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Agriculture : le Vietnam élargit le modèle des cultures bas carbone

Le secteur agricole vietnamien connaît actuellement une transformation profonde vers un modèle de croissance verte, portée notamment par les résultats encourageants des pratiques de culture à faibles émissions de carbone. Fort de ces résultats, le

Le secteur agricole vietnamien connaît actuellement une transformation profonde vers un modèle de croissance verte, portée notamment par les résultats encourageants des pratiques de culture à faibles émissions de carbone. Fort de ces résultats, le secteur s’attache désormais à standardiser les processus et à mobiliser de nouvelles ressources afin d’accélérer une transition écologique à l’échelle nationale.

Le secteur agricole vietnamien connaît actuellement une transformation profonde vers un modèle de croissance verte, portée notamment par les résultats encourageants des pratiques de culture à faibles émissions de carbone. Fort de ces résultats, le secteur s’attache désormais à standardiser les processus et à mobiliser de nouvelles ressources afin d’accélérer une transition écologique à l’échelle nationale.



Dans la province de Tây Ninh, la coopérative agricole de Gò Gòn s’est imposée comme un modèle exemplaire lors de la campagne hiver-printemps 2025-2026, dans le cadre du projet national visant à développer un million d’hectares de riziculture de haute qualité à faibles émissions de carbone. Malgré les réticences initiales suscitées par la forte réduction de la densité de semis et l’adoption de l’irrigation par submersion et drainage alternés, les résultats ont rapidement dissipé les doutes, avec une baisse des coûts de production de 4 à 5 millions de dôngs par hectare et un rendement supérieur à 8 tonnes.

Cette performance s’accompagne d’une meilleure valorisation commerciale, les entreprises partenaires rachetant la production à un prix bonifié. Ces résultats ont conduit la coopérative à quadrupler les surfaces engagées en seulement deux saisons.

FaceFarm - Nhật ký sản xuất|Đặc trưng  
A la coopérative, le journal électronique FaceFarm permet d’enregistrer l’ensemble du processus de culture, depuis les semis, la fertilisation et la gestion de l’eau jusqu’à la récolte. Des capteurs surveillant le niveau d’eau permettent de mettre les données à jour en temps réel. Le système MRV vient compléter ces informations en fournissant des données sur les émissions de gaz à effet de serre. Lorsque ces données sont intégrées au système de traçabilité, chaque lot de riz ne possède pas seulement un nom : il dispose également d’un véritable « historique » de production. C’est une base essentielle pour renforcer la confiance des consommateurs, répondre aux exigences des entreprises exportatrices et, progressivement, construire une identité numérique pour la coopérative.  



Le constat est tout aussi positif à Cần Thơ, où la coopérative de Kiến Thành rapporte que l’abandon des méthodes traditionnelles au profit de techniques durables a permis de réduire de moitié l’usage des semences et de 30 % celui des engrais chimiques. En économisant les ressources en eau et en limitant les traitements phytosanitaires, les agriculteurs ont vu leurs profits augmenter jusqu’à 9,3 millions de dôngs par hectare et par récolte. Cette rentabilité accrue a inversé la dynamique sociale : autrefois encouragés par les autorités, ce sont désormais les producteurs qui demandent spontanément l’extension de ces zones de culture verte.

À l’échelle nationale, Nguyen Quoc Manh, directeur adjoint du Département de la production et de la protection des végétaux du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, indique que le Projet de développement durable d’un million d’hectares de riziculture de haute qualité et à faibles émissions, associés à une croissance verte dans le delta du Mékong pour 2030, enregistre des progrès encourageants. Alors que l’objectif fixé pour 2025 était de 180 000 hectares, la superficie cultivée avait déjà dépassé 379 000 hectares à la fin de l’année 2025. À fin août 2026, elle atteignait près de 421 000 hectares, dont près de 68 000 hectares répondaient à l’ensemble des critères du projet, dont :

  1. Réduction de la quantité de semences utilisée à l’hectare (semis de précision).
  2. Gestion raisonnée de l’eau via la méthode d’irrigation alternée (assèchement périodique pour réduire le méthane).
  3. Réduction de l’utilisation d’engrais chimiques.
  4. Réduction de l’utilisation de pesticides et produits phytosanitaires.
  5. Collecte et revalorisation de la paille hors des champs (interdiction stricte de la brûler ou de l’enfouir de manière prolongée dans l’eau pour couper les émissions de gaz à effet de serre).

dienhai.nguyen@free.fr

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