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Revue de presse Vietnam / Du 15 au 30-09-2026

Sélectionnée par Michel Pédoussaut Impact de la fête de l’Humanité dans les cœurs des Vietnamiens 16-09-2026 https://www.ugvf.org/ Pendant trois jours 11, 12 et 13 septembre 2026, les Parisiens, les touristes et les responsables politiques se sont réunis pour débattre

Sélectionnée par Michel Pédoussaut

Impact de la fête de l’Humanité dans les cœurs des Vietnamiens

16-09-2026







Pendant trois jours 11, 12 et 13 septembre 2026, les Parisiens, les touristes et les responsables politiques se sont réunis pour débattre des évènements politiques, artistiques et internationaux dans la plus grande allégresse à Brétigny-sur-Orge au Village du monde. Plus de 570.000 participants sont venus pour assister aux nombreuses activités politiques, sociales, culturelles et artistiques sur la base aérienne 217 du Plessis-Pâté, en Essonne. Ce vaste terrain se trouve à environ 30 kilomètres au sud de Paris (1).

A l’internationale :

L’ambiance est à la fois dynamique chaleureuse, combattante, déterminée et bienveillante pour la lutte acharnée menée par Mme Trân Tô Nga pour obtenir justice pour les victimes de l’Agent orange/dioxine avec entre autres, les membres de l’UGVF, de l’AAFV, L’AAFV-Eure & Loire et du Village Van Canh de Villejuif.

Des jeunes militants pour la cause de Trần Tố Nga



Le stand Nhân Dân

Au sein de l’espace international de la Fête, le stand du journal Nhân Dân (Le Peuple) demeure un point de rencontre entre le Vietnam, le public français et les amis internationaux. Cette année, il présente le parcours de lutte pour l’indépendance, de construction et de défense nationale du Vietnam, la solidarité internationale envers le pays, ainsi que les réalisations obtenues après près de 40 ans de Doi Moi (Renouveau) et sa vision de développement à l’horizon 2045 (2).

Selon Vu Mai Hoang, chef du Département de la technologie et vice-président de l’Association des journalistes du journal Nhân Dân, la participation à la Fête de l’Humanité vise à renforcer la solidarité et l’amitié entre le Vietnam et ses amis internationaux, tout en permettant au public de mieux comprendre un Vietnam héroïque dans le passé, en développement dans le présent et tourné vers un avenir meilleur.





L’un des points forts du stand est l’objectif fixé à l’horizon 2045, année du centenaire de la fondation du pays : faire du Vietnam un pays développé à revenu élevé. À travers les documents et photographies présentés, le journal Nhân Dân souhaite faire découvrir au public français un Vietnam riche de traditions historiques, mais également engagé dans une nouvelle phase de développement, tournée vers une croissance rapide et durable et une intégration internationale approfondie. Lors des rencontres avec des représentants du Parti communiste français, du journal L’Humanité et des amis internationaux, la délégation du journal Nhân Dân a affirmé que le Vietnam attachait une grande importance au soutien du peuple français, notamment des communistes et des forces progressistes françaises, à sa lutte pour l’indépendance ainsi qu’à son œuvre de construction et de défense nationale. Sur cette base historique, les deux parties souhaitent approfondir les échanges dans les domaines journalistique et culturel et renforcer les liens entre les deux peuples.

La présence du Vietnam à la Fête de l’Humanité cette année ne se limite donc pas à rappeler une longue histoire de solidarité entre les peuples vietnamien et français. Elle contribue également à faire connaître l’image d’un Vietnam en pleine transformation, engagé dans l’intégration internationale et tourné vers des objectifs de développement plus ambitieux pour les prochaines décennies (2).

Puis sur la scène politique les Communistes, Insoumis et Ecologistes ont multiplié les propositions pour faire face à la crise sociale, en évitant de s’attaquer mutuellement.

Du côté artistique :

La programmation musicale dévoile plusieurs artistes prestigieux issus de genres variés. Soprano, Louane, Superbus, Kery James, les Wampas et UB40 se produiront sur scène, des moments très attendus. De nombreux autres artistes sont programmés pour divertir le public.

Tête d’affiche : Des icônes du rock sur la grande scène centrale.

Électro et rap : Une programmation dynamique pour les amateurs de musiques urbaines.

Chanson française : Des voix populaires issues de la variété hexagonale.

Musiques du monde : Des sonorités diverses pour une ouverture culturelle.

Perspectives

Au-delà des débats politiques, des concerts, l’événement propose des débats et des rencontres au village du livre avec des auteurs et penseurs autour de thèmes sociaux et écologiques. Cette édition 2026 confirme à la Fête de l’Humanité son statut de grande manifestation politique et populaire en France.

Nguyên Dac Nhu-Mai (Apfsv-UGVF)

Notes

  • Voir les évènements : Voir programme In

https://fete.humanite.fr/blog/programme-complet/?date=2026-09-13. Selon le journal L’Humanité du lundi 14/09 :  Le chiffre de 570.000 entrées.

Éolien offshore : des équipements fabriqués au Vietnam exportés pour la première fois vers l’Europe

16-09-2026

https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh

Le Vietnam franchit une nouvelle étape dans son développement industriel. Quatre sous-stations électriques destinées à l’un des plus grands projets éoliens offshore de Pologne ont été fabriquées au Vietnam et sont actuellement expédiées vers l’Europe. Une première qui illustre la capacité croissante du pays à produire des équipements complexes pour les grands projets énergétiques internationaux.



Pour la première fois, des infrastructures vietnamiennes destinées à l’éolien offshore prennent la direction de l’Europe. Quatre sous-stations électriques ont été fabriquées par PTSC Mechanical & Construction (PTSC M&C) au Vietnam pour équiper le futur parc éolien Baltica 2, actuellement développé au large de la Pologne.

Deux d’entre elles sont déjà en route vers l’Europe, tandis que les deux autres ont été chargées au port de PTSC et doivent également quitter prochainement le Vietnam.

Un projet capable d’alimenter 2,4 millions de foyers

Développé conjointement par le groupe danois Ørsted et l’énergéticien polonais PGE, Baltica 2 doit devenir un important parc éolien de la mer Baltique.

Avec une capacité totale d’environ 1,5 GW, il comprendra 107 éoliennes et quatre sous-stations offshore.

Ces dernières jouent un rôle essentiel mais relativement simple à comprendre : elles récupèrent l’électricité produite en mer par les éoliennes avant de permettre son acheminement vers le réseau électrique terrestre.

À partir de 2027, Baltica 2 devrait ainsi pouvoir fournir de l’électricité à environ 2,4 millions de foyers polonais.

Une partie stratégique du projet fabriquée au Vietnam

Derrière ces chiffres, l’intérêt de l’opération pour le Vietnam réside surtout dans la complexité des équipements qui ont été produits localement.

PTSC M&C était chargé de la fabrication, de l’assemblage final et de la mise en service à terre des quatre sous-stations. L’ensemble des structures concernées par le contrat représente environ 16.000 tonnes.

Au plus fort du projet, plus de 2.000 ingénieurs, ouvriers et sous-traitants ont été mobilisés simultanément sur les quatre structures.

Les équipements ont par ailleurs dû répondre aux exigences européennes en matière de qualité, de sécurité et de durabilité.

Un défi particulier : fabriquer sous le climat tropical vietnamien des infrastructures destinées à fonctionner pendant plusieurs décennies dans les conditions beaucoup plus froides et corrosives de la mer Baltique.

Le Vietnam monte dans la chaîne de valeur industrielle

Au-delà du seul projet Baltica 2, cette livraison constitue surtout un signal intéressant pour l’industrie vietnamienne.

Le pays est depuis longtemps intégré aux chaînes d’approvisionnement internationales, notamment dans le textile, l’électronique ou les biens de consommation. Mais il cherche désormais également à renforcer sa présence dans des industries plus complexes et à plus forte valeur ajoutée.

Des ouvriers travaillent sur le projet Baltica 2 sur le site de fabrication au Vietnam

Des ouvriers travaillent sur le projet Baltica 2 dans l’usine au Vietnam

La fabrication d’équipements destinés à de grands projets énergétiques européens illustre cette évolution.

Pour PTSC M&C, cette première exportation vers l’Europe doit également permettre de renforcer son expérience dans la réalisation de projets internationaux et de préparer l’entreprise à participer à de futurs projets éoliens offshore de plus grande ampleur.



Un savoir-faire qui pourrait aussi servir le marché vietnamien

Cette expérience intervient alors que le Vietnam dispose lui-même d’un potentiel important dans l’éolien offshore.

 Le développement d’une industrie locale capable de fabriquer des structures, équipements et composants pour des projets internationaux pourrait donc avoir un double intérêt : positionner les entreprises vietnamiennes comme fournisseurs de la transition énergétique mondiale, tout en construisant progressivement les compétences industrielles nécessaires aux futurs projets développés dans les eaux vietnamiennes.

Les quatre sous-stations de Baltica 2 constituent ainsi bien plus qu’une simple livraison industrielle.

En quittant les installations de PTSC pour rejoindre la mer Baltique, elles témoignent d’une ambition plus large : celle d’un Vietnam qui ne souhaite plus seulement accueillir la production industrielle mondiale, mais aussi exporter son propre savoir-faire vers certains des marchés les plus exigeants.

Sanofi et VNVC veulent produire des vaccins de nouvelle génération au Vietnam

18-09-2026

https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh

Le groupe pharmaceutique français Sanofi et le vietnamien VNVC franchissent une nouvelle étape dans leur coopération. Les deux entreprises prévoient de produire au Vietnam trois vaccins de nouvelle génération à partir de 2028, avec l’ambition de renforcer l’autonomie du pays tout en développant, à terme, une capacité d’approvisionnement pour l’Asie du Sud-Est.



La coopération entre la France et le Vietnam dans le domaine de la santé prend une dimension de plus en plus industrielle. À l’occasion du Forum d’affaires Vietnam-France organisé à Paris le 10 septembre, Sanofi et Vietnam Vaccine Joint Stock Company (VNVC) ont officialisé une déclaration commune concernant la production de vaccins de nouvelle génération au Vietnam.

L’accord prévoit de donner la priorité à trois catégories de vaccins destinées aux enfants comme aux adultes : un vaccin combiné 6-en-1, un vaccin contre la grippe saisonnière et un vaccin contre les infections à méningocoques.

Une production au Vietnam à partir de 2028

Cette coopération doit s’appuyer sur la future usine de vaccins et de produits biologiques de VNVC, actuellement en construction à Tây Ninh, dans le sud du pays.

Le calendrier annoncé prévoit une fin de construction en 2027, un démarrage de la production en 2028 puis une commercialisation des premiers vaccins à partir de 2029. L’objectif affiché est de fournir plusieurs dizaines de millions de doses chaque année au marché vietnamien, avant d’envisager une distribution plus large dans la région et une participation aux chaînes d’approvisionnement internationales.

L’usine représente un investissement initial supérieur à 2.500 milliards de dôngs. D’une superficie de plus de 26.000 m², elle vise notamment les standards internationaux WHO-GMP, EU-GMP et FDA-cGMP. Sa capacité de production prévue atteint environ 120 millions de doses par an.

Sanofi apporte son savoir-faire technologique

Au-delà de la fabrication elle-même, le projet repose sur un transfert progressif de technologies et de compétences.



La coopération entre Sanofi et VNVC prévoit notamment la formation de personnel vietnamien dans les domaines de la recherche, des opérations de production et du contrôle qualité. Des programmes sont prévus au Vietnam mais également en France afin de préparer les équipes à la production locale de ces vaccins.

Le partenariat entre les deux groupes ne date toutefois pas de septembre. Sanofi et VNVC travaillent depuis plusieurs années au développement de cette coopération, avec plusieurs accords successifs autour du transfert de technologie. Le projet avait notamment été mis en avant lors de la visite d’État d’Emmanuel Macron au Vietnam en mai 2025, au cours de laquelle le président français avait participé au lancement officiel de la construction de l’usine.

Le Vietnam veut réduire sa dépendance aux vaccins importés

Pour le Vietnam, l’enjeu dépasse la seule coopération avec Sanofi. Le pays cherche à développer une véritable industrie nationale des vaccins et des biotechnologies, capable de répondre davantage à ses propres besoins.

La production locale doit permettre de sécuriser les approvisionnements, de faciliter l’accès à certains vaccins récents et de réduire progressivement la dépendance aux importations. Le gouvernement vietnamien a d’ailleurs identifié les vaccins de nouvelle génération parmi les produits technologiques considérés comme stratégiques.

VNVC développe parallèlement des collaborations avec plusieurs autres groupes pharmaceutiques et organismes internationaux, notamment Pfizer et GSK, autour de la recherche, du partage de compétences et du transfert de technologies.

Une nouvelle illustration du partenariat France-Vietnam

L’accord intervient dans un contexte de rapprochement économique entre Paris et Hanoï, notamment dans les secteurs à forte valeur ajoutée.

La santé, les biotechnologies et l’innovation figurent parmi les domaines dans lesquels les deux pays souhaitent approfondir leurs échanges. Avec ce projet, cette coopération prend une forme particulièrement concrète : il ne s’agit plus uniquement d’importer au Vietnam des produits développés en France, mais de transférer progressivement des technologies et des capacités de production sur place.

Si le calendrier annoncé est respecté, les premiers vaccins issus de cette coopération devraient donc sortir des lignes de production vietnamiennes dès 2028, avant leur commercialisation prévue l’année suivante.

France-Vietnam : quelques accords mais pas de percée majeure lors de la visite du président Tô Lâm à Paris

20-09-2026

https://asialyst.com/fr

La visite du président vietnamien Tô Lâm en France s’est traduite par de nombreux accords et déclarations d’intention mais peu de contrats. Alors que le Vietnam est devenu un nouveau dragon asiatique avec une croissance exceptionnelle de 8% par an et un commerce extérieur flamboyant, la France compte davantage par son rôle en Europe, sa diplomatie indépendante et son potentiel militaire que par sa présence économique au Vietnam, qui reste modeste.

Tô Lâm, président de la République du Vietnam et secrétaire général du parti communiste vietnamien, est un homme puissant et pressé. Il veut accélérer la croissance de son pays au rythme de 10% par an pour atteindre la catégorie des pays à haut revenu d’ici vingt ans. Pour y parvenir, il a entrepris des réformes en profondeur de l’État et des collectivités locales, en lançant par ailleurs un programme massif d’investissements publics dans les infrastructures du pays.

Sous la houlette de Tô Lâm, le Vietnam a franchi en 2025 deux seuils symboliques importants. Avec un PIB annuel par habitant atteignant 5 000 dollars, il est entré dans la catégorie des pays à revenus intermédiaires de la tranche dite « supérieure » de la Banque Mondiale, une catégorie qui est encore celle de la Chine aujourd’hui. Par ailleurs, le PIB vietnamien a désormais dépassé celui de la Thaïlande pour devenir la deuxième économie de l’ASEAN derrière l’Indonésie.

Tô Lâm s’est fortement mobilisé sur le front international depuis sa nomination comme président du pays en février 2026. Sa visite en France du 9 au 11 septembre s’inscrit dans une tournée diplomatique allant de Moscou à Washington, à l’occasion de l’assemblée générale des Nations unies, puis au Canada. Une tournée principalement occidentale qui fait suite à d’autres au cours des six derniers mois en Asie du Sud-Est (Thaïlande, Singapour et Philippines), en Chine et en Océanie.

La relation avec la France est officiellement au beau fixe depuis l’établissement d’un « partenariat stratégique global » en octobre 2024 lors de la visite précédente de Tô Lâm à Paris, suivie en mai 2025 par une visite d’Emmanuel Macron au Vietnam. Une série d’accords signés en présence des deux présidents à l’Elysée le 10 septembre illustre la diversification des relations bilatérales et maintient le lien privilégié dans l’aéronautique.

Une dizaine d’accords gouvernementaux et commerciaux

La coopération gouvernementale se traduit par des accords dans les domaines de la santé, la sécurité civile, les minerais critiques (identifier et exploiter les gisements vietnamiens), le ferroviaire (protocole d’accord pour la création conjointe au Vietnam d’une école de technologie ferroviaire) et les opérations de maintien de la paix à l’ONU.

Dans le domaine spatial, Lô Lâm a fait le geste de participer au Sommet International de l’Espace de Paris le 10 septembre, boycotté par les deux poids lourds américains du secteur Space X et Blue Origin. Après la vente par Airbus Aerospace en 2013 d’un premier satellite d’observation de la terre intitulé VNRED-SAT1, une lettre d’intention cette fois ci pour un co-développement a été signé en 2025 par Airbus Aerospace, le CNES et VAST (l’académie des sciences et des technologies du Vietnam) pour la réalisation de VNREDSAT-2. Une seconde lettre d’intention gouvernementale conforte la précédente et mentionne la création au Vietnam d’un centre d’observation de la terre. Mais on n’est toujours pas au stade d’un accord industriel, financier et commercial définitif qui devrait intervenir en 2027.

L’aéronautique était comme d’habitude en bonne place dans les accords signés, principalement sous la forme de déclaration d’intention plutôt que de contrats fermes entre Airbus et Vietnam Airlines (fourniture de cinq nouveaux A 350-900) ainsi que Vietravel Airlines (20 A320 et 30 A321 Neo). Le seul contrat ferme porte sur la maintenance des A320 et A330 entre Thalès, Airbus et Vietjetair.

Concernant les enjeux climatiques et environnementaux, l’Agence Française de Développement (AFD) a signé avec le ministère vietnamien des finances un financement de 41,3 millions d’euros pour la gestion intégrée des ressources en eau de la province de Dien Bien.

Globalement, cette série d’accords a le mérite d’approfondir et diversifier les axes de coopération entre les deux pays, mais sans percée majeure et sans s’attaquer au déséquilibre commercial bilatéral qui ne cesse de s’accroître.

Le Vietnam grand gagnant de l’accord de libre-échange avec l’Union européenne

Les succès économiques du Vietnam reposent d’abord sur son intégration accélérée dans le commerce mondial. Les exportations étaient en progression de 22% en 2025 et représentaient, à 450 milliards de dollars, 90% du PIB du pays. L’Union européenne est le troisième partenaire commercial de Hanoï derrière la Chine et les États-Unis, assez nettement devant l’ASEAN.

L’accord de libre-échange UE-Vietnam entré en vigueur le 1er août 2020 n’a pas empêché une aggravation du déséquilibre des échanges bilatéraux, avec un déficit européen qui est passé de 39 milliards de dollars en 2020 à 74 milliards de dollars en 2025.

Source : International Trade Center.

L’évolution du commerce bilatéral franco-vietnamien est similaire, avec un excédent vietnamien qui a progressé de plus de 60% depuis 2020 et un taux de couverture des échanges (qui correspond au ratio imports/exports) limité à 16% pour la France et à 15% pour l’Union européenne. Contrairement à Washington qui a imposé à Hanoï un accord commercial léonin, Bruxelles et Paris n’ont pas haussé le ton avec le Vietnam, préférant miser sur les investissements européens et sur l’accompagnement de la transformation économique du pays, avec un accord bilatéral de protection des investissements en voie de ratification.

La France, pour sa part, mise sur un partenariat diplomatique tourné vers la préservation du multilatéralisme et sur le développement d’une coopération militaire. Comme l’indiquait Emmanuel Macron dans l’allocution prononcée en présence de Tô Lâm le 10 septembre à l’Elysée : « Nous ne voulons être les vassaux de qui que ce soit. Nous voulons rester des nations indépendantes, défendre notre autonomie stratégique et, ce faisant, avoir des partenaires de confiance, prévisibles, stables, loyaux. » Un vœu qui ne doit pas tomber dans la naïveté face aux priorités vietnamiennes parmi lesquelles l’Europe n’est pas nécessairement au premier plan.

La menace américaine

Tô Lâm a réussi l’exploit en 2025 de négocier un accord commercial relativement favorable avec Donald Trump alors que son pays était menacé de sanctions commerciales particulièrement élevées (46% en avril 2025). Les droits de douane sur les produits vietnamiens destinés au marché américain ont été fixés à 20% en juillet 2025, puis à 10% après l’annulation en mars 2026 par la Cour suprême des accords commerciaux négociés par la Maison Blanche, enfin à 12,5% en juillet 2026 sur la base de la section 301 du Trade Act.

Le Vietnam a largement ouvert ses portes aux produits américains avec la suppression des droits de douane et des achats importants dans l’aéronautique, l’énergie et l’agro-alimentaire, conduisant à une progression de 19% des exportations américaines en 2025. Mais dans le même temps, les exportations vietnamiennes vers les États-Unis ont encore bondi de 42% pour atteindre 194 milliards de dollars en 2025, portant le déficit bilatéral américain à 178 milliards de dollars. Un niveau qui est désormais proche de celui que Washington avait avec Pékin la même année (202 milliards de dollars).

Tô Lâm reste donc sous une forte pression pour augmenter davantage les importations vietnamiennes en provenance des États-Unis. Le risque d’une concurrence « déloyale » au profit des exportateurs américains est permanent. Il est particulièrement clair dans le secteur aéronautique. Avant 2025, Airbus occupait 85% du marché vietnamien des monocouloirs (la gamme des A320), avec une situation de quasi-monopole chez Vietjet et Vietnam Airlines. La part de marché de Boeing pourrait passer à 40-45% sur ce segment de marché d’ici 2032 grâce une commande par VietJet de 200 Boeing 737 MAX et par Vietnam Airlines de 50 Boeing 737-8.

Pour les avions gros porteurs, Boeing a pris l’avantage avec une commande de 40 B-787 Dreamliners par Sun PhuQuoc Airways tandis que Vietnam Airlines a lancé un appel d’offres pour 30 nouveaux gros porteurs qui devrait être partagé entre Airbus (A350-900) et Boeing (787-9/10). En quelques années Boeing aura donc rattrapé son retard pour faire jeu égal avec Airbus sur le marché vietnamien. Même si les lettres d’intention signées lors de la visite de Tô Lâm à Paris se concrétisent, elles n’inverseront pas la tendance en faveur de Boeing.

Le risque d’une perte d’influence européenne dans le domaine des importations agro-alimentaires vietnamiennes est moins important. Les États-Unis concentrent leurs exportations sur le coton, le soja, le maïs distillé et les fruits frais alors que l’Union européenne exporte des produits laitiers, du porc et des produits transformés, avec un volume d’exportation vers le marché vietnamien qui continue à progresser en 2025 (+5,4%). L’harmonisation des normes phyto sanitaires entre l’UE et le Vietnam, qui fait partie de l’accord de libre-échange, facilite les exportations européennes.

Dans le domaine énergétique les exportateurs américains ciblent le gaz naturel liquéfié alors que les Européens investissent dans les énergies renouvelables.

Il reste un autre domaine d’importance considérable pour la France où la compétition avec les États-Unis s’intensifie, qui est celui de la défense.

Les non-dits sur la coopération militaire

Hormis l’accord de coopération sur les opérations de maintien de la paix de l’ONU et un commentaire d’Emmanuel Macron sur la vente prochaine de trois hélicoptères NH90, rien n’a filtré sur les négociations bilatérales en cours dans le domaine de l‘armement. Tô Lâm est très peu disert sur le sujet. Aucune mention de ventes d’armes n’a été faite lors de son passage à Moscou le 8 septembre. Et pourtant les enjeux sont importants.

Le Vietnam cherche à moderniser sa flotte d’avions de chasse pour faire face à la nouvelle gamme des avions de chasse chinois (le J-16 et l’avion furtif J-20). Le Rafale est en compétition pour remplacer la flotte vieillissante des chasseurs russes SU-22. Il s’agirait de livrer 24 Rafales de quatrième génération pour remplacer 30 SU-22, et l’on apprenait en avril dernier qu’un pilote vietnamien avait testé les performances du Rafale lors d’une mission en France. La concurrence est américaine avec le F16, et russe avec l’avion furtif Sukhoi SU57. La presse spécialisée parie sur un partage entre le Rafale et le SU57, le F16 étant handicapé par les conditions d’usage traditionnellement imposées par l’armée américaine.

Safran poursuit par ailleurs des négociations avec le ministère de la sécurité publique pour l’assemblage sur le sol vietnamien de cinq à dix drônes « Patroller. » Il s’agit de drônes de grande dimension (18 mètres d’envergure) qui ne sont plus compétitifs en situation de conflit mais qui conservent un rôle utile pour la surveillance maritime.

Globalement le choix français d’une coopération très active avec Hanoï en faisant l’impasse sur les déséquilibres croissants de la relation bilatérale doit encore prouver sa pertinence face à un pays qui avance très vite et qui est passé maître dans l’art des compromis gagnants.

Par Hubert Testard

Le Vietnam prône le multilatéralisme au Forum Xiangshan de Pékin

20-09-2026

https://lecourrier.vn

Au 13e Forum Xiangshan de Pékin, le Vietnam a appelé à renforcer le multilatéralisme, à promouvoir un ordre international juste et inclusif, fondé sur le droit international.

Le membre du Bureau politique, vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Phan Van Giang, prononce un discours lors de la première session plénière, consacrée à l’ordre international et à la stabilité stratégique au 13e Forum Xiangshan de Pékin. 
Photo : Hai Yên/VNA/CVN



Le 13e Forum Xiangshan de Pékin s’est ouvert le 16 septembre dans la capitale chinoise. Le général d’armée Phan Van Giang, membre du Bureau politique, vice-Premier ministre et ministre de la Défense, conduit une haute délégation du ministère vietnamien de la Défense pour y participer. Il a prononcé un discours lors de la première session plénière, consacrée à l’ordre international et à la stabilité stratégique.

Le général d’armée Phan Van Giang a indiqué que le monde traverse des changements majeurs, complexes et imprévisibles. La paix et la stabilité constituent une aspiration commune de la communauté internationale. Les pays souhaitent promouvoir un ordre juste et inclusif, fondé sur le droit international. Cependant, les conflits armés se poursuivent dans de nombreuses régions, le droit international n’est pas toujours strictement respecté et la compétition stratégique reste forte.

Le général Phan Van Giang a souligné que promouvoir le multilatéralisme signifie œuvrer à un ordre international juste et inclusif, fondé sur le droit et les institutions internationales. Un tel ordre exige une stabilité stratégique garantissant un environnement pacifique, l’égalité et le respect mutuel entre les États, ainsi que le règlement des différends par le dialogue, dans le respect du droit international, de la Charte de l’ONU et des engagements régionaux.

Pour consolider les fondements de l’ordre international et bâtir la stabilité stratégique, le général Phan Van Giang a mis en avant quatre questions essentielles.

Premièrement, les États doivent faire preuve de bonne volonté et de sincérité, instaurer une confiance stratégique et partager les responsabilités. La responsabilité des grandes puissances est particulièrement importante : plus leurs capacités sont grandes, plus leur responsabilité doit l’être.

Tous les pays, quelle que soit leur taille, doivent respecter l’indépendance et les intérêts légitimes des autres, sans rechercher leur propre sécurité au détriment de celle d’autres pays.

Deuxièmement, le droit international, notamment la Charte de l’ONU, doit être respecté comme fondement régissant les relations entre les États.

Troisièmement, il faut renforcer le rôle des mécanismes multilatéraux, avec l’ONU au centre de la gouvernance de la sécurité mondiale. En Asie-Pacifique, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) joue un rôle central dans l’élaboration de l’architecture régionale, le maintien de la paix et de la stabilité, la prévention des conflits, le dialogue et le renforcement de la confiance.

Panorama de la première session plénière au 13e Forum Xiangshan de Pékin.
Photo : Hai Yên/VNA/CVN



Le Vietnam respecte et met pleinement en œuvre la Déclaration sur la conduite des parties en Mer Orientale (DOC) et souhaite accélérer les négociations en vue de la conclusion d’un Code de conduite en Mer Orientale (COC) efficace, substantiel et applicable. Le Vietnam persiste à régler les problèmes en Mer Orientale par des moyens pacifiques, sur la base du droit international, notamment de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) de 1982.

Quatrièmement, la solidarité, le consensus, l’entraide et le partage sont indispensables. Dans un monde de plus en plus interdépendant, aucun pays ne peut faire face seule aux défis sécuritaires de plus en plus complexes, traditionnels comme non traditionnels.

Dans son discours, le général Phan Van Giang a également exprimé sa solidarité à la suite des récentes crues soudaines survenues dans la zone frontalière entre la Chine et le Népal. Il a également saisi cette occasion pour annoncer que la 3e Exposition internationale de la Défense du Vietnam, prévue en décembre 2026, aura pour thème « Paix – Amitié – Coopération pour un développement commun ».

Le 13e Forum Xiangshan de Pékin se déroule du 15 au 17 septembre sous le thème « Bâtir un consensus sur la stabilité, faire progresser ensemble la gouvernance en matière de sécurité ».

Il marque le 20e anniversaire du forum et réunit près de 100 délégations officielles, ainsi que des experts et chercheurs de nombreux pays, régions et organisations internationales, dont plus de 60 représentants de niveau ministériel ou responsables militaires de haut rang.

Un expert alerte : une intervention de l’IA pourrait ne laisser au gouvernement que quelques minutes pour prendre une décision

20-09-2026

https://trithucvn2.net

Alors que l’intelligence artificielle (IA) est de plus en plus utilisée dans le domaine militaire et les opérations cybernétiques, des experts en sécurité avertissent que, si l’IA intervenait dans les réseaux de commandement nucléaire ou lançait de manière autonome des cyberattaques militaires, les États-Unis pourraient ne disposer que de quelques minutes pour déterminer s’ils sont victimes d’une attaque chinoise ou s’il s’agit simplement d’une défaillance du système.

Les experts à l’origine de cette mise en garde participent au Dialogue sino-américain sur l’IA et la sécurité nationale, soutenu par la Brookings Institution et le Centre pour la sécurité et la stratégie internationales de l’Université Tsinghua.

Melanie Sisson, chercheuse principale à la Brookings Institution, est coauteure du rapport Advancing Human Control of Military AI (« Renforcer le contrôle humain de l’IA militaire »), publié le 9 septembre. Le rapport propose une série de mesures préventives visant à réduire les risques d’erreur de jugement et d’escalade des conflits à mesure que les capacités autonomes de l’IA progressent.

Principales recommandations

  • Établir des « lignes rouges » concernant l’utilisation de l’IA dans les systèmes nucléaires.
  • Garantir que la décision finale concernant les cyberattaques militaires graves reste entre les mains des humains.
  • Mettre en place une ligne téléphonique directe entre les États-Unis et la Chine, spécifiquement destinée à gérer les incidents militaires liés à l’IA.

Le rapport a été publié alors que les États-Unis et la Chine devraient organiser un dialogue gouvernemental sur l’IA, ainsi qu’à l’approche d’une rencontre très attendue entre le président Donald Trump et le président chinois Xi Jinping à Washington, le 24 septembre.

La compétition dans le domaine de l’IA dépasse désormais la guerre des puces

Selon le rapport, les États-Unis et la Chine étaient auparavant convenus que la décision d’utiliser des armes nucléaires devait rester sous contrôle humain. Toutefois, à mesure que l’IA pénètre plus profondément dans le domaine militaire, de nouveaux risques apparaissent.

L’un des scénarios envisagés serait qu’un système d’IA lance une cyberattaque contre le système de commandement, de contrôle et de communications nucléaires (NC3) d’un autre pays sans autorisation humaine explicite.

Si l’attaque résultait d’une erreur de l’IA, d’une mauvaise interprétation ou d’une compromission du système, le pays ciblé pourrait ne pas être en mesure de déterminer immédiatement s’il s’agit d’un incident involontaire ou d’une action ordonnée par le gouvernement adverse. Dans le contexte des armes nucléaires, une telle erreur d’appréciation pourrait rapidement se transformer en une grave crise militaire.

Melanie Sisson propose que l’approbation finale des cyberattaques assistées par l’IA contre les systèmes NC3 d’un autre pays et contre les infrastructures stratégiques essentielles reste toujours entre les mains des humains. Elle estime également que des secteurs d’infrastructures critiques tels que la finance, la santé et l’énergie devraient être inclus dans ce périmètre de protection.

Le rapport estime par ailleurs que Washington et Pékin doivent parvenir à une définition commune du concept de « contrôle humain significatif » (meaningful human control). En effet, même si les deux parties affirment que l’IA militaire est soumise au contrôle humain, le degré d’autonomie réellement accordé à l’IA peut être très différent d’un pays à l’autre. Sans norme commune, un même concept pourrait donc être interprété de manière contradictoire.

Lorsque les machines réagissent trop rapidement

Le rapport propose également la création d’une ligne téléphonique directe dédiée aux incidents militaires liés à l’IA entre les États-Unis et la Chine.

Par exemple, le système de défense reposant sur l’IA d’un pays pourrait détecter une activité suspecte et réagir automatiquement. L’IA de l’autre pays pourrait alors interpréter cette réaction comme une nouvelle attaque et lancer automatiquement une contre-attaque.

Dans cette chaîne de réactions « machine contre machine », se déroulant à très grande vitesse, les humains pourraient ne pas avoir le temps d’intervenir. Une ligne directe permettrait à l’un des deux camps d’indiquer rapidement que l’action de l’IA pourrait résulter d’une défaillance du système, d’une action non autorisée ou d’un incident encore en cours d’examen, réduisant ainsi le risque que cette action soit interprétée comme une attaque délibérée menée par le gouvernement.

Cependant, certains experts, dont Carla Freeman, de la School of Advanced International Studies de l’Université Johns Hopkins, doutent de l’efficacité des mécanismes actuels de communication de crise militaire entre les États-Unis et la Chine. Elle cite notamment le refus de responsables chinois de répondre aux appels téléphoniques américains lors de l’affaire du ballon chinois en 2023.

Dans un article publié dans War on the Rocks en janvier, elle souligne également que la structure hiérarchique rigide et descendante de la bureaucratie chinoise empêche les officiers de rang inférieur de prendre des initiatives lorsqu’ils sont en contact avec leurs homologues américains.

Elle déclare :

« Dans le système chinois, personne ne souhaite échanger avec la partie américaine avant que les plus hauts dirigeants et les parties concernées au sein du système du Parti et de l’État aient discuté de la situation et décidé de la réponse à apporter. Ce processus peut prendre plusieurs jours, voire davantage. »

Ainsi, même si une nouvelle ligne directe consacrée à l’IA était créée, une question resterait ouverte : serait-elle réellement capable de fonctionner efficacement durant les minutes décisives d’une crise ?

Réactions de Washington et de Pékin

Bien que les gouvernements des deux pays n’aient pas publiquement soutenu les propositions du rapport, la Chine intègre de plus en plus l’IA dans son cadre existant de contrôle des armements.

L’IA constitue désormais une fonction officielle du Département du contrôle des armements du ministère chinois des Affaires étrangères, qui est également chargé des questions nucléaires, de la non-prolifération, des missiles et d’autres questions de sécurité internationale.

De son côté, Washington ne dispose pas d’une agence unique de contrôle des armements spécifiquement chargée de l’IA. La politique de sécurité nationale relative à l’IA est répartie entre le Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche, le département d’État, le Pentagone et d’autres agences.

Les deux gouvernements restent prudents face aux mesures susceptibles de ralentir le développement de leurs technologies respectives. Le président Trump a déjà averti que des restrictions trop larges pourraient permettre à la Chine de prendre l’avantage.

Les entreprises vietnamiennes à la recherche d’opportunités commerciales sur le marché russe

20-09-2026

https://fr.nhandan.vn

Le 15 septembre, l’édition 2026 du Salon international de l’alimentation WorldFood Moscow a ouvert ses portes au centre d’exposition Crocus Expo, dans la capitale russe.

Cette année, plus de 30 entreprises vietnamiennes participent au salon et y présentent de nombreux produits phares, dans le but de rechercher les opportunités de mise en relation directe et d’expansion de la présence des produits vietnamiens sur le marché russe.

Dans le cadre de WorldFood Moscow 2026, les entreprises vietnamiennes présentent une gamme particulièrement diversifiée de produits, notamment du café, des noix de cajou, du riz, du poivre, des boissons, des fruits et des produits alimentaires transformés.

Selon Duong Hoang Minh, conseiller commercial du Vietnam en Russie, depuis 2023, les entreprises vietnamiennes participent de manière de plus en plus active à WorldFood Moscow ainsi qu’à de nombreux salons spécialisés en Russie.

En particulier, les produits vietnamiens sont de plus en plus présents sur le marché russe. De nombreux produits tels que les jus de fruits, les fruits séchés, les aliments prêts à consommer et les sauces sont désormais disponibles dans de grandes chaînes de distribution, offrant aux consommateurs russes davantage de possibilités de découvrir les produits et les marques vietnamiens.

Ces derniers temps, le cadre du partenariat stratégique intégral entre le Vietnam et la Russie, ainsi que les mécanismes de coopération bilatérale, ont créé des conditions favorables pour lever les obstacles et aider les entreprises des deux pays à élargir leur coopération, a affirmé Duong Hoang Minh.

Par ailleurs, l’Accord de libre-échange entre le Vietnam et l’Union économique eurasiatique (UEEA), qui prévoit la suppression progressive d’environ 90 % des lignes tarifaires, offre un avantage supplémentaire aux produits vietnamiens pour accéder au marché russe.

« Ce que nous souhaitons surtout, c’est que les entreprises tirent davantage parti de cet accord et puissent passer de la simple exportation de marchandises vers la Russie à l’investissement et à la production sur place, afin de commercialiser leurs produits en Russie ainsi que sur le marché de l’UEEA. La valeur ajoutée serait alors bien plus importante que dans le cas de l’exportation de produits bruts », a expliqué Duong Hoang Minh.

Des modèles vietnamiens réussis sur le marché russe

L’un des groupes vietnamiens qui s’engagent dans cette voie est le groupe TH. Après plusieurs années consacrées au déploiement de son projet d’élevage de vaches laitières et de transformation du lait en Russie, l’entreprise se rapproche désormais de l’étape de commercialisation de produits fabriqués localement.

Selon Ngo Thanh Hoan, directeur général de l’usine TH en Russie, l’usine dispose d’une capacité nominale d’environ 1 000 tonnes de lait par jour et devrait, dans un premier temps, produire quelque 500 tonnes par jour. Quelque six lignes de production sont actuellement en cours d’installation pour fabriquer du lait à boire, des yaourts et différents produits conditionnés.

La mise en place en Russie d’une chaîne de production intégrée, allant de la culture des aliments pour le bétail et de l’élevage de vaches laitières à la transformation du lait, permet à TH de mieux maîtriser ses approvisionnements en matières premières et ses débouchés.

L’entreprise espère qu’une fois l’installation et les essais des lignes de production achevés, les produits laitiers de la marque TH fabriqués en Russie pourront rapidement faire leur apparition dans les rayons des magasins.

« En tant que l’un des premiers groupes vietnamiens à investir sérieusement, méthodiquement et professionnellement en Russie, TH assume une responsabilité qui ne se limite pas à l’aspect économique : nous contribuons également à resserrer la coopération entre les deux pays. Le projet de TH bénéficie d’un très large soutien de la partie russe, qu’il s’agisse des terrains, de l’agriculture ou des politiques préférentielles, qui créent des conditions favorables au développement de l’entreprise. Au-delà de notre volonté de développer nos activités économiques, nous sommes également fiers de contribuer au renforcement de l’amitié spéciale entre le Vietnam et la Russie », a noté Ngo Thanh Hoan.

Toujours selon le représentant de TH, le marché russe offre encore de nombreuses opportunités aux entreprises vietnamiennes. Toutefois, pour investir sur le long terme, celles-ci doivent se préparer de manière rigoureuse sur les plans financier et humain, disposer d’équipes d’experts qualifiés et faire preuve d’un haut niveau de professionnalisme afin de pouvoir rivaliser avec les entreprises locales.

TH se tient également prête à partager son expérience et à accompagner les entreprises vietnamiennes souhaitant étudier et pénétrer le marché russe.

De nouvelles opportunités s’ouvrent aux entreprises vietnamiennes

À l’occasion de leur participation à WorldFood Moscow cette année, de nombreuses entreprises vietnamiennes recherchent activement des possibilités d’accroître leurs exportations et d’établir des contacts directs avec les clients russes.

Pham Van Trinh, président du conseil d’administration et directeur de la société par actions Tin Thanh Dat, une entreprise spécialisée dans le café dans la province de Gia Lai (dans les hauts plateaux du Centre du Vietnam), a indiqué que sa société présentait au salon des produits à base de café vert.

Selon Pham Van Trinh, la Russie constitue un important marché de consommation de café, tandis que les évolutions du système de distribution observées ces dernières années ouvrent de nouvelles perspectives aux entreprises vietnamiennes.

« Auparavant, les importateurs occidentaux contrôlaient les circuits de distribution. Ils achetaient le café au Vietnam avant de le distribuer ici aux torréfacteurs. Aujourd’hui, leur retrait de la coopération a créé un vide. Les torréfacteurs russes vont donc se tourner vers des pays avec lesquels la Russie entretient toujours de bonnes relations politiques et commerciales, comme le Vietnam. C’est également une occasion pour les exportateurs vietnamiens de rechercher des partenaires sur le marché russe », a-t-il expliqué.

Outre l’avantage tarifaire dont bénéficie le café vert, l’entreprise relève également certaines difficultés, notamment le coût élevé des emprunts, qui pèse sur la capacité des partenaires russes à importer et à constituer des stocks de marchandises.

La participation de plus en plus active des entreprises vietnamiennes à WorldFood Moscow témoigne de l’attrait du marché russe pour les produits vietnamiens.

S’appuyant sur des relations bilatérales solides et sur les avantages accordés par l’Accord de libre-échange entre le Vietnam et l’UEEA, les entreprises disposent ainsi d’une occasion non seulement d’accroître leurs exportations, mais aussi de construire progressivement leurs marques et de s’implanter durablement sur le marché russe.

WorldFood Moscow 2026 se tient du 15 au 18 septembre. Réunissant 873 producteurs et fournisseurs venus de 30 pays, ce salon international offre aux entreprises l’occasion de présenter leurs produits, de rencontrer directement les clients, de rechercher des distributeurs et de mieux cerner les besoins ainsi que les évolutions du marché russe.

La coopération économique et commerciale est un pilier et un moteur important des relations entre le Vietnam et les États-Unis

23-09-2026

https://news.laodong.vn

Le secrétaire général et président Tô Lâm a reçu une délégation de la Chambre des représentants des États-Unis conduite par le député Gregory Meeks, membre éminent de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants américaine.

Selon l’Agence vietnamienne d’information (VNA), dans le cadre de son déplacement aux États-Unis pour participer à la session de haut niveau de la 81e Assemblée générale des Nations unies ainsi qu’à des activités bilatérales, le 21 septembre à New York, le secrétaire général et président Tô Lâm a reçu la délégation de la Chambre des représentants américaine conduite par Gregory Meeks.

Le secrétaire général et président Tô Lâm a vivement apprécié l’attention et le soutien du Congrès américain, notamment de Gregory Meeks, envers le Vietnam et les relations entre les deux pays. Il a affirmé que le Vietnam considère les États-Unis comme l’un de ses partenaires les plus importants sur le plan stratégique et souhaite approfondir davantage le partenariat stratégique global entre les deux pays, afin de le rendre toujours plus substantiel, stable, concret et efficace.

Soulignant le rôle des parlements des deux pays dans le renforcement des fondements politiques, de la compréhension mutuelle et de la confiance, Tô Lâm a demandé au député Gregory Meeks et au Congrès américain de continuer à soutenir les relations bilatérales, de renforcer les échanges de délégations ainsi que les échanges entre les commissions spécialisées, les groupes parlementaires d’amitié et les assistants parlementaires.

Gregory Meeks a salué les évolutions positives des relations entre le Vietnam et les États-Unis, réaffirmé l’importance des relations avec le Vietnam ainsi que le rôle de la coopération parlementaire. Il a exprimé le souhait de continuer à promouvoir les échanges entre les parlements des deux pays, contribuant ainsi au développement du partenariat stratégique global Vietnam–États-Unis.

La coopération économique et commerciale

Abordant la coopération économique et commerciale, le secrétaire général et président Tô Lâm a souligné qu’elle constitue un pilier et un moteur important des relations entre les deux pays. Il a demandé aux deux parties de promouvoir un commerce libre, équitable, équilibré et durable, et d’achever rapidement les négociations en vue d’un accord commercial réciproque, équitable et équilibré.

Le Vietnam souhaite également renforcer sa coopération avec les États-Unis dans les domaines de la science et de la technologie, de l’innovation, de la transformation numérique et des industries de haute technologie.

Tô Lâm a demandé au Congrès américain de continuer à accorder de l’attention et à soutenir la coopération dans le règlement des conséquences de la guerre, la défense et la sécurité nationales, la coopération entre les collectivités locales ainsi que les échanges entre les peuples.

Il a également demandé aux États-Unis de créer des conditions favorables au développement de la communauté vietnamienne présente sur leur territoire, afin qu’elle puisse contribuer positivement à la vie locale et jouer un rôle de pont d’amitié entre les deux pays.

Gregory Meeks a approuvé les propositions du secrétaire général et président Tô Lâm, soutenant le maintien de la dynamique positive des relations Vietnam–États-Unis et le renforcement du rôle des parlements dans la promotion de la coopération bilatérale.

Le député a affirmé qu’il continuerait à contribuer au renforcement de la compréhension et de la confiance mutuelles et au développement stable, substantiel et efficace du partenariat stratégique global Vietnam–États-Unis.

Coopération dans le règlement des conséquences de la guerre

La partie américaine a remercié le Vietnam et salué vivement son soutien actif et responsable dans les recherches, le rapatriement et l’identification des restes des soldats américains portés disparus pendant la guerre (MIA — Missing in Action).

Les États-Unis ont réaffirmé leur engagement à continuer de soutenir le Vietnam dans le règlement des conséquences de la guerre, notamment dans l’élimination des bombes, mines et autres explosifs laissés par la guerre, le traitement de la pollution aux dioxines et le soutien aux personnes handicapées.

Les États-Unis ont également affirmé leur volonté d’accompagner le Vietnam dans la mise en œuvre de la campagne de 500 jours et nuits consacrée à la recherche, au rapatriement et à l’identification des dépouilles des martyrs vietnamiens dont les informations sont incomplètes ou qui sont portés disparus depuis la guerre.

Le même jour, le secrétaire général et président Tô Lâm a reçu Sarah A. Soule, directrice de la Stanford Business School de l’Université Stanford.

Il a également rencontré des amis américains à New York tôt dans la matinée du 22 septembre, heure du Vietnam.

Le marché vietnamien s’ouvre davantage aux enseignes françaises

24-09-2026



Le Vietnam adapte sa réglementation commerciale aux engagements pris dans ses accords de libre-échange. Pour les entreprises européennes, la réforme facilite notamment l’ouverture de nouveaux points de vente. Une évolution qui intervient au moment où le français Decathlon annonce vouloir accélérer le développement de ses magasins et de son commerce en ligne dans le pays.

Une barrière supplémentaire tombe pour les distributeurs français au Vietnam. Le gouvernement vietnamien a adopté début septembre une nouvelle réglementation sur les activités commerciales des investisseurs étrangers. Elle doit entrer en vigueur le 18 octobre 2026.

Pour les entreprises européennes, l’enjeu concerne notamment l’ouverture de nouveaux magasins. Pendant des années, les distributeurs étrangers souhaitant développer leur réseau au-delà d’un premier point de vente pouvaient être soumis à un Economic Needs Test (ENT), un examen permettant aux autorités vietnamiennes d’évaluer la nécessité économique d’une nouvelle implantation.

L’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Vietnam (EVFTA) avait toutefois prévu la disparition de cette contrainte cinq ans après son entrée en vigueur. L’accord étant appliqué depuis le 1er août 2020, cet engagement est arrivé à échéance en août 2025. Les autorités vietnamiennes ont elles-mêmes rappelé cette obligation lors de la préparation de la nouvelle réglementation.

Un avantage concret pour les entreprises françaises

Le décret adopté le 3 septembre vient ainsi adapter le cadre réglementaire vietnamien aux engagements internationaux pris par Hanoï. Pour une enseigne française, la différence est loin d’être théorique. La disparition de l’ENT réduit les contraintes pesant sur l’ouverture de magasins supplémentaires et facilite donc, potentiellement, le développement d’un véritable réseau de distribution.

Elle ne signifie pas pour autant que les entreprises européennes peuvent désormais ouvrir librement des magasins partout dans le pays. Les règles vietnamiennes en matière d’implantation commerciale, d’urbanisme ou encore d’autorisations administratives continuent de s’appliquer. Mais l’une des barrières spécifiques auxquelles étaient confrontés les distributeurs étrangers disparaît.

Decathlon veut accélérer

Le calendrier coïncide avec les ambitions affichées par l’un des principaux investisseurs français au Vietnam : Decathlon. Le groupe est présent dans le pays depuis plus de trente ans et le Vietnam constitue aujourd’hui l’un des piliers de sa chaîne mondiale de production.

Le 11 septembre, à l’occasion de la visite en France du dirigeant vietnamien Tô Lâm, Frédéric Merlevede, directeur mondial de la production de Decathlon, a confirmé à l’agence Vietnam News Agency que le groupe entendait poursuivre ses investissements dans le pays.

Decathlon veut notamment augmenter la valeur ajoutée et le contenu technologique des produits conçus et fabriqués au Vietnam. Mais le groupe ne regarde plus seulement le pays comme une base de production destinée aux marchés internationaux. Il veut aussi vendre davantage aux consommateurs vietnamiens.

Frédéric Merlevede a ainsi annoncé la volonté de Decathlon d’accélérer le développement de son réseau de magasins et de son commerce électronique à travers le pays. Le dirigeant met notamment en avant la progression des revenus, l’urbanisation et l’intérêt croissant des Vietnamiens pour la pratique sportive.

Production et consommation

Cette évolution illustre l’une des transformations du marché vietnamien. Pour les groupes étrangers implantés de longue date dans le pays, le Vietnam n’est plus seulement un atelier de production à bas coûts. Son marché intérieur, qui dépasse les 100 millions d’habitants, devient lui-même un débouché.

Decathlon résume bien cette double stratégie. Frédéric Merlevede identifie deux avantages majeurs : la compétitivité du Vietnam comme base industrielle mondiale et le potentiel de croissance de sa consommation intérieure. Il cite également l’EVFTA parmi les facteurs qui renforcent l’attractivité du pays pour le groupe.

La réforme intervient au moment où Decathlon affiche de nouvelles ambitions commerciales au Vietnam. Le groupe français, présent dans le pays depuis plus de trente ans, souhaite accélérer le développement de son réseau de magasins et de son commerce en ligne.

Paris et Hanoï veulent accélérer

Cette convergence s’inscrit également dans un rapprochement économique entre la France et le Vietnam. Lors de la visite de Tô Lâm en France les 10 et 11 septembre, Paris et Hanoï ont réaffirmé leur volonté d’assurer la mise en œuvre intégrale de l’EVFTA, notamment en matière d’accès au marché. Emmanuel Macron et Tô Lâm ont également clôturé ensemble un Haut Conseil d’affaires Vietnam-France consacré au développement des échanges et des investissements.

Pour les entreprises françaises, l’enjeu de l’EVFTA dépasse donc la seule diminution des droits de douane. L’accord modifie progressivement les conditions dans lesquelles elles peuvent produire, investir mais aussi vendre directement sur le marché vietnamien.

Et c’est probablement là que réside le changement le plus intéressant : après avoir longtemps attiré les entreprises françaises pour ses capacités de production, le Vietnam veut désormais aussi les convaincre de miser sur ses consommateurs.

Déclaration conjointe complète sur l’établissement du partenariat stratégique Vietnam-Canada

25-09-2026

https://en.baochinhphu.vn

Le Vietnam et le Canada ont publié une déclaration conjointe sur la transformation de leur partenariat global en partenariat stratégique à l’occasion de la visite d’État du secrétaire général et président To Lam au Canada les 24 et 25 septembre.

Ci-dessous l’intégralité de la déclaration conjointe :

À l’invitation de la gouverneure générale du Canada, Son Excellence la très honorable Louise Arbour, le secrétaire général du Comité central du Parti communiste vietnamien et président de la République socialiste du Vietnam, To Lam, a effectué une visite d’État au Canada du 24 au 25 septembre 2026. Il s’agissait de la première visite officielle au Canada d’un secrétaire général du Parti communiste vietnamien depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 1973, marquant une étape historique dans les relations canado-vietnamiennes.

Dans le cadre de sa visite, Son Excellence To Lam a rencontré le très honorable Mark Carney, Premier ministre du Canada, à Ottawa. Cette visite a démontré le ferme engagement des deux dirigeants à faire entrer les relations bilatérales dans une nouvelle ère de coopération plus approfondie, plus substantielle et plus durable, fondée sur une coopération économique renforcée, une croissance mutuellement avantageuse et un développement durable.

Le Vietnam et le Canada sont des partenaires de confiance, attachés à une relation fondée sur le respect mutuel de leurs systèmes politiques, de leur indépendance, de leur souveraineté et de leur intégrité territoriale respectifs ; un dialogue ouvert et honnête ; des intérêts équilibrés et interdépendants ; et le respect du droit international et de la Charte des Nations Unies, en vue de promouvoir la paix, la stabilité, la coopération et le développement aux niveaux régional et mondial. En tant que pays fortement intégrés au système commercial mondial, le Vietnam et le Canada reconnaissent que la prospérité repose sur des engagements économiques internationaux fondés sur des règles.

Les deux dirigeants ont élevé les relations entre le Vietnam et le Canada au rang de partenariat stratégique, articulé autour de huit piliers : 1) Coopération bilatérale, régionale et multilatérale ; 2) Coopération commerciale, d’investissement, financière et économique ; 3) Coopération en matière de transport, de gestion de la chaîne d’approvisionnement et d’infrastructures ; 4) Coopération en matière de transformation numérique, d’intelligence artificielle, de technologies de pointe et d’innovation ; 5) Coopération en matière de sécurité énergétique, d’environnement et de croissance durable ; 6) Coopération en matière de sécurité alimentaire et d’agroalimentaire ; 7) Coopération en matière de défense, de sécurité, de sécurité maritime, de police et de justice ; et 8) Coopération en matière d’éducation, de culture et d’échanges entre les peuples. Ensemble, ces piliers permettent au Vietnam et au Canada de relever les défis communs, de saisir les nouvelles opportunités et de contribuer à une région indo-pacifique plus sûre, plus prospère et plus dynamique.

Coopération bilatérale, régionale et multilatérale

1. Les dirigeants ont reconnu l’importance d’un engagement soutenu pour renforcer les fondements institutionnels de la relation bilatérale, faciliter la coopération sur les priorités communes et appuyer la gestion efficace des nouveaux défis et des nouvelles opportunités. Ils ont réaffirmé leur engagement à renforcer la confiance politique et la compréhension mutuelle par le biais d’échanges réguliers de haut niveau, des mécanismes bilatéraux existants, tels que les consultations bilatérales Vietnam-Canada, le Comité économique mixte, le Dialogue sur la politique de défense et le Dialogue maritime, ainsi que par un engagement accru des organisations concernées, conformément aux lois et règlements des deux pays. Ils se sont également félicités des possibilités de dialogues réguliers entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays et de la mise en place d’un Dialogue Vietnam-Canada sur l’agriculture, ainsi que des discussions en vue de l’établissement d’un Dialogue bilatéral sur la sécurité et l’application de la loi. Au cours de sa visite, le secrétaire général et président To Lam a invité le Premier ministre Mark Carney à se rendre au Vietnam.

2. Les dirigeants se sont également félicités des engagements pris pour renforcer la coopération parlementaire grâce à des échanges entre les commissions, les groupes d’amitié, les femmes et les jeunes parlementaires des deux pays, contribuant ainsi à une meilleure compréhension mutuelle et à des liens plus étroits entre les peuples.

3. Les deux dirigeants partagent l’engagement de faire respecter le droit international et de renforcer la coopération régionale et multilatérale au sein de diverses instances, notamment les Nations Unies, l’APEC, les mécanismes dirigés par l’ASEAN et la Francophonie, ainsi que dans le cadre de l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP). Ils ont réaffirmé leur soutien à la centralité de l’ASEAN, discuté de la coordination de la stratégie indopacifique du Canada et de la vision de l’ASEAN sur l’Indopacifique, et se sont engagés à approfondir la coopération dans le cadre du partenariat stratégique ASEAN-Canada. Cette coopération porte notamment sur des domaines d’intérêt commun tels que l’énergie, la sécurité alimentaire, l’intelligence artificielle et l’économie numérique. Le Canada a salué le leadership du Vietnam à la présidence de la Commission du PTPGP en 2026 et la poursuite de sa collaboration dans le cadre du Dialogue sur le commerce et l’investissement PTPGP-UE, ainsi que les préparatifs pour accueillir l’APEC en 2027, et s’est déclaré prêt à appuyer le Vietnam dans ce rôle, ainsi que pendant sa présidence de l’ASEAN en 2030. Le Vietnam a accueilli favorablement les offres du Canada d’accueillir la Francophonie en 2028 et l’APEC en 2029. Les deux parties se sont également engagées à poursuivre leur coordination sur les enjeux régionaux et mondiaux et à promouvoir leurs intérêts communs afin de favoriser la paix et la stabilité, et le respect du droit international, notamment la Convention de Vienne sur les relations consulaires et la Charte des Nations Unies.

Commerce, investissement, coopération financière et économique

1. Le commerce est un pilier des relations entre le Vietnam et le Canada, largement facilité par le PTPGP. Le Vietnam est le principal partenaire commercial du Canada au sein de l’ASEAN, et la croissance rapide des échanges témoigne de la solidité de notre partenariat économique et du potentiel important qui subsiste pour développer le commerce, les investissements, les partenariats commerciaux stratégiques et la coopération au développement, afin d’appuyer nos priorités communes.

2. Les dirigeants ont réaffirmé leur soutien à la conclusion et à la mise en œuvre rapides et réussies de l’Accord de libre-échange ASEAN-Canada, qui constituera un fondement important pour approfondir la coopération économique entre le Canada et l’ASEAN. Les deux parties sont également convenues d’optimiser l’efficacité du Comité économique mixte Vietnam-Canada et ont réaffirmé leur soutien à la mise en œuvre, à la modernisation et à l’élargissement du PTPGP. Par ailleurs, le Vietnam et le Canada soutiennent la connectivité régionale et le commerce fondé sur des règles par l’intermédiaire de leurs partenaires partageant les mêmes intérêts, à savoir les dialogues sur le commerce et l’investissement du PTPGP avec l’Union européenne et l’ASEAN.

3. Les deux parties ont réitéré leur soutien à un système commercial multilatéral non discriminatoire, ouvert, juste, inclusif, équitable, transparent et fondé sur des règles. Les dirigeants ont réaffirmé leur engagement à promouvoir les droits et principes du travail internationalement reconnus, le travail décent et une croissance économique inclusive, conformément aux normes pertinentes de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Ils se sont félicités de la poursuite de leur engagement au sein de l’OIT, de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), du Fonds monétaire international (FMI), du Groupe de la Banque mondiale (GBM), de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) et dans le cadre du Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP). Ces engagements visent à éliminer les obstacles à l’accès aux marchés et à promouvoir l’accès réciproque aux marchés, à faciliter la circulation des biens et des services entre les deux pays et à soutenir l’intégration accrue des entreprises canadiennes dans les chaînes d’approvisionnement pertinentes. Les deux parties ont salué les efforts déployés pour accroître les investissements directs bilatéraux au Vietnam et au Canada. Le Vietnam a réaffirmé sa volonté de créer des conditions favorables aux investissements des entreprises canadiennes et à l’établissement d’activités stables et durables au Vietnam.

4. Les dirigeants ont également salué les efforts déployés pour renforcer la coopération entre le Vietnam et les provinces, territoires et municipalités canadiens, les agences de promotion du commerce et des investissements et les communautés d’affaires des deux pays.

Coopération dans les domaines du transport, de la gestion de la chaîne d’approvisionnement et des infrastructures

1. Les dirigeants ont réaffirmé l’importance de chaînes de transport et d’approvisionnement maritimes et aérospatiales résilientes, diversifiées et fiables, et ont convenu de travailler ensemble pour supprimer les obstacles à l’accès au marché et faciliter la croissance des volumes d’échanges, renforcer la résilience maritime et maintenir la continuité de la chaîne d’approvisionnement.

2. Ils se sont également félicités des progrès réalisés dans la coopération bilatérale en matière de transport, notamment la signature du protocole d’entente sur la coopération en matière de transport maritime et les consultations sur l’aviation de septembre 2026, qui ont permis d’accroître la capacité des services aériens et de libéraliser davantage les itinéraires dans le cadre de l’Accord de transport aérien Vietnam-Canada afin de permettre des services aériens directs.

3. Les dirigeants ont réaffirmé l’importance de la collaboration pour réduire les émissions du transport maritime. Cela comprend la promotion d’initiatives de transport maritime écologique, telles que le protocole d’entente relatif au corridor de transport maritime écologique multiportuaire et multijuridictionnel du Pacifique, et l’étude des possibilités de soutenir le développement et le déploiement de carburants à faible teneur en carbone et de technologies zéro émission.

4. Ils se sont également félicités de la poursuite de la collaboration entre les responsables de l’aviation civile et les principaux partenaires régionaux afin d’étendre l’assistance ciblée en matière de sécurité aérienne aux aéroports prioritaires du Vietnam, en faisant progresser la surveillance partagée et le contrôle de la qualité

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Coopération en matière de transformation numérique, d’intelligence artificielle, de technologies de pointe et d’innovation

1. Reconnaissant les importantes opportunités offertes par la transformation numérique, l’intelligence artificielle et les technologies de pointe pour stimuler l’innovation, accroître la productivité, créer des emplois de qualité et ouvrir de nouvelles perspectives de croissance économique, les dirigeants se sont engagés à explorer les possibilités de coopération en matière de science, de technologie et d’innovation, notamment au sein d’instances multilatérales telles que l’APEC et les mécanismes pilotés par l’ASEAN, ainsi que par l’adoption de technologies de pointe. Ils ont également convenu d’étudier les possibilités de promouvoir une transformation numérique durable, des écosystèmes numériques sécurisés et une infrastructure, une cybersécurité et une gouvernance des données améliorées, conformément à la réglementation nationale et au droit international.

2. Les dirigeants se sont félicités des possibilités de coopération offertes par les mécanismes de l’ASEAN, notamment par le biais du programme ASEAN-Canada AI Connect, afin de renforcer les capacités, de promouvoir une gouvernance responsable de l’IA et un développement numérique inclusif.

3. Les dirigeants se sont félicités du développement des partenariats entre les universités, les établissements de recherche et l’industrie et ont convenu d’appuyer la collaboration en matière de recherche, la mobilité des talents et les partenariats d’innovation dans les secteurs stratégiques, notamment les STIM, l’intelligence artificielle, les technologies quantiques et les semi-conducteurs. Ils ont également convenu de coopérer pour soutenir le développement d’écosystèmes d’innovation et de jeunes entreprises et ont souligné l’appui du Canada aux prochains symposiums sur l’innovation verte et l’entrepreneuriat durable.

Coopération en matière de sécurité énergétique, d’environnement et de croissance durable

1. Les dirigeants ont reconnu que la sécurité énergétique est une pierre angulaire de la croissance économique, du développement industriel et de la prospérité à long terme. Ils ont souligné l’importance d’un approvisionnement énergétique fiable, abordable et durable pour soutenir la résilience économique, la compétitivité et les efforts de transition énergétique. Ils ont mis en lumière le rôle du Canada en tant que partenaire énergétique de confiance, possédant une expertise dans les technologies énergétiques conventionnelles, renouvelables et émergentes, et se sont félicités des possibilités d’approfondir la coopération bilatérale afin d’appuyer les objectifs du Vietnam en matière de sécurité énergétique et de développement durable, tout en favorisant la croissance, l’investissement et les exportations pour le secteur énergétique canadien.

2. Les dirigeants se sont félicités de la signature d’un protocole d’entente sur la coopération énergétique et la transition vers une énergie propre entre le Vietnam et le Canada et ont convenu d’élargir leur coopération dans le domaine des énergies conventionnelles et propres, notamment le GNL, l’hydrogène et les énergies renouvelables, ainsi que d’autres technologies favorisant la transition énergétique, la gestion du carbone et la résilience économique, par le partage d’expériences. Ils se sont également félicités du dialogue en cours entre les acteurs vietnamiens et canadiens sur le potentiel de coopération nucléaire civile. Enfin, ils se sont engagés à explorer les possibilités de collaboration pour le développement de l’énergie solaire et éolienne, notamment en partageant leur expertise sur les ressources éoliennes terrestres et en mer.

3. Les dirigeants ont réaffirmé leur engagement à lutter contre les changements climatiques et se sont engagés à renforcer la collaboration en matière de protection de l’environnement et de biodiversité. Ils se sont également félicités de la signature d’un protocole d’entente sur le renforcement de la coopération environnementale entre le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement du Vietnam et Environnement et Changement climatique Canada, qui portera sur des domaines d’intérêt commun tels que l’adaptation aux changements climatiques, le méthane, la pollution (notamment la pollution plastique), la nature et d’autres enjeux.

4. Les dirigeants ont reconnu que des infrastructures durables et résilientes face aux changements climatiques sont essentielles à la croissance économique, à la prospérité et à la compétitivité à long terme des deux pays. Dans ce cadre, ils ont mis en lumière le projet « Municipalités résilientes face aux changements climatiques au Vietnam », financé par le Canada, qui réunira des municipalités canadiennes et leurs homologues de certaines régions urbaines du Vietnam afin d’échanger des expertises sur les infrastructures résilientes face aux changements climatiques et la gestion des déchets, tout en présentant les technologies et solutions canadiennes permettant de relever les défis climatiques communs.

5. Ils se sont également félicités du soutien continu du Canada à la transition énergétique du Vietnam dans le cadre du Partenariat pour une transition énergétique juste, notamment grâce au financement concessionnel géré par la Banque mondiale. Les dirigeants ont souligné l’importance de poursuivre le projet REACH (Vietnam Renewable Energy Accelerating Change), qui vise à intégrer davantage d’énergie éolienne et solaire au réseau électrique vietnamien. De plus, l’aide au développement et le financement de Financement Développement Canada pour les initiatives à faibles émissions de carbone ont été reconnus comme des contributions précieuses aux objectifs de carboneutralité et de croissance durable.

Coopération en matière de sécurité alimentaire et d’agroalimentaire

1. Les dirigeants ont souligné le rôle crucial de l’agriculture et de la coopération agroalimentaire pour garantir un approvisionnement alimentaire fiable, promouvoir le développement durable et stimuler l’innovation tout au long de la chaîne de valeur alimentaire. Ils ont noté l’importance croissante des relations agroalimentaires et des produits de la mer, dont les échanges combinés atteindraient près de 1,7 milliard de dollars canadiens en 2025, ce qui souligne la forte complémentarité des secteurs agricoles des deux pays. Les dirigeants se sont engagés à renforcer la coopération en matière de sécurité alimentaire, d’agriculture durable et d’innovation en agrotechnologie. Ils se sont félicités de la mise en place du Dialogue agricole Vietnam-Canada, qui renforcera la coopération agricole.

2. Les dirigeants se sont également félicités du renouvellement d’un protocole d’entente entre le ministère vietnamien de l’Agriculture et de l’Environnement et l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) sur les mesures sanitaires et phytosanitaires, en vue de renforcer la coopération en matière de réglementation, notamment les mesures sanitaires et phytosanitaires, la salubrité des aliments, la santé animale et végétale, le commerce agricole et la durabilité environnementale, afin de faciliter un commerce agricole et de produits de la mer sûr, prévisible et efficace.

3. Ils ont salué les initiatives de coopération technique, notamment le Réseau Canada-ASEAN sur les normes d’échange en matière d’agriculture et de salubrité alimentaire (CANSAFE) et d’autres initiatives de coopération réglementaire.

Coopération en matière de défense, de sécurité, de sécurité maritime, de répression et de justice

1. Reconnaissant qu’un environnement de sécurité de plus en plus complexe et interconnecté exige une coopération accrue entre partenaires de confiance, les dirigeants ont réaffirmé leur engagement à renforcer le dialogue sur la défense, à poursuivre la collaboration dans le cadre du Dialogue annuel sur les politiques de défense et du Plan de travail triennal sur la coopération en matière de défense, et ont convenu d’explorer les possibilités de coopération en matière de sécurité, notamment en matière d’aide humanitaire et d’intervention en cas de catastrophe, de renforcement des capacités d’application du droit maritime et de réponse aux défis non traditionnels en matière de sécurité. Ils se sont félicités de la participation du Canada au Salon de la défense du Vietnam, des possibilités de formation offertes au personnel militaire vietnamien dans le cadre du Programme de formation et de coopération militaires, et de l’annonce par le Vietnam de l’établissement d’un bureau permanent d’attaché de défense au Canada.

2. Les dirigeants sont également convenus d’explorer les possibilités de coopération dans des domaines tels que la cybersécurité, le renforcement de la connaissance du domaine maritime, la coopération entre les forces armées, le renseignement, l’industrie de la défense, les sciences et technologies et l’innovation, en fonction des capacités de chaque pays, tout en maintenant la consultation et le soutien mutuel dans le cadre de la coopération régionale et multilatérale en matière de défense afin de favoriser le dialogue, de prévenir les conflits, de renforcer la résilience coordonnée et de préserver un environnement de sécurité internationale stable. Ils ont pris note du souhait du Canada de participer aux mécanismes appropriés de l’ADMM+ avec le consensus de l’ASEAN, notamment en lui accordant le statut d’observateur au sein des groupes de travail d’experts de l’ADMM+ pour la période 2027-2029. Ils ont également réaffirmé leur coopération pour renforcer la capacité du Viet Nam à contribuer aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies et sont convenus d’explorer la possibilité de poursuivre leur coopération afin que le Département des opérations de maintien de la paix du Viet Nam devienne un centre d’excellence régional pour la formation au maintien de la paix en Asie du Sud-Est.

3. Les dirigeants se sont félicités des premières discussions sur la coopération douanière. Les deux pays examineront les options permettant de renforcer les autorités douanières afin qu’elles puissent répondre aux risques de plus en plus complexes et transnationaux liés aux chaînes d’approvisionnement, prévenir, détecter, enquêter sur les infractions douanières et les poursuivre, et faciliter le commerce légitime. Ces discussions jetteront les bases de la future négociation d’un accord d’assistance mutuelle en matière douanière, qui établira un cadre juridique et opérationnel pour une coopération de confiance entre les autorités douanières. Cet accord sera un outil essentiel pour permettre aux autorités douanières de répondre plus efficacement aux risques de plus en plus complexes et transnationaux liés aux chaînes d’approvisionnement et de faciliter efficacement le commerce légitime.

4. Les dirigeants ont souligné que les défis sécuritaires posés par la criminalité transnationale organisée, notamment les fraudes et escroqueries de masse, la cybercriminalité, les flux financiers illicites et le trafic de stupéfiants, constituent des risques importants pour la sécurité économique, la sécurité publique et la stabilité régionale. Ils se sont félicités des discussions en vue de l’établissement d’un dialogue bilatéral sur la sécurité et l’application de la loi, qui appuiera la coopération dans la lutte contre ces menaces. Dans le cadre de cette coopération, le Canada a proposé d’explorer la possibilité d’une collaboration avec le Viet Nam sur les menaces d’intérêt commun, notamment la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants en ligne, la cybercriminalité et la fraude facilitée par le numérique, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ainsi que le trafic illicite de stupéfiants et de précurseurs.

5. Les dirigeants ont réaffirmé leur soutien indéfectible au règlement pacifique des différends conformément au droit international, sans menace ni recours à la force, ainsi qu’à la liberté de navigation et de survol, au commerce licite et sans entrave en mer de Chine méridionale et au respect des droits souverains et de la juridiction des États côtiers sur leurs zones économiques exclusives (ZEE) et leurs plateaux continentaux, tels qu’établis par le droit international, notamment la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) de 1982. Ils se sont félicités de la signature d’un mémorandum d’entente sur la coopération en matière de transport maritime entre le ministère vietnamien de la Construction et Transports Canada, qui prévoit des engagements de collaboration et d’échange de pratiques exemplaires en matière de maintien et d’amélioration de la sécurité physique et cybernétique dans le secteur maritime.

6. Le Vietnam et le Canada reconnaissent l’importance de renforcer leur coopération juridique bilatérale afin de favoriser une gouvernance efficace, d’améliorer la compréhension mutuelle de leurs cadres juridiques et réglementaires et de promouvoir leurs intérêts communs. Les dirigeants se sont engagés à approfondir leur coopération dans les domaines juridique et judiciaire et se sont félicités de l’intensification des échanges entre les représentants vietnamiens et canadiens, ainsi que de la coopération en cours dans le cadre du Projet de renforcement des capacités judiciaires Vietnam-Canada et de sa contribution au renforcement du professionnalisme judiciaire. Ces projets permettront d’améliorer l’environnement propice au commerce, à l’investissement et au règlement des différends commerciaux, d’appuyer l’harmonisation des réformes juridiques et réglementaires nationales avec le PTPGP et d’autres engagements internationaux, et d’améliorer l’accès à la justice.

Coopération dans les domaines de l’éducation, de la culture et des échanges entre les peuples

1. Les dirigeants ont souligné que l’amitié durable entre le Vietnam et le Canada repose sur des liens humains solides, soutenus par une diaspora vietnamo-canadienne dynamique, des échanges universitaires croissants et des liens commerciaux, culturels et communautaires en plein essor. Ils se sont engagés à approfondir la coopération dans l’enseignement supérieur, le développement des compétences, la recherche et les échanges universitaires, notamment dans des domaines prioritaires tels que l’intelligence artificielle, les semi-conducteurs, les sciences de la vie et la fabrication de pointe.

2. Les deux parties ont souligné leur soutien aux étudiants, aux enseignants, aux universitaires et aux chercheurs participant à des programmes d’enseignement et de formation dans les deux pays. Le Vietnam s’est également félicité de la présence accrue d’étudiants, d’universitaires et de professeurs canadiens étudiant, menant des recherches et donnant des conférences dans les universités vietnamiennes, et les deux pays ont encouragé les universités à établir des partenariats avec leurs homologues.

3. Les dirigeants se sont félicités du nombre croissant d’échanges entre étudiants, chercheurs, professionnels et chefs d’entreprise vietnamiens et canadiens. Ils ont souligné la contribution du Programme de bourses et de stages pour les Canadiens de la région Indo-Pacifique (PSSCI) au renforcement de la collaboration en matière de recherche entre les deux pays et se sont réjouis du soutien continu du Canada aux bourses et aux possibilités d’échanges éducatifs pour les étudiants et chercheurs vietnamiens, notamment par l’entremise du Programme de bourses et d’échanges éducatifs pour le développement (SEED Phase II). La Phase I du SEED a octroyé plus de deux cents bourses à des étudiants vietnamiens pour étudier et mener des recherches au Canada, tandis que plus de quarante universitaires, chercheurs et professeurs canadiens se rendront au Vietnam dans le cadre du programme PSSCI.

4. Les dirigeants se sont également engagés à renforcer les liens entre les entreprises et les collectivités en s’appuyant sur la contribution importante des communautés de la diaspora, tout en favorisant les voyages, le tourisme et les échanges commerciaux entre les deux pays. Ils se sont félicités de la conclusion fructueuse des négociations visant à élargir l’Accord de transport aérien Vietnam-Canada, une étape décisive qui permettra désormais des vols directs de passagers et de fret entre les deux nations, renforçant ainsi les liens entre les populations et créant de nouvelles opportunités commerciales et d’investissement. Les dirigeants se sont également engagés à entamer des discussions exploratoires en vue d’un accord de sécurité sociale Vietnam-Canada et à promouvoir la coopération entre les organismes vietnamiens et les administrations locales canadiennes dans les domaines de l’emploi et du développement des ressources humaines. Ils se sont félicités de l’opportunité de dialogue et d’échange d’expériences entre le Vietnam et le Canada sur les questions relatives à l’emploi et au développement des ressources humaines.

5. Les dirigeants ont souligné que l’investissement dans les ressources humaines est essentiel à la prospérité, à la sécurité et au développement, et se sont félicités de la poursuite de la coopération au développement. Par exemple, ils ont convenu de faire avancer le projet de gouvernance locale inclusive (GLI), qui établira des liens entre les établissements d’enseignement postsecondaire canadiens et l’Académie vietnamienne d’administration publique et de gouvernance (APAG) afin de moderniser le programme de formation des fonctionnaires vietnamiens et de renforcer la gouvernance inclusive. Ils ont également salué le projet de renforcement de la participation politique des femmes qui, grâce à des partenariats, permettra aux femmes vietnamiennes d’acquérir les compétences et les connaissances nécessaires pour participer efficacement aux processus législatifs et d’élaboration des politiques dans les secteurs prioritaires. Le Vietnam a accueilli favorablement l’offre du Canada de fournir une expertise technique supplémentaire dans les secteurs prioritaires communs, tels que l’énergie et la salubrité des aliments, en mettant l’accent sur les échanges entre les populations, l’élaboration de la réglementation et le transfert des meilleures pratiques.

6. Les dirigeants se sont entendus sur les possibilités de renforcer la coopération entre les autorités touristiques et les intervenants du secteur afin de promouvoir les deux pays comme destinations touristiques. Ils se sont également engagés à promouvoir davantage les échanges culturels et touristiques, activités qui favorisent la compréhension mutuelle entre les Canadiens et les Vietnamiens, et attendent avec intérêt la signature prochaine d’un protocole d’entente sur la culture.

Mise en œuvre et prochaines étapes

Les ministres des Affaires étrangères des deux pays se coordonnent avec les organismes compétents pour élaborer un plan d’action visant à mettre en œuvre les objectifs du partenariat stratégique. 

Les Maldives et le Vietnam conviennent de renforcer leurs consultations bilatérales.

25-09-2026

https://psmnews.mv

Les Maldives et le Vietnam ont signé un mémorandum d’entente (MoU) établissant un cadre de consultations régulières sur les questions bilatérales, régionales et internationales d’intérêt commun.

Cet accord a été conclu entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays en marge du segment de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.

La ministre des Affaires étrangères maldivienne, Iruthisham Adam, et son homologue vietnamien, le Dr Le Hoai Trung, ont procédé à l’échange du MoU à l’issue de leur rencontre bilatérale.

Cet accord vise à instaurer un mécanisme structuré de dialogue régulier entre les deux ministères et à renforcer la coopération entre les Maldives et le Vietnam.

La ministre Iruthisham a déclaré que la formalisation de ce mécanisme de consultation bilatérale contribuerait à une coopération plus étroite et à un engagement accru entre les deux pays.

Elle a également réaffirmé l’engagement des Maldives à travailler en étroite collaboration avec le Vietnam pour faire progresser la coopération bilatérale et explorer de nouveaux domaines de partenariat, dans l’intérêt des populations des deux pays.

Une décennie de coopération Mékong-Lancang : réalisations et défis

25-09-2026

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Officiellement établi en 2016, le mécanisme de coopération Mékong-Lancang (CML), après une décennie de mise en œuvre, a réalisé des progrès remarquables en matière de renforcement institutionnel et de coopération concrète dans les domaines prioritaires, consolidant ainsi les relations entre les pays riverains du Mékong et du Lancang. La CML entre actuellement dans une phase de développement global, mais se heurte simultanément à de nombreux défis, tels que des intérêts et des niveaux d’engagement inégaux entre les pays de la région, une concurrence accrue entre les grandes puissances et des chevauchements entre les mécanismes sous-régionaux. Cet article analyse et évalue les progrès accomplis par le mécanisme de coopération Mékong-Lancang depuis sa création. Il met ensuite en lumière certains défis à relever pour améliorer son efficacité et approfondir la coopération Mékong-Lancang dans un contexte régional et mondial en constante évolution et imprévisible.

Résumé : Officiellement établi en 2016, le mécanisme de coopération Mékong-Lancang (CML), après une décennie de mise en œuvre, a réalisé des progrès notables en matière de développement institutionnel et de coopération concrète dans les domaines prioritaires, renforçant ainsi les liens entre les pays du Mékong-Lancang. La CML entre actuellement dans une phase de développement global, mais elle est également confrontée à de nombreux défis, tels que des intérêts et des niveaux d’engagement inégaux entre les pays de la région, une concurrence accrue entre les grandes puissances et des chevauchements entre les mécanismes sous-régionaux. Cet article analyse et évalue les progrès accomplis par le mécanisme de coopération Mékong-Lancang depuis sa création. À partir de cette analyse, il identifie plusieurs défis à relever pour améliorer son efficacité et approfondir la coopération Mékong-Lancang dans un contexte régional et mondial en constante évolution et imprévisible.

1. Introduction

Afin de concrétiser l’initiative visant à établir un mécanisme de coopération pour les pays de la sous-région du Mékong, proposée par le Premier ministre chinois Li Keqiang lors du 17e Sommet ASEAN-Chine, six pays – la Chine, le Vietnam, le Laos, le Cambodge, la Thaïlande et le Myanmar – ont tenu le premier Sommet de coopération Mékong-Lancang en 2016, sur le thème : « Partager le même fleuve, partager le même avenir ». Ce sommet a adopté la Déclaration de Sanya, marquant la naissance du Mécanisme de coopération Mékong-Lancang (MCL), un nouveau cadre de coopération multilatérale destiné à promouvoir le développement durable, à renforcer la connectivité et à approfondir la coopération entre les pays du bassin (VOV, 23 mars 2016). Après dix ans de mise en œuvre, malgré de nombreux défis liés à la conjoncture régionale et internationale instable, grâce aux efforts de toutes les parties prenantes, le Mécanisme de coopération Mékong-Lancang (MCL) a démontré et continue de démontrer son efficacité en tant que mécanisme de coopération dans la sous-région du Mékong. Cela se reflète non seulement dans le cadre institutionnel de plus en plus complet, mais aussi dans les résultats tangibles de la coopération qui contribuent à la promotion d’une croissance durable et à une intégration plus poussée de la région.

2. Coopération Mékong-Lancang : réalisations notables

Après une décennie de formation et de développement, la coopération MLC s’est progressivement imposée comme l’un des mécanismes de coopération sous-régionaux les plus dynamiques et les plus vivants de la région.

Sur le plan institutionnel, le MLC a mis en place un modèle décisionnel et opérationnel vertical relativement robuste et bien développé. Ainsi, le Sommet du MLC, qui se tient tous les deux ans, joue un rôle crucial dans la définition des orientations stratégiques à long terme de l’ensemble du processus de coopération. Par ailleurs, la Réunion des ministres des Affaires étrangères se tient chaque année afin de concrétiser ces orientations stratégiques en plans d’action et de coordonner la mise en œuvre des politiques. À ce jour, ce mécanisme a permis d’organiser avec succès quatre Sommets et dix Réunions des ministres des Affaires étrangères, ainsi que de nombreuses autres conférences spécialisées. Dans le but de renforcer la coordination entre les États membres, lors du 2e Sommet du MLC, qui s’est tenu à Phnom Penh en janvier 2018, les dirigeants ont convenu de créer un Secrétariat national de coordination dans chaque État membre afin d’appuyer directement les engagements du bloc, de communiquer avec eux et de les mettre en œuvre (Service de presse et de réaction rapide, 11 janvier 2018).

Parallèlement au perfectionnement de son modèle organisationnel, le champ de coopération du MLC s’est continuellement élargi. Fondée sur le cadre de coopération « 3+5 », articulé autour de trois piliers : la sécurité politique ; le développement économique et durable ; et les échanges culturels, sociaux et humains, et articulée autour de cinq axes prioritaires – connectivité, capacités de production, économie transfrontalière, ressources en eau, agriculture et réduction de la pauvreté – tels que définis lors du premier Sommet du MLC (Ministère des Affaires étrangères, 23 mars 2016), la nouvelle structure de coopération « 3+5+X », avec ses domaines de coopération élargis, a été adoptée dans la Déclaration de Phnom Penh et le Plan d’action quinquennal (2018-2022) lors du deuxième Sommet du MLC (Xinhua Skill Road, 24 mars 2020).

En décembre 2023, lors du 4e Sommet du MLC et de la 8e Réunion des ministres des Affaires étrangères du MLC, la Déclaration de Nay Pyi Taw a été adoptée, approuvant le deuxième plan d’action quinquennal (2023-2027) ainsi que l’Initiative du Corridor d’innovation Mékong-Lancang. Elle a ainsi réaffirmé que le MLC vise une coopération de haute qualité, une modernisation continue, la création d’une nouvelle dynamique pour la coopération sous-régionale et le soutien aux pays dans leur redressement et leur développement économiques durables (VnEconomy, 25 décembre 2023).

Outre l’élargissement du champ de la coopération, la MLC met l’accent sur la diversification des plateformes de coopération et leur mise en œuvre à plusieurs niveaux, afin de garantir la concrétisation effective des orientations stratégiques. Sur le plan technique, des groupes de travail conjoints sont créés dans chaque domaine, tels que les ressources en eau, l’agriculture, l’environnement et la santé, servant de forums professionnels permettant aux ministères et agences concernés d’échanger des informations et de se concerter sur les politiques à adopter. Au niveau de la recherche et du soutien technique, des centres de coopération spécialisés sont mis en place pour réunir des experts, promouvoir la recherche conjointe, partager des données et mettre en œuvre directement des projets d’assistance technique pour les pays membres. Sur le plan social, de nombreux mécanismes d’échanges entre les populations se développent progressivement grâce à la participation active des entreprises, des organisations sociales et des particuliers. Le fonctionnement efficace de ces mécanismes à plusieurs niveaux enrichit non seulement la plateforme de coopération commune de la MLC, mais contribue également de manière essentielle à approfondir la compréhension et les liens entre les populations des pays membres.

Les réalisations découlant de l’institutionnalisation du cadre et de la plateforme de coopération ont permis à MLC d’obtenir de nombreux résultats remarquables dans les domaines prioritaires.

Dans le domaine de la connectivité, les dispositions de la Déclaration de Vientiane, adoptée lors du troisième Sommet, se sont progressivement concrétisées à bien des égards. Plusieurs projets ferroviaires ont été lancés dans la région, tandis que les réseaux de transport routier et aérien se développent de plus en plus. Actuellement, les lignes ferroviaires Chine-Laos et Phnom Penh-Sihanoukville fonctionnent de manière stable, tandis que les projets de lignes à grande vitesse Chine-Thaïlande et Chine-Vietnam sont activement mis en œuvre, formant progressivement un réseau de corridors ferroviaires transasiatiques… (China Diplomacy, 26 mars 2025).

Il convient de noter que, ces dernières années, la connectivité du MLC ne se limite plus au renforcement des infrastructures matérielles, mais s’étend désormais à la promotion des échanges informels, comme en témoigne une coordination plus étroite dans les domaines du commerce, de la finance, des sciences et technologies et de l’éducation. Sous l’impulsion de la Ceinture de développement économique Mékong-Lancang, le volume des échanges commerciaux entre la Chine et les cinq pays du bassin du Mékong a dépassé 500 milliards de dollars américains, soit une augmentation d’environ 150 % par rapport à il y a dix ans (Vietnam Plus, 24 mars 2026).

La coopération économique transfrontalière entre les pays membres du MLC s’est continuellement développée et approfondie. De nombreuses zones de coopération économique transfrontalière entre la Chine et le Vietnam, le Laos et le Myanmar ont été rapidement modernisées afin d’exploiter plus efficacement le potentiel des échanges bilatéraux. Pour optimiser davantage ce potentiel, divers mécanismes et plateformes de coopération économique transfrontalière, tels que des forums d’affaires, ont été mis en place, facilitant les échanges et la coopération entre les entreprises. Par ailleurs, l’expansion et la modernisation des zones pilotes de libre-échange reliant le Guangxi et le Yunnan (Chine) aux pays de la sous-région du Mékong ont également contribué de manière significative au développement de la coopération transfrontalière dans la région.

La coopération en matière de renforcement des capacités de production est devenue un moteur essentiel de la croissance socio-économique des pays membres. Le cadre juridique de cette coopération a été établi lors du premier Sommet avec l’adoption de la Déclaration conjointe sur la coopération en matière de capacités de production entre les pays du MLC (VOV, 23 mars 2016). Lors de ce même Sommet, à l’initiative de la Chine, le Fonds spécial de coopération Mékong-Lancang a été créé, s’engageant à fournir 300 millions de dollars de financement pour des projets concrets de petite et moyenne envergure, ainsi que des prêts à taux préférentiels d’un montant équivalent à environ 1,54 milliard de dollars et des dizaines de milliers de bourses et de formations pour les pays membres du MLC au cours des prochaines années (VOV, 23 mars 2016). À ce jour, le Fonds spécial de coopération Mékong-Lancang a approuvé 991 projets dans l’ensemble des pays membres. Ces chiffres témoignent du succès de la coopération en matière de renforcement des capacités de production et contribuent concrètement au développement socio-économique global des pays du bassin du Mékong.

La coopération en matière de ressources en eau a également progressé de manière significative. En 2018, les dirigeants du MLC ont adopté le Plan d’action quinquennal de coopération en matière de ressources en eau pour la période 2018-2022 et ont créé le Centre de coopération en matière de ressources en eau Mékong-Lancang (MLWRCC), visant à promouvoir le partage d’informations et de données, à renforcer les capacités de gestion des inondations et des sécheresses et à mener des recherches conjointes sur les ressources en eau. En décembre 2019 s’est tenue la première réunion ministérielle du MLC sur la coopération en matière de ressources en eau, marquant ainsi la première réunion de ce type dans les domaines prioritaires du MLC. Une déclaration conjointe a été publiée, réaffirmant la volonté de promouvoir une coopération plus étroite en matière de gestion intégrée des ressources en eau, de lutte contre le changement climatique, de développement durable de l’hydroélectricité et de sécurité énergétique… (VOV, 10 janvier 2018).

S’appuyant sur ces acquis, lors de la 8e réunion des ministres des Affaires étrangères du MLC en 2023, les dirigeants ont adopté le Plan d’action de coopération en matière de ressources en eau 2023-2027, réaffirmant leur engagement à renforcer le cadre de coopération, à promouvoir le développement et l’utilisation durables de l’eau, à améliorer le partage d’informations et à développer les capacités (Ambassade de Chine, 20 mars 2024). Lors de cette même réunion, le Premier ministre chinois, Li Keqiang, a appelé toutes les parties à promouvoir une coopération verte, à respecter pleinement les droits et intérêts légitimes de chaque pays en matière de développement et d’utilisation rationnels des ressources en eau, et à répondre conjointement aux préoccupations de chacun. En 2023, la Chine avait apporté un soutien financier d’environ 270 millions de yuans à près de 50 projets liés à l’eau dans six pays membres, axés sur la gestion des ressources en eau, l’approvisionnement en eau potable, le développement des infrastructures, la prévention des inondations et des sécheresses, et la sécurité des barrages (Li Ge, 10 septembre 2023).

La coopération agricole et la réduction de la pauvreté figurent parmi les piliers les plus essentiels et les plus axés sur les populations du cadre de la MLC, étant donné que la plupart des pays membres demeurent des économies en développement où l’agriculture joue un rôle prépondérant dans leur structure économique et fournit des emplois à la majorité de la population. L’un des fondements les plus importants de cette coopération est la création du Centre de coopération agricole Mékong-Lancang (MLACC) et du Groupe de travail conjoint sur l’agriculture (JWGA), deux organismes qui jouent un rôle crucial de coordination, favorisant des échanges plus fréquents et plus efficaces de politiques et de techniques agricoles entre les pays membres. Lors de la 5e réunion des ministres des Affaires étrangères de la MLC, tenue en 2020, le Plan d’action triennal de coopération agricole Mékong-Lancang 2020-2022 a été adopté, définissant les priorités en matière de dialogue politique, de développement sectoriel, de commerce et d’investissement du secteur privé dans l’agriculture (English.moa, 27 février 2020). Dans ce cadre, le projet de cultures abondantes du Mékong-Lancang a été mis en œuvre pour améliorer les revenus des agriculteurs grâce à des modèles de production pilotes dans la région en aval et a été reconnu comme une initiative remarquable, jetant les bases d’un plan d’action pour la période 2023-2027.

La réduction de la pauvreté et la sécurité alimentaire sont des objectifs primordiaux de la coopération agricole au sein du MLC. Dès le premier sommet en 2016, la Chine a proposé un document informel sur la coopération en matière de réduction de la pauvreté, jetant les bases de la mise en œuvre de nombreux projets pilotes visant à améliorer les infrastructures, les moyens de subsistance, l’accès aux services publics et à renforcer les capacités d’autodéveloppement (English.moa, 27/02/2020).

Depuis 2021, sous l’égide du Fonds spécial de coopération, le projet « Sources d’eau douce Mékong-Lancang » vise à remédier à la pénurie d’eau potable, contribuant ainsi à améliorer la santé publique et les conditions de vie de dizaines de milliers de personnes. D’ici 2026, le projet aura permis la construction de plus d’une centaine de petits systèmes d’adduction d’eau, offrant ainsi à des dizaines de milliers d’habitants des zones rurales un accès à l’eau potable (MLC, 30 mars 2026). Par ailleurs, d’autres programmes humanitaires, tels que le Voyage lumineux Mékong-Lancang et les Villages du soleil le long du Mékong, ont permis à des centaines de milliers de personnes atteintes de cataracte de recouvrer la vue et ont éclairé des millions de foyers. Ces programmes humanitaires figurent parmi près de 1 000 projets « petits mais efficaces » destinés aux populations et constituent un moteur discret de la coopération agricole et de la réduction de la pauvreté entre les pays membres du MLC.

Globalement, les résultats obtenus dans les domaines prioritaires ont produit des avantages concrets et ont contribué positivement au développement socio-économique durable des pays des bassins du Mékong et du Lancang.

3. Quelques défis liés à la promotion de la coopération Mékong-Lancang

Au cours des dix dernières années, le MLC a réalisé des progrès considérables. Toutefois, son expansion et son approfondissement restent confrontés à de nombreux défis, notamment :

Premièrement, les divergences de motivations et d’intérêts amoindrissent l’élan naturel de la coopération au sein du MLC. De manière générale, la réaction des pays de la sous-région au MLC a été plutôt positive, toutes les parties espérant tirer parti des synergies pour promouvoir le développement durable et la prospérité partagée de l’ensemble de la région. Cependant, les différences de situation géographique, de stratégies de développement et de politiques étrangères ont engendré des désaccords et une concurrence entre les pays membres du MLC. Situé en amont du Mékong, le Laos privilégie le développement de l’hydroélectricité pour devenir la « batterie » de l’Asie du Sud-Est. Les pays du cours moyen et inférieur du Mékong, comme la Thaïlande, misent à la fois sur l’irrigation et le développement de l’hydroélectricité ; le Vietnam privilégie la sécurité hydrique et la gestion des flux sédimentaires dans le delta du Mékong ; tandis que le Cambodge s’attache à préserver les ressources halieutiques du lac Tonlé Sap…

Les priorités de chaque pays ont engendré des désaccords entre les pays situés en amont et en aval concernant la construction de centrales hydroélectriques. Par ailleurs, bien que les pays du bassin du Mékong soient tous des pays en développement dotés de structures économiques, de ressources et d’avantages comparatifs similaires, les différences de plus en plus marquées en matière de capacités, de niveau technologique et d’infrastructures constitueront des obstacles importants à l’approfondissement de la coopération Mékong-Lancang dans les années à venir.

Deuxièmement , on observe un chevauchement et une surcharge des mécanismes de coopération. Actuellement, la sous-région du Grand Mékong (MLC) gère en parallèle plus de dix mécanismes de coopération sous-régionaux différents, tels que la Commission du Mékong, la Coopération de la sous-région du Grand Mékong, la Stratégie de coopération économique Ayeyarwady-Chao Phraya-Mékong, ainsi que de nombreux cadres de coopération bilatéraux et multilatéraux initiés par des puissances extérieures. L’existence simultanée de multiples mécanismes, avec des membres et des domaines d’activité qui se recoupent, a engendré une fragmentation de la coopération et des doublons dans les projets, entraînant une dispersion des ressources et une utilisation inefficace. De plus, la concurrence pour l’influence et l’entrelacement des intérêts affaiblissent la force globale de la région et entravent le rôle de la MLC en particulier.

Troisièmement, l’implication accrue des États-Unis dans la sous-région du Mékong. Ces dernières années, les États-Unis ont utilisé cette sous-région comme un nouveau levier pour renforcer leur influence régionale. Outre le maintien de leurs atouts traditionnels en matière de sécurité et de gouvernance, ils plaident pour un accroissement des investissements dans des secteurs économiques tels que les infrastructures et l’énergie. En septembre 2020, les États-Unis et les pays de la sous-région ont convenu de transformer l’Initiative du Bas-Mékong (IBM), lancée en 2009, en Partenariat Mékong-États-Unis (PMEU), visant à élargir le champ de la coopération et à bâtir un partenariat global dans le cadre indo-pacifique (Département d’État américain, 18 mars 2021). En tant que forum de coopération stratégique, le PMEU est perçu comme un concurrent du cadre de coopération du Bas-Mékong (CBM) piloté par la Chine. Il est clair qu’une coopération accrue des États-Unis avec les pays de la sous-région du Mékong profite non seulement à ces pays, mais leur offre également de nouvelles perspectives pour stimuler leur développement économique. Toutefois, le maintien d’un équilibre stable entre les grandes puissances, notamment entre les États-Unis et la Chine, constituera un défi non seulement pour la coopération sous-régionale du Mékong, mais aussi pour le maintien d’un environnement pacifique, stable et prospère pour l’ensemble de la région.

4. Quelques implications pour le Vietnam

Après une décennie de mise en place et de développement, la Coopération Mékong-Lancang s’est transformée avec succès d’une initiative novatrice en un mécanisme de coopération sous-régionale relativement bien institutionnalisé, affichant des résultats concrets. Les résultats obtenus dans les domaines prioritaires démontrent que ce mécanisme a contribué au renforcement des liens sous-régionaux et à la dynamisation du développement régional. Toutefois, les divergences d’intérêts, de niveaux de développement et de priorités stratégiques entre les pays membres demeurent des facteurs qui limitent le consensus et la cohésion endogène entre eux.

Pour le Vietnam, le mécanisme Mékong-Lancang (MLC) constitue un espace crucial pour la protection de ses intérêts stratégiques en aval et le renforcement de son rôle de facilitateur au sein de la structure de coopération sous-régionale. Par conséquent, afin de consolider sa coopération et d’améliorer sa position au sein du MLC, le Vietnam doit :

Premièrement, le Vietnam doit continuer à jouer un rôle proactif et équilibré et proposer des initiatives dans les domaines où il possède des atouts, tels que la gestion des ressources en eau, l’agriculture durable, la connectivité des infrastructures immatérielles, la transformation numérique et la formation des ressources humaines.

Deuxièmement, le Vietnam doit participer à la promotion de la complémentarité entre la MLC et l’ASEAN et d’autres mécanismes de coopération régionale, contribuant ainsi à l’optimisation des ressources, à l’évitement du gaspillage dû au chevauchement institutionnel et à l’amélioration de l’efficacité de la gestion et de la coordination régionales.

Troisièmement, le Vietnam doit conjuguer harmonieusement diplomatie bilatérale, multilatérale et locale pour élaborer des projets de coopération de petite et moyenne envergure susceptibles de produire des résultats concrets, tels que des programmes d’échanges interpersonnels, des programmes de bourses d’études et un soutien à la formation technique… pouvant contribuer à un consensus social plus large. Les résultats concrets obtenus permettront au Vietnam de maintenir et de renforcer son image d’État membre responsable, capable de se connecter aux autres acteurs de la sous-région et d’y apporter une contribution substantielle.

Quatrièmement, il est nécessaire de dynamiser les investissements et de renforcer les capacités de recherche et de conseil en matière de politiques publiques afin que le Vietnam puisse jouer un rôle proactif et non passif face aux exigences de coopération dans le nouveau contexte. Cela permettra de jeter les bases scientifiques nécessaires à la proposition d’initiatives dans lesquelles le Vietnam pourra jouer un rôle moteur, et non se contenter d’y participer en tant que pays bénéficiaire.

5. Conclusion

Après une décennie de mise en place et de développement, le Mécanisme de coopération Mékong-Lancang (MCL) a démontré son rôle de cadre de coopération sous-régional dynamique, concret et de plus en plus complet, tant sur le plan institutionnel que sur celui du contenu de la coopération. Les résultats obtenus montrent que le MCL contribue non seulement à promouvoir la connectivité intra-mékongaise, mais aussi à aider les pays membres à renforcer leur résilience, leur développement durable et leur intégration plus poussée dans la région. Dans un contexte régional et mondial en constante évolution, ce mécanisme continue de prouver son utilité en tant que forum essentiel de dialogue et de coordination des politiques, facilitant le traitement des enjeux transfrontaliers, notamment dans les domaines des ressources en eau, de la sécurité alimentaire, des infrastructures et du développement durable.

Cependant, malgré ses réalisations exceptionnelles, le MLC doit encore relever de nombreux défis importants, qui exigent des parties qu’elles continuent de renforcer la coordination, d’améliorer la complémentarité entre les mécanismes et de perfectionner les institutions de coordination, les bases de données et les cadres juridiques afin de garantir l’efficacité concrète de la coopération.

Références :


* Cet article fait partie des résultats de recherche de la tâche fondamentale 2026 : « L’aide économique de la Chine à la sous-région du Grand Mékong de 2015 à nos jours », dirigée par le Dr Dam Huy Hoang.


Ambassade de Chine (20 mars 2024). Coopération en matière de ressources en eau du Lancang et du Mékong : un témoignage de la solidarité régionale . https://mm.china-embassy.gov.cn/eng/sgxw/202403/t20240320_11263017.htm.
China Diplomacy (26 mars 2025 ) https://cn.chinadiplomacy.org.cn/2025-03/26/content_117816240.shtml.


English.moa (27 février 2020). Plan d’action triennal sur la coopération agricole Lancang-Mékong (2020 – 2022) adopté . https://english.moa.gov.cn/news_522/202005/t20200520_299854.html.


Li Ge (10 septembre 2023). Coopération relative aux ressources en eau du Lancang et du Mékong . https://iwra.org/proceedings/congress/resource/IWRAWWC2023_Beijing_Presentation_on_LMC_Water_Cooperation_20230823.pdf.


MLC (30 mars 2026). Un lien au-delà du fleuve partagé : de petits projets engendrent de grands changements dans les pays du Mékong. http://www.lmcchina.org/eng/lmhzdt/202603/t20260330_11883240.html.


Ministère des Affaires étrangères (23 mars 2016).  République populaire de Chine, Déclaration de Sanya de la première réunion des dirigeants de la Coopération Lancang-Mékong (MLC) , https://www.fmprc.gov.cn/eng/gjhdq_665435/2675_665437/2747_663498/2748_663500/202406/t20240607_11411132.html.

Service de presse et de réaction rapide (11 janvier 2018). Déclaration de Phnom Penh de la deuxième réunion des dirigeants de la Coopération Mékong-Lancang (CML) : « Notre fleuve de paix et de développement durable » . https://pressocm.gov.kh/en/archives/21699.


Département d’État américain (18 mars 2021). Allocution prononcée lors de la séance plénière d’ouverture du Dialogue politique de la Voie 1.5 du Partenariat Mékong-États-Unis. https://www.state.gov/remarks-at-the-mekong-us-partnership-track-1-5-policy-dialogue-opening-plenary.


VnEconomy (25 décembre 2023). La coopération Mékong-Lan Thuong est un modèle de développement mutuel et de partenariat gagnant-gagnant . https://vneconomy.vn/hop-tac-mekong-lan-thuong-la-hinh-mau-cung-phat-trien-va-cung-thang.htm.


Vietnam Plus (24 mars 2026). Coopération Mékong-Lancang : une décennie de jalons et d’espoirs pour une nouvelle « décennie d’or » , https://www.vietnamplus.vn/hop-tac-mekong-lan-thuong-dau-an-10-nam-va-ky-vong-thap-ky-vang-moi-post1100671.vnp.


VOV (23 mars 2016). La Conférence Mékong-Lancang adopte la Déclaration commune de Sanya . https://vov.vn/chinh-polit/hoi-nghi-mekong-lan-thuong-thong-qua-tuyen-bo-chung-tam-a-492642.vov.


VOV (10 janvier 2018). Conclusion du deuxième sommet de coopération Mékong-Lancang . https://vov.vn/chinh-tri/ket-thuc-hoi-nghi-cap-cao-hop-tac-mekong-lan-thuong-lan-thu-hai-717563.vov.


Weixin.qq.com (18 novembre 2019).澜湄万花筒 | 澜湄合作优先领域(五)农业和减贫 (Kaléidoscope Lancang-Mékong : Domaines prioritaires de la coopération Lancang-Mékong : Agriculture et réduction de la pauvreté) . https://mp.weixin.qq.com/s/5fE1CehBpnGMut1WU2i8xQ.


Xinhua Skill road (24 mars 2020 ) https://www.imsilkroad.com/news/p/406879.html.

Vanguard prévoit d’investir 2,5 milliards de dollars au Vietnam

26-09-2026

https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh

Le géant américain de la gestion d’actifs Vanguard prévoit d’investir 2,5 milliards de dollars sur le marché boursier vietnamien au cours des douze prochains mois. Cette annonce intervient alors que le Vietnam doit officiellement intégrer la catégorie des marchés émergents de FTSE Russell le 21 septembre, une évolution susceptible d’attirer davantage de capitaux internationaux.

Le changement de statut du marché boursier vietnamien commence déjà à produire ses effets. Vanguard, deuxième plus grand gestionnaire d’actifs au monde derrière BlackRock, prévoit de mobiliser environ 2,5 milliards de dollars pour investir dans les actions vietnamiennes.

Duncan Burns, responsable des investissements et des actions mondiales pour l’Asie-Pacifique chez Vanguard, a indiqué que ces capitaux devraient être déployés dans l’année suivant le reclassement officiel du Vietnam par FTSE Russell. Le montant annoncé dépasse les estimations de plusieurs sociétés d’analyse vietnamiennes, qui tablaient jusqu’ici sur des flux compris entre 1 et 2 milliards de dollars.

Le Vietnam rejoint les marchés émergents

À compter du 21 septembre 2026, le marché boursier vietnamien doit officiellement passer du statut de marché « frontier » à celui de marché émergent selon la classification de FTSE Russell.

L’enjeu est important : cette intégration permet au Vietnam d’entrer dans les indices suivis par de nombreux fonds internationaux. Les gestionnaires dont les portefeuilles reproduisent ces indices doivent alors intégrer une partie des actions vietnamiennes dans leurs allocations.

Au-delà des flux financiers immédiats, cette évolution devrait également accroître la visibilité du marché vietnamien auprès des investisseurs institutionnels internationaux.

27 entreprises vietnamiennes intègrent les indices de FTSE

Fin août, FTSE Russell avait déjà intégré 27 valeurs vietnamiennes à son panier d’actions des marchés émergents.

Parmi les principales capitalisations figurent notamment Vietcombank, Vingroup et Vinhomes. BIDV, Hoa Phat Group et VPBank ont de leur côté été intégrés dans la catégorie des moyennes capitalisations, tandis que 21 autres sociétés vietnamiennes rejoignent celle des petites capitalisations.

Selon les calculs de SSI Research rapportés par VnExpress, les seuls fonds Vanguard répliquant les indices FTSE Global Equity Index Series pourraient générer environ240,5 millions de dollars d’achats nets sur ces 27 valeurs vietnamiennes. Ce montant ne représente qu’une partie des 2,5 milliards de dollars évoqués par Vanguard.

Vanguard, un poids lourd de la finance mondiale

L’annonce prend une dimension particulière compte tenu de la taille du gestionnaire américain.

Fondé en 1975, Vanguard est aujourd’hui considéré comme le deuxième gestionnaire d’actifs mondial, derrière BlackRock et gère environ 13.000 milliards de dollars pour plus de 60 millions d’investisseurs à travers le monde.

Sa future exposition au Vietnam illustre ainsi les conséquences très concrètes du reclassement du marché : des investisseurs internationaux qui n’étaient jusqu’ici que peu ou pas exposés aux entreprises vietnamiennes pourront désormais y accéder par l’intermédiaire de grands fonds mondiaux.

Une nouvelle étape pour attirer les capitaux étrangers

Pour le Vietnam, le passage au statut de marché émergent représente aussi l’aboutissement de plusieurs années de réformes destinées à rendre sa place financière plus accessible aux investisseurs étrangers.

Le gouvernement entend poursuivre ce travail. Le ministre vietnamien des Finances, Ngo Van Tuan, a notamment indiqué que les autorités continueraient à améliorer la gouvernance, la transparence et la discipline du marché, tout en adaptant le cadre juridique aux standards internationaux.

Vietnam-États-Unis : Tô Lâm veut renforcer les partenariats avec les entreprises américaines

27-09-2026

https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh

Technologies, industrie, énergie, infrastructures et finance : à New York, Tô Lâm a rencontré le 23 septembre les dirigeants de grandes entreprises américaines pour évoquer une nouvelle étape de la coopération économique entre les deux pays. Le dirigeant vietnamien souhaite notamment attirer davantage de technologies et d’investissements à forte valeur ajoutée, tout en intégrant davantage les entreprises vietnamiennes aux chaînes de valeur internationales.

En déplacement aux États-Unis à l’occasion de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, Tô Lâm a participé à une table ronde réunissant plusieurs grandes entreprises américaines.

Organisée avec notamment la Chambre de commerce des États-Unis et le US-ASEAN Business Council, la rencontre a porté sur les technologies et l’innovation, l’industrie avancée, l’énergie, les infrastructures ainsi que la finance et l’investissement.

Attirer davantage de technologies et de savoir-faire

Premier axe mis en avant : la science, la technologie et la compétitivité industrielle.

Le Vietnam cherche désormais à aller au-delà d’une stratégie reposant principalement sur l’augmentation des volumes d’investissements étrangers. L’objectif affiché est aussi d’attirer des projets apportant des technologies, des capacités de recherche et développement, des compétences et davantage de liens avec les entreprises locales.

Tô Lâm a ainsi appelé les groupes américains à participer à la formation d’ingénieurs, d’experts et de managers vietnamiens, mais également à aider les entreprises du pays à devenir progressivement des fournisseurs au sein des chaînes de valeur mondiales.

L’intelligence artificielle fait notamment partie des technologies identifiées comme prioritaires. Le Vietnam souhaite accélérer son accès aux technologies avancées dans ce domaine et développer leurs usages dans son économie.

Énergie et infrastructures au cœur des besoins vietnamiens

Le deuxième grand volet concerne l’énergie, les infrastructures et la transition vers une croissance plus verte.

Le développement industriel rapide du Vietnam nécessite une augmentation de ses capacités énergétiques, mais également une amélioration des infrastructures reliant les différentes régions économiques aux ports, aéroports et marchés internationaux.

Pour les entreprises américaines spécialisées dans l’énergie, les infrastructures ou les technologies environnementales, ces besoins représentent autant de domaines potentiels de coopération.

Le dirigeant vietnamien a toutefois insisté sur plusieurs enjeux : la sécurité énergétique, la maîtrise des coûts et la nécessité de conserver une énergie suffisamment compétitive pour accompagner le développement économique et industriel du pays.

Finance et capitaux pour accompagner la prochaine phase de croissance

Troisième priorité : développer des marchés financiers capables d’accompagner les besoins croissants de l’économie vietnamienne.

Le Vietnam cherche notamment à attirer davantage d’investissements de long terme, de capital-risque, de financements verts et de fonds spécialisés.

Cette stratégie accompagne également le développement du Centre financier international du Vietnam à Hô Chi Minh-Ville et Da Nang. Les institutions financières américaines pourraient apporter leur expérience dans le développement des marchés de capitaux, la gestion des risques et la structuration d’investissements de long terme.

Le Vietnam veut être plus qu’une base de production

Le message adressé aux entreprises américaines dépasse toutefois la seule question des investissements industriels.

Tô Lâm les a invitées à considérer le Vietnam à la fois comme une base de production, un marché de consommation en développement et une porte d’entrée vers l’ASEAN, qui représente environ 680 millions d’habitants.

Hanoï se dit parallèlement prêt à augmenter ses importations de technologies, produits et services américains, tout en demandant un accès équitable et transparent au marché américain pour les entreprises et produits vietnamiens.

Cette rencontre intervient alors que les deux pays poursuivent également leurs discussions commerciales. Quelques jours auparavant, Tô Lâm avait rencontré à New York le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer. Les deux parties avaient fait état d’avancées dans leurs négociations commerciales, même si plusieurs sujets restaient encore à finaliser.

La table ronde ne s’est pas limitée aux déclarations d’intention. À son issue, plusieurs contrats et accords de coopération entre organisations et entreprises vietnamiennes et américaines ont été échangés en présence de Tô Lâm. Ils concernent notamment la transformation numérique, les hautes technologies, l’intelligence artificielle, l’aviation, les énergies vertes, la santé et les télécommunications.

Lettre du Secrétaire général et Président à Lam au secteur de l’éducation à l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027

27-09-2026

https://www.quanlynhanuoc.vn/



Chers enseignants, administrateurs et personnel du secteur de l’éducation ; élèves, stagiaires et parents de tout le pays !

Dans l’atmosphère joyeuse de la rentrée scolaire, alors que les tambours résonnent des écoles du cœur de la ville jusqu’aux écoles des zones frontalières et insulaires, je tiens à adresser mes vœux les plus chaleureux à tous les enseignants, administrateurs, personnels du secteur de l’éducation, élèves, stagiaires et parents à travers le pays, en leur souhaitant une excellente année scolaire.

Durant l’année scolaire 2025-2026, le secteur de l’éducation s’est efforcé de surmonter les difficultés, en poursuivant ses efforts d’innovation en matière de programmes, de méthodes et de gouvernance, afin d’améliorer la qualité globale de l’enseignement à tous les niveaux, de promouvoir l’autonomie universitaire, la formation professionnelle, la recherche scientifique, la transformation numérique et l’application de l’intelligence artificielle. Les conditions d’apprentissage ont continué de s’améliorer et les élèves et les enseignants des zones défavorisées ont bénéficié d’un soutien renforcé.

Un an après la mise en œuvre de la résolution n° 71-NQ/TW du Politburo, de nombreuses politiques novatrices en matière d’éducation et de formation ont été institutionnalisées et sont progressivement appliquées. La loi sur les enseignants, ainsi que les nouvelles mesures relatives aux frais de scolarité, aux manuels scolaires et aux avantages sociaux des enseignants, témoignent de l’engagement profond du Parti, de l’État et de la société tout entière en faveur de l’éducation des générations futures.

Au nom du Parti et des dirigeants de l’État, je salue sans réserve les efforts et les réalisations de l’ensemble du secteur, et j’exprime ma sincère gratitude aux générations d’enseignants, d’administrateurs et de travailleurs qui se sont consacrés à leur profession et ont été entièrement dévoués à leurs élèves ; je reconnais l’esprit studieux et la volonté de réussir des élèves et des stagiaires ; et je remercie les parents et la population pour leur confiance, leur soutien et leur amitié constants envers l’école.

J’apprécie tout particulièrement le dévouement inlassable des enseignants qui se consacrent à leurs écoles et classes dans les régions montagneuses, frontalières et insulaires, surmontant les difficultés pour maintenir vivante la flamme du savoir et garantir à chaque élève son droit à l’éducation. Leur dévouement se manifeste à chaque étape du développement de l’élève, et l’éducation constitue le fondement de tout progrès pour la nation.

L’année scolaire 2026-2027 doit engendrer une transformation profonde de la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage, de l’égalité d’accès à l’éducation, des compétences des élèves et de la confiance de la société. Chaque école doit être un lieu où les élèves sont respectés, écoutés, encouragés à apprendre de manière autonome et à développer leurs compétences ; un lieu où les talents sont découverts et cultivés, et où les enfants issus de milieux défavorisés ne sont pas laissés pour compte. La réussite scolaire doit être liée aux progrès réels de chaque élève, à l’intégrité de l’enseignement et de l’apprentissage, et au plaisir d’aller à l’école.

Je propose que le secteur de l’éducation repense en profondeur ses méthodes de réflexion et de gestion, en responsabilisant davantage les enseignants tout en garantissant leur autonomie et en réduisant la pression administrative afin qu’ils puissent se consacrer pleinement à leur métier et à leurs élèves. L’évaluation doit placer l’apprenant au centre, en dépassant l’obsession de la performance, la course aux notes et la dépendance excessive aux examens.

Prendre soin de l’éducation, c’est avant tout prendre soin des enseignants, veiller à ce qu’ils se sentent en sécurité dans leur profession, préserver leur dignité et perfectionner sans cesse leurs compétences. Le métier d’enseignant est honoré pour l’intelligence, le savoir, l’intégrité, l’amour et la conduite exemplaire des enseignants eux-mêmes. Des encouragements prodigués au bon moment peuvent insuffler la confiance ; une écoute attentive peut ouvrir de nouvelles perspectives d’avenir aux élèves.

Face aux profondes mutations scientifiques, technologiques et de l’intelligence artificielle, l’éducation doit impérativement élargir l’accès au savoir et améliorer la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage. La technologie doit se mettre au service de l’humanité et contribuer à l’excellence de l’éducation. Plus les technologies modernes sont utilisées, plus les établissements scolaires doivent cultiver l’esprit critique, l’intégrité intellectuelle, le sens des responsabilités, la conscience civique et les valeurs humanistes, autant d’éléments qu’aucune machine ne saurait remplacer.

Chers étudiants et stagiaires !

Le monde change chaque jour. Vos connaissances risquent de devenir obsolètes, mais la soif d’apprendre, la résilience, la créativité, l’honnêteté et la persévérance resteront toujours des atouts précieux. J’espère que vous cultiverez vos rêves, étudierez avec assiduité, maîtriserez les technologies, apprendrez à vous relever après l’échec et mettrez vos talents au service de la population et de votre pays.

Chaque enseignant, animé par son amour du métier et sa compassion, continue d’inculquer à ses élèves la passion d’apprendre, la confiance en soi et le désir de contribuer.

Les parents et les écoles élèvent les enfants avec amour et respect, reconnaissant que leur développement se mesure non seulement à leurs notes, mais aussi à leur caractère, à leur attitude face à la vie et à leur soif d’apprendre.

Les comités du parti, les agences gouvernementales et l’ensemble de la société doivent continuer à investir concrètement dans l’éducation, notamment dans les zones défavorisées, afin que le lieu de naissance ou la situation familiale n’entravent pas le parcours scolaire et l’avenir d’une personne.

Fort de la tradition nationale qui valorise l’éducation, du dévouement du personnel enseignant et des aspirations de la jeune génération, je crois que l’année scolaire 2026-2027 ouvrira de nouvelles perspectives de progrès pour l’éducation dans notre pays.

Nous souhaitons à tous les enseignants, administrateurs et personnels du secteur de l’éducation, ainsi qu’à tous les élèves et stagiaires, une bonne santé, du bonheur et de nombreuses réussites pour cette nouvelle année scolaire.

Amicalement,

Le ministre sud-coréen de l’Industrie a rencontré le ministre vietnamien des Sciences et des Technologies pour apporter son soutien au projet de centrale nucléaire de Ninh Thuan.

30-09-2026

https://vi.yna.co.kr

Séoul, 30 septembre (Agence de presse Yonhap) — Le ministre sud-coréen de l’Industrie, du Commerce et des Ressources, Kim Jung-kwan, a rencontré mercredi (30 septembre) le ministre vietnamien des Sciences et des Technologies, Vu Hai Quan, pour soutenir les efforts visant à faire progresser la candidature du Vietnam pour un projet de centrale nucléaire.

Selon le ministère sud-coréen de l’Industrie, du Commerce et des Ressources, au Centre technologique coréen (district de Gangnam, Séoul), le ministre Kim a discuté avec le ministre Vu Hai Quan des mesures visant à développer la coopération économique bilatérale et à renforcer la coopération dans les industries de pointe, notamment le secteur de l’énergie nucléaire.

Dans le contexte des efforts récents de la Corée du Sud pour obtenir le projet de centrale nucléaire de Ninh Thuan 2 au Vietnam par l’intermédiaire de la Korea Electric Power Corporation (KEPCO) et d’entités apparentées, ce cycle de négociations a été organisé afin de renforcer les échanges entre les deux gouvernements lors du choix par le Vietnam d’un partenaire pour le développement de l’énergie nucléaire, tout en soutenant les entreprises coréennes participant au projet.

Le ministre Vu Hai Quan est chargé de la recherche et du développement nucléaires, de la formation des ressources humaines et de la réglementation en matière de sûreté nucléaire. Il est également membre du Conseil d’évaluation de l’État du Vietnam, qui examine et évalue les résultats des études de préfaisabilité des projets de centrales nucléaires.

Au cours de la réunion, le ministre Kim a souligné l’importance de la coopération dans des domaines industriels de pointe tels que les semi-conducteurs et l’intelligence artificielle (IA) pour renforcer les relations commerciales et d’investissement entre les deux pays.

Le ministre Kim a particulièrement insisté sur la nécessité d’une coopération entre les deux pays en matière de construction de centrales nucléaires afin de garantir un approvisionnement en électricité stable et à grande échelle pour le Vietnam.

Le ministre Kim a présenté l’expérience de la Corée du Sud en matière de coopération avec les pays commanditaires de la construction de centrales nucléaires et a également abordé des questions d’intérêt commun telles que l’échange de technologies et la formation du personnel.

En outre, les deux parties ont également partagé des informations sur l’avancement du projet Ninh Thuan 2, les procédures ultérieures et les tendances en matière de coopération avec d’autres pays.

Le ministre Kim a déclaré : « Nous continuerons à entretenir des contacts étroits avec la partie vietnamienne et à soutenir l’obtention du contrat du projet de centrale nucléaire au niveau gouvernemental, dans le but de contribuer au développement économique des deux pays grâce à la participation d’entreprises coréennes au projet de centrale nucléaire de Ninh Thuan 2. »

L’air pur est devenu un critère de développement urbain écologique

30-09-2026

https://www.vietnam.vn

Le matin du 29 septembre, le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, en collaboration avec le ministère de la Santé, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Vietnam, a organisé l’atelier intitulé « Lutter contre la pollution et améliorer la qualité de l’air au Vietnam : de la politique à l’action ».

L’atelier s’est tenu à un moment où le Vietnam met en œuvre son plan d’action pour lutter contre la pollution atmosphérique pour la période 2026-2030, avec une vision à l’horizon 2045, axé sur la traduction des orientations et des politiques de contrôle de la pollution atmosphérique en actions spécifiques, ciblées et mesurables, tout en renforçant la coordination intersectorielle et en mobilisant des ressources pour l’amélioration de la qualité de l’air.

Recherche de solutions technologiques, techniques et financières.

Dans son discours d’ouverture, le vice-ministre de l’Agriculture et de l’Environnement, Le Trong Yen, a affirmé : « Améliorer la qualité de l’air n’est pas seulement une tâche liée à l’environnement et à la santé publique, mais aussi étroitement liée à la transition écologique, à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et au respect de l’engagement de neutralité carbone. »

La conclusion n° 75-KL/TW sur la protection de l’environnement et la réponse proactive au changement climatique dans la nouvelle ère a identifié la lutte contre la pollution de l’air comme une tâche clé, fournissant une orientation importante pour la remédiation et l’amélioration de la qualité de l’air.

Le vice-ministre a indiqué que l’atelier serait axé sur la recherche de solutions technologiques, techniques et financières pour contrôler les sources de pollution, freiner leur augmentation et éliminer progressivement la pollution atmosphérique dans les secteurs des transports, de l’énergie, de l’industrie, de la construction et de l’agriculture.

« Durant ce processus, la collaboration des ministères, des départements et des collectivités locales, des agences nationales, des organisations internationales, des experts et des scientifiques dans la mise en œuvre d’actions visant à lutter contre la pollution de l’air au cours des prochaines années contribuera concrètement aux efforts communs régionaux et mondiaux pour un environnement sûr, propre et durable », a souligné le vice-ministre Le Trong Yen.

Du point de vue du secteur de la santé , la vice-ministre de la Santé, Nguyen Thi Lien Huong, a souligné l’importance de fournir des données probantes sur l’impact de la pollution atmosphérique sur la santé, de surveiller et d’alerter sur les risques, de communiquer et de guider la population sur les mesures à prendre pour protéger sa santé.

Selon la vice-ministre Nguyen Thi Lien Huong, les orientations politiques doivent être concrétisées en matière de prévention proactive des maladies, de contrôle des facteurs de risque liés à la pollution atmosphérique sur la santé et de renforcement de la coordination entre les secteurs de la santé, de l’environnement et les parties prenantes concernées.

« La prévention proactive des maladies exige non seulement le dépistage précoce et la prévention des maladies, mais aussi le contrôle proactif des facteurs de risque pour la santé, y compris les facteurs de risque environnementaux. Par conséquent, l’amélioration de la qualité de l’air est également une solution pour prévenir proactivement les maladies et protéger la santé publique », a déclaré un responsable du secteur de la santé.

Augmenter la capacité de contrôle des émissions.

Les responsables du PNUD et de l’OMS au Vietnam ont conjointement souligné la nécessité de traduire les politiques et les engagements du Vietnam en actions concrètes et efficaces. Rappelant la première conférence nationale sur la pollution atmosphérique, cet atelier a porté sur la mise en œuvre, les objectifs de qualité de l’air ayant été définis et étant mesurables.

« La qualité de l’air s’inscrit désormais dans la vision plus large du Vietnam d’un nouveau modèle de développement économique , dans lequel la transition écologique n’est pas seulement une priorité environnementale, mais aussi un moteur de compétitivité et de développement durable », a déclaré Mme Ramla Khalidi.

D’après Le Hoai Nam, directeur adjoint du Département de l’environnement, la loi modifiée sur la protection de l’environnement vise, dans les prochains mois, à améliorer le système de gestion de la qualité de l’air et le contrôle des sources d’émission. L’objectif est que le Vietnam poursuive le perfectionnement de sa réglementation en matière d’inventaire, d’évaluation et de prévision de la qualité de l’air, ainsi que de ses plans nationaux et provinciaux de gestion de la qualité de l’air.

Par ailleurs, la réglementation relative aux zones à faibles émissions complète les principes et critères de création, les mesures de contrôle des émissions au sein de ces zones, ainsi que les pouvoirs et responsabilités des gestionnaires. Des mesures de surveillance et de limitation des émissions de poussières issues des activités de construction sont également en place afin de maîtriser l’une des sources directes d’émissions en milieu urbain.

Les deux organisations visent également à mettre en place des projets pilotes de « villes à l’air pur », combinant science, technologie, participation citoyenne et solutions d’investissement afin d’élaborer un modèle pratique dont les enseignements pourront être appliqués plus largement. Le PNUD, en particulier, appuie le gouvernement dans la mise en place d’un système national unifié d’inventaire des émissions atmosphériques, jetant ainsi les bases de l’identification et de la lutte contre les sources de pollution.



ENVIRONNEMENT & CULTURE



La saison des crues apporte des moyens de subsistance diversifiés aux résidents du delta du Mékong

27-09-2026

https://dtinews.dantri.com.vn

La pêche traditionnelle et la capture d’anguilles constituent des moyens de subsistance saisonniers dans la région du delta du Mékong, tandis que les communautés locales transforment également les crues annuelles en une attraction touristique.



Au cours du huitième mois lunaire, les crues charrient poissons et crevettes dans les champs de Dong Thap, An Giang et Can Tho, assurant ainsi aux agriculteurs un revenu saisonnier. Dans la commune de Thuong Phuoc, à Dong Thap, les habitants se rendent la nuit dans les champs inondés pour vider les pièges à poissons traditionnels.



Duong Van Nhanh, qui utilise des pièges à poissons traditionnels à Thuong Phuoc depuis plus de 20 ans, trie ses prises à travers trois cages en filet, gardant les plus gros poissons et relâchant les plus petits afin de protéger les ressources aquatiques.



Parallèlement aux moyens de subsistance traditionnels, Thuong Phuoc a développé le tourisme pendant la saison des crues depuis 2024. Les visiteurs peuvent emprunter de petits bateaux à moteur pour traverser les champs inondés et se joindre aux agriculteurs pour pêcher et attraper des crabes.



Ce modèle met non seulement en valeur la vie locale, mais contribue également à diversifier les sources de revenus des résidents.



Les prises courantes pendant la saison des crues du delta du Mékong comprennent des crabes des champs, des poissons-chats, des loches et d’autres poissons d’eau douce.



Dans la province d’An Giang, la pêche bat son plein le long du canal de Vinh Te et dans les champs inondés près de la frontière cambodgienne. Le Bao Linh, habitant du quartier de Vinh Te, a indiqué que les prises étaient relativement faibles cette année malgré la hausse du niveau de l’eau.



En début de saison, le poisson-chat se vend environ 150 000 VND (5,7 USD) le kilogramme, tandis que les autres poissons d’eau douce se vendent entre 120 000 et 200 000 VND le kilogramme. Les prises étant rares, les gros poissons sont devenus plus difficiles à trouver.



À Can Tho, les agriculteurs le long de la route nationale 61C installent des pièges à anguilles alors que le niveau de l’eau dans les champs reste bas, une autre forme courante de pêche en saison des inondations.



Bay, un habitant du quartier de Vi Thanh, a préparé 200 pièges. Il a indiqué que les prises restaient faibles car l’eau de la crue était encore trouble, mais il s’attendait à de meilleurs résultats une fois que les canards en liberté auraient mangé une partie des escargots et des restes de riz dans les champs.



Les nasses à anguilles sont généralement fabriquées en bambou ou en plastique et munies d’une entrée en forme d’entonnoir qui permet aux anguilles d’entrer mais les empêche de sortir. On utilise couramment comme appâts des escargots, des poissons et des crevettes.



Avec 200 pièges, Bay espère capturer sept à huit kilogrammes d’anguilles sauvages lors de la prochaine marée haute de mi-mois, les prix atteignant actuellement 75 000 VND par kilogramme.



Le long de la route nationale 61C, des étals en bord de route vendent des produits de saison, notamment du poisson d’eau douce, des escargots pommes, des serpents, des anguilles, des rats des champs et des légumes sauvages, aux touristes et aux résidents locaux.



La saison annuelle des crues apporte non seulement une abondance de poissons et de crevettes, procurant aux familles un revenu et une nourriture supplémentaires, mais elle crée également un tableau particulier de la vie dans le delta du Mékong.

Éliminer les obstacles à l’énergie éolienne offshore

19-09-2026

https://cadn.com.vn

En tant que ressource intrinsèque de chaque pays et non dépendante des routes maritimes internationales ou des approvisionnements importés, le développement de l’énergie éolienne offshore aidera non seulement le Vietnam à accroître son autonomie en matière de sécurité énergétique, mais aussi à promouvoir le processus de transition énergétique, réalisant ainsi les objectifs de la résolution n° 70-NQ/TW du 20 août 2025 du Politburo sur la garantie de la sécurité énergétique nationale.

Avec un littoral de plus de 3 260 km, une zone économique exclusive de près d’un million de km² et un régime de vents stable, le Vietnam possède l’un des plus importants potentiels éoliens offshore au monde. Selon la Banque mondiale, le Vietnam dispose d’un potentiel éolien offshore techniquement exploitable d’environ 600 GW, soit l’un des plus élevés de la région Asie-Pacifique. L’énergie éolienne offshore pourrait ainsi permettre au Vietnam d’atteindre 30 % d’autosuffisance en électricité d’ici 2050.

Les dernières recherches du Département de météorologie et d’hydrologie (ministère de l’Agriculture et de l’Environnement), menées en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), indiquent que le potentiel éolien offshore du Vietnam atteint 1 068 GW. Parallèlement, les recherches de l’Institut de météorologie, d’hydrologie, d’environnement et de sciences marines suggèrent un potentiel exploitable d’environ 900 GW. En Asie du Sud-Est, le Vietnam bénéficie des meilleures conditions de vent. À l’échelle mondiale, il figure parmi les 5 à 6 pays présentant les conditions de vent les plus favorables, parmi les 10 pays possédant le plus fort potentiel éolien offshore et parmi les 20 pays présentant le plus fort potentiel global de développement de l’énergie éolienne.

Malgré son énorme potentiel, le développement de l’énergie éolienne en mer, source d’énergie propre, se heurte à de nombreux obstacles. Le Dr Nguyen Hung Dung, vice-président et secrétaire général de l’Association vietnamienne du pétrole, a déclaré que le principal frein réside dans l’absence d’un système de politiques harmonisé. Actuellement, un projet énergétique peut être soumis à la réglementation de la loi sur l’électricité, de la loi sur les investissements, du droit foncier, de la loi sur la protection de l’environnement, de la loi sur les ressources marines et de nombreux autres décrets d’application. De plus, nombre de ces réglementations se chevauchent ou sont incohérentes, ce qui allonge considérablement les délais de préparation des investissements.

Les projets éoliens en mer en sont un exemple flagrant. Bien que le gouvernement ait promulgué le décret n° 272/2026/ND-CP du 4 juillet 2026, régissant les études et le développement de l’énergie éolienne en mer, il manque encore des mécanismes fondamentaux tels que les méthodes de fixation des prix de l’électricité, les contrats d’achat d’électricité (CAE), les mécanismes de partage des risques et les garanties de paiement. Or, comme l’a souligné le Dr Nguyen Hung Dung, ces éléments sont essentiels pour que les institutions financières internationales envisagent un financement.

Partageant ce point de vue, le député Nguyen Hai Nam (Commission économique et financière de l’Assemblée nationale) a souligné que le manque de coordination entre la planification énergétique, la planification spatiale maritime et les plans connexes fait que les projets éoliens en mer, malgré des orientations de développement définies, manquent encore de bases concrètes pour leur mise en œuvre. De plus, la réglementation relative à l’attribution et à la location de zones maritimes pour les études, la recherche et la construction de projets est incomplète ; le mécanisme de tarification de l’électricité à long terme est flou ; et les critères de sélection des investisseurs ainsi que l’autorité compétente en matière de politiques d’investissement présentent encore des incohérences.

Selon le député Nguyen Hai Nam, les projets éoliens en mer se caractérisent par des investissements colossaux, des délais de préparation importants, des coûts d’études élevés et l’implication de multiples organismes de réglementation. Par conséquent, si les procédures restent régies par des réglementations fragmentées, en l’absence d’un cadre juridique unifié, les investisseurs auront des difficultés à définir le plan de mise en œuvre et à évaluer le potentiel de retour sur investissement. Ceci ralentira non seulement l’avancement des projets, mais nuira également à la capacité d’attirer des investisseurs disposant de solides capacités financières, technologiques et d’une expérience internationale.

Afin de lever les obstacles au développement de l’énergie éolienne en mer, le Comité populaire de la ville de Can Tho a récemment proposé au Premier ministre d’autoriser Can Tho à accompagner proactivement les investisseurs potentiels dans la réalisation d’études, la collecte de données et l’élaboration d’études de préfaisabilité, en attendant l’évaluation et la soumission du ministère de l’Industrie et du Commerce en vue de son intégration au Plan de développement énergétique VIII révisé. Selon le Comité populaire de Can Tho, la réalisation simultanée de ces procédures vise à raccourcir les délais de préparation tout en garantissant le respect de la réglementation.

Parallèlement, le député Nguyen Hai Nam a proposé d’aborder le développement de l’éolien en mer au moyen d’un cadre politique global. Ce cadre définirait clairement l’espace de développement des projets, les procédures d’étude, les mécanismes d’attribution des zones maritimes, les critères de sélection des investisseurs et l’autorité compétente en matière d’autorisation. De plus, il conviendrait d’établir un mécanisme de tarification de l’électricité stable, compétitif et fondé sur le partage des risques, afin de permettre aux investisseurs de mobiliser des capitaux à long terme pour des projets représentant des milliards de dollars américains.

Dans l’optique de l’énergie éolienne en mer comme fondement de la création de centres énergétiques offshore intégrés, le Dr Du Van Toan, de l’Institut de météorologie, d’hydrologie, d’environnement et de sciences marines (ministère de l’Agriculture et de l’Environnement), a souligné que l’énergie éolienne offshore peut être raccordée au réseau, mais aussi utilisée sur place pour l’électrolyse de l’eau afin de produire de l’hydrogène vert, lequel est ensuite transformé en ammoniac vert ou en autres carburants propres destinés à l’exportation. Cette approche est étudiée et mise en œuvre par de nombreux pays disposant d’un potentiel éolien offshore, tels que les Pays-Bas, le Danemark, le Royaume-Uni, l’Australie et les pays du Moyen-Orient.

Par conséquent, la prochaine modification de la loi sur l’électricité doit non seulement créer un cadre juridique complet pour cette nouvelle source d’énergie, mais aussi être perçue comme une opportunité pour le Vietnam de bâtir un socle institutionnel solide pour l’ensemble du secteur des énergies offshore. « Si nous laissons passer cette occasion, nous prendrons du retard en matière de développement et risquerons de manquer l’opportunité de participer aux chaînes de valeur de l’hydrogène vert, de l’ammoniac vert et d’autres secteurs des énergies nouvelles en pleine expansion à l’échelle mondiale », a souligné le Dr Du Van Toan.

Pourquoi le ciel du sud du Vietnam est-il brumeux ? Explications des causes

19-09-2026

https://www.newsy-today.com


La qualité de l’air dans le sud du Vietnam fait
l’objet d’un examen officiel après que la visibilité à Hô Chi Minh-Ville et dans les provinces environnantes a chuté à des niveaux faibles à modérés, selon le Centre national de prévisions hydrométéorologiques.

Facteurs météorologiques piégeant les particules dans le sud du Vietnam

Les conditions atmosphériques ont directement contribué à la formation du voile de brume qui recouvrait Hô Chi Minh-Ville, la province d’An Giang et la province de Ca Mau. Mai Van Khiem, directrice du Centre national de prévisions hydrométéorologiques, a déclaré mercredi lors d’une conférence de presse à Hanoï que la faiblesse des vents limitait fortement la dispersion des polluants. À cette stagnation s’ajoutait une légère inversion de température qui a piégé des particules microscopiques près du sol.

« Théoriquement, ces facteurs donnent à l’air un aspect brumeux, sans toutefois atteindre le seuil du brouillard », a expliqué Khiem lors du point de presse. Il a précisé que le véritable brouillard apparaît généralement lors des changements de saison et pendant les mois d’hiver, se formant habituellement la nuit ou tôt le matin plutôt que de persister jusqu’en milieu de journée en raison des inversions de température.

Évaluation des indices régionaux de qualité de l’air par l’Agence vietnamienne pour l’environnement

Les autorités environnementales ont confirmé la détérioration de la qualité de l’air dans toute la région, tout en soulignant que les seuils de santé publique n’ont pas été dépassés. Nguyen Thi Thien Phuong, directrice adjointe de l’Agence vietnamienne pour l’environnement, a déclaré à la presse le 16 septembre 2026 que le brouillard de pollution est dû à une combinaison de facteurs : humidité, conditions météorologiques, inversions de température et émissions locales.

Selon Phuong, les indices de qualité de l’air dans les provinces et villes du sud ont récemment été qualifiés de « mauvais », tout en restant inférieurs aux seuils de dangerosité. L’Agence vietnamienne pour l’environnement a annoncé son intention de poursuivre une surveillance active et de mener des évaluations plus approfondies des niveaux de particules fines, en ciblant spécifiquement les concentrations de PM2,5 et PM10 afin d’identifier les principaux facteurs de pollution.

Le saviez-vous ? Alors que le brouillard saisonnier se forme généralement au Vietnam pendant les transitions nocturnes hivernales, la brume de midi, alimentée par les inversions de température, piège les polluants près du niveau de la rue, modifiant ainsi la visibilité dans les centres urbains comme Hô Chi Minh-Ville.

Initiatives élargies de surveillance urbaine et comparaisons régionales

Alors que les provinces du sud parviennent à maîtriser la pollution atmosphérique, d’autres régions du Vietnam renforcent leurs capacités d’alerte précoce. À Hanoï, les autorités municipales ont lancé un système pilote de prévision et d’alerte précoce de la qualité de l’air, baptisé HanoiAir, selon Vu Xuan Tung, directeur adjoint du département municipal de l’agriculture et de l’environnement. Ce programme, mené en collaboration avec le Centre national de prévisions hydrométéorologiques et des institutions universitaires, permet de suivre l’évolution de la pollution dans la capitale.

Contrairement aux grandes métropoles vietnamiennes, soumises à une forte pression industrielle et routière, les régions secondaires conservent des profils environnementaux distincts. Par exemple, la ville de Tra Vinh, dans le delta du Mékong, bénéficie d’une dense canopée, ce qui lui vaut d’être reconnue localement comme un modèle de ville verte et une destination de bien-être prisée dans le sud du Vietnam, comme l’ont souligné les observateurs régionaux.

Foire aux questions

Qu’est-ce qui a provoqué le ciel brumeux dans le sud du Vietnam ?

Selon le Centre national de prévisions hydrométéorologiques, la brume était due à une combinaison de vents faibles qui ont réduit la dispersion des polluants et d’une légère inversion de température qui a piégé les particules près du sol.

La qualité de l’air est-elle dangereuse actuellement dans le sud du Vietnam ?

Les autorités de l’État indiquent que, même si les indices de qualité de l’air dans les provinces du sud ont récemment été qualifiés de « médiocres », les niveaux de pollution n’ont pas atteint les seuils dangereux, selon l’Agence vietnamienne pour l’environnement.

Quelles différences les prévisionnistes décrivent-ils entre la brume et le brouillard ?

Mai Van Khiem a expliqué que si les facteurs météorologiques peuvent donner à l’air un aspect brumeux, ce phénomène ne correspond pas à la formation de brouillard, notant que le véritable brouillard se forme généralement pendant la nuit ou tôt le matin lors des changements saisonniers hivernaux.

Quels sont les polluants spécifiques que les autorités environnementales surveillent ?

L’Agence vietnamienne pour l’environnement analyse les données relatives aux particules fines, en ciblant plus particulièrement les niveaux de PM2,5 et de PM10, ainsi que les données sur l’humidité et les émissions, afin de déterminer les causes exactes du brouillard régional.

Juliet & Romeo : Shakespeare se réinvente à Hanoï dans un théâtre immersif

19-09-2026

https://lepetitjournal.com/hanoi

Et si Roméo et Juliette n’étaient plus seulement deux amants condamnés par leur famille, mais deux personnages tentant de trouver leur identité dans un Vietnam en pleine transformation ? À Hanoï, le Théatre ATH revisite la tragédie de Shakespeare dans une création contemporaine, portée par de jeunes artistes vietnamiens. On vous dit tout sur « Juliet & Romeo »



Avec « Juliet & Romeo », ATH Theatre propose une adaptation contemporaine de la tragédie de Shakespeare, créée au Vietnam avec de jeunes artistes vietnamiens. Le spectacle sera présenté dans le nouveau théâtre de l’ATH, à Long Biên, à partir du 26 septembre. Le spectacle est pensé comme une expérience immersive.



Shakespeare face au Hanoï d’aujourd’hui

La pièce prend pour point de départ une question plutôt qu’un scénario figé : « Can we still truly meet one another? », peut-on encore véritablement se rencontrer ? Au cœur de cette création, Juliette et Roméo restent les deux figures constantes. Mais autour d’eux, le monde change en permanence. L’objectif n’est donc pas simplement de « moderniser » Shakespeare, mais de questionner ce que signifie hériter d’une histoire. 



Une création portée par de jeunes artistes vietnamiens

« Juliet & Romeo » est une création originale d’ATH, développée à travers un travail de recherche artistique, d’expérimentation et de collaboration. Sur scène, huit comédiens participent à cette nouvelle lecture de Shakespeare : Dương Quế Chi, Nguyễn Duy Ngọc Ánh, Phùng Giáng Hương, Khánh Ngân Châu, Trung Imai, Hồng MA, Jac-An Nguyen et Đức Phước. La mise en scène est signée Quentin Delorme, avec My Huynh comme assistante à la mise en scène.

Une expérience immersive en vietnamien à l’ATH

Le spectacle sera joué en vietnamien, avec des surtitres en anglais.  L’expérience est destinée à un public à partir de 13 ans. Un texte scène par scène en anglais est également disponible à l’entrée.

La création sera présentée à l’ATH  à Long Biên, les 26 et 27 septembre, puis les 2, 9, 10 et 11 octobre 2026. Les représentations auront lieu les vendredis et samedis à 20h et les dimanches à 17h.

Les grands textes qui ont marqué les Outre-mer : en juin 1950, l’écrivain et homme politique martiniquais Aimé Césaire publie le « Discours sur le colonialisme »

21-09-2026

https://outremers360.com



C’est un ouvrage qui porte en lui une résonnance universelle et très actuelle à l’heure ou des idéologies racistes et déshumanisantes se sont déjà imposées politiquement ou tentent de remporter des victoires sur le plan électoral. À l’encontre d’un narratif simpliste basé sur la force impériale et le mépris de l’autre, le « Discours sur le colonialisme » d’Aimé Césaire, plus de 75 ans après sa parution, fait encore office de garde-fou, animé par l’analyse rigoureuse, la justesse historique et l’élan poétique de son auteur. Un texte fondamental, à lire et à relire, traduit et étudié dans le monde entier.

En 1950, Aimé Césaire est déjà une figure importante de la scène politique et culturelle française. Il est député, sous l’étiquette du Parti communiste français, maire de Fort-de-France en Martinique, et a été rapporteur de la loi de départementalisation de 1946. À l’âge de 37 ans, il a déjà publié une œuvre majeure – Cahier d’un retour au pays natal – suivie de recueils de poèmes (Les Armes miraculeuses, Soleil cou coupé et Corps perdu), et participé à la création de la revue emblématique du monde noir, Présence africaine, à Paris. En juin, la sortie du Discours sur le colonialisme va dépasser largement le cadre hexagonal et antillais pour en faire l’un des pamphlets majeurs du XXe siècle.

Rappelons qu’à l’époque, la France est l’un des principaux pays colonisateurs occidentaux, avec des possessions dans la majorité du continent africain, en Asie, aux Antilles, dans l’océan Indien et le Pacifique. Dans un style percutant et limpide, fidèle à son esthétique littéraire, Césaire fait le procès de la civilisation européenne et plus généralement occidentale, incapables de résoudre les deux problèmes majeurs que sont d’après lui la question du prolétariat et la question coloniale. « Le grave est que « l’Europe » est moralement, spirituellement indéfendable », assène-t-il.

« Un formidable choc en retour »

 « Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu’il y a au Viêt-Nam une tête coupée et un œil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et qu’au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées, de tous ces prisonniers ficelés et « interrogés », de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent », débute le Discours.

S’ensuivent plusieurs passages qui vont déclencher en France de nombreuses polémiques, qui perdurent toujours, autour du thème de la colonisation. « Et alors, un beau jour, la bourgeoisie est réveillée par un formidable choc en retour : les gestapos s’affairent, les prisons s’emplissent, les tortionnaires inventent, raffinent, discutent autour des chevalets », poursuit Césaire.

« On s’étonne, on s’indigne. On dit : « Comme c’est curieux ! Mais, bah ! C’est le nazisme, ça passera ! » Et on attend, et on espère ; et on se tait à soi-même la vérité, que c’est une barbarie, mais la barbarie suprême, celle qui couronne, celle qui résume la quotidienneté des barbaries ; que c’est du nazisme, oui, mais qu’avant d’en être la victime, on en a été le complice ; que ce nazisme-là, on l’a supporté avant de le subir, on l’a absous, on a fermé l’œil là-dessus, on l’a légitimé, parce que, jusque-là, il ne s’était appliqué qu’à des peuples non européens ; que ce nazisme-là, on l’a cultivé, on en est responsable, et qu’il sourd, qu’il perce, qu’il goutte, avant de l’engloutir dans ses eaux rougies, de toutes les fissures de la civilisation occidentale et chrétienne », martèle impitoyablement l’écrivain martiniquais. 

Aimé Césaire au début des années 2000 ©DR

 « Oui, il vaudrait la peine d’étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches d’Hitler et de l’hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu’il porte en lui un Hitler qui s’ignore, qu’Hitler l’habite, qu’Hitler est son démon, que s’il le vitupère, c’est par manque de logique, et qu’au fond, ce qu’il ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’homme, ce n’est pas l’humiliation de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc, c’est l’humiliation de l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique ».

 Et Césaire enfonce le clou : « c’est là le grand reproche que j’adresse au pseudo-humanisme : d’avoir trop longtemps rapetissé les droits de l’homme, d’en avoir eu, d’en avoir encore une conception étroite et parcellaire, partielle et partiale et, tout compte fait, sordidement raciste ».

 Le texte de l’auteur martiniquais est loin de relever de la pure idéologie. Sa critique du colonialisme et sa mise en relation avec le nazisme s’appuient sur une démonstration précise, étayée par des livres ou des discours en faveur de la colonisation et de la domination de soi-disant « races supérieures ». Ces derniers sont écrits notamment par le philosophe français Ernest Renan, expliquant que « la régénération des races inférieures ou abâtardies par les races supérieures est dans l’ordre providentiel de l’humanité », Albert Sarraut, plusieurs fois ministres dont ministre des Colonies dans les années trente, des religieux – pères Barde et Muller -, des militaires – le colonel de Montagnac, l’un des conquérants de l’Algérie, et le maréchal Bugeaud (« il faut une grande invasion en Afrique qui ressemble à ce que faisaient les Francs, à ce que faisaient les Goths »), etc.

 « Je parle de millions d’hommes à qui on a inculqué savamment la peur… »

 « J’entends la tempête », avait prévenu Césaire, visionnaire. « On me parle de progrès, de « réalisations », de maladies guéries, de niveaux de vie élevés au-dessus d’eux-mêmes. (…) On me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemins de fer. Moi, je parle de milliers d’hommes sacrifiés au Congo-Océan. Je parle de ceux qui, à l’heure où j’écris, sont en train de creuser à la main le port d’Abidjan. (…) Je parle de millions d’hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d’infériorité, le tremblement, l’agenouillement, le désespoir, le larbinisme. (…) Moi, je parle d’économies naturelles, d’économies harmonieuses et viables, d’économies à la mesure de l’homme indigène désorganisées, de cultures vivrières détruites, de sous-alimentation installée, de développement agricole orienté selon le seul bénéfice des métropoles, de rafles de produits, de rafles de matières premières ».

Ce Discours fondateur d’Aimé Césaire demeure l’un des ouvrages les plus lus dans le cadre des études universitaires coloniales et post-coloniales contemporaines. Il figure actuellement dans les programmes officiels de l’Éducation nationale, mais seulement pour l’enseignement de spécialité de langues, littératures et cultures étrangères et régionales créole en classe terminale (!).

 Enfin, pour l’anecdote : en 1994, le Cahier d’un retour au pays natal et le Discours sur le colonialisme avaient été inscrits au programme des classes de terminale littéraires. Jugées trop polémiques ou « difficiles », et même « antifrançaises » selon certains enseignants, parents et parlementaires, les deux œuvres avaient été retirées du programme en 1995 par le ministre de l’Éducation nationale de l’époque, François Bayrou, pour être remplacées par Les Yeux d’Elsa du poète Louis Aragon. Interrogé par le journal Le Canard enchaîné en septembre 1995, Bayrou avait justifié ce choix en affirmant qu’Aragon était, selon lui, « plus représentatif de la littérature française »

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30 ans de coopération pour la gestion durable des ressources en eau du Mékong

23-09-2026

https://nongnghiepmoitruong.vn

Trente années de coopération entre la Commission du Mékong, la Chine et le Myanmar sont axées sur le développement durable du bassin du Mékong.

La Commission internationale du Mékong a récemment tenu une session de dialogue avec la Chine et le Myanmar, et a également célébré le 30e anniversaire de la mise en place du mécanisme de coopération entre la Commission et ces deux pays situés en amont.

Cette réunion a permis aux parties de faire le point sur les résultats de la coopération au cours des trois dernières décennies, tout en échangeant des points de vue sur l’orientation de la prochaine phase, axée sur le renforcement du dialogue, le partage d’informations, la coopération technique et l’amélioration des capacités de réponse aux défis liés aux ressources en eau dans l’ensemble du bassin.

Au cours des 30 dernières années, la coopération entre la Commission et la Chine et le Myanmar s’est progressivement étendue, allant de l’échange d’informations et du partage de données hydrologiques à la recherche conjointe, à la prévention des inondations et des sécheresses et au renforcement des capacités en matière de gestion des ressources en eau.

La Chine partage actuellement avec les pays membres et le Secrétariat de la Commission des données hydrologiques annuelles provenant de deux stations : Jinghong, sur le cours principal du fleuve Lancang, et Man’an, sur un affluent. Les deux parties mènent également des études conjointes sur les changements hydrologiques dans le bassin du Mékong-Lancang, en organisant des campagnes de mesures en amont, notamment au lac Tonlé Sap au Cambodge et dans le delta du Mékong au Vietnam.

Ces activités contribuent à une meilleure compréhension de la dynamique des ressources en eau, facilitant la prévision et l’alerte aux inondations, aux sécheresses et autres événements extrêmes liés à l’eau. Lors de graves inondations et sécheresses, la Chine a également partagé des informations opérationnelles provenant des centrales hydroélectriques du fleuve Lancang afin d’aider les pays situés en aval à réagir de manière proactive.

Outre le partage de données, la Chine et le Myanmar ont envoyé des fonctionnaires participer à des stages et à des échanges d’expériences au Secrétariat de la Commission, ainsi qu’à des ateliers et à des formations sur la gestion intégrée des ressources en eau et sur des programmes de formation pour les jeunes.

Dans un contexte de changements climatiques, de sécheresses, d’inondations, d’intrusion d’eau salée, de modifications des régimes d’écoulement et de demande croissante en eau, les délégués ont convenu que le partage des données, le dialogue et la coopération technique demeurent des composantes essentielles de la gestion transfrontalière des ressources en eau.

Lors de son intervention à cette session, Mme Nguyen Thi Thu Linh, chef du bureau de la Commission vietnamienne du Mékong et membre du Comité mixte vietnamien de la Commission internationale du Mékong, a salué les résultats de la coopération entre la Commission et le ministère chinois des Ressources en eau au cours des 30 dernières années.

Dans la période à venir, le Vietnam propose que toutes les parties continuent de partager des données météorologiques et hydrologiques fiables et actualisées afin de servir la planification et la gestion des ressources en eau, la prévision et l’alerte aux inondations et aux sécheresses, ainsi que la réponse aux catastrophes naturelles liées à l’eau.

Le représentant vietnamien a également demandé à la Chine de poursuivre les échanges d’informations sur l’exploitation des projets hydroélectriques sur le fleuve Lancang, afin d’aider les pays situés en aval à être plus proactifs dans la gestion des ressources en eau et à réagir aux situations inhabituelles.

Cette coopération vise à garantir la sécurité hydrique et le développement durable du bassin du Mékong. Photo : VGP.

Lors de la réunion, le chef de la délégation chinoise a affirmé qu’ils continueraient à renforcer le partage d’informations et de données, à promouvoir la recherche conjointe et à améliorer les capacités de gouvernance de l’eau ; et à renforcer la coordination entre le cadre de coopération de la Commission internationale du Mékong et la Coopération sur les ressources en eau Mékong-Lancang .

Le représentant du Myanmar a promis de poursuivre sa coopération avec la Commission en matière de surveillance de la quantité et de la qualité de l’eau du Mékong.

Après 30 ans, le mécanisme de dialogue entre la Commission du Mékong et la Chine et le Myanmar a jeté des bases solides pour la coopération en matière de gestion des ressources en eau dans l’ensemble du bassin. Dans cette nouvelle phase, les parties s’engagent à poursuivre le dialogue, à développer le partage de données et à renforcer la coopération technique, en vue d’une utilisation durable de l’eau et de la défense des intérêts communs des pays riverains.

Comment interpréter correctement l’indice de qualité de l’air (IQA) et identifier la pollution atmosphérique à Hanoï

24-09-2026

https://news.laodong.vn

Hanoï — Le 23 septembre, le Département de l’Agriculture et de l’Environnement a organisé une conférence de formation intitulée « Comprendre correctement la pollution de l’air : de la prise de conscience à l’action ».

Prenant la parole lors de la conférence, Lê Thanh Thủy, cheffe adjointe du Département de la gestion de l’environnement du Département de l’Agriculture et de l’Environnement, a souligné que la question de la pollution atmosphérique suscite une attention croissante de la part de l’opinion publique, des décideurs, des organismes de gestion et, directement, des autorités locales.

Ces dernières années, de nombreuses informations ont montré que Hanoï figurait régulièrement parmi les villes fortement touchées par la pollution atmosphérique à l’échelle mondiale.

En raison de ses caractéristiques climatiques et de sa situation géographique, la capitale connaît, entre octobre de l’année précédente et mars-avril de l’année suivante, des conditions souvent peu favorables, qui augmentent le risque d’accumulation des polluants.

Pour résoudre ce problème de manière approfondie, les organismes compétents doivent s’appuyer sur des évaluations objectives, scientifiques et systématiques, plutôt que de se limiter à une perception visuelle de la situation.

Lê Thanh Thủy a déclaré que, pour retrouver un « ciel bleu » au-dessus de la capitale, la communication et la sensibilisation du public jouent un rôle important. Mais, avant tout, des actions résolues et coordonnées de l’ensemble du système politique sont nécessaires, sur la base de données scientifiques précises.

La conférence devrait constituer une étape importante pour permettre aux collectivités locales de renforcer leurs capacités en matière de surveillance, d’inventaire et de contrôle efficace des sources d’émissions dans les prochaines années.

Présentant la monographie « Identifier la pollution atmosphérique à Hanoï : caractéristiques des sources de pollution, évolution et impacts sur la santé », le professeur Hoàng Xuân Cơ, de l’Association vietnamienne d’économie environnementale, a apporté des précisions sur le concept de qualité de l’air, l’évolution de la qualité de l’air à Hanoï, les effets de la pollution sur la santé ainsi que le rôle des inventaires d’émissions dans la gestion environnementale.

Les sources de pollution atmosphérique comprennent les sources naturelles, les sources liées aux activités humaines, ainsi que les émissions et fuites de polluants.

Classification des sources d’émissions

En matière de gestion, les sources de déchets et d’émissions peuvent être classées en plusieurs catégories.

Il existe notamment les sources ponctuelles, telles que les installations industrielles — centrales thermiques, cimenteries, aciéries, industries chimiques, etc. — ainsi que les sources mobiles liées aux activités de transport.

S’ajoutent les émissions provenant de la production agricole, des activités domestiques et du brûlage à l’air libre.

Un point particulièrement souligné par les experts concerne le rôle des communes et des quartiers dans l’identification et le recensement des sources d’émissions présentes sur leur territoire.

Les données recueillies au niveau local constituent une information essentielle permettant à la ville de réaliser des inventaires d’émissions, d’établir des cartes des émissions, d’identifier les zones présentant un risque de pollution et de choisir les mesures de gestion appropriées.

Concentration des polluants et indice de qualité de l’air

Lors d’une présentation consacrée aux concentrations de polluants, à l’indice de qualité de l’air (IQA/AQI) et aux informations de prévision, la professeure associée et docteure Lý Bích Thủy a expliqué aux participants comment distinguer la concentration des polluants de l’indice AQI, comment interpréter l’AQI horaire et quotidien, et comment exploiter les informations de prévision.

L’indice de qualité de l’air (AQI) est un indicateur calculé à partir des paramètres issus de la surveillance de la pollution atmosphérique. Il permet d’indiquer l’état de la qualité de l’air et le niveau d’impact potentiel sur la santé humaine selon une échelle donnée.

L’AQI horaire et l’AQI quotidien correspondent à des périodes de référence différentes. De même, l’indice enregistré par chaque station de mesure reflète la qualité de l’air dans la zone correspondant à cette station et ne peut pas automatiquement être extrapolé à l’ensemble de la ville.

Lorsqu’ils utilisent ces données, les responsables administratifs et les journalistes doivent vérifier précisément :

  • la source de l’information ;
  • l’emplacement de la station de mesure ;
  • l’heure à laquelle les données ont été publiées ;
  • le type d’indicateur utilisé, horaire ou quotidien ;
  • et s’il s’agit de données de surveillance ou de données de prévision.

Les prévisions de la qualité de l’air jouent un rôle d’alerte précoce, mais elles comportent encore une marge d’erreur comparable à celle des prévisions météorologiques.

La conférence a également consacré du temps aux échanges et aux réponses concernant les situations fréquemment rencontrées lors de la réception, de l’explication et de la transmission d’informations sur la pollution atmosphérique.

Grâce à ces échanges, les responsables locaux, les organismes spécialisés et les médias disposent de davantage d’outils pour exploiter les données, vérifier les sources d’information et transmettre des alertes appropriées, tout en évitant de provoquer inutilement la panique ou de tirer des conclusions trop simplistes sur les causes de la pollution.

La Malaisie appelle à une coopération scientifique et à un financement à long terme de l’ASEAN pour lutter contre la brume transfrontalière

24-09-2026

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La Malaisie a proposé un cadre scientifique et un mécanisme de financement à long terme pour renforcer les efforts de l’ASEAN en matière de lutte contre la brume transfrontalière, conformément à l’Accord de l’ASEAN sur la pollution transfrontalière par la brume. — Photo : Sayuti Zainudin

Résumé

  • La Malaisie a proposé un cadre fondé sur la science et un financement à long terme dans le cadre de l’Accord de l’ASEAN sur la pollution transfrontalière par la brume afin de renforcer les efforts régionaux de gestion de la brume.
  • La diplomatie scientifique et un fonds durable contre la brume ont été proposés pour soutenir l’élaboration des politiques et financer les activités de prévention, de recherche et de contrôle.
  • Le Centre de coordination de l’ASEAN pour la lutte contre la pollution transfrontalière par la brume sera créé, l’Indonésie pilotant sa phase initiale et préparant les plans opérationnels.

KUALA LUMPUR, 23 septembre — La Malaisie a proposé un cadre scientifique et un mécanisme de financement à long terme pour renforcer les efforts de l’ASEAN en matière de lutte contre la brume transfrontalière dans le cadre de l’Accord de l’ASEAN sur la pollution par la brume transfrontalière (AATHP).

Le cadre axé sur la science fait référence à la diplomatie scientifique, qui permettrait aux pays de l’ASEAN d’utiliser conjointement des données scientifiques, des recherches et une expertise, tandis que le mécanisme de financement à long terme comprend un Fonds durable pour la lutte contre la brume destiné à soutenir les activités de surveillance, de prévention des incendies, de recherche et de contrôle de la brume.

Ces propositions ont été soulevées par le ministre des Ressources naturelles et du Développement durable, Datuk Seri Arthur Joseph Kurup, lors de la 27e réunion du Comité directeur ministériel sous-régional sur la pollution transfrontalière par la brume, qui s’est tenue récemment à Bali, selon le New Straits Times.

« Cette approche devrait renforcer la coopération régionale et soutenir l’élaboration de politiques et la prise de décisions fondées sur la science et les données probantes », a déclaré Arthur.

Il a déclaré que la diplomatie scientifique contribuerait à traduire les résultats scientifiques partagés en politiques régionales coordonnées et en décisions opérationnelles, tandis que le Fonds pour la lutte durable contre la brume assurerait un financement continu pour les efforts d’atténuation de la brume à long terme.

Il a indiqué que la réunion avait convenu que le Secrétariat de l’ASEAN devrait étudier la faisabilité de la diplomatie scientifique et explorer les moyens d’accroître les contributions et l’utilisation du Fonds de l’ASEAN contre la brume dans le cadre du Programme AATHP.

Arthur a déclaré que les solutions à long terme nécessitaient une coopération et un engagement soutenus de la part de tous les États membres en vertu de l’accord, signé il y a 24 ans.

Il a déclaré que l’AATHP privilégiait la coopération, le respect mutuel, la souveraineté nationale et la prise de décision par consensus plutôt que les mesures punitives.

Arthur a déclaré que chaque État membre doit assumer ses responsabilités, notamment en matière de prévention et de maîtrise des incendies à l’intérieur de ses frontières afin d’éviter d’affecter les pays voisins.

Il a déclaré que la Malaisie présenterait une position plus ferme sur la gestion du brouillard lors de la réunion du Comité et de la conférence des Parties à l’Accord de l’ASEAN sur la pollution transfrontalière par le brouillard qui se tiendra au Vietnam en novembre prochain.

Arthur a indiqué que les ministres de l’Environnement et de hauts fonctionnaires de tous les États membres de l’ASEAN avaient assisté à la réunion annuelle pour examiner la situation concernant la brume et les mesures préventives.

Il a déclaré que le Centre de coordination de l’ASEAN pour le contrôle de la pollution transfrontalière par la brume (ACC THPC) serait créé pour aider les États membres à gérer l’impact des feux de tourbières et de forêts.

Arthur a indiqué que les 11 États membres de l’ASEAN avaient convenu que la région devait disposer d’un centre de coordination dédié à la gestion du brouillard de pollution.

Il a indiqué que l’Indonésie, en tant que pays hôte, se préparait au fonctionnement du centre en rédigeant l’accord de pays hôte, les procédures opérationnelles standard, les règles et procédures, le plan d’affaires et les programmes de travail.

Arthur a déclaré que l’Indonésie avait proposé de diriger la phase initiale de l’ACC THPC, notamment en nommant un ressortissant indonésien comme premier directeur exécutif.

Il a déclaré que cette proposition reflétait le rôle de l’Indonésie en tant que pays hôte et son expérience en matière de gestion de la brume, des feux de forêt et des feux de tourbières.

Le Vietnam réussit la première reproduction artificielle de Pangasius krempfi, ouvrant la voie à de nouvelles espèces aquacoles dans le delta du Mékong

24-09-2026

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L’École des pêches de l’Université de Can Tho a réalisé avec succès la première reproduction artificielle de Pangasius krempfi, une espèce de poisson-chat d’eau saumâtre originaire du Mékong, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle espèce aquacole dans le delta du Mékong au Vietnam. Ce résultat a été obtenu dans le cadre de DIVERSAQUA, un projet international visant à diversifier les espèces aquacoles du delta du Mékong par la sélection de poissons-chats d’eau saumâtre, financé par l’Académie belge de la recherche et de l’enseignement supérieur et le Comité de coopération internationale (ARES-CCI).

Ce projet, mené conjointement par l’Université de Namur et l’Université de Liège en Belgique, ainsi que par l’Université de Can Tho, sous la direction du professeur Nguyen Thanh Phuong, a duré plus de deux ans. L’équipe de recherche a élevé des Pangasius krempfi adultes à partir d’alevins dans un système de bassins à recirculation, puis a induit la ponte des géniteurs à l’aide d’hormones couramment utilisées en aquaculture. Les alevins obtenus ont ensuite été élevés avec succès jusqu’aux stades juvéniles.

Le pangasius krempfi vit en eau saumâtre et migre vers le cours supérieur du Mékong pour se reproduire. Il atteint une grande taille et sa chair est très prisée ; son poids commercial moyen est d’environ 2 kg. Certains ménages du littoral du delta du Mékong ont déjà expérimenté l’élevage de cette espèce dans des étangs d’eau saumâtre à partir d’alevins capturés dans les estuaires naturels, avec des résultats préliminaires prometteurs.

L’université de Can Tho a déclaré que cette découverte pourrait contribuer à diversifier les espèces de poissons-chats d’élevage de la région, au-delà du pangasius, espèce traditionnellement utilisée en aquaculture dans le delta, et ouvrir la voie à de nouveaux produits d’exportation. Cette espèce est également considérée comme potentiellement mieux adaptée à l’intrusion saline liée aux changements climatiques que les espèces d’élevage actuelles.

L’université a déclaré qu’elle poursuivrait ses recherches et la production d’alevins d’autres espèces de poissons-chats, dans le but de développer des espèces aquacoles adaptées à l’évolution des conditions environnementales du delta du Mékong.

Pendant la saison des pluies, la route nationale 62 se transforme en « piège » sur la route vers le Đồng Tháp Mười

24-09-2026

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Tây Ninh — À chaque forte pluie, une série de nids-de-poule et de profondes déformations de la chaussée sur la route nationale 62 se retrouvent inondées, transformant la route en dangereuses « mares ».

Après de fortes pluies, des « mares » sont apparues sur la chaussée de la route nationale 62. Photo : Huỳnh Du, prise le 23 septembre.

La route nationale 62 devient un véritable cauchemar pour de nombreuses personnes qui l’empruntent régulièrement. Après de fortes pluies, de nombreux nids-de-poule et de profondes excavations apparaissent sur la chaussée. Certains sont suffisamment profonds pour être entièrement recouverts d’eau, ce qui les rend difficiles à repérer et à éviter.

Le matin du 23 septembre, de fortes pluies généralisées dans la province de Tây Ninh ont provoqué des inondations sur de nombreuses routes, compliquant les déplacements. Sur la route nationale 62, la dégradation de la chaussée est particulièrement visible, avec de nombreux nids-de-poule et affaissements. Plusieurs accidents de la circulation se sont également produits sur cet axe.

Nguyễn Hoàng Bảo, chauffeur de camion depuis de nombreuses années dans la commune de Bình Hiệp et habitué à emprunter la route nationale 62, raconte que, le matin du 23 septembre, il avait parfois l’impression de « conduire un tracteur dans les rizières de la région du Đồng Tháp Mười ».

Selon M. Bảo, chaque saison des pluies, les nids-de-poule et les profondes déformations de la chaussée sur la route nationale 62 deviennent plus dangereux. Ce qui l’inquiète particulièrement, ce sont les élèves, qui peuvent être éclaboussés par l’eau projetée depuis la chaussée. À cela s’ajoute le risque d’accidents malheureux.

Cette situation n’est pas nouvelle. Les pluies continues de ces derniers temps ont encore accéléré la dégradation de la chaussée. Auparavant, les équipes chargées de l’entretien et de la réparation des routes avaient effectué des travaux, mais à peine un endroit réparé qu’un autre se détériorait. De nombreux secteurs récemment remis en état commencent déjà à se dégrader de nouveau.

Dans le hameau 5 de la commune de Mỹ An, de nombreux trous profonds se trouvent directement au milieu de la chaussée. Les jours de pluie, l’eau les recouvre et les transforme en véritables « mares » au milieu de la route, représentant un risque d’accident pour les usagers.

Parallèlement, le trafic sur la route nationale 62 est très important. Chaque jour, de nombreux camions et poids lourds porte-conteneurs transportant des marchandises empruntent cet axe, faisant subir une pression supplémentaire à une chaussée déjà fortement dégradée.

« Lorsqu’on parle de la route nationale 62, ce ne sont pas seulement les habitants qui vivent ici qui doivent s’inquiéter : toute personne qui l’emprunte doit être vigilante. Le jour, on peut encore voir et mémoriser les endroits où se trouvent les nids-de-poule pour les éviter, mais la nuit, on ne les voit plus », explique Đỗ Thị Kiều Oanh, une habitante de la commune de Mỹ An.

Selon Mme Oanh, les habitants ont entendu à plusieurs reprises parler d’un projet de modernisation et d’élargissement de la route, mais ils doivent encore attendre.

Cette attente connaît toutefois une nouvelle étape avec l’approbation du projet de modernisation et de rénovation de la route nationale 62.

En juin 2025, le Premier ministre a approuvé le principe d’investissement dans trois routes nationales — les routes 53, 62 et 91B — destinées à renforcer les liaisons régionales et à favoriser l’adaptation au changement climatique dans le delta du Mékong, grâce à des prêts de la Banque mondiale.

En février 2026, le ministère de la Construction a approuvé le projet, comprenant notamment le projet de modernisation et de rénovation de la route nationale 62, et a désigné l’Administration routière du Vietnam comme maître d’ouvrage.

Le projet représente un investissement total de plus de 3 200 milliards de dôngs, pour une longueur d’environ 69 kilomètres, entre l’échangeur de l’autoroute Hô Chi Minh-Ville – Trung Lương et le poste-frontière international de Bình Hiệp. Il traversera huit communes et quartiers de la province de Tây Ninh.

La chaussée étroite de la route nationale 62 ne permet plus d’absorber l’augmentation du trafic. Photo : Huỳnh Du, prise le 23 septembre.



Un nouveau tracé de contournement

Le projet prévoit notamment la construction d’une nouvelle voie de contournement du centre de la commune de Tân Thạnh, sur environ 8 kilomètres, selon les normes d’une route de catégorie III en zone de plaine.

La plateforme routière aura une largeur de 12 mètres, avec une chaussée de 11 mètres, comprenant deux voies pour les véhicules motorisés et deux voies pour les véhicules non motorisés. La vitesse de conception sera de 80 km/h.

Les coûts liés à la libération des emprises, aux indemnisations et aux aides à la réinstallation sont estimés à environ 1 000 milliards de dôngs. Les négociations et la finalisation de l’accord de prêt avec la Banque mondiale sont, pour l’essentiel, achevées.

Lors d’une réunion de travail avec le comité permanent du Comité du Parti de la province de Tây Ninh, le 6 juillet 2026, le membre du Bureau politique et vice-Premier ministre permanent Phạm Gia Túc a demandé aux organismes concernés d’accélérer les procédures afin de garantir le lancement des travaux sur la route nationale 62 au quatrième trimestre 2026.

Après avoir vu apparaître, à chaque saison des pluies, des nids-de-poule, des affaissements et des « mares » au milieu de la chaussée, la route nationale 62 attend désormais la transformation promise par un projet de plus de 3 200 milliards de dôngs.

Un axe stratégique pour le sud du Vietnam

Longue de 69 kilomètres, la route nationale 62 est utilisée depuis 25 ans. Elle s’est fortement dégradée, tandis que sa chaussée étroite ne permet plus de répondre à l’augmentation du trafic.

Il s’agit d’un axe de transport essentiel reliant le centre administratif de la province de Tây Ninh aux communes du Đồng Tháp Mười et à la frontière cambodgienne.

La route joue également un rôle de liaison avec la route nationale 1, la route nationale N2 et l’autoroute Hô Chi Minh-Ville – Trung Lương.

Elle est par ailleurs importante pour le transport transfrontalier de marchandises, le développement de la logistique, le commerce aux postes-frontières et le renforcement des connexions économiques régionales.

Hanoï organise des spectacles culturels et des échanges entre groupes ethniques à l’occasion de la Journée de la culture vietnamienne

24-09-2026

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La ville d’Hanoï organisera une cérémonie de lancement des célébrations de la « Journée de la culture vietnamienne » 2026 le 3 octobre au Village culturel et touristique des ethnies vietnamiennes. Au programme : spectacles et échanges culturels avec de nombreux groupes ethniques du pays. Cet événement marque le début d’une série d’activités et de manifestations organisées dans la ville pour célébrer cette journée.

Afin de diffuser les valeurs culturelles nationales, de promouvoir le rôle de la communauté et de renforcer les liens entre Hanoï et d’autres localités dans la préservation et la promotion du patrimoine, le Comité populaire de Hanoï vient de publier le Plan n° 358/KH-UBND relatif à l’organisation de la cérémonie de lancement en réponse à la « Journée de la culture vietnamienne » (24 novembre) à Hanoï en 2026.

La cérémonie d’ouverture aura lieu le 3 octobre à Stage III, au Village national de la culture et du tourisme des ethnies du Vietnam (commune de Doai Phuong, Hanoï). Le programme sera d’envergure et réunira des délégués de Hanoï ainsi que des représentants de dix provinces et villes : Thai Nguyen, Tuyen Quang, Phu Tho, Son La, Gia Lai, Quang Ngai, Khanh Hoa, Dak Lak, Hué et Can Tho . Un moment fort du programme sera sans aucun doute les spectacles artistiques présentés par des artisans et des membres des groupes ethniques résidant au Village national de la culture et du tourisme des ethnies du Vietnam, qui interagiront avec les délégués présents.

Suite à la cérémonie d’inauguration, de nombreux spectacles et échanges culturels communautaires auront lieu, mettant en valeur les arts traditionnels de nombreux groupes ethniques tels que les Ba Na, Gia Rai, Ede, Tay, Thaï, Dao, Ta Oi, Co Tu et Khmers… Au programme : performances de gong, danse Xoang, solos Tơ Rưng, chants Then, jeu de luth Tinh, danse des cloches, danse Thaï, chants et danses folkloriques, et danse Xoe communautaire… Seize groupes ethniques actuellement présents au Village culturel et touristique des groupes ethniques du Vietnam continueront de participer à d’autres activités.

Les piliers de l’ordre colonial français – première partie

28-09-2026

Couverture d’un cahier scolaire par G. Daschner, vers 1900.

Le débarquement des troupes françaises en Algérie (1830) marque le début de la construction du Second Empire colonial. Au fil des conquêtes, de nombreux territoires situés en Afrique du Nord, en Afrique noire, en Asie du Sud-est, dans les océans Pacifique et Indien y furent incorporés comme colonies ou protectorats. L’objet du présent article est de présenter la superstructure que la France y instaura pour maintenir sa domination.

L’édification des piliers de l’ordre colonial

Dans tout l’outremer, sauf à la Martinique, en Guadeloupe, en Guyane, à La Réunion et à Tahiti, une organisation politico-administrative spécifique fut installée après la conquête militaire pour « pacifier » les territoires soumis, c’est-à-dire vaincre la résistance des populations locales. Adossée aux forces armées, cette organisation combinait trois piliers.

Indigènes, étrangers, Français

Tout d’abord, l’administration coloniale qualifiait les autochtones d’« indigènes ». L’intérêt de ce vocable était d’opérer une distinction entre les Français d’origine, considérés comme appartenant à une civilisation supérieure, et les natifs des territoires colonisés. En même temps, il permettait de ne pas confondre ces derniers avec les « étrangers » (ressortissants d’autres pays que la France). Avec le terme d’« indigène », les autorités coloniales traçaient d’un seul coup des limites diplomatiques, « ethniques » et hiérarchiques entre Français, autochtones et étrangers.

Statuts discriminatoires

En deuxième lieu, les « indigènes », même s’ils avaient la nationalité française, n’avaient pas le statut de « citoyen ». Leur statut était celui de « sujets », ce qui les privait de certains droits civiques, tout particulièrement ceux de voter et de se présenter aux élections engageant la situation politique de la France ou de la colonie, droits dont jouissaient les « citoyens » français. Cette inégalité devant la loi s’explique : dans les colonies, les Français étant très peu nombreux face aux « indigènes », il fallait enlever à ces derniers toute possibilité de s’opposer à la domination coloniale par la voie légale. La distinction entre « citoyens » et « sujets » constituait ainsi la base juridique de la domination politique.

Répression et autoritarisme

En troisième lieu, les autorités coloniales organisèrent un dispositif répressif applicable aux seuls indigènes. Elles créèrent à leur encontre des infractions et délits qui n’existaient pas en métropole. En même temps, elles accordèrent le pouvoir disciplinaire aux représentants de l’administration, ce qui les autorisait à donner des ordres aux autochtones et à leur appliquer des sanctions pénales sans avoir à en référer à des autorités judiciaires. Ces sanctions n’entraient « dans aucune catégorie pénale (criminelle, correctionnelle, temporaire ou perpétuelle, politique ou de droit commun, civile ou militaire)… »(1).

Ce dispositif répressif remplissait une double fonction politique et économique : d’une part, briser la résistance à l’occupation et, d’autre part, donner aux autorités coloniales les moyens d’imposer aux indigènes des travaux forcés (« corvées »), ce qui leur permettait de faire construire, à très peu de frais, les infrastructures (chemins, routes, ponts…) indispensables à l’exploitation économique des colonies. Ce dispositif répressif constituait le « régime de l’indigénat », souvent appelé « code de l’indigénat » ou simplement « indigénat »(2).

« Indigènes », « sujets » et « indigénat » étaient les catégories que l’État utilisait en temps ordinaire pour réguler le système colonial, c’est-à-dire assurer son bon fonctionnement et garantir sa reproduction à long terme. En cas de « crise » (manifestations, rébellions, insurrections…), ces instruments ne suffisaient plus. Pour « rétablir l’ordre », les autorités coloniales lançaient alors l’armée.

Mise en place après la conquête militaire, cette superstructure était admise par la métropole, mais non juridiquement validée par elle. Cette validation intervint pour la première fois en Cochinchine en 1881.

Légalisation et généralisation des piliers de l’ordre colonial

Conquise par la France à partir de 1858, la Cochinchine devint en 1863 une colonie qui fut administrée pendant deux décennies par des amiraux. En 1879, estimant que la « pacification » de ce territoire était terminée, la France mit fin au pouvoir militaire et nomma un gouverneur civil, Charles Le Myre de Vilers, pour diriger la colonie. La description qu’il donna de l’organisation politico-administrative mise en place par ses prédécesseurs vaut la peine d’être rapportée :

Jusqu’en 1879, les pouvoirs administratif, judiciaire, militaire et financier étaient concentrés dans les mêmes mains ; le gouverneur, origine et détenteur de toute autorité, faisait les lois et prononçait les peines en dernier ressort ; sous sa seule responsabilité, il réglait un budget de 20 millions. Ses délégués, les inspecteurs des affaires indigènes, étaient à la fois juges et administrateurs ; ils réprimaient par la force armée les rébellions qu’ils n’avaient pas su prévenir ; ils fixaient l’assiette de l’impôt et étaient chargés de son recouvrement.

Le Myre de Vilers : Les institutions civiles de la Cochinchine (1879 – 1881), Recueil des principaux documents officiels ; Paris, 1908 ; p. 51.

En Cochinchine, la France n’appliquait donc ni le principe de la séparation des pouvoirs ni la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen selon laquelle « tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ».

Le Myre de Vilers proposa à son ministre de tutelle d’apporter des retouches à l’organisation politico-administrative existante tout en lui recommandant expressément de maintenir pour les autochtones le régime de l’indigénat et le statut de « sujet ». Le ministre accepta et, par son décret du 25 mai 1881, officialisa le dispositif répressif existant. Expliquant les raisons de cette légalisation, il écrit :

RAPPORT au Président de la République

Paris, le 25 mai 1881

« MONSIEUR LE PRÉSIDENT,

« La séparation du pouvoir judiciaire et du pouvoir administratif, en Cochinchine, est aujourd’hui un fait accompli. Cette importante réforme réalise un progrès notable en faveur de la population annamite, mais il serait compromettant, pour la sécurité publique et pour l’exercice de notre domination, si l’on n’avait soin de conserver aux administrateurs des affaires indigènes une partie des pouvoirs dont ils étaient antérieurement investis.

« Dans un pays où il n’existe pas de citoyens dans la population indigène, mais seulement des sujets, où la langue et les mœurs sont différentes des nôtres, il est essentiel que le représentant du Gouvernement soit toujours investi d’un pouvoir propre et personnel qui assure l’efficacité de ses ordres et l’action visible de notre souveraineté. Si, pour la moindre infraction aux règlements de police, il est obligé d’avoir recours à un magistrat qui rend la justice à son heure, il ne tarde pas à perdre tout prestige et toute autorité sur le peuple conquis. »

Le Myre de Vilers : Les institutions civiles de la Cochinchine (1879 – 1881), Recueil des principaux documents officiels ; Paris, 1908 ; p. 85.

Le décret du 25 mai 1881 qui maintenait les bases de la domination coloniale et légalisait le régime de l’indigénat pour la Cochinchine fut étendu un mois plus tard à l’Algérie, puis aux autres colonies françaises.

Pensé au départ comme devant n’être que provisoire, l’indigénat fut sans cesse prorogé jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

Notes de bas de page

↑1Merle Isabelle : De la « légalisation » de la violence en contexte colonial. Le régime de l’indigénat en question. In : Politix, vol. 17, n° 66, Deuxième trimestre 2004. L’État colonial, p. 143.
↑2Cette dénomination est impropre, car le régime de l’indigénat était constitué de pratiques et de textes épars qui n’ont jamais été réunis pour former un véritable code comme, par exemple, le Code civil ou le Code pénal.



Hanoï s’illumine pour célébrer l’automne

28-09-2026

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Hanoï célébrera la fête de la Mi-Automne du 25 au 27 septembre à travers un grand festival culturel organisé au parc Thống Nhất. Pendant trois jours, traditions, gastronomie, spectacles et artisanat se mêleront pour faire revivre l’une des fêtes les plus emblématiques et appréciées du Vietnam.



À Hanoï, les premiers signes de la fête se font déjà ressentir. Depuis quelques jours, les rues de la capitale sont décorées par des lanternes colorées et des masques traditionnels en papier mâché. Un marché proposant des lanternes en forme d’étoiles, des jouets et des figurines s’est installé dans la rue Hàng Mã. La fête sera également célébrée à travers un festival organisé par la ville au parc Thống Nhất, avec près de 5 000 m² dédiés aux festivités.

Une fête ancestrale

La Mi-Automne (Tết Trung Thu en vietnamien) est célébrée chaque année le 15e jour du huitième mois du calendrier lunaire, au moment de la pleine lune. C’est une fête particulièrement importante au Vietnam, considérée comme la deuxième plus importante après le Têt. À l’origine, la fête était associée au calendrier agricole et à la fin des récoltes. La lune, réputée particulièrement ronde et lumineuse cette nuit-là, symbolisait l’abondance et constituait un moment propice pour la récolte du riz.

Au fil du temps, la fête est devenue un moment familial, particulièrement important pour les enfants, autrefois remerciés pour leur aide dans les rizières. Aujourd’hui les familles se réunissent, partagent un repas et offrent aux plus jeunes des cadeaux et décorent leurs maisons avec des lanternes.

Le savoir-faire vietnamien à l’honneur

Pendant trois jours, le Festival de la Mi-Automne fera du parc Thống Nhất un véritable lieu de découverte culturelle. Le site sera organisé en neuf espaces dédiés, entre autres, au patrimoine, au tourisme, à la culture, à la gastronomie, aux arts, aux villages de métiers et aux échanges internationaux. L’artisanat sera également mis à l’honneur, avec la présentation de savoir-faire et de créations issus des villages qui entourent la capitale.

Une façon de faire découvrir le patrimoine local tout en donnant une nouvelle place à des traditions parfois transmises de génération en génération.

La Mi-Automne se déguste aussi

Impossible d’évoquer la Mi-Automne sans parler des bánh trung thu, les célèbres gâteaux vietnamiens dont la forme ronde rappelle la lune. Deux grandes variétés sont traditionnellement préparées : le bánh nướng, cuit au four, et le bánh dẻo, reconnaissable à sa pâte souple et blanche.

Ce week-end est donc l’occasion parfaite de goûter aux gâteaux de lune, disponibles dans les supermarchés, les cafés de la ville, mais également dans de petits stands de rue où ils sont préparés de manière artisanale.

Entre tradition et modernité

Les célébrations ne s’arrêteront pas aux portes du parc Thống Nhất. Plusieurs autres sites de la capitale participent à l’événement, permettant aux festivités de se diffuser dans différents quartiers. Pendant trois jours, Hanoï vivra au rythme du Tết Trung Thu.

Dans les rues, les enfants défileront avec leurs lanternes, tandis que les danseurs déguisés en lions et en dragons, accompagnés par le son des tambours, viendront animer la ville.

À travers ce festival, Hanoï entend ainsi faire vivre une fête ancienne tout en l’inscrivant dans la ville d’aujourd’hui. Une tradition qui, chaque année, transforme pendant quelques jours les rues de la capitale en un véritable décor de fête.

Anne-Lise Lefaucheur

La pollution atmosphérique dépasse les limites journalières un jour sur trois et constitue le troisième facteur de risque de mortalité au Vietnam

28-09-2026

https://news.tuoitre.vn

Les données du ministère vietnamien de l’Agriculture et de l’Environnement montrent que les PM2,5 dépassent les niveaux limites sur 24 heures environ un tiers des jours de l’année, tandis que l’étude Global Burden of Disease 2023 classe la pollution atmosphérique comme le troisième facteur de risque de décès dans le pays.

Les niveaux excessifs de PM2,5 ont été révélés par Le Hoai Nam, chef adjoint de l’Administration de l’environnement auprès du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, lors d’un atelier à Hanoï mardi. 

Ces conclusions interviennent alors que la pollution atmosphérique se classe au troisième rang des cinq principaux facteurs de risque de décès dans le pays en 2023, selon Le Thai Ha, directeur adjoint de l’Administration vietnamienne de la prévention des maladies.

Le taux de PM2,5 dépasse la limite de 24 heures un tiers des jours.

Nam a déclaré que les données de surveillance environnementale au Vietnam, en particulier à Hanoï, montraient des concentrations moyennes de particules fines d’environ 47-48 µg/Nm³, un niveau de PM2,5 relativement élevé par rapport aux villes d’autres pays d’Asie du Sud-Est.

Selon les données du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, les concentrations de PM2,5 dépassent la limite moyenne sur 24 heures de 50 µg/Nm³ environ un tiers des jours chaque année, généralement de septembre à avril à Hanoï et dans plusieurs provinces du nord.

D’après les inventaires d’émissions et les analyses de composition chimique réalisées entre 2023 et 2025, les principales sources de pollution atmosphérique comprennent les transports, la construction et la poussière routière, l’industrie, les brûlages à ciel ouvert et les particules secondaires issues des gaz pollués, a déclaré Nam.

Le ministère poursuit ses inventaires et évaluations afin de mettre à jour les données les plus récentes et d’identifier les causes de la pollution atmosphérique, a-t-il déclaré.

Hanoï par une journée de forte pollution atmosphérique. Photo : Nam Tran / Tuoi Tre

Concernant les mesures de lutte contre la pollution atmosphérique, Nam a déclaré que le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement élaborait des réglementations pour la coordination et la gestion interprovinciale et interrégionale de la qualité de l’air dans les provinces du nord. 

Le ministère examine actuellement les commentaires reçus et y répond, et prévoit de soumettre le règlement au premier ministre en octobre 2026.

Plus précisément, Hanoï, la ville de Bac Ninh, la province de Hung Yen, la province de Ninh Binh, la province de Phu Tho et la province de Thai Nguyen ont récemment signé un accord de coordination pour la gestion environnementale dans la région de la capitale, y compris une coopération en matière de gestion de la qualité de l’air, a déclaré Nam.

Le ministère a également soumis une proposition au Premier ministre visant à établir un comité de pilotage national pour lutter contre la pollution atmosphérique, a-t-il déclaré.

Concernant la feuille de route pour l’application des normes d’émission des véhicules aux voitures, motos et cyclomoteurs, Nam a déclaré que Hanoï et Hô Chi Minh-Ville avaient récemment commencé à délivrer des permis et à mettre en place des réseaux d’installations de contrôle des émissions en vue des tests d’émissions des véhicules à partir du 1er juillet 2027.

Le ministère de l’Industrie et du Commerce élabore une feuille de route pour l’approvisionnement en carburant et le contrôle de la qualité du carburant, conformément aux normes techniques nationales et à la feuille de route pour l’application des normes d’émission aux véhicules routiers à moteur, a déclaré Nam.

La feuille de route tient compte de la capacité de production et des plans de modernisation des raffineries de pétrole de Dung Quat et de Nghi Son, ainsi que des normes relatives aux carburants importés. 

Le ministère a élaboré la feuille de route et sollicité l’avis des ministères et agences concernés, les normes vietnamiennes en matière de carburant devant être alignées sur les normes d’émission aux alentours de 2030-2031, a déclaré Nam.

La pollution de l’air serait liée à près de 95 000 décès prématurés.

Selon Ha, le ministère de la Santé a mené des études et des évaluations sur les impacts sanitaires de la pollution atmosphérique au Vietnam et a recueilli des données à partir de rapports de scientifiques.

L’étude Global Burden of Disease 2023 a révélé que la qualité de l’air occupait le troisième rang des principaux facteurs de risque de décès au Vietnam, après l’hypertension systolique et le tabagisme polluant.

« On estime que la pollution de l’air sera liée à près de 95 000 décès prématurés en 2023, compte tenu de l’espérance de vie moyenne des Vietnamiens », a déclaré Ha.

« Outre les effets directs de la pollution atmosphérique, il convient également de prêter attention aux décès prématurés causés par le tabagisme. » 

« La fumée du tabac peut également contribuer à la pollution de l’air, notamment à la pollution de l’air intérieur. »

Concernant les effets de la pollution atmosphérique sur la santé, Ha a déclaré que des données provenant du Vietnam montrent que l’exposition à la pollution de l’air extérieur peut entraîner divers problèmes de santé tout au long de la vie d’une personne.

L’exposition pendant la grossesse a été associée à des complications de grossesse et à des issues de grossesse défavorables, notamment un faible poids à la naissance et une naissance prématurée.

Chez les enfants, la pollution de l’air augmente le risque de maladies respiratoires et d’hospitalisation.

Chez les adultes, ses effets s’étendent aux maladies respiratoires et cardiovasculaires, notamment la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), la cardiopathie ischémique et l’accident vasculaire cérébral.

Chez les personnes âgées, le risque d’hospitalisation pour maladies cardiovasculaires et respiratoires augmente également.



La pollution atmosphérique pourrait accroître le risque d’hospitalisation pour maladies cardiovasculaires et respiratoires chez les personnes âgées. Photo : Nam Tran / Tuoi Tre

Selon Ha, les conséquences sanitaires de la pollution atmosphérique au Vietnam se manifestent principalement dans trois domaines : les décès, les années de vie et l’espérance de vie perdues, et l’augmentation du nombre de maladies et d’hospitalisations.

En termes de mortalité, des études menées au Vietnam ont enregistré des décès attribués à l’exposition aux PM2,5, le fardeau étant particulièrement lourd dans les grandes villes comme Hanoï et Hô Chi Minh-Ville.

Des études ont également montré qu’une part importante des décès par cancer du poumon est liée à la pollution atmosphérique.

« Les données sur les effets de la pollution atmosphérique sur la santé au Vietnam restent limitées, la plupart des études s’étant concentrées sur quelques grandes villes. On manque de données sur les effets à long terme et d’études sur les effets de plusieurs polluants atmosphériques », a souligné Ha.

« Si l’on dispose de preuves suffisantes concernant les effets de la pollution atmosphérique sur la santé, cela permettra au secteur de la santé d’élaborer des politiques appropriées. »

Vietnam Express – Actualités

D’après Gavroche Thailande

Du 15 au 30-09-2026

https://www.gavroche-thailande.com/category/asie/vietnam

Politique, Diplomatie

Tô Lâm en tournée aux États-Unis et au Canada

Le secrétaire général du Parti communiste et président vietnamien, Tô Lâm, a quitté Hanoï le 20 septembre pour une tournée internationale jusqu’au 25 septembre. Il doit participer à New York au débat général de la 81e Assemblée générale des Nations unies, multiplier les rencontres bilatérales aux États-Unis puis effectuer une visite d’État au Canada. Hanoï entend profiter de ce déplacement pour renforcer ses relations avec ses principaux partenaires et mettre en avant son rôle diplomatique dans la région Asie-Pacifique.

Washington souligne le rapprochement avec Hanoï

À l’occasion du 81e anniversaire de la fête nationale vietnamienne, célébré à Washington, la sous-secrétaire d’État américaine aux Affaires politiques, Allison Hooker, a présenté le Vietnam comme un partenaire important des États-Unis en Asie du Sud-Est. Les deux pays coopèrent désormais dans des domaines allant du commerce et des technologies au déminage, à l’éducation et à la sécurité. Cette année marque également le 31e anniversaire de la normalisation de leurs relations diplomatiques.

Première visite d’État d’un roi de Thaïlande au Vietnam

Le roi Maha Vajiralongkorn et la reine Suthida ont effectué du 14 au 16 septembre une visite d’État au Vietnam, la première d’un monarque thaïlandais depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 1976. Ce déplacement intervient à l’occasion du 50e anniversaire des relations bilatérales et un peu plus d’un an après leur élévation au rang de partenariat stratégique global. La délégation thaïlandaise a rencontré les principaux dirigeants vietnamiens.

Deux hauts responsables exclus du Parti communiste

Le Parti communiste vietnamien a exclu le 16 septembre le vice-ministre de la Santé Tran Van Thuan et Nguyen Huy Ngoc, vice-président du Comité populaire de la province de Phu Tho. Le Secrétariat du Comité central leur reproche de graves manquements aux règles du Parti et aux dispositions relatives à la lutte contre la corruption lorsqu’ils occupaient différentes responsabilités dans le secteur public de la santé.

Le Vietnam et le Canada deviennent partenaires stratégiques

Lors de la visite d’État de Tô Lâm au Canada, les 24 et 25 septembre, les deux pays ont élevé leurs relations au rang de partenariat stratégique. Leur déclaration commune prévoit une coopération accrue dans huit domaines, parmi lesquels le commerce, l’énergie, les technologies et la sécurité alimentaire.

Hanoï et l’Union européenne font le point sur leur coopération

Le Vietnam et l’Union européenne ont réuni leur comité conjoint le 25 septembre à Hanoï. Ils ont notamment évoqué l’application de leur accord de libre-échange. Le Vietnam a demandé que les derniers États membres ratifient l’accord de protection des investissements et que l’UE lève son avertissement concernant la pêche illicite.

Le Vietnam réaffirme son engagement dans les opérations de paix

À New York, le vice-Premier ministre et ministre de la Défense Phan Van Giang a rencontré Jean-Pierre Lacroix, responsable des opérations de paix des Nations unies. Les échanges ont porté sur la participation vietnamienne aux missions de l’ONU, notamment sur la place des femmes dans ses contingents.

Les États-Unis financent la dépollution de Bien Hoa

Washington et Hanoï ont signé deux accords le 23 septembre. Les États-Unis ajoutent 130 millions de dollars au programme de dépollution de l’ancienne base aérienne de Bien Hoa, contaminée par la dioxine, et prévoient 91 millions de dollars pour soutenir les personnes handicapées. Le financement américain consacré à Bien Hoa atteint ainsi 430 millions de dollars.

Économie

Vietjet entre dans le Top 50 de Forbes Vietnam

Vietjet figure dans l’édition 2026 du classement des 50 meilleures entreprises cotées établi par Forbes Vietnam, aux côtés notamment de FPT, Vinamilk et HDBank. La compagnie aérienne a enregistré au premier semestre un chiffre d’affaires consolidé en progression de 44 % sur un an et avait déjà réalisé plus de la moitié de son objectif annuel.

L’électronique vietnamienne sous pression environnementale

Les industriels vietnamiens de l’électronique doivent s’adapter à des exigences environnementales croissantes pour rester intégrés aux chaînes d’approvisionnement internationales. Réduction des émissions de carbone, traçabilité des composants, emballages durables et respect des critères ESG prennent désormais davantage de poids dans les décisions des grands donneurs d’ordre. Les entreprises locales restent toutefois confrontées au coût de l’énergie propre et aux difficultés d’accès au financement vert.

Le textile vietnamien vise 48 milliards de dollars d’exportations

L’industrie vietnamienne du textile et de l’habillement vise 48 milliards de dollars d’exportations en 2026. Sur les huit premiers mois de l’année, les ventes à l’étranger ont atteint près de 31,7 milliards de dollars, en progression de 2,9 % sur un an. Face aux coûts de production et de transport et aux incertitudes sur les commandes du quatrième trimestre, les industriels cherchent désormais à privilégier les produits à plus forte valeur ajoutée plutôt que les seuls volumes.

Le salon vietnamien de la défense prépare son édition de décembre

Au 21 septembre, 134 entreprises et organisations de 32 pays étaient inscrites au salon international de la défense prévu à Hanoï en décembre. Des exposants américains prévoient d’y présenter notamment un lance-roquettes HIMARS, un avion C-130J et des blindés Stryker. L’industrie vietnamienne annonce 579 produits et services.

Des producteurs vietnamiens au salon Halal Indo

Des entreprises vietnamiennes participent, du 24 au 27 septembre, au salon Halal Indo en Indonésie. Les organisateurs annoncent plus de 500 marques et attendent quelque 28 000 visiteurs. Pour les exposants vietnamiens, l’événement est une occasion de présenter leurs produits sur le marché des biens certifiés halal.

Les ventes de deux-roues électriques ont presque doublé

Selon les données de MotorcyclesData, 513 742 deux-roues électriques ont été vendus au Vietnam de janvier à juillet 2026, soit une hausse de 97,2 % sur un an. Ils représentent 27,7 % des ventes de deux-roues sur cette période.

La flotte aérienne vietnamienne atteint 258 appareils immatriculés

L’autorité vietnamienne de l’aviation civile recense 258 appareils immatriculés auprès de 13 opérateurs, un record. Ceux-ci comprennent les compagnies commerciales, mais aussi des acteurs de l’aviation spécialisée et de la formation. Vietjet et Vietnam Airlines possèdent ensemble 201 de ces appareils.

L’aéroport de Long Thanh se prépare aux essais

Le nouvel aéroport international de Long Thanh doit commencer ses essais entre la fin septembre et le début octobre. Les autorités visent toujours un démarrage des vols commerciaux en décembre, sous réserve de l’achèvement des installations et des vérifications nécessaires.

Phu Quoc accélère les travaux pour l’APEC 2027

Dans la province d’An Giang, l’île de Phu Quoc prépare l’accueil du sommet de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC) en 2027. Vingt et un projets sont concernés, dont des infrastructures aéroportuaires, routières et de conférence. La province prévoit d’affecter plus de 13 600 milliards de dongs d’investissement public à ces travaux en 2026 ; cette somme ne représente pas le coût total des projets.

La pénurie de manuels scolaires annoncée comme résorbée

Le Vietnam manquait de plus de 3,9 millions de manuels scolaires au 14 septembre. Le ministère de l’Éducation affirme que les derniers exemplaires recensés comme manquants ont été distribués au 24 septembre. Il a toutefois demandé l’impression de livres supplémentaires pour répondre à d’éventuels nouveaux besoins.

Une enquête vise un réseau de jeux d’argent en ligne

La police de Hung Yen enquête sur un réseau de jeux d’argent en ligne dont les transactions dépasseraient 1000 milliards de dongs, soit environ 38,6 millions de dollars. Ce montant désigne les sommes ayant circulé dans le réseau, pas ses bénéfices. Les enquêteurs ont notamment identifié l’utilisation de comptes bancaires de tiers.

Hanoï accueille les Olympiades d’astronomie

Le Vietnam accueille pour la première fois les Olympiades internationales d’astronomie et d’astrophysique. Ouverte le 25 septembre à l’université Phenikaa, près de Hanoï, la compétition réunit 320 candidats au sein de 67 équipes représentant 66 pays et territoires. Elle s’achèvera le 5 octobre.

Société

Le Vietnam manque de plus de 100 000 enseignants

Les écoles vietnamiennes font face à un déficit de 104 500 enseignants, selon le ministre de l’Éducation et de la Formation, Hoang Minh Son. Les collèges sont les plus touchés, avec près de 42 500 postes manquants. Près de 15 000 enseignants ont pourtant été recrutés pendant l’année scolaire 2025-2026. Plus de 40 000 postes déjà autorisés restent cependant vacants, en raison notamment de difficultés de recrutement, de contraintes budgétaires et d’une répartition des effectifs qui ne suit pas toujours les évolutions démographiques.

Après les inondations, les autorités mettent en garde contre les infections

Les fortes pluies et les inondations dans le nord du Vietnam augmentent les risques de maladies infectieuses liées au contact avec des eaux contaminées. Les médecins mettent notamment en garde contre la leptospirose, la mélioïdose — également appelée maladie de Whitmore — ainsi que les infections gastro-intestinales. Le risque augmente lorsque l’eau contaminée entre en contact avec des plaies ou lorsque les conditions sanitaires se dégradent après les inondations.

Hô-Chi-Minh-Ville dépasse les 32 000 cas de dengue

Hô-Chi-Minh-Ville a enregistré 32 626 cas de dengue depuis le début de l’année, avec désormais plus de 1 000 nouvelles infections signalées chaque semaine. Les autorités sanitaires constatent également une augmentation des formes graves nécessitant une prise en charge hospitalière. La circulation du virus pourrait encore progresser jusqu’au pic saisonnier attendu autour du mois d’octobre.

Tourisme, Culture

De nouveaux circuits entre le Vietnam, le Laos et la Thaïlande

Les provinces de Dien Bien, au Vietnam, et de Bokeo, au Laos, veulent développer des itinéraires touristiques transfrontaliers reliant les trois pays. Les discussions menées le 16 septembre portent notamment sur des circuits routiers en voiture et à moto. Le projet pourrait permettre à Dien Bien de mieux profiter des flux touristiques circulant entre le nord de la Thaïlande, le Laos et le nord-ouest du Vietnam.

Lang Son mise sur les drones pour développer son tourisme nocturne

La province de Lang Son a organisé les 19 et 20 septembre la première édition de son « Festival des lumières de la frontière ». Spectacles de drones synchronisés, installations lumineuses et défilés de lanternes ont animé le centre-ville. Les autorités cherchent à développer une offre touristique nocturne dans cette province située à la frontière chinoise.

Hanoï lance son premier festival international de jazz

La capitale vietnamienne a accueilli du 17 au 20 septembre la première édition du Hanoi Jazztival. Gratuit, le festival a réuni des musiciens vietnamiens et étrangers autour de concerts de jazz classique et de fusion. Expositions, ateliers et un programme consacré aux femmes dans le jazz complétaient cette première édition, organisée notamment au Jardin de la musique de l’Opéra de Hanoï.

Un festival belge attendu à Ha Long

Le festival B.Fest se tiendra les 2 et 3 octobre à Ha Long, dans la province de Quang Ninh. Cette sixième édition proposera des concerts et des animations autour de la gastronomie et de la culture belges.

dienhai.nguyen@free.fr

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