qu’environ 3 % des nouveaux lancements.
Sur les neuf premiers mois de l’année, cette proportion n’a pas dépassé 6 %, la plupart étant des logements sociaux. Cela réduit de plus en plus l’accès des ménages moyens à des logements à prix modéré.

Dans ce contexte, les ménages à faible revenu ne peuvent quasiment compter que sur le logement social. Malgré les efforts récents du gouvernement, l’offre demeure insuffisante. Le fait que des citoyens aient dû faire la queue toute la nuit ou se bousculer pour déposer leurs dossiers illustre l’écart grandissant entre la demande réelle et la capacité du marché à y répondre.

Lancement de plusieurs grands projets d’infrastructures de transport

L’année 2025 marque également un tournant stratégique, avec le lancement simultané de nombreux projets d’infrastructures majeurs : grands ponts, lignes de métro à Hanoï et Hô Chi Minh-Ville, etc.
Ces avancées visent non seulement à réduire la congestion urbaine, mais aussi à poser les bases d’un développement urbain moderne selon le modèle TOD (Transit-Oriented Development).

Le renforcement du réseau de transport multimodal stimule la déconcentration urbaine et contribue à réduire la pression sur les prix immobiliers des zones centrales. Plus encore, ces projets structurants forment de nouveaux corridors économiques dynamiques, orientant le pays vers un modèle de villes polycentriques et durables.
Ce cadre représente un fondement essentiel et un puissant tremplin pour une nouvelle phase de développement urbain au Viêt Nam.

Dépression chez les personnes âgées causée par des enfants “parasites”

01/01/2026

https://vnexpress.net

À 65 ans, au lieu de profiter de sa retraite, Mme Dao passe fréquemment des nuits blanches à souffrir de violents maux de tête et d’un rythme cardiaque rapide.

La cause profonde de cet épuisement ne réside pas dans des maladies liées à l’âge, mais dans la pression que représente le soutien de deux enfants approchant la quarantaine, encore totalement dépendants financièrement. L’aîné, âgé de 39 ans, change constamment d’emploi sous prétexte de « se trouver », laissant sa femme, ses enfants et la charge financière à sa mère, tandis que la cadette, âgée de 33 ans, travaille à son compte avec un revenu précaire et continue de vivre dans la dépendance.

Avec une pension cumulée de moins de 15 millions de dongs pour le mari et la femme, Mme Dao devait assumer seule les dépenses de sa famille nombreuse de neuf personnes. Pour joindre les deux bouts, elle vendit son or, épuisa ses économies et emprunta de l’argent à tout-va sous prétexte de « payer les études de ses petits-enfants ». Ce stress prolongé amena les médecins de l’hôpital psychiatrique Mai Huong Day à diagnostiquer chez elle un trouble anxieux et un risque élevé de dépression sévère .

M. Hoa, 62 ans, ne vit pas avec son fils, mais n’a pas un instant de répit. À chaque sonnerie de téléphone d’un inconnu, son cœur s’emballe. La voix à l’autre bout du fil dit : « Dites à votre petit-fils de rembourser ses dettes, sinon la famille en subira les conséquences. » Au début, il s’agissait de dizaines de millions de dongs, puis de centaines de millions. Son fils, qui approche la quarantaine, est criblé de dettes, puisant constamment dans les économies de ses parents et les obligeant à rembourser ses dettes. M. Hoa n’ose ni répondre au téléphone, ni ouvrir la porte, et est réveillé en sursaut la nuit par le bruit d’une voiture qui s’arrête devant son portail. Ses difficultés financières lui ont fait perdre du poids rapidement, le rendant irritable, provoquant des palpitations, des pertes de mémoire et une insomnie chronique. Les médecins le mettent en garde contre une dépression due au stress chronique.

Selon la psychologue Nguyen Thi Huong Lan, directrice du département de psychologie de l’Institut de formation BHIU de l’Université internationale de Bac Ha, la dépendance économique persistante des enfants adultes envers leurs parents constitue une crise silencieuse chez les personnes âgées. Nombre d’entre eux, âgés de 55 à 70 ans, consultent un psychologue en raison d’insomnies prolongées, d’une anxiété financière chronique, d’épuisement et d’une dépression légère à modérée.

Les enfants adultes qui restent financièrement dépendants de leurs parents sont une source de détresse pour les personnes âgées. (Photo : Unsplash)

Il n’existe pas de statistiques sur le nombre d’adultes au Vietnam financièrement dépendants de leurs parents. Cependant, selon l’Office général des statistiques, au troisième trimestre 2025, 1,6 million de jeunes de 15 à 24 ans étaient sans emploi, ni scolarisés, ni en formation, soit 11,5 % de la population jeune totale. Le nombre de chômeurs en âge de travailler a augmenté de plus de 222 000 par rapport au trimestre précédent et de 183 000 par rapport à la même période de l’année précédente.

À l’échelle mondiale, au Royaume-Uni, plus d’un tiers des adultes âgés de 35 à 44 ans dépendent encore du soutien de leurs parents, selon le journal The Independent . Ce ne sont pas seulement les jeunes qui vivent chez leurs parents et n’ont pas d’emploi à temps plein ; les adultes censés être financièrement indépendants ont également besoin de ce soutien. En Corée du Sud, une enquête menée en 2022 par l’Institut de la santé et des affaires sociales auprès de 14 000 adultes a révélé que 49,7 % des trentenaires et 48,8 % des quadragénaires étaient encore célibataires et vivaient chez leurs parents en raison de ressources financières limitées.

Au Royaume-Uni, le terme NEET (Not in Education, Employment, or Training, soit « ni en études, ni en emploi, ni en formation ») désigne les individus qui ne contribuent pas à la société, ne suivent aucune formation, sont en marge de la vie sociale, n’ont aucun revenu et dépendent entièrement de leur famille. En France, on les appelle des « kangourous », car ils sont pris en charge par leurs parents même à l’âge adulte. En Chine, on les appelle des « grands enfants » qui ne peuvent être économiquement indépendants et ont besoin de la protection parentale.

Pour expliquer les raisons sous-jacentes, Mme Lan estime que la mentalité de « sacrifice » profondément ancrée dans la culture est-asiatique est le facteur clé. Nombre de parents associent leur propre valeur au sacrifice, convaincus de ne pouvoir se permettre de rester passifs face aux difficultés de leurs enfants. Cette mentalité, conjuguée à la peur d’être rejetés par leurs enfants et à la pression sociale de maintenir leur prestige lorsque ces derniers ne réussissent pas encore, les pousse à devenir volontairement des « pourvoyeurs » financiers inconditionnels. Ils tentent de compenser les besoins matériels de leurs enfants en croyant, à tort, que les laisser partir les condamnerait à une impasse.

Cependant, cette surprotection a un coût : la santé et l’espérance de vie des parents eux-mêmes. Sur le plan médical, l’anxiété constante stimule la production de cortisol, ce qui affaiblit le système immunitaire et augmente le risque de maladies cardiovasculaires, d’hypertension et de diabète. Sur le plan social, cette surprotection engendre une génération passive, égoïste, démunie face aux difficultés et incapable de se débrouiller seule. Au décès des parents âgés, ces « enfants devenus adultes » représentent un double fardeau pour le système de protection sociale.

Pour remédier à ce problème, les experts recommandent aux parents d’établir des limites financières claires. Au lieu d’un soutien inconditionnel, ils devraient privilégier un système de « soutien temporaire », lié à des engagements précis en faveur de l’autonomie de leurs enfants, et surtout ne pas rembourser leurs dettes personnelles. Un dialogue franc sur les limites de santé et financières est indispensable pour rétablir l’harmonie familiale. La dépression chez les personnes âgées se manifeste souvent par une souffrance silencieuse, sans larmes ; c’est pourquoi la détection précoce de signes tels que l’insomnie et les changements d’humeur est cruciale pour une intervention médicale rapide, afin de préserver la qualité de vie des seniors.

LeViêt Nam lance 564 projets de construction en 2025

03/01/2026

https://www.vietnam.vn/fr

D’après les informations du ministère de la Construction, le Vietnam a lancé et inauguré 564 projets de construction en 2025, représentant un investissement total de plus de 5,14 millions de milliards de VND. Sur ce montant, 3,84 millions de milliards de VND (74,6 %) provenaient de capitaux privés et 1,3 million de milliards de VND (25,4 %) de capitaux publics. Ces projets ont été mis en œuvre lors de trois cérémonies simultanées de pose de la première pierre, d’inauguration et d’ouverture technique, coïncidant avec des événements nationaux majeurs (19 avril, 19 août et 19 décembre).

Plus précisément, le 19 décembre 2025, 234 projets et travaux ont été lancés, inaugurés et ouverts à la circulation technique, pour un capital total de plus de 3,4 millions de milliards de VND, couvrant de nombreux domaines tels que les transports, le développement urbain, l’industrie, la santé, l’éducation et le logement social, et diffusés en direct dans 79 lieux à travers le pays, contribuant ainsi concrètement à la célébration du 14e Congrès national du Parti.

Le 19 août 2025 au matin, des cérémonies simultanées de pose de première pierre et d’inauguration ont eu lieu sur 80 sites à travers le pays pour célébrer le 80e anniversaire de la Révolution d’Août et la Fête nationale de la République socialiste du Vietnam (2 septembre 1945 – 2 septembre 2025). Ce même jour, le Centre des expositions du Vietnam, l’un des dix plus grands au monde, a été inauguré. Parallèlement, des zones urbaines intelligentes et vertes, adaptées au changement climatique et intégrant la transformation numérique et l’intelligence artificielle dans la gestion urbaine, ont été créées, comme la zone urbaine gagnée sur la mer de Can Gio, la zone urbaine sportive olympique, le boulevard paysager du fleuve Rouge et le parc vert de Ha Long.

S’exprimant lors des cérémonies de pose de la première pierre, d’inauguration et d’ouverture technique de 234 projets et travaux célébrant le 14e Congrès du Parti, le matin du 19 décembre, le Premier ministre a qualifié cet événement de comportant trois « points forts », à savoir : le plus important investissement total jamais réalisé, avec plus de 3 400 milliards de VND ; la plus importante participation de capitaux privés, de près de 2 800 milliards de VND, représentant plus de 82 % ; et le plus grand projet d’envergure, la zone urbaine sportive olympique, avec un investissement total d’environ 925 000 milliards de VND.

Le Premier ministre a affirmé que les projets d’infrastructures socio-économiques lancés et inaugurés ces derniers temps, et lors de la cérémonie du 19 décembre, ont démontré la pensée, la vision et l’aspiration du peuple et de la nation vietnamiens à « aller loin dans l’océan, pénétrer profondément dans la terre et s’élever haut dans l’espace ».

VietNam Rubber Industry Assessment 2025 : De la plantation à la transformation

03/01/2026

https://www.businesswire.com/news

L’industrie vietnamienne du caoutchouc aborde l’année 2025 avec des prix compétitifs, un important réseau de petits exploitants et une demande à l’exportation étroitement liée à la consommation de pneumatiques et de caoutchouc technique en Asie. Les producteurs préservent leurs marges grâce à des contrats rigoureux, une gestion attentive des qualités et des calendriers d’expédition optimisés, tandis que les transformateurs améliorent la qualité, la traçabilité et la conformité afin de répondre aux exigences croissantes des acheteurs. Le passage d’une diligence raisonnable facultative à une diligence raisonnable obligatoire se traduit par des procédures concrètes pour la vérification de la géolocalisation, la documentation de la légalité et la gestion de la chaîne de contrôle, permettant ainsi aux petits exploitants comme aux exploitations intégrées de développer leurs activités à grande échelle.

Le rapport présente trois scénarios pour la période 2025-2028, chacun assorti d’un plan d’action opérationnel adapté. Le scénario d’accélération repose sur des gains de productivité, une traçabilité vérifiée et une localisation progressive de la production par les fabricants de pneumatiques et de caoutchouc technique. Le scénario de crise modélise les effets des aléas climatiques, des épidémies et des perturbations logistiques, et montre comment les stocks de sécurité et les structures contractuelles peuvent atténuer la volatilité. Les priorités économiques sont précisées à chaque étape : rendement et efficacité des intrants à l’échelle de l’exploitation agricole, respect des spécifications et gestion de l’énergie au niveau de la transformation, et qualité de la documentation à l’exportation. Une liste de contrôle de préparation fournit aux conseils d’administration et aux investisseurs des recommandations concrètes pour l’allocation des capitaux, les achats et la conformité en 2025.

Les plantations restent concentrées dans le Sud-Est et les Hauts Plateaux du Centre, les petits exploitants gérant plus de la moitié des surfaces plantées et assurant la majeure partie de la production. La collecte de données au niveau des exploitations est donc essentielle pour améliorer les rendements et garantir la conformité réglementaire. Si la Chine demeure le principal marché d’exportation, la transformation en aval et l’intégration du bois d’hévéa se développent afin de stabiliser la rentabilité des plantations et de renforcer la valorisation de la valeur ajoutée tout au long de la chaîne.

Cette étude qualitative offre une vision concise et orientée décisionnelle de l’écosystème du caoutchouc naturel au Vietnam, cartographiant la chaîne de valeur, des plantations et petits exploitants aux transformateurs, en passant par la valorisation du bois d’hévéa, les applications dans la fabrication de pneumatiques et de caoutchouc technique, et les flux commerciaux. Les principaux développements en matière de politiques et de conformité – notamment la réglementation européenne sur la déforestation et la dynamique de la demande centrée sur la Chine – sont mis en évidence pour leur impact direct sur les exportateurs en 2025. Le rapport privilégie l’analyse des prix et la pérennité des marges plutôt que les tendances de volume, offrant ainsi une perspective pragmatique pour la planification stratégique.

La presse de HoChiMinh-Ville favorise la transformation numérique

03/01/2026

https://giaoducthoidai.vn

Les médias de Hô Chi Minh-Ville accélèrent leur transformation numérique, utilisant les réseaux sociaux pour diffuser des informations diversifiées au public.

Le 31 décembre après-midi, le Département de la propagande et de la mobilisation des masses du Comité du Parti de Hô Chi Minh-Ville, en coordination avec le Département de la culture et des sports et l’Association des journalistes de Hô Chi Minh-Ville, a organisé une conférence pour dresser le bilan du travail de la presse et de l’édition en 2025 et définir les objectifs pour 2026. Mme Van Thi Bach Tuyet, secrétaire adjointe du Comité du Parti de Hô Chi Minh-Ville, a présidé la conférence.

Selon le rapport, en 2025, malgré de nombreuses difficultés, les agences de presse et d’édition de Hô Chi Minh-Ville ont déployé des efforts pour préserver leur réputation, en misant sur l’utilisation des médias sociaux pour toucher un public plus large, plus rapidement et plus efficacement, ce qui a permis une diffusion importante de l’information.

En particulier, les activités médiatiques hors presse écrite sont très diversifiées et jouissent d’une grande popularité auprès du public et de l’opinion publique. Les maisons d’édition s’investissent activement dans le développement de leurs produits, la diversification de leurs méthodes de publication, de communication et de distribution, le maintien d’une production et d’une activité commerciale stables, et la mise en œuvre de nombreuses solutions pour promouvoir leurs activités.

Le département de la propagande et de la mobilisation des masses du comité du Parti de Hô Chi Minh-Ville, ainsi que d’autres agences fonctionnelles, joue un rôle de pilotage, tandis que les médias de la ville se concentrent sur la mise en œuvre de la transformation numérique et la promotion de l’utilisation des plateformes de médias sociaux telles que Facebook, YouTube et TikTok pour atteindre le public plus rapidement et plus efficacement.

Ces unités ont intensifié l’utilisation d’applications multimédias sur leurs sites web afin de maximiser l’efficacité de la diffusion de l’information, notamment par le biais de contenus audio, vidéo, d’infographies, de longs articles et de magazines électroniques.

Lors de la conférence, M. Le Nam Tu, directeur du bureau régional sud du journal Nhan Dan, a déclaré que le journalisme traditionnel souhaitant toucher les jeunes lecteurs devait changer sa mentalité journalistique, pour lequel le multimédia n’était pas seulement une technique, mais une façon de raconter des histoires.

S’appuyant sur son expérience en matière de magazines numériques, de longs articles et de contenus multimédias sur Hô Chi Minh-Ville, le journal Nhan Dan a opté pour une approche qui inscrit chaque sujet dans le contexte global du développement de la ville, en harmonisant politiques, données, facteurs humains et espace urbain. Cette approche rend l’information plus vivante et accessible, et favorise une empathie durable avec le public.

M. Nguyen Ngoc Hoi, directeur adjoint du département de la Culture et des Sports de Hô Chi Minh-Ville, a déclaré que la presse avait efficacement accompagné la ville en 2025. Plus précisément, les principaux événements commémoratifs ont donné lieu à la publication de dizaines de milliers d’articles.

Il convient de noter que, pour la première fois, Hô Chi Minh-Ville a organisé un sondage d’opinion publique sur Internet avec la participation active de la presse, recueillant ainsi environ 6 millions d’opinions – un chiffre qui démontre clairement le rôle de liaison de la presse entre le gouvernement et le peuple.

Le Viet Nam met en œuvre un décret complet sur les données personnelles le dernier jour de 2025

03/01/2026

https://ppc.land

Le Vietnam publie le 31 décembre un décret d’application de la protection des données de grande envergure, établissant des exigences de conformité strictes pour les entreprises numériques traitant des informations personnelles.

Le gouvernement vietnamien a promulgué un décret exhaustif le 31 décembre 2025 mettant en œuvre la loi sur la protection des données personnelles. Ce décret établit des exigences de conformité détaillées qui concernent toutes les organisations traitant des données d’utilisateurs vietnamiens. Le décret 356/2025/ND-CP définit des procédures spécifiques relatives au consentement, aux transferts internationaux et aux violations de la loi, et constitue une avancée majeure pour l’écosystème de la publicité numérique opérant sur ce marché émergent d’Asie du Sud-Est.

Le décret d’application concerne environ 100 millions d’internautes vietnamiens dont les données personnelles transitent par les plateformes publicitaires, les services de commerce électronique et les applications numériques. Les professionnels du marketing travaillant avec le public vietnamien sont soumis à des obligations de conformité immédiates concernant les mécanismes de consentement, les exigences de localisation des données et les restrictions relatives aux transferts transfrontaliers, similaires aux cadres établis par les régimes européens et indonésiens de protection des données.

Les transferts transfrontaliers de données constituent une préoccupation majeure. Le décret stipule que les organisations transférant des données personnelles hors du Vietnam doivent obtenir le consentement des personnes concernées, mettre en œuvre des clauses contractuelles types ou satisfaire aux exigences d’adéquation délivrées par les autorités vietnamiennes. Cette approche s’inspire des mécanismes utilisés dans le cadre de protection des données UE-États-Unis et de l’engagement récent de l’Indonésie, annoncé en juillet 2025, de reconnaître l’adéquation du niveau de protection des données des États-Unis pour les flux de données commerciaux.

Les organisations effectuant des traitements de données personnelles au Vietnam doivent désormais tenir des registres détaillés documentant les finalités du traitement, les catégories de données, les destinataires, les durées de conservation et les mesures de sécurité. Ces exigences s’appliquent que le traitement soit effectué par des opérations entièrement vietnamiennes ou par l’intermédiaire de plateformes internationales desservant des utilisateurs vietnamiens, imposant ainsi des obligations de conformité aux fournisseurs multinationaux de technologies publicitaires opérant dans la région.

Le décret instaure des protections spécifiques pour les catégories de données personnelles sensibles, notamment les données biométriques, les dossiers médicaux, les données financières et les informations concernant les mineurs. Conformément à ses dispositions, le traitement de ces données requiert un consentement explicite, au-delà des mécanismes d’autorisation habituels, avec des exigences de sécurité renforcées et des restrictions de transfert plus strictes que celles appliquées aux données personnelles courantes.

Ce que le ministère de l’industrie et du Commerce dit à propos des États-Unis retardant l’augmentation de la taxe à l’importation

04/01/2026

https://www.baohomnay.com

Le 31 décembre 2025, le président Donald Trump a signé une proclamation ajustant les droits de douane à l’importation sur le bois, le bois d’œuvre et les produits dérivés du bois aux États-Unis en vertu de l’article 232 de la loi de 1962 sur l’expansion du commerce.

Le pays a décidé de reporter la hausse des droits de douane sur certains produits finis en bois, notamment les chaises rembourrées, les armoires de cuisine et les armoires de salle de bain, du 1er janvier 2026 au 1er janvier 2027.

Selon le Département du développement des marchés étrangers (ministère de l’Industrie et du Commerce), les États-Unis ont déclaré que cette décision vise à créer un espace pour les négociations commerciales en cours, tout en servant l’objectif d’assurer la sécurité économique et de stabiliser les chaînes d’approvisionnement.

Il convient de noter que les futurs ajustements tarifaires dépendront directement de l’issue des négociations, ce qui suggère que les droits de douane continuent d’être utilisés comme un outil de négociation stratégique plutôt que comme une mesure purement protectionniste.

Auparavant, la déclaration américaine 10976, publiée en septembre 2025, indiquait que les produits du bois étaient soumis à des droits de douane à l’importation de 10 % pour le bois brut et de 25 % pour le bois transformé ; ces droits de douane devraient augmenter fortement pour atteindre 30 % et 50 % à partir du début de 2026.

Les États-Unis ont seulement reporté la hausse des droits de douane, ils ne les ont pas imposés.

Le Département du développement des marchés étrangers estime que, concrètement, la dernière mesure prise par les États-Unis ne constitue pas un report des droits de douane, mais seulement un report de leur augmentation. Les produits du bois importés aux États-Unis resteront soumis aux droits de douane prévus par l’article 232, à hauteur de 10 % et 25 %.

Néanmoins, éviter le choc fiscal dès le début de 2026 permettra aux entreprises de maintenir leurs commandes, de stabiliser leurs prix et de disposer de plus de temps pour adapter leurs stratégies de marché.

L’affaire a également noté que la décision de reporter l’augmentation d’impôt en vertu de l’article 232 n’avait absolument aucun lien avec les décisions finales de la Cour suprême des États-Unis sur l’ordonnance fiscale réciproque.

En effet, les droits de douane prévus à l’article 232 sont instaurés pour des raisons de sécurité nationale et relèvent de l’autorité exécutive, ce qui les rend juridiquement et opérationnellement distincts des droits de douane réciproques prévus par la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux (IEEPA). Par conséquent, indépendamment de toute décision de justice relative aux droits de douane réciproques, les droits de douane sur le bois prévus à l’article 232 demeurent applicables de manière indépendante.

À moyen terme, les États-Unis étendent leur enquête et l’application de l’article 232 à de nombreuses autres catégories de marchandises importées, et il n’est pas exclu que les droits de douane continuent d’être ajustés pour servir les objectifs des négociations de 2026.

Pour l’industrie du bois vietnamienne, l’année 2026 doit être considérée comme une période de « stabilité relative mais pas encore de sécurité », nécessitant un suivi attentif des politiques, un dialogue proactif avec les États-Unis et la préparation de scénarios de réponse à long terme.

Selon les données américaines pour les neuf premiers mois de 2025, les exportations de meubles vietnamiens vers les États-Unis ont atteint environ 10 milliards de dollars, soit une augmentation de 10 % par rapport à la même période en 2024, représentant environ 21 % des importations totales.

L’économie vietnamienne a progressé de BMA en 2025 malgré les tarifs douaniers américains

06/01/2026

https://www.freemalaysiatoday.com

Ce centre manufacturier mondial a engrangé environ 475 milliards de dollars américains grâce à ses exportations l’an dernier, soit une hausse de 17 % par rapport à l’année précédente.

Le Vietnam a obtenu en juillet un droit de douane minimum de 20 % avec les États-Unis, contre plus de 40 % auparavant. (Photo AFP)

HANOI :

Le Vietnam a annoncé lundi que son économie avait progressé de 8 % l’an dernier, grâce à la croissance des services, de la construction et des exportations, et ce malgré l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane américains.

« Le PIB en 2025 devrait croître de manière significative, à un taux estimé à 8,02 % par rapport à l’année précédente », a indiqué l’Office général des statistiques (GSO) dans un communiqué.

Le Vietnam est depuis longtemps un exemple de réussite parmi les économies asiatiques.

Son économie s’est développée l’an dernier malgré les nouvelles taxes commerciales imposées par les États-Unis, son principal marché d’exportation, sur une gamme de produits, notamment les vêtements et les chaussures.

Selon le GSO, ce centre manufacturier mondial a engrangé environ 475 milliards de dollars américains grâce aux exportations l’an dernier, soit une hausse de 17 % par rapport à l’année précédente, et a dépensé 455 milliards de dollars américains en importations, soit une hausse de 19 % par rapport à 2024.

La Chine était sa principale source d’importations, a indiqué le bureau.

En juillet, le Vietnam a obtenu un tarif douanier minimum de 20 % avec les États-Unis, contre plus de 40 % auparavant, en échange de l’ouverture de son marché aux produits américains, notamment les voitures.

« Malgré les risques potentiels de baisse liés aux droits de douane imposés par les États-Unis, le Vietnam a fait preuve de résilience grâce à une forte consommation intérieure, une croissance des investissements des entreprises et des dépenses publiques », a déclaré Chad Ovel, associé de la société de capital-investissement Mekong Capital.

« Sa croissance en 2025 reflète la solidité persistante des fondamentaux de l’économie vietnamienne et l’orientation pro-secteur privé du gouvernement », a déclaré Ovel à l’AFP lundi.

L’économie a progressé d’un peu plus de 5 % en 2023 et a dépassé les 7 % en 2024.

Comprendre le fonctionnement et les évolutions du système de retraite au VietNam

08/01/2026

https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh

Le vieillissement de la population vietnamienne place la question des retraites au cœur des politiques sociales. Afin de s’adapter à ces évolutions démographiques et d’élargir la protection des personnes âgées, le pays a engagé une réforme importante de son système de retraite, entrée en vigueur en juillet 2025. Cette réforme vise à mieux couvrir les travailleurs tout au long de leur vie professionnelle et à garantir un revenu minimum aux personnes âgées.



Le système de retraite vietnamien repose principalement sur l’assurance sociale obligatoire. Les pensions sont financées par les cotisations des travailleurs et des employeurs, calculées sur la base des salaires. Pour percevoir une pension mensuelle, les assurés doivent remplir deux conditions principales : atteindre l’âge légal de départ à la retraite et avoir cotisé pendant une durée minimale définie par la loi. 

Jusqu’à récemment, cette durée minimale était fixée à vingt années de cotisation, un seuil difficile à atteindre pour de nombreux travailleurs, notamment ceux ayant connu des parcours professionnels discontinus ou évoluant dans le secteur informel. 

Une réforme majeure entrée en vigueur en 2025

La nouvelle loi sur l’assurance sociale, appliquée depuis le 1er juillet 2025, introduit plusieurs ajustements importants. L’un des changements majeurs concerne la durée minimale de cotisation, désormais abaissée de vingt à quinze ans. Cette mesure permet à un plus grand nombre de travailleurs d’accéder à une pension de retraite, en particulier ceux ayant commencé à cotiser tardivement ou ayant connu des interruptions de carrière. 

La réforme précise également les modalités de calcul des pensions, en tenant compte à la fois de la durée de cotisation et du niveau des salaires perçus pendant la vie active, afin de garantir une certaine cohérence entre contributions et prestations. 

Une retraite sociale pour les personnes sans pension

En complément du régime contributif, le Vietnam a mis en place un dispositif de retraite sociale destiné aux personnes âgées ne percevant pas de pension ou disposant de ressources très limitées. À partir de juillet 2025, une allocation mensuelle de 500.000 dongs (soit environ 16€) est versée aux personnes âgées remplissant les critères d’âge et de situation sociale définis par la loi. 

Cette mesure vise à assurer un revenu de base aux personnes âgées les plus vulnérables, en particulier celles qui n’ont jamais été couvertes par l’assurance sociale, notamment dans les zones rurales ou parmi les travailleurs informels. 

Travailler au-delà de l’âge de la retraite

Dans les faits, atteindre l’âge légal de la retraite ne signifie pas nécessairement cesser toute activité professionnelle. Au Vietnam, de nombreuses personnes âgées continuent de travailler après leur départ à la retraite, que ce soit à temps partiel, dans des activités indépendantes ou dans le secteur informel.

Le cadre juridique autorise cette pratique : les retraités peuvent cumuler une pension et un revenu du travail, sous certaines conditions. Cette continuité de l’activité professionnelle constitue une réalité sociale largement répandue, notamment dans les zones urbaines comme rurales. 

Des ajustements prévus pour les années à venir au Vietnam

Les autorités vietnamiennes prévoient également des ajustement réguliers des pensions afin de tenir compte de l’évolution du coût de la vie et de la situation économique. Des augmentations pourraient ainsi être appliquées à partir de 2026, en fonction des indicateurs économiques et budgétaires. 

Par ailleurs, certaines dispositions permettront à des catégories spécifiques de travailleurs de partir à la retraite de manière anticipée sans réduction de pension, selon des critères clairement encadrés par la loi.

Le VietNam face au vieillissement rapide de sa population

09/01/2026

https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh

La population du Vietnam devrait atteindre son maximum vers 2059 avant de se stabiliser, voire de diminuer, marquant un tournant profond dans l’évolution démographique du pays. Cette transition s’accompagne d’un vieillissement accéléré, de déséquilibres entre hommes et femmes et de mouvements migratoires internes qui redessinent la répartition des habitants à travers le territoire, posant des défis économiques et sociaux majeurs.



Les projections démographiques, élaborées par le Bureau général des statistiques du Vietnam avec le soutien du Fonds des Nations unies pour la population, indiquent que la population vietnamienne continuera d’augmenter pendant encore une trentaine d’années avant d’atteindre un maximum autour de 2059. Ce pic correspond au moment où le nombre total d’habitants cesse de croître, avant d’entrer dans une phase de stagnation puis de déclin progressif.

Dans un scénario de fécondité moyenne, la population se maintiendrait autour de 114 millions d’habitants sur une longue période, entre le milieu des années 2020 jusqu’au années 2070, sans pour autant continuer d’augmenter. Cette stabilisation marque la fin d’un cycle de croissance démographique soutenue entamé à la fin du XXème siècle et ouvre une nouvelle phase, dominée par le vieillissement de la population. 

La fin du dividende démographique

Jusqu’ici, le Vietnam a bénéficié d’une “structure dorée de la population”, une période où le nombre d’actifs dépasse largement celui des personnes à charge, stimulant ainsi l’économie. Mais ce bénéfice devrait prendre fin vers le milieu des années 30.

Les générations jeunes et d’âge moyen deviendront moins nombreuses, tandis que la proportion de personnes âgées augmentera rapidement, transformant le paysage social et économique du pays. Cette transition entraîne une pression accrue sur l’offre de travail, les systèmes de santé et les mécanismes de protection sociale. 

Des déséquilibres persistants

Parallèlement au vieillissement, le Vietnam doit composer avec un déséquilibre entre les sexes à la naissance qui devrait persister jusqu’au milieu du siècle, affectant la structure démographique. 

Indépendamment de cette question, l’urbanisation, bien que toujours en cours, ralentira à mesure que la population citadine approchera 50% du total, modifiant les dynamiques de développement régional. Les migrations internes, surtout entre villes, continuent de façonner la distribution de la population, même si leur ampleur a diminué ces dernières années. 

Enjeux sociaux et territoriaux

Les données récentes montrent également des défis persistants dans certaines communautés, notamment parmi les petits groupes ethniques où le taux d’illettrisme est nettement plus élevé que dans les grandes communautés. Des facteurs tels que le mariage précoce, un faible niveau d’éducation et des conditions sanitaires insuffisantes contribuent à la pauvreté multidimensionnelle dans ces zones. L’éducation, en particulier pour les filles au niveau secondaire, est identifiée comme un levier essentiel pour réduire ces inégalités et encourager un développement plus inclusif. 

Dans l’ensemble, ces tendances pointent vers une fenêtre qui se rétrécit pour que le Vietnam exploite pleinement son avantage démographique traditionnel, tout en soulignant l’urgence d’une planification à long terme pour gérer le vieillissement, les migrations et les déséquilibres structurels de sa population.

Promotion d’un système durable de don et de transplantation d’organes au Viet Nam

11/01/2026

https://baochinhphu.vn

La Conférence internationale de 2026 sur le don et la transplantation d’organes au Vietnam devrait apporter d’importants arguments scientifiques et pratiques pour soutenir la planification politique, améliorer les modèles organisationnels et renforcer l’efficacité des activités de don et de transplantation d’organes au Vietnam.

La conférence, organisée conjointement par le Centre national de coordination pour la transplantation d’organes humains, l’Association vietnamienne de transplantation et le réseau hospitalier général de Tam Anh, s’est déroulée sur deux jours (9 et 10 janvier). Elle a réuni des experts de premier plan issus de pays dotés de systèmes avancés de don et de transplantation d’organes, tels que l’Espagne, la Corée du Sud, la Chine et la Thaïlande, ainsi que des responsables et des experts vietnamiens du secteur de la santé.

Cette conférence devrait permettre de formuler d’importants arguments scientifiques et pratiques en faveur de l’amélioration du modèle national de don et de transplantation d’organes, dans un contexte de besoins croissants en matière de transplantation d’organes et de nombre limité de donneurs.

Lors de cette conférence, des experts internationaux et vietnamiens se sont concentrés sur l’échange d’expériences en matière de mise en place d’un système de don et de transplantation d’organes efficace, transparent et durable ; sur le partage de modèles réussis de développement de sources d’organes provenant de donneurs en état de mort cérébrale ; et sur la discussion des principaux facteurs juridiques, éthiques et de coordination des organes.

Ces éléments sont considérés comme la base permettant au Vietnam de continuer à affiner son cadre politique et son système organisationnel en matière de don et de transplantation d’organes afin de les adapter aux pratiques nationales.



La transplantation d’organes au Vietnam connaît une avancée majeure.

Malgré un démarrage près d’un demi-siècle après le reste du monde et un retard d’une vingtaine d’années par rapport aux autres pays de la région, le secteur de la transplantation d’organes au Vietnam a connu une croissance impressionnante. Les statistiques du Centre national de coordination des transplantations d’organes montrent que depuis la première greffe de rein réalisée à l’Académie de médecine militaire en 1992, et après plus de trois décennies de pratique, le Vietnam a effectué près de 10 000 transplantations d’organes. En seulement trois ans (2022-2024), plus de 1 000 transplantations d’organes ont été réalisées chaque année dans 31 hôpitaux, faisant du Vietnam le pays leader en Asie du Sud-Est en termes de nombre de transplantations d’organes.

À ce jour, le Vietnam a réalisé six types de transplantations d’organes, principalement des transplantations rénales (8 904 cas), suivies des transplantations hépatiques (754 cas), cardiaques (126 cas), pulmonaires (13 cas), de membres supérieurs (3 cas), intestinales (2 cas) et de plusieurs centaines de transplantations de tissus (cornées, peau, cellules souches). En 2025, le Vietnam ambitionne également d’établir un nouveau record en réalisant pour la première fois une transplantation cœur-poumons simultanée.

Le professeur Pham Gia Khanh, président de l’Association vietnamienne de transplantation d’organes, a déclaré que le Vietnam pratique actuellement des transplantations pour les six principaux organes : rein, foie, cœur, poumon, intestin et pancréas. Pour les transplantations courantes comme celles du rein, du foie et du cœur, le Vietnam maîtrise la plupart des techniques complexes utilisées dans le monde. Concernant la transplantation hépatique, l’une des interventions les plus délicates, le Vietnam a réalisé avec succès des transplantations chez des enfants de moins d’un an, des personnes âgées, des patients présentant une incompatibilité sanguine, des cas d’insuffisance hépatique aiguë, et ce, grâce à des techniques de prélèvement et de transplantation hépatiques par laparoscopie, notamment la transplantation hépatique en deux temps.

Le taux de survie à un an des patients ayant bénéficié d’une transplantation rénale est d’environ 90 à 95 % ; pour une transplantation hépatique, il est de 80 à 90 % ; et pour une transplantation cardiaque, d’environ 85 à 90 %. La majorité des patients transplantés présentent une bonne compatibilité immunitaire, reprennent une vie normale, vont à l’école ou au travail et connaissent une diminution du taux de réhospitalisations.

Même les femmes ayant bénéficié d’une greffe de rein peuvent tomber enceintes et accoucher sans avoir besoin de dialyse, et de nombreux patients conservent leurs reins transplantés pendant 25 à 30 ans avant d’avoir besoin d’une nouvelle greffe.

Parmi les patients ayant bénéficié d’une transplantation d’organe en 1992, certains ont vu leurs organes transplantés survivre pendant 30 ans et n’ont nécessité une seconde intervention chirurgicale qu’en 2023. Ceci démontre que la médecine vietnamienne maîtrise les techniques modernes, offrant ainsi aux patients atteints d’insuffisance organique terminale la possibilité d’une vie longue et de qualité.

Le don d’organes est un fondement essentiel pour les progrès de la médecine de la transplantation d’organes au Vietnam.

Selon le professeur agrégé Dong Van He, directeur du Centre national de coordination des transplantations d’organes humains, les techniques de transplantation d’organes au Vietnam ont atteint un niveau élevé. Pour un développement durable, il est indispensable de développer le secteur du don d’organes en conséquence.

Cette conférence apporte des expériences pratiques en matière de don d’organes qui peuvent être appliquées au Vietnam, en s’appuyant sur des modèles réussis de pays du monde entier tels que la Thaïlande, la Corée du Sud, la Chine, la Malaisie, l’Espagne, la France, etc., afin de fournir des orientations et des plans spécifiques pour le domaine du don d’organes au Vietnam dans les années à venir.

Bien que le Vietnam soit en tête en Asie du Sud-Est en termes de nombre de transplantations d’organes, plus de 80 % de ces transplantations dépendent encore de donneurs vivants. Les organes provenant de donneurs en état de mort cérébrale ne représentent qu’environ 20 %, un pourcentage nettement inférieur à celui d’autres pays de la région, comme la Thaïlande (environ 60 %) et la Chine (80 %).

En réalité, de nombreux centres de transplantation ne prennent en charge qu’un nombre limité de cas, non pas par manque de personnel qualifié, mais principalement en raison d’une pénurie d’organes disponibles. Cela montre que le développement de la transplantation d’organes au Vietnam reste insuffisant au regard du système de don d’organes.

Le professeur agrégé Dong Van He a souligné que les techniques de transplantation d’organes au Vietnam ont atteint un niveau élevé, mais que, pour un développement durable, il est nécessaire de mettre en place un système de don d’organes solide, impliquant l’ensemble de la société et tous les hôpitaux. Une fois l’approvisionnement en dons assuré, la transplantation d’organes pourra sauver davantage de vies.

Actuellement, seuls 31 établissements à l’échelle nationale sont habilités à pratiquer des transplantations d’organes, principalement situés dans des hôpitaux centraux et quelques grands hôpitaux publics. Ce nombre est insuffisant pour répondre aux besoins croissants des patients souffrant d’insuffisance organique terminale.

Selon le professeur agrégé Dong Van He, de nombreux hôpitaux sont fréquemment saturés, le nombre de patients en attente d’une greffe augmentant tandis que le nombre d’organes disponibles reste très limité. Le délai d’attente pour une greffe n’est pas fixe et peut s’étendre sur plusieurs années pour les patients en attente d’une greffe de rein, tandis que les patients atteints d’insuffisance hépatique, cardiaque ou pulmonaire terminale doivent souvent attendre dans un état critique.

Les délais d’attente prolongés fragilisent de nombreux patients, augmentant le risque de complications et de décès. Dans bien des cas, des patients ratent l’occasion de recevoir une greffe et de sauver leur vie faute de temps pour attendre un organe compatible.

La pénurie de centres de transplantation d’organes souligne l’urgence d’étendre le réseau hospitalier impliqué dans le don et la transplantation d’organes, tout en renforçant la coordination entre la direction, le cadre juridique, l’expertise professionnelle et l’éthique médicale. Un investissement synchronisé dans les ressources humaines et les infrastructures est considéré comme un facteur clé pour répondre à la demande croissante de prélèvements et de transplantations d’organes au Vietnam.

Lors de la conférence, le système hospitalier général de Tam Anh a annoncé sa feuille de route pour la transplantation d’organes, les premières transplantations étant prévues pour 2026, ce qui marque une étape importante entre le renforcement des capacités et la pratique clinique.

Cette annonce devrait donner un nouvel élan au développement du réseau national de don et de transplantation d’organes, contribuant ainsi à raccourcir les délais d’attente pour les greffes et à sauver la vie de nombreux patients atteints d’insuffisance rénale terminale.

Conformément à la réglementation, pour être autorisés à effectuer des transplantations d’organes, les établissements médicaux doivent satisfaire pleinement à des conditions rigoureuses concernant l’infrastructure, l’équipement, le personnel spécialisé, les procédures standardisées, les licences légales et un système complet de soutien post-opératoire, telles qu’évaluées et approuvées par le ministère de la Santé ; et adhérer strictement aux procédures de coordination du Centre national de coordination pour la transplantation d’organes humains.

L’économie étatique se réaffirme comme un moteur de la croissance au VietNam

11/01/2026

https://lecourrier.vn

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam (PCV), Tô Lâm, a récemment signé la résolution N°79-NQ/TW du Politburo sur le développement de l’économie étatique.

Ce document réaffirme que l’économie étatique est une composante essentielle d’une économie de marché à orientation socialiste. Elle joue un rôle de premier plan dans l’orientation, la conduite et la régulation des activités économiques, contribue au maintien de la stabilité macroéconomique, favorise la croissance, garantit les principaux équilibres de l’économie et lie le développement économique au progrès, à la justice sociale, ainsi qu’à la défense et à la sécurité nationales.

La directrice de l’Institut de l’économie verte de l’Union vietnamienne des associations scientifiques et technologiques (VUSTA), Duong Thi Bich Diêp, a affirmé à l’Agence vietnamienne d’information (VNA) que la résolution N°79-NQ/TW constitue une « déclaration d’action » claire du Politburo concernant le rôle de l’économie étatique dans une nouvelle phase de développement.

Devenir le moteur d’un nouveau modèle de croissance verte

Selon cette experte, l’économie étatique doit non seulement maintenir son rôle moteur dans la stabilité macroéconomique, mais aussi devenir le moteur d’un nouveau modèle de croissance verte et durable.

Dans cette perspective, la résolution définit clairement le rôle de l’économie étatique dans la conduite de la transition écologique, étant donné que ce secteur détient les ressources clés du pays, telles que les terres, les ressources naturelles, les infrastructures, le budget, le crédit de l’État et le système des entreprises publiques.

Des domaines stratégiques tels que les infrastructures énergétiques, les transports et la logistique, le système financier et de crédit, ainsi que la gestion des ressources et des données, constituent des axes d’action fondamentaux pour l’économie nationale dans ce processus.

Un aspect clé de la résolution est l’intégration des objectifs de protection de l’environnement et d’adaptation au changement climatique dans la gestion des ressources nationales.

Les objectifs fixés à l’horizon 2030 soulignent la nécessité de gérer et d’utiliser efficacement les terres et les ressources, au service d’une croissance rapide et durable, tout en protégeant l’environnement. Cette approche considère les ressources comme un « capital naturel », un fondement essentiel pour une croissance verte à long terme.

En outre, la résolution ouvre la voie à l’utilisation d’instruments de marché pour la transition écologique, notamment par la planification des infrastructures vertes et la mise en œuvre d’une feuille de route fiscale liée aux émissions de carbone.

Un « système de ressources nationales »

Selon Duong Thi Bich Diêp, lorsque des signaux de prix du carbone seront établis et que des investissements systématiques seront réalisés dans les infrastructures vertes, le marché adaptera son comportement en matière de durabilité plus efficacement que par le biais de décrets administratifs.

La résolution N°79-NQ/TW marque un tournant majeur en concevant l’économie d’État comme un « système de ressources nationales » soumis aux lois du marché et doté d’une gouvernance moderne et transparente, conforme aux normes internationales, a souligné la spécialiste.

Concernant les entreprises publiques, la résolution met l’accent sur leur rôle pionnier en matière d’innovation technologique, de recherche et développement, ainsi que dans l’application des technologies de réduction des émissions et d’économie circulaire, contribuant ainsi à la création d’un marché intérieur pour les technologies vertes. La transition verte est intégrée dès la planification des infrastructures stratégiques, appréhendée comme un enjeu systémique aux répercussions sur l’ensemble de l’économie.

Pour une mise en œuvre concrète de la résolution, Duong Thi Bich Diêp a souligné la nécessité de trois priorités institutionnelles et de deux avancées opérationnelles. Il s’agit notamment de l’institutionnalisation du principe de la comptabilisation intégrale des coûts sociaux dans les investissements publics et l’utilisation des capitaux publics ; de la conception d’instruments de tarification du carbone cohérents dans la politique budgétaire ; et de la promotion de modèles de partenariats public-privé verts afin d’attirer la participation du secteur privé.

Les deux avancées majeures consistent à lier la responsabilité des dirigeants des entreprises publiques à des indicateurs d’efficacité associés à des critères environnementaux, et à prioriser les investissements dans la transition écologique des infrastructures clés telles que les énergies propres, la logistique verte et les infrastructures de données.

La résolution N°79-NQ/TW réaffirme le principe selon lequel le développement économique ne doit pas se faire au détriment de l’environnement, jetant ainsi les bases permettant à l’économie étatique d’exercer pleinement son rôle moteur dans une croissance verte, moderne et durable. 

ENVIRONNEMENT & CULTURE

Plus de 100000 Vietnamiens meurent chaque année des suites du tabagisme

01/01/2026

https://e.vnexpress.net

Le ministère de la Santé estime que le tabagisme fait plus de 100 000 victimes au Vietnam chaque année, avec des coûts de soins de santé et des pertes économiques annuelles atteignant environ 108 billions de VND (4,2 milliards de dollars US).

Ces chiffres stupéfiants ont été mis en lumière mercredi lors de la première édition des prix « Hôtels exceptionnels sans fumée », organisée à Hanoï par le Fonds pour la prévention des méfaits du tabac sous l’égide du ministère de la Santé, en coordination avec le journal Van Hoa (Culture) sous l’égide du ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme.

Phan Thi Hai, directrice adjointe du fonds, a souligné que ces pertes mettent en évidence le « grave impact du tabac sur la santé publique et le développement socio-économique ».

Contenant plus de 7 000 substances chimiques et au moins 70 agents cancérigènes, la fumée de tabac demeure une cause majeure de cancer du poumon, de maladies cardiovasculaires et d’infertilité.

L’essor de la cigarette électronique chez les adolescents est une source d’inquiétude croissante. Hai a souligné que des milliers de jeunes ont été hospitalisés pour intoxication à la cigarette électronique, avec des cas de coma et de lésions pulmonaires graves, souvent liés à des produits contenant des stupéfiants.

Malgré ces difficultés, des progrès sont visibles. Dix ans après l’entrée en vigueur de la loi sur la prévention des méfaits du tabac, les modèles d’hôtels sans fumée ont gagné du terrain. Selon l’Enquête mondiale sur le tabagisme chez les adultes (PGATS) de 2024, l’exposition à la fumée secondaire dans les hôtels a diminué de 14,6 % par rapport à 2020.

Détérioration de la qualité de l’air à Ho Chi Minh-Ville en 2025

01/01/2026

https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh

En 2025, la qualité de l’air à Ho Chi Minh-Ville a montré des signes de dégradation par rapport aux années précédentes, principalement en raison de l’augmentation des particules fines et des émissions liées à la circulation et aux activités industrielles. Un rapport officiel met en lumière ces tendances et les réponses envisagées par les autorités pour mieux surveiller et atténuer la pollution atmosphérique.


Hô-Chi-Minh-Ville était enveloppée d’un épais brouillard de pollution le matin du 17 décembre 2025.


Le rapport 2025 du programme de surveillance de la qualité environnementale et des sources d’émissions, publié par le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, note une augmentation des concentrations de particules totales en suspension (TSP) et de PM10 dans plusieurs zones de la ville, notamment près des axes routiers fortement fréquentés, des zones industrielles, des ports et de sites miniers. 

Les particules ultrafines PM2,5, capables de pénétrer profondément dans les poumons, ont dépassé les normes nationales à plusieurs endroits critiques, marquant une détérioration par rapport à l’année précédente, où elles restaient généralement dans les limites autorisées. 

Sources principales et disparités géographiques

Selon le rapport, les principales sources de pollution incluent le transport routier, la production industrielle, les chantiers de construction ainsi que les pollutions transfrontalières provenant de provinces voisines comme Dong Nai et Tay Ninh. En revanche, dans de nombreux quartiers résidentiels, les niveaux de poussière n’ont pas connu de hausse significative, et certains secteurs affichent même des niveaux des niveaux plus bas que l’année précédente, suggérant des disparités locales dans la répartition des polluants. 

Indicateurs divers et situations ponctuelles

Outre les particules, d’autres paramètres tels que le dioxyde de soufre (SO₂), les oxydes d’azote (NO₂), le monoxyde de carbone (CO) et le plomb (Pb) sont restés stables et généralement conformes aux limites de sécurité.                                     

Bien que plusieurs jours de l’année aient présenté une qualité de l’air “bonne” selon l’indice quotidien de qualité de l’air (AQI), une proportion notable de journées a été classée comme “médiocre”, avec au moins une journée enregistrée à un niveau “insalubre”. 

Renforcement de la surveillance et actions envisagées

Pour mieux répondre à ces défis, la ville prévoit d’installer 157 stations supplémentaires de surveillance de la qualité de l’air, afin d’améliorer les capacités de suivi en temps réel et d’émettre des alertes précoces sur les risques sanitaires potentiels.                     

Parallèlement, des propositions ont été avancées pour “verdir” le réseau de transport urbain, notamment par le déploiement de véhicules électriques, l’instauration de zones à faibles émissions, un contrôle plus strict des émissions des motos et des mesures anti-poussières sur les chantiers de construction. 

Le plastique étouffe l’océan Indien

06/01/2026

https://lexpress.mu



Margot Thibault, biologiste marine et chercheuse à l’UMRAnthropi (Université de La Réunion), a récemment présenté ses travaux doctoraux sur la pollution plastique dans le sud-ouest de l’océan Indien lors d’un atelier régional à Maurice.

Son étude analyse de manière exhaustive les concentrations de plastique flottant dans l’océan et échoué sur les îles, notamment à Madagascar, aux îles Éparses, à La Réunion, aux Seychelles, ainsi que dans d’autres pays membres de la Western Indian Ocean Marine Science Association (WIOMSA). Ses recherches mettent en évidence l’impact de cette pollution sur la faune marine, en utilisant les tortues caouannes (Caretta Caretta) comme bio-indicateurs.

Dans son étude intitulée «Le contenu intestinal des tortues caouannes (caretta caretta) reflète-til les types, les couleurs et les sources de pollution plastique dans le sud-ouest de l’océan Indien ?» publiée en septembre dernier avec plusieurs autres chercheurs sur sciencedirect. com révèlent un point chaud critique de pollution plastique dans le sud-ouest de l’océan Indien, avec des impacts écologiques tangibles, en particulier sur la vie marine. La prédominance des bouteilles d’eau en plastique souligne l’interaction entre la pollution environnementale et les facteurs socio-économiques tels que l’accès à l’eau.

Asie du Sud-Est à la source du problème

«Le véritable problème dans l’océan Indien est l’accès à l’eau potable. Cela entraîne une production massive de bouteilles en plastique, mais un déséquilibre perdure entre leur importation, leur fabrication, leur distribution et leur gestion. Comme cette gestion n’est pas uniforme, ces bouteilles finissent dans l’environnement, dans l’océan, et même à l’intérieur des tortues que j’ai étudiées», explique-t-elle.

L’analyse des débris plastiques ingérés par les tortues caouannes capturées accidentellement entre 2007 et 2021 dans le sud-ouest de l’océan Indien (SWIO) révèle qu’au total, 202 des 266 tortues caouannes analysées avaient ingéré des plastiques. Les plastiques classés comme «durs» et «blancs» étaient tout aussi présents chez les tortues caouannes que sur les plages, ce qui suggère une absence de sélectivité alimentaire. L’audit des marques et la modélisation de la circulation ont tous deux démontré que l’Asie du Sud-Est est la principale source de pollution plastique dans la région. Cette étude démontre que les tortues caouannes peuvent être utilisées comme bio-indicateurs de la pollution plastique dans le SWIO.

De plus, des observations confirment que la pollution plastique pénètre dans l’océan Indien, où elle s’accumule dans un vortex ou une zone concentrée souvent appelée «plaque de déchets». Cette dernière représente une accumulation importante de plastiques, formant ce que l’on peut décrire comme un «continent de plastique». Une étendue plus élevée que celle observée dans l’océan Atlantique, mais inférieure à celle de l’océan Pacifique Nord. «J’ai observé un garbage patch qui est situé au sud de Rodrigues et en face de Durban à latitude 33 degrés sud» affirme-t-elle. «Plastic Odyssey est un exemple concret de recyclage localisé du plastique sur des îles isolées. Je suis montée à bord 20 jours pour collecter les débris plastiques flottants avec les filets et identifier les bactéries pathogènes fixées dessus à l’île de Sainte-Marie, aux Seychelles. Ce fut une expérience vraiment très enrichissante», souligne-t-elle.

Elle exprime son souhait d’établir une coopération inter-îles afin de créer un système de récupération et de recyclage des déchets en circuit court, réduisant ainsi la dépendance vis-à-vis du recyclage à l’étranger et diminuant les émissions de carbone. Elle souhaite également utiliser les fonds et les budgets disponibles pour améliorer l’accès à l’eau potable non seulement à La Réunion, mais aussi dans les îles voisines.

A l’approche du Têt, le VietNam anticipe un affIux de remises de la diaspora

08/01/2026

https://lecourrier.vn

Alors que le Vietnam figure parmi les dix premiers pays au monde en termes de réception de fonds de la diaspora, l’économie nationale s’apprête à accueillir un afflux massif de devises étrangères à l’approche du Nouvel An lunaire. Avec plus de 16 milliards de dollars reçus chaque année, ces flux s’affirment comme un levier stratégique de la stabilité macroéconomique et de la croissance durable du pays.

Dans un environnement économique mondial marqué par une forte volatilité, les devises étrangères jouent un rôle important, constituant une « ressource d’or », contribuant à stabiliser l’économie vietnamienne et soutenant la croissance durable.

En 2025, le ministre des Affaires étrangères, Lê Hoài Trung, a fait état d’un record historique dépassant les 16 milliards de dollars. Hô Chi Minh-Ville demeure la principale porte d’entrée de ces flux, concentrant environ 60% du total national, avec près de 10,5 milliards de dollars.

Conscientes de l’importance stratégique de ces flux, les banques commerciales vietnamiennes intensifient la concurrence, en particulier à l’approche du Nouvel An lunaire. Au-delà des programmes promotionnels classiques, elles misent désormais sur la numérisation complète des services et sur des partenariats avec de grands opérateurs internationaux de transfert de fonds.

La banque commerciale par actions d’Asie du Sud-Est (SeABank) a ainsi conclu un partenariat avec MoneyGram pour proposer un service de réception de fonds en ligne disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 via l’application SeAMobile. Les fonds sont crédités directement sur le compte du bénéficiaire, sans passage au guichet, supprimant les contraintes de temps et de distance.

De son côté, la Banque de l’agriculture et du développement rural du Vietnam (Agribank), principal agent de Western Union dans le pays, a lancé le programme « Saison des transferts de fonds 2026 ». Du 15 décembre 2025 au 28 février 2026, des tirages au sort et des jeux promotionnels sont organisés dans les agences et sur les réseaux sociaux. Grâce à son réseau étendu et à l’expertise centenaire de Western Union, Agribank garantit un canal de réception sûr et fiable, y compris dans les zones rurales et reculées.

Des autres établissements, tels que HDBank, ont également renforcé leur offre en nouant des partenariats avec des acteurs internationaux comme TerraPay. La tendance générale vise à optimiser les taux de change appliqués aux transferts, à réduire, voire supprimer, les frais et à raccourcir les délais de traitement afin de concurrencer efficacement les circuits informels.

Selon le professeur et docteur Dinh Trong Thinh, expert des finances et de la banque, ces flux permettent de réduire la dépendance du pays aux emprunts extérieurs et aussi contribuer à améliorer la vie des millions de familles vietnamiennes.

L’experte Trinh Thi Thu Hang (Université nationale de Hanoï) recommande notamment d’encourager la diaspora à orienter ces fonds vers l’entrepreneuriat et les start-up, l’éducation, la santé, les hautes technologies, la finance verte et les projets communautaires.

Prix de littérature Duy Tan décerné pour deux œuvres exceptionnelles

10/01/2026

https://znews.vn

Le 10 janvier, l’Association des écrivains de la ville de Da Nang, en collaboration avec l’Université Duy Tan, a organisé la première cérémonie de remise du prix littéraire Duy Tan de 2025.

Selon les organisateurs, il s’agit d’un prix littéraire prestigieux visant à honorer des œuvres exceptionnelles et à diffuser l’esprit d’« éclairer l’esprit du peuple, élever l’âme du peuple et améliorer la vie du peuple » du patriote Phan Châu Trinh dans la vie littéraire et artistique contemporaine.

Le comité d’organisation a décerné deux prix B aux deux meilleures œuvres de la finale. L’ouvrage « Fragments d’étoiles filantes » (catégorie Recherche, Théorie et Critique) de Nguyen Minh Hung a été jugé le plus remarquable de l’année, grâce à sa profondeur académique et à ses analyses novatrices d’œuvres classiques ( Le Conte de Kiều, La Complainte de la concubine , etc.) ainsi que de la littérature moderne. L’auteur a consacré un espace considérable et des sources authentiques à une évaluation approfondie des écrivains de Quảng Nam antérieurs à 1975, dans un style qui allie harmonieusement rigueur académique et inspiration artistique.

L’œuvre « Mon pays porte l’image de la fumée des montagnes du matin » (catégorie Poésie et poème épique) de l’auteur Nguyen Kim Huy est reconnue pour sa structure méticuleuse, son langage poétique doux et habile, et sa musicalité assez complète.

Le comité d’organisation a remis à chaque auteur un certificat du prix littéraire Duy Tan de la ville de Da Nang pour l’année 2025, ainsi qu’un prix en espèces de 20 millions de dongs.

Le prix littéraire Duy Tan vise non seulement à améliorer la qualité de la création et de la recherche littéraires dans la ville de Da Nang, mais aussi à encourager particulièrement les œuvres portant sur la terre et les habitants de Da Nang.

Plus de 10 milliards de dongs versés pour soutenir Lam Dong face aux dégâts causés par les catastrophes naturelles

12/01/2026

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L’après-midi du 11 janvier, dans le quartier de Ham Thang (province de Lam Dong), le Comité du Front de la Patrie du Vietnam de Ho Chi Minh-Ville a organisé un programme pour soutenir la population et les écoles de la province de Lam Dong afin de surmonter les dégâts causés par les pluies et les inondations de fin 2025.

La ville d’Hô Chi Minh-Ville a fait un don de 10 milliards de dongs à la province de Lam Dong pour contribuer à atténuer les dégâts causés par les catastrophes naturelles.

Cette activité revêt une profonde importance humanitaire, témoignant de la préoccupation et du partage opportuns de tous les niveaux, de tous les secteurs et de la société dans son ensemble, contribuant à encourager les gens à surmonter les difficultés et à stabiliser leur vie.

Lors de cet événement, le Comité du Parti, le gouvernement et la population de Hô Chi Minh-Ville ont fait don de 10 milliards de dongs à la province de Lam Dong pour l’aider à surmonter les dégâts causés par les pluies et les inondations de fin 2025 ; 1,5 milliard de dongs à la police provinciale et au commandement militaire provincial de Lam Dong pour soutenir les personnes sinistrées ; 900 millions de dongs pour soutenir trois écoles du quartier de Ham Thang endommagées par les inondations ; 700 millions de dongs pour soutenir la construction de maisons pour sept familles ; et 100 cadeaux aux enseignants et aux élèves touchés par les inondations de fin 2025. La délégation a également remis des cadeaux aux officiers, aux soldats et aux volontaires qui ont aidé la population à surmonter les conséquences de ces catastrophes naturelles.

M. Nguyen Phuoc Loc, secrétaire adjoint du Comité du Parti de la ville et président du Comité du Front de la Patrie du Vietnam de Hô Chi Minh-Ville, a déclaré : « Lors des inondations survenues fin 2025, l’ensemble du système politique et toutes les couches de la population de la ville se sont mobilisées pour apporter secours et soutien aux localités sinistrées. Hô Chi Minh-Ville a dépêché 15 équipes de travail dans 15 provinces afin de les encourager, de partager leurs connaissances, de les soutenir et de les aider à surmonter les difficultés engendrées par les inondations. Le Comité du Parti, le gouvernement et le peuple de Hô Chi Minh-Ville espèrent que la province de Lam Dong s’efforcera de surmonter ces difficultés, de retrouver une vie stable et de se préparer à un Nouvel An lunaire (Année du Cheval) paisible. »

Mme Pham Thi Phuc, secrétaire adjointe du Comité provincial du Parti et présidente du Comité du Front de la Patrie du Vietnam de la province de Lam Dong, a exprimé sa gratitude pour le soutien manifesté par le Comité du Parti, le gouvernement et le peuple de Hô Chi Minh-Ville envers sa province. Ces derniers temps, face aux graves dégâts causés par les inondations, la province de Lam Dong a bénéficié d’un soutien et de contributions opportuns et responsables de la part d’agences, d’entreprises, d’organisations, de particuliers et de philanthropes. Ces gestes généreux ont non seulement permis aux familles sinistrées de surmonter leurs difficultés et de retrouver une vie normale, mais ont également renforcé l’esprit de solidarité et d’entraide au sein de la communauté.

Lors des fortes pluies et des inondations survenues fin 2025, la province de Lam Dong a été durement touchée, avec des dégâts estimés à plus de 1 500 milliards de dongs. Selon les statistiques, environ 7 100 maisons ont été inondées ou endommagées ; plus de 40 se sont complètement effondrées et de nombreux biens ont subi des dommages. Les zones les plus touchées ont été les communes et quartiers côtiers de la province de Lam Dong, tels que Ham Liem, Luong Son, Lien Huong, Ham Thang et Ham Thuan Bac. Plus de 2 000 foyers ont été profondément submergés et ont dû être évacués d’urgence vers des zones plus sûres. La production agricole a subi des dégâts sur plus de 4 910 hectares ; 12 573 têtes de bétail et volailles sont mortes ou ont été emportées par les eaux.

Accroître l’autonomie des femmes au Vietnam

14/01/2026

https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh

Dans un contexte de transition économique, sociale et technologique, le Vietnam intensifie ses efforts pour promouvoir l’égalité des sexes et renforcer l’autonomisation des femmes. Des experts, des décideurs et des organisations nationales se réunissent pour analyser les progrès réalisés, identifier les défis persistants et proposer des mesures concrètes afin de garantir aux femmes des opportunités équitables d’accès à l’éducation, au travail, aux responsabilités sociales et au développement durable.

Le Vietnam a enregistré des avancées mesurables en matière d’égalité des sexes dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’emploi et de la participation politique. Le taux de participation féminine à la vie professionnelle reste élevé par rapport à d’autres pays de la région et la représentation des femmes au sein de l’Assemblée nationale est l’une des plus importantes d’Asie-Pacifique.

Ces progrès ont contribué à une amélioration du classement du pays dans les indices internationaux sur l’égalité des genres, reflétant les efforts combinés des institutions et des politiques en faveur des femmes. 

Défis persistants dans un contexte de mutation

Malgré ces progrès, plusieurs défis demeurent. Dans un environnement marqué par la transformation numérique et la transition énergétique, les femmes peuvent être confrontées à un accès inégal aux technologies, à la formation professionnelle et aux emplois de haute qualification.

Des obstacles structurels, comme la sous-représentation dans des postes de direction et les charges non rémunérées liées au travail de soins, continuent de limiter les opportunités offertes aux femmes, en particulier dans les zones rurales ou isolées. 

Initiatives concertées et actions politiques

Pour y répondre, un dialogue interdisciplinaire réunissant chercheurs, décideurs politiques et acteurs sociaux a été encouragé lors d’ateliers et de conférences, afin d’élaborer des orientations pour une politique d’égalité des sexes plus efficace.

Parmi les pistes proposées figurent l’intégration de la perspective de genre dans les stratégies de développement socio-économique, le renforcement des services sociaux destinés aux familles et aux personnes vulnérables, l’accès à la formation numérique et professionnelle, ainsi que les mesures spécifiques pour protéger les femmes et les filles contre les violences ou les discriminations. 

Perspectives d’un développement inclusif

L’autonomisation des femmes est aujourd’hui envisagée comme un élément central de la croissance inclusive et du développement durable du Vietnam.

En créant des conditions favorables à la participation pleine et effective des femmes dans tous les secteurs de la société, les autorités et les organisations partenaires visent non seulement à réduire les inégalités, mais aussi à renforcer la résilience sociale et économique du pays dans son ensemble, tout en préparant une génération future plus équitable.

Sélection Gavroche Vietnam

01-15/01/2026
https://www.gavroche-thailande.com/category/asie/vietnam/

Politique – Diplomatie

L’actualité politique vietnamienne est marquée par la préparation du XIVᵉ Congrès national du Parti communiste, programmé du 19 au 25 janvier 2026. Le secrétaire général To Lam a demandé à l’appareil d’État d’accélérer la finalisation des documents d’orientation couvrant la période 2026-2030. Ces textes doivent préciser les ajustements du modèle de croissance, les priorités en matière de politique industrielle et les mécanismes de stabilité politique et institutionnelle, considérés par les autorités comme des conditions nécessaires à l’attraction d’investissements, notamment dans les secteurs technologiques.

Une hausse de 7,2 % du salaire minimum régional est entrée en vigueur, portant le niveau mensuel à 5,31 millions de dongs soit environ 195 à 200 euros selon le taux de change dans la zone 1 (principales zones urbaines et industrielles du Vietnam). Cette revalorisation intervient dans un contexte d’ajustement des revenus face à l’évolution du coût de la vie et des conditions du marché du travail. Par ailleurs, à l’approche du Têt, les autorités ont annoncé la mise en œuvre de mesures sociales, incluant la distribution d’environ 30 000 aides matérielles à des ménages en situation de précarité.

Sur le plan social et environnemental, le Premier ministre Pham Minh Chinh a fixé au 15 janvier 2026 l’échéance de la « campagne Quang Trung », visant la reconstruction des logements détruits par les inondations survenues fin 2025. Les autorités présentent cette opération comme un jalon d’évaluation de la capacité de l’appareil d’État à répondre aux conséquences des catastrophes climatiques.

L’entrée en vigueur de la loi sur la protection des données personnelles oblige désormais les plateformes numériques à obtenir un consentement explicite de leurs utilisateurs avant toute collecte ou traitement de données. Parallèlement, le gouvernement a relevé le seuil d’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée et de l’impôt sur le revenu à 500 millions de dongs de chiffre d’affaires annuel (environ 20  000  euros), ce qui réduit la charge fiscale pour des millions de petites entreprises et micro-entrepreneurs.

Le secrétaire général To Lam a réaffirmé sa détermination à poursuivre la lutte contre la corruption de manière « drastique, globale et continue ». Une pression accrue est exercée sur les organes de contrôle afin de détecter rapidement les dérives de gestion dès le début de l’exercice budgétaire 2026, dans le but de renforcer la confiance des investisseurs et l’efficacité de l’action publique.

Le 10 janvier 2026, le Premier ministre a tenu une conférence en ligne avec les ambassadeurs vietnamiens afin de définir les priorités de la diplomatie économique. L’accent est mis sur la reconnaissance du statut d’économie de marché, l’attraction d’investissements de haute technologie et la promotion des marques vietnamiennes à l’international à travers le programme « Go Global ».

Économie

Le Vietnam clôture 2025 sur une croissance du PIB, estimée entre 8,3 % et 8,5 %. Fort de ces résultats, le gouvernement vise une croissance de 10 % en 2026, s’appuyant sur une inflation maîtrisée et des recettes budgétaires supérieures aux prévisions. La transformation numérique et l’innovation technologique constituent les piliers de cette stratégie pour le quinquennat à venir.

Les investissements directs étrangers ont atteint 31,5 milliards de dollars en 2025, en hausse de 15,6 %. Singapour et la Chine restent les principaux investisseurs, notamment dans l’industrie manufacturière et technologique. Cette dynamique confirme la position du Vietnam comme hub industriel majeur en Asie du Sud-Est.

Le secteur de la haute technologie poursuit sa montée en gamme avec la création du Centre national de coordination des plaquettes multi-projets et les performances de VinFast, qui a franchi le cap des 200 000 véhicules électriques produits. Les revenus de l’économie numérique atteignent 198 milliards de dollars en 2025.

Le commerce extérieur se solde par un excédent solide, porté par des exportations agricoles record et une diversification des marchés, notamment vers l’Europe et le secteur halal. Enfin, le secteur bancaire affiche une croissance du crédit de 19 %, tandis que les investissements publics ont été presque entièrement décaissés, soutenant fortement l’activité économique.

Le gouvernement a confirmé une croissance du PIB de 8,02 % en 2025 et fixé pour 2026 un objectif ambitieux pouvant atteindre les deux chiffres. Portée par la modernisation industrielle et la consommation intérieure, cette dynamique pourrait permettre au Vietnam de dépasser la Thaïlande en termes de PIB, selon plusieurs analystes.

Le Vietnam a franchi le seuil des 900 milliards de dollars d’échanges commerciaux en 2025. Pour 2026, les autorités visent un excédent supérieur à 23 milliards de dollars, soutenu par la reprise des commandes dans l’électronique, le textile-habillement et les produits aquatiques.

L’année 2026 marque l’entrée dans la phase finale avant la mise en service du terminal passagers de l’aéroport international de Long Thanh, prévue au premier semestre. Ce projet majeur doit désengorger Hô-Chi-Minh-Ville et renforcer le corridor industriel du Sud.

Le gouvernement réaffirme son ambition de faire de l’économie numérique un pilier de la croissance 2026-2030. Le plafond des transactions « Mobile Money » a été relevé à 100 millions de dôngs par mois, tandis que les solutions d’intelligence artificielle développées par des groupes comme Viettel gagnent en reconnaissance.

La Banque d’État du Vietnam a maintenu la stabilité du taux de change et renforcé la réglementation sur les investissements bancaires. Avec une inflation contenue à 3,31 % en 2025, l’environnement macroéconomique reste favorable aux IDE, notamment dans les semi-conducteurs.

Société

Le passage à 2026 a donné lieu à des célébrations massives dans tout le pays, sans incident majeur, renforçant le sentiment de cohésion nationale. À l’approche du Têt, les habitudes de consommation évoluent vers des produits plus sains, locaux et durables, soutenues par des campagnes gouvernementales.

L’ouverture du Centre de services administratifs publics de Hô-Chi-Minh-Ville marque une avancée majeure dans la modernisation de la relation entre l’État et les citoyens, grâce à la centralisation numérique des démarches.

À l’approche de la fête du Tet 2026 (le 17 février), la Confédération générale du travail a lancé une plateforme numérique permettant aux travailleurs syndiqués d’acheter des produits essentiels à prix réduits. Danang a également achevé plus de 500 logements sociaux pour les familles sinistrées.

Depuis le 1er janvier 2026, la nouvelle Loi sur les éducateurs revalorise significativement les salaires des enseignants. Le système de certification a été simplifié avec la suppression du diplôme de fin de collège, l’accent étant mis sur le lycée et la gratuité des manuels scolaires.

Face à une dégradation de la qualité de l’air, Hanoï a lancé le système « HanoiAir » basé sur l’intelligence artificielle. Ces mesures accompagnent la fermeture progressive du centre-ville aux motos à essence et le développement de zones à faibles émissions.

Tourisme – Culture

 Le tourisme vietnamien a atteint un record de 22 millions de visiteurs internationaux en 2025. Pour 2026, le gouvernement vise 25 millions de touristes étrangers, en privilégiant un modèle axé sur la valeur ajoutée et l’innovation.

Sur le plan culturel, l’inscription de l’art de la gravure sur bois de Dong Ho au patrimoine immatériel de l’UNESCO marque une reconnaissance majeure. Les célébrations du Nouvel An ont donné lieu à de nombreux événements culturels à travers le pays, attirant à la fois touristes nationaux et internationaux.

La fréquentation touristique reste élevée à Da Nang, Hoi An et Hô-Chi-Minh-Ville, soutenue par le dynamisme du secteur des croisières et l’augmentation des vols. Enfin, le Vietnam bénéficie d’une forte visibilité internationale, notamment grâce à son classement par Vogue parmi les destinations incontournables de 2026, confirmant l’essor d’un tourisme plus durable et expérientiel.

Le Vietnam a accueilli environ 3,5 millions de visiteurs durant les vacances du Nouvel An 2026, dont plus de 560 000 à Hanoï. L’objectif annuel est fixé à 25 millions de touristes internationaux, soutenu par une diversification de l’offre et une politique de visas élargie.

dienhai.nguyen@free.fr

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