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Revue de presse Vietnam / Du 01 au 15-03-2026

Sélectionnée par Michel Pédoussaut Les exportations vietnamiennes face à de nouveaux défis mondiaux 02-03-2026 https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh Après une année 2025 marquée par une véritable mise à l’épreuve de la capacité d’adaptation de l’économie vietnamienne face aux tensions commerciales internationales, les

Sélectionnée par Michel Pédoussaut

Les exportations vietnamiennes face à de nouveaux défis mondiaux

02-03-2026

https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh

Après une année 2025 marquée par une véritable mise à l’épreuve de la capacité d’adaptation de l’économie vietnamienne face aux tensions commerciales internationales, les nouveaux droits de douane mondiaux imposés par le président américain Donald Trump constituent un défi supplémentaire pour les exportations vietnamiennes.

Un tarif douanier mondial de 10 % annoncé par Donald Trump

Le 20 février 2026, la Cour suprême des États-Unis a estimé que les nombreux droits de douane envisagés par Donald Trump ne reposaient sur aucun fondement juridique solide. Malgré cette décision, le président américain a affirmé, sur le réseau social Truth Social, qu’il trouverait un moyen de préserver l’usage de cet instrument de politique commerciale.

S’appuyant sur l’article 122 du Trade Act de 1974, il a ainsi signé, le samedi 21 février, un décret instaurant un tarif douanier mondial de 10 %, dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 24 février.

La liste des produits concernés est large et inclut notamment le bœuf, les tomates, les oranges, les produits pharmaceutiques, les véhicules de tourisme ainsi que plusieurs minéraux stratégiques.

La résilience des exportations vietnamiennes vers les États-Unis en 2025

En 2025, les États-Unis avaient initialement envisagé d’imposer des droits de douane particulièrement élevés sur les produits vietnamiens, pouvant atteindre 46 % de leur valeur. Ce scénario maximal ne s’est finalement pas concrétisé : le taux effectif a été ramené à environ 20 %, limitant ainsi l’impact direct sur les exportations vietnamiennes vers le marché américain.

Malgré ces pressions, le Vietnam a démontré une réelle capacité d’adaptation. Les exportations vers les États-Unis ont poursuivi leur progression, illustrant à la fois la résilience du secteur exportateur vietnamien et la vigueur de la demande américaine. Les difficultés surmontées en 2025 laissent ainsi penser que le Vietnam dispose des ressources nécessaires pour faire face aux nouvelles turbulences du commerce mondial en ce début d’année 2026.

L’accord Hồ Chí Minh – Sainteny : une occasion ratée de paix. Première partie

03-03-2026

Le 6 mars 1946, Hồ Chí Minh et Jean Sainteny signèrent un accord qui, s’il avait été respecté, aurait peut-être permis d’éviter à la France et au Vietnam de s’affronter dans le cadre de la Guerre d’Indochine (1946 – 1954). À l’occasion du 80e anniversaire de cet accord, il a semblé intéressant de revenir sur l’histoire de cette occasion ratée de paix.

Cette première partie couvre la période de la colonisation française de ce que la France nommera l’Indochine à la fin de la Seconde Guerre mondiale et la recolonisation. La seconde partie sera publiée au sein du numéro suivant.

I – L’anéantissement de la présence française en Indochine

Les territoires du Sud-est asiatique colonisés par la France à partir du milieu de 19ème siècle furent regroupés en 1887 pour former l’Indochine française qui, à cette date, ne comprenait que le Cambodge et le Vietnam politiquement et administrativement découpés par la France en trois parties. Le Laos et le Kouang Thchéou Wan lui furent rattachés respectivement en 1899 et 1900. Cet ensemble de colonies et protectorats était dirigé par un gouverneur général dépositaire des pouvoirs de la République. En 1945, au terme d’un processus historique complexe, le Japon élimina la domination française.

L’impérialisme japonais en Asie

À partir de 1868, début de l’ère Meiji, le Japon se transforme radicalement en quelques décennies. Après avoir liquidé le système féodal et modernisé le pays, il se lance à la conquête de nouveaux territoires pour augmenter ses ressources en matières premières et élargir ses débouchés extérieurs.

Taïwan est conquis en 1895, la Corée en 1905, la Mandchourie en 1931. En 1937, le Japon commence à attaquer la Chine, parvient à s’emparer d’une partie du pays et à occuper tous les ports. Mais les troupes de Tchang Kaï-Shek pouvaient continuer de lui résister, car elles étaient ravitaillées par l’Angleterre à travers la Birmanie, et par la France grâce au chemin de fer reliant Haiphong et Hanoï au Yunnan. C’est pour couper cette voie de communication que les troupes japonaises pénètrent au Vietnam en 1940, avant d’envahir la Thaïlande, la Malaisie, les îles Philippines, la Birmanie, les Indes néerlandaises et quelques îles du Pacifique. Selon les sources officielles japonaises, les forces armées terrestres comptaient 6 015 000 soldats(1).



Concernant l’Indochine, quelles relations furent-elles établies entre le gouvernement de Vichy, qui dirigeait alors cette colonie, et le Japon qui voulait y pénétrer ? Aux termes d’un accord signé à Tokyo le 30 août 1940, puis confirmé le 23 septembre :

  1. le Japon reconnaissait la souveraineté de la France sur l’Indochine ; l’administration et l’armée françaises restaient donc en place ;
  2. la France autorisait les troupes japonaises à occuper le Tonkin.

De 1940 à 1945, le Vietnam se trouva donc sous le double joug de la France et du Japon. C’est pour lutter contre ces deux puissances impérialistes que Hồ Chí Minh rentra au Vietnam en 1941, après une absence de trente ans.

Retour de Hồ Chí Minh au Vietnam

En 1890, à la naissance de Hồ Chí Minh, le Vietnam était sous domination coloniale et la France l’avait subdivisé en trois parties : la Cochinchine au sud, l’Annam au centre et le Tonkin au nord.

L’Indochine française



C’est pour comprendre les ressorts de la colonisation et afin de pouvoir mieux lutter contre elle que Hồ Chí Minh s’embarqua pour la France en 1911. Pendant trois décennies, il mena en Europe et en Asie diverses actions pour l’indépendance du Vietnam, mais aussi pour celle d’autres colonies. Dans cette perspective, il participa notamment à la création du Parti communiste français (1920), de l’Union intercoloniale (1921), du Thanh Niên (« Jeunesse révolutionnaire du Vietnam » en 1925), du Parti communiste thaïlandais (1928) et, en 1930, du Parti communiste vietnamien, transformé la même année en Parti communiste indochinois afin de pouvoir accueillir des militants laotiens et cambodgiens.

C’est donc doté d’une solide expérience du combat révolutionnaire que Hồ Chí Minh rentre au Vietnam en 1941 pour mener la lutte contre l’occupation étrangère. À cette fin, il fonde le Vietminh (contraction de Việt Nam độc lập đồng minh signifiant Ligue pour l’indépendance du Viêt Nam). Il s’agit d’un front ouvert à toutes les forces luttant pour l’indépendance du pays. Entre 1940 et 1945, le sort des Vietnamiens est catastrophique. Les ressources du pays étant pillées par les occupants français et japonais, disettes et famines font plusieurs centaines de milliers de morts selon les estimations les plus basses. À partir de juin 1942, un retournement militaire d’importance se produit en Asie : face aux forces armées déployées par les Alliés, les troupes nippones commencent à reculer partout. Pour résister, les Japonais avaient besoin d’une base arrière ; c’est l’Indochine française qu’ils choisirent. Le 9 mars 1945, ils s’emparèrent du pouvoir d’État après avoir anéanti l’administration et les garnisons françaises. Le 11 mars, sous la pression des Japonais, l’empereur vietnamien Bảo Đại dénonça tous les traités conclus avec la France et proclama l’indépendance d’un nouvel État, l’Empire du Vietnam. À cette date, la présence de la France en Indochine est donc entièrement liquidée.

Notes de bas de page

(1)Le désarmement des forces armées japonaises n’est pas encore terminé, Le Monde, 9 août 1946.
 



À compter de demain : l’ensemble du marché immobilier vietnamien va subir une transformation majeure et sans précédent.

03-03-2026

https://cafef.vn

Le marché immobilier vietnamien connaîtra une particularité à partir de demain (1er mars).

Plus précisément, conformément au décret 357/2025/ND-CP émis par le Gouvernement réglementant la construction et la gestion des systèmes d’information et des bases de données sur le logement et le marché immobilier, chaque maison (appartement ou individuelle) et chaque bien immobilier au sein d’un projet de construction se verra attribuer un code d’identification électronique unique.

Il convient de noter que ce code est une chaîne de caractères alphanumériques, d’une longueur maximale de 40 caractères. La structure de l’identifiant électronique des produits immobiliers comprendra des champs d’information tels que le code d’information du projet/de la construction ; le code d’identification de l’emplacement (le cas échéant) ; et une séquence de caractères naturels.

Le processus d’attribution de ce code d’identification unique à chaque maison ou propriété est effectué automatiquement par le système.

Le décret stipule que le département local de la construction est responsable de l’attribution des codes aux logements dans les projets relevant de sa compétence, simultanément à l’annonce de l’éligibilité à la vente des logements en construction.

En outre, le décret 357 étend également la délivrance de codes d’identification aux entités participant au marché telles que les unités de gestion et d’exploitation d’immeubles d’appartements, les courtiers immobiliers et les personnes bénéficiant de politiques de soutien au logement.

Plus précisément, le décret 357 stipule que le système de base de données pour le logement et le marché immobilier doit contenir des informations complètes sur le projet, y compris l’investissement total, l’échelle d’utilisation des terres, les progrès et les documents juridiques pertinents.

Les bases de données immobilières au Vietnam comprendront des statistiques sur les prix d’achat et de vente (en millions de VND/m²), la valeur totale des transactions et l’inventaire des biens. De plus, le système contiendra également des données sur les actes notariés et des informations sur les contrats d’achat et de vente immobilière. Ces contrats mentionneront le code d’identification du bien, l’identité de la personne ou de l’organisme impliqué dans la transaction, la date de signature et le type de transaction (achat-vente, location, transfert de propriété, etc.).

Conformément au décret 357, le système d’information et la base de données sur le logement sont conçus et gérés de manière uniforme, du niveau central au niveau local. Le ministère de la Construction est responsable de la conception, de la gestion et de l’utilisation du système à l’échelle nationale. Les organismes, organisations et personnes concernées disposent de droits d’accès leur permettant de créer, partager, mettre à jour et fournir des informations et des données, ainsi que d’effectuer des recherches et des opérations de gestion, conformément à l’autorisation accordée par l’autorité de gestion compétente.

Il convient de noter que la base de données sur le logement est gérée de manière rigoureuse, garantissant la sécurité des informations, protégeant les secrets d’État et préservant les informations personnelles.

D’après les experts, le code d’identification immobilier devrait faciliter l’accès à l’information de manière plus systématique, notamment en ce qui concerne le statut juridique, l’urbanisme, les prêts hypothécaires et l’historique des transactions. Parallèlement, la standardisation et l’interconnexion des données permettront aux décisions d’achat et de vente immobilières de reposer sur des faits concrets, plutôt que sur des rumeurs ou l’effet de mode.

De plus, les codes d’identification immobilière constituent un fondement technique essentiel pour la gestion fiscale et patrimoniale à long terme. En effet, grâce à l’attribution d’un code unique à chaque bien et à son lien avec les informations relatives à son propriétaire, les agences de gestion peuvent plus facilement suivre statistiquement le nombre de biens détenus par une personne physique ou morale, ainsi que la fréquence et la valeur des transactions.

À compter du 1er mars, des codes d’identification électroniques seront délivrés pour les licences de courtage immobilier.

Le décret 357 stipule également le code d’identification électronique des licences d’agent immobilier. Ce code comprendra les champs d’information suivants : code province/ville ; numéro d’identification personnel/numéro d’identification d’étranger ; une séquence de caractères représentant la date de délivrance ; numéro de certificat ; date de révocation (le cas échéant).

Le code d’identification électronique des licences de courtage immobilier sera généré automatiquement dans le système d’information et la base de données sur le logement et le marché immobilier. Le ministère de la Construction ajoutera ce code au dossier du courtier immobilier dès l’approbation de la liste des personnes titulaires de la licence.

De plus, les personnes admissibles aux politiques de soutien au logement disposent également d’un code d’identification électronique, qui comprend les champs d’information suivants : numéro d’identification personnel ; une séquence de caractères naturels représentant le groupe bénéficiaire et le programme de soutien au logement (programme de soutien au logement pour les anciens combattants ; logement pour les ménages pauvres et quasi-pauvres ; autres programmes de soutien).

Guerre en Iran : le Vietnam est-il impacté ?

04-03-2026

https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh

Ce samedi 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une offensive militaire d’ampleur contre l’Iran, comprenant des frappes aériennes et des tirs de missiles coordonnés visant des installations stratégiques à Téhéran et dans d’autres villes.

L’ayatollah Ali Khamenei, qui dirigeait l’Iran depuis 1989 en tant que guide suprême, a été tué lors de ces attaques, selon des annonces officielles des deux camps. Sa mort représente un tournant historique pour la République islamique d’Iran et marque une escalade majeure du conflit.

En réaction, l’Iran a riposté par une série de frappes à travers le Moyen-Orient, notamment dans plusieurs monarchies arabes du Golfe (Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Koweït, Bahreïn et Qatar). Ces attaques auraient fait au moins deux morts, notamment à Abou Dhabi et à Tel-Aviv.

Un espace aérien fortement perturbé

Cette escalade a transformé un conflit initialement ciblé en une crise régionale majeure, impliquant de nombreux pays et ayant des répercussions sur l’ensemble de la scène internationale.

Les effets du conflit se manifestent principalement dans le secteur aérien : l’Iran, le Koweït, la Syrie, les Émirats arabes unis et Israël ont annoncé la fermeture de leur espace aérien au trafic civil. En conséquence, de nombreuses compagnies aériennes ont suspendu ou annulé leurs vols à destination du Moyen-Orient, perturbant significativement l’organisation du trafic aérien international.

Les précautions prises par le gouvernement vietnamien

L’Autorité de l’aviation civile du Vietnam (CAAV) a demandé à la Société vietnamienne de gestion du trafic aérien de procéder à une évaluation globale et rapide des risques, afin d’adapter ses opérations et de fournir aux compagnies aériennes ainsi qu’aux voyageurs des consignes précises.

À ce stade, les compagnies vietnamiennes ont suspendu toute liaison directe avec les pays du Moyen-Orient, tout en maintenant les vols entre le Vietnam et l’Europe, sous réserve que le conflit ne s’étende pas davantage.

Les compagnies ont par ailleurs maintenu ouvertes leurs agences à Hanoï et à Hô Chi Minh-Ville afin d’accompagner les voyageurs concernés dans leurs démarches de modification et de gestion des réservations. Du personnel supplémentaire a également été déployé dans les aéroports pour informer les passagers des changements d’itinéraire, des modalités d’indemnisation et des solutions d’hébergement prises en charge par les compagnies aériennes.

Déclaration de la porte-parole du ministère vietnamien des Affaires étrangères

Le 28 février, lors d’une conférence de presse, la porte-parole du ministère vietnamien des Affaires étrangères, Pham Thu Hang, a exprimé l’inquiétude du gouvernement face à la situation. Elle a appelé les parties concernées à mettre immédiatement fin à toute escalade afin de garantir la protection des civils et des infrastructures essentielles. Elle a également insisté sur le respect du droit international dans la résolution du conflit, en se référant notamment à la Charte des Nations unies dans la perspective d’un règlement pacifique.

Le ministère des Affaires étrangères, en coordination avec les agences nationales compétentes, a demandé aux missions diplomatiques vietnamiennes en Iran et en Israël de renforcer leur coordination avec les autorités locales ainsi qu’avec les corps diplomatiques présents sur place, afin de suivre de près l’évolution de la situation sécuritaire.

Une attention accrue portée aux ressortissants vietnamiens

Le premier mars, le ministère de l’Intérieur a émis une directive demandant aux agences de vietnamiennes au Moyen Orient de suspendre temporairement le recrutement de travailleurs. Selon les données officielles, près de 10 000 travailleurs vietnamiens sont actuellement employés au Moyen-Orient : environ 6 000 en Arabie saoudite, 4 000 aux Émirats arabes unis, 500 au Qatar et près d’une centaine à Bahreïn. La majorité exerce dans les services domestiques, l’hôtellerie-restauration et le secteur du bâtiment.

Les missions diplomatiques vietnamiennes en Israël et en Iran ont également été invitées à se tenir prêtes à mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires afin de garantir la sécurité des ressortissants vietnamiens, ainsi que la protection des locaux diplomatiques.

D’après les derniers rapports officiels, l’ensemble des citoyens vietnamiens présents au Moyen-Orient serait actuellement en sécurité. Ils sont toutefois invités à rester en contact régulier avec leurs proches au Vietnam et à se tenir informés de l’évolution de la situation ainsi que des consignes de sécurité en vigueur.

Le Vietnam va créer un fonds national de développement de l’IA pour la période 2026-2027

04-03-2026

https://en.baochinhphu.vn

Le ministère des Sciences et de la Technologie établira le fonds national de développement de l’intelligence artificielle (IA) pour la phase 2026-2027.

Cela fait partie de la décision n° 367/QD-TTg promulguant le plan de mise en œuvre de la loi sur l’IA, récemment signée par le vice-Premier ministre Nguyen Chi Dung.

Conformément à cette décision, la base de données nationale sur l’IA sera créée et située au Centre national de données.

Le ministère des Sciences et des Technologies sera responsable des normes de données en matière d’IA, des réglementations techniques, des modèles d’algorithmes et des questions connexes, tandis que le ministère de la Sécurité publique sera responsable de la mise en place de l’infrastructure du Centre national de données, ainsi que de la sécurité des données, de la sûreté et de l’intégration des données sources.

Des bases de données relatives à l’IA seront créées, mises à jour et connectées de manière uniforme à la Base de données nationale sur l’IA, pour les ministères, les agences ministérielles, les organismes gouvernementaux et les comités populaires à tous les niveaux. Ces bases de données devront respecter les normes et les réglementations techniques du Centre national de données, garantissant ainsi la qualité des données et la sécurité des informations.

Parallèlement, des pôles d’intelligence artificielle seront développés selon un modèle combinant des espaces physiques centralisés et des liaisons de réseau numérique.

Des pôles de compétitivité seront créés dans les parcs technologiques de pointe, les zones de concentration des technologies numériques et les centres d’innovation, tandis que les organisations et les particuliers seront accompagnés dans leurs investissements dans les infrastructures techniques au service des activités de ces pôles.

En décembre dernier, les législateurs ont approuvé la loi sur l’IA, faisant du Vietnam l’un des rares pays dotés d’un cadre juridique complet en matière d’IA.

La loi, qui devrait entrer en vigueur le 1er mars de cette année, comprend 35 articles. Elle vise à assurer un équilibre entre la maîtrise des risques et la promotion de l’innovation, conformément aux pratiques internationales, et à soutenir le Vietnam dans son intégration proactive aux nouvelles normes technologiques.

Les prix mondiaux du pétrole brut ont fortement augmenté

06-03-2026

https://vnexpress.net

Les perturbations de l’approvisionnement en pétrole en provenance du Moyen-Orient ont entraîné une hausse des prix du pétrole Brent et WTI de 5 à 8 % le 5 mars.

À la clôture des marchés hier, le prix du pétrole brut Brent a progressé de 5 % pour atteindre 85,4 dollars le baril. Il s’agit de sa cinquième séance de hausse consécutive. Le prix du pétrole brut WTI américain a également augmenté de 8,5 %, s’établissant actuellement à 81 dollars, son plus haut niveau depuis juillet 2024.

Le marché a connu une forte hausse en raison des perturbations croissantes de l’approvisionnement mondial causées par le conflit au Moyen-Orient. Les prix du pétrole brut américain ont augmenté plus rapidement que ceux du Brent, Washington laissant entendre qu’il pourrait intervenir sur le marché à terme pour freiner la flambée des prix de l’énergie.

Le 5 mars, le président américain Donald Trump a affirmé ne pas s’inquiéter de la hausse des prix de l’essence aux États-Unis, malgré l’escalade du conflit avec l’Iran. Dans un entretien accordé à Reuters , il a déclaré que la campagne militaire américaine constituait la priorité actuelle. Trump a également indiqué que les États-Unis souhaitaient participer à la désignation du prochain dirigeant iranien.

L’Irak et le Qatar ont dû interrompre partiellement leur production de pétrole et de gaz en raison de la quasi-paralysie du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. L’Irak a réduit sa production de 1,5 million de barils de pétrole supplémentaires par jour, faute de capacités de stockage suffisantes en raison du manque de pétroliers. Le Qatar a également cessé sa production de gaz naturel liquéfié (GNL) en raison de l’impossibilité pour les navires de franchir le détroit d’Ormuz.

D’après les analystes, le Koweït et les Émirats arabes unis pourraient être les prochains pays à devoir réduire leurs approvisionnements à mesure que leurs capacités de stockage s’épuisent.

« En l’absence de navires dans le détroit d’Ormuz, les prix vont continuer d’augmenter. Les pays étant contraints de réduire leur production, la reprise sera d’autant plus longue qu’ils ne pourront pas redémarrer immédiatement leur production à pleine capacité », a déclaré John Kilduff, analyste chez Again Capital. Environ 20 % du trafic pétrolier mondial transite par ce détroit.

Les attaques visant les pétroliers se sont poursuivies dans la région du Golfe le 5 mars. Le pétrolier Sonangol Namibe, battant pavillon bahaméen, a signalé une brèche dans sa coque suite à une explosion près du port irakien de Khor al Zubair.

Plusieurs raffineries du Moyen-Orient, de Chine et d’Inde ont dû interrompre leurs activités de distillation de pétrole brut en raison du conflit au Moyen-Orient. Selon les données de suivi des navires de Vortexa et Kpler, environ 300 pétroliers sont toujours immobilisés dans le détroit d’Ormuz.

Au Vietnam , la forte hausse des prix mondiaux des carburants a également entraîné une augmentation des prix de l’essence et du diesel sur le marché intérieur. Suite aux ajustements effectués le 5 mars par le ministère de l’Industrie et du Commerce et le ministère des Finances, les prix de l’essence et du diesel ont augmenté de 1 810 à 7 140 VND par litre/kilogramme, atteignant respectivement 22 340 VND et 26 600 VND. Plus précisément, le prix de l’essence et du diesel RON 95 a atteint son plus haut niveau depuis mars 2022, tandis que le kérosène a enregistré sa première hausse de plus de 7 000 VND par litre depuis 2019.

Plus de 20 États intentent un procès contre les nouveaux droits de douane du président Trump

07-03-2026

https://trithucvn2.net

Jeudi (5/3), une coalition de plus de 20 États, menée par l’État de New York, a déposé une plainte contestant les nouveaux droits de douane mondiaux imposés par le président Donald Trump.

La dernière plainte des États a été déposée jeudi auprès de la Cour américaine du commerce international (CIT). Elle affirme que le tarif mondial de 15 % annoncé par le président est illégal et accuse ce dernier d’avoir invoqué à tort l’article 122 du Trade Act de 1974 pour instaurer ces nouveaux droits de douane.

La procureure générale de l’État de New York, Letitia James, a déclaré :
« Le président Trump ignore une fois de plus la loi et la Constitution, augmentant en réalité la charge fiscale qui pèse sur les consommateurs et les petites entreprises. »
Elle fait également partie de la coalition à l’origine de cette action en justice.

Après que la Cour suprême a annulé, le 20 février, la politique tarifaire que le président avait imposée en se fondant sur l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA), M. Trump a annoncé un tarif mondial standard permettant de maintenir ces droits de douane pendant une durée maximale de 150 jours sans approbation du Congrès.

Le président avait auparavant menacé d’augmenter les droits de douane à 15 %, mais jusqu’à présent seul un taux de 10 % a été appliqué. Certaines informations indiquent qu’il pourrait annoncer une hausse des tarifs cette semaine.

La Maison-Blanche a indiqué qu’après 150 jours, les droits de douane appliqués en vertu de l’article 122 seraient remplacés par une autorité tarifaire à plus long terme prévue par une autre disposition du Trade Act de 1974. Cette disposition permet d’imposer des tarifs plus permanents, mais nécessite plusieurs mois d’enquête avant leur mise en œuvre.

Les États contestent l’interprétation de la loi commerciale par le gouvernement fédéral

Les États ont mis en doute l’interprétation du gouvernement fédéral concernant le Trade Act de 1974. Selon eux, cette disposition avait été conçue pour permettre au gouvernement fédéral d’appliquer des tarifs limités afin de traiter les déficits de balance des paiements internationale pouvant survenir dans des systèmes de taux de change fixes, comme sous l’étalon-or.

La plainte affirme que les États-Unis ont abandonné ce système de taux de change il y a un demi-siècle, ce qui signifie que ce type de problème de balance des paiements n’existe plus aujourd’hui.

La plainte précise :
« Le président applique une fois de plus des droits de douane qu’il n’a pas l’autorité d’imposer — la loi qu’il invoque ne lui permet pas d’appliquer ces tarifs — ce qui bouleverse l’ordre constitutionnel et provoque le chaos dans l’économie mondiale. »

Le document indique également que cette nouvelle politique tarifaire, comme les précédentes, viole la Constitution et rappelle que le pouvoir d’imposer des droits de douane appartient au Congrès.

Cependant, certains analystes juridiques estiment que l’administration Trump dispose cette fois d’une base juridique plus solide.

Peter Harrell, chercheur invité à l’Institut de droit économique international de l’Université de Georgetown, a écrit mercredi (4/3) dans un commentaire :
« La réalité juridique est que les tribunaux seront probablement beaucoup plus favorables au président Trump concernant l’article 122 que pour ses précédents tarifs imposés en vertu de l’IEEPA. »

La Cour du commerce international basée à New York, qui examinera la plainte des États, avait déjà écrit dans une décision l’an dernier, lorsqu’elle avait rejeté les tarifs d’urgence, que M. Trump n’en avait pas besoin puisque l’article 122 existait déjà pour traiter les déficits commerciaux.

M. Trump dispose également d’autres bases juridiques pour imposer des droits de douane, et certaines ont été validées par les tribunaux. Les tarifs qu’il avait imposés sur les importations chinoises lors de son premier mandat, en vertu de l’article 301 du Trade Act de 1974, restent toujours en vigueur.

La décision de la Cour suprême rejetant les tarifs d’urgence de M. Trump a poussé les entreprises à se précipiter pour demander le remboursement des taxes déjà payées. Mercredi (4/3), un juge du tribunal fédéral du commerce a ordonné à l’administration Trump de commencer à rembourser ces droits.

Plus de 2 000 entreprises, dont Costco, FedEx et Pandora Jewelry, ont intenté des actions en justice pour récupérer les montants de taxes qu’elles ont versés.

Pourquoi certains fonctionnaires qui reçoivent de l’argent ne sont-ils pas inculpés de corruption ?

07-03-2026

https://vnexpress.net

Alors que certains fonctionnaires sont poursuivis pour corruption pour le simple fait de recevoir de l’argent, d’autres ne le sont pas, car cette accusation repose sur la preuve d’un échange de pouvoir et d’avantages dans l’exercice de leurs fonctions officielles.

Dans son rapport d’enquête récemment publié, le Département des enquêtes sur les crimes liés à la corruption, à l’économie et à la contrebande (C03, ministère de la Sécurité publique) indique que Mme Nguyen Thi Kim Tien , ancienne ministre de la Santé, a reconnu avoir reçu 7,5 milliards de dongs de deux subordonnés. Elle est actuellement accusée d’ avoir enfreint la réglementation relative à la gestion et à l’utilisation des biens de l’État, entraînant des pertes et un gaspillage.

Récemment, plusieurs anciens responsables ont été accusés de corruption, sans toutefois être inculpés . En janvier, dans une affaire de favoritisme présumé envers des entreprises pour l’obtention d’appels d’offres à Dak Lak , l’ancien président du Comité populaire provincial de Dak Lak, Pham Ngoc Nghi, a perçu 4,5 milliards de dongs. Le parquet a cependant considéré cette somme comme un « cadeau ». N’ayant pas consenti à un accord préalable et l’ayant intégralement restituée, il n’a fait l’objet que d’une sanction disciplinaire disciplinaire. Dans la même affaire, l’ancien directeur du Conseil de gestion des projets et son adjoint ont été condamnés à huit ans de prison pour avoir perçu des pots-de-vin d’un montant total de 11,1 milliards de dongs.

À l’inverse, dans l’affaire majeure concernant le Département de la sécurité alimentaire (ministère de la Santé) , les 34 responsables et fonctionnaires ayant perçu des pots-de-vin ont tous été reconnus coupables de corruption par le tribunal de première instance. Parmi eux, l’ancien directeur Nguyen Thanh Phong a été condamné à 20 ans de prison pour avoir perçu 44 milliards de dongs, et l’ancienne directrice Tran Thi Viet Nga à 15 ans de prison pour avoir perçu 8 milliards de dongs.

Le tribunal de première instance a conclu que, durant la période 2018-2025, plusieurs responsables et spécialistes du Département de la sécurité alimentaire ont exploité le flou de la réglementation pour mettre en place un système de corruption à différents niveaux de l’administration. L’ancien directeur a instauré la politique de rémunération en sus des honoraires, a défini les modalités de distribution des pots-de-vin et a enjoint ses subordonnés d’approuver cette politique.

Concernant les anciens fonctionnaires ayant perçu des pots-de-vin et affirmant avoir « agi correctement et que les entreprises se sont contentées de les remercier », le parquet a déclaré : « Si les fonctionnaires travaillaient avec diligence, les entreprises n’auraient pas besoin de les supplier ni de passer par des intermédiaires pour les approcher et leur offrir de l’argent. » Par conséquent, le fait pour les 34 prévenus d’avoir reçu de l’argent constitue le délit de corruption.

Lors de la première phase de l’affaire des « vols de rapatriement » , la plupart des accusés ont affirmé que leurs agissements ne constituaient pas de la corruption, car l’argent avait été perçu après la fin des vols et n’était donc qu’un simple cadeau de remerciement ; seul un versement préalable aurait constitué un acte de corruption. Cependant, l’accusation a soutenu que le simple fait de recevoir de l’argent par certains fonctionnaires suffisait à constituer une infraction.

Dans l’affaire de la « protection » de l’extraction illégale de sable à An Giang, l’ancien président du Comité populaire provincial d’An Giang, Nguyen Thanh Binh, a perçu 300 000 dollars et a été reconnu coupable d’ abus de pouvoir et de dénonciation dans l’exercice de ses fonctions. L’ancien vice-président du Comité populaire provincial, Tran Anh Thu, a perçu 961 millions de dongs et l’ancien directeur du Département des ressources naturelles et de l’environnement, Nguyen Viet Tri, a perçu 3,1 milliards de dongs, tous deux pour corruption.

Qu’est-ce qui constitue un acte de corruption ?

Pourquoi, pour un même acte de corruption, certaines personnes sont-elles poursuivies pour corruption, tandis que d’autres sont accusées d’abus de pouvoir dans l’exercice de leurs fonctions ? Nombre d’entre elles ne font l’objet d’aucune poursuite.

D’un point de vue juridique, l’avocat Le Hong Hien du cabinet Le Hong Hien and Associates soutient que déterminer si une personne a commis un crime spécifique doit se fonder sur les éléments constitutifs de ce crime.

Concernant le délit de corruption, l’article 354 du Code pénal stipule que l’auteur doit être une « personne exerçant une fonction officielle ou une autorité ». Les citoyens ordinaires, dépourvus d’autorité, ne peuvent être les auteurs de ce délit.

Pour constituer le délit, une personne en position d’autorité doit avoir reçu ou avoir l’intention de recevoir de l’argent, des biens ou des avantages matériels d’une valeur de 2 millions de VND ou plus, ou d’autres avantages immatériels, en échange d’un acte accompli ou non à l’initiative de la personne offrant le pot-de-vin. Les avantages matériels peuvent inclure un voyage ou des vacances ; les avantages immatériels peuvent inclure des relations sexuelles, etc.

« L’élément clé de la corruption est l’échange de pouvoir ; il ne requiert pas forcément un accord verbal ou écrit préalable, mais il faut prouver que la réception d’argent est liée à un acte officiel précis, avec un conflit d’intérêts entre le donateur et le bénéficiaire. Le bénéficiaire accomplit ou s’abstient d’accomplir l’acte au profit du donateur », a analysé l’avocat Hien.

À l’inverse, si cet échange ne peut être prouvé, il n’existe pas de base suffisante pour engager des poursuites pour le délit d’acceptation de pots-de-vin .

Partageant cet avis, l’avocat Nguyen Duc Thinh du cabinet Fanci a déclaré qu’il est impossible de conclure que « tout fonctionnaire qui reçoit de l’argent est coupable de corruption ». Ce délit repose sur quatre catégories d’éléments : le sujet, l’objet, l’aspect objectif et l’aspect subjectif. L’argent est un élément important, mais il n’est pas le seul facteur, et certainement pas l’élément décisif, à moins qu’un lien juridique entre l’argent et l’acte du fonctionnaire ou ses conséquences ne puisse être prouvé.

Le délit d’abus de fonction et d’autorité dans l’exercice des fonctions officielles requiert un sujet précis, à savoir une personne occupant une fonction et une autorité officielles. En conséquence, quiconque, par intérêt personnel ou pour d’autres motifs personnels, abuse de sa fonction et de son autorité pour agir à l’encontre de ses fonctions officielles, causant un préjudice matériel d’un montant égal ou supérieur à 10 millions de VND, ou portant atteinte aux intérêts de l’État, aux droits et intérêts légitimes des organisations et des particuliers, sera coupable de ce délit.

L’expression « agir à l’encontre de ses devoirs officiels » s’entend comme « agir à l’encontre des fonctions, des tâches et des pouvoirs conférés par l’État ». Les personnes reconnues coupables de ce crime ne sont pas tenues d’avoir reçu de l’argent. Le mobile peut être un gain financier, un vol de biens ou d’autres motivations personnelles telles que la recherche de reconnaissance, le désir de témoigner du respect ou la volonté d’obtenir la reconnaissance de supérieurs hiérarchiques, etc.

Bien que paraissant similaires, ces deux infractions présentent de nombreuses différences. Accepter des pots-de-vin est défini comme « faire ou s’abstenir de faire quelque chose au profit ou à la demande de la personne qui offre le pot-de-vin ». L’abus de position ou d’autorité dans l’exercice de fonctions officielles, en revanche , est défini comme « agir à l’encontre de ses obligations officielles ».

Accepter des pots-de-vin constitue un délit si le montant perçu est égal ou supérieur à 2 millions de VND. En revanche, l’abus de fonction et d’autorité dans l’exercice des fonctions officielles est défini comme un préjudice d’un montant égal ou supérieur à 10 millions de VND, ou tout autre préjudice. Les peines encourues diffèrent également : l’acceptation de pots-de-vin peut entraîner la réclusion à perpétuité, tandis que l’abus de fonction et d’autorité est passible d’une peine maximale de 15 ans d’emprisonnement.

Quand peut-on recevoir de l’argent sans frais ?

Selon l’avocat Hien, dans les cas où de l’argent est reçu mais où les éléments constitutifs des deux infractions susmentionnées ne sont pas réunis, il n’y aura pas lieu de poursuivre les autorités pénales. Par exemple, le ministère public ne peut prouver que l’acte a été commis ou non dans l’intérêt du donateur ; qu’il n’y a pas eu d’acte répréhensible ; ou qu’il y a eu une faute, mais sans préjudice au sens de la loi.

Offrir des cadeaux à l’occasion de fêtes ou en guise de remerciement, sans suggestion, sans accord d’échange, sans lien avec des fonctions officielles spécifiques et sans violation de la réglementation, ne constitue pas nécessairement un acte de corruption. Toutefois, cet acte peut enfreindre les règles de déontologie et de discipline et donner lieu à des sanctions disciplinaires administratives ou du Parti.

La détermination de la culpabilité ne repose pas sur « l’opinion publique ».

M. Hien a analysé que le fait de recevoir de l’argent pour un même motif, mais avec des accusations différentes, ne constitue pas une incohérence dans le traitement de l’affaire, mais reflète plutôt un principe fondamental du droit pénal : l’accusation doit être déterminée en fonction des « éléments constitutifs de l’infraction et des preuves », et non en fonction de « l’opinion publique ».

Dans de nombreuses affaires de corruption majeures, les autorités chargées de la poursuite doivent prouver chaque élément constitutif de l’infraction pour chaque individu. Le simple fait de recevoir de l’argent ne constitue pas automatiquement un acte de corruption. Si l’élément de contrepartie (échange d’avantages) et l’acte répréhensible ayant causé un préjudice ne peuvent être prouvés, l’infraction ne peut être retenue.

« À l’inverse, s’il existe des preuves suffisantes d’« échange de pouvoir », d’accords à des fins personnelles ou de fautes ayant entraîné des conséquences, la loi prévoit des sanctions très sévères pour le fait d’accepter des pots-de-vin », a déclaré l’avocat Hien, ajoutant que la différenciation de la responsabilité pénale dans chaque cas reflète une tendance à l’individualisation des responsabilités, garantissant les principes d’équité et l’état de droit.

Partageant le même avis, l’avocat Thinh a fait valoir que la détermination de la culpabilité dans les affaires de corruption devait se faire conformément au principe du « respect de la présomption d’innocence » et aux normes de preuve en matière pénale.

« Tout doit reposer sur des preuves, et non sur des spéculations émotionnelles. Si ce principe est appliqué de manière cohérente, on comprendra que la différence entre les accusations ne tient pas à la clémence ou à la sévérité du parquet, mais à la structure juridique de chaque infraction et à la quantité de preuves dans chaque affaire », a analysé l’avocat Thinh.

Carburants : Hanoï intensifie les contrôles des stations-service

09-03-2026

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Face aux incertitudes du marché mondial de l’énergie et aux tensions géopolitiques qui affectent les prix du pétrole, les autorités vietnamiennes renforcent la surveillance du secteur des carburants. À Hanoï, les inspections des stations-service vont être intensifiées afin de prévenir les pénuries, la spéculation et les hausses de prix injustifiées.

Les autorités de Hanoï ont annoncé un renforcement des inspections dans le secteur de la distribution de carburant, dans un contexte international jugé instable. Le département municipal de l’Industrie et du Commerce a demandé, le 5 mars, aux services de gestion du marché d’intensifier la surveillance des stations-service afin de prévenir les pénuries, la spéculation et les hausses de prix injustifiées.

Cette mesure fait suite à une directive nationale publiée le 3 mars par le ministère de l’Industrie et du Commerce. Les autorités demandent aux provinces et grandes villes de renforcer le contrôle des activités pétrolières, alors que les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, perturbent l’équilibre entre l’offre et la demande sur les marchés mondiaux de l’énergie.

Selon plusieurs médias internationaux, ces tensions ont déjà des répercussions sur les prix du pétrole. L’agence Associated Press rapporte que l’escalade du conflit au Moyen-Orient a provoqué une hausse des cours du brut, le Brent ayant progressé d’environ 15 % pour atteindre près de 84 dollars le baril. Cette situation ravive les inquiétudes sur la sécurité énergétique, en particulier en Asie, région fortement dépendante des importations de pétrole.

L’approvisionnement en carburant « globalement assuré »

À Hanoï, les grossistes et distributeurs sont invités à sécuriser leurs sources d’approvisionnement afin de garantir un approvisionnement stable en essence et en diesel pour l’ensemble du réseau, des stations appartenant aux compagnies aux agents et franchisés. Les entreprises devront également signaler rapidement toute difficulté d’approvisionnement ou fluctuation importante des prix d’importation.

Les autorités préviennent par ailleurs que les pratiques telles que l’accaparement de carburant, la création artificielle de pénuries, la fermeture injustifiée de stations-service ou la vente à des prix supérieurs aux tarifs affichés feront l’objet de sanctions. Des inspections ciblées pourront être menées afin de vérifier le respect de la réglementation.

Selon le ministère de l’Industrie et du Commerce, l’approvisionnement en carburant au Vietnam reste néanmoins « globalement assuré » grâce à la production des raffineries nationales et aux importations, tandis que les autorités continuent de surveiller étroitement l’évolution du marché.

L’accord Hồ Chí Minh – Sainteny : une occasion ratée de paix. Seconde partie

09-03-2026

II – L’échec de la recolonisation du Vietnam par la France

La conférence de Potsdam et la nouvelle division du Vietnam

Après la capitulation de l’Allemagne (7 mai 1945), bien que subissant défaite sur défaite en Asie, le Japon ne s’avoue pas vaincu et continue de lutter. Estimant que la fin de la guerre mondiale est toute proche, Harry Truman, Joseph Staline et Winston Churchill se réunissent à Potsdam (17 juillet – 2 août 1945) pour fixer le sort à réserver aux pays vaincus.

Concernant la présence du Japon en Indochine, il est décidé qu’après la défaite des troupes nippones, le Vietnam sera divisé en deux parties au niveau du 16ème parallèle. Les soldats chinois de Tchang Kaï-Shek seront chargés de désarmer les Japonais dans la partie nord du pays. La même mission sera confiée aux Britanniques pour ce qui concerne la partie sud. Ces décisions sont appliquées rapidement, le Japon ayant capitulé le 15 août 1945 suite au bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki les 6 et 9 août.

Révolution d’août 1945 et indépendance du Vietnam

Pour les résistants vietnamiens, la capitulation du Japon ouvrait la possibilité de déclencher une révolution pouvant déboucher sur l’indépendance du pays. Toutes les conditions étaient réunies pour cela. En effet, depuis le 9 mars 1945, il n’existait plus de pouvoir colonial français en Indochine et, le 15 août, l’empereur Hirohito avait annoncé à la radio la capitulation sans condition du Japon. De plus, par décision des Américains, les Britanniques et les Chinois chargés par la conférence de Potsdam de désarmer les troupes japonaises n’étaient pas autorisés à envoyer leurs soldats au Vietnam tant que la reddition japonaise n’aurait pas été officiellement signée. Celle-ci n’intervint que le 2 septembre 1945.

Au Vietnam, entre le 15 août et le 2 septembre, les champs politique et militaire n’étaient donc plus occupés par ceux qui les contrôlaient jusque-là. Pour prendre de vitesse les « Alliés » (Chinois, Anglais, Américains, Français) qui voulaient revenir en Indochine, Hồ Chí Minh lança le 16 août un appel à l’insurrection générale. Celle-ci déferla sur l’ensemble du Vietnam en rencontrant peu de résistance. Le 23 août, l’empereur Bảo Đại accepta d’abdiquer, mettant ainsi fin à l’« Empire du Vietnam », qui n’exista donc que quelques mois. Le 2 septembre, à Hanoi, Hồ Chí Minh proclama l’indépendance du Vietnam. Devant une immense foule, il déclara notamment :

En fait, depuis l’automne de 1940, notre pays a cessé d’être une colonie française pour devenir une possession nippone. Après la reddition des Japonais, notre peuple tout entier s’est dressé pour reconquérir sa souveraineté nationale et a fondé la République démocratique du Vietnam. La vérité est que notre peuple a repris son indépendance des mains des Japonais et non de celles des Français… nous, membres du Gouvernement provisoire, déclarons, au nom du peuple du Vietnam tout entier, nous affranchir complètement de tout rapport colonial avec la France impérialiste, annuler tous les traités que la France a signés au sujet du Vietnam, abolir tous les privilèges que les Français se sont arrogés sur notre territoire.

Les colonialistes français n’acceptèrent évidemment pas l’indépendance du Vietnam.

Le retour de la France au Vietnam

En mars 1945, il y avait environ 62 000 soldats japonais en Indochine(1). Les Britanniques, chargés de désarmer ceux qui occupaient la partie située au sud du 16ème parallèle, mais aussi de lutter contre les forces du Vietminh, commencèrent à arriver en Cochinchine le 13 septembre 1945. Leur mission terminée, ils cédèrent la place à la France, dont les premières troupes débarquèrent le 15 octobre. Au nord du 16ème parallèle, un accord franco-chinois du 28 février 1946 décida qu’après avoir désarmé les Japonais, les troupes de Tchang Kaï-Shek quitteraient le Vietnam entre le 1er et le 15 mars.

À partir de mars 1946, la France put donc reprendre pied au Vietnam. Toutefois, sa présence sur le terrain restait très partielle et seulement militaire. Afin de restaurer entièrement sa domination, il lui fallait encore organiser son retour sur le plan politique. Pour cela, elle devait négocier avec Hồ Chí Minh. 

L’accord Hồ – Sainteny

Le 6 mars 1946, un accord politique est conclu entre Hồ Chí Minh, chef du gouvernement de la République démocratique du Vietnam, et Jean Sainteny, commissaire de la République pour le Tonkin et l’Annam du Nord. Aux termes de cet accord :

1°) Le gouvernement français reconnaît la République du Vietnam comme un État libre ayant son gouvernement, son parlement, son armée et ses finances, faisant partie de la Fédération indochinoise et de l’Union française et s’engage à entériner les décisions prises par les populations consultées par référendum.

2°) Le gouvernement du Vietnam se déclare prêt à accueillir amicalement l’armée française lorsque, conformément aux accords internationaux, elle relèvera les troupes chinoises.

3°) les détails de cet accord feront ultérieurement l’objet de négociations.

L’application du point n°2 ne posa pas de problème : après le départ des soldats de Tchang Kaï-Shek, les troupes françaises purent entrer dans Hanoi le 18 mars 1946 sans avoir à combattre.

La lecture du point n°1 montre que HCM est très conciliant : il accepte en effet que le Vietnam devienne un État certes « libre », mais, en même temps, non totalement indépendant, puisque « faisant partie de la Fédération indochinoise et de l’Union française » dirigées par la France.

L’accord du 6 mars 1946 avait aussi précisé qu’ultérieurement des négociations devraient porter « notamment sur les relations diplomatiques du Viet Nam avec les États étrangers, le statut futur de l’Indochine, les intérêts économiques et culturels ». Le point central était évidemment de savoir quel contenu il fallait donner à l’entité « Vietnam ».

Si, pour Hồ Chí Minh, le Vietnam englobe évidemment la Cochinchine, l’Annam et le Tonkin, pour le gouvernement français et les colonialistes, il n’était pas question de céder la Cochinchine. D’ailleurs, dès août 1945, le général de Gaulle avait donné l’ordre : « Ne donnez pas la Cochinchine à Hồ Chí Minh ! »(2). Il suffit de regarder la balance commerciale de l’Indochine pour comprendre sa position. L’analyse de l’INSEE(3) vaut la peine d’être rapportée.



Deux marchandises exportées étaient à l’origine de l’excédent de la balance commerciale indochinoise : le riz et le caoutchouc. Or, la Cochinchine en était le principal centre de production. De plus, la plupart des grandes plantations d’hévéas appartenant à de puissantes sociétés capitalistes françaises se trouvaient aussi en Cochinchine. C’est bien pourquoi les colonialistes s’opposèrent à son inclusion dans la République du Vietnam que la France avait reconnue à travers l’accord Hồ Chí Minh – Sainteny. D’ailleurs, dès le 1er juin 1946, l’amiral d’Argenlieu fit proclamer la République de Cochinchine pour la détacher du reste du Vietnam. Dans ces conditions, il est clair que les négociations, qui se déroulèrent à Fontainebleau (6 juillet – 12 septembre 1946) entre Hồ Chí Minh et les représentants de la France, ne pouvaient qu’échouer.

Ne pouvant faire accepter sa position à la délégation vietnamienne et décidée à reconquérir l’ensemble de l’Indochine, la France fit bombarder le port de Haiphong le 23 novembre 1946. C’est ainsi que débuta la « Guerre d’Indochine », qui ne se terminera qu’en 1954 après la défaite de l’armée française dans la cuvette de Diên Biên Phu. L’onde de choc de la déroute française se répandit dans toutes les colonies, à commencer par l’Algérie.

Des accords signés à Genève le 21 juillet 1954 mirent fin à la « Guerre d’Indochine ». Ils libéraient le Cambodge et le Laos de la domination française et divisaient le Vietnam en deux parties situées de part et d’autre du 17ème parallèle. Mais cette division était seulement provisoire, car il était également prévu que des élections générales destinées à réunifier le Vietnam se tiennent au plus tard en 1956.

Cherchant à contrer à tout prix l’avancée du socialisme en Asie du Sud-est, les États-Unis s’opposèrent farouchement à la tenue de ces élections. Pire : dès 1955, ils envoyèrent au Sud Vietnam les premiers groupes de « conseillers militaires » américains. La « Guerre du Vietnam » venait de succéder à la « Guerre d’Indochine ».

Le cours de l’histoire aurait certainement été bien différent si les colonialistes français avaient respecté l’accord Hồ Chí Minh – Sainteny en considérant que la Cochinchine faisait bien partie du Vietnam.

Notes de bas de page

(1)Bensacq-Tixier, Nicole. La France en Chine de Sun Yat-sen à Mao Zedong, 1918-1953. Presses universitaires de Rennes, 2014, https://doi.org/10.4000/books.pur.65234.
(2)De Gaulle et l’Indochine 1940 – 1946 https://excerpts.numilog.com/books/9782365830041.pdf.
(3)L’évolution de la situation économique en Indochine de 1939 à 1946, Études et conjoncture – Union française / Économie française, 2e année, n°7, 1947. pp. 47-67.
 



Files d’attentes et rationnements : en Asie, l’inquiétude monte aux stations d’essence

10-03-2026

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La flambée des cours du pétrole, due à la guerre au Moyen-Orient, exacerbe l’anxiété des automobilistes et motocyclistes à travers l’Asie, nombreux à faire la queue aux stations-service face aux rationnements ou pour devancer des hausses attendues des prix à la pompe.

Vietnam : attente et exaspération

Au Vietnam, des milliers de motocyclistes patientaient mardi aux stations-service: le prix de l’essence sans plomb a grimpé de quelque 20% depuis dix jours et la population anticipe de nouvelles hausses, malgré la suppression des taxes douanières sur des produits pétroliers importés.

Le Vietnam a jusqu’à présent évité les pénuries massives, mais selon les médias d’État, des dizaines de petites stations-service ont dû fermer ou réduire leurs horaires faute de stocks.

« Je travaille la journée, je n’ai que le soir pour faire la queue pour ma moto. Cette guerre est folle. Tout va renchérir… nos revenus restent les mêmes », soupire Tuan Hung, Vietnamien de 33 ans, dans la nuit de lundi à mardi.

« On est épuisés. (Les clients) vont continuer à faire la queue toute la nuit », observe Thuy, employée de station-service, désignant les files de motos.

Mardi, M. Tuan, 57 ans, patientait depuis une heure à Hanoï: « Je suis furieux! Quand mon tour est arrivé, ils m’ont dit que leur système était en panne (…) Ce soir, je vais devoir refaire la queue ? ».

Philippines, Pakistan : longues files

De longues files de motos, taxis et voitures se formaient lundi devant les stations-service philippines sous une chaleur accablante, les habitants se précipitant pour faire le plein avant des augmentations de prix.

Enrico Guda, 31 ans, pompiste, a assuré à l’AFP que sa station accueillait deux fois plus de véhicules qu’à l’ordinaire. 

« Je prévois d’utiliser la moitié de mon allocation carburant hebdomadaire pour ne pas avoir à m’inquiéter les prochains jours », confie à l’AFP Francis Aranda, étudiant de 25 ans.

Le Pakistan a, lui, augmenté ses prix à la pompe d’environ 20% vendredi, provoquant de longues files aux stations-service. Des queues aussi survenues la semaine dernière au Sri Lanka avant de se résorber.

Bangladesh : tensions face au rationnement

Le Bangladesh rationne depuis dimanche la distribution: les utilisateurs de deux-roues ne peuvent ainsi plus faire de plein de plus de 2 litres. Des queues se sont aussitôt formées devant les stations-service de Dacca.

« J’ai attendu plus d’une heure pour mettre deux litres, il faudra que je revienne après-demain », rouspétait Md Al-Amin, motocycliste de 45 ans. 

« J’ai déjà fait la queue hier, on a fermé la station une voiture devant moi », raconte AKM Ruhul Amin, pédiatre au volant d’une berline. « Je n’ai pu acheter que 10 litres aujourd’hui (…) le gouvernement pourrait au moins autoriser un plein complet ».

L’afflux aux stations provoque parfois de violents incidents: un homme de 25 ans est mort dans la nuit de samedi.

Président de l’association bangladaise des propriétaires de stations-service, Nazmul Haque, rapporte à l’AFP de nombreux incidents entre ses membres et des clients prêts à tout pour faire le plein. 

Il dénonce le rationnement des ventes : « C’est insuffisant pour que je gagne de l’argent (…) je dois payer des heures supplémentaires à mes salariés et même embaucher pour gérer l’afflux ».

Birmanie: circulation restreinte

La Birmanie impose depuis samedi des restrictions de circulation afin de préserver ses réserves d’essence: seuls les véhicules dont les plaques d’immatriculation commencent par des nombres pairs peuvent rouler les jours pairs et inversement.

Une mesure respectée à Rangoun. « Mais c’est un vrai défi pour certains conducteurs qui dépendent de leur véhicule pour leur travail et leurs déplacements essentiels », constate Hla Htay, 56 ans, responsable d’un loueur de voitures.

Après l’annonce de la mesure, l’attente s’était allongée aux stations-service.

Corée du Sud : nervosité malgré le plafonnement des prix

Séoul a annoncé un plafonnement des prix du carburant, appliqué d’ici la fin de semaine.

La nervosité gagne cependant certains automobilistes : « Je suis venu rapidement faire le plein, il semble probable que le prix du pétrole continuera d’augmenter », indique mardi à l’AFP Kim Tae-hoon, homme d’affaires de 36 ans

« Avant, je faisais le plein une fois par semaine. Maintenant j’essaie de le faire dès que je trouve une station-service moins chère », abonde Lee In-tae, 42 ans. 

Chine, Japon, Indonésie, Inde, Taïwan : pas de bouleversements

En Chine, des queues sporadiques ont été observées lundi dans des stations-service de Nankin (est) ou Shenyang (nord-est), mais l’AFP n’a rien constaté de semblable à Pékin et Shanghai.

Aucune file non plus en Indonésie, où le carburant est subventionné et vendu à prix fixe, sans changement ces derniers jours, ni à Taïwan, où les autorités promettent un mécanisme d’ajustement des prix et une réduction accrue des taxes.

En dépit de quelques queues isolées à Delhi, rien ne laisse non plus présager des achats paniques en Inde. Enfin, pas de fièvre remarquée au Japon, où la crise n’a « aucun impact immédiat » sur l’offre selon le gouvernement.

 Le ministère de l’Industrie et du Commerce encourage le télétravail afin d’économiser du carburant

10-03-2026

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Face aux tensions sur l’approvisionnement dues à l’instabilité au Moyen-Orient, le ministère de l’Industrie et du Commerce encourage les entreprises à privilégier le télétravail et la population à économiser le carburant.

Le 9 mars, le ministère de l’Industrie et du Commerce a évalué le risque de pénuries localisées de carburant dans certaines régions, en raison de l’escalade des conflits armés au Moyen-Orient. La consommation intérieure totale de carburant en 2025 devrait atteindre environ 28,6 millions de mètres cubes/tonnes, soit une moyenne de 2,2 à 2,3 millions de mètres cubes/tonnes par mois. Le Vietnam dispose de deux raffineries (Nghi Son et Binh Son), mais reste fortement dépendant des importations.

Par conséquent, cette agence recommande aux citoyens et aux entreprises de contribuer concrètement à la sécurité énergétique nationale et à la stabilité macroéconomique en économisant et en utilisant efficacement les produits pétroliers.

Plus précisément, les entreprises sont encouragées à privilégier le télétravail pour leurs employés afin de limiter les déplacements. Elles devraient également établir des normes de consommation de carburant, optimiser leur logistique pour réduire les distances parcourues et les trajets à vide, investir dans les technologies et développer les énergies renouvelables.

Les autorités incitent également la population à limiter l’utilisation des véhicules privés, en privilégiant le covoiturage ou les transports en commun. Il est recommandé de couper le moteur en cas d’arrêt prolongé, de conduire de manière économique, d’éviter les accélérations et décélérations brusques et d’effectuer un entretien régulier du véhicule. Les consommateurs peuvent également envisager l’utilisation de biocarburants (E5, E10).

Plusieurs pays, dont la Chine, le Japon et la Thaïlande, ont restreint leurs exportations de carburant. De nombreux pays de la région ont mis en œuvre des mesures d’économie de carburant au niveau national, incitant leurs citoyens à utiliser des moyens de transport alternatifs face aux pénuries régionales d’approvisionnement, selon l’opérateur.

Le ministère de l’Industrie et du Commerce a également exhorté la population et les entreprises à ne pas céder à la panique ni à stocker de l’essence et du gazole. Il est conseillé de signaler sans délai, via la ligne d’assistance téléphonique du Département de la gestion et du développement du marché intérieur, toute station-service présentant des signes d’infraction, tels que l’arrêt injustifié des ventes, la vente à des prix différents des prix affichés ou le stockage de carburant.

D’après un rapport du Groupe de travail gouvernemental sur la sécurité énergétique daté du 8 mars, de nombreuses personnes se sont précipitées pour acheter et stocker de l’essence et du gazole par crainte de la hausse des prix des carburants et des ruptures d’approvisionnement. Ce phénomène s’est produit dans le nord du pays (notamment à Hanoï), ainsi que dans certaines provinces du sud, tandis qu’il était moins marqué dans le centre du Vietnam. Cette situation a entraîné une forte augmentation de la demande d’essence et de gazole en très peu de temps.

Les solutions proposées par le ministère de l’Industrie et du Commerce interviennent dans un contexte de hausse de 20 % des prix mondiaux du pétrole depuis le début de l’année, avec un risque de forte augmentation jusqu’à 120-140 dollars le baril si les perturbations de l’approvisionnement persistent. À l’échelle mondiale, et plus particulièrement en Asie, en Asie du Sud-Est et au Vietnam, la région devrait être la plus durement touchée en raison de sa forte dépendance aux importations d’énergie en provenance du Moyen-Orient.

Afin de garantir l’approvisionnement en matières premières des raffineries nationales, le gouvernement a mis en œuvre diverses mesures de réponse.

Le gouvernement a mobilisé environ 4 millions de barils de pétrole auprès de ses partenaires. Parallèlement, le Premier ministre Pham Minh Chinh s’est entretenu par téléphone avec le Premier ministre du Koweït, Cheikh Ahmed Abdullah Al-Ahmad Al-Sabah, afin de solliciter une coordination avec les partenaires concernés pour envisager la poursuite des livraisons de pétrole brut au Vietnam.

Dès le début des hostilités, le ministère de l’Industrie et du Commerce a demandé aux raffineries, aux entreprises clés et aux distributeurs d’assurer un approvisionnement continu tout en recherchant des sources d’importation supplémentaires. Les directions provinciales de l’Industrie et du Commerce et les organismes de gestion des marchés ont reçu pour instruction d’intensifier les contrôles et de lutter contre l’accaparement, la vente à des prix erronés et les suspensions de vente injustifiées. Le ministère de l’Industrie et du Commerce et le ministère des Finances élaborent actuellement des plans de stabilisation des prix, envisageant notamment le recours au Fonds de stabilisation des prix et une éventuelle réduction de la taxe environnementale


L’APEC 2027 : catalyseur de transformations structurelles pour Phu Quoc

10-03-2026

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En novembre 2027, Phu Quoc, la plus grande île du Vietnam située dans la province de Kiên Giang, accueillera la Semaine des dirigeants économiques de l’Asia-Pacific Economic Cooperation (APEC). Ce forum économique majeur réunit 21 économies membres afin de renforcer leur coopération, de favoriser les échanges commerciaux et de promouvoir l’intégration économique dans la région Asie-Pacifique.

Afin de se préparer à cet événement, l’île a lancé de nombreux projets destinés à moderniser ses infrastructures et à garantir le bon déroulement des rencontres.

Qu’est-ce que l’APEC ?

À l’occasion de cette 30ᵉ édition du Forum de coopération économique Asie-Pacifique, organisée autour du thème « Connecter, construire des économies inclusives et résilientes », Phu Quoc accueillera pendant une semaine les chefs d’État et de gouvernement de pays tels que les États-Unis, la Chine, le Japon ou l’Australie. L’événement sera rythmé par de nombreuses rencontres réunissant responsables politiques, décideurs économiques, représentants d’entreprises et médias internationaux.

Il s’agit de la troisième fois que le Vietnam organise l’APEC (après Hanoï en 2006 et Đà Nẵng en 2017). Cet événement d’envergure diplomatique et économique contribuera à renforcer la visibilité internationale de l’île ainsi que celle du Vietnam.

Phu Quoc 2027 : une opportunité pour l’ambition vietnamienne

Le choix de l’île comme lieu d’accueil est perçu comme une occasion stratégique de mettre en valeur le développement du Vietnam auprès des dirigeants des 21 économies membres et d’attirer de nouveaux investissements.

Le Premier ministre Pham Minh Chinh a qualifié l’APEC 2027 d’événement diplomatique particulièrement important pour le Vietnam, soulignant que la préparation des infrastructures serait essentielle à son succès. Il a indiqué que Phu Quoc déployait 21 projets en vue du sommet et a appelé les promoteurs immobiliers à accélérer les travaux tout en garantissant la qualité des constructions, la sécurité des travailleurs et la protection de l’environnement.

De nouvelles infrastructures pour accueillir l’événement

À l’approche de l’APEC 2027, l’île intensifie le développement d’infrastructures destinées à accueillir l’événement, notamment un vaste complexe de conférences lancé en juin 2025 pour un investissement de 833 millions de dollars. Édifié sur 16 hectares, il comprendra un centre de conférences et d’expositions, un théâtre polyvalent de 2 000 places, le parc APEC ainsi qu’un centre de presse pouvant recevoir jusqu’à 4 000 journalistes.

Parallèlement, Phu Quoc a engagé deux grands projets urbains d’un montant total de 2,6 milliards de dollars afin d’accroître ses capacités d’hébergement. Portés notamment par le groupe Sun, les programmes de Bai Dat Do (88 hectares) et de Nui Ong Quan (21 hectares) devraient créer environ 12 000 chambres d’hôtel et appartements meublés.

Améliorer la gestion de l’eau et des déchets

Dans le même temps, Phu Quoc a lancé trois projets d’infrastructures destinés à répondre aux insuffisances en matière d’approvisionnement en eau et de gestion des déchets, pour un montant total de 47,5 millions de dollars. Ces installations comprennent une station de traitement des eaux capable de produire 49 500 m³ d’eau potable par jour, une usine de traitement des déchets et une centrale de valorisation énergétique transformant jusqu’à 300 tonnes de déchets par jour en 4 MW d’électricité.

Ces investissements visent à répondre aux tensions croissantes liées à l’essor touristique, et les trois projets devraient être finalisés d’ici le 30 juin 2027. Avec plus de 1,8 million d’arrivées internationales en 2025, l’île a en effet été confrontée à des pénuries d’eau durant la saison sèche ainsi qu’à la saturation de ses infrastructures de traitement des déchets.

Le vice-président du Comité populaire provincial d’An Giang, Trung Ho, a déclaré que ces projets allaient au-delà de la simple préparation du sommet, les qualifiant de solutions à long terme pour la gestion des déchets, la production d’énergie et la sécurité hydrique de l’île.

Réunion de travail de la Conférence sur la coopération entre les pays d’Asie orientale pour le développement de la Palestine (CEAPAD)

11-03-2026

https://www.mofa.go.jp

Le 10 mars, le Japon et la Palestine ont co-organisé une réunion de travail de la Conférence sur la coopération entre les pays d’Asie orientale pour le développement de la Palestine (CEAPAD). Cette réunion s’est tenue en format hybride, combinant une participation en présentiel à Tokyo et une participation en ligne. Son principal objectif était de favoriser un dialogue entre les partenaires de la CEAPAD sur l’avenir de la coopération et de renforcer leur collaboration, alors que les efforts internationaux pour la reconstruction de Gaza s’intensifient.

  1. La réunion était coprésidée par M. Iwamoto Keiichi, directeur général du Bureau des affaires du Moyen-Orient et de l’Afrique du ministère des Affaires étrangères du Japon, et Mme Laila Sbeih, sous-ministre adjointe chargée de la coordination de l’aide et de la coopération internationale du ministère des Finances et de la Planification de Palestine. Ont participé à cette session les pays suivants : Japon (pays hôte), Palestine (co-pays hôte), Brunei Darussalam, Cambodge, Indonésie, Corée du Sud, Laos, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Viêt Nam, UNRWA, Banque islamique de développement (BID) et Banque mondiale.
  2. En préambule, l’Ambassadeur Takeshi Okobo, chargé de l’assistance à la reconstruction de Gaza, a présenté sa mission et son point de vue sur les récents développements au sein de la communauté internationale concernant la reconstruction de Gaza. Le Directeur général Iwamoto a ensuite exposé les efforts et les initiatives du Japon dans ce contexte.
    La délégation palestinienne a également présenté ses positions et ses actions. Elle a par ailleurs souligné l’importance du CEAPAD en tant que plateforme essentielle pour le renforcement des capacités des institutions publiques palestiniennes grâce à la coopération technique, aux échanges de connaissances et à un soutien coordonné entre les partenaires.
    À la suite de ces présentations, les participants ont échangé leurs points de vue et discuté de la coopération.
  3. Dans la seconde partie de la réunion, l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) a également participé aux discussions concernant le soutien futur à la Palestine, en mettant l’accent sur le développement des ressources humaines et le renforcement des capacités par la coopération technique.
    Suite à la revitalisation du CEAPAD et à l’adoption du Plan d’action de Kuala Lumpur, nous avons réaffirmé les besoins de la Palestine et partagé les initiatives, les expériences et les atouts de chaque pays, afin de poursuivre et de renforcer notre soutien à la Palestine en tirant parti des atouts de ce cadre.
  4. Les participants ont confirmé les points suivants lors de cette réunion.
    1. Les orientations de coopération confirmées dans le Plan d’action de Kuala Lumpur adopté lors de la quatrième réunion ministérielle (CEAPAD IV) en juillet de l’année dernière sont cohérentes et complémentaires aux initiatives régionales et internationales actuelles, et nous renforcerons la coordination avec ces initiatives.
    2. En tirant parti de la coopération accumulée dans le cadre du CEAPAD, nous nous attaquerons activement aux domaines présentant une demande particulièrement forte dans la phase actuelle de reconstruction de Gaza, tels que la gestion des débris, le déminage, la sécurité, la police et l’application de la loi.
    3. Maintenir la dynamique de revitalisation du CEAPAD et poursuivre les préparatifs en vue de la tenue d’une réunion ministérielle cette année.

(Référence 1) La Conférence sur la coopération entre les pays d’Asie orientale pour le développement de la Palestine (CEAPAD)

Le CEAPAD est un cadre de conférence régionale initié par le Japon en 2013 pour soutenir les efforts de construction de l’État palestinien en s’appuyant sur les ressources, les connaissances et les expériences de développement économique des pays d’Asie de l’Est.

Réunions ministérielles précédentes :

  • Février 2013 : 1re réunion ministérielle (Tokyo)
  • Mars 2014 : 2e réunion ministérielle (Jakarta)
  • Juin 2018 : 3e réunion ministérielle (Bangkok)
  • Juillet 2025 : 4e réunion ministérielle (Kuala Lumpur)

(Référence 2) Plan d’action CEAPAD IV Kuala Lumpur 2025

Adopté lors de la 4e réunion ministérielle tenue en juillet 2025, ce plan sert de cadre à la coopération future entre les pays d’Asie de l’Est et la Palestine, en appui aux efforts du peuple palestinien pour la construction de son État. Il définit les orientations permettant aux pays de mobiliser leurs atouts respectifs pour apporter leur soutien, en mettant l’accent sur le développement des ressources humaines et le renforcement des capacités par la coopération technique, afin de répondre aux besoins de la Palestine en matière d’aide humanitaire à Gaza, de relèvement rapide et de reconstruction à Gaza, de développement économique et de construction de l’État, ainsi que de réformes. Il recense les domaines dans lesquels les membres du CEAPAD peuvent s’appuyer sur leurs propres ressources, connaissances et expertises en matière de développement socio-économique.

Guerre au Moyen-Orient : quelles sont les conséquences pour l’Asie du Sud-Est ?

11-03-2026

https://lepetitjournal.com/singapour

Alors que le conflit au Moyen-Orient se poursuit, le cours du pétrole flambe et provoque un choc sur les marchés mondiaux. Quelles sont les conséquences économiques pour l’Asie du Sud-Est ? La rédaction vous répond.

L’escalade des tensions au Moyen-Orient inquiète aussi à des milliers de kilomètres, en Asie du Sud-Est. Le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transitent 20 % du pétrole et du gaz naturel sur la planète, a un effet considérable pour les pays asiatiques, qui utilisent ce détroit pour s’approvisionner en hydrocarbures pour la consommation des particuliers mais aussi pour leurs usines, leurs centrales électriques et l’ensemble d’un écosystème industriel. 

Une hausse inévitable des prix de l’énergie en Asie du Sud-Est

Le porte-monnaie est donc directement impacté par une éventuelle pénurie énergétique. À Singapour par exemple, l’autorité énergétique singapourienne (Energy Market Authority) a mis en garde contre un risque de hausse des prix de l’électricité. Le pays dépend en effet des importations de gaz : environ 95 % de son approvisionnement transite par le détroit d’Ormuz. Au Vietnam, le Premier ministre Pham Minh Chinh dit s’attendre à des effets possibles sur l’inflation et la croissance vietnamienne, dont l’objectif affiché est de 10 % en 2026. De son côté, le Laos a enregistré une forte hausse des prix des carburants le 6 mars 2026, l’une des plus marquées depuis les chocs énergétiques de 2022. La hausse provoque de longues files d’attente dans les stations-service de la capitale et accentue la pression notamment sur l’agriculture, secteur essentiel pour l’économie laotienne.

Doit-on s’attendre à un choc inflationniste pour autant ? Les gouvernements asiatiques semblent très attentifs à l’inflation, notamment en mettant sur la table des mesures ou des subventions aux carburants. C’est le cas de l’Indonésie, dont l’inflation est déjà élevée : 4,76 % en février 2026 après 3,55 % en janvier et 2,92 % en décembre 2025.

Si le conflit « s’éternise (…) il pourrait finir par provoquer un choc stagflationniste majeur sur l’économie mondiale et européenne. »

De son côté, la Commission européenne a mis en garde, lundi 9 mars 2026, contre « un choc stagflationniste majeur » en cas de guerre prolongée au Moyen-Orient. Un mélange de stagnation et d’inflation. Si le conflit « s’éternise, avec des perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz et des attaques contre les infrastructures énergétiques des États du Golfe, il pourrait finir par provoquer un choc stagflationniste majeur sur l’économie mondiale et européenne », a averti le commissaire européen Valdis Dombrovskis.

Les bourses financières asiatiques se sont affolées

L’économie mondiale est « de nouveau mise à l’épreuve », a affirmé jeudi 5 mars 2026, depuis Bangkok, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva. Les inquiétudes liées aux perturbations de l’approvisionnement en pétrole et à une hausse de l’inflation en Asie se sont également reflétées au cœur des places boursières. Mercredi 4 mars, les bourses asiatiques ont violemment dévissé : Séoul a perdu 12 % et Tokyo 4 %. Lundi 9 mars 2026, l’indice Nikkei japonais chutait de 6,6 %. Douze jours après le début du conflit, les indices restent volatiles, mais certaines bourses reprennent quelques couleurs, comme Tokyo qui gagne 1,43 %  le 11 mars 2026, suite à un certain apaisement des craintes concernant l’approvisionnement en pétrole. Les Bourses asiatiques semblent réagir positivement à l’annonce, le 10 mars 2026, de l’Agence internationale de l’énergie d’une large libération de ses réserves de pétrole pour endiguer la flambée des cours de l’or noir. 

Les pays d’Asie du Sud-Est réagissent et vite 

Les pays d’Asie du Sud-Est réagissent aux problèmes d’approvisionnement en carburant. Aux Philippines par exemple, le président Ferdinand Marcos Junior a annoncé le 7 mars 2026 le passage à une semaine de 4 jours pour les services publics. Lundi 9 mars, le gouvernement vietnamien a annoncé la suspension – avec effet immédiat et jusqu’à fin avril – des droits de douane sur les importations de carburants. Le lendemain, le gouvernement appelle officiellement les fonctionnaires à ne pas aller travailler et privilégier le télétravail. 

En Thaïlande, les autorités, qui se veulent rassurantes selon notre correspondant lepetitjournal.com, appellent les entreprises à ne pas profiter de la situation pour augmenter leurs tarifs abusivement. Vendredi 6 mars, le pays a décidé de suspendre immédiatement ses exportations de carburants. Singapour se prépare aussi  à ajuster sa trajectoire économique. Quant à l’Indonésie, le pays prévoit d’augmenter le montant alloué aux subventions aux carburants dans son budget d’État. 

Des conséquences pour le transport aérien asiatique

La fermeture prolongée des grands hubs du Golfe après les frappes américano-israéliennes contre l’Iran bouleverse l’équilibre du transport aérien mondial. Avec l’arrêt partiel des plateformes de Dubaï, Doha et Abu Dhabi, des géants régionaux suspendent des milliers de vols, provoquant l’annulation de plus de 16 000 rotations au Moyen-Orient. Cette paralysie réduit brutalement les capacités sur les routes entre l’Europe, l’Asie et l’Océanie. Résultat immédiat : une hausse rapide des tarifs et une redistribution du trafic au profit de compagnies européennes… mais surtout asiatiques.

Pour le dire autrement, de nombreuses liaisons Europe-Asie se reportent vers des compagnies capables d’opérer des vols directs ou de s’appuyer sur des hubs alternatifs. En Asie, plusieurs transporteurs profitent directement de ce déplacement de la demande : Cathay Pacific, Singapore Airlines, Thai Airways ou encore EVA Air voient leurs avions se remplir, avec des prix qui s’envolent un peu trop parfois…

Élections législatives 2026 : enjeux et fonctionnement du système vietnamien

12-03-2026

https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh

Le 15 mars 2026, les électeurs vietnamiens sont appelés aux urnes pour élire les députés de la prochaine législature de l’Assemblée nationale. Ce scrutin déterminera la composition de l’unique organe parlementaire du pays pour les cinq prochaines années.

Dans un système politique dominé par le Parti communiste du Vietnam, ces élections constituent néanmoins un moment central de la vie politique nationale, marqué par des enjeux institutionnels, administratifs et internationaux.

L’Assemblée nationale : une institution centrale dans l’organisation du pays

L’Assemblée nationale est l’unique organe parlementaire du Vietnam et, officiellement, l’institution suprême du pouvoir d’État. Elle compte environ 500 députés élus pour cinq ans. Ses principales fonctions sont de voter les lois, d’approuver le budget, de contrôler le gouvernement et de confirmer l’élection des principaux dirigeants du pays.

Dans la pratique, la compétition entre plusieurs partis au sein de l’Assemblée n’existe pas au Vietnam, puisque la quasi-totalité des députés élus sont membres du Parti communiste vietnamien. Néanmoins, l’institution comprend également des représentants de minorités ethniques et quelques indépendants.

Comment fonctionne le système électoral au Vietnam ?

Au Vietnam, les élections législatives reposent sur un système de scrutin majoritaire plurinominal : chaque province et chaque grande ville se voit attribuer un certain nombre de sièges, et les électeurs ont la possibilité de voter pour plusieurs candidats. Seuls les candidats qui obtiennent plus de 50 % des voix sont élus ; si ce seuil n’est pas atteint, un deuxième tour peut être organisé.

Pour se présenter, les candidats proposés par les organisations politiques et sociales du pays doivent passer par un processus de sélection organisé par le Front de la Patrie du Vietnam, une organisation politique étroitement liée au Parti communiste. En général, la majorité des candidats sont membres du Parti communiste, même si des candidats indépendants peuvent également se présenter.

Les électeurs, quant à eux, peuvent voter à bulletin secret à partir de 18 ans au suffrage universel. La participation est très élevée et dépasse souvent les 95 %.

Quels sont les enjeux des élections de mars 2026 ?

Le 14 février, le Conseil électoral national a publié la résolution n°151 annonçant la liste officielle des 864 candidats répartis dans 182 circonscriptions à travers le pays. Parmi eux, 217 ont été désignés par les instances centrales et 647 par les localités, tandis que quatre personnes se sont auto-présentées. Les femmes représentent 45 % des candidatures, les minorités ethniques 21,8 %, et 7,5 % des candidats ne sont pas membres du Parti communiste.

La campagne électorale a débuté avec la publication de ces listes, laissant aux citoyens le temps d’analyser les candidatures et d’émettre d’éventuelles réclamations concernant les candidats, qui seront ensuite examinées par les instances électorales. À l’échelle nationale, plus de 73 457 250 électeurs sont inscrits pour voter dans près de 72 195 bureaux de vote.

Des innovations dans le mode de scrutin

Le 26 février, lors de la Conférence nationale sur le déploiement des travaux électoraux relatifs aux élections des députés et des membres des Conseils populaires pour le mandat 2026-2031, la vice-présidente de l’Assemblée nationale, Nguyễn Thị Thanh, a mis en avant les innovations qui encadrent ce scrutin et le distinguent des précédents. Cette année, la priorité a été donnée à la participation de l’ensemble de la population dans de bonnes conditions, notamment grâce à l’amélioration des outils numériques et des technologies de l’information.

Des progrès en matière d’organisation administrative ont également été réalisés, notamment grâce à l’autorisation du vote anticipé pour les électeurs les plus éloignés ou pour le personnel déployé en mer ou à l’étranger sur de longues périodes. Ces mesures visent à garantir l’exercice des droits et devoirs civiques dans des conditions démocratiques et sûres. Le Comité électoral de Hô Chi Minh-Ville a ainsi mis en place quatre zones de vote anticipé réparties dans les quartiers de Tam Thang, Phuoc Thang et la commune de Long Son, où des bureaux de vote sont restés ouverts de 7 h à 19 h le 26 février.

Le rôle central des députés dans les projets politiques du pays d’ici 2030

Pour Nguyễn Duy Anh, secrétaire général du Réseau mondial pour l’enseignement de la langue et de la culture vietnamiennes, les futurs députés devront posséder plusieurs qualités essentielles pour mener à bien leur mandat : une vision stratégique et innovante afin d’élaborer des politiques à long terme, un sens des responsabilités et une proximité avec les citoyens, ainsi qu’une forte volonté d’intégration internationale dans un contexte de mondialisation et de transformation numérique.

Il a également souligné l’importance de renforcer les liens entre la diplomatie parlementaire, la diplomatie d’État et la diplomatie populaire afin de consolider l’influence globale de la politique vietnamienne, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire.

L’ouverture internationale sera, selon lui, centrale durant ce mandat, car elle permettra au pays de saisir de nouvelles opportunités économiques et de développer les échanges éducatifs et culturels.

Des défis à relever pour le prochain mandat

S’appuyant sur le mandat précédent initié en 2021, Trần Thanh Mẫn, actuel président de l’Assemblée nationale, a évoqué les défis persistants auxquels devra faire face la prochaine législature. Selon lui, la priorité devra être donnée à la restructuration des unités administratives, à l’amélioration des systèmes informatiques, au renforcement de la présence de l’État dans les zones à forte concentration de minorités ethniques ainsi qu’à la promotion d’une plus grande solidarité nationale autour du Parti.

Ces objectifs devraient notamment passer par une communication plus transparente et par un renforcement de la rigueur dans les procédures administratives.

Soulignant l’importance de ce scrutin, considéré comme un événement politique majeur pour le pays, le législateur suprême a cité le secrétaire général du Parti, Tô Lâm, selon lequel sa réussite permettra de consolider l’appareil d’État pour le nouveau mandat et de favoriser la mise en œuvre effective de la résolution du XIVᵉ Congrès national du Parti.



ENVIRONNEMENT & CULTURE



La fête du livre et de la culture nocturne : la Rue des Livres en fête

01-03-2026

https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh

Durant les soirées des 27 et 28 février et du 1er mars, la Rue des Livres de Hô Chi Minh-Ville accueille la 3e Fête du livre et de la culture nocturne, placée sous le thème « Bach nghê khai xuân » (“Cent métiers célèbrent le printemps”).



Ce soir (dimanche 1er mars), comme ces derniers jours, le lieu emblématique se transforme en scène culturelle à ciel ouvert, mêlant lectures, ateliers artistiques, spectacles musicaux et mise à l’honneur des savoir-faire artisanaux venus de plusieurs provinces du pays.

Carrefour vivant des traditions vietnamiennes

Le programme met en avant les arts traditionnels vietnamiens, avec des représentations de Hat bôi, une sorte de théâtre chanté et dansé, mais aussi de Don ca tài tu, une musique traditionnelle venue du sud du Vietnam. Le public pourra également participer à des jeux populaires, découvrir des créations artisanales ou encore explorer des espaces dédiés à la gastronomie locale.

L’événement attire un public intergénérationnel, confirmant la volonté des organisateurs de faire dialoguer culture, création contemporaine et traditions communautaires.

Faire vibrer le patrimoine à la tombée de la nuit

Créée il y a désormais dix ans, la Rue des Livres s’est imposée comme un pilier culturel de la métropole. Désormais classée parmi les cent destinations incontournables de la ville, elle dépasse son rôle de librairie à ciel ouvert pour devenir, à la tombée de la nuit, un espace de rencontre, d’échanges et un moyen pour les visiteurs internationaux de découvrir plus en profondeur la culture vietnamienne.

Ce modèle de fête nocturne illustre l’ambition de Hô Chi Minh-Ville de se positionner comme métropole créative, dynamique et attachée à son identité culturelle.

Exportations agro-forestières : un levier de croissance pour le Vietnam

01-03-2026

https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh

Malgré un contexte économique mondial ralenti et des normes commerciales durcies, le Vietnam se démarque par la restructuration de sa production qui lui a permis d’enregistrer une hausse de 30% de ses exportations agro-forestières en 2025, témoignant de la forte résilience du secteur. L’apport de technologies de production et de transformation signent le passage du Vietnam d’une économie reposant sur les matières premières vers un nouveau cycle de croissance soutenu par l’innovation et la technologie.



Selon Phùng Duc Tiên, vice-ministre de l’Agriculture et de l’Environnement, l’année 2026 s’annonce difficile. Néanmoins, le secteur agricole a connu un développement stable pendant 40 ans et s’appuie sur des bases solides qui sont un bon rempart contre les fluctuations du marché. De plus, le Vietnam a adopté une stratégie combinée de restructuration de la production, de montée en qualité des produits et de réorganisation des chaînes de valeur, qui ont permis un accroissement conséquent de la compétitivité des produits vietnamiens.

Le Vietnam a intensifié son exploration des zones à fort potentiel afin de trouver de nouveaux débouchés, comme le Moyen-Orient, l’Afrique ou encore l’Asie du Sud. De plus, ils exploitent efficacement les accords de libre-échange, ce qui a élargi leur accès aux marchés. Concernant la restructuration de sa production agricole, le Vietnam est passé de l’exportation de matières premières en grande majorité à l’exportation de produits à forte valeur ajoutée, en produisant davantage de produits transformés. L’exportation de ces produits permet au Vietnam de s’insérer davantage dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Un marché agricole très compétitif

Le café est un exemple adéquat pour illustrer le potentiel qu’apporte la transformation des matières premières en termes de compétitivité et d’exportations. En 2025, les exportations de café et ses dérivés ont augmenté de près de 59%, pour atteindre 8,92 milliards de dollars. Cette forte hausse s’explique d’une part par l’augmentation des prix, et d’autre part en raison de la production de produits torréfiés à forte valeur ajoutée. 

Cette recomposition de la production, qui repose sur la transformation des produits agricoles bruts, permet de s’abriter davantage des fluctuations des cours des matières premières dont le pays dépendait beaucoup ces dernières années. Le Vietnam est par ailleurs l’un des principaux exportateurs de produits agricoles dans le monde. Il est le premier pays exportateur de poivre et de noix de cajou à l’échelle mondiale, et se positionne comme l’un des principaux exportateurs de riz, démontrant la forte compétitivité de leurs produits agricoles.

Les ressorts de la recomposition de la production

Le passage d’une croissance extensive vers une croissance intensive s’opère progressivement, avec de lourds investissements effectués pour se munir de technologies de transformation des produits et pour la création de marques. De nombreuses entreprises, nationales et internationales, décident de moderniser leurs unités de production, ce qui amène également à une plus grande différenciation des produits qu’ils proposent. Ce mécanisme participe au renforcement de la compétitivité des produits vietnamiens. 

Les fruits et légumes, quant à eux, offrent une croissance pleine de potentiel. Les volumes vendus sont en expansion, et la qualité et la diversité des produits proposés à l’international augmentent. Les entreprises vietnamiennes aménagent de plus en plus de zones conformes aux standards de marchés exigeants, comme l’Union Européenne, les États-Unis, le Japon ou encore la République de Corée. Les investissements technologiques sont un ressort clé de la recomposition de la production, ayant permis une hausse de qualité et un prolongement des temps de conservation, tout en respectant des normes strictes.

Faire de la fabrication artisanale de la sauce de poisson traditionnelle de Phan Thiet un patrimoine national

04-03-2026

https://baolamdong.vn

La fabrication traditionnelle de la sauce de poisson à Phan Thiet remonte à la seconde moitié du XVIIe siècle, lorsque les Vietnamiens ont introduit les techniques de fermentation dans la région côtière du Centre-Sud, établissant des villages de pêcheurs, pratiquant la pêche et développant des marais salants côtiers tels que Vinh Hao et Tan Thanh. Utilisant le poisson et le sel comme ressources, cet artisanat, intimement lié aux moyens de subsistance des habitants du littoral, perdure depuis plus de 300 ans. Aujourd’hui, la fabrication de la sauce de poisson est non seulement une activité économique, mais aussi un élément culturel distinctif de la ville de Phan Thiet.

Le musée de la sauce de poisson du vieux village de pêcheurs présente le savoir-faire traditionnel de fabrication de la sauce de poisson et attire les touristes.



Création d’un dossier sur le patrimoine national

Le Département de la Culture, des Sports et du Tourisme a annoncé avoir soumis au Comité populaire provincial un dossier scientifique sur la fabrication traditionnelle de la sauce de poisson de Phan Thiet, en vue de son inscription sur la liste nationale du patrimoine culturel immatériel en 2026. Cette démarche constitue la première étape, conformément à la loi sur le patrimoine culturel, visant à établir un cadre juridique pour la préservation et la promotion de ce savoir-faire traditionnel. Le Département collaborera avec l’Association de la sauce de poisson de Phan Thiet afin de renforcer les arguments relatifs à l’histoire de sa formation, à ses procédés de fabrication, à ses matières premières naturelles et à son rôle dans la vie matérielle et spirituelle de la communauté.

Après avoir examiné l’inventaire du patrimoine culturel immatériel et l’avoir comparé aux critères actuels, le Département de la Culture, des Sports et du Tourisme a déterminé que la fabrication traditionnelle de sauce de poisson de Phan Thiet remplit les conditions requises pour la constitution d’un dossier. En conséquence, le Département recommande au Comité populaire provincial de l’autoriser, en coordination avec les organismes concernés, à mener à bien le processus, à constituer le dossier scientifique et à le soumettre au Ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme en 2026. Cette proposition représente non seulement une simple formalité administrative, mais aussi une reconnaissance officielle de la valeur pérenne d’un artisanat profondément ancré dans l’histoire de la province.

Dans le développement de Phan Thiet, la production de sauce de poisson est devenue une activité emblématique. Son parfum caractéristique laisse une impression indélébile chez quiconque a foulé le sol de cette région, ou même simplement l’a traversée. Les ateliers de production, avec leurs rangées de grandes cuves en bois et leurs jarres de fermentation empilées, offrent un tableau unique et saisissant de cette « ville de la sauce de poisson ». Là-bas, la production fait partie intégrante du quotidien des habitants.

La valeur unique de la sauce de poisson Phan Thiet

Techniquement, la sauce de poisson Phan Thiet est entièrement composée d’anchois, de chinchard et de sel, selon deux méthodes de fermentation traditionnelles : en fûts de bois et en jarres de céramique. Le poisson fraîchement pêché est mélangé au sel selon les proportions traditionnelles, puis disposé en couches alternées dans les récipients. La fermentation dure de 8 à 18 mois. Dans des conditions naturelles, l’hydrolyse décompose les arêtes et la chair du poisson, créant ainsi une sauce de poisson à la couleur allant du brun jaunâtre au brun rougeâtre, et à l’arôme caractéristique.

La première extraction de la sauce de poisson, appelée « mam nhi » ou « mam cot », est riche en protéines. Ensuite, les producteurs ajoutent de l’eau pour une seconde extraction, appelée « nuoc mam ngang ». Cette classification témoigne d’un savoir-faire ancestral en matière de contrôle de la qualité et de la quantité. L’ensemble du processus repose sur des ingrédients naturels : le poisson, élevé en eau salée, est mariné dans du sel marin cristallisé provenant de cette même eau. Au fil du temps, la sauce de poisson obtenue s’enrichit en protéines et en calcium. La technique de fermentation et le contrôle de la maturation de la sauce requièrent une expertise et une expérience transmises de génération en génération.

La sauce de poisson de Phan Thiet est devenue une marque réputée, présente dans de nombreuses provinces et villes du pays et exportée à l’étranger. Elle est devenue un symbole de la culture culinaire vietnamienne, omniprésente dans les repas de famille et les activités de promotion touristique. Actuellement, dans les quartiers côtiers de la province (anciennement rattachés à la ville de Phan Thiet), plus de 200 établissements produisent et commercialisent de la sauce de poisson, pour une production annuelle de plusieurs dizaines de millions de litres. Selon l’Association de la sauce de poisson de Phan Thiet, le secteur approvisionne le marché avec environ 22 millions de litres de sauce de poisson par an, générant un chiffre d’affaires de près de 1 000 milliards de dongs et créant des milliers d’emplois. Ces chiffres témoignent de l’importance et du rôle économique majeur de ce secteur dans le tissu économique local.

Préserver un artisanat vieux de 300 ans, étroitement lié aux moyens de subsistance des habitants du littoral.

La production de sauce de poisson consomme environ 22 000 tonnes de poisson par an, contribuant ainsi aux moyens de subsistance des pêcheurs qui prennent la mer. La province possède un littoral d’environ 192 km, s’étendant de Mũi Đá Chẹt, limitrophe de Khánh Hòa, à la plaine alluviale de Bình Châu, à Hô Chi Minh-Ville (anciennement Bà Rịa – Vũng Tàu), ainsi que la zone économique spéciale de Phú Quý et des îles et îlots côtiers tels que Cù Lao Câu, Hòn Lao et Hòn Bà.

Dans toute la province, on compte environ 8 000 bateaux de pêche et entre 44 000 et 46 000 pêcheurs directement impliqués dans l’exploitation des produits de la mer. Ceci constitue la principale source d’approvisionnement stable en matières premières de poisson pour l’industrie de la sauce de poisson. Outre le poisson, cette industrie est également liée à la production de sel. La province possède actuellement près de 680 hectares de terres salines, principalement situées dans les communes de Vinh Hao et de Tan Thanh, fournissant du sel granulé aux installations de fermentation. Le lien entre la pêche, la production de sel et la fabrication de sauce de poisson forme une chaîne de revenus continue, assurant des moyens de subsistance stables aux populations côtières.

Le processus d’inscription de la fabrication traditionnelle de la sauce de poisson de Phan Thiet sur la liste nationale du patrimoine culturel immatériel vise non seulement à honorer un produit culinaire, mais aussi à reconnaître les savoir-faire populaires, les compétences professionnelles et les structures communautaires liés à la mer. Cette reconnaissance permettra d’élaborer des politiques de conservation, de soutenir la formation professionnelle et de protéger les espaces de production traditionnels face aux pressions de l’urbanisation et de l’industrialisation.

M. Truong Quang Hien, président de l’Association de la sauce de poisson Phan Thiet, a déclaré : « Dans un contexte de marché alimentaire instable, la valorisation des traditions, étayée par des données scientifiques, permet de distinguer clairement la sauce de poisson fermentée naturellement des produits industriels. C’est un point important pour les consommateurs et la communauté qui perpétue cette tradition. Lorsque ce savoir-faire est reconnu comme un patrimoine, la responsabilité de garantir la qualité et de respecter les procédés traditionnels devient encore plus évidente. »

Le delta du Mékong met en œuvre des mesures pour lutter contre l’intrusion d’eau salée pendant la saison sèche de 2026

04-03-2026

https://en.sggp.org.vn

La saison sèche de 2026 a atteint son apogée, alors que le front de salinité de 4‰ s’étend de 16 à 41 kilomètres à l’intérieur des terres le long des principaux fleuves et devrait s’étendre sur 65 à 70 kilomètres d’ici la fin avril.

En réponse, les autorités du delta du Mékong ont simultanément fermé les vannes de contrôle de la salinité, exploité les réservoirs d’eau douce, dragué les canaux et mis en œuvre des plans d’intervention.

Garantir l’approvisionnement en eau pour la production

Selon les données de surveillance, le niveau de salinité de 4‰ a pénétré sur environ 41,6 kilomètres dans la rivière Cua Dai, 23 kilomètres dans la rivière Ham Luong, 25,3 kilomètres dans la rivière Co Chien et 16,2 kilomètres dans la rivière Hau.

Des agences spécialisées relevant du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement ont indiqué que, de fin février à mai de cette année, le débit du Mékong vers son delta continuera de diminuer. En mars, le seuil de salinité de 4 ‰ devrait pénétrer à 42-55 kilomètres à l’intérieur des terres, à l’embouchure du fleuve, et fin avril, il pourrait atteindre 65-70 kilomètres.

À Ca Mau, le niveau des canaux des zones d’eau douce de Tran Van Thoi et d’U Minh a baissé en raison de la sécheresse. Les vannes d’irrigation le long du fleuve Ong Doc et la digue maritime occidentale ont été fermées afin de prévenir l’intrusion saline et de stocker l’eau douce pour la production et l’usage domestique.

Le directeur du Centre provincial de gestion et d’exploitation des travaux d’irrigation a déclaré que son unité surveille de près l’évolution hydrologique et les niveaux de salinité afin de conseiller les agriculteurs sur la planification des cultures et ainsi garantir la productivité et la qualité.

Dans la province de Dong Thap, les autorités ont fermé sept écluses clés de contrôle de la salinité dans la zone d’eau douce de Go Cong afin de protéger plus de 24 000 hectares de rizières d’hiver-printemps pour la campagne 2025-2026, ainsi que les zones fruitières. L’agriculteur Tran Van Ai, de la commune de Vinh Huu, a déclaré que la salinité augmentait rapidement, obligeant les agriculteurs à stocker de l’eau douce pour irriguer ses 1,5 hectare de rizières actuellement en phase de tallage.

M. Duong Van Hoa, vice-président du comité populaire de la commune de Vinh Huu, a déclaré que les autorités locales avaient procédé cette année au dragage des canaux d’irrigation afin d’accroître la capacité de stockage d’eau douce. Grâce à ce stockage anticipé et à l’amélioration des systèmes d’irrigation, les stations de pompage continuent de fonctionner efficacement. Auparavant, la région rizicole de Go Cong ne pouvait produire que deux récoltes par an en raison de la salinité des sols et du manque d’eau douce. Grâce au stockage anticipé de l’eau et à l’application des progrès scientifiques et techniques, les agriculteurs peuvent désormais cultiver trois récoltes de riz par an.

Face à l’évolution complexe de la situation durant la saison sèche 2025-2026, les autorités de la province de Vinh Long ont émis, mi-janvier 2026, un arrêté relatif au stockage d’eau douce. Cet arrêté enjoint les localités à gérer avec souplesse les écluses et les stations de pompage afin de tirer parti des périodes de faible salinité. La province a également accéléré le dragage des canaux et amélioré la circulation interne de l’eau pour accroître sa capacité de stockage. Parallèlement, deux scénarios d’intervention, adaptés aux différents niveaux de risque de catastrophe, ont été élaborés afin de garantir une action coordonnée, du niveau provincial aux échelons locaux.

Le 27 février, les autorités de la province de Dong Thap ont approuvé l’exploitation de dix puits de secours par la société d’approvisionnement en eau de Tien Giang afin de garantir l’approvisionnement en eau potable pendant la saison sèche 2025-2026.

Le même jour, le Centre d’approvisionnement en eau et d’assainissement rural de la province de Ca Mau a annoncé que le centre exploitait 144 installations d’eau rurales centralisées, assurant un approvisionnement suffisant en eau potable pour plus de 121 600 ménages pendant la saison sèche de 2026.

Prévenir les pénuries d’eau potable

Selon M. Le Quang Rang, directeur adjoint du département de l’Agriculture et de l’Environnement de la province de Vinh Long, la province a renforcé sa sécurité hydrique en investissant dans ses réservoirs d’eau douce et en les exploitant efficacement. Parmi les projets clés figurent le réservoir de Lang The, d’une capacité d’environ dix millions de mètres cubes ; le réservoir de Lac Dia, d’une superficie d’environ 120 hectares et d’une capacité de près de 2 millions de mètres cubes, qui alimente la partie orientale de la province ; et le réservoir de Kenh Lap, long de près de quatre kilomètres, capable de stocker environ 800 000 mètres cubes d’eau.

Les vannes de contrôle de la salinité sont étroitement régulées en fonction des marées, tandis que les stations d’épuration fonctionnent en continu et sont prêtes à augmenter leur capacité au besoin. En cas d’intrusion d’eau salée importante, la province déploiera tous les effectifs et ressources disponibles pour acheminer de l’eau douce vers les zones touchées à mesure que les réserves locales s’épuisent.

Parallèlement, les autorités de Can Tho ont mis en œuvre un plan d’action à l’horizon 2026 visant à lutter contre la sécheresse, la pénurie d’eau et l’intrusion d’eau salée. Ces mesures sont conformes aux projections du ministère concernant les ressources en eau du bassin du Mékong pendant la saison sèche.

L’écluse de Rach Mop, la plus grande de la ville de Can Tho, a été mise en service pour faire face aux intrusions d’eau salée provenant du fleuve Hau. (Photo : SGGP/Tuan Quang)

Can Tho a également mis en place 37 points de distribution d’eau potable gratuits pour les habitants du littoral. Chaque point est équipé de réservoirs de plus de 10 000 litres et de systèmes de pompage automatiques garantissant un approvisionnement constant. Pour les foyers isolés, les forces de l’ordre locales assureront la livraison directe, avec des camions-citernes et des barges prêts à intervenir pour garantir un accès continu à l’eau potable.

Cérémonie d’ouverture du 12e festival de l’Ao Dai de Hô Chi Minh-Ville

07-03-2026

https://www.vietnam.vn

Le 6 mars au soir, rue piétonne Nguyen Hue, s’est ouvert officiellement le 12e Festival de l’Ao Dai de Hô Chi Minh-Ville 2026, placé sous le thème « Les fils d’or de l’aspiration ». Organisé par le Département du tourisme et l’Union des femmes de Hô Chi Minh-Ville, en collaboration avec les organismes concernés, ce festival marque une nouvelle étape dans la préservation et la promotion du patrimoine culturel national.

Étaient présentes à l’événement : Mme Truong Thi My Hoa, ancienne vice- présidente du Vietnam ; Mme Dang Thi Ngoc Thinh, ancienne vice-présidente du Vietnam ; Mme Nguyen Thi Thu Ha, ancienne secrétaire adjointe du Comité du Parti de Hô Chi Minh-Ville ; Mme Vo Ngoc Thanh Truc, membre du Comité permanent du Comité du Parti de la ville, vice-présidente du Comité du Front de la Patrie du Vietnam de Hô Chi Minh-Ville et présidente de l’Union des femmes de Hô Chi Minh-Ville ; et Mme Tran Thi Dieu Thuy, membre du Comité du Parti de la ville et vice-présidente du Comité populaire de Hô Chi Minh-Ville.

Dans son discours d’ouverture, la vice-présidente du Comité populaire de Hô-Chi-Minh-Ville, Tran Thi Dieu Thuy, a affirmé qu’après douze ans d’existence, le Festival de l’Ao Dai de Hô-Chi-Minh-Ville avait largement contribué à positionner la ville comme une destination culturelle, créative et intégrée. Dans cette nouvelle phase de développement, le festival devrait continuer à jouer un rôle moteur dans la promotion d’ un tourisme durable , l’enrichissement de l’expérience touristique, l’allongement de la durée des séjours et le renforcement de la compétitivité de la destination.

Le Festival de l’Ao Dai de Hô Chi Minh-Ville 2026 n’est pas seulement un événement culturel et artistique annuel, mais une action concrète visant à transformer les valeurs culturelles en atouts pour le tourisme, l’ économie créative et le positionnement de la marque Hô Chi Minh-Ville. Le festival encourage les créateurs, les artistes et la communauté créative à valoriser l’ao dai.

« La ville espère que le festival de cette année présentera des collections inspirées par la mer et les îles, les ports maritimes, les énergies renouvelables, l’industrie verte, la transformation numérique et les villes intelligentes ; que l’ao dai deviendra un produit distinctif dans les circuits thématiques, les événements MICE et les activités d’échanges internationaux, contribuant ainsi au développement de l’industrie culturelle et de l’économie créative de Hô Chi Minh-Ville », a souligné la camarade Tran Thi Dieu Thuy.

La cérémonie d’ouverture était structurée en trois chapitres : « Les fils du temps – Le flux de l’héritage », « Les fils de la connexion – La ville lumière » et « Tisser des aspirations », avec des spectacles musicaux et des défilés d’ao dai (costume traditionnel vietnamien) : « Hô Chi Minh-Ville radieuse » ; « Réussite en affaires » ; « Le Vietnam en brocart » ; « Grand-mère, mère, sœur et fille » ; « Soleil et paysage » ; « Couleurs de soie » ; « Vietnam brillant » ; « Multicolore » ; « Vietnam en plein essor ».

Les créateurs ont présenté des tenues impressionnantes et porteuses de sens. Les collections ont été mises en scène dans un décor moderne, mêlant musique et performance artistique, contribuant ainsi à célébrer l’ao dai vietnamien comme symbole d’une riche identité culturelle, tout en véhiculant l’image d’Hô Chi Minh-Ville comme une ville dynamique, créative et ouverte sur le monde.

Le point d’orgue du programme a été l’interprétation de « Hello Vietnam » par le chanteur Kyo York et la petite Gabi, avec la participation des consulats généraux du Bélarus, de la Hongrie, de l’Indonésie, de l’Italie, du Laos, de la Malaisie, des Pays-Bas, de la Corée du Sud, de Singapour, de la Thaïlande, de la Fédération de Russie, de Cuba et du Cambodge à Hô Chi Minh-Ville dans le cadre du segment « Multicolore », créant ainsi une image significative d’échange culturel.



Le festival Ao Dai de Ho Chi Minh-Ville de cette année propose 17 activités principales, qui se dérouleront du 1er au 31 mars au parc du monument du président Ho Chi Minh, dans la rue piétonne Nguyen Hue, au showroom d’exportation situé au 92-96 Nguyen Hue (arrondissement de Saigon), dans les stations de la ligne 1 du métro, ainsi que sur des sites historiques et culturels, des destinations touristiques, dans des hôtels et sur des monuments emblématiques de Ho Chi Minh-Ville.

Le festival a réuni 36 créateurs, près de 400 ao dai (robes traditionnelles vietnamiennes), 600 acteurs et mannequins, et 37 ambassadeurs de divers domaines.

Des représentants de 22 pays participent à la 5e Conférence internationale sur la pollution de l’environnement

10-03-2026

https://fr.vietnamplus.vn

Près de 90 scientifiques et experts en environnement venus de 22 pays participent à la 5e Conférence internationale sur la pollution de l’environnement (ICEPORM), organisée à Gia Lai, afin de partager les résultats de recherche, discuter des défis environnementaux actuels et promouvoir la coopération scientifique pour une gestion durable de l’environnement.

Le 9 mars, dans le quartier de Quy Nhon Nam, province de Gia Lai, l’Association Rencontres du Vietnam et le Centre international de science et d’éducation interdisciplinaire (ICISE), ont organisé, en coordination avec la Société d’écotoxicologie et de chimie environnementales pour l’Asie-Pacifique (SETAC AP), l’Université d’Auburn (États-Unis) et l’Académie vietnamienne des sciences et des technologies, la 5e Conférence internationale sur la pollution, la restauration et la gestion de l’environnement (ICEPORM).

La conférence a réuni près de 90 délégués, scientifiques et gestionnaires de l’environnement issus d’universités, d’instituts de recherche, d’entreprises et d’organismes publics de 22 pays.

Au total, près de 90 rapports scientifiques sont présentés lors des sessions plénières, des sessions parallèles et des présentations par affiches. Elles couvrent divers domaines, notamment la pollution environnementale globale, l’écotoxicologie, la santé publique, l’évaluation des risques environnementaux, les technologies et solutions de traitement et de restauration, ainsi que la gestion et les politiques environnementales. Parmi les thèmes majeurs figure la pollution par les microplastiques et ses impacts sur les écosystèmes naturels, un enjeu mondial particulièrement préoccupant pour l’Asie du Sud-Est.

Dans le cadre de la conférence, des séances de travail avec les autorités vietnamiennes chargées de l’environnement sont également organisées afin de promouvoir la mise en place de programmes de coopération destinés à renforcer la gestion environnementale et le développement durable.

Les scientifiques et gestionnaires ont partagé les résultats de leurs recherches, échangé des expériences et débattu de nombreuses questions, telles que l’évaluation de l’efficacité des technologies de traitement des eaux usées hospitalières pour éliminer les antibiotiques et les risques écologiques associés dans les eaux de surface au Vietnam; les réactions des cellules humaines face aux microplastiques et aux nanoplastiques; ou encore certains défis environnementaux urgents au Vietnam, notamment la pollution de l’air à Hanoï et la qualité de l’eau dans le delta du Mékong.

S’exprimant lors de l’événement, le docteur Nguyen Huu Ha, directeur adjoint du Service des sciences et des technologies de la province de Gia Lai, a souligné que, dans un contexte marqué par le changement climatique, l’épuisement des ressources et l’exigence d’une transition vers un modèle de croissance verte, l’accès aux avancées scientifiques, l’application des technologies innovantes et le renforcement de la coopération internationale revêtent une importance particulière.

Selon lui, cette conférence internationale revêt une signification particulière alors que les défis environnementaux s’intensifient et nécessitent des solutions globales fondées sur la science et la coopération internationale.

Le professeur Hoang Chung Tham, de l’Université d’Auburn, a pour sa part indiqué que l’humanité est aujourd’hui confrontée à de multiples défis liés à la pollution environnementale, en particulier celle générée par les activités humaines, qui constitue une préoccupation majeure dans les pays en développement à forte croissance économique, notamment en Asie du Sud-Est.

En marge de la conférence, des formations de courte durée ont été organisées à l’intention de doctorants et de jeunes chercheurs vietnamiens et internationaux. Elles ont porté sur l’évaluation des risques environnementaux, dispensée par le professeur Bryan Brooks de l’Université américain Baylor, et sur l’analyse des microplastiques dans l’eau, animée par le docteur Andrew Barrick de l’Université américain d’Auburn.

La conférence se poursuivra jusqu’au 12 mars. 

L’Institut du Mékong collabore pour promouvoir la science, la transformation numérique et l’adaptation au changement climatique

10-03-2026

https://1thegioi.vn

Dès le début de 2026, l’Institut du Mékong intensifiera ses recherches scientifiques, sa transformation numérique et diverses activités pour aider les communautés locales à s’adapter au changement climatique, contribuant ainsi au développement durable de la région.

Dans le contexte du delta du Mékong, confronté à de nombreux impacts du changement climatique, la nécessité d’appliquer la science, la technologie et la transformation numérique pour promouvoir le développement durable devient de plus en plus urgente.

Ces dernières années, l’Institut du Mékong – Université de Can Tho a mis en œuvre de nombreuses activités pratiques dans les domaines de la recherche scientifique, du conseil en matière de politiques et du transfert de technologies, contribuant ainsi à aider les localités de la région à renforcer leurs capacités d’adaptation et de développement socio-économique.

Selon le professeur agrégé Dr Van Pham Dang Tri – directeur de l’Institut du Mékong – l’orientation opérationnelle de l’Institut est de relier la recherche scientifique aux besoins pratiques de la localité, tout en promouvant des solutions innovantes, la transformation numérique et l’adaptation au changement climatique dans le développement régional.

Relier la recherche scientifique aux besoins pratiques locaux.

L’une des activités clés de l’Institut du Mékong en 2026 est de renforcer la coopération avec les localités de la région du delta du Mékong pour mettre en œuvre des programmes de recherche et de transfert de sciences et de technologies.

Début février, le Comité populaire de la commune de Tri Ton (province d’An Giang) a tenu une session de travail et une cérémonie de signature d’un mémorandum d’entente sur la coopération avec l’Institut du Mékong – Université de Can Tho sur le développement de la science et de la technologie, l’innovation et la transformation numérique au service du développement socio-économique local pour la période 2026-2030.

Étaient présents à la séance de travail des représentants de la direction de la commune de Tri Ton, notamment : M. Lam Thanh Si – membre du Comité provincial du Parti, secrétaire du Comité du Parti et président du Conseil populaire de la commune de Tri Ton ; M. Tran Van Cuong – secrétaire adjoint du Comité du Parti et président du Comité populaire de la commune de Tri Ton ; M. Le Van Duong – membre du Comité permanent du Comité du Parti et vice-président du Comité populaire de la commune de Tri Ton, ainsi que d’autres responsables et membres du personnel du Comité populaire de la commune.

L’Institut du Mékong – Université de Can Tho était représenté par le professeur agrégé Dr Van Pham Dang Tri – directeur de l’Institut du Mékong ; le Dr Vo Van Tuan – directeur adjoint de l’Institut du Mékong ; le professeur Chung Hoang Chuong – ancien professeur à l’Université de San Francisco ; le professeur agrégé Dr Nguyen Thanh Binh – maître de conférences ; le Dr Nguyen Hong Tin – chargé de cours à l’Institut du Mékong, ainsi que d’autres membres du personnel, chargés de cours et chercheurs de l’Institut.

M. Tran Van Cuong, secrétaire adjoint du Comité du Parti et président du Comité populaire de la commune de Tri Ton, a déclaré : « Les deux parties ont échangé leurs points de vue et se sont entendues sur plusieurs axes de coopération importants pour l’avenir. Cette coopération porte sur des domaines clés tels que l’agriculture intelligente, l’agriculture adaptée au changement climatique, la gestion et l’utilisation durables des ressources foncières, le développement du tourisme communautaire lié à la culture locale, la transformation numérique à l’échelle locale et le renforcement des capacités des agents locaux. »

Selon le professeur agrégé Dr. Van Pham Dang Tri, cette coopération vise à concrétiser l’esprit de la résolution n° 57-NQ/TW du Politburo sur le développement de la science, de la technologie et de l’innovation, tout en s’alignant sur l’orientation de développement de la province d’An Giang et de la commune de Tri Ton pour la période 2025-2030.

Mise en œuvre de nombreux sujets de recherche et projets d’application.

Dans le cadre de la coopération pour la période 2026-2030, le Comité populaire de la commune de Tri Ton et l’Institut du Mékong ont signé un mémorandum d’entente sur la coopération à travers trois accords pour la mise en œuvre de projets clés.

Il convient de souligner le sujet de recherche intitulé « Développer un tourisme communautaire dans la commune de Tri Ton en s’appuyant sur les chaînes de valeur, la culture autochtone et la transformation numérique pour la période 2026-2030 ». Cette recherche vise à exploiter efficacement les valeurs culturelles, historiques et naturelles du territoire, tout en utilisant les technologies numériques pour promouvoir et gérer le tourisme.

Par ailleurs, les deux parties ont convenu de mettre en œuvre le projet de recherche intitulé « Étude sur l’évaluation de l’aptitude des terres à une riziculture efficace et durable dans la commune de Tri Ton ». Ce sujet de recherche important vise à déterminer l’aptitude des terres à différents types de production agricole, afin de proposer des solutions agricoles appropriées, d’améliorer l’efficacité de la production et de préserver les ressources foncières.

En outre, l’Institut du Mékong coordonnera l’organisation de formations destinées aux fonctionnaires et aux membres du Parti sur l’application des sciences et des technologies et la transformation numérique, contribuant ainsi à sensibiliser, à renforcer les capacités de gestion et à développer l’aptitude à appliquer les technologies dans la gestion de l’État au niveau communal.

Selon les parties concernées, la signature de l’accord de coopération jette non seulement les bases d’activités de recherche scientifique, mais ouvre également des possibilités de transfert direct de connaissances et de technologies au niveau local.

Promouvoir la transformation verte et l’innovation.

Outre sa collaboration avec les autorités locales, l’Institut du Mékong développe activement ses partenariats avec les agences gouvernementales afin de promouvoir l’écosystème de l’innovation et la transition écologique dans la région.

À la mi-février, au Département des sciences et technologies de la province de Ca Mau, l’Institut du Mékong a organisé une session de travail pour discuter des possibilités de coopération dans les domaines de la transition écologique, de la croissance verte, de l’économie circulaire et de la transformation numérique.

Au cours de la réunion, les deux parties ont discuté de divers domaines de coopération, notamment l’organisation de forums et d’ateliers scientifiques, le développement de bases de données pour la gestion des ressources, l’application des technologies numériques, de l’Internet des objets et de l’intelligence artificielle dans la gestion de la production, et l’accès aux ressources pour soutenir la réduction des émissions et la gestion des ressources en eau.

Selon le professeur agrégé Dr Van Pham Dang Tri, le lien entre les capacités de recherche des instituts et des universités et les besoins pratiques des localités contribuera à promouvoir des solutions de développement durable et à renforcer la capacité d’adaptation au changement climatique dans la région du delta du Mékong.

Sensibiliser le public aux changements climatiques

Parallèlement à la recherche scientifique et à la coopération au développement, l’Institut du Mékong se concentre également sur des activités visant à sensibiliser le public au changement climatique.

Début février, à la coopérative agricole et de pêche Hoa De, un programme de formation sur les « compétences en communication communautaire pour l’adaptation au changement climatique » a été organisé dans le cadre du projet « Femmes transformant leurs moyens de subsistance pour s’adapter au changement climatique à partir de ressources autochtones » (WILA).

Ce projet est financé par l’ambassade du Canada par l’intermédiaire du Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL) et mis en œuvre en collaboration avec l’Institut du Mékong – Université de Can Tho, le Centre pour le développement des femmes dans le delta du Mékong et le Comité populaire de la commune de Hoa Tu.

Le programme de formation était directement dirigé par le professeur agrégé Dr. Nguyen Thanh Binh – Institut du Mékong, Université de Can Tho, avec la participation de membres de la coopérative agricole et de pêche de Hoa De, de représentants de l’Union des femmes, de l’Association des agriculteurs, de l’Union des jeunes, du Comité populaire de la commune de Hoa Tu et de groupes coopératifs de la région.

Le professeur agrégé Dr. Nguyen Thanh Binh a déclaré : « Le contenu de la formation vise à doter les participants de connaissances et de compétences de base en communication, ainsi que de méthodes pour élaborer des messages adaptés à différents groupes cibles, contribuant ainsi à diffuser des messages sur les moyens de subsistance durables, la protection de l’environnement et l’adaptation au changement climatique. »

Moteur du développement régional durable.

Selon le professeur agrégé Dr Van Pham Dang Tri, les activités de coopération, de recherche et de formation mises en œuvre par l’Institut du Mékong visent toutes un objectif commun : contribuer au développement durable de la région du delta du Mékong.

Le lien entre la recherche scientifique et les besoins pratiques du territoire contribue non seulement à améliorer l’efficacité de l’application des sciences et des technologies, mais crée également un nouvel élan pour l’innovation et la transformation numérique au niveau local.

Le professeur agrégé Dr. Van Pham Dang Tri a déclaré : « Dans les prochains mois, l’Institut du Mékong continuera d’étendre ses programmes de coopération avec les collectivités locales, les organismes de gestion et les organisations internationales ; et, parallèlement, il promouvra la recherche interdisciplinaire afin de fournir des solutions scientifiques au service du développement socio-économique, de la protection de l’environnement et d’une adaptation efficace au changement climatique. »

Le Paon danse à travers les cultures dans la capitale

10-03-2026

https://vietnamnews.vn

Par des mouvements fluides et des gestes expressifs, les danseurs évoquent la beauté et la fragilité des êtres vivants, invitant le public à réfléchir sur l’amour, la nature et l’essence de la vie.

Des danseurs interprètent le paon dans une scène du ballet Le Paon Hanoi 2026, créé par la célèbre chorégraphe chinoise Yang Liping et récemment présenté à Hanoï. — Photo courtoisie des organisateurs



HANOÏ — Dès les premières notes de musique qui s’élèvent doucement dans le théâtre, la scène se transforme en un paysage onirique où le mouvement remplace les mots et où les émotions se déploient à travers la danse.

Le ballet Le Paon Hanoi 2026, créé et chorégraphié par la célèbre danseuse chinoise Yang Liping, a captivé le public de la capitale par son élégante chorégraphie, sa scénographie évocatrice et ses réflexions philosophiques sur la vie et la nature.

Au-delà de son attrait artistique, la venue d’une production internationale d’une telle envergure s’inscrit également dans un contexte culturel plus large. Proposer des spectacles de renommée mondiale au Viêt Nam est de plus en plus perçu comme un élément des efforts déployés par le pays pour approfondir les échanges et l’intégration culturels internationaux.

Ces initiatives s’inscrivent dans l’esprit de la résolution 80-NQ/TW relative au développement de la culture vietnamienne, qui met l’accent sur un engagement culturel mondial proactif tout en promouvant les valeurs nationales et en intégrant les réalisations culturelles de l’humanité. Des productions internationales de grande qualité comme « Le Paon » constituent donc non seulement des événements artistiques, mais aussi une contribution significative au rayonnement culturel et à l’influence culturelle du Vietnam.

Un voyage poétique à travers les saisons

Structuré en quatre chapitres – Printemps, Été, Automne et Hiver – le ballet retrace le rythme cyclique de la vie. Chaque saison symbolise une étape de l’existence, de la naissance et de la croissance au déclin et à l’ultime renaissance.

Au cœur du récit se dresse la figure symbolique du paon, à la fois oiseau et être humain. Par des mouvements fluides et des gestes expressifs, les danseurs évoquent la beauté et la fragilité du vivant, invitant le public à méditer sur l’amour, la nature et l’essence de la vie.

La chorégraphie gracieuse se fond harmonieusement avec la musique, les lumières et la conception visuelle, transformant la scène en un tableau vivant, débordant de couleurs et d’images poétiques.

Le public est resté quasiment silencieux pendant toute la représentation, absorbé par le récit visuel qui se déroulait. Lorsque le rideau est finalement tombé, la salle a éclaté en applaudissements nourris.

« C’était absolument magnifique et profondément émouvant », a déclaré Minh Hằng, un habitant de Hanoï qui a assisté au spectacle.

« La chorégraphie, les costumes et l’atmosphère étaient à couper le souffle. »

L’esprit du paon

À 68 ans, Yang Liping apparaît encore sur scène dans le chapitre d’hiver – peut-être le moment le plus symbolique de toute la production.

Dans cette scène, la scène se métamorphose en un paysage figé. Au milieu de tourbillons visuels évoquant la neige, le paon émerge et danse seul, incarnant la résilience, l’éveil et la renaissance. La séquence, à la fois intime et puissante, reflète l’attachement indéfectible de l’artiste à la danse.

Souvent surnommée la « Princesse Paon » de Chine, Yang Liping est née au sein de l’ethnie Bai à Dali, dans la province du Yunnan, au sud-ouest de la Chine. Ayant grandi dans une culture où la musique, les festivals et la danse font partie intégrante du quotidien, elle a développé un langage artistique singulier en dehors du système de formation académique traditionnel.

Créé en 2012, Le Paon est largement considéré comme le point culminant de sa carrière artistique et est rapidement devenu un phénomène international.

Une nouvelle version, lancée en 2022, a encore amplifié l’ampleur et l’esthétique scénique du spectacle, intégrant des technologies visuelles modernes tout en préservant l’essence de la chorégraphie originale. Depuis, le ballet a été présenté dans de nombreuses villes du monde entier, donnant lieu à des milliers de représentations.

L’art comme pont culturel

Les représentations à Hanoï ont mobilisé près de 70 danseurs et techniciens, et le matériel scénique, les costumes et les accessoires ont été transportés au Viêt Nam afin de préserver les normes artistiques originales de la production.

Des mois de préparation et de coordination entre partenaires vietnamiens et internationaux ont été nécessaires pour présenter le spectacle dans la capitale, témoignant du professionnalisme croissant des collaborations artistiques de grande envergure.

Pour le public, le ballet offrait non seulement une soirée de plaisir artistique, mais aussi une occasion rare de découvrir une danse de classe mondiale sans quitter le pays – une expérience qui, espèrent les responsables culturels, contribuera à positionner davantage Hanoï comme une destination artistique émergente dans la région.

Le directeur du département des arts du spectacle, Nguyễn Xuân Bắc, a déclaré espérer que Khổng Tước – Le Paon Hanoi 2026 offrira au public de Hanoï une expérience artistique unique, tout en favorisant les échanges culturels et en enrichissant la scène artistique de la ville.

Plus largement, des productions internationales comme Le Paon mettent en lumière le rôle de l’art comme langage universel. Par-delà les frontières et les différences culturelles, la danse devient un puissant vecteur de connexion, de compréhension et de dialogue entre les cultures. 

Journée de la poésie vietnamienne : honorer la mer et réfléchir à la poésie

10-03-2026

https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh

Mardi 3 mars s’est tenue la 24e édition de la Journée de la poésie vietnamienne, placée sous le thème “Truoc bien lon”, qui signifie devant l’immensité de la mer, à Ha Long, dans la province de Quang Ninh (Nord-Est). Cette journée fut l’occasion de réflexions sur la place de la poésie et de la littérature dans une nouvelle ère de développement intense pour le Vietnam.

Un événement à forte symbolique culturelle et traditionnelle

Au programme se retrouvait la lecture de nombreux poèmes liés à la mer, par des poètes renommés de toutes les générations, comme Nguyen Khoa Diem, Huu Thinh ou des jeunes poètes ayant déjà rencontré du succès sur la scène littéraire nationale comme Trang Thanh, Lu Mai ou encore Nguyen Thi Kim Nhung. Cette année, la journée présentait une nouveauté : des poèmes ont été mis en musique par des chanteurs, précédés par la présentation de l’histoire du poème et la lecture de sa version originale par le poète qui l’a écrit.

Le choix de la province de Quang Ninh était fortement symbolique, en raison de son étroite liaison aux îles et à la mer, avec une ouverture sur l’océan. De plus, en 1988, elle fut la première province à organiser une Journée de la poésie à l’échelle provinciale à l’occasion du 520e anniversaire du poème gravé par le roi Lê Thanh Tông sur la paroi du mont Bài Tho.



La poésie face au défi de la modernité

La table ronde “La dignité de la poésie” était très attendue. Elle s’est tenue avec des écrivains et des chercheurs afin de discuter de comment conserver l’authenticité artistique et les valeurs de la poésie à l’heure de l’intelligence artificielle, où la création est facilitée et où règne la culture de l’immédiateté. Ils ont débattu sur cette question : Comment conserver la personnalité et l’authenticité des auteurs, protéger et créer de véritables valeurs poétiques dans notre ère contemporaine ?

De plus, pour la première fois, la poésie est sortie des salles et des scènes aménagées afin d’aller dans le quotidien des habitants. Des poètes se sont rendus dans des écoles, des mines, des usines et des unités militaires afin d’y lire des poèmes et d’échanger avec le public. Cette initiative montre la volonté de rapprocher la poésie du peuple, de se réintégrer dans la vie des gens ordinaires.

Le Vietnam renforce sa coopération avec le PNUD et l’OMS pour améliorer la qualité de l’air

12-03-2026

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Le vice-Premier ministre vietnamien, Tran Hong Ha, a reçu le 11 mars à Hanoï Ramla Khalidi, représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), et Angela Pratt, représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Vietnam, afin de discuter du renforcement de la coopération en matière d’amélioration de la qualité de l’air.

Soulignant la coopération étroite entre le Vietnam et le PNUD et l’OMS, le vice-Premier ministre a salué le rôle et les contributions importantes des deux organisations internationales dans l’édification et le développement du pays ces derniers temps, notamment le perfectionnement des politiques publiques, la réforme institutionnelle et la promotion des programmes de développement durable au Vietnam.

Il a réaffirmé la volonté du Vietnam de poursuivre la coopération étroite avec ces agences onusiennes, de discuter et de promouvoir les initiatives de coordination en vue d’améliorer l’efficacité de coopération dans les temps à venir.

Selon le dirigeant vietnamien, le pays a identifié les principales sources de pollution de l’air, en particulier dans les grandes villes comme Hanoï et Ho Chi Minh-Ville.

Le profil des émissions du Vietnam présente des similitudes avec celui d’autres pays en développement, notamment Pékin (Chine), l’industrie contribuant à hauteur de 27 %, suivie par les transports (25 %) et la construction (20 %).

Face à la prédominance des particules fines PM2.5, Tran Hong Ha a souligné que la réduction de la pollution nécessite une intervention aux causes profondes des émissions, telles que le trafic routier, l’industrie, la construction, les déchets agricoles et les déchets urbains.

Les solutions doivent être mises en œuvre de manière coordonnée : planification urbaine, délocalisation des usines industrielles hors des zones urbaines, conversion des véhicules à moteur thermique en véhicules électriques, développement des transports souterrains, application de normes de construction et valorisation des sous-produits agricoles.

Actuellement, le Vietnam cherche des politiques globales interdisciplinaires et interrégionales tout en tenant compte de l’impact social sur les moyens de subsistance des citoyens et les besoins de déplacement des habitants.

Il est nécessaire de procéder à des évaluations plus complètes des dommages causés par la pollution de l’air, notamment en ce qui concerne les coûts médicaux et les impacts socio-économiques, a-t-il indiqué.

Le vice-Premier ministre a proposé de transformer Hanoï en une zone pilote pour l’expérimentation d’un modèle de contrôle de la pollution atmosphérique, avec le soutien des partenaires internationaux.

Ce modèle, une fois éprouvé, pourrait être déployé sur l’ensemble du territoire national.

Saluant la proposition du PNUD et de l’OMS d’organiser un forum thématique sur la pollution de l’air, le vice-Premier ministre a exprimé le souhait de renforcer les échanges avec des experts internationaux, y compris chinois, afin de partager des expériences sur la conception des systèmes de surveillance et la gestion du trafic.

En réponse, les représentantes du PNUD et de l’OMS ont affirmé que ces deux organisations soutiennent le Vietnam dans cinq domaines clés liés à la pollution de l’air : le perfectionnement des politiques et du cadre juridique ; la mise en place de systèmes de surveillance et d’alerte précoce ; la recherche et les inventaires d’émissions ; la communication et la sensibilisation du public ; ainsi que l’intégration des mesures de contrôle de la pollution de l’air aux objectifs de développement durable, notamment la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national et de la feuille de route vers une économie à faible émission de carbone.

Ramla Khalidi a affirmé que, malgré des ressources limitées en raison des incertitudes de la conjoncture mondiale, le PNUD restait déterminé à mobiliser les ressources nécessaires et à utiliser efficacement celles disponibles afin de contribuer aux efforts visant à améliorer la qualité de l’air au Vietnam.

Retrouver sa mère après 51 ans, l’histoire de Guillaume, enfant du Babylift

12-03-2026

https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh

Nous avons rencontré Guillaume, adopté en France après avoir été évacué du Vietnam lors de l’Opération Babylift en 1975. Rescapé du crash aérien du 4 avril 1975, enfant abandonné puis adopté, il a retrouvé sa mère biologique au Vietnam plus d’un demi-siècle plus tard. Une histoire intime, profondément liée à celle du pays, qu’il nous a racontée lors d’un entretien dont l’intégralité est à retrouver en vidéo sur notre chaîne YouTube.

Photo de Guillaume (au milieu) avec sa maman (à gauche).

“J’ai toujours eu de la chance, j’ai eu un parcours parsemé d’embûches, mais couronné avec succès”.

Une phrase pour résumer un itinéraire de vie étroitement lié à l’histoire du Vietnam : une naissance en temps de guerre, un abandon, une adoption en France, puis, plus de cinquante ans plus tard, des retrouvailles avec sa mère biologique.

Une naissance dans la guerre

Guillaume naît en 1974, dans un Vietnam encore ravagé par le conflit. Sa mère est enceinte lorsque son père est appelé au front. Il n’en reviendra pas. Sa mère accouche donc seule, affaiblie et victime de plusieurs hémorragies qui la laissent penser qu’elle va mourir. Mère célibataire et sans ressources, elle est entourée de ses sœurs qui lui conseillent d’abandonner l’enfant, d’autant que sa santé est gravement compromise. 

C’est dans ce contexte qu’elle confie son fils aux Sœurs de la Providence, à Sóc Trăng. Les religieuses lui assurent que l’enfant aura une vie meilleure, qu’il sera sauvé. En déposant Guillaume au couvent, elle sait qu’elle ne le reverra peut-être jamais. 

Une fois remise, elle revient pourtant. Trop tard. Les sœurs lui annoncent que l’enfant est parti en avion à l’étranger, sans pouvoir lui dire dans quel pays. “Ma mère a pleuré son enfant pendant 51 ans”, résume Guillaume aujourd’hui.  

Le Babylift : partir pour survivre ?

Guillaume fait partie de l’opération Babylift, lancée en avril 1975 pour évacuer des orphelins de guerre et des enfants métissés vers l’Australie, les États-Unis et l’Europe, à l’approche de la chute de Saïgon.

Il est placé dans le tout premier avion, le 4 avril 1975. L’appareil s’écrase peu après le décollage, faisant près de 178 morts. Guillaume, lui, survit. Après le crash, les enfants rescapés sont dispatchés et Guillaume arrivera finalement à Paris le 21 avril 1975. 

En France, il est adopté par une famille qui lui offre, selon ses dires, une enfance stable et tout ce dont il a besoin pour grandir. 

Grandir avec une histoire visible

“Ce n’était pas difficile à cacher”, sourit-il.

À l’école, Guillaume est surnommé le “petit Chinois”. Les remarques, parfois à connotations racistes, parfois simplement ignorantes, s’accumulent. Très jeune, il interroge son père adoptif sur son histoire et ce dernier lui raconte à sa manière : un enfant “tombé d’un avion directement dans leur voiture”

Dès l’âge de cinq ans, Guillaume est confronté à son passé. Comme tous les rescapés du crash, il est suivi médicalement tous les deux ans par les autorités américaines. Ce suivi dure jusqu’à ses 18 ans.

Ces rendez-vous lui permettent ainsi de rencontrer d’autres survivants. Peu à peu, une petite communauté se forme, “on est devenus une famille”, confie-t-il. 

Pourtant, accepter l’abandon reste la chose la plus lourde à porter selon lui. Longtemps, il refuse toute référence au Vietnam et dit aurait préféré être blanc.

“À force d’entendre certaines réflexions, ça finit par faire mal”, explique-t-il. 

Le premier retour, la colère

Tout change en 2001, à la naissance de sa fille. Guillaume ressent alors un besoin : lui transmettre quelque chose, lui dire qui il est. Or, lui-même ne le sait pas vraiment. 

Il part pour la première fois au Vietnam en 2004. À Sóc Trăng, il retrouve Sœur Sylvie, celle qui s’était occupée de lui quand il n’était encore qu’un bébé. Elle se souvient de lui, lui raconte le Vietnam, ses coutumes et son histoire.

Mais elle lui dit aussi :

“Ne cherche rien sur ta famille, il n’y a rien à trouver”.

Ce premier séjour est marqué par la colère. Guillaume n’est pas en paix avec lui-même. Il parle de fureur intérieure, d’un conflit profond. Peu à peu pourtant, les rencontres avec Sœur Sylvie et la compréhension du contexte vietnamien l’apaisent. 

Il réalise alors quelque chose de fondamental : il a eu de la chance. Celle d’avoir été adopté, d’avoir grandi dans une famille qui lui a tout donné. C’est aussi à ce moment-là qu’il commence à pardonner l’abandon.

L’ADN comme fil d’Ariane

En 2020, alors que les tests ADN récréatifs sont encore légaux en France, Guillaume commande un kit MyHeritage. Le résultat dépasse ses espérances puisqu’il retrouve une cousine au second degré, Anne-Catherine, qui vit non loin de chez lui et qui, elle aussi, a fait partie de l’opération Babylift.

Ils prennent contact et se rencontrent. En novembre 2025, Anne-Catherine se rend pour la première fois au Vietnam. Peu après son arrivée, cette dernière reçoit plusieurs messages et appels de personnes affirmant être de sa famille biologique. Sceptique face à ces prises de contact soudaines, elle hésite d’abord à y répondre. 

Peu de temps avant l’arrivée d’Anne-Catherine au Vietnam, l’organisation Con Tim Me (“l’enfant cherche maman”), qui accompagne les adoptés vietnamiens dans la recherche de leurs origines, bénéficie d’un don de 1 000 kits ADN de la part de MyHeritage. Sa fondatrice, My Huong Le, intervient à la télévision pour lancer un appel aux familles. 


En voyant cette intervention, une demi-sœur d’Anne-Catherine décide de réaliser un test ADN qui révèle une compatibilité avec cette dernière, alors présente au Vietnam. Cette confirmation permet alors à Anne-Catherine de rencontrer pour la première fois sa famille vietnamienne, dont sa mère et sa sœur. 

C’est à ce moment-là qu’Anne-Catherine évoque l’existence de son cousin, Guillaume. Sa demi-sœur entame alors les recherches, appelant de nombreux membres de la famille durant toute la nuit. Au petit matin, la mère biologique de Guillaume est identifiée. 

Les retrouvailles

Guillaume et son épouse Virginie arrivent à Saïgon le 1er janvier 2026. Deux jours plus tard, une rencontre est organisée, bien que les résultats ADN définitifs ne soient pas encore officiellement validés. 

Mais, quelques minutes avant d’arriver, le message tombe : le test est positif. 

L’accueil dépasse les attentes de Guillaume : toute la famille est là. Guillaume n’avait rien voulu espérer, par peur d’être déçu. Finalement, il nous parle d’un moment fort, lourd en émotion. Après ces retrouvailles, il passera trois semaines consécutives dans sa famille. 

Pour ces retrouvailles, une personne a joué un rôle clé : Laura, la traductrice. Ancienne religieuse en France revenue vivre au Vietnam, elle accompagne de nombreux adoptés dans la recherche de leurs origines. Elle connaît intimement les sensibilités vietnamiennes et françaises, sait comment dire les choses, et quand les dire. “Heureusement qu’elle était là”, insiste Guillaume, tant pour la langue que pour l’organisation.

Il salue également l’aide précieuse de My Huong Le et de l’association Con Tim Me. 

Se réconcilier avec soi-même

Aujourd’hui, Guillaume revient chaque année au Vietnam depuis cinq ans et apprend même le vietnamien depuis deux ans. Il voit désormais ses deux trajectoires, française et vietnamienne, se rejoindre.

Adopté en adoption plénière, il est français et explique que la France reste son pays. Mais le Vietnam n’est désormais plus un rejet, au contraire : il est devenu un espace de réconciliation. Ce qu’il cherchait autrefois (des papiers, une nationalité…) importe moins désormais, retrouver sa famille lui a suffi. 

Concernant l’Opération Babylift, il dit la voir comme un sauvetage, dans son cas. “Chacun son histoire”, précise-t-il, conscient que d’autres portent un regard différent. Lui préfère parler de chance. 

Ne pas baisser les bras

S’il devait transmettre un message, ce serait celui-ci : “Ne pas baisser les bras. Tout est possible.” Guillaume croit au fait de faire le bien pour attirer le bien, ne jamais perdre espoir.

Son histoire, intime et profondément liée à celle du Vietnam, rappelle que même après cinquante et un an de silence, les liens du sang, eux, n’ont jamais disparu.

« Les dirigeants doivent assumer leurs responsabilités » : Hanoï et le casse-tête de la maîtrise des inondations

15-03-2026

 

Le président du Comité populaire de Hanoï a déclaré que « les dirigeants doivent assumer leurs responsabilités », suscitant ainsi l’espoir quant à l’engagement du gouvernement à fournir des services publics de base. 

Cependant, face à l’intensification des pressions liées au développement urbain, c’est finalement l’esprit de transparence et la mise en œuvre efficace des politiques qui permettront à Hanoï de surmonter ses problèmes d’inondations.

Le 12 février, lors d’une réunion du Comité permanent du Comité du Parti et de la direction collective du Comité populaire de Hanoï, le président Vũ Đại Thắng a déclaré que les dirigeants locaux seraient tenus responsables si le déblaiement des terres pour les projets anti-inondations ne respectait pas le calendrier requis. [1]

Cette déclaration fait suite à l’année 2025, particulièrement difficile pour Hanoï, fortement marquée par le changement climatique. On se souvient notamment des graves inondations provoquées par le typhon Bualoi fin septembre, qui ont submergé de nombreuses rues et suscité une vague d’indignation populaire.

Le typhon Bualoi et la fragilité de la mémoire urbaine

Fin septembre 2025, le typhon Bualoi a provoqué des pluies torrentielles prolongées qui ont entraîné de graves inondations dans de nombreux quartiers de Hanoï. Des images de voitures immobilisées, de sous-sols d’immeubles inondés et de résidents poussant leurs motos dans les eaux troubles ont rapidement envahi les réseaux sociaux.

À l’époque, les habitants, accablés et en colère, luttaient contre les eaux de crue. Cette frustration était alimentée non seulement par les dégâts matériels, mais aussi par l’indignation de voir des zones urbaines récemment construites comme Võ Chí Công, Long Biên et Gia Lâm submergées. Ces quartiers n’étaient opérationnels que depuis peu, après des années d’investissements considérables dans les infrastructures.

Début octobre 2025, Lê Văn Du, chef de la Division de la gestion des infrastructures d’approvisionnement en eau et de drainage du Département de la construction de Hanoï, a présenté publiquement ses excuses aux résidents pour les inondations.

Bien qu’il soit très rare qu’un responsable technique de la société vietnamienne accepte ouvertement ses responsabilités de cette manière, ces excuses reflétaient en fin de compte une pression considérable de l’opinion publique.

Pour remédier à cette crise, Hanoï prévoyait de mettre en œuvre d’ici fin 2025 dix projets d’investissement public urgents dotés d’un budget total de 212,817 millions de dollars américains , axés sur la modernisation des systèmes de drainage, l’ajout de lacs de rétention, la réhabilitation des canaux et l’augmentation de la capacité des stations de pompage.

Plusieurs composants dans des zones telles que Resco, Ecohome, Tây Hồ Tây, Đoàn Ngoại giao et Ciputra, ainsi que Võ Chí Công, Long Biên, Đông Anh et Gia Lâm, devraient recevoir environ 9,994 millions de dollars d’investissement, avec un achèvement prévu pour le deuxième trimestre 2026.

Dans une société en pleine urbanisation, la légitimité gouvernementale repose en grande partie sur la fourniture de services publics essentiels, tels que l’assainissement. Par conséquent, les retards prolongés engendrent une vive frustration au sein de la population, notamment lorsque les citoyens ont le sentiment que l’État est incapable de répondre à leurs besoins les plus urgents.

De « s’excuser » à « assumer ses responsabilités »

Les excuses publiques présentées par un responsable technique après le typhon Bualoi témoignent d’une évolution positive de la culture administrative nationale, signalant un abandon du déni de responsabilité et une volonté de reconnaître les faiblesses institutionnelles.

Néanmoins, des excuses ne constituent qu’un point de départ. L’affirmation selon laquelle « les dirigeants doivent assumer leurs responsabilités » n’a de poids que si elle établit une attente claire quant à l’obligation pour les responsables publics d’aligner leur autorité sur une stricte obligation de rendre des comptes. 

Si les projets prennent du retard sans que cela n’ait de conséquences, le système administratif risque de stagner et de devenir inefficace, rendant ainsi les promesses gouvernementales dénuées de sens. 

À l’inverse, se concentrer uniquement sur la sanction des erreurs individuelles — sans améliorer simultanément la coordination, la prise de décision et la transparence — limitera considérablement l’efficacité à long terme, car cela pourrait engendrer une culture de la peur plutôt qu’une culture de collaboration et d’amélioration.

Un aspect particulièrement encourageant des propos de Vũ Đại Thắng est sa directive enjoignant les ministères à traiter rapidement les propositions émanant de la population. Cela démontre que les citoyens sont de nouveau disposés à collaborer et à servir l’intérêt général.

Les défis de la gouvernance urbaine deviennent de plus en plus complexes, nécessitant un mécanisme de réponse rapide et transparent pour combler le fossé entre le gouvernement et ses citoyens.

Cependant, les habitants évaluent le gouvernement en fonction de leur expérience vécue pendant la saison des pluies plutôt que des déclarations officielles, notamment en ce qui concerne l’efficacité de la gestion des inondations et des interventions d’urgence. Si le deuxième trimestre 2026 est marqué par des inondations, cette évaluation risque de s’intensifier. 

Attentes envers une ville en transition

Hanoï traverse actuellement une phase de transition complexe caractérisée par l’expansion de ses frontières administratives, le développement de zones urbaines satellites, une forte hausse des investissements immobiliers et une densité de population croissante. 

Avec cette croissance rapide, les infrastructures de drainage sont souvent reléguées au second plan, éclipsées par des projets de développement plus attrayants politiquement ou symboliques, ce qui peut entraîner une augmentation des inondations et des problèmes de sécurité publique lors de fortes pluies.

Dans ce contexte, l’affirmation selon laquelle « les dirigeants doivent assumer leurs responsabilités » sert à rééquilibrer les priorités municipales, en plaçant le besoin public fondamental de prévention des inondations à l’ordre du jour des dirigeants. 

Il est toutefois illusoire de croire que le simple fait de déclarer sa « responsabilité » résoudra automatiquement les problèmes structurels profondément enracinés qui minent depuis des années la deuxième ville la plus peuplée du Viêt Nam.

Pour être efficaces, les engagements en matière de reddition de comptes doivent s’accompagner d’échéanciers transparents, de mises à jour publiques sur les progrès accomplis et d’évaluations indépendantes, incluant potentiellement la contribution d’experts internationaux. 

De plus, la prévention des inondations à long terme doit être intégrée à une stratégie de développement urbain plus large qui s’adapte à un climat changeant, freine l’expansion incontrôlée du béton et protège activement les surfaces d’eau naturelles et les espaces ouverts.

À l’instar de nombreuses grandes métropoles mondiales, Hanoï se trouve actuellement prise au piège des infrastructures, où l’urbanisation galopante dépasse la capacité des systèmes de drainage existants. Ces vingt dernières années, les zones bétonnées de la ville se sont étendues de façon exponentielle au détriment des espaces naturels et perméables. 

Alors que les projets municipaux actuels privilégient les solutions techniques et réactives telles que les stations de pompage, la modernisation des canaux et les bassins de rétention, celles-ci ne suffisent pas à elles seules pour résoudre les problèmes sous-jacents d’urbanisation et de dégradation de l’environnement qui aggravent les inondations.

Bien que Hanoï ne puisse peut-être jamais éradiquer les inondations, une gouvernance efficace peut atténuer considérablement les dommages qui en résultent en mettant en œuvre des stratégies globales de gestion des inondations qui comprennent l’engagement communautaire, l’investissement dans les infrastructures vertes et une planification proactive de l’utilisation des terres. 

Comme le soulignent de nombreux experts en planification urbaine, la réalisation d’une prévention durable des inondations exige une coopération intersectorielle solide et une intégration harmonieuse de la planification de l’utilisation des sols, des applications technologiques et des infrastructures vertes.

En définitive, des pluies torrentielles dans une ville de plus de huit millions d’habitants mettent véritablement à l’épreuve l’engagement d’un dirigeant envers la responsabilité. Cette réalité fait écho à la directive émise en janvier 2026, lorsque le Secrétaire général Tô Lâm a de nouveau insisté sur l’importance de « joindre le geste à la parole, agir immédiatement, agir correctement, agir avec détermination, aller jusqu’au bout et garantir l’efficacité ». 

La récente déclaration du président du Comité populaire de Hanoï témoigne de la prise en compte par le gouvernement de la pression populaire croissante. Elle reflète également le sens accru des responsabilités exigé durant ce que les dirigeants ont qualifié d’« ère d’essor national ».

Cependant, une question demeure : ces engagements se traduiront-ils un jour par des actions concrètes ? Si les dirigeants doivent assumer leurs responsabilités, le véritable test réside dans l’efficacité avec laquelle ils font respecter cette obligation de rendre des comptes.

En résumé, bien que Hanoï ait lancé plusieurs projets urgents pour résoudre ses problèmes d’inondations, la question centrale demeure la rapidité et l’efficacité de leur mise en œuvre. Si le renforcement de la responsabilité individuelle et la prise d’engagements publics sont des étapes nécessaires, une gouvernance efficace et des solutions concrètes doivent constituer le véritable fondement du succès.

Sélections Gavroche Vietnam

Du 01 au 15-03-2026

https://www.gavroche-thailande.com/category/asie/vietnam

Francophonie

À Paris, l’administratrice de l’Organisation internationale de la Francophonie, Caroline St-Hilaire, a reçu le 12 mars l’ambassadrice du Vietnam auprès du Conseil permanent de la Francophonie, Nguyen Thi Van Anh. Les deux responsables ont évoqué le renforcement de la coopération, notamment dans la promotion du français, la formation des fonctionnaires et le développement économique et numérique. Le Vietnam a réaffirmé son engagement actif au sein de l’espace francophone.

Depuis le 13 mars, une exposition présentée à l’Ambassade de France au Vietnam met à l’honneur la francophonie et la vitalité du français au Vietnam. L’exposition présente le rôle de l’Organisation internationale de la Francophonie, dont le Vietnam est un membre actif, et met en lumière les partenaires vietnamiens et internationaux qui soutiennent la langue française dans l’éducation, la culture et la création.

À Hanoï, l’ambassadeur de France au Vietnam, Olivier Brochet, a remis le 13 mars l’insigne des Palmes académiques à Đàm Minh Thủy, doyenne du département de français de l’Université de Langues et d’Études Internationales – Université nationale du Vietnam à Hanoï. Cette distinction salue son engagement en faveur de l’enseignement du français et la formation de nombreuses générations d’étudiants contribuant au dialogue entre la France et le Vietnam.

Politique, Diplomatie

Le Vietnam a officiellement exprimé son opposition à l’usage de la force contre les nations souveraines et aux attaques visant les infrastructures civiles, après l’escalade des tensions au Moyen-Orient marquée par des frappes américano-israéliennes contre l’Iran. La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Pham Thu Hang, a appelé toutes les parties à la retenue et au respect du droit international et de la Charte des Nations unies. Ce conflit, qui a déjà fait des centaines de victimes, dont le Guide suprême Ali Khamenei, menace selon Hanoï la sécurité des civils et la stabilité économique mondiale. Aucune victime vietnamienne n’a toutefois été signalée par les missions diplomatiques dans le Golfe. Le Vietnam appelle à la reprise des négociations et à un règlement pacifique des différends.

Près de 79 millions d’électeurs vietnamiens ont voté le 15 mars pour élire les 500 députés de la 16ᵉ Assemblée nationale ainsi que les membres des Conseils populaires pour le mandat 2026-2031. Organisé après le 14ᵉ Congrès du Parti communiste du Vietnam, ce scrutin s’inscrit dans la réorganisation de l’appareil politique visant à renforcer l’efficacité de la gouvernance après quarante ans de réformes. Les électeurs ont choisi leurs représentants parmi 864 candidats pour l’Assemblée nationale et plusieurs milliers pour les assemblées locales, dans plus de 72 000 bureaux de vote, fermés officiellement à 19 heures.

Le Vietnam a participé le 10 mars au sommet international sur l’énergie nucléaire organisé à Paris par la France et l’International Atomic Energy Agency. La délégation vietnamienne, conduite par le vice-ministre de la Science et de la Technologie Le Xuan Dinh, a pris part aux discussions réunissant des représentants d’une soixantaine de pays. En marge de l’événement, la délégation a également rencontré le MEDEF pour explorer de nouvelles pistes de coopération franco-vietnamienne dans les domaines de l’énergie, des infrastructures et des hautes technologies.

Le 13 mars, lors d’une réunion en ligne des ministres de l’ASEAN, le ministre Lê Hoai Trung a appelé à renforcer la solidarité énergétique face à l’instabilité au Moyen-Orient, diversifier les sources via le Conseil de coopération du Golfe et sécuriser les infrastructures régionales pour garantir la résilience économique. Il a réaffirmé la protection consulaire des ressortissants de l’ASEAN et plaidé pour un règlement pacifique des conflits.

Économie

Le 27 février, Phu Quoc a lancé trois projets majeurs de traitement d’eau et de déchets (47,5 millions de dollars) avant l’APEC 2027. Ils incluent une usine d’eau potable et deux centres de traitement des déchets, dont une centrale biomasse. Face à l’afflux record de visiteurs, ces infrastructures visent à renforcer la sécurité environnementale de l’île.

Le Vietnam confirme son attractivité pour l’investissement hôtelier avec deux transactions majeures totalisant 53,7 millions de dollars. Selon JLL, le marché gagne en maturité, les investisseurs locaux dominant les segments urbains et balnéaires. Le volume annuel pourrait atteindre 200 millions de dollars en 2026.

La VIFA Expo 2026 se tiendra du 8 au 11 mars à Hô-Chi-Minh-Ville et Binh Duong, réunissant 650 entreprises et 3 000 importateurs. L’événement renforce la visibilité internationale du mobilier vietnamien, dans un secteur ayant généré 17,3 milliards de dollars d’exportations en 2025.

Après une décennie de forte croissance, le commerce électronique vietnamien entre dans une phase de consolidation axée sur la rentabilité. En 2025, le chiffre d’affaires cumulé des principales plateformes a atteint 16,5 milliards de dollars, malgré un recul du nombre de vendeurs actifs. Une nouvelle réglementation, qui entrera en vigueur en juillet 2026, imposera l’identification obligatoire des vendeurs afin de renforcer la transparence et la traçabilité des transactions. À moyen terme, le marché pourrait atteindre 70 milliards de dollars d’ici 2030, selon les projections du secteur.

Le Vietnam subit l’instabilité du marché pétrolier mondial avec une hausse brutale des prix des carburants entrée en vigueur le 7 mars. Le litre de RON 95-III a bondi de 21 %, un niveau inédit depuis la crise post-pandémique de 2022. Cette hausse est liée au nouveau mécanisme de tarification flexible adopté par le gouvernement, alors que les tensions au Moyen-Orient et les perturbations dans le détroit d’Ormuz ont fait grimper les cours du brut. Le ministère de l’Industrie et du Commerce assure que l’approvisionnement national reste garanti pour mars et avril, mais l’inquiétude grandit face à la volatilité du marché.

Le rapport Brand Finance Banking 500 (2026) souligne la montée en puissance du secteur bancaire vietnamien, dont la valeur de marque globale a progressé de 13 % pour atteindre 14,7 milliards de dollars. Quatre établissements figurent désormais parmi les 100 marques bancaires les plus solides au monde. Vietcombank se distingue en se classant troisième mondial pour la force de sa marque, suivi par Military Bank, Techcombank et BIDV, tandis que VPBank affiche la croissance la plus rapide avec une hausse de 41 %. Treize banques vietnamiennes figurent désormais dans le classement des 500 premières institutions mondiales.

La Banque d’État du Vietnam propose une réforme de la réglementation bancaire visant à relever le plafond des prêts de faible valeur à 400 millions de dôngs (contre 100 millions actuellement) et à supprimer la limite appliquée aux prêts en ligne. Ce projet vise à mieux répondre à la hausse du coût de la vie et aux besoins de financement des ménages. Les procédures administratives seraient simplifiées pour les emprunteurs, tandis que la levée du plafond pour le crédit numérique s’inscrit dans la stratégie de transformation digitale du secteur.

Le marché de l’immobilier industriel dans le nord du Vietnam devrait entrer dans une nouvelle phase de croissance à partir de 2026, soutenue par la modernisation des infrastructures et une forte expansion de l’offre. Plus de 5 000 hectares de terrains et 1 million de m² d’usines prêtes à l’emploi sont attendus d’ici 2029. Les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) deviennent un facteur déterminant pour attirer les investissements étrangers, notamment dans les pôles industriels de Hai Phong et Bac Ninh.

Le secteur rizicole vietnamien accélère sa transition vers une stratégie de montée en gamme afin de faire face à une offre mondiale abondante. Le pays vise 7 millions de tonnes d’exportations en 2026, avec un objectif de 4 millions d’ici 2030, privilégiant désormais la valeur et la qualité, notamment avec des variétés premium comme le ST25. Cette stratégie vise à stabiliser les prix domestiques et à renforcer la présence du Vietnam sur les marchés haut de gamme.

Malgré les congés du Têt, les exportations vietnamiennes ont augmenté de 18,3 % sur les deux premiers mois de 2026, atteignant 76,36 milliards de dollars. La croissance plus rapide des importations (+26,3 %), tirée par les besoins en composants et machines, a toutefois entraîné un déficit commercial de 2,98 milliards de dollars. Les États-Unis restent le premier marché d’exportation, mais les tensions au Moyen-Orient pourraient peser sur les chaînes d’approvisionnement et les coûts logistiques.

Danang lancera fin mars 2026 la zone industrielle de Tam Anh-An An Hoa (435 ha, 166 millions de dollars), avec six parcs industriels et zones urbaines intégrées, visant 20 000 emplois et un pôle logistique connecté au transport ferroviaire. Le groupe Truong Hai prévoit d’investir dans l’automobile et la recherche, consolidant l’attractivité pour les IDE.

La chaîne Highlands Coffee, première enseigne de cafés au Vietnam par le nombre de points de vente, a enregistré 41,5 millions de dollars de bénéfices l’an dernier. L’entreprise, qui approche désormais les 1 000 établissements, prépare une introduction en Bourse.

Entrée en vigueur ce mois-ci au Vietnam, la nouvelle loi sur l’investissement simplifie les procédures et réduit les secteurs soumis à restrictions. Les investisseurs étrangers peuvent désormais créer une entreprise sans projet préalable approuvé et bénéficier, pour certains dossiers, d’un « couloir vert » privilégiant des contrôles a posteriori. Avec 3,21 milliards de dollars d’IDE enregistrés début 2026, l’efficacité de la réforme dépendra toutefois de la coordination des autorités locales et du suivi des projets après leur autorisation.

Société

Le 27 février, les Douanes du Vietnam ont annoncé avoir traité 35 affaires liées aux stupéfiants dans le cadre de la campagne de lutte contre la contrebande liée au Têt du Cheval 2026. Entre décembre 2025 et février 2026, 42 personnes ont été impliquées et environ 165 kg de drogues ont été saisis, dont près de 4,5 kg de cocaïne interceptés à l’aéroport international de Tan Son Nhat.

Le Centre d’information sur le réseau Internet du Vietnam (VNNIC), organisme relevant du ministère de l’Information et des Communications, a annoncé que l’année 2026 marquera une étape inédite avec l’organisation des premières ventes aux enchères de noms de domaine nationaux « .vn ». Cette initiative vise à encadrer l’attribution des noms de domaine à forte valeur et à optimiser la gestion des ressources numériques nationales, dans un contexte de transformation digitale accélérée.

Le 27 février, une mission du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, conduite par le vice-ministre Phung Duc Tien, a travaillé avec les autorités de Dak Lak sur le renforcement de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Elle a appelé à un contrôle rigoureux des navires enregistrés, à la vérification des données d’exploitation et à la préparation de l’inspection de la Commission européenne prévue en mars 2026, dans le cadre des efforts visant à lever le « carton jaune ». La province compte près de 2 600 navires enregistrés, dont 685 équipés de systèmes de surveillance satellitaire (VMS), soit 100 % des navires de plus de 15 mètres, selon les autorités locales.

Hô Chi Minh-Ville a appelé les trois principaux groupes de télécommunications du Vietnam — Viettel, VNPT et MobiFone — à développer et à expérimenter la technologie mobile de sixième génération (6G) en 2026, et à coordonner un projet pilote dans une zone désignée de la ville, dans le cadre des efforts visant à accélérer le développement des infrastructures numériques et l’innovation.

L’unité de génie n°4 du Vietnam, déployée au sein de la Force intérimaire de sécurité des Nations unies pour Abyei (FISNUA), est intervenue dans la nuit du 2 au 3 mars 2026, à la suite de violents affrontements ethniques dans la région d’Abiemnom, au Soudan du Sud. Face aux combats opposant les communautés Dinka et Nuer, qui ont fait au moins 169 morts, les Casques bleus vietnamiens ont construit des abris d’urgence dans un hôpital géré par Médecins Sans Frontières et assuré l’approvisionnement en eau potable pour près de 1 000 civils réfugiés.

La Fédération du travail de Hô-Chi-Minh-Ville et la société LNT 7979 ont signé un accord pour construire 30 000 logements sociaux d’ici 2030 destinés aux travailleurs à faibles revenus, notamment dans les zones industrielles. Le projet vise à offrir des logements abordables en vente ou en location et à stabiliser les conditions de vie des ouvriers.

À l’occasion de la Journée mondiale de l’obésité le 4 mars, des experts ont alerté sur la progression rapide du surpoids au Vietnam, qui concerne près de 20 millions de personnes (19,5 % de la population). L’obésité chez les jeunes a plus que doublé en dix ans, notamment à Hô-Chi-Minh-Ville et à Hanoï. Le coût direct des soins pourrait atteindre 1,7 milliard de dollars d’ici 2035.

À Hô-Chi-Minh-Ville, 169 080 élèves ont obtenu leur diplôme de collège pour l’année scolaire 2025-2026, un chiffre qui accentue la pression sur les lycées publics, dont la capacité d’accueil atteint 103 739 places. Plus de 65 000 élèves devront ainsi se tourner vers l’enseignement privé ou l’éducation permanente, ce qui relance le débat sur l’adaptation des capacités d’accueil du système scolaire.

Depuis le 15 mars, Hô-Chi-Minh-Ville propose des vélos électriques en libre-service en complément de son service de vélos partagés. Les utilisateurs peuvent bénéficier de 15 minutes gratuites pendant tout le mois de mars, dans le cadre du lancement du dispositif.

Tourisme, Culture

Face à l’escalade des tensions au Moyen-Orient, plusieurs pays ont fermé totalement ou partiellement leur espace aérien, entraînant de fortes perturbations du trafic. L’Iran, Israël et d’autres États de la région ont imposé des restrictions, tandis que plusieurs grands aéroports ont suspendu leurs opérations. Ces mesures ont conduit à l’annulation de nombreux vols, notamment entre le Vietnam et Doha ou Dubaï, affectant des milliers de passagers. Les compagnies aériennes ont activé des dispositifs de rebooking et de remboursement.

À Da Nang, un touriste a été sanctionné pour avoir utilisé un drone sans autorisation préalable, en violation de la réglementation en vigueur. Les autorités rappellent que ce type d’infraction peut entraîner des amendes significatives et des mesures de confiscation du matériel.

Hô Chi Minh-Ville prévoit de transformer l’ancien port de Nha Rong–Khanh Hoi en un parc riverain de 32 hectares, axé sur le développement d’espaces verts et d’équipements publics. Par ailleurs, la municipalité accélère la réalisation du métro reliant Ben Thanh à Thu Thiem, un projet stratégique destiné à renforcer la connectivité urbaine et à préparer le futur prolongement vers l’aéroport international de Long Thanh, prévu à l’horizon 2030.

Vietnam Airlines lancera le 16 juin 2026 une liaison directe entre Hanoï et Amsterdam, avec trois vols hebdomadaires opérés en Airbus A350. Cette nouvelle route portera à douze le nombre de destinations européennes de la compagnie et devrait également renforcer ses capacités de fret aérien.

L’exposition « Tisser des liens » de Liên Pham a été inaugurée le 13 mars à Paris. L’artiste franco-vietnamienne explore l’identité et les connexions culturelles via peinture acrylique et fils de coton, créant jeux de lumière et profondeur spatiale.



dienhai.nguyen@free.fr

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