Revue de presse Vietnam / Du 01 au 15-10-2026
Sélectionnée par Michel Pédoussaut Le thé vietnamien séduit de plus en plus les États-Unis 01-10-2026 https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh Les exportations vietnamiennes de thé vers les États-Unis progressent fortement en 2026. Portées à la fois par une hausse des volumes et des
Sélectionnée par Michel Pédoussaut
Le thé vietnamien séduit de plus en plus les États-Unis
01-10-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
Les exportations vietnamiennes de thé vers les États-Unis progressent fortement en 2026. Portées à la fois par une hausse des volumes et des prix, elles enregistrent une croissance de 36 % en valeur. Une performance qui contraste avec le recul des volumes exportés par le Vietnam à l’échelle mondiale et confirme l’intérêt croissant du marché américain.

Le thé vietnamien trouve progressivement davantage de débouchés aux États-Unis. La valeur des exportations vers le marché américain a augmenté de 36 %, sous l’effet combiné d’une demande plus importante et de prix d’exportation en hausse.
Cette progression intervient dans un contexte pourtant plus difficile pour l’ensemble de la filière vietnamienne.
Les États-Unis, un marché qui progresse
Les États-Unis ne figurent historiquement pas parmi les principaux acheteurs du thé vietnamien, dont les débouchés traditionnels se trouvent notamment au Pakistan, à Taïwan, en Chine ou en Russie.
Mais la situation évolue. Dès les deux premiers mois de 2026, les expéditions vers les États-Unis avaient atteint 909 tonnes pour une valeur de 1,53 million de dollars. Par rapport à la même période de 2025, les volumes avaient progressé de 9,5 %, tandis que leur valeur augmentait de près de 28 %.
La nouvelle progression observée depuis confirme donc une tendance déjà visible en début d’année : les exportateurs vietnamiens vendent davantage de thé aux États-Unis, mais parviennent également à le vendre à un prix moyen plus élevé.
Des prix en hausse pour le thé vietnamien
Cette évolution des prix ne concerne pas uniquement le marché américain.
Sur les huit premiers mois de 2026, le prix moyen du thé vietnamien exporté a atteint environ 1 857 dollars la tonne, soit une hausse de 9,2 % sur un an. Cette progression a permis de compenser en partie la baisse des volumes expédiés à l’étranger.
Au total, le Vietnam a exporté 77 256 tonnes de thé durant cette période, en recul de près de 10 %. En valeur, la baisse est beaucoup plus limitée : les exportations représentent environ 143,5 millions de dollars, soit seulement 1,6 % de moins qu’un an auparavant.
Cette différence entre volumes et valeur constitue un enjeu important pour la filière, qui cherche depuis plusieurs années à mieux valoriser sa production à l’international.
Une filière encore très dépendante de certains marchés
La progression américaine est d’autant plus notable que certains débouchés traditionnels connaissent une année difficile.
Le Pakistan, premier marché du thé vietnamien en volume, a notamment fortement réduit ses achats. Sur les huit premiers mois de l’année, les volumes exportés vers le pays ont chuté de plus de 60 %, à environ 11 900 tonnes.
Dans ce contexte, développer des marchés comme les États-Unis permet aux producteurs et exportateurs vietnamiens de diversifier progressivement leurs débouchés.
Le défi de la montée en gamme
Le Vietnam possède une importante tradition de culture du thé, notamment dans les provinces du nord et les hauts plateaux. Mais sur les marchés internationaux, une part importante de sa production reste commercialisée sous forme de thé brut ou semi-transformé.
L’enjeu consiste donc moins à augmenter uniquement les volumes qu’à développer davantage de produits transformés, spécialisés et mieux valorisés.
Les performances enregistrées aux États-Unis en 2026 vont dans cette direction : la croissance de la valeur des exportations y est soutenue à la fois par davantage de marchandises expédiées et par une meilleure valorisation du produit.
Si cette tendance se poursuit, le marché américain pourrait ainsi prendre une place croissante parmi les destinations du thé vietnamien, tout en accompagnant la filière dans sa recherche de produits à plus forte valeur ajoutée.
Vingroup se lance dans le secteur pétrolier au Vietnam
02-10-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
Après l’automobile, l’immobilier, les infrastructures ou encore les technologies, Vingroup poursuit sa diversification. Le conglomérat vietnamien vient de créer VinEnergo Petroleum, une nouvelle société spécialisée dans le pétrole et le gaz, dotée d’un capital initial de 300 milliards de dôngs. Une arrivée qui marque une nouvelle étape dans l’expansion du groupe de Pham Nhat Vuong.

Vingroup ajoute une nouvelle activité à un portefeuille déjà particulièrement diversifié. Le groupe vietnamien a annoncé la création de VinEnergo Petroleum Joint Stock Company, une entreprise enregistrée à Hanoï et destinée à opérer dans le secteur pétrolier.
La nouvelle société dispose d’un capital initial de 300 milliards de dôngs, soit environ 11,4 millions de dollars. Vingroup en détient directement 19 %.
Du raffinage à la distribution de carburants
Le champ d’activité déclaré de VinEnergo Petroleum est relativement large.
La société pourra notamment intervenir dans le raffinage et la transformation du pétrole, mais aussi dans la production de produits dérivés. Son enregistrement couvre également le commerce de gros de carburants solides, liquides et gazeux.
À ce stade, Vingroup n’a cependant pas communiqué de projet industriel précis, de capacité de production ou de calendrier pour le développement de ces activités.
La création de la société constitue donc avant tout une entrée officielle du groupe dans un nouveau secteur.
Une nouvelle diversification pour Vingroup
Cette arrivée dans le pétrole s’inscrit dans une stratégie de diversification particulièrement rapide.
Principalement connu pour ses activités immobilières à travers Vinhomes, Vingroup s’est progressivement développé dans de nombreux secteurs. Le groupe contrôle notamment VinFast dans l’automobile électrique et possède des activités dans le tourisme, la santé, l’éducation, les infrastructures, les technologies et l’énergie.
Plus récemment, le conglomérat a multiplié les nouvelles initiatives dans les transports et les infrastructures, notamment autour du ferroviaire.
L’entrée dans le secteur pétrolier élargit encore ce périmètre et intervient alors même que Vingroup investit massivement dans la mobilité électrique avec VinFast.
Le pétrole parallèlement au développement des énergies renouvelables
Cette nouvelle activité n’est pas la première incursion récente du groupe dans le secteur énergétique.
En 2025, Vingroup avait déjà créé VinEnergo, une société dédiée aux énergies renouvelables. Celle-ci développe notamment des projets dans le solaire et l’éolien et s’inscrit dans la volonté du groupe d’accroître ses activités liées à la production d’énergie.
VinEnergo Petroleum vient désormais compléter cette présence avec un positionnement sur les hydrocarbures.
Cette combinaison illustre une stratégie énergétique plus large, couvrant aussi bien les nouvelles sources d’énergie que les carburants traditionnels qui restent essentiels à l’économie vietnamienne.
Un groupe qui multiplie les nouveaux projets
Vingroup est contrôlé par le milliardaire vietnamien Pham Nhat Vuong, fondateur et président du groupe. Sa fortune a fortement progressé ces dernières années parallèlement à l’expansion de ses différentes entreprises.
Le groupe demeure l’un des plus importants conglomérats privés du Vietnam et continue d’étendre ses activités dans des secteurs considérés comme stratégiques pour le développement du pays.
Les prochaines annonces du groupe permettront notamment de savoir si cette nouvelle société vise principalement la distribution et le négoce de carburants ou si Vingroup envisage, à terme, des investissements plus importants dans le raffinage et les infrastructures pétrolières.
Pandora ouvre la plus grande usine de bijoux au monde au Vietnam
02-10-2026
https://www.zonebourse.com/actualite-bourse
Le groupe danois de joaillerie Pandora a ouvert un nouveau site de production à Hô Chi Minh-Ville, au Vietnam, après un investissement de 150 millions de dollars. C’est ce qu’indique un communiqué de presse.
Le site est présenté comme la plus grande usine au monde de bijoux de joaillerie. Il s’agit de la première usine de Pandora en dehors de la Thaïlande et de sa quatrième à l’échelle mondiale. Elle a une capacité de production de 60 millions de bijoux par an, ce qui augmente de 50 % la capacité totale de production du groupe. À titre de comparaison, Pandora a vendu 112 millions de bijoux en 2025.
L’usine s’étend sur 7,5 hectares au sein du Vietnam-Singapore Industrial Park III et doit créer 7 000 emplois locaux lorsqu’elle aura atteint sa pleine capacité. Elle fonctionne entièrement à l’électricité renouvelable, utilise 100 % d’argent et d’or recyclés et est certifiée Leadership in Energy and Environmental Design (LEED) Gold.
Le CPTPP ouvre la voie à l’expansion des exportations et à la diversification des marchés
04-10-2026
Dans un contexte de fluctuations du commerce mondial, tirer parti de l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) offre aux entreprises vietnamiennes davantage de possibilités de diversifier leurs marchés et leurs partenaires et d’accroître leurs exportations, renforçant ainsi la résilience des chaînes d’approvisionnement.
Selon les statistiques de 2025, les échanges bilatéraux entre le Vietnam et les membres du CPTPP ont atteint 124,5 milliards de dollars américains, dont 70,6 milliards de dollars américains d’exportations vietnamiennes, soit une hausse de 11,5 % par rapport à 2024. Il convient de noter que les exportations vers des marchés avec lesquels le Vietnam n’avait pas d’accords de libre-échange (ALE) avant le CPTPP, tels que le Canada, le Mexique et le Pérou, ont continué de croître positivement.
De la réorientation du marché à la restructuration de la chaîne d’approvisionnement
S’exprimant lors d’un récent séminaire intitulé « Des fluctuations du commerce mondial aux opportunités de marché : tirer parti du CPTPP pour réorienter et développer les exportations », Ngo Chung Khanh, directeur adjoint du Département du développement des marchés étrangers et du commerce multilatéral au sein du ministère de l’Industrie et du Commerce, a déclaré que dans le contexte de la restructuration des chaînes d’approvisionnement mondiales, le Vietnam, en tant que centre de production, devient un partenaire potentiel pour les marchés cherchant à diversifier leurs sources d’approvisionnement.
Selon Ngo Chung Khanh, le volume total des importations des pays membres du CPTPP, hors Vietnam, s’élevait à environ 4 250 milliards de dollars américains en 2025, tandis que les exportations vietnamiennes vers les autres membres du bloc atteignaient plus de 70 milliards de dollars américains, soit une part de marché supérieure à 1 %. Au Canada et au Mexique seulement, deux marchés ayant récemment conclu des accords de libre-échange avec le Vietnam, la part de marché des exportations vietnamiennes demeure également supérieure à 1 %.
Ces chiffres montrent qu’il existe encore un potentiel de croissance important. Cependant, le potentiel de chaque marché ne signifie pas que les opportunités se transformeront automatiquement en commandes. Les entreprises doivent identifier les produits adaptés, les segments porteurs et leurs propres atouts.
Le Mexique illustre parfaitement le potentiel d’expansion des exportations grâce au CPTPP. En 2025, les échanges bilatéraux entre le Vietnam et le Mexique ont atteint 8,17 milliards de dollars américains, soit une hausse de 27 %. Les exportations vietnamiennes vers le Mexique ont dépassé les 7 milliards de dollars américains, en progression de près de 29 %. En août 2026, le commerce bilatéral s’élevait à 7,2 milliards de dollars américains, soit une augmentation de près de 40 %, dont près de 6,3 milliards de dollars américains d’exportations vietnamiennes, également en hausse de près de 40 %. Parmi les principaux secteurs en forte croissance figuraient les ordinateurs, l’électronique et leurs composants, les machines et équipements, les chaussures, les textiles et vêtements, ainsi que les véhicules et les pièces détachées.
Selon Nguyen Thi Trang, conseillère commerciale au Bureau commercial du Vietnam au Mexique, le Mexique ne doit pas être considéré uniquement comme un marché de plus de 130 millions d’habitants. De par sa position stratégique à la croisée de l’Amérique du Nord et de l’Amérique latine, le Mexique a une demande tant pour la consommation intérieure que pour les matières premières, les composants, les machines et les équipements destinés aux chaînes de production liées à l’Amérique du Nord.
Toutefois, « bénéficier d’un marché et de préférences tarifaires ne garantit pas l’obtention de commandes », a souligné Nguyen Thi Trang. Le CPTPP crée des avantages tarifaires lorsque les entreprises respectent les règles d’origine et la réglementation à l’importation, mais leur capacité à concrétiser ces opportunités en contrats reste largement tributaire de leurs propres capacités.
Dans le secteur de l’électronique, la réorientation des exportations ne peut se faire du jour au lendemain. Do Thi Thuy Huong, vice-présidente et secrétaire générale de l’Association des industries électroniques du Vietnam, a déclaré que les entreprises ne devraient pas attendre que les marchés traditionnels soient perturbés avant de rechercher des débouchés alternatifs. Chaque marché a ses propres exigences en matière de normes techniques, de conditions d’approvisionnement et de demandes des consommateurs.
Par conséquent, la réorientation du marché implique des ajustements complexes tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Parmi les principaux obstacles rencontrés par les entreprises figurent le manque d’informations sur le marché, les difficultés à vérifier les partenaires, les exigences techniques, les règles d’origine et la capacité à mettre en place des chaînes d’approvisionnement adaptées.
Il est important de noter que, pour les petites et moyennes entreprises, le PTPGP n’offre pas nécessairement que des opportunités d’exportation de produits finis. Elles peuvent s’intégrer plus profondément dans les chaînes d’approvisionnement en tant que fournisseurs de composants, de matériaux, de modules ou pour certaines étapes de la production. Ainsi, les opportunités offertes par le PTPGP résident non seulement dans les exportations directes, mais aussi dans la possibilité de participer à des écosystèmes de production régionaux.
« Pour ce faire, les entreprises doivent aussi modifier leur mode de gestion. Dans le secteur de l’électronique, les exigences en matière de traçabilité, d’origine des matières premières et des composants, de fournisseurs, d’archivage et de documentation contraignent les entreprises à investir dans des systèmes de gestion des données, la gestion des fournisseurs et la transparence de la chaîne d’approvisionnement. Le CPTPP peut donc être considéré comme un espace de mise en relation des fournisseurs de matières premières et de composants, des fabricants, des acheteurs, des partenaires technologiques et des prestataires logistiques », a affirmé Do Thi Thuy Huong.
Transformer les préférences en compétitivité
Pour tirer pleinement parti du PTPGP, la première condition est le respect des règles. Selon Ngo Chung Khanh, le respect des règles d’origine est indispensable pour bénéficier des tarifs préférentiels. Par ailleurs, le PTPGP est un accord exigeant qui comprend des exigences en matière de travail, d’environnement et d’autres aspects non tarifaires, ce qui représente un défi considérable, notamment pour les petites et moyennes entreprises.
Forte de son expérience au Mexique, Nguyen Thi Trang a indiqué que les entreprises doivent aborder l’expansion de leur marché en tenant compte de l’ensemble du cycle de vie d’une transaction. Avant toute transaction, elles doivent identifier correctement les codes SH, les règles d’origine, les normes techniques, les exigences d’étiquetage, ainsi que les exigences en matière de quarantaine ou de sécurité alimentaire, le cas échéant, tout en étudiant attentivement leurs partenaires.
Une fois la transaction entamée, il est essentiel de maintenir un contrôle rigoureux des questions relatives aux contrats, aux paiements, aux documents, à la logistique et au dédouanement. Lorsque le volume des échanges commerciaux augmente, les entreprises doivent également être attentives aux évolutions réglementaires et aux mesures de défense commerciale en vigueur sur le marché hôte.
L’une des méthodes recommandées par le Bureau commercial du Vietnam au Mexique pour les entreprises qui commencent à s’implanter sur le marché consiste à étudier les produits et les exigences en matière d’importation ; à évaluer leur propre compétitivité ; à commercialiser leurs produits pour tester la demande ; à rencontrer directement les acheteurs et à approfondir les transactions ; puis à continuer de surveiller et de développer les relations afin de les transformer en relations commerciales à long terme.
Ainsi, tirer parti du CPTPP ne consiste pas à « échanger » un marché contre un autre. Il s’agit d’un processus par lequel les entreprises construisent de manière proactive une structure commerciale plus diversifiée, des marchés et des sources d’approvisionnement aux partenaires.
Par conséquent, les entreprises ne doivent pas attendre une période de forte volatilité des marchés pour rechercher des alternatives. La diversification doit être anticipée tant que les marchés restent favorables, tout en préservant et en développant les marchés traditionnels. Selon Do Thi Thuy Huong, la véritable valeur d’un accord de libre-échange réside non seulement dans les taux tarifaires, mais aussi dans l’élargissement des marchés et des chaînes d’approvisionnement. Les entreprises doivent diversifier simultanément leurs marchés, leurs sources de matières premières, de composants, de technologies, de fournisseurs et de réseaux de partenaires.
Pour soutenir les entreprises, le ministère de l’Industrie et du Commerce s’oriente également vers la mise en place d’un système de gouvernance de la mise en œuvre des ALE reposant sur trois piliers : l’information ; l’évaluation des résultats de la mise en œuvre des ALE au niveau local ; et le développement d’un écosystème pour l’utilisation des ALE, reliant les ressources des autorités centrales et locales, des associations, des entreprises, des prestataires logistiques et des organisations concernées.
Le CPTPP incite donc les entreprises vietnamiennes à adopter une nouvelle approche : rechercher non seulement des débouchés pour leurs marchandises, mais aussi des opportunités commerciales supplémentaires ; diversifier leurs marchés de production et d’intrants ; et tirer parti des préférences tarifaires pour transformer les engagements de l’ALE en une réelle compétitivité.
Dans un contexte commercial volatil, la valeur du CPTPP réside dans sa capacité à ouvrir de nouvelles perspectives, à répartir les risques, à restructurer les chaînes d’approvisionnement et à renforcer la capacité d’une présence durable. Lorsque les entreprises identifient correctement leurs produits, trouvent les partenaires adéquats, respectent les règles d’origine et gèrent proactivement leurs chaînes d’approvisionnement, le CPTPP devient bien plus qu’un simple accord de tarifs préférentiels. Il se transforme en un outil commercial concret, permettant aux produits vietnamiens d’accroître leurs exportations et de renforcer leur résilience face aux fluctuations du commerce mondial.
Les autoroutes, symboles controversés de la modernité vietnamienne
04-10-2026

Après douze ans d’attente, l’autoroute Bến Lức–Long Thành vient d’ouvrir sur toute sa longueur, au sud de Hô-Chi-Minh-Ville. Une étape importante pour les transports vietnamiens, qui met aussi en lumière les difficultés du réseau : péages, équipements incomplets et inquiétudes de certains chauffeurs face aux règles de circulation.
Près de 58 kilomètres pour contourner le centre de Hô-Chi-Minh-Ville et faciliter les déplacements entre le delta du Mékong et le sud-est du Vietnam. Depuis le 1er octobre 2026, les véhicules peuvent emprunter l’intégralité de l’autoroute Bến Lức–Long Thành. Elle doit notamment améliorer l’accès au futur aéroport international de Long Thành et aux installations portuaires de la région.
Lancée en 2014, sa construction devait durer environ cinq ans. Mais en 2019, alors que le projet était réalisé à près de 80 %, des difficultés de financement et de procédures ont paralysé le chantier. La reprise générale n’est intervenue que fin 2023. Des sections ont ensuite ouvert progressivement, avant l’achèvement des derniers ouvrages nécessaires à une liaison continue.
Cette ouverture illustre l’ambition vietnamienne : raccourcir les trajets, faciliter le transport des marchandises et désengorger les grandes villes. Pourtant, pour certains usagers, une autoroute plus rapide ne constitue pas toujours le choix le plus avantageux.
La production agricole du troisième trimestre a maintenu une tendance positive
04-10-2026
La production agricole, forestière et halieutique a enregistré des résultats positifs au troisième trimestre 2026 et au cours des neuf premiers mois de 2026 ; l’élevage a continué de se développer et l’aquaculture a connu une croissance.
Plus de 500 tonnes de riz « vert » ont été exportées.
D’après le rapport socio-économique publié le 3 octobre au matin par l’Office général des statistiques, la culture du riz d’été-automne de cette année a couvert 1,86 million d’hectares à travers le pays, soit une baisse de 36 800 hectares par rapport à la récolte d’été-automne de 2015. Cette diminution s’explique principalement par la conversion de certaines terres à d’autres cultures non agricoles, les aléas climatiques et les retards de semis.
Au 20 septembre 2026, la superficie totale récoltée en riz d’été-automne à travers le pays s’élevait à 1,81 million d’hectares, soit 97,7 % des surfaces cultivées, ce qui représente une baisse de 7 400 hectares par rapport à la même période de l’année précédente. La production totale de riz d’été-automne à l’échelle nationale pour 2026 est estimée à près de 11 millions de tonnes, soit une augmentation de 71 200 tonnes par rapport à la récolte d’été-automne précédente.
Concernant la riziculture, au 20 septembre 2026, la superficie totale cultivée en riz dans le pays s’élevait à 1,33 million d’hectares, soit une baisse de 45 000 hectares par rapport à la même période de l’année précédente. Cette diminution s’explique principalement par la conversion de certaines surfaces à d’autres cultures, à l’aquaculture à forte valeur économique ou à des fins non agricoles, comme la construction de travaux publics et de zones industrielles.
Concernant la culture du riz d’automne-hiver, au 20 septembre 2026, les localités avaient semé 474 100 hectares, soit une baisse de 130 700 hectares par rapport à la même période de l’année précédente. La progression des semis est plus lente que l’an dernier car de nombreuses localités ont anticipé les intempéries et les fortes pluies en programmant des semis plus tardifs, et les grandes marées sont apparues plus tôt que d’habitude, empêchant les semis dans certaines zones.
Le rapport indique également qu’en août, la superficie appliquant tout ou partie du processus de production durable de riz du projet « Développement durable d’un million d’hectares de riziculture de haute qualité et à faibles émissions associée à une croissance verte dans le delta du Mékong d’ici 2030 » atteignait environ 420 800 hectares.
À ce jour, les 552,4 premières tonnes de riz portant le label « Riz vietnamien vert à faibles émissions » ont été exportées vers le Japon, l’Australie, Singapour et la Malaisie, établissant ainsi une crédibilité initiale pour les produits de riz vietnamiens de haute qualité et à faibles émissions.
L’élevage de volailles est en hausse.
L’élevage de bovins et de buffles poursuit sa tendance à la baisse, principalement en raison de la réduction des zones de pâturage et de sa faible rentabilité.
L’élevage porcin est soumis à un ensemble de facteurs à la fois favorables et défavorables. Le prix des porcs vivants à l’abattage tend à augmenter, ce qui permet aux éleveurs de maintenir leur production et de reconstituer leurs cheptels. Parallèlement, le prix des aliments pour animaux a augmenté au cours des neuf derniers mois, ce qui accroît les coûts de production et pèse sur la rentabilité des exploitations.
L’élevage de volailles continue de se développer grâce à sa bonne adaptabilité aux fluctuations du marché, ses cycles de reproduction courts, la rotation rapide des capitaux et une demande de base stable des consommateurs en viande et en œufs. Le développement de systèmes d’élevage en circuit fermé et les liens avec les entreprises contribuent également à une meilleure maîtrise des maladies.
Au 25 septembre 2026, le pays est exempt de peste porcine et de fièvre aphteuse ; la dermatose nodulaire contagieuse est toujours présente à Cao Bang, Tuyen Quang et Dak Lak ; la grippe aviaire est toujours présente dans 6 localités ; et la peste porcine africaine est toujours présente dans 22 localités qui n’ont pas encore terminé la période de quarantaine de 21 jours.
Foresterie : Augmentation de la récolte de bois
Au cours des neuf premiers mois de 2026, la superficie des forêts nouvellement plantées en zones concentrées a été estimée à 215 800 hectares, soit une baisse de 3 % par rapport à la même période de l’année précédente. Le nombre d’arbres plantés en forêts dispersées a atteint 71,3 millions, soit une hausse de 1,6 %. Le volume de bois récolté s’est élevé à 18,9 millions de m³ , soit une augmentation de 5,3 %, grâce à des prix du bois brut élevés et relativement stables qui ont incité les exploitants à accélérer la récolte des zones arrivées à maturité.
Au cours des neuf premiers mois de 2026, le pays a enregistré 1 146,9 hectares de forêts endommagées, soit une augmentation de 14,9 % par rapport à la même période de l’année précédente. Sur ce total, 413,9 hectares ont été abattus ou détruits, ce qui représente une baisse de 39,5 %, tandis que 733 hectares ont été incendiés, soit une augmentation de 300 %.
Aquaculture : L’élevage du poisson-chat pangasius et de crevettes est en développement.
Au total, la production halieutique totale devrait atteindre 7,89 millions de tonnes au cours des neuf premiers mois de 2026, soit une augmentation de 3,9 % par rapport à la même période de l’année précédente.
Sur ce total, la production aquacole est estimée à 4,86 millions de tonnes, soit une hausse de 5,9 % par rapport à la même période l’an dernier. Cette augmentation de la production de pangasius s’explique par la croissance continue des activités de transformation et d’exportation vers des marchés tels que la Chine, l’Union européenne, le CPTPP, le Japon et le Royaume-Uni. Par ailleurs, le prix de vente du pangasius a progressé au troisième trimestre 2026, garantissant ainsi la rentabilité des aquaculteurs. Au total, la production de pangasius pour les neuf premiers mois de 2026 est estimée à 1,43 million de tonnes, soit une augmentation de 4,4 %.
La production de crevettes a augmenté par rapport à la même période de l’année précédente grâce au développement des modèles d’élevage intensif et super-intensif, à l’application efficace des hautes technologies et au début de la principale saison de récolte. Au cours des neuf premiers mois de 2026, la production de crevettes blanches a atteint 940 800 tonnes, soit une hausse de 8,3 % par rapport à la même période de l’année précédente ; celle de crevettes tigrées a atteint 261 300 tonnes, soit une hausse de 4,4 %.
Outre les principaux produits dérivés du pangasius et des crevettes d’eau saumâtre, le tilapia demeure l’un des produits présentant un potentiel de développement en matière de transformation et d’exportation.
Centres de données : une opportunité en or ou une colonialité des temps modernes ?
06-10-2026
Les innombrables questions que les assistants personnels IA posent désormais dans notre quotidien ne se limitent pas à poser et à répondre à des questions via ces applications. L’intelligence artificielle est devenue un élément crucial de nombreux services essentiels à notre vie, qu’il s’agisse de manger, de voyager, de travailler ou même de dormir. Les systèmes de traitement qui nécessitent un apprentissage continu ne peuvent pas surgir de nulle part ; ils requièrent une infrastructure à grande échelle pour gérer le flux constant de volumes massifs de données, comme celles dont on entend de plus en plus parler, à l’instar des centres de données.
Concrètement, un centre de données est une infrastructure informatique dédiée au stockage, au traitement et à la gestion de vastes quantités de données. Il constitue le socle tangible du cloud computing et des systèmes d’intelligence artificielle.
Cependant, un centre de données ne se limite pas à une simple salle de serveurs. Sa conception exige un fonctionnement continu, 24h/24 et 7j/7, avec des équipements réseau, des systèmes d’alimentation de secours et des systèmes de refroidissement fonctionnant de concert. Ceci est particulièrement vrai pour les centres de données dédiés à l’IA, qui nécessitent des puces hautes performances. En contrepartie, il requiert d’importantes ressources, notamment l’électricité nécessaire au fonctionnement permanent du système et d’énormes quantités d’eau pour son refroidissement.

La Thaïlande, à l’instar de nombreux autres pays de l’ASEAN, est devenue une destination privilégiée pour les grandes entreprises technologiques internationales. Mais les centres de données offrent-ils réellement autant d’avantages et d’opportunités ? Cette infrastructure à grande échelle mobilise non seulement d’immenses ressources, mais engendre également des impacts considérables sur les communautés environnantes et une pollution potentielle, notamment dans le Corridor économique oriental (CEE), qui demeure prisonnier d’une stratégie de développement sacrifiant le mode de vie traditionnel de la région au profit de diverses formes de pollution issues des capitaux multinationaux.
Si le gouvernement thaïlandais se félicite de l’afflux massif de fonds, quel est l’objectif de tels investissements dans ces systèmes ? Les bénéfices seront-ils concentrés entre les mains de quelques entreprises ? La Thaïlande risque-t-elle de devenir une colonie énergétique moderne ? Et ce gouvernement incite-t-il la société civile à se mobiliser face à la concurrence accrue pour les ressources et à la pollution ?
De nombreuses questions restent en suspens. L’arrivée de ces centres de données offrira-t-elle une opportunité d’investissement massif dans les infrastructures, ou donnera-t-elle naissance à une forme de colonialisme énergétique moderne ? Ces questions ont été abordées lors du forum « Centres de données thaïlandais : opportunités et impacts » organisé dans le cadre de la Semaine environnementale Mékong-ASEAN 2026.
Les centres de données affluent en Thaïlande, les sous-traitants chinois ignorant la main-d’œuvre thaïlandaise.
Ces dernières années, la Thaïlande est devenue l’un des principaux pôles d’expansion des centres de données et du cloud computing en Asie du Sud-Est. Cette croissance est largement alimentée par le développement des services numériques et de l’intelligence artificielle, qui nécessitent une puissance de calcul et une capacité de stockage accrues.
Bien que cela paraisse séduisant, le Dr Somnuk Chongmeewasin, chercheur chez EEC Watch, suggère de s’interroger sur les raisons qui poussent ces entreprises de renommée mondiale à investir en Thaïlande. Qu’offre ce pays à ces investisseurs pour expliquer la prolifération des centres de données ?
Dr Somnuk Jongmeewasin, universitaire de EEC Watch.
Selon les données du Conseil des investissements (BOI), entre 2022 et 2024, il y a eu 27 demandes de promotion des investissements dans les secteurs des centres de données et des services cloud, pour une valeur totale d’environ 290 milliards de bahts.
Amazon a commencé à planifier son investissement en 2022, pour un montant de 5,8 milliards de dollars (et prévoit de poursuivre ses investissements jusqu’en 2037).
Google a investi 1 milliard de dollars en 2024.
TikTok prévoit d’investir 3,9 milliards de dollars en 2025.
Microsoft a investi au moins 1 milliard de dollars (et prévoit de poursuivre ses investissements jusqu’en 2028 ).
Par ailleurs, le Dr Somnuk a indiqué qu’en juillet 2026, le Conseil des investissements (BOI) avait approuvé des investissements de 24 milliards de dollars américains (290 milliards de bahts) pour 57 projets de centres de données. Pour la construction et l’exploitation, des sous-traitants chinois sont souvent engagés et des contrats d’achat d’électricité sont conclus directement avec de grandes entreprises énergétiques privées thaïlandaises, telles que Gulf et B.Grimm.


« Même si les revenus d’investissement sont colossaux, ces fonds sont-ils réellement redistribués à la communauté ? La construction fait appel à des sous-traitants chinois, une grande partie de la main-d’œuvre est birmane ou chinoise, et même le personnel gérant les centres de données est étranger. Espérer faire affaire avec ces employés est illusoire, car ces usines ont déjà leurs propres marchés et leurs propres dépenses internes. Alors, d’où vient l’argent de ces projets de centres de données pour la Thaïlande ? » a déclaré le Dr Somnuk.
Mais derrière ces chiffres d’investissement se cache la question de l’infrastructure qui doit fonctionner 24 h/24 et 7 j/7. Ces immenses centres de traitement de données dépendent d’une alimentation électrique stable, de systèmes d’alimentation de secours, de systèmes de communication et de systèmes de refroidissement pour maintenir la température des équipements. À mesure que les centres de données sont utilisés pour le traitement de l’IA, la densité de traitement augmente, rendant les ressources en électricité et en eau incontournables.
Le Dr Somnuk, originaire de l’Est du pays et fin connaisseur de la zone du Corridor économique de l’Est (CEE), a déclaré que ce dernier, qui comprend les provinces de Chonburi, Rayong et Chachoengsao, est positionné comme une zone clé pour les investissements dans les centres de données, en tirant parti des infrastructures existantes en matière d’électricité, de communications et d’industrie. Cependant, une question importante demeure : la région de l’Est pourra-t-elle absorber cette demande accrue, compte tenu des problèmes de pollution et d’aménagement du territoire ?
« L’utilisation du Corridor économique oriental (CEE) est très préoccupante. Bien que le gouvernement thaïlandais n’ait pas encore défini ce centre de données à grande échelle, sa structure est comparable à celle d’une usine. Plus il est grand, plus son impact est important, notamment en termes de concurrence pour les ressources et de pollution. Le CEE subit déjà une pollution considérable provenant de diverses usines et zones industrielles. Sommes-nous en train de faire supporter aux populations locales le poids de cette pollution sans qu’elles ne tirent le moindre bénéfice de ce centre de données ? », s’est interrogé le Dr Somnuk.


Parallèlement, les besoins en ressources des centres de données constituent un enjeu à planifier de pair avec les investissements. L’Autorité de production d’électricité de Thaïlande (EGAT) a déclaré que le réseau électrique doit pouvoir répondre à la fois à la demande croissante et à l’approvisionnement en énergie propre des centres de données, grâce à des améliorations du réseau dans le Corridor économique oriental (EEC). Trois projets pilotes permettront d’accroître la capacité de production d’électricité de 550 mégawatts supplémentaires. Dans le même temps, les fournisseurs d’eau de l’EEC ont mis en place un réseau de canalisations de plus de 500 kilomètres dans la région afin de répondre aux besoins en eau du secteur industriel et des centres de données.
La relation entre les centres de données et l’IA complexifie davantage ce problème, car l’IA, notamment les modèles à grande échelle, exige une puissance de calcul bien supérieure à celle des services numériques classiques. Les serveurs doivent donc utiliser des puces hautes performances et fonctionner en continu, tandis que la chaleur dégagée par les équipements doit être gérée par des systèmes de refroidissement efficaces. Un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que les centres de données mondiaux ont consommé environ 415 térawattheures d’électricité en 2024, et que cette consommation pourrait atteindre environ 945 térawattheures d’ici 2030, l’IA étant l’un des principaux facteurs contribuant à cette augmentation.
Le Dr Somnuk a expliqué : « Il est nécessaire de dépasser l’image de l’économie numérique qui érige les centres de données en entités virtuelles. Chaque serveur en ligne repose sur des ressources physiques essentielles, telles que l’électricité, l’eau, l’espace et les services publics. L’ampleur de l’impact dépend non seulement du nombre de projets, mais aussi du type de systèmes utilisés en interne. La législation thaïlandaise ne protège pas encore suffisamment le public contre ces risques. »
Un autre défi majeur réside dans le fait que la réglementation actuelle des centres de données n’est peut-être pas adaptée aux projets de cette envergure et nécessitant autant de ressources. Les études d’impact et de planification contestables concernant les centres de données à Bangkok ont contraint les autorités à revoir la définition de ces activités, ainsi que les mesures d’évaluation d’impact environnemental et la réglementation associée. Le ministère de l’Énergie a même suspendu l’approbation de certains nouveaux projets dans l’attente d’une révision du cadre réglementaire.
« Le gouvernement manque de vision et de planification proactive et rigoureuse. Le Comité national des centres de données a été créé récemment et compile les données avec beaucoup de retard, tandis que les projets du secteur privé ont largement dépassé les phases initiales (1, 2 et 3). Or, le gouvernement n’a pas prédéfini de normes essentielles telles que l’efficacité énergétique (PUE) ou l’efficacité de l’utilisation de l’eau (WUE). Par conséquent, ces entreprises choisissent d’investir en Thaïlande car elles constatent des lacunes dans la législation thaïlandaise, qui ne traite pas encore adéquatement ces problèmes », a déclaré le Dr Somnuk.
Ce qui se passe soulève donc une question plus vaste que la simple autorisation de la construction de centres de données : le gouvernement dispose-t-il des données et des outils nécessaires pour évaluer le coût d’investissement de chaque projet ? Cela inclut l’électricité, l’eau, l’utilisation des sols, la gestion des déchets et les impacts sur les communautés, car l’impact d’un centre de données peut varier d’un autre. Les technologies de refroidissement, les sources d’énergie, la charge informatique et le type de travail influent tous sur l’utilisation des ressources.
Le Dr Somnuk a insisté auprès du gouvernement sur le fait que la compétition pour devenir le pôle régional des centres de données ne devait pas se mesurer uniquement à l’aune de la capacité à attirer le plus d’investissements. Il convient plutôt de se demander : quel type d’économie numérique cette infrastructure permettra-t-elle de créer ? Quels avantages la Thaïlande tirera-t-elle de la présence de serveurs et de systèmes cloud à grande échelle sur son territoire ? Et comment seront gérés les coûts liés à l’électricité, à l’eau, au foncier et à l’environnement ?
« Si le monde numérique peut sembler immatériel à l’écran, derrière chaque commande envoyée au cloud, chaque image créée par l’IA et chaque donnée stockée se cachent des ressources bien réelles. Par conséquent, les décisions concernant les centres de données ne se résument pas à accepter ou refuser des investissements, mais consistent à déterminer dans quelles conditions la Thaïlande a besoin que son économie numérique se développe et qui assumera les coûts de cette croissance. »
Vietnam : la croissance atteint près de 10 % au troisième trimestre
06-10-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
L’économie vietnamienne accélère fortement en 2026. Le PIB a progressé de 9,95 % au troisième trimestre par rapport à la même période l’an dernier, portant la croissance à 9,01 % sur les neuf premiers mois de l’année. Industrie, construction, services et investissements soutiennent cette dynamique, même si l’objectif d’une croissance annuelle à deux chiffres reste difficile à atteindre.

L’économie vietnamienne a enregistré son trimestre le plus dynamique depuis le début de l’année. Entre juillet et septembre, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 9,95 % sur un an, selon les dernières données de l’Office national des statistiques.
La croissance s’accélère ainsi trimestre après trimestre : elle avait atteint 8,15 % au premier trimestre puis 8,81 % au deuxième. Sur l’ensemble des neuf premiers mois de 2026, elle s’établit désormais à 9,01 %.
Industrie et construction tirent la croissance
L’industrie et la construction restent parmi les principaux moteurs de cette accélération.
Sur les neuf premiers mois de l’année, le secteur a progressé de 11,21 % et représente près de la moitié de l’augmentation de la valeur ajoutée de l’économie vietnamienne.
Au seul troisième trimestre, l’industrie et la construction ont enregistré une hausse encore plus importante, de 12,5 %. L’industrie manufacturière et de transformation a progressé de 12,28 %, tandis que la construction a bondi de 14,22 %.
Cette dynamique bénéficie notamment de la mise en service de grands projets, de la reprise des exportations et d’une accélération des investissements publics.
Les services profitent de la demande intérieure
Autre pilier de l’économie vietnamienne : les services. Le secteur a progressé de 8,69 % sur les neuf premiers mois, soutenu par la consommation intérieure, le commerce et le tourisme.
L’agriculture, la sylviculture et la pêche affichent une croissance plus modérée, de 4,02 % sur la même période.
La croissance vietnamienne repose ainsi principalement sur deux moteurs : l’industrie-construction et les services, qui représentent ensemble plus de 94 % de la hausse de la valeur ajoutée enregistrée depuis le début de l’année.
Les investissements étrangers continuent de progresser
Les investissements restent également un facteur important de la croissance.
Sur les neuf premiers mois de l’année, les investissements effectivement réalisés ont atteint environ 3,11 millions de milliards de dôngs, soit près de 120 milliards de dollars, en hausse de 15,1 % sur un an.
Les investissements directs étrangers (IDE) effectivement décaissés ont, eux, atteint 21,07 milliards de dollars, leur plus haut niveau depuis cinq ans et une progression de 12,1 %. Les investissements étrangers enregistrés ont dépassé 50 milliards de dollars.
Des échanges commerciaux en forte hausse
Le commerce extérieur continue parallèlement de progresser rapidement.
Sur les neuf premiers mois de 2026, les échanges du Vietnam avec le reste du monde ont dépassé 888 milliards de dollars, en hausse de 30,4 %.
Les exportations ont progressé de 24,5 % pour atteindre 434,3 milliards de dollars. Mais les importations ont augmenté encore plus rapidement, de 36,7 %, à 453,72 milliards. Résultat : le pays affiche un déficit commercial de 19,42 milliards de dollars, contre un excédent de 16,87 milliards un an auparavant.
L’objectif des 10 % reste difficile à atteindre
Malgré ces résultats, le gouvernement vietnamien s’est fixé un objectif particulièrement ambitieux : atteindre une croissance à deux chiffres sur l’ensemble de l’année 2026.
Avec 9,01 % enregistrés sur les neuf premiers mois, le Vietnam s’en rapproche, mais l’effort nécessaire au dernier trimestre reste considérable. Selon le gouvernement, la croissance devrait dépasser 12,5 % au quatrième trimestre pour permettre d’atteindre cet objectif annuel.
Les autorités entendent donc poursuivre l’accélération des investissements publics, soutenir les entreprises exportatrices et stimuler la consommation intérieure, tout en cherchant à préserver la stabilité macroéconomique et à contenir l’inflation.
L’indice des prix à la consommation a progressé en moyenne de 4,52 % sur les neuf premiers mois.
Avec une croissance proche de 10 % au troisième trimestre, le Vietnam confirme néanmoins la forte accélération de son économie en 2026. Les trois derniers mois de l’année détermineront désormais si le pays peut transformer cette dynamique en une croissance annuelle à deux chiffres.
Forum ASEAN-Chine sur la justice : Renforcer la coopération en vue d’un système judiciaire moderne
10-10-2026
Le 10 octobre au matin, le quatrième Forum judiciaire ASEAN-Chine, placé sous le thème « Renforcer la coopération judiciaire régionale dans le contexte de l’intégration internationale et de l’ère numérique », organisé par la Cour suprême populaire du Vietnam, s’est officiellement ouvert à Da Nang.
Le forum réaffirme son rôle de mécanisme de dialogue et de coopération judiciaire de haut niveau, où les Cours suprêmes des pays de l’ASEAN et la Cour suprême populaire de Chine échangent leurs expériences, partagent leurs initiatives et promeuvent la coopération dans le domaine de la justice.
Le camarade Le Minh Tri, membre du Bureau politique, secrétaire du Comité central du Parti et chef de la Commission centrale des affaires intérieures, a assisté au Forum, y a prononcé un discours de bienvenue et a prodigué des conseils.
Étaient présents au Forum, du côté de la direction de la Cour populaire suprême du Vietnam, le secrétaire du Comité central du Parti communiste vietnamien et président de la Cour populaire suprême, Nguyen Van Quang ; les vice-présidents de la Cour populaire, Nguyen Van Tien, Le Tien et Pham Quoc Hung (également président de la Cour populaire de Hô Chi Minh-Ville) ; ainsi que des représentants des directions des unités relevant de la Cour populaire suprême et les présidents des Cours populaires de Hanoï, Da Nang et Quang Ninh.
La ville de Da Nang était représentée par Le Ngoc Quang, membre du Comité central, secrétaire du Comité du Parti de la ville et chef de la délégation de l’Assemblée nationale de la ville de Da Nang ; ainsi que par des représentants du Département des affaires intérieures du Comité du Parti de la ville, de la police municipale, du Département des affaires étrangères et du parquet populaire de la ville.
Le procureur général adjoint du Parquet populaire suprême, Nguyen Quang Dung, représentait les ministères et agences vietnamiens, accompagné de représentants de la Commission des lois et de la justice de l’Assemblée nationale, du ministère des Affaires étrangères, du ministère de la Sécurité publique et du ministère de la Justice.
Parmi les délégués internationaux participant au Forum figuraient M. Zhang Jun, membre du Comité central du Parti communiste chinois, Premier Grand Juge et président de la Cour suprême populaire de la République populaire de Chine ; M. Dato Seri Paduka Steven Chong Wan Oon, président de la Cour suprême du Royaume de Brunei Darussalam ; M. Tha Htay, président de la Cour suprême de la République de l’Union du Myanmar ; M. Weerapong Sudawong, président de la Cour suprême du Royaume de Thaïlande ; M. Afonso Carmona, président de la Cour d’appel de la République démocratique du Timor-Leste ; Mme Chaing Sinath, vice-présidente de la Cour suprême du Royaume du Cambodge ; M. Suharto, vice-président de la Cour suprême de la République d’Indonésie ; M. Bunkhong Thavysak, vice-président de la Cour suprême populaire de la République démocratique populaire lao ; et M. Tan Sri Ahmad Terrirudin bin Mohd Salleh, juge de la Cour fédérale de Malaisie. Mme Amy C. Lazaro-Javier, commissaire judiciaire de la Cour suprême de la République des Philippines ; M. Pang Khang Chau, juge de la Cour suprême de la République de Singapour.
Étaient également présents au Forum des ambassadeurs et des représentants des ambassades des pays de l’ASEAN et de la Chine au Vietnam.
La Cour suprême populaire du Vietnam favorise la connectivité judiciaire régionale.
Dans son discours d’ouverture du quatrième Forum de la justice ASEAN-Chine, Nguyen Van Quang, secrétaire du Comité central du Parti communiste vietnamien et président de la Cour suprême populaire du Vietnam, a chaleureusement accueilli les présidents des cours suprêmes, les vice-présidents des cours suprêmes et les chefs de délégation des cours suprêmes des pays de l’ASEAN et de la Chine, ainsi que les autres délégués internationaux participant à l’événement à Da Nang ; il a également remercié les dirigeants de la ville pour leur coopération et leur soutien dans l’organisation de l’événement.
Le juge en chef Nguyen Van Quang a souligné qu’après 35 ans de relations de dialogue, les relations ASEAN-Chine n’ont cessé de se développer, réalisant de nombreux progrès importants, notamment l’élévation au rang de partenariat stratégique global en 2021. Dans ce contexte, la Cour suprême populaire du Vietnam est honorée d’accueillir le Forum en 2026, commémorant le 5e anniversaire de l’établissement du partenariat stratégique global ASEAN-Chine et enrichissant davantage les activités durant l’« Année ASEAN-Chine ».
Selon le juge en chef Nguyen Van Quang, à mesure que les échanges économiques et commerciaux et la coopération entre l’ASEAN et la Chine s’intensifient, la coopération judiciaire joue un rôle crucial dans l’établissement d’un cadre juridique favorable, la protection de la justice et la garantie d’un environnement de coopération stable et transparent. Ce forum constitue un mécanisme de dialogue, de partage d’expériences, d’amélioration de la compréhension et de promotion de la coopération entre les cours suprêmes des pays de la région.
Placé sous le thème « Renforcer la coopération judiciaire dans le contexte de l’intégration internationale et de l’ère numérique », le Forum vise à échanger des expériences en matière de résolution d’affaires pénales, civiles et commerciales ; à proposer des méthodes pour améliorer l’efficacité de la coopération judiciaire ; et à partager des expériences en matière de création de tribunaux électroniques, de tribunaux intelligents et d’application de l’intelligence artificielle dans les activités judiciaires, dans le but de moderniser le système judiciaire, d’améliorer la transparence et de faciliter l’accès à la justice pour les citoyens et les entreprises.
Le juge en chef Nguyen Van Quang a exprimé sa confiance dans le fait que le Forum créerait un espace d’échange ouvert et substantiel, contribuant à identifier de nouvelles questions, à proposer des orientations de coopération efficaces et à répondre aux besoins de développement des systèmes judiciaires des pays de l’ASEAN et de la Chine à l’avenir.
Renforcer la coopération, évoluer vers un système judiciaire moderne.
S’exprimant lors du Forum, M. Zhang Jun, membre du Comité central du Parti communiste chinois, Premier Grand Juge et Président de la Cour suprême populaire de Chine, a salué le fait que la Cour suprême populaire du Vietnam ait accueilli ce Forum pour la première fois dans un pays de l’ASEAN, à l’occasion du 5e anniversaire de l’établissement du Partenariat stratégique global entre les deux parties. Il a remercié les dirigeants du Parti et de l’État vietnamiens, la Cour suprême populaire du Vietnam et le gouvernement de la ville de Da Nang pour leur attention et leur soutien à cet événement.
M. Zhang Jun a souligné qu’après plus de 30 ans de relations de dialogue, la coopération ASEAN-Chine n’a cessé de se développer et de s’approfondir, obtenant de nombreux résultats positifs dans divers domaines et contribuant de manière significative à la paix, à la stabilité et à la prospérité de la région. Dans ce processus, la coopération judiciaire joue un rôle crucial pour renforcer la confiance, protéger la justice et créer un cadre juridique favorable aux échanges et à la coopération entre les pays.
Face aux nouveaux défis posés par l’intégration économique et le développement rapide des technologies numériques, notamment l’augmentation des litiges civils et commerciaux transfrontaliers et des crimes de haute technologie, le président de la Cour suprême populaire de Chine estime que les pays de l’ASEAN et la Chine doivent renforcer leur coordination et innover dans leurs méthodes de coopération judiciaire afin de répondre aux exigences pratiques.
Pour promouvoir la coopération, il a proposé quatre axes clés : renforcer la compréhension commune fondée sur l’égalité, le respect de la souveraineté judiciaire et des systèmes juridiques de chaque pays ; renforcer la coopération en matière de règlement des différends et de lutte contre la criminalité transfrontalière ; promouvoir le développement des tribunaux numériques et l’application de l’intelligence artificielle pour appuyer les activités judiciaires ; et élargir le dialogue de haut niveau, les échanges professionnels, la formation et le partage d’expériences entre les systèmes judiciaires.
M. Zhang Jun a affirmé que les tribunaux chinois sont prêts à renforcer leur coopération avec les tribunaux des pays de l’ASEAN, à promouvoir le rôle de la coopération judiciaire dans la promotion d’un développement de haute qualité et à contribuer à la construction d’une communauté de destin Chine-ASEAN de plus en plus cohérente, pour la paix, la sécurité et la prospérité commune.
Partager les expériences et promouvoir la transformation numérique des opérations judiciaires.
Lors de son discours de bienvenue au Forum, au nom des dirigeants du Parti et de l’État, Lê Minh Tri, membre du Bureau politique, secrétaire du Comité central du Parti communiste vietnamien et chef de la Commission centrale des affaires intérieures, a souligné que ces dernières années, le partenariat stratégique global ASEAN-Chine n’a cessé de se renforcer et de se développer, contribuant positivement à la paix, à la stabilité et à la prospérité de la région. Dans ce processus, la coopération judiciaire a joué un rôle de plus en plus important, contribuant à consolider la confiance, à protéger la justice, à garantir les droits et intérêts légitimes des organisations et des individus et à créer un cadre juridique favorable aux échanges, à la coopération et au développement entre les pays.
Selon Le Minh Tri, chef de la Commission centrale des affaires intérieures, l’organisation par la Cour suprême populaire du Vietnam du 4e Forum judiciaire ASEAN-Chine témoigne de l’engagement proactif et constructif du Vietnam en faveur de la coopération judiciaire régionale, du renforcement du dialogue et du partage d’expériences entre les instances judiciaires. Ce forum offre également aux délégués l’opportunité d’échanger sur des questions d’intérêt commun, de partager leurs expériences pratiques et de rechercher des solutions pour améliorer l’efficacité de l’action judiciaire dans un contexte régional et mondial instable, marqué par le développement croissant des relations civiles et commerciales transfrontalières et l’émergence constante de nouveaux défis juridiques.
Le président de la Commission centrale des affaires intérieures, Le Minh Tri, a souligné la nécessité de renforcer la coopération et l’échange d’expériences en matière d’élaboration et de perfectionnement des lois, d’amélioration de la qualité des procès, de promotion de la réforme judiciaire et d’application des sciences, des technologies et de la transformation numérique au fonctionnement des tribunaux. Ces éléments revêtent une importance pratique considérable pour améliorer l’efficacité du règlement des différends et garantir l’équité, la transparence et l’accès des citoyens à la justice.
Dans un esprit de dialogue, de coopération et de respect mutuel, le chef de la Commission centrale des affaires intérieures, Le Minh Tri, s’est dit convaincu que le Forum continuerait de jouer son rôle de mécanisme important d’échange et de connexion entre les instances judiciaires de l’ASEAN et de la Chine ; contribuant à renforcer la compréhension, à consolider la confiance, à promouvoir une coopération concrète et à œuvrer à la construction d’un système judiciaire moderne et efficace qui réponde aux besoins de développement de chaque pays et contribue positivement à la paix, à la stabilité et à la prospérité communes de la région.
Da Nang s’associe à la construction de tribunaux électroniques.
S’exprimant lors du Forum, Le Ngoc Quang, membre du Comité central et secrétaire du Comité du Parti de la ville de Da Nang, a exprimé son honneur que la ville ait été choisie pour accueillir l’événement, tout en soulignant le rôle de la coopération judiciaire dans la protection de la justice, des droits et intérêts légitimes des citoyens et des entreprises, contribuant à promouvoir la paix, la stabilité et le développement dans la région dans le contexte de l’intégration internationale et de la transformation numérique.
Concernant le développement local, le secrétaire du Parti de Da Nang, Le Ngoc Quang, a déclaré que le PIB régional de Da Nang devrait augmenter de 10,31 % au cours des neuf premiers mois de 2026. La ville mise sur le développement d’un centre financier international et d’une zone franche, la promotion des sciences, des technologies et de la transformation numérique, afin de créer un environnement d’investissement et d’affaires transparent, sûr et respectueux des lois.
Il convient de noter que Da Nang a accepté de fournir près de 100 milliards de VND pour soutenir le projet de transformation numérique et la construction de tribunaux électroniques pour les tribunaux populaires à deux niveaux de la ville, démontrant ainsi sa détermination à coopérer avec le secteur judiciaire pour moderniser les activités judiciaires et améliorer la qualité du service aux citoyens et aux entreprises.
Le secrétaire du comité du Parti de la ville de Da Nang s’est dit convaincu que les échanges et les initiatives du Forum contribueraient à renforcer la coopération entre les instances judiciaires de l’ASEAN et de la Chine et le développement durable de la région.
À la suite de la séance d’ouverture, présidée par Le Tien, vice-président de la Cour suprême populaire du Vietnam, et Jia Yu, président de la Cour populaire municipale de Shanghai (Chine), le Forum a entamé des séances de discussion sur les thèmes suivants : « Coopération dans le règlement des affaires pénales transfrontalières et des litiges civils et commerciaux à l’ère du numérique » et « Partage d’expériences en matière de création de tribunaux électroniques et d’application de l’intelligence artificielle (IA) dans le soutien aux procès et perspectives d’avenir ».
Les présentations des représentants des tribunaux de différents pays ont porté sur le partage d’expériences pratiques, d’approches et de solutions collaboratives en matière de résolution des litiges transfrontaliers pénaux, civils et commerciaux, notamment dans le contexte des technologies numériques qui créent de nouvelles opportunités tout en posant de nombreuses exigences et de nombreux défis aux activités judiciaires.
Suite à cela, le quatrième Forum ASEAN-Chine sur la justice, placé sous le thème « Renforcer la coopération régionale en matière de justice dans le contexte de l’intégration internationale et de l’ère numérique », adoptera le communiqué conjoint de Da Nang 2026.
Au Vietnam, les ingénieurs en intelligence artificielle s’arrachent à prix d’or
13-10-2026
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Alors que l’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les entreprises vietnamiennes, le recrutement de spécialistes devient un véritable casse-tête. Malgré des salaires parfois 50 % supérieurs à ceux des autres métiers de l’informatique, les employeurs peinent à trouver des ingénieurs capables de déployer concrètement ces technologies. Une pénurie qui touche désormais aussi bien les entreprises technologiques que l’industrie et les services.

L’intelligence artificielle transforme rapidement le marché de l’emploi au Vietnam. Les entreprises multiplient les projets intégrant cette technologie, mais se heurtent à un obstacle majeur : le manque de professionnels suffisamment expérimentés pour les mettre en œuvre.
À Hanoï, une entreprise technologique de taille moyenne propose ainsi des rémunérations comprises entre 45 et 50 millions de dôngs par mois, soit environ 1 500 à 1 650 euros, pour recruter des ingénieurs spécialisés en IA.
Malgré ces conditions attractives, les postes restent vacants depuis plusieurs mois. L’entreprise recherche des candidats disposant d’au moins trois années d’expérience, ayant déjà participé au déploiement de solutions d’intelligence artificielle et capables de communiquer en anglais avec des clients étrangers.
Des profils particulièrement difficiles à trouver, alors que les commandes provenant notamment des États-Unis et du Japon se multiplient.
Des salaires jusqu’à 50 % supérieurs aux autres métiers technologiques
Cette pénurie entraîne une forte pression sur les rémunérations.
Selon les données des plateformes de recrutement ITviec, TopCV et TopDev, un ingénieur en intelligence artificielle disposant de deux à quatre années d’expérience peut gagner entre 30 et 60 millions de dôngs par mois, contre 20 à 35 millions pour un ingénieur informatique généraliste.
L’écart peut ainsi atteindre 50 %, voire davantage pour les compétences les plus recherchées.
Les rémunérations augmentent encore avec l’expérience et les responsabilités. Les ingénieurs spécialisés et les responsables d’équipes peuvent percevoir plusieurs dizaines de millions de dôngs supplémentaires chaque mois.
Au sommet de cette hiérarchie, certains directeurs de départements spécialisés en intelligence artificielle peuvent toucher entre 15.000 et 25.000 dollars mensuels, selon Manpower Vietnam.
Les entreprises recherchent avant tout une expérience concrète
Le principal problème ne réside pas uniquement dans le nombre d’ingénieurs disponibles, mais dans l’adéquation entre leurs compétences et les besoins des employeurs.
De nombreuses entreprises ne cherchent plus simplement des développeurs maîtrisant les outils d’intelligence artificielle. Elles ont besoin de professionnels capables de concevoir, d’intégrer et de maintenir des solutions utilisées quotidiennement dans leurs activités.
Un candidat peut posséder de solides connaissances théoriques en apprentissage automatique (machine learning) sans avoir nécessairement l’expérience du déploiement d’un système dans un environnement professionnel.
Les entreprises privilégient donc les ingénieurs capables de transformer une technologie en application opérationnelle, avec des résultats mesurables.
À cela s’ajoutent des compétences complémentaires, notamment la maîtrise de l’anglais, la compréhension des processus industriels ou encore la capacité à travailler directement avec des clients internationaux.
L’industrie vietnamienne entre également dans la course à l’IA
Longtemps concentrée dans les entreprises informatiques, la demande en spécialistes de l’intelligence artificielle s’étend désormais à de nombreux secteurs.
Banque, finance, commerce électronique, semi-conducteurs et industrie manufacturière cherchent à intégrer ces technologies dans leurs opérations.
Le groupe allemand Bosch, qui emploie plus de 4.000 ingénieurs au Vietnam, illustre cette évolution.
Dans son usine de Dong Nai, l’intelligence artificielle est déjà utilisée pour contrôler la qualité des produits et optimiser les processus de fabrication.
Les besoins en recrutement ne concernent donc plus uniquement des spécialistes de l’IA, mais également des ingénieurs capables de comprendre les contraintes de production et d’intégrer ces technologies aux différentes étapes industrielles.
Malgré le recrutement de centaines d’ingénieurs spécialisés, Bosch continue de rencontrer des difficultés pour satisfaire ses besoins.
Une demande qui devrait continuer d’augmenter
Pour les spécialistes du recrutement, cette tension sur le marché du travail ne devrait pas disparaître rapidement.
Selon Manpower Vietnam, les ingénieurs en intelligence artificielle figurent actuellement parmi les profils les plus recherchés par les entreprises.
Les besoins concernent notamment l’IA générative, les grands modèles de langage (LLM), l’apprentissage automatique et la cybersécurité.
La difficulté est particulièrement importante pour les profils expérimentés capables de développer de nouveaux algorithmes ou de transformer des modèles avancés en solutions commercialement exploitables.
Bosch anticipe d’ailleurs une nouvelle accélération de la demande au cours des 12 à 24 prochains mois, à mesure que l’intelligence artificielle sera intégrée à davantage de produits et de services.
La formation, un enjeu pour la compétitivité vietnamienne
Cette évolution pose une question plus large pour l’économie vietnamienne : comment former suffisamment de spécialistes pour accompagner la transformation technologique du pays ?
Le Vietnam dispose d’un secteur informatique dynamique et attire depuis plusieurs années des projets internationaux de développement logiciel, de recherche et d’ingénierie.
Mais l’essor de l’intelligence artificielle modifie les compétences attendues.
Pour les universités et les organismes de formation, le défi consiste donc à préparer les étudiants à des applications concrètes, au-delà de la seule maîtrise des concepts théoriques.
La pénurie actuelle révèle ainsi un paradoxe du marché vietnamien : les opportunités professionnelles dans l’intelligence artificielle se multiplient, mais les compétences nécessaires pour les saisir restent insuffisantes.
Quang Ninh : La marque d’une transformation verte qui commence à la base
14-10-2026
Du modèle d’élevage de crabes marins dans les mangroves du quartier de Mong Cai 3 aux activités menées dans toute la ville en réponse au mouvement d’émulation « Tous les citoyens unissent leurs efforts pour protéger l’environnement, pour un Vietnam vert, propre et beau »… on constate que la transformation écologique fait l’objet d’une grande attention.
Moyens de subsistance durables
Début octobre 2026, nous avons eu l’occasion de visiter le quartier de Mong Cai 3 ( ville de Quang Ninh ) et avons été profondément impressionnés par l’immensité de la mangrove qui s’étendait à perte de vue. Sur un sol boueux et dans l’eau salée, des arbres robustes s’élèvent, arborant un feuillage vert luxuriant et formant un véritable rempart végétal qui protège le littoral de l’érosion et préserve les ressources aquatiques naturelles de la région.
Mais ce que M. Lam Bao Viet (responsable de l’association des agriculteurs du quartier de Mong Cai 3) voulait nous montrer allait bien au-delà. Désignant une zone de près de 16 hectares le long du rivage où s’étendaient des rangées de filets, M. Viet nous a parlé avec enthousiasme des 80 000 jeunes crabes marins élevés sous la canopée de la mangrove. Ce modèle de subsistance est mis en œuvre par 12 familles depuis plus d’un mois, grâce aux conseils et au soutien des autorités locales et des organisations.
Un aspect remarquable de ce modèle réside dans son approche de la production, qui lie directement les moyens de subsistance des populations à la protection des ressources forestières. Avant le lâcher des larves de crabes, des contrats de protection forestière à long terme ont été signés. Les ménages participants ont bénéficié d’une formation technique et leurs obligations de production ont été clairement définies : interdiction d’abattre des arbres, de construire des structures permanentes, d’utiliser des méthodes nuisibles à l’environnement, de nuire à la croissance des cultures ou de réduire la superficie des forêts protégées.
Pour que ce modèle fonctionne efficacement, les comités et autorités locales du Parti jouent un rôle de soutien et d’orientation ; les services de vulgarisation agricole fournissent une assistance technique ; et les unités de gestion forestière coordonnent la gestion des zones de mangroves attribuées à la population pour la culture. Le Front de la Patrie et d’autres organisations de masse participent à la mobilisation et à la compréhension des préoccupations de la population, et accordent des prêts sans garantie si nécessaire. Parallèlement, les ménages directement impliqués dans la production sont responsables des résultats du modèle et de la protection des forêts.
Lors de notre visite de la ferme modèle, Mme Nguyen Le Hang, présidente de l’Association des agriculteurs du quartier de Mong Cai 3, nous a expliqué : « Les membres de l’association sont les principaux acteurs du développement économique local. Par conséquent, leur participation au modèle d’élevage de crabes en mangrove exige non seulement des conditions favorables et un engagement responsable. L’objectif est d’aider les membres à améliorer leurs revenus, mais ces revenus doivent aller de pair avec la protection durable des ressources forestières locales et un suivi conjoint des responsabilités en matière de protection des forêts et de l’environnement. »
Pour mener à bien cette mission, le quartier a également lancé en septembre 2026 une association d’agriculteurs professionnels intitulée « Protection des mangroves et développement des moyens de subsistance sous la canopée forestière ». Cette association constitue un point de contact supplémentaire pour les ménages participants, leur permettant d’échanger des expériences et des techniques, de s’entraider en matière de production et de respecter leurs engagements en faveur de la protection des forêts. Parallèlement, les membres patrouillent et protègent rigoureusement la zone forestière qui leur est attribuée ; ils détectent, préviennent et signalent aux autorités locales tout acte d’empiètement, d’occupation illégale, de pollution, etc.
Lorsque les forêts sont bien protégées, les populations bénéficient d’un environnement de production stable et durable ; la valeur économique, écologique et environnementale des forêts est également mieux exploitée. C’est le fondement de méthodes de production aquacole respectueuses de l’environnement. Les résultats du modèle mis en œuvre dans le quartier de Mong Cai 3 sont actuellement évalués par le Centre de vulgarisation agricole et de gestion et développement forestiers (ministère de l’Agriculture et de l’Environnement) selon de nombreux critères, notamment le taux de survie, le taux de croissance, la productivité, la rentabilité et l’adéquation aux conditions écologiques des mangroves. Cette évaluation constituera une base pratique pour perfectionner le procédé technique et évaluer la possibilité de reproduire le modèle dans des zones présentant des conditions similaires.
Pour un Vietnam vert
Le changement climatique, la pollution environnementale et l’érosion de la biodiversité constituent des défis mondiaux majeurs, impactant profondément le développement de nombreuses régions. Dans ce contexte, le développement durable n’est plus une simple option, mais une nécessité impérieuse, concrétisée dans la pratique. À Quang Ninh, cela s’est traduit par une série de modèles et d’activités mis en œuvre simultanément ces dernières années. On peut citer, par exemple, la réponse à l’initiative du Premier ministre visant à planter un milliard d’arbres entre 2021 et 2025 ; le projet de réduction des déchets plastiques dans la baie d’Ha Long ; et les initiatives « 5 Non, 3 Propreté » efficacement mises en œuvre par l’Union des femmes au niveau local.
Plus récemment, il convient de mentionner le mouvement d’émulation « Tous les citoyens unissent leurs efforts pour protéger l’environnement, pour un Vietnam vert, propre et beau », lancé par le Comité central du Front de la patrie du Vietnam et largement mis en œuvre par la ville de Quang Ninh, dans le but de construire un mouvement d’émulation régulier et continu, avec des critères spécifiques, une évaluation des résultats et un mécanisme de félicitations et de récompenses.
Fin septembre 2026, profitant de conditions météorologiques favorables, des centaines d’habitants du village de Van May (commune de Tien Yen), accompagnés du Front de la Patrie, d’organisations sociopolitiques et de militaires, ont participé au nettoyage des routes, au débroussaillage des abords, au débouchage des fossés et à l’élimination des déchets. Ces travaux, menés simultanément, avec enthousiasme et diligence, s’inscrivent dans l’esprit du mouvement visant à promouvoir le rôle des citoyens comme acteurs principaux de la construction d’un cadre de vie vert, propre et agréable.
Tout en aidant les villageois à ramasser la végétation fraîchement dégagée, M. Choong Cooc Denh, chef du village de Van May, a déclaré : « Après plusieurs fortes pluies , la végétation en bordure de route est devenue envahissante et dense, obstruant facilement la visibilité. Le drainage a également été perturbé, et dans certaines zones, des glissements de terrain se sont produits dans les fossés. C’est pourquoi cette campagne vise à résoudre définitivement ce problème, en évitant des efforts superficiels et dispersés qui gaspillent les ressources de la population. La campagne d’octobre devrait se concentrer sur la plantation d’arbres et inciter chaque famille et chaque citoyen à ne pas jeter ses déchets n’importe où, mais à les collecter, les trier et les déposer dans les zones prévues à cet effet. »
Des campagnes d’assainissement de l’environnement, comme celle menée dans la commune de Tien Yen, ont été mises en œuvre activement dans toute la ville ces derniers mois. Cela s’est particulièrement vérifié depuis le 6 juin 2026, date à laquelle 54 communes, quartiers et zones spéciales de Quang Ninh ont organisé simultanément des cérémonies de lancement pour célébrer la Journée mondiale de l’environnement, le Mois d’action pour l’environnement, la Journée mondiale de l’océan, la Semaine vietnamienne de la mer et des îles 2026 et le mouvement d’initiative « Tous les citoyens unis pour protéger l’environnement, pour un Vietnam vert, propre et beau ».
Le Vietnam fait appel à ses experts de la diaspora pour accélérer l’innovation
14-10-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
Le Vietnam souhaite renforcer sa coopération avec les scientifiques et ingénieurs vietnamiens ou issu de la diaspora installés à l’étranger. L’objectif : mobiliser leurs compétences pour répondre aux grands défis technologiques du pays et accompagner le développement de secteurs stratégiques.
Le Vietnam entend s’appuyer davantage sur les compétences de sa diaspora pour accélérer son développement scientifique et technologique. Chercheurs, ingénieurs et entrepreneurs vietnamiens travaillant à l’étranger sont invités à contribuer aux projets d’innovation du pays.
Pour Lê Thị Thu Hằng, vice-ministre vietnamienne des Affaires étrangères, l’enjeu est de transformer les liens avec les experts vietnamiens établis à l’étranger en collaborations concrètes, au service des ambitions technologiques du pays.
Cette ambition a été mise en avant lors d’échanges consacrés au rôle des intellectuels vietnamiens expatriés dans la résolution des défis technologiques nationaux.
Transformer les compétences en projets concrets
L’enjeu dépasse le simple partage de connaissances. Les autorités souhaitent favoriser des collaborations capables de déboucher sur des applications concrètes, notamment dans les domaines des technologies avancées et de l’innovation industrielle.
Les experts expatriés peuvent apporter leur expérience internationale, faciliter les échanges avec les établissements de recherche étrangers et contribuer à la formation de nouvelles générations de spécialistes.
Renforcer les liens avec les talents vietnamiens à l’étranger
Cette démarche s’inscrit dans la volonté du Vietnam de développer son autonomie technologique et de renforcer sa compétitivité.
Pour y parvenir, le pays cherche à mieux connecter ses universités, ses entreprises et ses institutions de recherche avec les professionnels vietnamiens présents à l’international.
L’objectif est de transformer ces réseaux en partenariats durables, capables de soutenir les ambitions technologiques du Vietnam.
La croissance mondiale ralentit à 2,6 % et les écarts se creusent entre les régions en développement
14-10-2026
Le Rapport sur le commerce et le développement 2026 : la géoéconomie du développement de la CNUCED, présenté aujourd’hui à Genève, prévoit une croissance mondiale de 2,6 % pour 2026, contre 2,9 % l’année dernière, alors même que le commerce des biens et des services devrait progresser d’environ 4 % à prix constants. Les économies en développement devraient enregistrer une croissance de 4 % cette année, contre 4,7 % en 2025.
Le commerce mondial a atteint un niveau record de 35 trillions de dollars en 2025. En 2026, la valeur des flux commerciaux a continué de s’accroître même si cela reflète principalement la hausse des prix des biens, plutôt que les volumes.
La carte du commerce mondial est en mutation : les échanges entre la Chine et les États-Unis ont reculé de plus de 20 % depuis 2024, tandis que l’Asie de l’Est a développé ses échanges à la fois avec la Chine et l’Amérique du Nord. Les contrôles à l’exportation, le filtrage des investissements et les conditions imposées aux chaînes d’approvisionnement rendent l’accès aux secteurs stratégiques plus difficile pour les nouveaux entrants.
Le rapport phare de la CNUCED constate que les gouvernements recourent de plus en plus aux politiques industrielles, commerciales, financières et technologiques pour atteindre des objectifs économiques et de sécurité nationale.
L’accès aux marchés et la capacité à se positionner dans des activités à plus forte valeur ajoutée dépendent désormais davantage de la technologie, du financement et de la géopolitique.
L’Asie en tête, mais la voie du rattrapage se rétrécit
L’Asie devrait contribuer à 59 % de la croissance mondiale en 2026, notamment grâce à des taux de croissance de 7,3 % en Inde, 5,2 % en Indonésie et 4,5 % en Chine. D’autres économies asiatiques devraient enregistrer une croissance élevée cette année, notamment le Kirghizistan (8,8 %), la Mongolie (7 %), le Tadjikistan (6,6 %), l’Ouzbékistan (7,9 %) et le Viet Nam (7,8 %).
Quelques économies asiatiques en développement continuent de réduire l’écart de revenu avec les pays avancés, tandis que la convergence s’est interrompue dans la majeure partie du monde en développement depuis le milieu des années 2010. La trajectoire industrielle qui a alimenté une grande partie de l’essor de l’Asie devient plus difficile à suivre pour les autres.
L’Asie de l’Est est au cœur de l’essor des semi-conducteurs et du matériel informatique de pointe. Les produits liés à l’IA sont désormais le principal moteur du commerce de marchandises. Dans l’étude de cas d’un serveur de pointe dédié à l’IA présentée dans le rapport, les données montrent que les bénéfices après impôts représentent 68 % de la valeur ajoutée retracée, tandis que les travailleurs reçoivent moins de 15 %. La croissance du commerce lié à l’IA ne se traduit pas automatiquement par des gains de développement largement partagés.
Une spécialisation accrue est nécessaire pour accéder aux gains des chaînes de valeur mondiales
Selon les données pour la période 2020–2025, les économies développées captent environ 70 % de la valeur des projets d’investissements étrangers annoncés dans des secteurs stratégiques à forte valeur ajoutée, notamment les semi-conducteurs, les technologies de la transition énergétique et les infrastructures de l’IA.
Les économies en développement ne sont en tête que dans les minerais critiques et les matériaux stratégiques, avec 60 % des nouveaux investissements étrangers directs dans cette catégorie. Le rapport constate que l’Afrique extrait la majeure partie du cobalt mondial mais conserve moins de 1 % de la valeur dans les chaînes d’approvisionnement vertes.
Le choc énergétique et l’instabilité financière mettent l’économie mondiale à rude épreuve
Le conflit au Moyen-Orient a fait passer le prix du Brent de 70 à plus de 110 dollars le baril dans les semaines qui ont suivi son déclenchement. La hausse des coûts de l’énergie a particulièrement touché les économies en développement dépendantes des importations ainsi que les ménages les plus pauvres.
La hausse des coûts de l’énergie vient s’ajouter à l’augmentation des coûts d’emprunt et à la volatilité des flux de capitaux, qui a doublé depuis le début du conflit. L’essor de l’IA comporte également des risques pour la stabilité financière, les marchés étant davantage exposés à un petit nombre d’entreprises. L’aide publique au développement, source essentielle de financement pour les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement, devrait diminuer de près de 7 % en 2026, marquant sa troisième baisse annuelle consécutive.
Priorités d’action pour les pays en développement : privilégier les secteurs clés, diversifier les profils commerciaux et faire progresser la transition énergétique
Le choc énergétique renforce les arguments en faveur de la diversification de l’approvisionnement énergétique. Depuis 2024, les énergies renouvelables sont moins coûteuses que l’alternative la moins chère à base de combustibles fossiles dans plus de 90 % des nouvelles installations, selon le rapport. Les sources renouvelables nationales, lorsqu’elles sont réalisables, peuvent réduire la dépendance aux combustibles fossiles importés. Le rapport soutient qu’il est plus efficace de s’attaquer aux contraintes énergétiques et d’approvisionnement pour lutter contre l’inflation alimentée par l’offre que de recourir à un resserrement généralisé des politiques monétaire et budgétaire.
À mesure que la production se spécialise sous l’effet des pressions géoéconomiques, l’intégration économique se réalise de plus en plus secteur par secteur. Cela permet à de nombreuses puissances intermédiaires du Sud global de développer des atouts dans des secteurs spécifiques tout en maintenant des liens économiques et financiers avec de multiples partenaires. Le rapport recommande de coordonner les politiques industrielles, financières et technologiques, notamment en reliant les investissements étrangers aux fournisseurs locaux et en augmentant la valeur ajoutée nationale.
Les économies émergentes du Sud global sont les piliers de la coopération régionale
Les accords régionaux pourraient élargir les marchés, réduire les coûts commerciaux et soutenir la coopération réglementaire. La Zone de libre-échange continentale africaine associe l’intégration des marchés à la diversification et aux chaînes de valeur régionales. À ses côtés, le Système panafricain de paiement et de règlement vise à connecter 42 monnaies africaines afin de réduire les obstacles aux paiements.
Pedro Manuel Moreno, Secrétaire général par intérim de la CNUCED, a souligné que « les économies émergentes du Sud global deviennent des pôles régionaux, étendant l’intégration commerciale à de nouvelles initiatives financières. Cette dynamique fonctionne mieux aux côtés d’un système commercial multilatéral qui maintient au cœur de son action la non-discrimination ainsi qu’un traitement spécial et différencié ».
https://unctad.org/fr
ENVIRONNEMENT & CULTURE
Transformer le patrimoine et les ressources culturelles en actifs de propriété intellectuelle
04-10-2026
Le séminaire « Culture Tech 2026 : De la culture à la propriété intellectuelle », organisé dans le cadre d’iTECH EXPO 2026, a proposé des pistes pour transformer le patrimoine et les ressources culturelles en actifs de propriété intellectuelle à forte valeur économique, conformément à la résolution n° 80-NQ/TW et à son orientation visant à transformer la culture en une ressource contribuant au développement économique.
Nouvelles perspectives sur la transformation des ressources culturelles en propriété intellectuelle
Le Vietnam possède un riche patrimoine culturel, allant de son histoire, sa gastronomie et ses villages d’artisanat traditionnel à ses récits, ses personnages et ses lieux emblématiques. Mais comment ces ressources peuvent-elles se transformer en matière créative, être valorisées en propriété intellectuelle et générer de la valeur sur le marché ?
Partageant une nouvelle perspective sur le développement des ressources culturelles en propriété intellectuelle et leur commercialisation, Maître Hoang Thi Thanh Hang, vice-directrice de l’Institut pour le développement des sciences, des technologies et de l’éducation et présidente de TRIHD Asia Communications Company, a déclaré que derrière un site patrimonial, un plat ou un village artisanal traditionnel pouvait se cacher une « mine de propriété intellectuelle » qui restait à identifier.
S’appuyant sur l’expérience internationale, et notamment sur l’approche de la République de Corée en matière de développement du contenu culturel en un écosystème d’expériences et de consommation, elle a suggéré une chaîne de valeur dans laquelle les ressources culturelles sont transformées par la créativité en propriété intellectuelle et mises sur le marché, la technologie jouant un rôle tout au long du processus, permettant de numériser, de raconter à nouveau et de rendre plus accessibles les ressources culturelles.
Du point de vue muséal, Maître Nguyen Khac Xuan Thi, directrice du Musée d’histoire de Hô Chi Minh-Ville, a souligné qu’un musée ne se contente pas de préserver des objets, mais aussi des figures, des récits, des souvenirs et des univers qui restent à raconter. Les documents historiques, une fois numérisés et rendus accessibles de manière appropriée, peuvent devenir une source d’inspiration pour les créateurs et la génération suivante.
Cependant, selon Nguyen Khac Xuan Thi, ouvrir le patrimoine à la créativité exige également le respect de l’authenticité de la source. Plus l’œuvre est créative, plus il est essentiel de disposer de données solides et d’une bonne compréhension du patrimoine.
À l’autre extrémité de la chaîne de valeur, Maître Huynh Dinh Thai Linh, directrice générale de WTC Becamex, a soulevé la question de la commercialisation de la propriété intellectuelle. Selon elle, la création d’une propriété intellectuelle n’est pas une fin en soi, mais le point de départ d’un processus de commercialisation, d’octroi de licences, de distribution et de développement de l’expérience. Une histoire ne devient véritablement un atout créatif que lorsqu’elle a la capacité de perdurer au-delà de l’œuvre elle-même et de créer de la valeur au quotidien.
Cependant, des inquiétudes subsistent quant à la capacité des infrastructures à suivre le rythme une fois qu’un protocole IP commencera à émerger.
Le journaliste Hoang Anh Tuan, rédacteur en chef du magazine The World of Cinema, a partagé son point de vue sur le cinéma. Selon lui, le Vietnam a commencé à développer des propriétés intellectuelles issues du cinéma et de la culture. Cependant, dans certains cas, les infrastructures restent en retard car les collectivités locales n’ont pas eu le temps de se préparer à l’essor fulgurant de ces propriétés intellectuelles.
Hoang Anh Tuan a cité l’exemple du film « Fleurs jaunes sur l’herbe verte », qui a propulsé l’ancienne province de Phu Yen (aujourd’hui intégrée à Dak Lak) sur la carte touristique, alors même que les infrastructures d’hébergement, de transport et de services n’ont pas toujours suivi le rythme de la demande. Cela démontre que la création d’une propriété intellectuelle n’est qu’une première étape ; tout un écosystème doit être mis en place pour que cette propriété intellectuelle puisse se développer et générer une valeur durable.
Qui transformera le patrimoine et la culture en propriété intellectuelle ?
Lors d’une discussion sur le thème « Qui transformera la culture en propriété intellectuelle ? », les intervenants, Maître Nguyen Khac Xuan Thi, Docteur Pham Huy Quang, recteur de l’Université de théâtre et de cinéma de Hô Chi Minh-Ville, et Maître Huynh Dinh Thai Linh, sous la modération de Maître Hoang Thi Thanh Hang, ont soulevé des questions sur le rôle de chaque acteur de la chaîne de valeur : qui possède les ressources, qui crée, qui investit, qui détient les droits, qui les commercialise et qui met la propriété intellectuelle à la disposition du public ?
Selon les intervenants, les opportunités de développement de la propriété intellectuelle peuvent provenir de nombreux domaines, allant de l’alimentation, des produits agricoles et des villages d’artisanat traditionnel à l’histoire, au patrimoine et aux arts. L’important est de reconnaître le potentiel de propriété intellectuelle des ressources existantes et de mettre en place des mécanismes permettant à toutes les parties prenantes d’y participer.
La docteure Nguyen Thi Hong Minh, présidente de l’Association pour une alimentation transparente, a partagé son enthousiasme quant à la création d’une marque nationale pour la gastronomie vietnamienne. Nguyen Thi Kim Thanh, présidente de l’Association vietnamienne de la noix de coco, a également reçu de nombreux encouragements pour développer la propriété intellectuelle liée à la noix de coco vietnamienne. L’artiste du peuple Ho Van Thanh, compositeur de musique de film, a par ailleurs souligné l’importance de l’identité et de la tradition lorsque des produits culturels sont commercialisés à l’international.
Maître Hoang Thi Thanh Hang a déclaré : « La culture a ses sources, la créativité a ses acteurs et le marché a sa demande, mais il manque un lien entre ces éléments. » Ce lien, c’est un écosystème capable de connecter les détenteurs de ressources, les créateurs, les entreprises, la technologie et le marché, tout en clarifiant les droits, les rôles et les intérêts de chacun. C’est aussi l’esprit de « Culture Tech 2026 : De la culture à la propriété intellectuelle » : non pas simplement numériser la culture, mais ouvrir le vivier de ressources culturelles aux industries créatives, permettant ainsi aux valeurs héritées de continuer à être transmises, transformées en propriété intellectuelle et de créer de la valeur nouvelle dans la vie contemporaine.
Le passage de la culture à la propriété intellectuelle ne se limite pas à une simple démarche créative. Il s’agit de transformer les ressources en atouts et de faire rayonner les valeurs culturelles au-delà des œuvres qui les ont engendrées. La valorisation du patrimoine culturel en actifs de propriété intellectuelle s’inscrit également dans l’orientation de la résolution n° 80-NQ/TW, qui vise à faire de l’identité culturelle une ressource endogène, à transformer la culture en levier de développement et à contribuer à la croissance économique.
Le delta du Mékong entre dans la haute saison de la chasse aux rats des champs
06-10-2026
La chasse aux rats des champs entre dans sa saison la plus intense dans le delta du Mékong au Vietnam, avec la montée des eaux, offrant ainsi du travail saisonnier et des revenus aux populations locales.
Tran Van Tien, de la zone touristique de Tram Chim dans la province de Dong Thap, a déclaré que la chasse aux rats des champs pendant la saison des inondations était devenue une forme de tourisme communautaire, créant des emplois et des revenus supplémentaires pour la population locale.
La saison de chasse s’étend généralement de septembre à novembre chaque année. Avec la montée des eaux, les rats perdent leur abri habituel et se réfugient sur les hauteurs, dans les buissons denses ou sous les souches d’arbres sèches.
Les chasseurs dispersent de la nourriture autour des souches d’arbres sèches pour attirer les rats avant de placer des filets autour de la zone pour les piéger.
Ils utilisent également d’autres outils, notamment des sacs et des pièges à paniers traditionnels, pour attraper les rats dans les rizières.

Dans le delta du Mékong, les habitants attrapent des rats des champs pendant la saison des inondations pour gagner un revenu supplémentaire.
Le commerce est particulièrement intense dans les zones inondables d’An Giang et de Dong Thap à cette période de l’année.
Nguyen Minh Duong, un habitant de la commune de Thuong Phuoc, dans la province de Dong Thap, a déclaré que même si la chasse aux rats était un travail saisonnier, elle procurait à la fois du plaisir et une source de revenus utile à de nombreux ménages pendant la saison des inondations.
Selon Duong, chaque personne peut attraper de plusieurs kilogrammes, voire plus de 10 kg, de rats par jour, tandis que les ménages productifs peuvent en attraper plusieurs dizaines de kilogrammes.
Les prises sont soit vendues à des commerçants, soit conservées comme source de nourriture supplémentaire pour la famille.
Après leur capture, les rats sont acheminés vers des points de collecte, où ils sont triés puis distribués aux acheteurs. Les prix varient selon la taille et la disponibilité. Les rats des champs vivants se vendent à partir de 100 000 VND (3,85 USD) le kilo, tandis que la viande de rat nettoyée se vend entre 120 000 et 150 000 VND (4,62 à 5,78 USD) le kilo.
Bien que la viande de rat des champs soit un plat courant dans le delta du Mékong, elle reste peu appétissante pour beaucoup, notamment les touristes. Certains hésitent à y goûter, tandis que ceux qui l’ont déjà essayée la considèrent souvent comme une spécialité saisonnière et sont prêts à en acheter lorsqu’elle est disponible.
Les piliers de l’ordre colonial français – deuxième partie
05-10-2026

Par Auteur inconnu — ECPAD http://www.ecpad.fr/portraits-du-general-de-gaulle-dans-les-fonds-de-l-ecpad/, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=37827929
La première partie de cet article était consacrée aux premiers temps de l’Empire colonial français. Ce deuxième et dernier épisode couvre la période du lendemain de la Première Guerre mondiale qui voit monter les revendications du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » jusqu’aux indépendances autour des années 1960.
L’abolition des piliers de l’ordre colonial
Cette abolition résulte principalement du jeu de deux facteurs.
1- À partir de la Première Guerre mondiale, le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », défendu en particulier par Lénine, mais aussi par le président américain Woodrow Wilson(1), devint une revendication de plus en plus partagée dans les territoires colonisés.
2 – De 1918 à 1944, on assiste dans ces territoires à la montée des luttes nationalistes sous l’impulsion de l’Internationale communiste et de leaders indépendantistes : Mahatma Gandhi en Inde, Hô Chi Minh au Vietnam, Messali Hadj en Algérie…
Au début de 1944, sentant l’Empire colonial menacé par des forces centrifuges, le Comité français de la Libération nationale (CFLN), alors co-présidé par le général de Gaulle, organisa à Brazzaville une conférence dont le but était de définir une stratégie économique et politique visant à maintenir dans l’orbite de la France la totalité de ses colonies et protectorats après la fin de la guerre. Aucun relâchement des liens de dépendance politique à l’égard de la métropole n’est alors admis, ainsi qu’il apparait dans les « recommandations » émises à la fin de la conférence :
Les fins de l’œuvre de la colonisation accomplie par la France dans les colonies écartent toute idée d’autonomie, toute possibilité d’évolution hors du bloc français de l’empire : la constitution, même lointaine de self-governments dans les colonies est à écarter…
Fin de l’indigénat
Pour lutter contre les forces centrifuges qui menaçaient son Empire colonial, la France accepta de mettre fin à certaines pratiques vexatoires. L’indigénat étant sans aucun doute le dispositif le plus haï des populations colonisées, sa suppression « dès la fin des hostilités » figurait parmi les réformes recommandées par le CFLN.
Au Vietnam, l’indigénat et le statut de « sujet » ne furent pas abolis par la France, mais par les révolutionnaires quand ils proclamèrent unilatéralement l’indépendance du pays le 2 septembre 1945. Dans les autres colonies, l’abolition fut réalisée par des textes officiels :
- en Afrique et en Nouvelle-Calédonie, les « sanctions ordinaires de l’indigénat » sont supprimées par le décret du 22 décembre 1945 ;
- le travail forcé est supprimé dans les territoires d’outre-mer par la loi du 11 avril 1946 ;
- la loi du 7 mai 1946 proclame « citoyens français » tous les ressortissants des territoires d’outre-mer (Algérie comprise) « au même titre que les nationaux français de la métropole ».
Enfin, le 29 septembre 1946, la Constitution de la IVe République est adoptée. Son préambule énonce notamment l’application de deux nouveaux principes. Le premier est formulé ainsi :
Le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l’homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.
Guerres coloniales meurtrières
Mais cette belle proclamation n’a pas empêché la France de se lancer, dès décembre 1946, dans une guerre meurtrière pour tenter de reconquérir l’Indochine.
Le préambule de la Constitution de la IVe République annonçait également le remplacement de l’Empire colonial par une « Union française » reposant sur le principe de l’égalité de ses membres :
La France forme avec les peuples d’outre-mer une Union fondée sur l’égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion. L’Union française est composée de nations et de peuples qui mettent en commun ou coordonnent leurs ressources et leurs efforts pour développer leurs civilisations respectives, accroître leur bien-être et assurer leur sécurité.
L’Union française était formée de deux ensembles :
1 – La République française, qui comprenait la France métropolitaine et ses anciennes colonies, lesquelles étaient réparties entre départements d’outre-mer (DOM) et territoires d’outre-mer (TOM).
2 – Des territoires associés (Cameroun et Togo sous tutelle française) et des États associés (Vietnam, Cambodge, Laos, Maroc, Tunisie qui étaient d’anciens protectorats).
Officiellement, en 1946, la France n’a donc plus de colonies. Celles-ci deviennent des « membres » fédérés au sein de l’Union Française.
Maintien de discriminations de fait
Cependant, contrairement à ce qu’énonçait le préambule de la Constitution de 1946, ces « membres » ne furent pas placés sur un pied d’égalité avec la métropole. Analysant le fonctionnement de l’Union française, le général Catroux conclut :
La rapide description qui vient d’en être esquissée fait apparaître l’écart qui sépare les principes énoncés dans le préambule de la Constitution de l’application qui en a été faite. Alors qu’en effet, ainsi qu’on l’a déjà marqué, ces principes postulent un système fédéral régissant des parties égales en droits et en devoirs, celui qui a été réalisé réserve en fait à la France les prérogatives des pouvoirs exécutif et législatif, les autres États et pays composants ne possédant que la faculté d’émettre des avis. Telle qu’elle est actuellement construite, l’Union française obéit à une direction centralisée.
Catroux Général : L’Union française, son concept, son état, ses perspectives. In : Politique étrangère, n° 4, 1953, p. 245.
Une telle organisation ne pouvait évidemment pas satisfaire les indépendantistes des anciens protectorats et colonies.
La défaite de Diên Biên Phu (1954) qui clôt la Guerre d’Indochine, marque le début de l’effondrement de l’Union française. En 1958, le général de Gaulle la remplaça par la « Communauté française ». Celle-ci ne résista pas plus de deux ans. À partir de 1960, tous les membres de cette Communauté deviennent des États indépendants. En 1962, les accords d’Évian mettent fin à la colonisation de l’Algérie, qui était alors administrativement constituée de quinze départements français.
Patrimoine végétal de Hanoï : la capitale se raconte à travers ses arbres
05-10-2026
https://lepetitjournal.com/hanoi
Passionnés d’histoire, de végétation ou tout simplement fascinés par Hanoï et ses transformations, l’événement « Patrimoine végétal de Hanoï » invite à redécouvrir la capitale à travers ses arbres, ses jardins et ses paysages urbains. Jusqu’au 10 janvier 2027, la Villa 46 HB accueille expositions, visites guidées, conférences et parcours consacrés à ce patrimoine vivant, omniprésent dans le quotidien des Hanoïens.

Au coin d’une rue, dans un parc, débordant des balcons ou s’accrochant au fil du temps aux façades des khu tập thể, la végétation fait pleinement partie du quotidien des Hanoïens. Pour mettre en lumière cette place particulière du végétal dans la capitale, la Villa 46 HB accueille, du 19 septembre 2026 au 10 janvier 2027, la saison culturelle « Patrimoine végétal de Hanoï » (Di sản cây xanh Hà Nội). Un événement organisé dans le cadre de la coopération décentralisée entre la Région Île-de-France et la ville de Hanoï.
Lancée le 19 septembre, la programmation invite le public à porter un nouveau regard sur la place des arbres et des espaces verts dans l’histoire, l’identité et l’évolution de Hanoï. L’événement s’est ouvert avec l’exposition « Cây Hà Nội – Những bức ảnh về một di sản sống » ( Les arbres de Hanoï – Photographies d’un patrimoine vivant), qui rassemblait 47 photographies consacrées aux arbres de la capitale. Expositions, visites guidées, conférences et parcours urbains rythmeront les prochains mois au sein de la Villa 46·HB, édifice patrimonial restauré au cœur de Hanoï.
À la découverte des jardins de Hanoï

Chaque samedi matin, une visite guidée permettra de découvrir un jardin différent de la capitale : grands parcs publics, jardins de lieux de culte ou encore certains espaces privés. La première visite aura lieu le samedi 3 octobre, de 10 h à 11 h, au jardin Diên Hồng, également connu sous le nom de jardin Con Cóc, rue Ngô Quyền. Aménagé à l’époque coloniale et vieux de plus d’un siècle, ce jardin permettra notamment d’aborder l’évolution et l’adaptation des espaces verts de Hanoï. Gratuite et proposée en français et en vietnamien, la visite sera menée par Olivier Souquet et Trần Thu Hà, de DE-SO Asia.
Un parcours consacré au « patrimoine végétal » reliera aussi la Villa 46·HB au lac Hoàn Kiếm. Les visiteurs pourront ainsi découvrir des arbres « remarquables », des essences plus ou moins rares, des spécimens très anciens ou encore les alignements majestueux typique des allées du centre de Hanoï. Plusieurs conférences et rencontres scientifiques viendront compléter cette programmation, notamment avec l’Université d’Architecture de Hanoï, l’Université de Construction et l’Université nationale du Vietnam. Au programme : la valeur des arbres en ville, la place du paysage dans les projets urbains, l’histoire des grands parcs publics ou encore le rôle de la végétation dans l’adaptation de Hanoï au changement climatique.
Des jardins jusqu’au fleuve Rouge
Les 7 et 8 novembre, la Villa accueillera également « Des Feuilles et des Pages : des Solutions pour Demain », un week-end consacré aux livres, à la nature et aux enjeux environnementaux, avec un espace de lecture, des tables rondes et des ateliers. D’autres expositions sont prévues au cours de la saison. « Vivre avec les Fleuves : l’Éco Trail du Fleuve Rouge » proposera notamment de découvrir la faune et la flore du fleuve, mais aussi les récits et savoirs des habitants de ses berges, afin d’explorer les liens qui unissent les communautés riveraines à cet écosystème. Une autre exposition sera consacrée à Nguyễn Văn Thiệu, artiste qui a documenté pendant plusieurs décennies les transformations de Hanoï, du fleuve Rouge au lac Hoàn Kiếm, en passant par ses villages, son architecture et ses scènes de vie quotidienne.
La Villa 46·HB doit enfin retrouver une partie de son paysage végétal grâce à la création d’un jardin expérimental et conservatoire. Développé avec Think Playgrounds et les conseils d’Île-de-France Nature, le projet vise notamment à remettre en valeur des essences originaires de Hanoï et du delta du fleuve Rouge en proposant des activités pédagogiques aux enfants des écoles voisines. La saison fera également écho au Festival du design créatif de Hanoï 2026, avec un atelier réunissant Bánh Mì Media, l’illustratrice Mélody Ung et de jeunes artistes de la capitale autour de leurs différentes représentations de Hanoï.
Les créations issues de ces échanges donneront naissance à une série d’illustrations et de podcasts, dont la diffusion est prévue en 2027.
Recommandations pour le Delta du Mékong afin de faire face à une sécheresse sévère et à la salinité lors de la prochaine saison sèche
05-10-2026
Les agences spécialisées prévoient la possibilité d’une pénurie d’eau affectant la production de la récolte hiver-printemps 2026-2027 dans la région du delta du Mékong ; les localités doivent avoir un plan pour décharger proactivement les inondations, stocker l’eau tôt et se préparer à réagir dès le début de la saison sèche.
L’intrusion en eau salée pourrait marquer une nouvelle étape historique
Selon le Southern Institute of Irrigation Sciences, les informations de prévision des pluies recueillies auprès d’organismes mondiaux de prévision montrent que, d’octobre à décembre 2026, les précipitations dans le bassin du Mékong devraient être en déficit de 40 à 60 % par rapport à la moyenne pluriannuelle. Entre décembre 2026 et février 2027, les précipitations sont égales ou 50 % inférieures à la moyenne.
Le manque de pluie dans le bassin à la fin de la saison entraîne de nombreuses conséquences liées au déclin du débit en aval, au drainage rapide de la mer des Lacs – Tonle Sap (Cambodge). Cela réduit ainsi l’efficacité de la régulation du delta du Mékong pendant la saison sèche de 2026-2027 et peut entraîner une apparition précoce de salinité sur le delta.
Il est recommandé aux localités du delta du Mékong d’utiliser des systèmes d’irrigation raisonnables, d’accumuler l’eau tôt et de réguler pour garantir la production.
On prévoit que la possibilité d’intrusion d’eau salée dans le delta du Mékong pendant la saison sèche de 2026-2027 est plus élevée que la moyenne des années précédentes, et plus élevée que la saison sèche des dernières années. Plus précisément, dans l’estuaire du Mékong, à partir de décembre 2026, la limite de salinité de 4 g/l sera de 30 à 40 km de profondeur, affectant la capacité des travaux d’irrigation à prendre de l’eau sur 35 à 45 km de la mer pendant la marée haute fin décembre 2026.
De janvier à février 2027, la limite de salinité de 4 g/1 sera de 50 à 65 km de profondeur, supérieure à la moyenne et équivalente à 2016 (année historique de sécheresse de salinité). Au cours du premier semestre de mars 2027, la ligne de salinité de 4 g/1 sera de 55 à 70 km de profondeur, supérieure à la moyenne en 2016.
Dans la seconde moitié de mars 2027, selon la quantité d’eau régulée provenant des réservoirs supérieurs du Mékong, si la source d’eau augmente comme ces dernières années, l’intrusion d’eau salée diminuera. Au contraire, si la quantité d’eau de débit est faible, l’intrusion d’eau salée continuera au même niveau qu’en février 2027.
Selon le Southern Institute of Irrigation Sciences, la prévision des ressources en eau du delta appartient au groupe des années avec peu d’eau, soit approximativement la saison sèche de 2015-2016, parfois équivalente à la saison sèche de 2019-2020. L’intrusion de salinité est également de 5 à 15 km plus élevée que la moyenne moyenne sur le Mékong et de 12 à 36 km plus sur les rivières Vam Co.
Accumuler de l’eau de manière proactive tôt
Pour garantir la sécurité de la production, l’Agence météorologique et d’irrigation recommande que les localités de la région du delta du Mékong puissent se référer aux solutions d’intervention telles qu’appliquées avec succès lors de la saison sèche 2019-2020. En particulier, en se concentrant sur l’information en temps opportun destinée aux personnes et organisations concernées afin qu’elles puissent répondre de manière proactive. Construire des structures de production, des arrangements saisonniers, des solutions et une utilisation rationnelle de l’eau. Semis précoces de la récolte hiver-printemps, achevés en décembre 2026, au plus tard dans la première moitié de janvier 2027.
Pour les zones à systèmes d’irrigation fermés tels que Go Cong, Nam Mang Thit, Nhat Tao – Tan Tru, Long Phu – Tiep Nhat, il est nécessaire de surveiller de près les développements salins, d’exploiter raisonnablement les égouts ; renforcer le dragage des canaux et des fossés, améliorer la capacité de stockage et de régulation des sources d’eau.
Dans les zones en pénurie d’eau due à l’influence de l’intrusion d’eau salée, des agences spécialisées recommandent de stocker l’eau de manière proactive tôt après la saison des pluies, de terminer le stockage avant novembre 2026, et de stocker plus d’eau dès que possible. Les zones côtières réalisent des barrages temporaires et des canaux de dragage tôt pendant la saison des pluies afin de stocker l’eau et de réguler rationnellement la production.
Pour la zone côtière ouest, il est nécessaire d’exploiter le conduit Cai Lon – Cai Be début janvier à février 2027 afin de contrôler l’intrusion d’eau salée ; coordonnent l’opération synchrone avec les systèmes d’irrigation sous la gestion des provinces de Ca Mau et An Giang.
Les agences spécialisées recommandent également aux collectivités locales de surveiller et de mettre à jour régulièrement les informations de prévision, les scénarios de sources d’eau et l’intrusion d’eau salée des agences spécialisées, afin d’organiser des solutions de production et de réponse adaptées à chaque zone spécifique.
Forte intrusion d’eau salée, récolte hiver-printemps 2026 – 2027 risque de pénurie d’eau
05-10-2026
L’intrusion de salinité dans le delta du Mékong devrait être supérieure à la moyenne pendant de nombreuses années, menaçant les sources d’eau lors de la récolte hiver-printemps de 2026 à 2027, nécessitant un stockage d’eau et une organisation saisonnière précoce.
Une intrusion d’eau salée est prévue à un niveau élevé
Selon l’Institut Sud des Sciences de l’Irrigation, le débit du cours principal du Mékong à la fin de la saison des crues diminue rapidement. D’ici le 29 septembre 2026, le niveau de l’eau à la station de Kratie sera de 16,46 m, soit environ 1,44 m de moins que la moyenne pluriannuelle (TBNN) et environ 5,15 m de moins que la même période en 2025.
Par contre, la mer de Tonle Sap devrait atteindre son pic environ 20 jours avant la réserve d’État. Le fait que le lac atteigne son pic tôt, puis retire rapidement de l’eau, peut réduire la capacité à réguler et à reconstituer les sources d’eau du delta pendant la saison sèche.
Sécheresse due au manque d’eau douce dans le delta du Mékong. Photo : Phuong Linh.
Selon les données mises à jour de la NOAA, les conditions climatiques pour la période d’août à octobre 2026, l’ENSO dans l’État d’El Niño restent actives avec une probabilité de 100 % et durent jusqu’à la période de janvier à mars 2027. Après cela, El Niño déclinera progressivement et l’ENSO neutre dominera ; sur la période d’avril à juin 2027, la probabilité qu’El Niño survienne est de 43 % et l’ENSO neutre est de 55 %.
Les informations de prévision des pluies recueillies auprès des organisations mondiales de prévision montrent que le manque de précipitations dans le bassin du Mékong d’octobre à décembre 2026 est de 40 à 60 % par rapport au TBN ; sur la période de décembre 2026 à février 2027, les précipitations sont égales ou inférieures à celles de la réserve d’État de 40 à 50 %.
Le manque de pluie dans le bassin à la fin de la saison des crues entraîne de nombreuses conséquences graves liées à la baisse rapide du débit en aval, au drainage rapide depuis la mer et le lac, la réduction de l’efficacité de la régulation du lac fourni au delta du Mékong pendant la saison sèche de 2026 à 2027, et peut entraîner une apparition précoce de la salinité.
Selon le scénario de prévision, le débit moyen à Kratie de novembre 2026 à janvier 2027 est d’environ 4 712 m³/s, soit 24,7 % de moins que la moyenne pluriannuelle et environ 53,3 % inférieur à la même période de la saison sèche 2025-2026. De février à mai 2027, le débit moyen devrait être d’environ 3 089 m³/seconde, soit 20,3 % de moins que la moyenne pluriannuelle.
Selon l’Institut Sud des Sciences de l’Irrigation, le débit vers le delta du Mékong peut correspondre à peu près aux conditions de la saison sèche de 2015 à 2016. Dans un scénario défavorable, lorsqu’un El Niño très fort à très fort augmente l’évaporation et la demande en eau, il arrive un moment où les ressources en eau peuvent diminuer jusqu’à environ le niveau de la saison sèche 2019-2020.
D’après les prévisions ci-dessus, la saison sèche de 2026 à 2027 dans le delta du Mékong devrait se situer dans le groupe d’années avec peu d’eau. L’intrusion de salinité est prévue comme plus élevée que dans la réserve d’État, ce qui pourrait affecter la superficie de production hivernale-printemps de riz et de crevettes.
Le Southern Institute of Irrigation Sciences prévoit que la salinité pourrait commencer à interférer avec la prise d’eau à partir de fin décembre 2026.
Dans l’estuaire du Mékong, en décembre 2026, la limite de salinité de 4g/litre est prévue à 30-40 km de profondeur, ce qui commence à affecter la capacité d’absorption d’eau des travaux d’irrigation situés à 35-45 km de la mer lors de la marée haute à la fin du mois.
En janvier et février 2027, la limite de salinité peut atteindre une profondeur de 50 à 65 km, soit 4 à 8 km de plus que la moyenne pluriannuelle et environ 14 à 17 km plus profonde qu’en 2026. Au premier semestre de mars 2027, la portée de pénétration devrait atteindre 55 à 70 km, soit 9 à 13 km de plus que la moyenne pluriannuelle.
Les développements de salinité dans la seconde moitié de mars 2027 dépendent de la quantité d’eau régulée provenant des réservoirs en amont. Si la source d’eau est rechargée, la salinité peut être réduite ; sinon, l’intrusion d’eau salée reste à un niveau élevé.
Sur les deux rivières Vam Co Dong et Vam Co Tay, la limite de salinité de 4g/litre est prévue à 80-85 km de profondeur en janvier et février 2027. D’ici mars et avril, l’aire d’intrusion pourrait atteindre 100 à 125 km, soit 20 à 36 km de plus que la moyenne pluriannuelle et environ 37 à 57 km plus profonde qu’en 2026.
Dans la zone côtière ouest, sur la rivière Cai Lon, la salinité risque de dépasser les points de contrôle d’exploitation à partir de février 2027 ; Le pic devrait durer de mars à mai 2027.
Stockage précoce de l’eau, ajustement saisonnier
La diminution des sources d’eau et l’empiètement profond de la salinité raccourcissent le temps nécessaire pour obtenir de l’eau douce, augmentant ainsi le risque de pénurie d’eau pour la production. Par conséquent, les localités du delta du Mékong doivent revoir les plans de culture hivernale-printemps, en particulier dans les zones côtières et les zones dépendantes des sources d’eau des rivières.
Pour assurer la sécurité de la production agricole pendant la saison sèche de 2026 à 2027, l’Institut Sud des Sciences de l’Irrigation recommande un semis précoce de la récolte hiver-printemps de 2026 à 2027 dans le delta du Mékong, achevée en décembre 2026, au plus tard le 10 janvier 2027. La structure de production, le calendrier saisonnier et le plan d’utilisation de l’eau doivent être organisés en fonction de la capacité d’approvisionnement en eau de chaque zone.
Pour les zones à risque de pénurie d’eau due à l’intrusion d’eau salée, il est nécessaire de stocker activement l’eau dès la saison des crues, de le stocker complètement avant novembre 2026 et de la réapprovisionner dès que les conditions le permettent. Les zones côtières doivent déployer des barrages temporaires et des canaux de dragage tôt pendant la saison des pluies afin d’augmenter la capacité à stocker et réguler l’eau pour la production.
Dans les systèmes d’irrigation fermés tels que Go Cong, Nam Mang Thit, Nhat Tao – Tan Tru, Long Phu – Tiep Nhat, il est nécessaire de surveiller de près les développements salins et de fermer les vannes de la mer vers l’amont à partir de novembre 2026, après le reculement de l’inondation. En même temps, il faut augmenter le dragage des canaux et des fossés pour améliorer la capacité de stocker et de réguler les sources d’eau.
Les zones de Quan Lo – Phung Hiep, Cai Lon – Cai Be doivent coordonner l’opération synchrone entre le système Cai Lon – Cai Be et les installations d’irrigation dans les provinces de Ca Mau et An Giang.
En plus de la solution du projet, les informations de prévision doivent être rapidement transmises par les collectivités locales aux habitants pour pouvoir ensemencer, prélever et stocker activement l’eau. Les collectivités locales doivent renforcer la surveillance de la salinité, mettre régulièrement à jour les scénarios des sources d’eau pour ajuster la production et les plans d’exploitation des égouts.
La Malaisie appelle à une coopération fondée sur la science et à un financement à long terme de l’ASEAN pour lutter contre le brouillard transfrontalier
08-10-2026
https://www.malaymail.com/news

La Malaisie a proposé un cadre axé sur la science et un mécanisme de financement à long terme pour renforcer les efforts de l’ASEAN dans la lutte contre la brume transfrontalière dans le cadre de l’Accord de l’Asean sur la pollution par la brume transfrontalière. — Photo de Sayuti Zainudin
Résumé
- La Malaisie a proposé un cadre axé sur la science et un financement à long terme dans le cadre de l’Accord de l’ASEAN sur la pollution transfrontalière par brouillard afin de renforcer les efforts régionaux de gestion des brouillards.
- La diplomatie scientifique et un Fonds pour la brume durable ont été proposés pour soutenir l’élaboration des politiques et financer les activités de prévention, de recherche et de contrôle.
- Le Centre de coordination de l’ASEAN pour le contrôle de la pollution transfrontalière par la brume sera établi, l’Indonésie dirigeant sa phase initiale et préparant des plans opérationnels.
KUALA LUMPUR, 23 septembre — La Malaisie a proposé un cadre axé sur la science et un mécanisme de financement à long terme pour renforcer les efforts de l’ASEAN dans la lutte contre la brume transfrontalière dans le cadre de l’Accord de l’ASEAN sur la pollution par la brume transfrontalière (AATHP).
Le cadre axé sur la science fait référence à la diplomatie scientifique, qui permettrait aux pays de l’ASEAN d’utiliser conjointement les données scientifiques, la recherche et l’expertise, tandis que le mécanisme de financement à long terme implique un Fonds de brouillard durable pour soutenir la surveillance, la prévention des incendies, la recherche et les activités de lutte contre le brouillard de brume.
Les propositions ont été soulevées par le ministre des Ressources naturelles et de la Durabilité environnementale, Datuk Seri Arthur Joseph Kurup, lors de la 27e réunion récente du Comité directeur ministériel sous-régional sur la pollution par brouillard transfrontalier à Bali, selon le New Straits Times.
« Cette approche devrait renforcer la coopération régionale et soutenir des politiques et des décisions fondées sur la science et les preuves », a déclaré Arthur.
Il a déclaré que la diplomatie scientifique aiderait à traduire les résultats scientifiques partagés en politiques régionales coordonnées et en décisions opérationnelles, tandis que le Fonds pour la brume durable assurerait un financement continu pour les efforts de mitigation à long terme de la brume.
Il a indiqué que lors de la réunion il était convenu que le Secrétariat de l’Asean devrait étudier la faisabilité de la diplomatie scientifique et explorer des moyens d’augmenter les contributions et l’utilisation du Fonds Asean contre le brouillard dans le cadre de l’AATHP.
Arthur a déclaré que les solutions à long terme nécessitaient une coopération et un engagement soutenus de tous les États membres dans le cadre de l’accord, signé il y a 24 ans.
Il a déclaré que l’AATHP mettait l’accent sur la coopération, le respect mutuel, la souveraineté nationale et la prise de décision basée sur le consensus, plutôt que sur les mesures punitives.
Arthur a déclaré que chaque État membre devait remplir ses responsabilités, notamment en matière de prévention et de contrôle des incendies à l’intérieur de ses frontières afin d’éviter d’affecter les pays voisins.
Il a déclaré que la Malaisie adopterait une position plus ferme sur la gestion du brouillard lors de la réunion du comité et de la conférence des parties à l’Accord de l’Asean sur la pollution transfrontalière par brouillard au Vietnam en novembre prochain.
Arthur a indiqué que les ministres de l’environnement et les hauts responsables de tous les États membres de l’ASEAN ont assisté à la réunion annuelle pour examiner la situation du brouillard et les mesures préventives.
Il a indiqué que le Centre de coordination de l’ASEAN pour le contrôle de la pollution par la brume transfrontalière (ACC THPC) serait créé pour aider les États membres à gérer l’impact des feux de tourbières et de forêt.
Arthur a déclaré que les 11 États membres de l’Asean étaient d’accord pour que la région dispose d’un centre de coordination dédié à la gestion du brouillard brumatique.
Il a indiqué que l’Indonésie, en tant que pays hôte, préparait le fonctionnement du centre en rédigeant l’accord du pays hôte, les procédures opérationnelles standard, les règles et procédures, le plan d’affaires et les programmes de travail.
Arthur a indiqué que l’Indonésie avait proposé de diriger la phase initiale de l’ACC THPC, y compris la nomination d’un ressortissant indonésien comme premier directeur exécutif.
Il a indiqué que la proposition reflétait le rôle de l’Indonésie en tant que pays hôte et son expérience dans la gestion des brouillards, des incendies de forêt et des tourbières.
Les premières dames vietnamiennes et panaméennes se lient autour de textiles ethniques lors d’un événement culturel à Hanoi
08-10-2026
Madame Ngo Phuong Ly, épouse du secrétaire général du Comité central du Parti communiste du Viêt Nam et présidente To Lam, et de Madame Maricel Cohen de Mulino, épouse du président panaméen José Raúl Mulino, ont assisté à un événement culturel mettant en valeur les groupes ethniques minoritaires du Vietnam au lac Van Chen, qui fait partie du complexe du Temple de la Littérature à Ha-Noï, le 6 octobre.

Les premières dames vietnamiennes et panaméennes se lient autour de textiles ethniques lors d’un événement culturel à Hanoï. (Photo : VNA)
Les deux dames ont été informées de la diversité culturelle des groupes ethniques vietnamiennes et ont reçu des costumes traditionnels, ainsi que des techniques de tissage, de broderie et de création de motifs préservées et transmises de génération en génération. Les matériaux, couleurs et motifs des costumes reflètent des valeurs esthétiques ainsi que des histoires d’histoire, de coutumes, de traditions et de l’identité distincte de chaque communauté.
Ils rencontrèrent des artisans et apprirent plusieurs étapes de la fabrication d’artisanat traditionnel des peuples Ta Oi, Red Dao et Blue Hmong, entre autres. Ils ont également assisté à des démonstrations de teinture indigo et de fabrication de tissus avec des motifs peints à la cire d’abeille, et entendu parler des significations derrière ces motifs.
Madame Ly a déclaré qu’elle était fière de présenter à son invitée les motifs, matériaux de tissage et teintures d’origine naturelle utilisés par les communautés ethniques vietnamiennes.
Préservation du patrimoine ne consiste pas seulement à préserver les artefacts et techniques du passé, mais surtout à créer des conditions permettant à ces traditions d’être pratiquées, développées et adaptées à la vie contemporaine, a-t-elle déclaré.
Soutenir les groupes artisanaux traditionnels, en particulier les femmes issues de minorités ethniques, les personnes vivant dans la pauvreté et les personnes handicapées dans des zones isolées et défavorisées, contribue à créer des emplois et à augmenter les revenus. Plus fondamentalement, cela les aide à raviver des métiers à risque de disparition, tels que le tissage du brocart, la poterie, la vannerie et la sculpture sur bois. Elle les soutient également dans la conception de produits adaptés aux marchés modernes, les compétences en gestion de bâtiment et la diffusion de leurs produits sur les marchés internationaux, et encourage les jeunes générations à continuer d’apprendre et de maintenir cet artisanat, a-t-elle ajouté.
La Première Dame panaméenne a déclaré être ravie et particulièrement frappée de voir des motifs familiers sur les costumes panaméens au Vietnam. Bien que les deux pays soient situés sur des continents différents, à des dizaines de milliers de kilomètres l’un de l’autre, elle a noté des similitudes entre la culture des communautés indigènes du Panama, y compris l’art Mola du peuple Guna, et l’utilisation de couleurs, de motifs et de techniques dans les costumes traditionnels des Mong, Dao et Thaï du Vietnam.
Les deux se sont ensuite assises pour prendre le thé, ont assisté à un spectacle « ao dai » (tenue longue traditionnelle) et ont échangé leurs points de vue sur le rôle des femmes dans la vie moderne, ainsi que sur la culture dans la construction de liens communautaires et la promotion de la compréhension entre les peuples.
À la fin de l’événement, l’invitée a déclaré être impressionnée par la richesse des cultures ethniques du Viêt Nam et les efforts pour maintenir les valeurs traditionnelles vivantes dans la vie moderne. L’animatrice a exprimé son espoir que le Viêt Nam et le Panama favorisent davantage d’échanges culturels et entre les peuples, contribuant à une meilleure compréhension mutuelle et à une meilleure amitié entre leurs peuples.
Dans le delta du Mékong, les crevettes au secours des rizières
09-10-2026
Pendant des générations, le fleuve a fait la richesse du sud du Viet Nam. Aujourd’hui, la mer remonte dans ses bras, les barrages retiennent ses sédiments et le climat dérègle ses crues. Dans les rizières du delta du Mékong, certains agriculteurs ne cherchent plus seulement à repousser l’eau salée : ils apprennent à produire avec elle.
Pendant longtemps, tout reposait sur un mouvement presque immuable. Le Mékong débordait, se retirait, puis débordait à nouveau. À chaque crue, il déposait sur l’immense plaine du sud du Viet Nam de l’eau douce et des sédiments venus de milliers de kilomètres en amont.
De ce mouvement est né l’un des grands greniers à riz de la planète. Mais le Mékong n’alimente plus le delta comme autrefois. Et la mer, elle, remonte désormais à sa rencontre. Pendant la saison sèche, ses eaux salées s’enfoncent dans les bras du Mékong, gagnent les canaux et menacent les nappes souterraines. Les autorités ferment parfois des vannes pour l’empêcher d’atteindre les rizières.
Et certains agriculteurs commencent à faire exactement l’inverse : ils laissent entrer le sel.
Sur des terres traditionnellement consacrées au riz, des exploitants alternent désormais riziculture et élevage de crevettes. Lorsque l’eau est suffisamment douce, ils sèment le riz. Quand la salinité augmente, les crevettes, adaptées aux eaux saumâtres, prennent le relais.
Ce qui était une menace devient ainsi, dans certaines exploitations, une ressource.
© UNU-EHS / Gonzales Le Dr Jack O’Connor est un écologiste marin à l’Institut pour l’environnement et la sécurité humaine de l’Université des Nations Unies (UNU-EHS) à Bonn, en Allemagne.
Un fleuve qui n’apporte plus assez de terre
Depuis Bonn, Jack O’Connor étudie cette transformation à l’Institut pour l’environnement et la sécurité humaine de l’Université des Nations Unies. Cet écologue marin voit dans le delta vietnamien un aperçu des choix auxquels seront confrontées de nombreuses régions côtières : combien de temps peut-on défendre un paysage contre les bouleversements qui le transforment ? Et à partir de quand faut-il apprendre à vivre avec eux ?
Car le problème ne se résume pas à la montée des mers.
Le Mékong naît sur le plateau tibétain et traverse une grande partie de l’Asie du Sud-Est avant de rejoindre la mer. Pendant des millénaires, il n’a pas seulement transporté de l’eau : il a transporté de la terre.
Ces sédiments contribuent à rehausser le sol et à remplacer les terres que la mer érode. Or les barrages construits en amont en retiennent désormais une grande partie. Selon une étude publiée en 2021, la quantité atteignant le delta est passée d’environ 143 millions de tonnes deux décennies auparavant à quelque 32 millions de tonnes.
« L’apport en eau douce diminue et celui en sédiments aussi », explique le Dr O’Connor. Ces derniers sont pourtant « précieux pour permettre au littoral de suivre le rythme de l’élévation du niveau de la mer ».
À cela s’ajoute un climat moins prévisible. « Le calendrier, l’intensité des crues, le niveau des températures et le moment où elles surviennent sont devenus plus difficiles à prévoir pour les agriculteurs », dit-il. « Or tout cela détermine le moment où ils plantent leurs cultures ».
Un nouvel épisode d’El Niño pourrait encore compliquer l’équation. Les autorités vietnamiennes ont averti cet été que ce phénomène naturel de réchauffement du Pacifique équatorial risquait d’entraîner des chaleurs prolongées, une diminution des pluies et une aggravation de l’intrusion saline.
Face au sel, même une mesure de protection peut créer un nouveau problème. Lorsque l’eau devient trop salée pour irriguer les rizières, les autorités peuvent fermer les vannes. « Ils s’inquiètent du sel qui atteint leurs cultures », rapporte le Dr O’Connor, « mais ils s’inquiètent encore davantage de savoir que, s’ils n’ont pas d’eau du tout, ils n’auront pas de récolte ».
Faire du sel un allié
C’est là que la crevette entre en scène.
Elle tolère une eau dans laquelle le riz ne pousse plus. L’alternance entre riz et crevettes permet donc de suivre, plutôt que de contrarier entièrement, les variations saisonnières de salinité. Dans la province d’An Giang, ce type d’exploitation couvre désormais plus de 100 000 hectares de terres touchées par le sel.
Certains agriculteurs réduisent aussi l’usage des engrais chimiques et des pesticides. Le Dr O’Connor et ses collègues ont étudié cette transition vers une riziculture biologique. Sur des parcelles expérimentales, la biodiversité s’est révélée nettement plus riche. Davantage de libellules, d’araignées et d’autres prédateurs naturels, tandis que poissons et crabes pouvaient fournir nourriture ou revenus supplémentaires.
Sur le papier, le système semble presque idéal.
Puis l’eau arrive du champ voisin.
Dans un delta, aucune exploitation n’est véritablement isolée. Un agriculteur peut bannir pesticides et engrais chimiques, mais l’eau qui traverse ses terres peut avoir auparavant irrigué une exploitation conventionnelle.
« En laboratoire, cela fonctionne très bien », constate le Dr O’Connor. « Sur le terrain, les difficultés apparaissent ».
L’obstacle révèle une limite plus profonde. Le paysan peut changer ce qu’il cultive. Il n’a aucune prise sur le barrage construit à des centaines de kilomètres en amont, pas davantage que sur le niveau de la mer.
« Cela commence par les individus, mais il faut véritablement un effort collectif et une coopération à plus grande échelle », résume le chercheur.
Jusqu’où s’adapter ?
Dans le delta, la réponse peut consister à changer de culture, à accueillir temporairement l’eau saumâtre ou à restaurer les mangroves, qui retiennent les sédiments et protègent le littoral.
Aucune solution n’est sans coût. Les mangroves ont besoin d’espace, parfois sur des terres dont vivent des agriculteurs. Pour le Dr O’Connor, leur restauration « doit se faire de manière juste et avec l’adhésion des populations locales ».
Pendant des générations, les habitants du delta ont organisé leur vie autour des mouvements du Mékong. Ils savaient attendre ses crues, utiliser son eau et cultiver la terre qu’il déposait.
Aujourd’hui, le fleuve apporte moins de sédiments. La mer avance. Le sel remonte.
Dans certaines rizières, les crevettes nagent désormais là où l’on aurait autrefois tout fait pour empêcher l’eau salée d’entrer.
Le défi n’est plus de préserver le delta tel qu’il était. Il est d’envisager ce qu’il peut devenir sans cesser d’offrir un avenir à ses habitants.
Hanoï organise des performances culturelles et des échanges entre groupes ethniques en réponse à la Journée de la culture du Vietnam
09-10-2026
La ville de Hanoï a organisé la cérémonie de lancement en réponse à la « Journée de la culture vietnamienne » en 2026, le 3 octobre, au Village de la culture ethnique et du tourisme du Vietnam, avec des performances culturelles et des échanges entre de nombreux groupes ethniques à travers le pays. Il s’agit de l’activité d’ouverture d’une série d’activités et d’événements pour célébrer la Journée de la culture vietnamienne de la ville.
Afin de diffuser les valeurs culturelles nationales, de promouvoir le rôle de la communauté et de renforcer le lien entre Hanoï et les localités dans la préservation et la promotion des valeurs patrimoniales, le Comité populaire de Hanoï vient de publier le Plan n° 358/KH-UBND pour organiser la cérémonie de lancement en réponse à la « Journée de la culture vietnamienne » (24/11) à Hanoï en 2026.
La cérémonie de lancement est prévue pour le 3 octobre à la scène du Village III, Village de la culture ethnique et du tourisme du Vietnam (commune de Doai Phuong, Hanoï). Le programme se déroulera à grande échelle, avec la présence de délégués de Hanoï et de représentants de 10 provinces et villes, notamment : Thai Nguyen, Tuyen Quang, Phu Tho, Son La, Gia Lai, Quang Ngai, Khanh Hoa, Dak Lak, Hue City et Can Tho. Le point fort du programme a été les performances artistiques réalisées par des artisans et des minorités ethniques vivant au Village de la Culture ethnique et du Tourisme du Vietnam avec les participants.
Après la cérémonie de lancement, de nombreux échanges culturels communautaires et activités de spectacle auront lieu, introduisant les arts traditionnels de nombreux groupes ethniques tels que : Ba Na, Gia Rai, Ede, Tay, Thai, Dao, Ta Oi, Co Tu, Khmer… Parmi eux figurent des performances de gong, des danses sinusales, des solos de luth de soie, puis le chant, le luth Tinh, la danse de la cloche, la danse thaïlandaise, des chansons folkloriques, des danses folkloriques et des xòe communautaires… Seize groupes de personnes actives chaque jour au Village de la Culture et du Tourisme Ethnique du Vietnam continuent de participer à d’autres activités.
La cérémonie de lancement de l’activité est déterminée comme le programme d’ouverture, créant de l’élan et s’étendant à la série d’activités « Journée de la culture vietnamienne » à Hanoï en 2026. Ainsi, Hanoï continue d’affirmer son rôle de centre culturel majeur du pays, tout en promeuvant les traditions historiques, culturelles et millénaires de la civilisation, tout en reconnectant et diffusant les valeurs culturelles des 54 communautés ethniques du Vietnam.
Hoa Hoc Tro 1491 : Un voyage de 35 ans accompagnant des générations d’adolescents vietnamiens
09-10-2026
https://hoahoctro.tienphong.vn
Le parcours de 35 ans de Hoa Hoc Tu accompagnant des adolescents vietnamiens a été cultivé par les mêmes visages d’écrivains et d’étudiants, depuis les premiers numéros de 1991 jusqu’aux derniers numéros de l’automne 2026. Certaines personnes ont passé leur jeunesse chez Hoa, et d’autres sont passées pour consacrer leurs années aux élèves les plus passionnants.
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La cuisine de l’école est ouverte, le déjeuner de l’internat a-t-il assez de portions, adaptées aux adolescents ?
Après un mois de rentrée, les repas en internat sont un sujet très débattu sur les réseaux sociaux. L’année scolaire 2026-2027 apporte de nombreux signes positifs : certaines écoles permettent aux parents de visiter les cuisines, de manger avec leurs enfants et de publier les menus quotidiens. Cependant, les adolescents se posent encore des questions sur la qualité des plats, des portions, des niveaux nutritionnels et l’innovation des menus chaque semaine.
La Fleur de l’Étudiant dans mon cœur est…
Le parcours de 35 ans de Hoa Hoc Tu accompagnant des adolescents vietnamiens a été cultivé par les mêmes plumes et visages d’étudiants, depuis les premiers numéros de 1991 jusqu’aux derniers numéros de l’automne 2026. Certaines personnes ont passé leur jeunesse chez Hoa, et d’autres sont passées pour consacrer leurs années aux élèves les plus passionnants.

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Plus de 4,19 millions de voix ont permis à Quang Hung MasterD de devenir champion de Tinh Ha « Say Bone ». Mais après près de trois mois d’expérimentations, de changements et de connexions, la chanteuse de Hue a également quitté le spectacle avec de nombreuses nouvelles couleurs pour son parcours musical.
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Au lieu de « bruire » sur la question de savoir s’il y a quelque chose de viral ou non, le premier album solo de HANBIN (TEMPEST) est respectable dans le processus de preuve que les idoles vietnamiennes sont assez fortes pour sortir du berceau de la K-Pop.

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85 800 hectares de riz du delta du Mékong sont en danger alors qu’El Niño pourrait dépasser un record historique
10-10-2026
Les autorités météorologiques et hydrologiques prévoient qu’El Niño atteindra une intensité très forte et peut-être un pic en novembre 2026, dépassant le record historique établi au Vietnam pour la période 2015-2016.

Selon Duong Duc Huy, directeur du département de la production et de la protection des plantes, environ 85 800 hectares de riz hivernal-printemps de la récolte 2026-27 dans le delta du Mékong sont menacés par la sécheresse et l’intrusion d’eau salée. Photo : Mau Truong / Tuoi Tre
Le sud du Vietnam fait face au risque de sécheresse sévère et d’intrusions précoces d’eau salée durant la saison sèche 2026-27.
Avec des centaines de milliers d’hectares de riz et de cultures fruitières menacés, vendredi, la Production et la Protection des plantes et le Département de la gestion et de la construction hydrauliques, tous deux sous l’égide du ministère vietnamien de l’Agriculture et de l’Environnement, se sont joints au Département provincial de l’Agriculture et de l’Environnement de Dong Thap pour tenir une conférence visant à examiner la production agricole et les efforts de prévention de la sécheresse et de l’intrusion d’eau salée en 2026 et présenter les plans pour 2027 dans la région du sud-est. Delta du Mékong.
Prévisions d’El Niño sévère
Selon Tran Van Hung, directeur adjoint du Centre hydrométéorologique régional sud, les conditions météorologiques et hydrologiques dans la région de fin 2026 à début 2027 seront fortement affectées par un fort événement El Niño, similaire au scénario historique de 2015-16.
Notamment, il y a une probabilité de 98 % qu’El Niño maintienne une intensité très forte d’octobre à décembre 2026.
Il pourrait atteindre son pic en novembre 2026, dépassant le record établi lors de la saison sèche historique 2015-2016.
El Niño devrait rester solide jusqu’au début de 2027 et se poursuivre pendant les premiers mois de l’été.
Par ailleurs, la saison des pluies dans le sud du Vietnam pourrait se terminer tôt, vers la première à la mi-semaine de novembre, soit 10 à 20 jours plus tôt que la moyenne pluriannuelle.
Les précipitations totales dans la région devraient être inférieures de 10 à 30 % à la moyenne, tandis que les températures moyennes devraient être supérieures à la norme sur plusieurs années.
La limite de salinité de 4 grammes par litre à l’embouchure des rivières dans le delta du Mékong devrait s’étendre de 50 à 70 kilomètres à l’intérieur des terres.
L’intrusion d’eau salée le long du système fluvial Vam Co pourrait atteindre 110 à 130 kilomètres à l’intérieur des terres, débutant dès fin décembre 2026 et culminant entre janvier et avril 2027.
Une intrusion précoce et plus profonde d’eau salée exercera une pression accrue sur les approvisionnements en eau douce des régions productrices de riz et de fruits du sud du pays.
Selon les évaluations sectorielles, environ 85 800 hectares de riz hivernal-printemps de la récolte 2026-27 à travers le delta du Mékong sont menacés par la sécheresse et l’intrusion d’eau salée.
Les zones les plus touchées se trouvent dans la province de Ca Mau, avec 30 000 hectares ; La ville de Can Tho, 22 000 hectares ; la province de Dong Thap, 20 000 hectares ; la province de Vinh Long, 12 000 hectares ; et la province de Tay Ninh, 1 800 hectares.
De plus, environ 120 000 hectares sous des systèmes d’élevage de crevettes de riz et dépendants des précipitations sont sérieusement menacés de pénuries d’eau.
Pour les cultures fruitières, environ 45 000 hectares dans les zones côtières sont menacés de pénuries d’eau d’irrigation pendant la saison sèche, à mesure que l’eau salée pénètre plus à l’intérieur des terres.
Les zones les plus vulnérables incluent les régions productrices de durian, car la culture est très sensible à la salinité, dans la province de Vinh Long, avec 25 000 hectares ; la province de Dong Thap, 14 000 hectares ; La ville de Can Tho, 3 000 hectares ; et la province de Tay Ninh, 3 000 hectares.
Les arbres durian sont très sensibles à l’eau salée, ce qui pousse le secteur agricole à conseiller les autorités locales pour guider les agriculteurs dans le stockage de l’eau douce et la prévention de l’intrusion d’eau salée bien à l’avance. Photo : Mau Truong / Tuoi Tre
Dans la région sud-est, plus de 70 % des terres cultivées se trouvent en dehors des zones desservies par les infrastructures d’irrigation.
En conséquence, on estime que 35 000 à 40 000 hectares de cultures vivaces feront face à des pénuries d’eau si la chaleur persiste de février à avril 2027.
Course pour éviter la sécheresse et l’intrusion d’eau salée
En réponse à des prévisions météorologiques défavorables, le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement a appelé à l’activation de plans de prévention de la sécheresse et des intrusions d’eau salée dans un scénario à très haut risque, avec des préparatifs s’appuyant sur les saisons sèches de 2015-16 et 2019-2020.
Pour protéger la production de riz, une mesure clé consiste à ajuster les calendriers de semis afin d’éviter l’intrusion d’eau salée.
L’Institut de recherche sur le riz du delta de Cuu Long a recommandé aux localités de privilégier les variétés de riz à très courte et à courte durée, qui mûrissent en 85 à 95 jours et offrent une bonne tolérance à la sécheresse et à la salinité, telles que OM2517, OM380 et OM5451.
Pour les producteurs de fruits, la recommandation principale est d’éviter strictement les traitements de floraison hors saison dans les zones à risque de sécheresse et d’intrusion d’eau salée, sauf si les réserves d’eau douce sont assurées.
Les agriculteurs doivent draguer d’urgence les fossés d’irrigation, renforcer les remblais, stocker autant d’eau douce que possible avant la fin de la saison des pluies, et vérifier de près les niveaux de salinité avant chaque prise d’irrigation.
Les localités côtières ont également été conseillées de préparer des barrages temporaires et des canaux de dragage.
Ils devraient prévoir de fermer progressivement les vannes depuis la côte en amont à partir de novembre 2026 et de mettre en service le système d’irrigation Cai Lon-Cai Be plus tôt afin de conserver l’eau douce et de protéger la production agricole.
Vietnam Express – Actualités
Du 01 au 15-10-2026
https://www.gavroche-thailande.com/category/asie/vietnam
Politique & diplomatie
APEC 2027 : le Vietnam accélère les préparatifs
Le gouvernement vietnamien accélère les préparatifs de l’APEC 2027, que le pays accueillera. Une première échéance importante est prévue dès décembre 2026 à Gia Lai avec une réunion informelle de hauts fonctionnaires. Hanoï entend profiter de l’événement pour renforcer son attractivité économique et son influence internationale.
Croissance : le gouvernement veut accélérer au quatrième trimestre
Le Premier ministre Le Minh Hung a demandé le 3 octobre aux ministères et aux 34 provinces d’accélérer les investissements publics et de simplifier les procédures administratives afin de soutenir l’activité d’ici la fin de l’année. Le gouvernement veut parallèlement préserver la stabilité macroéconomique et contenir l’inflation.
Le Premier ministre vietnamien réserve sa première tournée officielle au Laos et au Cambodge
Le nouveau Premier ministre vietnamien, Lê Minh Hưng, a choisi le Laos et le Cambodge pour ses premières visites bilatérales officielles à l’étranger, du 8 au 10 octobre. À Vientiane, il a rencontré son homologue laotien, Saleumxay Kommasith, récemment nommé à la tête du gouvernement. À Phnom Penh, il s’est entretenu avec les dirigeants cambodgiens et a été reçu par le roi Norodom Sihamoni. Cette tournée témoigne de l’importance stratégique que Hanoï accorde à ses deux voisins, avec lesquels il souhaite renforcer les échanges commerciaux, les infrastructures et la coopération sécuritaire.
Le président de l’Assemblée nationale vietnamienne en visite à Pékin
Trần Thanh Mẫn, président de l’Assemblée nationale vietnamienne, s’est rendu en Chine le 11 octobre pour une visite officielle à l’invitation de son homologue Zhao Leji. Les deux responsables doivent notamment coprésider une nouvelle session de coopération entre leurs Parlements. Cette visite intervient alors que la Chine reste le premier partenaire commercial du Vietnam, malgré les différends territoriaux qui opposent les deux pays en mer de Chine méridionale. Hanoï cherche à approfondir ses relations économiques avec Pékin tout en préservant ses intérêts stratégiques.
La France accompagne la transformation numérique de l’administration vietnamienne
Des centaines de responsables et fonctionnaires vietnamiens ont participé, le 10 octobre à Hanoï, à un séminaire consacré à la numérisation de l’administration et à l’intelligence artificielle. Organisée avec la participation d’experts français, cette rencontre prolongeait une mission de coopération menée du 5 au 9 octobre. Les échanges ont notamment porté sur la formation des cadres publics, la modernisation des services administratifs et la simplification des procédures. Un domaine dans lequel la France entend renforcer son partenariat avec le Vietnam.
Économie
Investissements publics : seulement 55,5 % des crédits décaissés
Le Vietnam avait décaissé au 24 septembre 21,85 milliards de dollars d’investissements publics, soit 55,5 % de l’objectif fixé pour l’année. Hanoï arrive en tête des collectivités avec 3,91 milliards de dollars, devant Hô-Chi-Minh-Ville. Le gouvernement veut désormais accélérer les projets afin de mobiliser l’intégralité des 39,23 milliards de dollars programmés.
À Can Tho, les déchets du riz serviront à produire de l’électricité
La société Green CT a lancé le 3 octobre à Can Tho la construction d’un complexe capable de traiter 500 000 tonnes de riz par an. Les balles issues de l’usinage seront récupérées pour alimenter la centrale biomasse de Hau Giang du groupe japonais Erex et transformer ainsi ces déchets agricoles en électricité renouvelable.
L’industrie du bois veut davantage miser sur le marché vietnamien
Longtemps tournée vers l’exportation, l’industrie vietnamienne du bois cherche désormais à développer davantage son marché intérieur. Le secteur a exporté pour 17,2 milliards de dollars en 2025, dont près de 9,5 milliards vers les États-Unis. Les professionnels estiment toutefois que le développement des ventes au Vietnam passe par de meilleures normes de qualité, une traçabilité renforcée et une meilleure connaissance du marché local.
La noix de cajou vietnamienne lorgne le marché argentin
Les producteurs vietnamiens de noix de cajou cherchent de nouveaux débouchés en Amérique du Sud. Lors d’un séminaire organisé à Buenos Aires, des représentants de la filière et de l’ambassade du Vietnam ont rencontré des importateurs et distributeurs argentins. Les exportations vers l’Argentine ont déjà atteint près de 1,2 million de dollars, pour plus de 270 tonnes.
Hanoï affiche une croissance supérieure à 10 % au troisième trimestre
L’économie de Hanoï a progressé de 10,02 % au troisième trimestre 2026, sa première croissance trimestrielle à deux chiffres de l’année, portée notamment par les services et la construction. La municipalité veut encore accélérer au dernier trimestre, en particulier dans les investissements publics et les projets à haute valeur technologique.
L’Union européenne retire le Vietnam de sa liste noire fiscale
Le 9 octobre, le Conseil de l’Union européenne a retiré le Vietnam de sa liste des juridictions non coopératives en matière fiscale. Inscrit sur cette liste en février 2026 en raison de lacunes dans l’échange d’informations fiscales, le pays a depuis engagé des démarches pour répondre aux exigences européennes. Hanoï figure désormais parmi les juridictions qui coopèrent avec l’Union européenne, mais restent soumises à un suivi. Cette décision améliore l’image du Vietnam auprès des investisseurs internationaux, sans signifier que tous les contrôles sont achevés.
Petrovietnam prévoit plus de 14 milliards de dollars d’investissements
Le groupe énergétique public Petrovietnam prévoit d’investir environ 14,23 milliards de dollars dans l’exploration et la production pétrolières et gazières entre 2026 et 2030. Ce programme représente plus du double des investissements réalisés au cours des cinq années précédentes. L’entreprise veut compenser le déclin naturel de ses principaux gisements, développer de nouvelles réserves et renforcer la sécurité énergétique nationale. Elle compte notamment relancer de grands projets gaziers et utiliser davantage les technologies numériques pour améliorer ses opérations. Ces montants correspondent à des investissements prévus, et non à des dépenses déjà engagées.
Une entreprise vietnamienne de logiciels se développe dans la cybersécurité au Japon
Le groupe technologique vietnamien Rikkeisoft a annoncé, le 9 octobre à Tokyo, un partenariat stratégique avec l’entreprise japonaise LAC, spécialisée dans la cybersécurité et appartenant au groupe KDDI. Rikkeisoft lance également RK Global Cyber, une structure consacrée à la sécurité informatique. Fondée en 2016, l’entreprise vietnamienne cherche à élargir ses activités au-delà du développement de logiciels, notamment vers l’intelligence artificielle et les services technologiques à forte valeur ajoutée. Elle affiche également l’ambition d’une future introduction en Bourse au Japon.
Les échanges commerciaux entre le Vietnam et le Cambodge poursuivent leur progression
Le commerce entre le Vietnam et le Cambodge a atteint environ 8,7 milliards de dollars sur les huit premiers mois de 2026, soit une hausse de 8,3 % sur un an. Les deux gouvernements souhaitent porter leurs échanges à 20 milliards de dollars à terme. Pour y parvenir, ils misent sur les investissements industriels, les infrastructures logistiques et l’amélioration des liaisons transfrontalières. Le Vietnam figure déjà parmi les principaux partenaires commerciaux du Cambodge, où ses entreprises sont présentes dans plusieurs secteurs.
Société
Le Vietnam bien placé dans un classement destiné aux nomades numériques
Le Vietnam occupe la sixième place du Digital Nomad Friction Index 2026, un classement publié par l’entreprise Holafly eSIM qui évalue les difficultés rencontrées par les travailleurs à distance lorsqu’ils s’installent dans un pays. Le Vietnam apparaît ainsi parmi les destinations asiatiques les plus accessibles dans cette étude.
Tet 2027 : sept jours de congés pour les fonctionnaires vietnamiens
Le gouvernement a arrêté le calendrier de plusieurs jours fériés. Les fonctionnaires bénéficieront de sept jours consécutifs de congés pour le Tet, du 4 au 10 février 2027, et de quatre jours pour la Fête nationale, du 2 au 5 septembre. Un jour de congé est également prévu le 24 novembre 2026 pour la Journée de la culture vietnamienne.
Hô-Chi-Minh-Ville accélère l’extension de son métro
La municipalité accélère les travaux de la ligne 2 du métro et prépare le lancement de trois autres lignes ferroviaires urbaines d’ici la fin de 2026. Longue de près de 11,3 kilomètres et représentant un investissement d’environ 2,1 milliards de dollars, la ligne 2 doit entrer en service commercial fin 2030.
Faux cadeaux sur TikTok : plus de 5 400 victimes d’une vaste escroquerie
Un homme de 34 ans a été inculpé à Hô-Chi-Minh-Ville pour avoir orchestré un réseau qui aurait escroqué plus de 5 400 personnes, pour un préjudice supérieur à 1,52 million de dollars. Avec 179 complices présumés, le groupe utilisait notamment des appels falsifiés et une boutique TikTok pour proposer de faux cadeaux ou tirages au sort avant de réclamer à ses victimes différents frais.
Plus de la moitié des Vietnamiens ont bénéficié d’un bilan de santé gratuit
Plus de la moitié de la population vietnamienne a déjà bénéficié du programme de bilans de santé gratuits, avec des taux supérieurs à 90 % dans certaines provinces et villes. Les autorités veulent notamment utiliser ces examens pour détecter plus tôt les maladies et les facteurs de risque, tout en s’appuyant davantage sur les dossiers médicaux numériques pour éviter les examens redondants.
Hanoï présente près de 15 milliards de dollars de projets d’infrastructures
À l’occasion du 72e anniversaire de sa libération, célébré le 10 octobre, Hanoï a présenté un programme de 292 projets représentant près de 14,9 milliards de dollars d’investissements. Transports, équipements publics, environnement, santé et développement urbain figurent parmi les priorités. Les autorités ont notamment annoncé l’ouverture technique d’un tronçon de 15 kilomètres lié au quatrième périphérique de la capitale. Les projets se trouvent toutefois à différents stades d’avancement : certains entrent en chantier, d’autres sont partiellement achevés ou simplement programmés.
Le Vietnam veut réduire sa dépendance aux importations pharmaceutiques
Le gouvernement vietnamien a approuvé, le 8 octobre, un nouveau programme de développement de son industrie pharmaceutique à l’horizon 2030, avec des perspectives jusqu’en 2045. Hanoï souhaite notamment produire localement davantage de matières premières et de substances actives nécessaires à la fabrication des médicaments. Le plan prévoit aussi le renforcement de la recherche, la modernisation des usines et l’amélioration des compétences scientifiques. L’objectif est de réduire la dépendance aux fournisseurs étrangers tout en développant une industrie pharmaceutique capable d’exporter des produits à plus forte valeur ajoutée.
La Malaisie reconnaît cinq organismes vietnamiens de certification halal
Cinq organismes vietnamiens figurent parmi les certificateurs halal reconnus par les autorités malaisiennes. Cette reconnaissance, effective depuis août, facilite les démarches des entreprises vietnamiennes qui souhaitent exporter vers la Malaisie, où la certification halal joue un rôle important dans l’accès au marché alimentaire. Les producteurs peuvent désormais faire certifier certains produits au Vietnam, sans devoir systématiquement recourir à des organismes étrangers. Une avancée commerciale pour l’agroalimentaire vietnamien, qui cherche à mieux pénétrer les marchés musulmans d’Asie du Sud-Est.
Trente-sept Vietnamiens arrêtés dans une vaste opération policière à Hong Kong
La police de Hong Kong a arrêté 127 personnes, dont 37 ressortissants vietnamiens, au cours d’une opération menée les 8 et 9 octobre dans le secteur de West Kowloon. Les enquêteurs soupçonnent l’existence d’un réseau impliqué dans des prêts illégaux, des jeux clandestins, des extorsions et des activités liées au travail irrégulier. Certaines opérations de crédit auraient appliqué des taux d’intérêt extrêmement élevés. L’enquête, menée pendant plusieurs mois, a également conduit à des saisies d’argent liquide. Les personnes arrêtées restent présumées innocentes tant que la justice n’a pas établi leur responsabilité.
Tourisme & culture
Tourisme : le Vietnam approche les 18 millions de visiteurs étrangers
Le Vietnam a accueilli environ 17,7 millions de visiteurs internationaux au cours des neuf premiers mois de 2026, soit une hausse de 14,5 % sur un an. Le pays a ainsi déjà réalisé près de 71 % de son objectif annuel, fixé à 25 millions de touristes. Dans le même temps, les revenus de l’hébergement et de la restauration ont progressé de 16,7 %.
Tourisme : le Vietnam gagne sept places dans l’indice du WEF
Le Vietnam s’est hissé au 52e rang sur 110 économies dans l’indice 2026 du développement du voyage et du tourisme du Forum économique mondial, gagnant sept places par rapport à 2024. Il occupe désormais la cinquième place en Asie du Sud-Est. Le pays se distingue notamment par sa compétitivité en matière de prix et par l’amélioration de plusieurs indicateurs liés au développement touristique.
Gastronomie : une sauce vietnamienne sur le podium de TasteAtlas
La sauce de poisson vietnamienne au piment et à l’ail occupe la troisième place d’un classement mondial des sauces à tremper publié par le site culinaire TasteAtlas, avec une note de 4,3 sur 5. Une autre spécialité vietnamienne à base de sauce de poisson fermenté apparaît également dans le palmarès, à la 15e place.
L’aéroport de Ca Mau prépare sa réouverture pour le 29 novembre
Fermé depuis plus d’un an pour d’importants travaux de modernisation, l’aéroport de Ca Mau, à l’extrême sud du Vietnam, devrait reprendre ses vols commerciaux le 29 novembre. Vietnam Airlines prévoit d’assurer une liaison quotidienne avec Hô-Chi-Minh-Ville à bord d’Airbus A321. Les travaux doivent permettre à l’aéroport d’accueillir des appareils plus grands et davantage de passagers. Cette réouverture pourrait améliorer l’accès à une région du delta du Mékong encore relativement éloignée des principaux circuits touristiques. Le calendrier reste soumis à l’achèvement des installations et aux autorisations nécessaires.
Hô-Chi-Minh-Ville accueillera le salon international Vietstock
Du 21 au 23 octobre, le Centre d’exposition et de convention de Saïgon accueillera Vietstock Expo & Forum, un rendez-vous professionnel consacré à l’élevage, à la santé animale et aux industries de l’alimentation animale. Les organisateurs annoncent plus de 300 marques participantes et attendent environ 13 000 visiteurs professionnels venus de nombreux pays. Les conférences aborderont notamment la modernisation des élevages, les nouvelles technologies et les exigences environnementales. Le salon illustre l’importance croissante de l’agro-industrie vietnamienne dans les échanges économiques régionaux.
Le tourisme rural vietnamien cherche à mieux profiter aux habitants
Réunis à Hanoï à l’occasion d’une foire consacrée aux villages d’artisans, responsables publics et professionnels du tourisme ont plaidé pour une meilleure valorisation des savoir-faire locaux. Le Vietnam dispose de milliers de spécialités agricoles et artisanales reconnues dans le cadre du programme OCOP, destiné à promouvoir les produits des communes rurales. Pourtant, les retombées économiques restent parfois limitées pour les habitants. Les intervenants souhaitent mieux associer les producteurs, les agences de voyages et les collectivités afin que les visiteurs contribuent davantage à l’économie locale.