Revue de presse Vietnam / Du 15 au 31-08-2026
Sélectionnée par Michel Pédoussaut 50 ans de relations Vietnam-Thaïlande racontées en images 15-08-2026 https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh À l’occasion du cinquantième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Vietnam et la Thaïlande, une exposition photographique organisée à Hanoï revient sur cinq
Sélectionnée par Michel Pédoussaut
50 ans de relations Vietnam-Thaïlande racontées en images
15-08-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
À l’occasion du cinquantième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Vietnam et la Thaïlande, une exposition photographique organisée à Hanoï revient sur cinq décennies de rapprochement entre les deux pays. À travers des images d’archives et des documents historiques, l’évènement retrace les grandes étapes d’une relation devenue un partenariat stratégique global, tout en mettant en lumière les liens humains qui ont accompagné son développement.

Cinquante ans de relations marquées par un rapprochement progressif
Le 6 août 2026 marque le cinquantième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Vietnam et la Thaïlande, officialisées en 1976. En cinq décennies, les deux États ont progressivement renforcé leur coopération dans de nombreux domaines, jusqu’à établir aujourd’hui un Partenariat stratégique global et devenir des partenaires importants au sein de l’ASEAN.
Cette relation a été marquée par plusieurs étapes majeures. Parmi elles figure la visite du Premier ministre vietnamien Pham Van Dông en Thaïlande en 1978, premier déplacement officiel d’un dirigeant vietnamien dans le royaume. Au fil des années, les échanges politiques, économiques, culturels et humains se sont multipliés, contribuant à construire une relation fondée sur la confiance et la compréhension mutuelle.
À l’approche de ce cinquantenaire, les échanges de haut niveau illustrent la continuité de cette dynamique. Les récentes visites de dirigeants des deux pays témoignent parfaitement de la volonté commune de renforcer davantage cette coopération, notamment dans les secteurs économique, culturel et dans les échanges entre populations.
Une exposition pour raconter une histoire commune
Pour célébrer ces cinquante années de relations diplomatiques, l’ambassade de Thaïlande au Vietnam et l’Agence Vietnamienne d’Information (VNA) ont inauguré, le 24 juillet, une exposition photographique. Intitulée “L’objectif de la diplomatie : 50 ans de relations Thaïlande – Vietnam”, et présentée au Musée des beaux-arts du Vietnam, à Hanoï, ouverte au public jusqu’au 30 juillet.
L’exposition a rassemblé des photographies et des documents d’archives provenant de la VNA, de l’ambassade de Thaïlande ainsi que du Département de gestion des documents et des archives de l’État relevant du ministère vietnamien de l’Intérieur. À travers ces archives, les visiteurs ont pu suivre les grandes étapes de l’évolution des relations bilatérales, depuis les premières rencontres diplomatiques jusqu’aux échanges officiels les plus récents.
Les images présentées témoignent des visites de dirigeants, des accords de coopération et des nombreux évènements ayant contribué au rapprochement entre les deux pays. Lors de l’ouverture de l’exposition, l’ambassadrice de Thaïlande au Vietnam, Urawadee Sriphiromya, a souligné que les relations entre les deux nations ne reposaient pas uniquement sur la diplomatie officielle, mais également sur les liens développés entre les peuples. De son côté, la directrice générale de la VNA, Vu Viêt Trang, a rappelé que ces photographies conservaient la mémoire des liens humains construits depuis les débuts de la relation bilatérale.
Une mémoire visuelle tournée vers les générations futures
Au-delà des rencontres politiques, l’exposition met en avant une dimension plus sociale et populaire de cette amitié. Les photographies évoquent notamment les échanges culturels, universitaires et économiques qui ont accompagné le développement des relations entre les deux pays.
Cette approche rappelle que la coopération vietnamo-thaïlandaise dépasse le cadre institutionnel pour s’inscrire dans la vie quotidienne des populations. Les échanges entre étudiants, les collaborations artistiques ou encore les initiatives locales participent à renforcer la compréhension mutuelle entre les deux sociétés.
En réunissant des images d’archives et des témoignages visuels de différentes périodes, l’exposition “L’objectif de la diplomatie” propose ainsi une lecture humaine de cinquante années de coopération. Elle constitue à la fois un hommage au chemin parcouru et un message tourné vers l’avenir, en invitant les nouvelles générations à poursuivre cette relation d’amitié entre le Vietnam et la Thaïlande.
Hanoi prêt à renforcer la coopération avec les partenaires russes
15-08-2026
À la tête d’une délégation de travail en Fédération de Russie, le membre du Politburo et secrétaire du Comité du Parti de Hanoi Tran Duc Thang a visité l’ambassade du Vietnam en Russie et a tenu une séance de travail avec l’ambassadeur Dang Minh Khoi le 12 août.
Lors de la séance de travail, le secrétaire du Comité du Parti de Hanoï, Tran Duc Thang, a remercié l’ambassadeur Dang Minh Khoi ainsi que les responsables et le personnel de l’ambassade pour leur soutien à la délégation inter-agences lors de sa visite et de son voyage de travail en Russie.
Tran Duc Thang a souligné que le Viêt Nam accorde une importance particulière à son amitié traditionnelle et à sa coopération globale avec la Fédération de Russie. Le voyage de travail vise à promouvoir la relation entre le Viêt Nam et la Russie vers un développement de plus en plus profond, substantiel et efficace.
L’un des axes clés du voyage de travail est de discuter de la coopération en matière d’infrastructures avec des partenaires russes, notamment des projets ferroviaires urbains à Hanoi et à Ho Chi Minh-Ville.
Le secrétaire du Comité du Parti de Ha-Noï a déclaré que ce voyage de travail offre également l’occasion de discuter avec la partie russe du projet de la Maison de Moscou à Ha-Noï et d’une école russe à Hanoï.
« Hanoi est prêt à discuter de coopération non seulement avec Moscou, mais aussi avec d’autres localités russes dans un large éventail de domaines, notamment l’éducation, la science et la technologie », a-t-il ajouté.
Offrant un aperçu des relations entre le Viêt Nam et la Russie, l’ambassadeur vietnamien en Russie, Dang Minh Khoi, a fait le point sur les événements notables et les réalisations de coopération entre les deux pays ces dernières années. L’ambassadeur a déclaré que les entreprises russes manifestent un fort intérêt pour les projets de développement des infrastructures au Vietnam, en particulier les chemins de fer urbains et les réseaux de métro.
L’ambassadeur Dang Minh Khoi a également fourni des informations sur la communauté vietnamienne en Russie et les activités de l’ambassade ces dernières années.
Lors de la session de travail, les deux parties ont discuté de mesures visant à renforcer la coordination et à promouvoir la coopération entre Hanoi et ses partenaires russes, contribuant ainsi au partenariat stratégique global entre le Viet Nam et la Russie.
Le gouvernement publie une stratégie de coopération internationale dans les technologies stratégiques
15-08-2026
Le gouvernement a publié une stratégie de coopération internationale dans le domaine des technologies stratégiques dans le but de réaliser des avancées majeures en science et technologie, innovation et transformation numérique.
La stratégie identifie les principales solutions comme suit :
(i) Créer un environnement favorable à la coopération internationale ;
(ii) Mise en œuvre des engagements et accords ;
(iii) Améliorer l’accès aux technologies ;
(iv) Améliorer les capacités de développement technologique ;
(v) Fournir un soutien aux entreprises ;
(vi) Renforcer la capacité d’élaboration des politiques.
La Stratégie devrait contribuer à la réalisation des tâches stratégiques de développement technologique, à la sauvegarde de la défense et de la sécurité nationales, ainsi qu’au renforcement de la capacité du Viêt Nam à maîtriser les technologies.
Le gouvernement définit les technologies stratégiques pour le développement prioritaire
En mai dernier, le gouvernement a publié la liste des technologies stratégiques et la liste des produits technologiques stratégiques.
Les technologies stratégiques incluent :
1-Technologies numériques (intelligence artificielle, big data, jumeaux numériques, cloud computing, edge computing, Internet des objets et blockchain).
2 – Technologies de réseaux mobiles de nouvelle génération.
3 – Robotique et technologies d’automatisation.
4 – Biotechnologie avancée et technologies biomédicales.
5 – Technologies avancées de l’énergie et des matériaux.
Technologies de puces à semi-conducteurs 6.
7 – Cybersécurité et technologies quantiques.
8 – Technologies marines, océaniques et souterraines.
9 – Technologies aéronautiques et spatiales.
10 – Technologies ferroviaires à grande vitesse et ferroviaires urbaines.
Produits technologiques stratégiques :
La liste des 30 produits technologiques stratégiques est divisée en deux groupes.
Groupe 1 : Produits technologiques stratégiques qui disposent déjà d’un marché et peuvent avoir des impacts majeurs et directs sur le développement économique
1 – Grands modèles de langage vietnamiens, assistants virtuels et IA spécialisée.
2 – Caméras IA à traitement de bord.
3 – Plateformes jumelles numériques.
4 plateformes de cloud computing.
5 – Infrastructure réseau blockchain et systèmes de traçabilité.
6 – 5G/5G – Équipements et systèmes de réseau mobile avancé.
7 – Robots mobiles autonomes et robots industriels.
8 plateformes, solutions et modèles au service de la fabrication intelligente.
9 – Solutions de cybersécurité et de sécurité de l’information pour les infrastructures critiques et les bases de données nationales.
10 – Vaccins de nouvelle génération pour l’usage humain.
11.-Thérapies à 11 cellules (cellules souches et cellules immunitaires) destinées à l’usage humain.
12 – Systèmes de fabrication pour produits médicaux personnalisés utilisant la technologie d’impression 3D.
13 – Systèmes biocapteurs intelligents.
14 – Vaccins de nouvelle génération et produits biologiques utilisés dans l’élevage, la médecine vétérinaire, l’aquaculture, la culture des cultures et la protection des plantes.
15 – Systèmes pour la production, la récolte et le traitement en profondeur des produits agricoles, sous-produits et biomasse.
16 – Variétés de cultures de nouvelle génération, races d’élevage et espèces aquatiques développées à partir de la technologie cellulaire, de l’édition génétique et de la biotechnologie.
17 – Matériaux avancés et matériaux fonctionnels haute performance pour les industries de transformation et de fabrication.
18 – Batteries avancées, accumulateurs et systèmes intégrés de stockage d’énergie par batterie (BESS).
19 – Systèmes pour la production, le stockage, le transport et la distribution d’hydrogène vert et de biocarburants.
20 – Équipements électriques haute tension et ultra-haute tension ; machines électriques, moteurs électriques et systèmes modernes de transmission et d’entraînement d’énergie à haute efficacité.
21 – Systèmes de capture, d’utilisation et de stockage du carbone.
22 – Véhicules aériens sans pilote (UAV) ; des systèmes de gestion, détection, surveillance et suppression des UAV.
Groupe 2 : Produits technologiques stratégiques créant de nouveaux moteurs de croissance, technologies fondamentales pour l’avenir, et technologies garantissant l’autonomie en matière de sécurité et de défense
23 – Puces spécialisées.
Communication quantique 24-Systèmes, informatique quantique et détection quantique.
25 – Systèmes pour l’extraction, le traitement en profondeur et les produits à haute valeur issus de minéraux, de pétrole et de gaz, ainsi que de terres rares.
26 – Systèmes, équipements, services et solutions technologiques pour l’exploration sous-marine, l’exploration des grandes profondeurs, les structures marines et l’énergie offshore.
27 – Petits réacteurs nucléaires modulaires (SMR).
28 – Satellites et constellations de satellites en orbite terrestre basse (LEO) pour l’observation de la Terre.
29 – Projets d’infrastructures ferroviaires à grande vitesse.
30 – Quais, véhicules, équipements et systèmes intégrés industriels pour les réseaux ferroviaires à grande vitesse et urbains.
Le principal dirigeant appelle à des avancées plus solides en science et technologie, en innovation et transformation numérique
En juillet de cette année, le Secrétaire général et président To Lam a appelé à des avancées plus fortes dans la mise en œuvre de la Résolution n° 57-NQ/TW datée du 22 décembre 2024 du Politburo sur les avancées dans le développement de la science, de la technologie, de l’innovation et de la transformation numérique nationale.
L’axe central de la coopération internationale doit passer de la simple attraction de capitaux à l’attraction des connaissances, des technologies et des experts, contribuant ainsi à renforcer la capacité de R&D nationale, a déclaré le Secrétaire général et le Président.
Notant que la préparation aux ressources humaines est une tâche fondamentale et à long terme, le Secrétaire général et président To Lam a demandé qu’à partir de l’année universitaire à venir, le secteur de l’éducation et de la formation, les établissements d’enseignement supérieur et les centres de formation professionnelle revoient leurs programmes, priorisent les domaines technologiques stratégiques et accélèrent la formation aux compétences numériques, à la capacité d’innovation et à l’application de l’IA.
Ne courant plus après la quantité, le Vietnam fixe de nouveaux critères pour les flux d’IDE
15-08-2026
Passer de l’attraction de capitaux au développement d’un écosystème d’IDE
Lors du séminaire « Résolution 10 : Développement d’un écosystème d’IDE de haute qualité », organisé dans l’après-midi du 7 août par le Département de l’information et des communications du gouvernement, Mme Bùi Thu Thủy, directrice adjointe du Département des investissements étrangers (ministère des Finances), a estimé qu’après plus de 40 ans d’attraction d’investissements étrangers, la Résolution n° 10-NQ/TW du Politburo sur le développement de l’économie dotée d’investissements étrangers établit 6 transformations majeures dans la réflexion sur le développement.
Tout d’abord, il s’agit de passer d’une logique « d’attraction des investissements étrangers » à une logique de « développement de l’économie dotée d’investissements étrangers », en considérant le secteur économique doté d’investissements étrangers comme une composante organique de l’économie nationale.
La Résolution marque également le passage d’une valorisation de la taille et de la quantité des capitaux à une attention portée sur la qualité, l’efficacité et la valeur ajoutée ; et d’incitations à l’investissement basées sur les secteurs, les domaines ou les localités à des incitations fondées sur les résultats obtenus, le degré d’effet d’entraînement, la capacité de transfert de technologie et la contribution substantielle des flux de capitaux à l’économie.
Selon Mme Thủy, au lieu d’attirer des projets d’IDE isolés, le Vietnam s’orientera vers le développement synchrone d’un écosystème lié aux flux de capitaux internationaux, tout en passant d’une logique de « gestion des investissements » à une logique de « création d’un environnement d’investissement et d’affaires », préparant les infrastructures, les ressources humaines et les institutions pour renforcer la capacité d’absorption des flux de capitaux de haute qualité.
Pour concrétiser ces orientations, le ministère des Finances coordonne avec les agences concernées l’institutionnalisation de ces principes dans la loi sur l’investissement et les lois connexes.
Par conséquent, l’État concevra des politiques d’encouragement plus fortes pour les entreprises d’IDE par le biais d’incitations fiscales, d’un soutien aux coûts de recherche et développement (R&D), d’une aide financière pour la formation des entreprises vietnamiennes participant à la chaîne d’approvisionnement, ainsi que par l’innovation dans les méthodes d’accompagnement des entreprises nationales.
Améliorer la capacité d’absorption pour accroître l’effet d’entraînement des IDE
Selon M. Phan Đức Hiếu, membre à temps plein de la Commission économique de l’Assemblée nationale, l’aspect le plus important de la Résolution n° 10 réside dans le changement complet de l’approche. Les innovations ont été résumées par lui en quatre caractéristiques : plus méthodique, plus systématique, plus profonde et plus pragmatique.
Il a souligné que la différence réside dans le fait que le Vietnam ne se concentre plus uniquement sur les politiques préférentielles pour attirer les IDE, mais s’oriente vers la construction d’un écosystème favorable à l’ensemble du cycle de vie de l’investissement étranger, depuis la promotion et l’attraction jusqu’au processus opérationnel du projet, en intégrant les facteurs liés à l’environnement de vie, à l’environnement de travail, aux ressources humaines et aux infrastructures.
Selon M. Hiếu, pour améliorer la qualité des flux d’IDE, la clé réside dans l’amélioration de la capacité d’absorption de l’économie.
« De bons flux d’IDE ne se diffuseront pas automatiquement si nous manquons de capacité d’absorption », a déclaré M. Hiếu.
Selon lui, cette fois-ci, la Résolution aborde la question par le biais d’une série de solutions visant à accroître la capacité d’absorption du pays hôte, en particulier en élevant la qualité du secteur des entreprises nationales et en parachevant les infrastructures servant la production et le commerce.
Il a également souligné que l’amélioration de la capacité d’absorption ne sert pas seulement à attirer les IDE, mais contribue également à renforcer l’autonomie et l’autosuffisance de l’économie. Plus loin, l’objectif est de former des chaînes de valeur mondiales menées par les entreprises vietnamiennes elles-mêmes.
Pour mettre en œuvre la Résolution 10, M. Hiếu estime qu’il est nécessaire de déployer de manière simultanée et synchrone les résolutions sur les IDE, l’économie privée et les entreprises publiques, tout en examinant de concert la loi sur l’investissement, la loi sur le soutien aux petites et moyennes entreprises, ainsi que les politiques de développement des industries de soutien afin d’éviter les chevauchements et de garantir une efficacité réelle.
Il a également suggéré que les politiques de soutien soient suffisamment fortes, ciblées, qu’elles évitent la dispersion et qu’elles complètent les mécanismes incitant les entreprises d’IDE à renforcer leurs liens avec les entreprises vietnamiennes.
Du point de vue local, M. Lê Quang Hòa, vice-président du Comité populaire de la province de Hưng Yên, a indiqué que les entreprises nationales rencontrent encore de nombreuses difficultés en matière de ressources humaines, de technologie et de capital lorsqu’elles participent à la chaîne de valeur des grands groupes.
Par conséquent, Hưng Yên se concentrera sur l’encouragement des entreprises d’IDE à former la main-d’œuvre et à transférer des technologies, tout en soutenant les entreprises nationales pour améliorer leur capacité de gestion, moderniser leurs technologies et renforcer les connexions entre les entreprises locales et étrangères.
Il a également recommandé de rénover les activités de promotion des investissements en mettant en place un point focal national unifié, en renforçant la connectivité régionale et en promouvant l’expérimentation de mécanismes exceptionnels.
Par ailleurs, M. Binu Jacob, directeur général de Nestlé Vietnam, a estimé que dans le contexte de l’impôt minimum mondial, les incitations à l’investissement ne constituent plus un facteur décisif. Ce qui intéresse davantage les multinationales, ce sont les orientations stratégiques fixées par le gouvernement, des politiques transparentes et prévisibles, des ressources humaines de haute qualité et un écosystème suffisamment solide pour investir en toute sérénité sur le long terme.
Il a également suggéré de remplacer l’appellation « investisseurs étrangers » par « partenaires d’investissement » ou « partenaires IDE ». Cette évolution dans la terminologie et l’approche joue le rôle d’un engagement stratégique, reflétant fidèlement une relation de coopération à long terme, de partage des responsabilités et des intérêts entre le Vietnam et la communauté des entreprises d’IDE.
Le Premier ministre collabore avec la Banque d’État et le système des institutions de crédit
15-08-2026
Le matin du 13 août, au siège du gouvernement, le Premier ministre Le Minh Hung a présidé une réunion avec la Banque d’État du Vietnam (SBV) et le système des institutions de crédit.
Étaient présents à la réunion M. Pham Gia Tuc, membre du Politburo, vice-Premier ministre permanent ; M. Nguyen Van Thang, membre du Comité central du Parti, vice-Premier ministre ; Mme Nguyen Thi Hong, membre du Comité central du Parti, vice-président de l’Assemblée nationale ; des membres du Comité central du Parti, chefs de ministères, agences centrales et certaines localités.
La réunion a évalué la situation de la politique monétaire, de l’administration et du fonctionnement des institutions de crédit au cours des 7 premiers mois de l’année ; analyser attentivement les résultats obtenus, les lacunes, les limites, les difficultés et les défis ; En même temps, identifiez les directions, tâches et solutions clés à venir.
Sous la direction du Premier ministre, la réunion s’est tenue sérieusement, d’urgence, de franchise, de manière substantielle et avec une grande responsabilité, dans l’esprit de « l’identification des bons problèmes, la proposition des bonnes solutions, l’organisation de la mise en œuvre avec des résultats ». Les délégués se sont concentrés sur la discussion et l’évaluation correcte de la situation, en convenant de solutions spécifiques pour résoudre les difficultés et les défis selon les objectifs de contrôle de l’inflation et de stabilisation de la macroéconomie ; des solutions spécifiques sur les taux de change, les taux d’intérêt, l’assurance de liquidités et de capitaux pour le développement ; continuer à améliorer les institutions et les politiques ; une évaluation approfondie du fonctionnement du système bancaire, en particulier de la qualité de l’inspection et de la supervision ainsi que du respect de la discipline et du droit dans le fonctionnement des institutions de crédit ; des solutions pour développer le marché des capitaux afin de libérer des ressources à moyen et long terme, réduire la dépendance au crédit du système bancaire ; proposer et proposer au gouvernement, à la Banque d’État du Vietnam ainsi qu’aux ministères et agences concernés.
En conclusion, le Premier ministre Le Minh Hung a déclaré que, au cours du temps, la situation mondiale a continué de fluctuer rapidement, de façon complexe, imprévisible, ayant un impact énorme et rapide, direct ou indirectement, sur l’économie de notre pays, y compris les taux de change, les taux d’intérêt, la liquidité, la mobilisation des capitaux, et des crédits à l’économie.
En mettant en œuvre les résolutions et conclusions du Parti, de l’État, du Gouvernement, la SBV a dirigé, dirigé et exploité le système bancaire, contribuant à promouvoir la croissance économique associée à la stabilité macroéconomique, à contrôler l’inflation et à assurer des équilibres majeurs de l’économie.
En conséquence, la politique monétaire a été administrée de manière proactive, flexible, et en temps opportun, en coordination et synchronisation relativement étroites avec les politiques budgétaires et autres politiques afin d’assurer la stabilité macroéconomique ; examiner activement et améliorer les institutions monétaires et bancaires, identifier rapidement et éliminer les obstacles et les insuffisances dans les mécanismes et politiques pour soutenir le développement des marchés et des activités économiques importantes ; soutenir activement les entreprises et les personnes dans le développement de la production et des entreprises, promouvoir la croissance économique grâce à de nombreuses solutions et politiques, la croissance du crédit donne des résultats positifs, tant pour la production que pour les affaires, et pour les moteurs de croissance ; promouvoir le rôle exécutif, maintenir la stabilité et la sécurité du système des institutions de crédit, restructurer radicalement le système des institutions de crédit en lien avec la gestion des dettes douteuses, mettre en œuvre activement le plan de gestion des institutions de crédit faibles ; pionnier dans la transformation numérique, la réforme administrative, la contribution à l’amélioration de l’environnement des affaires, l’application active de la science et de la technologie, ainsi que de l’innovation.
De manière générale, au cours du temps, l’industrie bancaire vietnamienne a connu un développement remarquable tant en termes d’ampleur que de qualité, tant en capacité financière, en gouvernance que dans le niveau de modernisation des produits et services… Au nom du Gouvernement, le Premier ministre a reconnu et salué les efforts, la grande détermination et les réalisations de l’industrie bancaire ces dernières années, apportant une contribution importante aux réalisations globales de l’ensemble du pays.
En plus des résultats acquis, le Premier ministre a passé beaucoup de temps à analyser attentivement les difficultés, défis, lacunes et limites liés à l’initiative, radicale et créative dans l’administration des politiques, l’assurance du capital pour une économie à forte croissance et durable sur la base d’une solide stabilité macroéconomique ; des insuffisances dans les institutions et les politiques ; l’efficacité et l’efficacité de l’inspection et de la supervision ; la qualité du fonctionnement des institutions de crédit ; procédures administratives, conditions commerciales ; le risque de crimes high-tech, de fraudes en ligne et de fraudes financières…
À l’approche du temps à venir, le Premier ministre a déclaré que le gouvernement détermine : le système monétaire, les banques et les institutions de crédit sont le cœur de l’économie, jouant un rôle clé dans la stabilité macroéconomique, le contrôle de l’inflation et la promotion d’une croissance rapide et durable. La première priorité du SBV est que tous les mécanismes, politiques et activités opérationnelles visent à consolider la stabilité macroéconomique, à assurer des équilibres majeurs de l’économie, à renforcer la résilience, à garantir un système bancaire sûr, sain, transparent et efficace, etc fonctionnant selon les principes du marché ; se concentrer sur la libération et l’allocation efficace du capital à l’économie ; veiller à ce que les particuliers et les entreprises aient un accès pratique aux services de crédit et bancaires ; promouvoir la transformation numérique, l’innovation, améliorer la capacité de gouvernance et la compétitivité des institutions de crédit.
« À l’entrée d’une nouvelle période, les exigences fixées pour le secteur bancaire ne sont pas seulement de se développer en échelle, mais aussi d’être plus sûre, plus efficace et plus moderne. L’échelle doit aller de pair avec la qualité ; La croissance du crédit doit aller de pair avec le contrôle des risques ; La transformation numérique doit aller de pair avec la sécurité des données ; l’intégration internationale doit aller de pair avec la capacité de gestion selon les normes internationales », a déclaré le Premier ministre et a suggéré que l’ensemble du secteur bancaire promeut fortement l’esprit de « proactif, opportun – flexible – créatif – sûr – efficace – responsable – drastique », suivant de près la situation, innovant fortement dans la pensée, méthode de fonctionnement.
Concernant les tâches et solutions à venir, le Premier ministre a demandé au SBV et aux institutions de crédit de se concentrer sur la compréhension approfondie et la mise en œuvre efficace de la résolution du 14e Congrès du Parti, des résolutions, conclusions et orientations du Comité central, du Politburo, du Secrétariat, de l’Assemblée nationale, du Gouvernement, en particulier la conclusion n° 18-NQ/TW datée du 2 avril 2026 du Gouvernement central, résolutions thématiques du Politburo, directives du Premier ministre.
Le Premier ministre a souligné que l’administration de la politique monétaire doit garantir l’objectif de contrôle de l’inflation, de maintien de la stabilité macroéconomique, d’assurer des équilibres majeurs de l’économie, de la sécurité du système et de soutenir la croissance, en favorisant une croissance économique à deux chiffres sur la base de l’évaluation, des prévisions et des données précises avec des scénarios spécifiques ; « Si nous voulons croître de deux chiffres, rapidement et durablement pendant de nombreuses années, il est encore plus nécessaire de renforcer la base de la stabilité macroéconomique, de renforcer la confiance des citoyens et des entreprises dans la fonction exécutive du SBV », a déclaré le Premier ministre.
Le SBV doit quantifier et évaluer régulièrement le « point d’équilibre » entre les exigences de contrôle de l’inflation et de soutien à la croissance, mettant ainsi à jour les solutions pour opérer les outils de politique monétaire : taux d’intérêt, taux de change, masse monétaire, liquidité, crédit avec des scénarios spécifiques ; détermination des seuils d’alerte ; Les réponses politiques doivent être rapides, rapides et efficaces, les propositions de politiques spécifiques doivent être précises, les solutions de gestion flexibles, proactives, harmonieuses, au bon moment et au bon dosage ; ajuster de manière proactive l’intensité, la dose et le délai d’utilisation des outils politiques relevant de leur juridiction afin d’en maximiser l’efficacité et de s’efforcer d’atteindre les objectifs fixés.
Le Premier ministre a déclaré qu’il s’agit d’une tâche clé, démontrant la capacité et le courage du SBV en 2026 et sur la période 2026-2030 ; La SBV doit innover fortement dans sa pensée et ses méthodes de gestion proactives, créatives, modernes et radicales. En même temps, les institutions de crédit respectent strictement les dispositions de la loi ainsi que la direction et l’administration de la SBV.
Exigences pour une administration proactive, flexible, sûre et efficace des politiques de taux d’intérêt, de change et de crédit conformément aux objectifs, Le Premier ministre a déclaré que, dans la récente gestion macroéconomique, le gouvernement a principalement utilisé des politiques fiscales (réduction, report des impôts et des frais), tout en réduisant drastiquement les procédures, le temps de mise en œuvre et les coûts de conformité pour l’économie, les particuliers et les entreprises, y compris les banques, ne mettez pas de pression sur le SBV et le système bancaire en termes de crédit et de taux d’intérêt. La SBV et le système bancaire doivent agir avec un grand sens des responsabilités et mobiliser davantage les ressources pour la croissance sur la base de la stabilité macroéconomique, en partageant notamment les responsabilités avec les particuliers et les entreprises par des mesures spécifiques de stabilisation des taux d’intérêt. Réduire les taux de prêt, placer le crédit dans les bons domaines, soutenir la croissance et contrôler strictement les risques.
Le SBV maintient les taux d’intérêt d’exploitation et renforce l’offre de liquidités sur le marché, aidant ainsi les institutions de crédit à accéder au capital à faibles coûts ; Gérer les taux de change de manière flexible, en accord avec l’évolution du marché, se coordonner de manière synchrone avec les outils de politique monétaire et intervenir de manière flexible sur le marché pour stabiliser le marché des devises étrangères. Continuez à gérer strictement le marché de l’or. Les institutions de crédit continuent de réduire les coûts, de stabiliser les taux d’intérêt et de réduire substantiellement les taux de prêt.
En termes de crédit, le SBV gère la croissance du crédit en accord avec l’objectif de 2026, mais ne considère pas cela comme un « plafond strict » en permanence ; L’administration doit être proactive et flexible selon les développements réels, veillant à ce que le capital soit destiné au bon terrain, au bon moment, pour les bons objectifs, pour les bons objectifs à des coûts raisonnables. Concentrez le crédit sur la fabrication, les exportations, les hautes technologies, les industries de soutien, l’agriculture, l’innovation, le logement social, le logement locatif, les infrastructures essentielles, les projets nationaux importants et clés, les secteurs prioritaires et les moteurs de croissance, etc.
Parallèlement, le Premier ministre a demandé à continuer de réviser, modifier et compléter les règlements, améliorer les institutions monétaires et bancaires ; coordonner de manière proactive avec les ministères, agences, localités, associations d’affaires et banques pour proposer des mécanismes et des politiques dans des domaines tels que le développement des marchés de capitaux, les obligations d’entreprise et les secteurs prioritaires de l’économie.
La SBV coordonne étroitement avec les agences de l’Assemblée nationale pour absorber, compléter et soumettre à l’Assemblée nationale pour approbation le projet de loi modifiant et complétant un certain nombre d’articles de la Loi sur la Banque d’État du Vietnam, la Loi sur la prévention et la lutte contre le blanchiment d’argent et la Loi sur les institutions de crédit lors de la session d’août 2026 ; assurer la promulgation complète des documents directeurs dès que la loi entrera en vigueur, ne laissant aucune interruption juridique. Les institutions de crédit réfléchissent activement aux problèmes et participent activement au processus de construction et de perfectionnement du cadre juridique.
Le Premier ministre a demandé à la SBV de se concentrer sur l’achèvement du projet visant à poursuivre la modernisation du système bancaire, à gérer les institutions de crédit faibles et à renforcer l’accès au capital pour les entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises, dont l’achèvement sera achevé en août 2026. Innover avec urgence les méthodes d’inspection et de supervision ; renforcer la supervision précoce et à distance, l’alerte précoce et l’inspection thématique ; coordonnez de manière proactive les agences fonctionnelles pour avertir, élaborer un plan pour surmonter de manière proactive et traiter strictement les violations des activités bancaires, garantir la sécurité du système, notamment en ce qui concerne la propriété, la prolongation de crédit, la gestion des prêts et le respect des réglementations sur la sécurité opérationnelle. Augmenter le capital de charte pour les banques commerciales publiques. Les institutions de crédit doivent se concentrer sur l’amélioration de leur capacité de gestion, la gestion des risques, le contrôle interne, l’amélioration de la capacité financière et le respect strict de la loi.
Parallèlement, la promotion du développement de la science et de la technologie, de l’innovation et de la transformation numérique ; Assurer la sécurité, la sûreté, la confidentialité et le fonctionnement continu du système informatique et des activités de paiement. Le Premier ministre a également suggéré que la SBV et les institutions de crédit devraient continuer à contribuer de manière plus active et responsable au travail d’assurance de la sécurité sociale ; innover dans la communication dans le sens du professionnalisme, de l’efficacité, la fourniture d’informations exactes, sur une base scientifique.
Le Premier ministre a également donné des avis sur des propositions et recommandations lors de la réunion et a dirigé les tâches des ministères, secteurs et localités, au cours desquels le ministère des Finances met en œuvre efficacement et dans les délais les tâches assignées pour la réforme globale du marché financier vietnamien en lien avec la mise en œuvre de l’objectif de forte croissance. continuellement jusqu’en 2045 (approuvé par le Premier ministre dans la décision n° 1413/QD-TTg du 27 juillet 2026) ; mettre en œuvre des solutions pour développer le marché des capitaux afin de fournir du capital à l’économie à moyen et long terme ; mettre en œuvre efficacement des politiques d’exonération, de réduction et d’extension des impôts, charges, redevances et loyers fonciers en 2026, ainsi que le remboursement de la TVA pour soutenir les particuliers et les entreprises ; promouvoir la distribution des investissements publics ; construire des produits financiers et mettre rapidement le Centre financier international en service de manière sûre, transparente, efficace et compétitive à l’international ; recherche et conseil sur l’augmentation de la mobilisation du capital international, y compris le capital de l’ODA, les prêts bilatéraux, l’émission d’obligations internationales avec des conditions et taux d’intérêt appropriés, créant ainsi davantage de ressources pour le développement socio-économique.
Les ministères, agences concernées et localités, selon leurs fonctions et missions, doivent se coordonner étroitement et de manière synchrone avec la SBV, notamment pour améliorer les institutions ; renforcer la connexion, le partage de données, la prévention, la lutte et la gestion stricte des crimes, fraudes et violations dans les domaines de la finance et de la banque, contribuant à la libération des ressources et à l’assurance que les marchés financiers et monétaires fonctionnent de manière sûre, transparente, stable et durable.
En tant que moteur vital de l’économie, les tâches et exigences fixées pour le secteur bancaire en 2026 et à venir sont très lourdes mais extrêmement importantes, le Premier ministre a déclaré que les dirigeants gouvernementaux estiment qu’avec solidarité, unité et grande détermination, Innovant fortement dans la pensée et l’action, le secteur bancaire continuera de promouvoir les réalisations acquises, de faire des efforts pour surmonter les difficultés et les défis, et de s’efforcer d’accomplir avec succès les tâches et responsabilités confiées par le Parti, l’État et le Peuple.
Les réseaux sociaux bientôt restreints pour les Vietnamiens de moins de 16 ans
15-08-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
En juillet 2026, le gouvernement vietnamien a franchi un nouveau cap dans sa politique de cybersécurité en formulant une proposition de loi qui vise à encadrer l’activité numérique des jeunes de moins de 16 ans. Cette initiative s’inscrit au cœur des débats mondiaux qui entourent la protection de la jeunesse face aux risques des réseaux sociaux.

Un cadre législatif ciblant l’activité numérique des moins de 16 ans
Présenté fin juillet lors d’une réunion de travail organisée à Hanoï par le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme, ce projet de décret concernant les services d’information sur Internet marque un tournant majeur. L’objectif n’est pas d’interdire totalement l’accès aux réseaux sociaux aux jeunes, mais de bloquer uniquement la possibilité d’interagir. Si ce projet est validé, les utilisateurs de moins de 16 ans se verront retirer le droit de publier du contenu, de rédiger des commentaires ou d’émettre toute réaction.
En pratique, cette mesure reposerait sur la responsabilité des parents. Chaque compte de mineur devrait être rattaché à celui d’un adulte référent, chargé de surveiller le temps d’écran et le contenu visionné. En parallèle, les éditeurs de jeux vidéo devraient eux aussi limiter le temps de jeu à 60 minutes par jour pour les jeunes.
Le gouvernement explique ce projet par la volonté de protéger la santé mentale des jeunes. Selon le vice-ministre de la Culture, des Sports et du Tourisme Phan Tâm, l’objectif est de créer un environnement numérique plus sûr et sain pour éviter que les plus jeunes ne soient exposés trop tôt au cyberharcèlement, aux images violentes, aux contenus choquants ou aux jeux d’argent.
L’inquiétude des géants technologiques et les défis de mise en oeuvre
Face à ce projet, les grandes plateformes comme Meta et TikTok ont exprimé leurs inquiétudes lors des réunions organisées par le ministère. Selon elles, empêcher complètement les moins de 16 ans d’interagir poserait des problèmes techniques. Sans ces données d’activité (commentaires, likes …), leurs algorithmes auraient beaucoup plus de mal à détecter l’âge réel des utilisateurs.
Les entreprises mettent aussi en garde contre un risque de contournement. Si interagir devient impossible pour les moins de 16 ans, beaucoup de jeunes risquent de mentir sur leur âge au moment de créer leur compte. En se faisant passer pour des adultes, ils se retrouveraient exposés à des contenus encore moins adaptés, sans bénéficier des règles de sécurité prévues pour leur âge.
Au lieu d’une interdiction totale des interactions, les grands acteurs du web suggèrent plutôt d’interdire les messages privés venant d’inconnus, de renforcer la confidentialité par défaut des comptes de mineurs et d’améliorer les outils de contrôle parental. Ils demandent également au gouvernement un délai suffisant pour adapter leurs systèmes.
Une tendance mondiale de restriction des réseaux sociaux aux mineurs
L’initiative du Vietnam s’inscrit dans un mouvement mondial qui vise à mieux encadrer les activités numériques des adolescents. En juillet 2026, la France a, elle aussi, voté une loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, rejoignant ainsi d’autres pays comme l’Australie ou la Malaisie. Emmanuel Macron a d’ailleurs salué la démarche du Vietnam sur X en déclarant : « Merci de rejoindre le mouvement ».
La particularité de la méthode vietnamienne est qu’elle ne bloque pas la lecture, mais restreint uniquement les interactions publiques (publier, commenter, liker). Le projet cherche ainsi à protéger les jeunes du cyberharcèlement, tout en leur laissant l’accès aux contenus éducatifs et d’information. Les réunions à venir détermineront si le gouvernement maintient cette restriction ou s’il trouve un compromis avec les plateformes numériques.
NPAP dans sa nouvelle phase : le Vietnam prend les rênes – Un partenariat pour la réussite
15-08-2026
Le matin du 11 août, la 8e réunion du groupe de travail sur la mise en œuvre du Programme d’action national de partenariat sur les plastiques (NPAP) au Vietnam s’est tenue au ministère de l’Agriculture et de l’Environnement.
Cet événement marque un tournant important, car le NPAP entre dans une nouvelle phase menée par le Vietnam, avec des mécanismes financiers et de gouvernance autonomes, visant à promouvoir la transition vers une économie circulaire des plastiques au Vietnam.
La réunion était présidée par Le Cong Thanh, vice-ministre de l’Agriculture et de l’Environnement et chef du groupe de travail vietnamien du NPAP. Elle était coprésidée par deux vice-chefs de groupe de travail du NPAP : M. Iain Frew, ambassadeur du Royaume-Uni au Vietnam, et Mme Ramla Khalidi, représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Vietnam. Y participaient des représentants du Partenariat mondial sur les plastiques (GPAP), du secrétariat du NPAP, ainsi que des représentants de ministères, d’agences, d’entreprises, d’organisations internationales, d’instituts de recherche et d’organisations de la société civile.
5 axes de coopération multilatérale.
Le Partenariat national d’action contre la pollution plastique (NPAP) au Vietnam a été créé en 2020 afin de relever le défi de la pollution plastique grâce à un modèle de collaboration multipartite. À ce jour, le NPAP a réuni plus de 200 membres partenaires, reliant agences gouvernementales, secteur privé, organisations de développement, instituts de recherche et organisations de la société civile autour d’un objectif commun : réduire la pollution plastique et promouvoir le développement d’une économie circulaire au Vietnam.
Entre 2025 et le premier semestre 2026, NPAP Vietnam a activement soutenu les dialogues politiques sur la gestion des déchets et le tri à la source, tout en promouvant la mise en œuvre du mécanisme de responsabilité élargie des producteurs (REP). Plusieurs études clés ont été menées à bien, notamment le modèle de système de consigne, une feuille de route financière pour les actions relatives aux plastiques, la mise en réseau pour l’innovation et le soutien aux acteurs informels de la collecte des déchets. La plateforme a également créé un forum multipartite pour discuter des progrès accomplis dans la mise en œuvre du Pacte mondial des Nations Unies sur la pollution plastique.
En particulier, la feuille de route de financement des actions contre le plastique, publiée par le NPAP fin 2025, a quantifié le déficit de financement de la gestion des déchets plastiques au Vietnam à environ 5,2 à 7 milliards de dollars américains. Ce déficit représente un défi majeur et offre de vastes opportunités d’investissement aux partenaires nationaux et internationaux pour collaborer et mobiliser les ressources.

La collecte et le tri des plastiques usagés nécessitent la participation de la communauté. (Photo 🙂 Hoang Hien .
| « Au cours de la période à venir, le NPAP doit passer résolument de la « coordination des activités » à la « création d’impact », des initiatives individuelles à la mise en relation et à l’extension des solutions au niveau du système ; de la mobilisation de fonds pour les activités du Secrétariat à la coordination et à la mise en relation des ressources d’investissement pour les priorités nationales », a souligné le vice-ministre Le Cong Thanh. |
Selon Le Cong Thanh, vice-ministre de l’Agriculture et de l’Environnement et chef du groupe de travail vietnamien sur le Programme national d’action pour la gestion des déchets plastiques (PNAG) : le Vietnam entre dans une nouvelle phase de la gestion des déchets plastiques et du développement de l’économie circulaire. Il est donc nécessaire de préparer dès maintenant une nouvelle phase de développement du PNAG, une phase durable, à mesure que le Vietnam acquiert progressivement davantage de contrôle sur les institutions, la gouvernance, les ressources et l’orientation opérationnelle.
Le responsable du groupe de travail vietnamien du NPAP a présenté les cinq piliers qui guident le développement du NPAP : « Appropriation du Vietnam – Soutien des partenaires – Participation des entreprises – Diversification des ressources – Impact réel ». Le vice-ministre a souligné que le NPAP ne devrait pas se concentrer sur la quantité d’activités, mais plutôt sur de meilleures politiques, des modèles adaptables, des flux d’investissement plus efficaces et, en fin de compte, la réduction des déchets plastiques rejetés dans l’environnement.
Engagement de partenaires internationaux en faveur du partenariat.
Représentant un pays partenaire depuis le début, M. Iain Frew, ambassadeur du Royaume-Uni au Vietnam et chef adjoint du groupe de travail NPAP, a vivement remercié NPAP Vietnam d’avoir créé une plateforme multipartite fiable et efficace.
En juillet dernier, la résolution n° 20-NQ/TW du 28 juillet 2026, adoptée lors du troisième plénum du XIVe Comité central du Parti communiste vietnamien et portant sur la construction et le développement du Vietnam en une nation maritime forte, a marqué un tournant stratégique, passant d’une approche centrée uniquement sur l’économie maritime à la construction d’une nation maritime forte. Ce contexte politique souligne l’importance du Programme national d’action pour la protection des océans (PNAP), qui vise à réduire la pollution plastique, notamment celle des océans. Dans les prochains mois, le Vietnam devra optimiser ses ressources pour mettre en œuvre ce plan d’action, avec la contribution de tous ses partenaires. Le secteur privé a un rôle central à jouer dans la mise en œuvre du mécanisme de responsabilité élargie du producteur (REP), en complément de solutions concrètes.
Selon Mme Ramla Khalidi, Représentante résidente du PNUD au Vietnam, le retrait progressif des financements offre également l’opportunité de renforcer l’appropriation nationale, de consolider les partenariats et d’ancrer le Programme national d’action pour les plastiques (PNAP) dans une perspective de pérennité. Le PNUD continuera de coprésider le Secrétariat du PNAP avec le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement afin d’aider le Vietnam à mettre en œuvre la responsabilité élargie du producteur (REP) et à mobiliser des capitaux pour les investissements dans l’économie circulaire. Parallèlement, la Feuille de route nationale d’action pour les plastiques pour la période 2026-2030 sera mise à jour afin de définir clairement les responsabilités, les besoins d’investissement et les critères d’évaluation de son efficacité.
Identifier des actions spécifiques
Au cours de cette discussion, les membres du groupe de travail, les partenaires au développement, le monde des affaires et les organisations internationales ont échangé leurs points de vue, identifié les difficultés et les défis existants et proposé des orientations spécifiques pour la coopération dans la période à venir.
L’une des tâches essentielles consiste à revoir et à mettre à jour la Feuille de route nationale d’action sur les plastiques pour la période 2026-2030, en veillant à ce qu’elle soit en phase avec le nouveau contexte politique, les objectifs du Programme national d’action sur les plastiques et les exigences de la transition vers une phase de développement durable.
La nouvelle feuille de route n’est pas un simple document d’orientation technique ; elle vise à devenir un cadre de coordination des programmes, des initiatives et des ressources à l’échelle nationale. Elle définit clairement les objectifs prioritaires, les programmes clés, les responsabilités des parties prenantes, les besoins en ressources et les mécanismes de suivi et d’évaluation des résultats de la mise en œuvre.
Conformément à cette orientation, la feuille de route à l’horizon 2030 s’appuiera sur une articulation étroite des priorités politiques, des besoins d’investissement et des pratiques commerciales dans le cadre de la transition vers une économie circulaire des plastiques. Un plan de financement des actions relatives aux plastiques sera intégré afin d’identifier clairement les besoins en ressources, les déficits d’investissement et les opportunités de mobilisation de ressources pour les domaines prioritaires. De ce fait, le NPAP passera progressivement d’une approche de mobilisation de ressources pour les activités des programmes à une approche de coordination et de mise en relation des ressources d’investissement afin de servir les objectifs nationaux de réduction de la pollution plastique et de développement d’une économie circulaire.
À court terme, les délégués ont souligné la nécessité de privilégier la collecte et le recyclage des plastiques, tout en poursuivant les efforts à long terme visant à les réduire et à les réutiliser. Le développement des marchés pour les matériaux recyclés, l’amélioration de la qualité des produits recyclés et la recherche de solutions adaptées aux plastiques de faible valeur ont également été identifiés comme des axes prioritaires pour les discussions futures.
Par ailleurs, la mise en œuvre effective du Plan de protection de l’environnement (PPE), la promotion de modèles d’économie circulaire, le développement d’emballages circulaires, le déploiement de systèmes de consigne et l’amélioration de la collecte et du suivi des données relatives aux plastiques demeureront des domaines nécessitant des recherches et une sélection en vue de leur inclusion dans les programmes et initiatives prioritaires de la nouvelle feuille de route. Selon le rapport du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, environ six à huit programmes ou initiatives clés pourraient être élaborés, en ciblant les domaines présentant un fort potentiel d’impact et la capacité de mobiliser le secteur privé.
La feuille de route actualisée sera également liée à l’exigence de mesurer les résultats et les impacts concrets. Au lieu de se contenter de recenser le nombre d’activités mises en œuvre, le système de suivi et d’évaluation visera à mesurer les changements spécifiques apportés aux politiques, aux investissements, aux capacités de collecte et de recyclage, ainsi qu’au niveau de réduction de la pollution plastique, offrant ainsi aux parties prenantes un cadre pour suivre les progrès accomplis et adapter les solutions en cours de mise en œuvre.
| Le projet de loi sur la protection de l’environnement (modifié) est en cours de finalisation avant d’être soumis à l’Assemblée nationale pour examen et approbation lors de sa session d’octobre. Le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement a indiqué qu’il intégrera et étudiera les observations relatives à l’économie circulaire, à la responsabilité élargie du producteur (REP) et au tri des déchets à la source afin d’affiner le projet et de le soumettre à l’Assemblée nationale pour la promulgation d’une loi sur la protection de l’environnement adaptée au contexte actuel. |
Les ponts de grande hauteur peuvent réduire la pression du dragage de sable pour l’infrastructure routière
15-08-2026
La diminution des ressources naturelles en sable, conjuguée à la demande croissante pour la construction d’infrastructures de transport, pose le problème de trouver des solutions pour réduire l’utilisation de sable pour les routes en remblai.
Le viaduc est étudié comme une solution pour réduire l’utilisation de sable dans le développement des infrastructures de transport dans la sous-région du Grand Mékong. Photo : Anh Duc
Le 13 août, l’Université des transports a organisé une cérémonie de lancement pour un projet visant à rechercher des solutions techniques pour la construction de ponts aériens afin de réduire l’utilisation de sable et d’améliorer la durabilité des infrastructures de transport dans la sous-région du Mékong.
S’exprimant lors de l’événement, le professeur agrégé et docteur Nguyen Van Hung, recteur de l’Université des transports et des communications, a déclaré que le processus de développement économique, d’urbanisation et de connectivité régionale accroît la demande d’investissement dans les infrastructures de transport, ce qui entraîne une forte demande de matériaux de construction, en particulier de sable utilisé pour les assises de routes.
Pendant ce temps, les ressources naturelles en sable s’épuisent dans de nombreuses régions. Une exploitation excessive peut accroître le risque de glissements de terrain, de modifications des flux, de dégradation des écosystèmes et affecter les moyens de subsistance des populations. De nombreuses régions présentent également des sols de fondation fragiles, souvent touchés par les inondations, les affaissements et le changement climatique.
« Le problème qui se pose n’est pas seulement de construire davantage d’itinéraires de circulation, mais aussi de choisir des solutions pour économiser les ressources, limiter l’impact environnemental, s’adapter aux conditions naturelles et garantir l’efficacité tout au long du cycle de vie du projet », a souligné M. Hung.
Professeur agrégé et docteur Nguyen Van Hung, recteur de l’Université des transports, s’exprimant lors de la cérémonie de lancement du projet. Photo : Anh Duc
Selon M. Hung, l’utilisation de ponts aériens pour remplacer une partie de la route en remblai traditionnelle est une orientation prometteuse. Cette solution peut contribuer à réduire la demande en sable, à limiter l’affaissement des routes, à maintenir la capacité d’évacuation des crues, à réduire la fragmentation des écosystèmes et à accroître l’adaptation des infrastructures au changement climatique.
Cependant, pour une application efficace, il est nécessaire d’étudier de manière approfondie la géologie, l’hydrologie, l’environnement, la technologie de construction, l’efficacité économique et les coûts du cycle de vie.
C’est également l’objectif principal du projet « Solutions techniques pour la construction de viaducs afin de minimiser l’utilisation de sable et d’améliorer la durabilité dans le développement des infrastructures de transport dans la sous-région du Mékong ». Le projet est financé par le Fonds de coopération Mékong-Corée par l’intermédiaire de l’Institut du Mékong et approuvé pour mise en œuvre par le ministère de l’Éducation et de la Formation à partir de mars 2026.
M. Madhurjya Kumar Dutta, directeur du Fonds de coopération Mékong-Corée, a déclaré que la recherche ne devait pas se limiter à des rapports, mais qu’elle devait produire des résultats démontrables et vérifiés dans la pratique, tout en examinant la possibilité d’une mise à l’échelle dans d’autres pays de la sous-région, en particulier au Cambodge et au Laos.
Selon M. Dutta, le Fonds reçoit chaque année environ 300 propositions, dont environ 30 proviennent du Vietnam, mais seulement 1 à 2 projets de grande envergure sont approuvés.
Le projet devrait fournir des bases scientifiques et pratiques supplémentaires pour le choix des solutions de construction dans les zones aux sols fragiles, caractérisées par une pénurie de matériaux et de fortes répercussions du changement climatique, réduisant ainsi la dépendance à l’égard des sources de sable naturel.
Les personnes âgées sont un moteur du développement national
18-08-2026
La vice-Première ministre Pham Thi Thanh Tra a appelé à un véritable changement dans le système politique et la société, passant du simple soin des personnes âgées à leur considération comme un moteur d’un développement économique rapide et durable.
Président une conférence du Comité national sur le vieillissement à Hanoi le 17 août, Tra, qui en est également la présidente, a déclaré que le Parti et l’État accordent une attention particulière aux affaires des personnes âgées. Parallèlement, la prise de conscience dans l’ensemble du système politique et de la société est devenue de plus en plus claire, globale et positive.
Elle a chargé le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme de diriger une campagne de communication globale sur les affaires des personnes âgées.
Le ministère de la Santé a été prié de finaliser d’urgence un examen de la Loi sur les personnes âgées et de proposer une feuille de route appropriée pour les amendements. Les politiques et documents juridiques doivent être examinés afin de garantir que l’égalité des sexes et les questions liées aux personnes âgées soient intégrées dans l’élaboration des lois.
Tra a également appelé à la construction d’un écosystème durable de « l’économie de l’argent » pour soutenir la croissance nationale. Les ministères et agences concernés doivent s’associer à la Commission de politique et de stratégie du Comité central du Parti pour élaborer un système de projets pour l’économie de l’argent.
Sur les données et la numérisation, elle a chargé le ministère de la Sécurité publique de collaborer avec l’Association vietnamaise des personnes âgées pour accélérer la transformation numérique et compléter une base de données nationale sur les personnes âgées. La base de données doit être intégrée aux plateformes numériques pertinentes et aux bases de données sectorielles, en particulier dans le domaine de la santé.
L’Association des personnes âgées du Vietnam a été chargée de consolider sa structure organisationnelle et son effectif à tous les niveaux et de se préparer minutieusement pour son septième Congrès national pour 2026-2031.
Sur le plan diplomatique, elle a demandé au ministère des Affaires étrangères de finaliser d’urgence les propositions de coopération internationale sur les personnes âgées pour approbation rapide du gouvernement et de négocier une convention internationale sur les droits des personnes âgées. Le ministère doit également préparer de manière proactive des initiatives pour l’événement parallèle de la Semaine des dirigeants économiques Asie-Pacifique 2027 sur l’économie de l’argent, tout en renforçant la recherche sur les tendances mondiales pour éclairer l’élaboration des politiques.
La vice-ministre de la Santé, Nguyen Thi Lien Huong, a rapporté que le Viêt Nam compte désormais près de 16,5 millions de personnes âgées, dont plus de 7 millions d’hommes, soit 42,78 %, et plus de 9,4 millions de femmes, soit 57,22 %.
Au cours des sept premiers mois de 2026, le réseau de sécurité sociale pour les personnes âgées a continué de s’étendre. Plus de 3,53 millions de personnes reçoivent des prestations de sécurité sociale mensuelles, dont environ 2,35 millions de retraités et 530 000 personnes âgées de 60 ans et plus bénéficient d’allocations mensuelles d’assurance sociale. Plus de 1,2 million reçoivent des allocations préférentielles pour service méritoire, tandis que près de 2,5 millions reçoivent des prestations de retraite sociale.
La couverture santé s’est également améliorée, avec près de 15,7 millions de personnes âgées détenant une carte d’assurance santé. Les dossiers médicaux et le suivi initial de la santé couvrent 80 % des personnes âgées, et plus de 69 % ont reçu au moins un contrôle annuel.
Le réseau de soins gériatriques ne cesse de s’étendre, avec sept hôpitaux gériatriques spécialisés et environ 155 hôpitaux de niveau central et provincial gérant des services gériatriques. La base de données nationale de la population est désormais connectée à la base de données d’assurance, permettant à tous les établissements médicaux de fournir des services couverts par l’assurance à l’aide de cartes d’identité à puce ou de comptes d’identification électroniques sur VNeID et VssID.
À l’échelle nationale, près de 80 000 clubs culturels, artistiques, sportifs et d’activité physique sont en activité, attirant plus de 3 millions de personnes âgées. Le modèle intergénérationnel de club d’entraide continue de montrer une valeur humanitaire et un impact concret.
Le Vietnam se prépare à l’arrivée de la 6G
19-08-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
Alors que la 5G poursuit son déploiement dans le pays, le Vietnam se tourne déjà vers la 6G. Le ministère des Sciences et des Technologies multiplie les initiatives afin d’anticiper l’arrivée de la prochaine génération de réseaux mobiles. Cependant, le déploiement de cette nouvelle technologie n’est pas attendu avant le début des années 2030. L’objectif du Vietnam est de prendre part au développement de cette technologie plutôt que de se limiter à son adoption.

La 6G : une nouvelle génération de réseaux mobiles
La 6G, qui succédera à la 5G, est encore en cours de développement à l’échelle mondiale. Les normes techniques ne sont pas encore fixées, mais les chercheurs avancent dans plusieurs pays. Cette future génération de réseaux promet des débits plus élevés, une latence encore plus faible et une meilleure capacité à connecter simultanément plusieurs appareils.
Selon les autorités vietnamiennes, la 6G ne se limitera pas à offrir des débits plus élevés. Elle doit également soutenir le développement de technologies comme l’intelligence artificielle et l’Internet des objets, c’est-à-dire l’ensemble des objets connectés capables d’échanger des données via Internet. Ces technologies sont considérées comme des moteurs de la transformation numérique.
Pourquoi le Vietnam s’y intéresse ?
Pour le gouvernement vietnamien, la 6G représente un enjeu stratégique. Les autorités souhaitent que le pays puisse progressivement maîtriser certaines technologies clés afin de renforcer sa souveraineté numérique et sa compétitivité. Cette volonté s’inscrit dans une politique plus large de développement des industries de haute technologie et de transformation numérique.
L’objectif n’est donc pas uniquement de déployer un futur réseau 6G, mais aussi de permettre aux différentes entreprises, instituts de recherche et universités vietnamiens de participer à son développement. Les autorités estiment que cette anticipation permettra au pays de mieux se positionner dans les futures technologies de télécommunications.
Le Vietnam se prépare dès maintenant
Même si la 6G n’est pas encore prête à être déployée, plusieurs actions sont déjà engagées. Le ministère des Sciences et des Technologies a notamment mis en place un groupe de recherche consacré à la 6G. Celui-ci est chargé de suivre les évolutions technologiques internationales et de participer à l’élaboration des futures normes internationales de la 6G.
Pour les autorités, cette phase de préparation doit permettre au Vietnam de renforcer ses capacités de recherche et de former les compétences nécessaires afin de maîtriser progressivement certaines technologies liées à la 6G. L’objectif est de donner aux entreprises et aux instituts de recherche vietnamiens les moyens de participer au développement de cette future génération de réseaux.
VinSpace s’associe à SpaceX pour le lancement de satellites en 2027
19-08-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
Le Vietnam franchit une nouvelle étape dans son développement spatial. Le 11 août 2026, VinSpace, filiale du groupe Vingroup, a signé un accord avec le géant américain SpaceX pour le lancement de ses premiers satellites en 2027. Ce partenariat s’inscrit dans une dynamique nationale de renforcement des capacités spatiales, le Vietnam ayant déjà lancé ses premiers satellites en 2008 et inauguré un centre spatial à Hanoï en mars 2026.

Un accord de lancement signé en août 2026
Le 11 août dernier, le secteur spatial vietnamien a franchi une étape majeure. VinSpace, société membre du groupe Vingroup, a signé un contrat avec l’entreprise américaine SpaceX pour le lancement de ses premiers satellites. L’information a été confirmée par l’Associated Press, qui précise que cet accord marque une étape clé dans la stratégie de l’entreprise vietnamienne.
Selon cet accord, les satellites développés par VinSpace seront mis en orbite en 2027 via le programme « Transporter Rideshare » de SpaceX. Ce dispositif de lancement partagé permet à plusieurs clients de mutualiser un même vol afin d’optimiser les coûts.
Ainsi, SpaceX fournit les services de lancement, tandis que VinSpace restera chargée du développement et de l’exploitation de ses satellites après leur mise en orbite. Cet accord fait suite à l’annonce faite par VinSpace en avril 2026 de son intention de fabriquer et lancer ses satellites en 2027.
L’ambition spatiale de VinSpace
VinSpace ne vise pas seulement un lancement réussi, mais aspire à devenir une entreprise spatiale privée intervenant à toutes les étapes : de la conception des satellites à leur exploitation.
Selon le directeur général de VinSpace, Vu Trong Thu “l’accès fiable à l’espace est fondamental pour transformer l’innovation satellitaire en missions opérationnelles”. Il a également souligné que ce contrat “est une étape importante dans la stratégie à long terme de VinSpace visant à contribuer à la construction de l’écosystème aérospatial du Vietnam et à renforcer la position du pays dans l’économie spatiale mondiale”. Le rapport annuel 2025 de Vingroup indique que VinSpace développe des satellites fabriqués au Vietnam, destinés aux communications et à l’observation de la Terre.
L’espace : nouvel objectif du Vietnam
Ce partenariat s’inscrit dans un contexte national de renforcement des capacités spatiales. Le Vietnam a lancé ses premiers satellites de télécommunication, VINASAT-1 en 2008 et VINASAT-2 en 2012. Le pays s’est notamment fixé pour objectif de devenir une puissance spatiale de niveau intermédiaire en Asie du Sud-Est d’ici 2030.
Le 13 mars 2026, le Premier ministre Phạm Minh Chính a inauguré le Centre spatial vietnamien au parc de haute technologie de Hoa Lac, près de Hanoï. Ce projet, réalisé avec le soutien du gouvernement japonais, représente un investissement de plus de 7 000 milliards de dongs, soit environ 266 millions de dollars. Il abrite un centre d’exploitation de données satellites ainsi qu’un centre de recherche et développement. Par ailleurs, le 13 février 2026, le ministère vietnamien des Sciences et Technologies a autorisé Starlink, une filiale de SpaceX, à fournir ses services internet fixes et mobiles dans le pays, avec un test limité à 600 000 utilisateurs.
Hô Chi Minh-Ville réorganise son système de santé
20-08-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
Face à la croissance rapide de la métropole, à la surcharge des hôpitaux du centre et aux besoins changeants d’une population vieillissante, Hô Chi Minh-Ville entreprend une transformation de son système de santé. Cette réorganisation repose sur deux grandes idées : un “modèle multipolaire” visant à déconcentrer l’offre de soins spécialisés, et un “système de santé à plusieurs niveaux” qui assure une prise en charge continue et adaptée à chaque patient. L’objectif final est de rapprocher les services de santé des citoyens et donc de les rendre plus accessibles.

Une stratégie construite autour de plusieurs pôles
L’impulsion de cette transformation est née du constat qu’une grande partie des ressources médicales sont concentrées dans le centre-ville. Toutefois, cette situation rend l’accès aux services de santé inégal. En effet, l’allongement des distances, les embouteillages et la saturation des grands hôpitaux centraux rendaient l’accès aux soins compliqué pour les personnes vivant dans les périphéries.
Pour résoudre ce problème, le professeur Tang Chi Thuong, directeur du Département municipal de la Santé, propose de mettre en place un nouveau modèle qui consiste à créer plusieurs pôles médicaux répartis dans toute la ville. L’objectif n’est pas de construire partout les mêmes hôpitaux, mais de créer des pôles médicaux différents, chacun avec ses propres spécialités, et qui travaillent ensemble pour soigner les patients.
Ainsi, le ministère de la Santé prévoit six pôles : un au centre, un au nord (Binh Duong), un à l’est (Thu Duc), un au sud-est (Ba Ria-Vung Tau), un au sud-ouest (Binh Chanh et Can Gio) et un à l’ouest (Cu Chi et Hoc Mon). Chaque pôle doit être en mesure de fournir des soins de base essentiels (urgences, soins intensifs, chirurgie, obstétrique,…) tout en se développant dans des domaines spécifiques comme la cardiologie.
Ce projet s’accompagne d’une modernisation de plusieurs hôpitaux régionaux comme celui de Thu Duc ou de Cu Chi, afin d’en faire des centres régionaux capables de limiter les transferts vers les hôpitaux centraux.
Une prise en charge en plusieurs étapes pour un suivi continu
En parallèle, ce modèle de pôles est complété par une organisation des soins en trois niveaux. L’objectif est d’assurer un “parcours de soins continu et gradué” pour chaque patient. Cela s’explique à la fois par le fait que le Vietnam connaît un fort vieillissement de sa population et une augmentation des cas de maladies chroniques. Avec ses 169 hôpitaux et plus de 13 000 établissements de santé, la ville possède déjà le réseau le plus vaste du pays. Mais face à ces nouveaux défis, ce réseau doit désormais évoluer pour devenir plus unifié.
Ce modèle s’articule autour de trois piliers. Le premier concerne les soins primaires. Ils sont assurés par les postes de santé et les médecins de famille. Leur rôle est la prévention, la vaccination, les bilans de santé et le suivi des maladies chroniques. L’objectif est de garder les gens en bonne santé et d’éviter les hospitalisations inutiles. Un vaste programme de bilans de santé pour tous les habitants est d’ailleurs en cours.
Le deuxième niveau concerne les soins hospitaliers de base. Ils sont pris en charge par les hôpitaux généraux de secteur. Ils traitent la plupart des problèmes médicaux habituels : urgences, chirurgie simple, accouchements … Renforcer ces hôpitaux permet de désengorger les grands établissements et de rapprocher les soins des habitants.
Enfin, le troisième niveau est celui des hôpitaux spécialisés. Ils s’occupent des cas les plus complexes, font de la recherche, forment les médecins et aident les autres hôpitaux à monter en compétences.
Le numérique au service du système de santé
La réussite de cette double transformation repose sur une interconnexion entre tous les acteurs du système de santé. Les différents pôles doivent être intégrés dans un réseau unifié. De même, la continuité des soins entre les trois niveaux est essentielle.
Pour garantir cette cohésion, les autorités misent sur la transformation numérique. Les dossiers médicaux électroniques, les bases de données partagées et les consultations à distance permettent de fluidifier les soins. Les informations sur un patient circulent également d’un hôpital à l’autre, ce qui évite les examens inutiles et accélère les diagnostics.
L’objectif final, selon le professeur Tang Chi Thuong, est de construire un système de santé “sans murs”, où la distance n’est plus un obstacle pour accéder à des soins.
Le cancer au Vietnam : le taux de mortalité est parmi les plus élevés
22-08-2026
Le matin du 21 août, la 14e conférence scientifique annuelle de Hué sur la prévention et le contrôle du cancer, organisée par l’hôpital central de Hué en collaboration avec l’université de médecine et de pharmacie de l’université de Hué, a tenu sa séance plénière d’ouverture ainsi que des conférences spécialisées sur des sujets approfondis.
Les taux de cancer au Vietnam sont alarmants.
Selon un rapport du Registre mondial du cancer (GLOBOCAN) présenté lors de la conférence, la situation du cancer au Vietnam connaît des changements alarmants, notamment en termes de taux de mortalité, avec environ 120 000 cas par an.
Pour 100 000 habitants, environ 151 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués et 106 personnes en décèdent. Le cancer est actuellement la deuxième cause de mortalité prématurée au Vietnam, après les maladies cardiovasculaires.
Le Vietnam se classe 101e sur 185 pays en termes de nouveaux cas, mais figure parmi ceux présentant un taux de mortalité élevé, se classant 50e sur 185.
On prévoit que d’ici 2050, le nombre de nouveaux cas de cancer au Vietnam pourrait augmenter de 60 à 70 % si des stratégies de prévention efficaces ne sont pas mises en œuvre.
Le cancer représente un fardeau de plus en plus lourd.
D’après les rapports présentés lors de la conférence, dans le contexte sanitaire mondial, le cancer n’est pas seulement un simple défi médical, mais est devenu un fardeau socio -économique, menaçant directement la main-d’œuvre et le développement durable de chaque pays, y compris le Vietnam.
Selon la Société américaine du cancer, 19 millions de personnes dans le monde reçoivent chaque année un diagnostic de cancer, et 10 millions en meurent. Sans intervention, ce nombre pourrait dépasser les 33 millions de cas et les 18 millions de décès d’ici 2050.
Sur 10 décès prématurés (chez les personnes âgées de 30 à 69 ans) dus à des maladies non transmissibles, 4 sont dus à des maladies cardiovasculaires et 3 à un cancer.
Le dépistage précoce reste la clé.
Avec des taux d’incidence et de mortalité élevés, et notamment un nombre croissant de patients diagnostiqués à un plus jeune âge, le cancer devient un fardeau majeur pour le système de santé vietnamien, nécessitant les efforts concertés de toute la société pour sensibiliser, renforcer les mesures éducatives , donner la priorité au dépistage et à la prévention, et améliorer les soins palliatifs.
Cependant, il y a aussi eu des nouvelles encourageantes : grâce au développement de la science et de la technologie et aux progrès de la médecine, le diagnostic et le traitement du cancer ont fait de nouveaux progrès, et un nombre croissant de patients atteints de cancer ont été complètement guéris.
D’après les experts, le Vietnam bénéficie désormais des avancées technologiques mondiales en matière de diagnostic et de traitement du cancer. Il convient de noter que le dépistage précoce reste la clé du succès du traitement.
Progrès dans le traitement du cancer
Dans le cadre de la conférence, 12 sessions de formation médicale continue (FMC) ont été organisées, axées sur des sujets tels que les tendances en matière de traitement du cancer, les soins à domicile, la médecine de précision, la prise en charge multidisciplinaire du cancer, les progrès en radiothérapie, les soins palliatifs et la pratique infirmière en cancérologie.
La conférence a également reconnu et salué les réalisations exceptionnelles de l’hôpital central de Hué, témoin des progrès réalisés dans le domaine de la transplantation de cellules souches, avec le traitement réussi de 20 enfants atteints de thalassémie grâce à une greffe de moelle osseuse allogénique.
En 2026, l’hôpital central de Hué sera classé pour la première fois dans la liste des « Meilleurs hôpitaux spécialisés Asie-Pacifique 2026 » du magazine Newsweek (États-Unis) en collaboration avec la société de recherche de données Statista, dans le domaine de l’oncologie.
Ont participé et présidé la 14e Conférence scientifique annuelle de Hué sur la prévention et le contrôle du cancer : le professeur agrégé Dr Bui Dieu, président de la Société vietnamienne du cancer ; des représentants du ministère de la Santé , d’éminents experts en cancérologie du Vietnam et des dirigeants de la ville de Hué…
Cette conférence a réuni plus de 600 délégués, dont plus de 30 experts, conférenciers et orateurs internationaux issus d’organisations telles que l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), le Global Cancer Fund, l’Asian Federation for Child Care, la DKMS (European Bone Marrow Transplant Society) et le MD Anderson Cancer Center ; ainsi que des représentants d’universités, de collèges et d’instituts de recherche prestigieux des États-Unis, du Canada, d’Australie, du Japon, de Corée du Sud, de Chine, de Singapour, d’Inde et des Philippines.
La conférence a reçu plus de 200 rapports scientifiques, exposés, discussions de cas et partages d’expériences dans le domaine des soins et du traitement du cancer, parmi lesquels 20 articles scientifiques ont été sélectionnés pour publication dans le Journal de médecine clinique de l’hôpital central de Hué.
Au Vietnam, une jeunesse qui transforme ses aspirations en actions
26-08-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse 2026, le Vietnam met en lumière une génération qui ne se contente pas de préparer l’avenir, mais qui contribue déjà à le construire. Réunis à Hanoï le 9 août, des jeunes ont présenté des initiatives dans des domaines variés, tels que l’environnement, l’innovation, l’emploi ou encore l’inclusion. Une diversité de projets qui illustre un même désir d’agir.
Une journée pour mettre la jeunesse à l’honneur
Célébrée chaque année le 12 août, la Journée internationale de la jeunesse a été instaurée par l’Assemblée générale des Nations unies en 1999. Elle vise à attirer l’attention sur les enjeux auxquels les jeunes sont confrontés et à reconnaître leur rôle dans le développement de la société.
L’édition 2026 est placée sous le thème “Contextes différents, aspirations communes”. Celui-ci souligne les écarts entre les conditions de vie, les possibilités et les défis rencontrés par les jeunes selon leurs communautés et leurs origines, tout en mettant en avant des aspirations partagées : apprendre, travailler, participer à la société, vivre dans la dignité et construire un avenir durable.
Au Vietnam, les jeunes représentent environ 21 % de la population et participent déjà activement à de nombreux secteurs, de l’éducation à la technologie, en passant par la culture, la santé ou encore le développement communautaire.
44 initiatives présentées à Hanoï
Lors de la cérémonie d’ouverture de la Journée internationale de la jeunesse 2026, organisée le 9 août à Hanoï, 44 groupes de jeunes, entreprises sociales, établissements d’enseignement et programmes soutenus par les Nations unies ont présenté leurs initiatives et solutions. Ces projets répondent ainsi à des problématiques concrètes.
Parmi les projets présentés, certains associent engagement environnemental et inclusion sociale. C’est notamment le cas d’initiatives autour de produits recyclés, réalisés avec la participation de jeunes présentant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme. L’objectif est double : donner une nouvelle vie aux matériaux tout en créant des possibilités de participation et d’activité pour des jeunes qui rencontrent davantage de difficultés d’accès à l’emploi.
Dans les régions montagneuses, d’autres projets cherchent à préserver l’artisanat traditionnel tout en créant des moyens de subsistance pour les populations locales. Portées par de jeunes acteurs, ces initiatives montrent que la protection du patrimoine peut aussi devenir un levier de développement économique et communautaire.
D’autres projets présentés lors de l’évènement portent sur les emplois verts, l’entrepreneuriat social, les produits agricoles locaux, le tourisme communautaire ou encore l’utilisation du numérique et de l’intelligence artificielle dans l’apprentissage et l’orientation professionnelle.
Une jeunesse au cœur des transformations du Vietnam
Au-delà de la diversité des projets présentés à Hanoï, cette mobilisation témoigne d’une évolution plus large de la place des jeunes dans la société vietnamienne. Ceux-ci constituent une force importante pour accompagner les transformations économiques, sociales et environnementales du pays.
L’enjeu est notamment de permettre à cette génération de transformer ses idées en opportunités concrètes afin de contribuer au développement du pays. Le thème “Contextes différents, aspirations communes” prend donc ici tout son sens. Qu’ils vivent dans les grandes villes ou dans les régions montagneuses, qu’ils soient étudiants, entrepreneurs ou engagés dans des projets communautaires, les jeunes peuvent connaître des situations de vie très différentes. Cependant, leurs aspirations se rejoignent autour de la volonté d’apprendre, de travailler, de participer à la société et de construire un avenir durable.
La cérémonie du 9 août rappelle ainsi que la jeunesse vietnamienne n’est pas seulement une génération à accompagner ou à préparer pour demain, mais qu’elle constitue déjà une force de proposition et d’action pour le Vietnam d’aujourd’hui.
De nouvelles installations sur un îlot en mer de l’Est, Pékin semble encore s’y renforcer
26-08-2026
De nouvelles installations ont été repérées sur un îlot situé près du récif d’Antelope, dans l’archipel des Paracels, en mer de l’ Est, zone contestée par plusieurs pays, où les analystes estiment que la Chine construit sa plus grande base militaire, selon des images satellites examinées par Reuters.
Les analystes en matière de sécurité estiment qu’il est encore trop tôt pour déterminer avec certitude la fonction probable de cette construction à trois branches sur l(île de Yagong.
Mais, selon eux, elle pourrait constituer le début de la mise en place d’une installation radar d’alerte précoce destinée à soutenir d’éventuelles installations sur le récif d’Antelope.
Vantor, un fournisseur commercial d’images satellites, a dit avoir pris la dernière image le 17 août, précisant que d’autres images montraient que les travaux avaient débuté en mars et avril.
Bien que la finalité de ces bâtiments ne soit pas certaine, « plusieurs structures situées sur le récif de Yagong ressemblent à d’autres installations militaires de radars ou d’alerte précoce observées ailleurs en mer de l’Est et sont probablement liées aux fonctions militaires projetées du récif d’Antelope situé à proximité », a déclaré un porte-parole de Vantor.
Reuters a rapporté la semaine dernière que la Chine avait achevé la première phase de construction sur le récif d’Antelope, ce qui montré à quel point la mer de l’Est constitue un théâtre de plus en plus militarisé entre la Chine et les États-Unis ainsi que leurs alliés.
Cette zone pourrait s’avérer cruciale dans tout futur conflit concernant Taïwan, île gouvernement démocratiquement
Les images du récif d’Antelope montraient une île artificielle de près de six kilomètres de long, avec une ligne de côte en ligne droite de plus de trois km que certains analystes considèrent comme une piste d’atterrissage potentielle.
Yagong est bien plus petit et se trouve à 14 km au nord-est d’Antelope. Tous deux font partie de l’archipel Crescent, dans la partie occidentale des îles Paracel.
Le ministère chinois de la Défense n’a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires de Reuters.
La Chine n’a pas reconnu la construction d’une nouvelle base militaire, et les médias d’État ont déclaré qu’Antelope répondrait à des besoins civils tels que les prévisions météorologiques, la protection des pêcheries et la recherche scientifique.
La Chine occupe les îles Paracels depuis 1974, date à laquelle elle les a saisies à la marine de l’ancien Sud-Vietnam. Le Vietnam, qui revendique l’ensemble de l’archipel, s’est employé ces dernières années à étendre son propre réseau de bases dans les îles Spratley, situées plus au sud.
Les îles Spratley et les eaux avoisinantes font également l’objet de revendications, en tout ou en partie, de la part du Vietnam, des Philippines, de la Malaisie, de Taïwan et du Brunei.
Le ministère vietnamien des Affaires étrangères n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires de Reuters.
Selon des analystes de la sécurité régionale et des attachés militaires, la construction de ces installations devrait renforcer l’emprise militaire de la Chine sur la partie nord de cette voie maritime commerciale vitale.
Damien Symon, spécialiste du renseignement open source qui suit de près l’activité dans les îles Paracels, a déclaré qu’il pouvait s’agir d’une installation radar, mais qu’il était trop tôt pour se prononcer avec certitude.
Collin Koh, spécialiste des questions de sécurité basé à Singapour, a estimé que cette installation pourrait être une sorte de poste d’observation autonome compte tenu de son échelle limitée, mais qu’il s’agissait « très probablement d’une station radar ».
(Reportage de Greg Torode; Avec la participation de la newsromm de Pékin et de Khanh Vu à Hanoi ; Version française Matthieu Huchet, édité par Benoit Van Overstraeten)
Le Vietnam s’oppose fermement aux activités illégales dans les Paracels
28-08-2026
Toutes les activités étrangères dans les îles Paracel, y compris le récif Hai Sam et l’île de Ba Ba, sans l’autorisation du Vietnam, sont totalement illégales et sans valeur. Le Vietnam s’y oppose fermement, a sérieusement communiqué et affirmé sa position sur cette question, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Le 28 août, répondant à une question d’un journaliste sur la réaction du Vietnam aux activités illégales d’embellissement et de construction de la Chine sur le récif Hai Sam et l’île de Ba Ba, dans les îles Paracel, le porte-parole du ministère vietnamien des Affaires étrangères, Pham Thu Hang, a déclaré : La position du Vietnam sur les îles Paracels est claire et cohérente. Le Vietnam dispose de preuves historiques et de bases juridiques suffisantes pour affirmer sa souveraineté sur les îles Paracel, y compris le récif Hai Sam et l’île de Ba Ba, conformément au droit international.
« Le Vietnam réaffirme que toutes les activités étrangères dans les îles Paracel, y compris le récif Hai Sam et l’île de Ba Ba, sans l’autorisation de la partie vietnamienne, sont totalement illégales et sans valeur. Le Vietnam s’y oppose résolument, a sérieusement communiqué et affirmé sa position sur cette question, exigeant un cessation immédiate et l’absence de récidive d’activités similaires », a déclaré le porte-parole Pham Thu Hang.
Le 25 août, Reuters a cité des images satellites montrant que de nouvelles structures étaient récemment apparues sur une petite île des îles Paracel.
Reuters a cité des experts en sécurité affirmant qu’il est trop tôt pour déterminer avec certitude la fonction de la structure à trois antennes sur l’île de Ba Ba. Cependant, cela pourrait marquer le début d’une installation radar d’alerte précoce, desservant des structures que la Chine pourrait ensuite construire au récif Hai Shan.
Selon la société de satellites commerciaux Vantor, la dernière photo a été prise le 17 août. D’autres images montrent des travaux de construction débutant en mars et avril.
Bien qu’il n’ait pas été possible de déterminer la fonction des bâtiments, Vantor a déclaré : « Certaines structures sur l’île de Ba Ba sont similaires à d’autres installations militaires de gestion radar/alerte précoce découvertes en mer de Chine méridionale et sont probablement liées à la fonction militaire du récif Sea Cummer voisin. »
Des images du récif Hai Sam montrent une île artificielle de près de 6 km de long, avec un littoral droit de plus de 3 km que certains analystes estiment pouvoir servir de piste.
L’île de Ba Ba a une superficie beaucoup plus petite, située à 14 km au nord-est de la plage de Hai Sam. Les deux appartiennent au groupe Crescent à l’ouest des îles Paracels du Vietnam.
Hanoï prépare la gratuité des manuels scolaires pour la rentrée 2026 – 2027
28-08-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
À partir de la rentrée 2026-2027, les élèves des écoles de Hanoï ne devraient plus payer leurs manuels scolaires. La ville a officiellement annoncé cette mesure le 10 août dernier, et prépare désormais la mise en œuvre de cette dernière. Cette gratuité s’accompagne d’un ensemble d’autres aides pour les familles.
Le 10 août dernier, la vice-présidente du Comité populaire de Hanoï, Vũ Thu Hà, a officiellement signé un document demandant aux autorités compétentes de préparer la mise en œuvre de la gratuité des manuels scolaires pour l’enseignement général. Le Département de l’éducation et de la formation doit maintenant, en collaboration avec le Département des finances, élaborer le plan de mise en œuvre de cette gratuité.
Ce plan déterminera le calendrier par niveau et année scolaire, le public ciblé, les besoins en manuels ainsi que les modalités de financement. Il devra être validé par le Comité populaire municipal avant la fin du mois d’août. L’éducation figure clairement parmi les priorités du gouvernement vietnamien : des actions concrètes de la part des autorités publiques illustrent les investissements engagés pour renforcer le secteur de l’éducation au Vietnam et améliorer l’accès à l’enseignement.
La gratuité des manuels scolaires
Les autorités locales doivent donc recenser les élèves éligibles, y compris ceux du secteur privé, et vérifier combien de manuels déjà en circulation peuvent être réutilisés. Concernant l’achat des livres, deux options sont à l’étude : centraliser l’ensemble des commandes ou en déléguer la gestion aux acteurs locaux et aux écoles. Les manuels seront ensuite gérés comme des biens publics, prêtés puis rendus.
Hanoï devance ainsi le calendrier national : à l’échelle du pays, la gratuité des manuels n’est prévue qu’à partir de 2029-2030. En ce qui concerne Hô Chi Minh-Ville, la ville a pris le même chemin que la capitale, mais avec un calendrier déjà précis : le prêt de manuels y démarre cette rentrée pour les élèves de 1ʳᵉ, 6ᵉ et 10ᵉ année, avant de s’étendre chaque année à un niveau de plus jusqu’en 2029. Hanoï doit encore définir par quels niveaux elle commencera.
D’autres aides pour la rentrée
En parallèle de la gratuité des manuels, d’autres mesures sont déjà en place. Hanoï maintient la gratuité des frais de scolarité de la maternelle au secondaire. Par ailleurs, les élèves des établissements scolaires en internats bénéficient d’aides comprenant notamment du riz, du matériel scolaire et des produits de première nécessité. Hanoï prévoit également une aide aux repas de demi-pension pour les élèves du primaire.
Concernant le financement de ces aides, le Département des finances prévoit une enveloppe au niveau de la ville. Mais chaque commune et chaque quartier doit aussi inscrire une part de ces aides dans son propre budget local. Si une commune n’a pas assez de fonds, elle doit le signaler à la ville pour recevoir un complément. En cas de moyens limités, les familles bénéficiaires de politiques sociales et les zones les plus pauvres sont prioritaires.
Le Département de la santé doit aussi organiser des bilans de santé réguliers pour les enfants jusqu’à dix-huit ans. Certaines de ces mesures concernent également les élèves scolarisés dans des établissements privés, selon les conditions prévues par les politiques nationales et municipales.
Le Vietnam vise à figurer parmi les 10 premiers pays d’Asie en matière d’IA
29-08-2026
La Stratégie nationale sur l’intelligence artificielle fixe pour objectif qu’en 2045, le Vietnam figure parmi les dix pays leaders d’Asie en matière de recherche, de développement et de capacité de maîtrise de l’IA.
Le vice-Premier ministre Ho Quoc Dung a signé la décision n° 1671/QD-TTg datée du 28 août 2026, approuvant la Stratégie nationale sur l’intelligence artificielle jusqu’en 2030, avec une vision pour 2045.
Création d’au moins 10 marques vietnamiennes d’IA
L’objectif de la Stratégie est de faire du Vietnam l’un des centres capables de recherche, développement, application et co-création de valeur IA dans la région de l’ASEAN et en Asie d’ici 2030 ; créant une forte capacité nationale dans la recherche, le développement, la maîtrise, le déploiement et la gouvernance en IA.
L’IA est devenue une compétence centrale, profondément et globalement intégrée aux activités de gouvernance nationale, fournissant des services publics, la production, les affaires, la recherche scientifique, l’innovation et la vie sociale ; apportant une contribution importante à l’amélioration de la productivité, de la qualité, de l’efficacité, de la compétitivité nationale et à la création de nouveaux produits, services et modèles de croissance.
La stratégie vise 2030 : le Vietnam fait partie du groupe des trois pays leaders d’Asie du Sud-Est en recherche et développement en IA.

Le Vietnam vise à figurer parmi les 10 premiers pays d’Asie en matière d’IA d’ici 2045 (Illustration).
100 % des services publics en ligne sont intégrés et soutenus par l’IA. 100 % des dossiers de procédure administrative sont pris en charge par l’IA.
Développer au moins 5 plateformes nationales d’IA partagées ; formant au moins 10 marques vietnamiennes d’IA compétitives sur les marchés régionaux et internationaux ; développer au moins 8 modèles d’IA vietnamiens…
D’ici 2045, le Vietnam fera partie des 10 pays leaders d’Asie en matière de recherche, de développement et de capacité de maîtrise de l’IA
D’ici 2045, le Vietnam figurera parmi les 10 pays leaders d’Asie en matière de recherche, développement, maîtrise et capacité de transformation de l’IA nationale. L’IA est devenue un moteur stratégique important, contribuant à améliorer la productivité, la capacité d’innovation et la capacité nationale de création de valeur ; amener le Vietnam à surmonter le piège des revenus moyens et à devenir un pays développé à revenu élevé d’ici 2045.
L’IA est devenue la principale plateforme opérationnelle de l’État, de l’économie et de la société. Le Vietnam a achevé une transformation fondamentale des institutions, des modèles de gouvernance, des processus métier, des produits, des services, des méthodes de production et des méthodes commerciales, ainsi que des systèmes d’infrastructure importants conçus, développés et exploités sur la plateforme d’IA.
Le Vietnam a formé un écosystème d’entreprises d’IA, d’entreprises natives de l’IA avec une compétitivité régionale et internationale, et est devenu un centre régional et mondial important pour la recherche, le développement, la production et l’approvisionnement en produits, services et solutions d’IA.
9 piliers stratégiques
La décision énonce 9 piliers stratégiques, notamment :
Pilier 1. Ressources humaines en IA et compétences en IA pour l’ensemble du peuple : développer des ressources humaines en IA de haute qualité, universaliser les compétences en IA pour l’ensemble de la société, garantir une main-d’œuvre capable de rechercher, développer, déployer et utiliser l’IA.
Pilier 2. Données, modèles d’IA : Développement de données, d’infrastructures de données et de modèles d’IA comme base pour la recherche, le développement, la formation, les tests, l’évaluation et le déploiement en IA.
Pilier 3. Infrastructure IA : Développer l’infrastructure informatique, le cloud computing, l’IA en périphérie et les centres de données d’IA, garantissant la capacité de calcul pour la gestion de l’État, la recherche, l’innovation et le déploiement de l’IA.
Pilier 4. Recherche et développement en IA et maîtrise de la technologie IA : Promouvoir la recherche, le développement et la maîtrise de la technologie IA, la création de produits et services d’IA Make in Vietnam ainsi que la capacité technologique centrale pour répondre aux principaux problèmes du pays.
Pilier 5. L’IA dans la gouvernance nationale : développer, déployer et utiliser l’IA dans la gouvernance nationale pour construire une gouvernance moderne, proactive et adaptable à l’ère de l’IA ; améliorer l’efficacité de la gouvernance nationale, la qualité de la prestation des services publics, la capacité à prévoir, diriger, administrer et servir les populations et les entreprises.
Pilier 6. IA pour les industries et les domaines : promouvoir une transformation globale de l’IA dans les secteurs et domaines ; se concentrer sur le développement de plusieurs secteurs et domaines clés qui ont un impact important sur la productivité, la croissance, la compétitivité nationale, la sécurité sociale et la vie des personnes.
Pilier 7. IA pour les petites et moyennes entreprises, les ménages commerciaux et les coopératives : Soutenir les petites et moyennes entreprises, les ménages commerciaux et les coopératives pour accéder, déployer et maintenir l’utilisation des produits, services et solutions d’IA et mesurer leur efficacité réelle.
Pilier 8. Écosystème IA : Développer l’écosystème IA du Vietnam avec la capacité de rechercher, développer, commercialiser et exporter des produits, services et solutions d’IA.
Pilier 9. Gestion sûre et fiable de l’IA : La gestion de l’IA est sûre, fiable et responsable, garantissant que l’IA est développée, fournie, déployée et utilisée conformément à la loi.
Les solutions révolutionnaires pour mettre en œuvre la Stratégie nationale sur l’intelligence artificielle jusqu’en 2030, avec une vision pour 2045, incluent : l’amélioration des institutions, des politiques et des lois, la création d’un corridor juridique ouvert pour un développement rapide et une application efficace de l’IA à tous les aspects de la vie socio-économique ;
Des responsabilités nationales de coordination et de mise en œuvre, dans lesquelles les chefs des ministères, secteurs et collectivités locales dirigent, organisent directement la mise en œuvre et assument devant le Gouvernement et le Premier ministre les résultats de la mise en œuvre des objectifs, objectifs et tâches assignés à la transformation de l’IA ; inspecter, évaluer et éliminer périodiquement les difficultés et obstacles dans le processus de mise en œuvre de la Stratégie.
Le Vietnam mise sur le bien vieillir dès 40 ans
29-08-2026
Face au vieillissement de la population, le ministère de la Santé veut inciter les citoyens à préparer leur avancée en âge dès 40 ans. Objectif : agir tôt sur la santé, les finances, le travail et la vie sociale afin de préserver la qualité de vie sur le long terme.
| Rassemblement dans le cadre du programme « Toute la population pratique des activités physiques et sportives », organisé le 12 juillet dernier à Ninh Binh (Nord). |
| Photo : VNA/CVN |
Dans le projet de circulaire guidant le Programme national sur la santé, la population et le développement (2026-2035), le ministère de la Santé suggère de transmettre, dès l’âge de 40 ans, les connaissances et les compétences nécessaires pour bien vieillir.
L’orientation du ministère s’articule autour de trois piliers fondamentaux. Sur le plan sanitaire, il s’agit d’adopter un mode de vie sain, de pratiquer une activité physique régulière, d’effectuer des bilans de santé périodiques et de prévenir les maladies chroniques. Sur le plan socio-économique, le programme préconise de planifier ses finances à long terme, d’épargner et de maintenir une activité professionnelle adaptée à ses capacités et à son état de santé. Enfin, sur le plan familial, l’objectif est d’acquérir les connaissances et les compétences nécessaires à la prise en charge des personnes âgées à domicile.
Le projet ambitionne également de renforcer le système de santé public. Des campagnes de dépistage précoce ciblant les affections gériatriques seront déployées dans 50% des communes, en priorité dans les zones montagneuses et les celles à forte concentration de populations issues des minorités ethniques. La formation en gériatrie des médecins et des infirmiers, ainsi que le transfert de compétences aux structures provinciales, seront également renforcés.
Selon Ngô Thi Giang, cheffe du service de gériatrie de l’Hôpital général de Dông Anh, à Hanoï, le vieillissement biologique commence bien plus tôt qu’on ne le pense.
“Dès l’âge de 30 ans, la masse musculaire et la densité osseuse commencent à diminuer, tandis que le métabolisme ralentit. L’exposition à des facteurs de risque tels que le tabagisme, la consommation excessive d’alcool, une alimentation trop riche en sucres et en graisses, ainsi que la sédentarité, augmente la vulnérabilité aux maladies cardiovasculaires, au diabète et aux cancers”, explique Mme Giang.
“Adapter son mode de vie dès la quarantaine permet de prévenir l’apparition de maladies, de réduire le risque de perte d’autonomie, de préserver la santé mentale et ainsi de limiter le coût des soins à l’avenir”, ajoute-t-elle.
Préparer son autonomie
| Consultations médicales gratuites lors de la Journée « Prendre soin des travailleurs – Pour un Vietnam en bonne santé », le 21 juin dernier à Hô Chi Minh-Ville. |
| Photo : VNA/CVN |
Le Pr-Dr. Nguyên Dinh Cu, ancien directeur de l’Institut d’études sur la population et les questions sociales, estime qu’“il est essentiel de préparer sa vieillesse dès l’âge de 40 ans, voire plus tôt”. Selon lui, “attendre 36 ans pour commencer à s’y préparer est déjà tardif”. Une personne ayant accumulé des habitudes néfastes depuis la fin de l’adolescence peut, à cet âge, compter près de deux décennies d’exposition à des facteurs de risque. La sensibilisation doit donc également cibler les jeunes adultes.
À son avis, cette préparation doit être globale et porter à la fois sur la condition physique, la couverture par les assurances sociales et maladie, l’épargne, la préparation psychologique et le resserrement des liens entre les générations. Il importe également de développer l’assurance dépendance, les services de soins professionnels et les dispositifs favorisant le maintien dans l’emploi des seniors qui souhaitent continuer à travailler.
Une enquête menée par son équipe auprès de 2.000 personnes âgées de 30 à 44 ans montre que la plupart ne commencent à réfléchir à ces questions qu’entre 40 et 50 ans, tandis que seuls 15 à 16% sont conscients de la nécessité d’anticiper dès la trentaine.
Chez les quadragénaires, la réalité met également en lumière l’écart entre bien vivre au quotidien et planifier sa vieillesse. Vu Tiên Hung, 41 ans, domicilié dans le quartier de Viêt Hung, à Hanoï, illustre ce décalage. Bien qu’il pratique une activité sportive et travaille pour subvenir aux besoins de sa famille, il considère encore ces efforts comme relevant du quotidien, sans les inscrire dans une véritable démarche de préparation à la vieillesse.
Or, la quarantaine correspond souvent à une période de ”double charge” : élever ses enfants tout en s’occupant de parents vieillissants, le tout en poursuivant sa carrière professionnelle.
La préparation à la vieillesse dès 40 ans s’inscrit dans le contexte d’un vieillissement démographique rapide au Vietnam. Le pays compte aujourd’hui 14,2 millions de personnes âgées de 60 ans et plus, soit 14,1% de la population. Selon les projections démographiques, leur nombre devrait atteindre près de 18 millions d’ici 2030. En 2024, l’indice de vieillissement s’établissait à 60,2%. Dès 2034, le nombre de personnes âgées devrait dépasser celui des enfants, faisant entrer le pays dans une phase de vieillissement avancé. À l’horizon 2038, les seniors pourraient représenter 20% de la population.
D’après l’UNFPA, si l’espérance de vie atteint 74,7 ans au Vietnam, celle en bonne santé ne s’élève qu’à 65,4 ans. Cet écart représente près d’une décennie de vie marquée par la maladie ou la perte d’autonomie. Par ailleurs, 76% des personnes âgées ne perçoivent pas de pension de retraite et 99% dépendent du soutien de leur famille. Sans un renforcement des infrastructures et des services d’aide, la pression sur les actifs ne fera que s’accentuer.
Anticiper la vieillesse dès 40 ans ne se résume ni à épargner ni à rester en bonne forme physique. Il s’agit d’investir suffisamment tôt dans sa santé, sa sécurité financière, ses compétences et ses relations sociales afin de préserver son autonomie et d’améliorer sa qualité de vie au fil des années.
Côn Dao, de l’enfer carcéral au sanctuaire de la mémoire
29-08-2026
https://vietnam.vnanet.vn/french
Au cœur de la zone spéciale de Côn Dao, au large de la côte méridionale du Vietnam, la mer paisible et les ciels lumineux contrastent avec les vestiges austères de l’ancienne prison de Côn Dao. Derrière ses vieux murs de pierre se dessine encore une page à la fois sombre et héroïque de l’histoire nationale. Autrefois surnommé « l’enfer sur terre », ce bagne est aujourd’hui devenu l’un des sites historiques les plus emblématiques et les plus précieux du Vietnam.
Rien, au premier regard, dans la douceur du climat, la quiétude des paysages ou la beauté des plages de Côn Dao, ne laisse imaginer les drames qui s’y sont déroulés. Pourtant, derrière les épais remparts de pierre et sous les toits des anciennes cellules demeure le souvenir d’une histoire faite de souffrances, de sacrifices et de courage, profondément ancrée dans la mémoire collective vietnamienne.
Construit en 1862, le pénitencier de Côn Dao figure parmi les plus anciens établissements pénitentiaires du Vietnam. Jusqu’à sa fermeture définitive en 1975, il a accueilli des dizaines de milliers de révolutionnaires et de patriotes. Les conditions de détention y étaient d’une telle inhumanité que le lieu a hérité du surnom d’« enfer sur terre » : cellules surpeuplées, chaînes de fer, privations de nourriture et châtiments corporels d’une rare cruauté.

Aujourd’hui, de nombreuses infrastructures subsistent, étonnamment bien préservées : les prisons de Phu Hai, Phu Son et Phu Tho, ainsi que les tristement célèbres zones d’isolement de la Cage aux Tigres et de la Cage aux Vaches. Les cellules exiguës, les entraves, les murs suintant d’humidité et les objets du quotidien exposés aux visiteurs permettent de reconstituer, avec une saisissante précision, les conditions de vie des prisonniers politiques. Cet ensemble constitue un témoignage unique d’une période de grands sacrifices de l’histoire vietnamienne.
Mais la prison de Côn Dao ne se réduit pas à ses douloureux vestiges. Elle incarne aussi, paradoxalement, la force de la volonté humaine. Dans des conditions extrêmes, les détenus étudiaient en secret, échangeaient clandestinement des informations et s’encourageaient mutuellement à garder espoir, nourrissant sans relâche leur aspiration à la liberté. C’est cet esprit indomptable qui a transformé la prison en un symbole de détermination et de résistance face à l’adversité.

Scène miniature illustrant le travail forcé auquel étaient soumis les détenus, sous un régime carcéral impitoyable. Photo : Thông Hai/VI

Chaque année, le site historique de la prison de Côn Dao attire des dizaines de milliers de visiteurs, vietnamiens et étrangers, venus découvrir son histoire. Photo : Thông Hai/VI
Classé Monument national spécial, le site de Côn Dao est aujourd’hui une étape incontournable pour les voyageurs désireux de comprendre l’histoire et la culture vietnamiennes. En préservant la mémoire du passé, il diffuse également un message universel de paix, de respect de la liberté et de confiance en l’avenir.
Dans le cadre apaisé des îles, chaque mur de pierre, chaque cellule demeurée intacte rappelle aux visiteurs une vérité fondamentale : la paix d’aujourd’hui s’est construite au prix de sacrifices qui ne doivent jamais être oubliés.
ENVIRONNEMENT & CULTURE
Les neuf sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO au Vietnam
15-08-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
Le Vietnam compte aujourd’hui neuf sites reconnus par l’UNESCO comme patrimoine mondial. Le pays a rejoint la Convention du patrimoine mondial le 19 octobre 1987. Depuis, six sites culturels, deux sites naturels et un site mixte ont rejoint la liste, le dernier en 2025.

L’ensemble des monuments de Hué
L’ensemble des monuments de Hué a été le premier site vietnamien inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1993, lors de la 17e session du Comité du patrimoine mondial. Le site a été retenu au titre du critère IV, celui dédié aux ensembles architecturaux qui illustrent une “période significative de l’histoire humaine”.
Cité impériale de Hué
En 1802, l’empereur Gia Long choisit Hué comme capitale du Vietnam unifié, sous la dynastie Nguyen, la dernière dynastie du pays. La ville est restée la capitale du royaume jusqu’en 1945.
Le site longe la rivière des Parfums et est composé de plusieurs monuments historiques : la Citadelle, qui contient la Cité impériale et la Cité pourpre interdite, mais aussi des pagodes, des temples et plusieurs tombeaux d’empereurs situés à l’extérieur de la ville, comme ceux de Minh Mang et de Tu Duc.
La baie d’Ha Long, devenue l’archipel d’Ha Long–Cat Ba
La baie d’Ha Long a été inscrite en 1994 au patrimoine mondial de l’UNESCO comme site naturel, pour sa “beauté esthétique”. Elle compte plus de 1 600 îlots et pitons calcaires, répartis entre les provinces de Quang Ninh et de Hai Phong. En 2000, le Comité du patrimoine mondial a élargi cette reconnaissance en ajoutant un critère lié à sa valeur géomorphologique.
La baie d’Ha Long
En 2023, l’UNESCO a procédé à une nouvelle extension du site. Le site a changé de nom pour devenir l’archipel d’Ha Long–Cat Ba, intégrant deux critères supplémentaires liés à la biodiversité et à son écosystème. Cette extension a élargi également le périmètre protégé au-delà de la baie, pour englober l’archipel voisin de Cat Ba.
La vieille ville de Hoi An
La ville de Hoi An rejoint cette liste en 1999. Hoi An doit cette reconnaissance à son passé d’ancien port de commerce très actif, du XVe au XIXe siècle. Pendant cette période, de nombreux marchands venus de toute l’Asie, puis d’Europe, y faisaient escale.
La vieille ville de Hoi An
L’UNESCO a retenu ce site pour deux raisons principales : d’une part, le brassage culturel né de ces échanges commerciaux, et d’autre part, son architecture urbaine traditionnelle, qui témoigne d’un mode de vie antérieur.
La ville comprend un ensemble de plus de 1 100 constructions en bois, organisées selon un plan de rues resté proche de son tracé d’origine. Cette architecture reflète des influences locales ainsi que des influences chinoises, japonaise et, plus tardivement, européennes, héritées de son passé.
Le sanctuaire de My Son
La même année que la vieille ville de Hoi An, en 1999, le sanctuaire de My Son a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le sanctuaire rassemble les vestiges de tours-sanctuaires hindoues construites entre le IVe et le XIIIe siècle, sur un site qui a été la capitale religieuse et politique du royaume Champa pendant la majeure partie de son existence.
Sanctuaire de My Son
Le site a été inscrit au titre des critères II et III. Le premier critère met en avant l’influence de la culture hindoue venue d’Inde, que la population locale a adoptée dans son art et son architecture. Le second critère reconnaît le royaume Champa comme une puissance majeure de la région, dont les ruines de My Son en sont aujourd’hui le témoignage.
Une partie importante du site a été détruite par des bombardements américains durant la guerre du Vietnam. Depuis 1981, des équipes internationales ont mené des travaux de restauration qui se poursuivent encore aujourd’hui.
Le parc national de Phong Nha-Ke Bang, devenu Phong Nha-Ke Bang et Hin Nam No
Le parc national de Phong Nha-Ke Bang, situé dans la province de Quang Binh, a été inscrit en 2003 comme site naturel, avant que sa reconnaissance ne soit étendue en 2015 pour intégrer des critères géologiques et géomorphologiques supplémentaires. Le site dispose de l’un des systèmes karstiques les plus anciens d’Asie, dont la formation aurait débuté il y a environ 400 millions d’années, ainsi qu’un réseau de plus de 220 kilomètres de grottes et de rivières souterraines enregistrés.
Parc national de Phong Nha-Ke Bang
Le 13 juillet 2025, lors de la 47e session du Comité du patrimoine mondial à Paris, l’UNESCO a approuvé l’extension transfrontalière du site pour y intégrer le parc national laotien de Hin Nam No, dans la province de Khammouane. Cette décision a créé le premier site naturel transfrontalier partagé entre le Vietnam et le Laos, renommé “Phong Nha-Ke Bang National Park and Hin Nam No National Park”.
Le secteur central de la cité impériale de Thang Long
Le secteur central de la cité impériale de Thang Long, à Hanoï, a été inscrit en 2010 au patrimoine mondial de l’UNESCO. La cité impériale a été construite au XIe siècle par la dynastie Ly, sur les vestiges d’une forteresse chinoise datant du VIIe siècle.
Cité impériale de Thang Long
Le site a constitué le centre du pouvoir politique régional pendant près de 1300 ans. Il comprend les bâtiments de la cité impériale ainsi que les vestiges archéologiques du site des 18 Hoang Dieu. Ce dernier était destiné à accueillir le nouveau bâtiment de l’Assemblée nationale du Vietnam. Cependant, avant sa construction des fouilles menées, en 2002, ont révélé des vestiges de l’ancienne cité impériale, aujourd’hui intégrés au site classé.
La citadelle de la dynastie Hô
La citadelle de la dynastie Hô se trouve dans la province de Thanh Hoa, entre les rivières Ma et Buoi. Elle a été construite en seulement trois mois, en 1397, sur ordre de Hô Quy Ly. Elle a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2011, lors de la 35e session du Comité du patrimoine mondial, tenue à Paris.
Citadelle de la dynastie Hô
Le site comprend trois parties : une citadelle intérieure construite en pierre, un mur d’enceinte extérieur en terre appelé La Thanh, et un autel appelé Nam Giao. L’ensemble couvre une superficie de 155,5 hectares. Son emplacement a été choisi selon les règles du feng shui, la pratique traditionnelle chinoise qui organise l’espace en fonction du paysage : la citadelle est ainsi alignée entre deux montagnes.
La citadelle fut la capitale du royaume de Dai Ngu, nom donné au Vietnam sous la dynastie Hô, dont le règne ne dura toutefois que dix ans (1400-1407).
Le complexe paysager de Trang An
Le complexe paysager de Trang An, dans la province de Ninh Binh, a été inscrit en 2014 comme premier site mixte, à la fois culturel et naturel, du Vietnam et d’Asie du Sud-Est. Il a été retenu au titre de trois critères. Le critère V (culturel) salue la façon dont les populations ont vécu sur ce territoire et s’y sont adaptées au fil du temps, depuis près de 30 000 ans. Le critère VII (naturel) reconnaît la beauté exceptionnelle des paysages naturels du site. Enfin, le critère VIII reconnaît la valeur géologique du lieu, qui permet de comprendre l’histoire de la Terre grâce à la formation de ses reliefs calcaires.
Patrimoine de Tràng An
Le site regroupe trois zones : l’ancienne capitale de Hoa Lu, fondée aux Xe et XIe siècles, le paysage de Trang An-Tam Coc-Bich Dong, et la forêt primaire de Hoa Lu. Le paysage est fait de montagnes de calcaire, usées par le temps en pics et en grottes. Certaines vallées entre ces montagnes sont recouvertes d’eau, ainsi une bonne partie du site se visite à bord de barques.
L’ensemble de monuments et de paysages de Yen Tu–Vinh Nghiem–Con Son, Kiep Bac
Le sanctuaire Thai Mieu
L’ensemble de monuments et de paysages Yen Tu–Vinh Nghiem–Con Son, Kiep Bac est le site vietnamien le plus récemment inscrit. La décision a été adoptée le 13 juillet 2025, lors de la 47e session du Comité du patrimoine mondial, au titre des critères III et VI. Le certificat officiel a ensuite été remis lors d’une cérémonie le 20 décembre 2025 dans la province de Quang Ninh.
Le sanctuaire Thai Mieu
Le site s’étend sur trois provinces : Quang Ninh, Bac Giang et Hai Duong. Ces deux derniers noms correspondent à la situation géographique au moment du dépôt du dossier de candidature. Depuis, le Vietnam a réorganisé ses provinces début juillet 2025 : Bac Giang a été fusionnée avec Bac Ninh, et Hai Duong avec Hai Phong. Le territoire relève donc aujourd’hui de Quang Ninh, Bac Ninh et Hai Phong.
Le site s’étend sur plus de 500 hectares et réunit douze ensembles répartis entre montagnes, plaines et rivières. Il est centré sur le massif de Yen Tu, où la dynastie Tran s’est installée aux XIIIe et XIVe siècles. C’est aussi le berceau du bouddhisme Truc Lam, un courant zen propre au Vietnam.
Ruelles de Hô Chi Minh-Ville : une symphonie de vie et de mémoire
16-08-2026
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Là où le grondement des scooters se mêle aux voix familières des habitants, s’étend un univers discret d’étroites ruelles. C’est Hô Chi Minh-Ville. Les passages sinueux ne sont pas de simples voies de circulation : ils sont les artères par lesquelles circule l’âme d’une ville toujours en mouvement.

Au cœur des communautés
Hô Chi Minh-Ville comptent des milliers de ruelles, chacune avec sa propre histoire. Certaines abritent de grandes villas cachées derrière de hauts portails, tandis que d’autres accueillent humblement des générations de travailleurs. Ensemble, elles composent une toile vivante, un aperçu de modes de vie et de cultures d’une grande diversité.
Ces ruelles dégagent une chaleur, une bonté et un sens de la communauté qui incarnent l’essence même de la ville. Chacune d’entre elles raconte un voyage singulier, voire une immersion dans des communautés solidement liées, où se devine l’esprit véritable de Hô Chi Minh-Ville.
Dans les ruelles, les voisins se retrouvaient sous la lumière douce des réverbères, échangeant récits, nouvelles et éclats de rire. Là vivait une fraternité réelle. Le proverbe vietnamien « tối lửa tắt đèn có nhau »- Nuit sans feu ni lumière, il nous reste l’un près de l’autre – prenait tout son sens…
Durant le confinement à cause de la pandémie Covid 19, ces passages sont devenus des lignes de vie. Malgré les barrières, la solidarité a continué de fleurir. Les voisins partageaient leurs patates et leur riz. Les larmes coulaient lors des deuils, et les enfants devenus orphelins trouvaient refuge dans des bras bienveillants. Les rancunes s’effaçaient ; l’unité prenait le dessus.
Ces passages sont devenus des lignes de vie, durant le confinement lié à la pandémie de Covid-19.
Ces ruelles ont tout vu : la joie et la peine, l’amour et la colère, la douceur et les heurts. Elles portent en elles le fragile équilibre de l’existence.
Pour comprendre l’âme de Hô Chi Minh-Ville, il faut entrer dans ces ruelles, au milieu des classes populaires. On y rencontre des vies authentiques, celles qui portent le quotidien à bout de bras. Bien au-delà des gratte-ciel et des nuits aux éclats de néon, c’est dans ses innombrables ruelles que la ville bat le plus profondément.
Près de l’ombre de l’Opéra
Au centre- ville, le long de la rue Pasteur , baptisée en hommage à Louis Pasteur, se cache un lieu discret : Phở Minh. Son enseigne vieillie, à peine visible, attire les lève-tôt en promettant chaleur et saveurs.
Une ruelle étroite menant à un restaurant de phở dans l’ancien 1er arrondissement de la ville.
Quand le tumulte de la ville devient trop lourd, on peut trouver refuge dans ces ruelles comme celle où se trouve le fameux phở – cette soupe vietnamienne de nouilles de riz dans un bouillon parfumé (bœuf, pour la plupart du temps, ou poulet), garnie d’herbes fraîches.
Une personne âgée est assise dans une ruelle, aussi dans l’ancien 4ᵉ arrondissement de la ville, profitant de la fraîcheur.
En vietnamien, le mot « rue » porte en lui une idée de vie : « con » pour les êtres vivants, « cái » pour les objets inanimés. Les ruelles vibrent de cette vitalité, animées par les cris des vendeurs, les conversations complices et les rêveurs absorbés par leurs pensées. Même les inconnus deviennent des notes dans le rythme général, tissées dans la trame de Saïgon.
Ces ruelles existent toujours et continueront d’exister, préservant l’esprit de Saïgon. Elles sont l’âme de la ville, une partie indissociable de son identité, sans laquelle elle ne saurait être complète. Chaque ruelle, chaque foyer, chaque personne contribue à la symphonie de vie qu’est Hô Chi Minh-Ville. Et au cœur de cette symphonie, au plus profond de ces ruelles, demeure la véritable essence du Saïgon d’autrefois, une ville où passé et présent se rejoignent pour composer une mosaïque d’histoires, de rêves et d’un esprit inaltérable.
À midi, les ruelles comme celle-ci sont normalement calmes et désertes.
L’histoire de Hô Chi Minh-Ville – Saïgon est une toile tissée de luttes, de résilience et de renaissance. Gabriel García Márquez, lors de sa visite en 1979, y découvrit une ville au bord du gouffre. Aujourd’hui, Hô Chi Minh-Ville se dresse avec fierté, portée par une renaissance qui relie le passé au présent. Et les ruelles sont les fils qui tissent la riche tapisserie de Saïgon, une cité qui s’épanouit dans sa diversité et sa résilience.
Un livre de Gabriel García Márquez, le célèbre écrivain colombien, prix Nobel de littérature 1982.(photo: Marijana Matijević.)
Le célèbre écrivain colombien, prix Nobel de littérature 1982, auteur de Cent ans de solitude, se rappelait : « Xin chào các bạn » – Bonjour mes amis.
Une entreprise chinoise investit dans un projet de céramique de 100 millions de dollars à Thanh Hoa
19-08-2026
Une entreprise chinoise a investi 100 millions de dollars américains lors de la phase I pour produire des produits en céramique dans la province de Thanh Hoa.
Le 17 juillet, à la zone industrielle Van Thang, commune de Yen Tho, province de Thanh Hoa, Etrillion Ceramics Co., Ltd. (appartenant à la société par actions Hunan Hualien Ceramics, Chine) a tenu la cérémonie d’inauguration du projet ASEAN Vietnam Ceramics Valley (phase I).
Le projet, situé dans les communes de Nong Cong et Yen Tho, dans la province de Thanh Hoa, constitue le premier projet d’investissement à l’étranger de la société par actions Hu Nam Hoa Lien Ceramics.
Le projet couvre une superficie totale de 43,8 hectares, dont environ 33 hectares de terres industrielles, avec un investissement total de 200 millions de dollars américains.
Une fois pleinement opérationnel, le projet atteindra une production annuelle de 170 millions de produits céramiques domestiques, avec un chiffre d’affaires annuel dépassant 200 millions de dollars américains.
Jusqu’à présent, la phase I du projet, incluant le système d’usine et l’infrastructure technique, a été achevée, exactement un an avant le calendrier initial d’enregistrement des investissements. Le capital d’investissement total de la phase I a atteint près de 100 millions de dollars américains, répondant aux conditions pour l’installation de 6 chaînes de production intelligentes et modernes.
Après sa mise en service, la valeur annuelle à l’exportation de la phase I devrait dépasser 100 millions de dollars américains.
Actuellement, l’entreprise met en œuvre d’urgence l’installation d’équipements tout en préparant activement les conditions pour la production opérationnelle, s’efforçant de mettre officiellement l’usine en production à partir de fin août 2026.
M. Mai Xuan Liem – vice-président permanent du Comité populaire provincial de Thanh Hoa – a souligné qu’il s’agit de l’un des projets clés d’IDE de Thanh Hoa dans le secteur industriel, ce qui revêt une grande importance pour le processus de restructuration économique vers l’industrie de la haute technologie de transformation et de fabrication.
Créer une grande valeur ajoutée et promouvoir des exportations durables.
La province de Thanh Hoa espère qu’Etrillion Ceramics Co., Ltd. continuera à achever les derniers articles dès que possible, organisera une exploitation sûre et efficace, et mettra en œuvre les phases II et III dans les délais.
La technologie « de ne pas creuser » lors de la rénovation des anciens égouts japonais est appliquée à Ho Chi Minh-Ville
20-08-2026
Le 21 août, à Ho Chi Minh-Ville. Ho Chi Minh Ville, l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) en collaboration avec le Conseil de gestion du projet d’investissement en construction d’infrastructures urbaines de Ho Chi Minh-Ville. Ho Chi Minh-Ville (UICI) et la société par actions Yasuda Engineering Joint Stock Company ont organisé la cérémonie de signature du projet « Rénovation et restauration des anciennes et dégradées conduites d’égout par la technologie sans excavation à ciel ouvert ». Cet événement a marqué la mise en œuvre officielle du projet dans le cadre du Programme d’aide non remboursable du gouvernement japonais.
Le projet vise à rénover environ 2,1 km de canalisations d’égout détériorées dans le centre-ville, dont beaucoup ont été construites durant l’époque coloniale française. L’application de technologies de construction non basées sur l’excavation contribue à minimiser l’impact sur la circulation, la vie quotidienne et les activités économiques dans les zones à forte densité de population et de véhicules. Une fois achevé, le système de drainage devrait fonctionner plus efficacement, limitant les engorgements d’eau, les affaissements des routes et la pollution des eaux souterraines, et renforçant la résilience de la ville face au changement climatique et à l’urbanisation.
Ce n’est pas la première fois que la JICA soutient le Vietnam dans le domaine du drainage et du traitement des eaux usées. Auparavant, la JICA a accompagné l’élaboration d’un plan directeur de drainage à Ho Chi Minh-Ville, a mis en œuvre le projet d’amélioration de l’environnement de l’eau et de nombreux autres programmes de coopération. En particulier, en 2015, le projet pilote de technologie sans fouille, avec la participation de la ville d’Osaka et des entreprises japonaises, a créé une base importante pour ce projet.
Grâce à ce projet, la technologie japonaise pour rénover les égouts sans excavation à ciel ouvert contribue non seulement à améliorer l’efficacité de la réparation des infrastructures détériorées au Vietnam, mais favorise également le transfert de technologie, améliorant la capacité des unités domestiques et élargissant l’application de cette méthode de construction moderne. JICA s’engage à continuer de renforcer la coopération en faveur d’un développement urbain durable et de l’amélioration de la qualité de vie des populations.
El Niño devrait persister, augmentant le risque de pénurie d’eau et d’intrusion saline
22-08-2026
Il est prévu qu’El Niño maintienne une intensité forte à très forte, augmentant le risque de sécheresse, de pénurie d’eau et d’intrusion saline lors de la saison sèche 2026-2027.
Discutant du risque de sécheresse, de pénurie d’eau et d’intrusion saline pour la saison sèche 2026-2027, M. Nguyen Hong Khanh, directeur adjoint du Département de la gestion et de la construction des ouvrages d’irrigation (Ministère de l’Agriculture et de l’Environnement), a déclaré que de nombreuses zones de production agricole pourraient être touchées si El Niño évolue selon un scénario de risque élevé ou très élevé.
El Niño devrait se renforcer au cours des prochains mois. Quel sera l’impact sur les sources d’eau desservant la production et la vie des habitants pour la saison sèche 2026-2027 ?
D’après les prévisions, de septembre à novembre 2026, El Niño a une probabilité de 100 % de maintenir une intensité forte à très forte ; la probabilité d’atteindre une intensité très forte est d’environ 93 %. Entre octobre et décembre 2026, la probabilité qu’El Niño atteigne une intensité très forte pourrait s’élever à 95 %. De décembre 2026 à février 2027, les états de fort à très fort présentent encore une probabilité d’environ 93 %.
Le risque de sécheresse généralisée et d’intrusion saline pourrait débuter dès le début de la saison sèche, vers novembre 2026, et se prolonger jusqu’en mai 2027 dans le delta du Mékong, le Centre-Haut plateaux du Sud et le Sud-Est ; en particulier, la Côte du Centre-Nord et la Côte du Centre-Sud pourraient voir cette situation perdurer jusqu’en juillet-août 2027.
Si El Niño évolue selon un scénario défavorable, quelles zones seront touchées en premier et le plus gravement ?
- Dans un scénario de risque très élevé, les ressources en eau à destination du delta du Mékong pourraient être inférieures d’environ 15 à 20 % par rapport à la moyenne pluriannuelle. À ce moment-là, l’intrusion saline pourrait atteindre un niveau équivalent à celui de la saison sèche 2015-2016.
La limite de salinité de 4 g/l aux embouchures du fleuve Mékong peut pénétrer de 50 à 70 km à l’intérieur des terres, soit 7 à 13 km de plus que la moyenne pluriannuelle ; aux embouchures de la rivière Vam Co, elle peut pénétrer de 110 à 130 km, soit 30 à 42 km de plus.
Selon les calculs, environ 85 800 hectares de riz d’hiver-printemps (Dong Xuan) risquent d’être touchés ; la surface de culture riz-crevette dans les zones dépendant principalement de l’eau de pluie pourrait atteindre environ 120 000 hectares. Environ 45 000 hectares d’arbres fruitiers dans les régions côtières font également face à un risque d’impact.
Pour les autres régions, comment évalue-t-on le niveau d’impact sur la production agricole ?
- Sur la Côte du Centre-Nord et la Côte du Centre-Sud, les ressources en eau pour la production dépendent grandement de la quantité d’eau stockée dans les réservoirs lors de la saison des pluies 2026.
Selon un scénario de risque très élevé, si la pluviométrie de cette année accuse un déficit de 20 à 40 %, combinée à un temps chaud et à des températures supérieures de 1 à 2 degrés Celsius à la moyenne pluriannuelle, la culture d’hiver-printemps 2026-2027 pourrait voir environ 25 000 à 50 000 hectares de cultures touchés.
Plus notable encore est la culture d’été-automne 2027. Le risque de sécheresse et de pénurie d’eau pourrait atteindre son paroxysme entre juin et août 2027. Dans un scénario de risque très élevé, la superficie totale susceptible d’être affectée est d’environ 90 000 à 120 000 hectares, dont environ 30 000 à 40 000 hectares pour la Côte du Centre-Nord et 60 000 à 80 000 hectares pour la Côte du Centre-Sud.
Pour les régions des Hauts Plateaux du Centre et du Sud-Est, la sécheresse et la pénurie d’eau affectent principalement les zones situées en dehors du périmètre de service des ouvrages d’irrigation. C’est une zone particulièrement préoccupante car les surfaces non irriguées représentent plus de 70 % des terres cultivées en agriculture.
Durant une saison sèche rigoureuse, marquée par un déficit de pluie de 20 à 40 % et des températures supérieures à la moyenne pluriannuelle, environ 135 000 à 190 000 hectares [note : texte traduit fidèlement], principalement constitués de cultures pérennes, risquent d’être touchés.
Face au risque d’impacter simultanément la production et la vie des habitants, quelles solutions le secteur de l’irrigation prépare-t-il dès à présent pour limiter les dégâts ?
- Nous avons établi que nous devions nous préparer selon un scénario de risque très élevé et avons mis en œuvre de manière proactive des actions de « pré-désastre », incluant le suivi attentif de l’évolution d’El Niño et la mise à jour continue des prévisions spécialisées concernant la sécheresse, la pénurie d’eau et l’intrusion saline pour l’agriculture et l’eau potable en zone rurale.
Pour le delta du Mékong, le plan est préparé pour faire face à une situation d’intrusion saline qui pourrait atteindre un niveau équivalent à la saison sèche 2019-2020. Les localités doivent planifier de manière proactive les saisons de culture dès la récolte d’été-automne 2026 afin d’avancer la récolte d’hiver-printemps 2026-2027, limitant ainsi la production lors des périodes de forte intrusion saline. Parallèlement, il est nécessaire de surveiller de près la salinité et les ressources en eau pour capter et stocker l’eau douce de manière proactive lorsque les conditions le permettent.
Pour les régions du Centre, des Hauts Plateaux du Centre et du Sud-Est, les plans d’intervention sont élaborés sur la base de situations de sécheresse et de pénurie d’eau potentiellement équivalentes à la période 2014-2016. Dans l’immédiat, les réservoirs d’irrigation doivent profiter de la saison des pluies pour accumuler le maximum d’eau possible tout en garantissant la sécurité des infrastructures…
Koraï: bière artisanale qui veut faire de chaque bouteille un geste pour les océans
25-08-2026
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Une bière peut-elle contribuer à restaurer les mangroves, protéger les côtes vietnamiennes ou encore lutter contre la pollution des cours d’eau ? C’est le pari de Koraï, une jeune marque de bière artisanale vietnamienne qui a fait le choix de placer la protection des océans au cœur de son modèle économique. Depuis sa création en 2024, l’entreprise reverse 10 % de son chiffre d’affaires à des projets de conservation marine au Vietnam. Un engagement qui ne relève pas d’une simple campagne de communication, mais qui constitue réellement la raison d’être de la marque.

Le Petit Journal est allé à la rencontre d’Antoine Goupille, cofondateur de Koraï, une jeune marque de bière artisanale vietnamienne qui reverse 10 % de son chiffre d’affaires à des projets de conservation marine au Vietnam.
Dans cette interview, il partage les coulisses de cette aventure entrepreneuriale : son arrivée au Vietnam, le développement de Koraï, les défis rencontrés, ses ambitions pour l’avenir et sa conviction qu’une entreprise peut concilier croissance économique et impact environnemental.
Les débuts de Koraï
Installé au Vietnam depuis près de quatorze ans, Antoine Goupille ne se destinait pourtant pas à l’univers de la bière artisanale. Arrivé une première fois en 2011 pour effectuer son stage de fin d’études chez Les Vergers du Mékong, il retourne ensuite en France terminer ses études avant de revenir s’installer durablement à Hô Chi Minh-Ville avec sa famille. Deux semaines après son retour, il rejoint l’université RMIT Vietnam, où il enseignera l’entrepreneuriat pendant quatorze ans.
Au fil des années, l’envie de passer de la théorie à la pratique s’impose. Alors qu’il enseigne lui-même l’entrepreneuriat, il observe également les particularités du monde des affaires vietnamien.
« C’est très différent au Vietnam d’entreprendre dans un pays en développement où tout est nouveau et où les structures ne sont pas aussi matures qu’en France par exemple », explique-t-il.
Lorsqu’un ami lui présente, en 2024, son projet de bière artisanale dont les recettes, le design des bouteilles et le nom sont déjà prêts, Antoine y voit une opportunité de concrétiser cette envie d’entreprendre.
« Quand j’ai vu le produit, j’ai vu que c’était un bon produit et qu’il y avait un fort potentiel d’en faire quelque chose, une entreprise à impact. »
Quelques mois plus tard, il quitte définitivement l’université pour se consacrer à plein temps à Koraï.
Le logo de Koraï, entreprise de bière à impact
Une entreprise née autour d’une mission
Si le marché de la bière artisanale connaît un véritable essor au Vietnam depuis une dizaine d’années, Antoine Goupille ne souhaitait pas créer une marque de plus.
Le nom Koraï, inspiré du mot « corail », oriente rapidement la réflexion vers la préservation du milieu marin. Toute l’identité visuelle de la marque évoque d’ailleurs les récifs coralliens, avec des étiquettes illustrées de branches de coraux.
Les trois bières que proposent Koraï : Pacifik, Tropik, Antartik
Pour Antoine Goupille, ce lien avec l’océan devait aller au-delà du simple univers graphique.
« Il y a déjà une vingtaine de bières artisanales. Ça aurait été une bière de plus dans un marché qui n’est pas mature. Mais je voyais une beaucoup plus grande opportunité si on avait un fort élément de différenciation. »
Cet élément de différenciation sera finalement trouvé dans la protection des océans. Koraï choisit ainsi d’intégrer l’impact environnemental au cœur même de son modèle économique.
Pourquoi reverser 10 % du chiffre d’affaires ?
Le choix de consacrer une partie des revenus de l’entreprise à la protection des océans s’est imposé assez rapidement. Cependant, au lieu de calculer ce montant sur les bénéfices, comme le font certaines entreprises engagées, Koraï a tenu à prélever ce montant de leur chiffre d’affaires.
Cette décision répond à leur volonté d’inscrire cet engagement dans la durée, et qu’une part soit toujours versée quels que soient les bénéfices.
« J’avais vu qu’en moyenne les grandes entreprises de bière dépensent 10 % de leur chiffre d’affaires en marketing. On s’est dit qu’on allait mettre le marketing de côté, faire un super produit avec une super mission, et que c’est la mission qui porterait le message. »
« C’est trop facile sur le profit de jouer avec les chiffres. Avec le chiffre d’affaires, c’est clair et net et on ne peut pas se déroger. »
Cette philosophie rappelle celle de certaines entreprises internationales engagées, comme Patagonia et son modèle 1 % for the Planet, qui ont pu inspirer Antoine Goupille dans ce choix. Cependant, Koraï l’adapte à son échelle, avec un objectif clair : démontrer qu’une jeune entreprise peut intégrer l’impact environnemental au cœur même de son fonctionnement.
Des actions qui évoluent avec la croissance de l’entreprise
Les premiers mois de Koraï sont ceux d’une jeune entreprise : les ventes restent modestes et les sommes disponibles pour financer des projets le sont donc tout autant.
La première initiative soutenue par la marque consiste ainsi à financer une barrière destinée à retenir les déchets flottants dans un canal de Hô Chi Minh-Ville. Un projet d’environ 1 000 dollars, financé grâce aux premières ventes de leur bière.
Mais à mesure que la marque se développe et réalise des ventes, les projets prennent une autre dimension.
Cette année, Koraï a lancé son initiative la plus ambitieuse en partenariat avec MangLub, une entreprise sociale spécialisée dans la restauration des mangroves dans le delta du Mékong.
Logo de l’entreprise sociale MangLub
L’entreprise y consacre 375 millions de dôngs pour restaurer un hectare de mangrove. Ce projet prévoit donc la plantation de 2 500 palétuviers ainsi qu’un suivi sur quatre ans afin de garantir la pérennité de la forêt.
« On plante un hectare de mangrove, 10 000 m², donc ça fait à peu près 2 500 arbres. »
Pour Antoine Goupille, cette durée de suivi est essentielle.
« Au bout de quatre ans, une forêt de mangrove est assez résiliente pour survivre toute seule. »
Les mangroves, un allié essentiel des côtes vietnamiennes
Si Koraï a choisi de financer la restauration de mangroves, ce n’est pas un hasard.
Ces écosystèmes côtiers jouent un rôle majeur dans la protection du littoral vietnamien. Leurs racines limitent l’érosion, atténuent les effets des vagues et des tempêtes, tout en constituant une véritable nurserie pour de nombreuses espèces de poissons, de crustacés et de mollusques.
Une forêt de mangroves dans le Delta du Mékong, Vietnam
Comme le souligne Antoine Goupille, les bénéfices de ces forêts sont multiples et variés.
« C’est bon pour l’environnement, pour la protection des côtes. Ça a un rôle de nurserie pour les poissons, donc pour la faune et pour la flore. »
Les mangroves participent également au stockage du carbone et figurent parmi les écosystèmes les plus efficaces pour lutter contre le changement climatique.
Enfin, elles soutiennent directement les communautés locales dont les activités dépendent de la bonne santé des écosystèmes côtiers.
Trouver les bons partenaires
Pour réaliser ce projet d’envergure, le financement n’était pas la seule partie compliquée. En effet, il fallait aussi réussir à trouver les structures capables de mener ces projets à bien.
Antoine Goupille reconnaît ainsi que cette étape n’a pas été la plus simple. Avant de collaborer avec MangLub, plusieurs organisations ont été considérées, sans offrir les garanties attendues.
« On a eu un peu de mal au début à trouver des partenaires qui étaient assez sérieux ou assez structurés pour qu’on leur donne nos fonds de conservation. »
Aujourd’hui, le partenariat avec MangLub répond à ces exigences. L’entreprise sociale emploie une trentaine de personnes chargées de produire les jeunes plants, de réaliser les plantations et d’assurer leur entretien pendant plusieurs années.
Pour le cofondateur de Koraï, cette dimension humaine est tout aussi importante que l’aspect environnemental. L’équipe de Koraï n’a d’ailleurs pas hésité à participer elle-même aux premières plantations, en plantant les 100 premiers palétuviers.
L’équipe de Koraï participe aux 100 premières plantations
Faire grandir l’entreprise pour faire grandir son impact
À mesure que Koraï poursuit son développement dans les hôtels, restaurants et désormais la grande distribution, Antoine Goupille voit dans cette croissance une opportunité de financer des projets toujours plus ambitieux.
L’objectif n’est pas seulement de vendre davantage de bière, mais de créer un cercle vertueux où chaque nouvelle bouteille contribue à augmenter les moyens consacrés à la protection des écosystèmes marins.
« Moi, ce qui me tient le plus à cœur, c’est de prouver qu’une entreprise peut avoir un vrai impact, au-delà du greenwashing et des petites opérations. »
Quelques années seulement après son lancement, Koraï estime avoir démontré qu’un modèle économique peut être directement lié à une mission environnementale.
Comme le résume Antoine Goupille : « On a réussi à prouver qu’on pouvait créer un business qui a un vrai impact et donc l’impact grandit avec la croissance de l’entreprise. »
Une philosophie tout simplement résumée par le slogan de la marque : Good Beer That Does Good, autrement dit, une bonne bière qui fait le bien !
Boucle des eaux usées en aquaculture dans le delta du Mékong
25-08-2026
Il y a vingt ans, alors que la taille de l’industrie aquacole était bien plus petite qu’aujourd’hui, la Commission du Mékong a averti que la capacité des zones agricoles basses « a presque atteint sa limite ».
« Après des décennies d’expansion et d’agriculture intensive, quelle est la charge environnementale de l’ensemble du système agricole ? », Dr. Dinh Van Khuong, de l’Université d’Oslo, a déclaré. Dans une nouvelle publication publiée dans Reviews in Aquaculture [1], il soulève la question de la résilience de l’aquaculture dans le delta du Mékong face aux changements environnementaux.
Les canaux transportent de nombreuses sources de déchets
Au cours des deux dernières décennies, l’aquaculture a prospéré, faisant du delta du Mékong la capitale mondiale de la crevette et de l’aquaculture, mais en même temps, la pression sur l’environnement agricole s’accentue : densités agricoles plus élevées, plus grandes quantités d’aliments et plus difficile à contrôler la qualité de l’eau.
En particulier pour les déchets issus de l’élevage de pangasius, un rapport de la Banque mondiale [2] a cité une enquête menée auprès de 270 fermes montrant que la quantité moyenne d’aliments nécessaire est d’environ 1,6 kg pour produire 1 kg de poisson ; environ 37 à 38 % de l’alimentation finale reste dans l’étang sous forme de restes et d’excréments. Ces substances s’accumulent dans l’eau et les boues, ce qui dégrade la qualité de l’eau. Chaque tonne de pangasius est associée à environ 9 133 m³ d’eaux usées provenant des étangs. Lorsque l’étang doit changer régulièrement l’eau pour maintenir sa qualité, une grande partie des nutriments et substances de l’alimentation est libérée dans l’environnement extérieur.
Comme pour la crevette,depuis 2014, l’élevage intensif de crevettes est estimé à produire environ 4,4 milliards de m³ d’eaux usées, contenant 25 344 tonnes d’azote et 6 336 tonnes de phosphore ; environ 75 % de ces eaux usées seraient rejetées dans les rivières côtières du delta du Mékong.
Le problème suivant est que le système d’eau du delta du Mékong reçoit non seulement les eaux usées des poissons et des crevettes, mais aussi de nombreuses sources : bétail, riz et autres cultures, zones résidentielles et activités industrielles… Par exemple, selon les estimations de la Banque mondiale [3], chaque année, la production de riz dans le delta du Mékong est gaspillée en raison de l’utilisation excessive ou inutile d’environ 1 790 tonnes d’ingrédients actifs de krill, 210 tonnes d’herbicides, 1 224 tonnes de pesticides et 4 245 tonnes de fongicides ; Une grande partie de ce système est finalement rejetée dans les eaux du delta. Ce chiffre ne prend même pas en compte les eaux usées domestiques et industrielles rejetées dans les canaux.
Des centaines et des milliers de fermes prélèvent l’eau des canaux et rivières interconnectés, puis ramènent les eaux usées là-bas. Cela crée une boucle : les bassins = > rejets d’eaux usées = > canaux = > la qualité de l’eau se détériore => les bassins prennent l’eau de ce système => poissons et crevettes subissent plus de pression environnementale => augmentent le remplacement et le traitement de l’eau => continuent à rejeter, a expliqué le Dr Dinh Van Khuong.
Les mesures sur la rivière Hau montrent que les ressources en eau dont dépendent les zones agricoles ont montré des signes de détérioration. Une étude qui a suivi 19 points sur la rivière Hau [4] a révélé que les solides en suspension (TSS) et les coliformes totaux étaient élevés tout au long de l’année. L’oxygène dissous (DO) n’est que de 3,7 à 5,7 mg/L ; à certains moments, environ 5 à 15 mg/L en dessous – le seuil convient à l’aquaculture, augmentant le risque d’hypoxie. Par contre, le coliforme total était de 14 200 à 31 500 MPN/100 mL, ce qui était supérieur à ce que souhaité pour l’aquaculture. Notamment, lors du voyage en aval, la concentration de solides en suspension augmentait d’environ 1,29 ; 1,53 et 1,52 fois.
Les limitations environnementales peuvent également devenir des limites économiques, car les sources de pollution augmentent les coûts pour les agriculteurs. Pour le pangasius, des études ont montré que la détérioration de la qualité de l’eau augmente les coûts de production : le coût total de la gestion de la qualité de l’eau dans les étangs avec des sources d’eau plus polluées est estimé à 45,6 millions de VND/1 000 m², contre 36,08 millions de VND dans des conditions normales [5]. Les recherches sur l’efficacité économique des systèmes d’élevage de crevettes à Ca Mau, Ben Tre, Bac Lieu et Tra Vinh [6] montrent également que les épidémies sont l’une des principales causes de l’augmentation des coûts des produits chimiques de traitement de l’eau, des changements d’eau et des médicaments, et que la dégradation de l’environnement a eu un impact négatif sur l’industrie de la crevette.
Systèmes d’eau qui n’ont pas été conçus pour l’aquaculture
Dès 2014, une évaluation de l’Institut Sud des Sciences de l’Irrigation a souligné qu’un goulot d’étranglement dans le système d’irrigation du delta du Mékong était alors encore courant dans l’agriculture et n’avait pas été conçu pour l’élevage de crevettes et de poissons. Les rapports de la Banque mondiale indiquent encore que l’eau des étangs est souvent rejetée directement dans les rivières ou les canaux ; Cette source d’eau peut abriter des restes, des produits chimiques et des agents pathogènes, affectant les fermes de crevettes en aval et à proximité. Dans de nombreux endroits où l’approvisionnement en eau et les canaux de drainage sont partagés, dans certaines régions, les canaux reçoivent à la fois les eaux usées et servent de source d’eau pour d’autres étangs, provoquant le retour des polluants et des agents pathogènes dans le système agricole.
Dix ans plus tard, aucun nouveau calcul ne montre que l’ensemble de l’industrie de l’élevage de crevettes dans le delta du Mékong a dépassé un seuil de capacité unique. Cependant, le Dr Dinh Van Khuong a déclaré que de nombreuses études continuent d’enregistrer que la qualité de l’eau se détériore, que les eaux usées et l’approvisionnement en eau dépendent d’un système fluvial, que des maladies peuvent se propager avec les débits d’eau, tandis que l’efficacité de la production dépend de plus en plus de la capacité à contrôler l’environnement.
C’est un calcul lorsque l’échelle de production est bien inférieure à aujourd’hui. Quant au pangasius, la production est passée d’environ 200 000 tonnes à environ 1,71 million de tonnes, soit près de neuf fois. Pour les crevettes, la production agricole dans le delta du Mékong est également passée d’environ 190 000 tonnes en 2000 à environ 1 million, soit près de cinq fois.
Il est donc nécessaire de mesurer la quantité de déchets provenant de la crevette et de l’élevage de poissons ainsi que la charge totale qu’un bassin peut recevoir avant que la qualité de l’eau ne se détériore au point de revenir, causant des dommages aux activités agricoles elles-mêmes. « La charge environnementale doit être calculée au niveau du bassin, pas seulement au niveau d’un bassin », a commenté le Dr Khuong. Il a donc proposé qu’il soit nécessaire d’évaluer la résilience de l’aquaculture àtrois niveaux.
Au niveau de l’exploitation, il est nécessaire d’augmenter les taux de survie, les taux de croissance, d’évaluer l’efficacité de l’alimentation, de contrôler les maladies et de sélectionner des éleveurs capables de résister à des conditions environnementales plus rudes. Au niveau du bassin, il est nécessaire de gérer la qualité de l’eau, la salinité, la capacité environnementale, la planification des eaux usées et des espaces agricoles. C’est un niveau que les fermes individuelles ne peuvent pas résoudre seules, car les eaux usées d’une ferme peuvent devenir l’entrée d’une autre ferme. Au niveau communautaire et de la chaîne de valeur, les moyens de subsistance, les marchés, les risques et la capacité d’adaptation des agriculteurs doivent être pris en compte. Dans cette approche, le succès de l’industrie ne devrait pas se mesurer uniquement à la production.
En conséquence, un système agricole résilient doit être évalué sur au moins quatre aspects : stabilité de la production : si la production et l’efficacité peuvent être maintenues lorsque l’environnement fluctue ; Efficacité environnementale : combien de nourriture, d’eau et de ressources sont nécessaires pour produire une unité de produit, et combien de déchets sont générés ; Durabilité économique : dans quelle mesure les agriculteurs dépendent des fourrages, de l’énergie et des intrants externes, et leur résilience face aux fluctuations des prix ; Gouvernance et scalabilité : si le modèle est adapté à la capacité de la zone agricole, à la planification, aux réglementations environnementales et à la chaîne de valeur.
Évaluation de la « capacité du bassin » pour déterminer l’échelle agricole
Si, par le passé, le succès de l’aquaculture était principalement mesuré par la superficie et la production, une autre mesure de plus en plus importante est la quantité de nourriture et la valeur économique générée par unité de ressources ainsi que la charge environnementale que supporte le système.
À court terme, le Dr Khuong privilégie la sélection de races résilientes, l’amélioration de l’efficacité de l’utilisation de l’alimentation, la conception adaptative de la ferme, la gestion flexible de l’eau et de la salinité, la réduction des eaux usées et des émissions par unité de produit, et la planification de l’échelle de la zone agricole en fonction de la « capacité du bassin ».
Les technologies de traitement et de réutilisation de l’eau, les solutions microbiologiques, les tampons biologiques et la restauration des écosystèmes avec des fonctions de filtration et de régulation de l’eau doivent également être évaluées à l’échelle régionale plutôt qu’à des exploitations agricoles individuelles.
Dans un contexte de plus en plus difficile, l’une des orientations d’adaptation auxquelles l’industrie halieutique accorde une attention particulière est d’améliorer la qualité des semences. Cependant, a noté le Dr Khuong, c’est aussi un point à surveiller : une espèce plus tolérante à la salinité ou à la chaleur ne signifie pas que l’ensemble du système agricole deviendra plus résilient.
Selon le Dr Khuong, ces bénéfices seront mieux encouragés lorsque la diversification des espèces sera mise en œuvre simultanément avec des solutions visant à améliorer la résilience de l’ensemble du système agricole. « En supposant que nous trouvions un poisson qui tolère mieux la salinité, c’est un avantage important au niveau de l’espèce. Pour que cet avantage se traduise par une résilience à grande échelle, nous devons également prendre soin de la qualité de l’eau, de l’alimentation animale, des semences, du contrôle des maladies, des marchés et de la gouvernance des zones. »
Les impacts du changement climatique et de l’environnement se produisent aussi souvent simultanément à grande échelle. L’intrusion d’eau salée peut affecter toute une zone agricole ; La détérioration de la qualité de l’eau se produit dans le bassin ; Les maladies peuvent se propager entre fermes avec un haut niveau de connectivité. Dans de tels cas, changer la culture peut déplacer le risque d’une espèce à une autre ou d’une région à une autre, mais il est peu probable que cela réduise le risque total du système.
Par conséquent, la diversification des espèces doit être considérée comme un élément important d’un portefeuille plus large de solutions, combinées à la gestion de l’eau, la biosécurité, l’amélioration de l’alimentation, la planification spatiale et la gouvernance environnementale.
Références bibliographiques :
1. K. V. Dinh, « Repenser la résilience aquacole au-delà de la diversification des espèces : perspectives du delta du bas Mékong avec implications mondiales », Reviews in Aquaculture18, n°3 (2026) : e70171, https://doi.org/10.1111/raq.70171.
2. Aperçu de la pollution agricole au Vietnam : le secteur de l’aquaculture 2017. Banque mondiale. https://documents1.worldbank.org/curated/en/353191516774529352/pdf/122932-WP-P153343-PUBLIC-Vietnam-aquaculture-ENG.pdf ?
3. Approvisionnement en eau rural résilient au climat dans le delta du Mékong, Vietnam. Volume I : Rapport d’analyse de situation et d’évaluation de la vulnérabilité – septembre 2022. Banque mondiale. https://documents1.worldbank.org/curated/en/099081524050046294/pdf/P174358-b510d021-44df-48fc-a149-8abc286c7b84.pdf ?
4. Mutea, F.G. ; Nelson, H.K. ; Au, H.V. ; Huynh, T.G. ; Vu, Évaluation de la qualité de l’eau pour l’aquaculture dans la rivière Hau, delta du Mékong, Vietnam à l’aide d’une analyse statistique multivariée. Water 2021,13, 3307. https://doi.org/10.3390/w13223307
5. Ninh, N., & Cuong, H. (2022). Mesures utilisées pour la gestion de la qualité de l’eau dans la production intensive de poisson-chat Pangasius dans le delta du Mékong au Vietnam : expériences issues des pratiques domestiques et des rôles de genre. Vietnam Journal of Agricultural Sciences, 5(4), 1674–1689. https://doi.org/10.31817/vjas.2022.5.4.06
6. Duy, D. T., Nga, N. H., Berg, H., & Da, C. T. (2023). Évaluation des efficacités techniques, économiques et alloquatives de l’élevage de crevettes dans le delta du Mékong, Vietnam. Journal of the World Aquaculture Society, 54(4), 915–930. https://doi.org/10.1111/jwas.12915
7. Trinh Thi Long, Duong Cong Chinh, Institut Sud des Sciences de l’Irrigation, Élevage de crevettes dans le delta du Mékong, Lacunes et défis affectant le développement durable de l’aquaculture, Journal of Irrigation Science and Technology https://vawr.org.vn/nuoi-tom-o-dong-bang-song-cuu-long-nhung-ton-tai-va-thach-thuc-anh-huong-den-phat-trien-ben-vung-nghe-nuoi
8. De Silva, S.S. et Phuong, N.T. (2011), Élevage du poisson-chat rayé dans le delta du Mékong, Vietnam : un chemin tumultueux vers un succès mondial. Critiques dans Aquaculture, 3 : 45-73. https://doi.org/10.1111/j.1753-5131.2011.01046.x
9. Loc, V.T.T., Bush, S.R., Sinh, L.X. et al. Chaînes de poissons à haute et faible valeur dans le delta du Mékong : défis pour les moyens de subsistance et la gouvernance. Environ Dev Sustain 12, 889–908 (2010). https://doi.org/10.1007/s10668-010-9230-3
Quelles zones de Ho Chi Minh-Ville deviendront des zones à faibles émissions à partir de la mi-2027 ?
26-08-2026
Ho Chi Minh-Ville prévoit de désigner plusieurs zones comme zones à faibles émissions à partir de la mi-2027, où les véhicules à essence et diesel feront face à des restrictions.

Certaines parties du centre de Hô Chi Minh-Ville limiteront les véhicules à essence et diesel alors que la ville déploie des zones à faibles émissions à partir de la mi-2027. Photo : Le Phan / Tuoi Tre
Selon le projet de proposition sur le contrôle des émissions des véhicules à Ho Chi Minh-Ville, une zone à faibles émissions (ZLE) serait établie dans les zones centrales avec une mauvaise qualité de l’air, un trafic dense et une forte densité de population.
Les critères proposés incluent des niveaux élevés de PM2,5 et PM10 ainsi qu’un indice de qualité de l’air (AQI) supérieur aux normes nationales, des embouteillages aux niveaux D à F, et une couverture des transports publics de plus de 85 % dans un rayon de 500 mètres.
La zone doit également disposer de limites d’infrastructure claires pour permettre le contrôle des véhicules entrant et sortant de la zone.
Sur la base de ces critères, la proposition identifie deux domaines pour une mise en œuvre potentielle.
Zone 1 : Zone centrale existante et Thu Thiem
La première zone couvre la zone centrale existante de 930 hectares et la zone urbaine de Thu Thiem dans le quartier d’An Khanh, délimitée par le pont de Saïgon, Nguyen Huu Canh, le pont Van Thanh 2, le pont Thi Nghe 2, Hoang Sa, Vo Thi Sau, Cach Mang Thang Tam, Nguyen Thai Hoc, Vo Van Kiet, le tunnel de la rivière Saïgon, Thu Thiem, Tran Quy Kien, Mai Chi Tho, Luong Dinh Cua, Tran Nao, et retour au pont de Saïgon.
La superficie couvre 16,6 kilomètres carrés et compte une population d’environ 176 201 habitants.
On estime qu’elle génère 0,091 tonne métrique de particules fines par jour et kilomètre carré, avec un trafic total d’environ 685 195 véhicules par jour.
Les transports en commun couvrent 95,91 % de la zone.
La ville prévoit de piloter la LEZ dans cette zone du 1er juillet 2027 au 31 décembre 2028.
Zone 2 : Corridor de la rocade
La seconde zone suivrait un corridor de rocade comprenant Do Muoi, Le Duc Anh, Le Kha Phieu, Nguyen Van Linh, la route d’accès au pont Phu My, le pont Phu My, Vo Chi Cong, Nguyen Thi Dinh, Dong Van Cong, Mai Chi Tho, Vo Nguyen Giap et l’autoroute de Hanoï, avant de revenir à Do Muoi.
Cette zone couvrirait environ 280 kilomètres carrés, avec une population estimée à 6,17 millions d’habitants.
Il a une concentration estimée de PM2,5 à environ 58 kilogrammes par jour et kilomètre carré, tandis que le trafic total est d’environ 11,56 millions de véhicules par jour.
La couverture des transports publics s’élève à 87,32 %.
Selon la proposition, la phase 2 commencerait le 1er janvier 2029, étendant la zone de réserve de zone 1 à zone 2.
Zones prioritaires pour le transport écologique
La proposition identifie également la zone spéciale de Con Dao, située à environ 230 kilomètres au sud de Ho Chi Minh-Ville, comme une zone prioritaire pour une transition précoce vers un transport vert.
La zone bénéficierait d’un niveau de soutien plus élevé en raison de son calendrier de mise en œuvre plus précoce, du nombre limité de véhicules, de l’état de l’île et de ses exigences spécifiques en matière de protection de l’environnement.
La transition devrait être accompagnée de services de bus locaux, de stations de recharge, d’armoires pour échange de batteries, d’énergies renouvelables, de gestion des véhicules, de collecte des batteries et de communications publiques ciblant les résidents, les entreprises et les visiteurs.
Par contre, parmi les quatre anciennes communes du district de Can Gio, la commune de l’île de Thanh An, dans le sud-est de Hô Chi Minh-Ville, est considérée comme bien positionnée pour une transition plus précoce vers un transport vert.
La zone est prévue pour l’écotourisme lié à la conservation des mangroves, tandis que les motos constituent le principal moyen de transport privé.
Passer aux véhicules écologiques pourrait aider à réduire les émissions de gaz à effet de serre, limiter la pollution sonore et améliorer la qualité de l’environnement.
De l’assemblage à l’IA, le pays peut-il remonter la chaîne de valeur ?
27-08-2026

Le Vietnam est devenu en vingt ans l’une des grandes bases mondiales de production électronique. Il veut désormais franchir une étape plus difficile : ne plus seulement fabriquer pour les géants technologiques, mais concevoir davantage de puces et développer ses capacités dans l’intelligence artificielle. Une montée en gamme qui dépendra notamment de sa capacité à former suffisamment d’ingénieurs et à conserver davantage de valeur sur son territoire.
Samsung, Intel et leurs nombreux fournisseurs ont contribué à faire du Vietnam un maillon majeur des chaînes mondiales de l’électronique. Smartphones, ordinateurs et composants sortent en masse des usines vietnamiennes avant d’être exportés vers le reste du monde.
Intel a ainsi investi 1,5 milliard de dollars dans son implantation de Hô-Chi-Minh-Ville, devenue son plus grand site d’assemblage et de test au monde. Le groupe y emploie environ 6 000 personnes et estime que l’usine a généré plus de 90 milliards de dollars d’exportations cumulées.
Ce modèle a largement contribué à l’essor industriel vietnamien. Mais il présente une limite : accueillir la fabrication d’un produit ne signifie pas nécessairement capter la partie la plus rémunératrice de sa chaîne de valeur.
De l’assemblage à la conception
Le cas des semi-conducteurs l’illustre particulièrement bien. Selon des estimations de la Semiconductor Industry Association citées par les autorités vietnamiennes, la conception représente environ 53 % de la valeur de la chaîne des semi-conducteurs, contre environ 6 % pour le packaging et les tests.
Or le Vietnam s’est jusqu’ici surtout développé dans ces activités situées en aval de la filière. Hanoï veut désormais remonter vers la conception et la fabrication, où se concentrent davantage la technologie, la propriété intellectuelle et les marges.
Une étape symbolique a été franchie le 16 janvier 2026, lorsque Viettel a lancé à Hanoï la construction de ce que les autorités présentent comme la première usine vietnamienne de fabrication de puces. Le gouvernement considère précisément la fabrication comme l’un des principaux maillons qui manquaient encore à l’écosystème national.
Les ambitions sont considérables. D’ici 2030, le Vietnam veut compter au moins 100 entreprises de conception de puces, une usine de fabrication et dix unités de packaging et de test. Hanoï vise également plus de 25 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel pour l’industrie des semi-conducteurs.
Un autre objectif officiel permet toutefois de mesurer le chemin restant à parcourir : le gouvernement vise 10 à 15 % de valeur ajoutée réalisée au Vietnam dans cette industrie à l’horizon 2030.
Nvidia mise aussi sur le Vietnam
L’intelligence artificielle constitue l’autre versant de cette montée en gamme.
Le choix du Vietnam par Nvidia donne une certaine crédibilité à cette ambition. Le géant américain des puces pour l’IA a annoncé en décembre 2024 la création de son premier centre vietnamien de recherche et développement, consacré notamment à l’intelligence artificielle et aux logiciels. Nvidia indiquait alors travailler avec plus de 100 start-up vietnamiennes et 65 universités.
Hanoï cherche parallèlement à développer les infrastructures numériques, les centres de données et les capacités de calcul nécessaires à l’IA. En août 2026, le gouvernement a encore renforcé cette stratégie en adoptant un programme national consacré au développement des compétences dans ce domaine.
L’objectif économique dépasse donc largement l’adoption de nouveaux outils numériques : le Vietnam veut utiliser sa puissance manufacturière comme tremplin vers des activités technologiques générant davantage de valeur.
Le vrai goulot d’étranglement : les ingénieurs
Construire des usines et attirer des capitaux ne suffira cependant pas. Encore faut-il disposer des femmes et des hommes capables de concevoir les technologies et de faire fonctionner ces nouvelles installations.
Le Vietnam veut former d’ici 2030 au moins 50 000 diplômés de niveau universitaire ou supérieur pour l’industrie des semi-conducteurs. Parmi eux, 15 000 devraient se spécialiser dans la conception des circuits et 35 000 dans les autres étapes de la filière, notamment la fabrication, le packaging et les tests. Au moins 5 000 devront posséder une expertise approfondie en intelligence artificielle.
La difficulté ne tient pas seulement au nombre de diplômés. Les semi-conducteurs exigent des laboratoires, des équipements coûteux, des enseignants spécialisés et une expérience industrielle qui demande du temps à acquérir.
Un dossier récent de Bloomberg Businessweek Vietnam consacré à la relance du nucléaire vietnamien illustre ce problème à une autre échelle. Après l’abandon du précédent programme en 2016, une partie des étudiants envoyés se former à l’étranger s’est tournée vers d’autres secteurs. Avec la relance du nucléaire, le pays doit aujourd’hui reconstituer certaines de ces compétences.
Le parallèle a ses limites, mais il met en évidence une difficulté commune aux industries de pointe : les investissements peuvent arriver beaucoup plus vite que les spécialistes capables de les exploiter.
La concurrence monte en Asie du Sud-Est
Le Vietnam n’est pas seul dans cette course. La Malaisie dispose déjà d’un important écosystème dans les semi-conducteurs, Singapour concentre de nombreuses activités technologiques à forte valeur ajoutée, tandis que la Thaïlande cherche elle aussi à attirer les investissements dans l’électronique avancée, les centres de données et l’IA.
La concurrence ne se joue donc plus seulement sur les salaires ou les avantages fiscaux. Les investisseurs regardent désormais la disponibilité des ingénieurs, les capacités de recherche, les infrastructures numériques et surtout la disponibilité d’une électricité abondante et fiable.
C’est également l’un des enseignements qui ressort du dossier de Bloomberg Businessweek Vietnam sur les investissements étrangers de nouvelle génération : pour les industries technologiques, le coût du travail ne suffit plus à départager les destinations.
Après les usines, la technologie
Le Vietnam possède néanmoins un avantage considérable : il ne construit pas cette nouvelle stratégie à partir de rien. Il dispose déjà d’une importante base industrielle, d’un réseau de fournisseurs internationaux et d’une place centrale dans les stratégies de diversification des chaînes d’approvisionnement asiatiques.
L’enjeu consiste maintenant à utiliser cette puissance manufacturière pour acquérir progressivement davantage de compétences technologiques propres.
Le Vietnam a déjà démontré qu’il savait attirer les usines. La prochaine étape sera plus exigeante : concevoir davantage, maîtriser davantage de technologies et conserver sur son territoire une part plus importante de la valeur créée.
La bataille ne se jouera donc plus seulement sur le coût du travail. Elle se jouera sur les ingénieurs, l’énergie, la recherche et la capacité du Vietnam à transformer son succès industriel en puissance technologique.
Le boom des investissements étrangers redessine-t-il la carte du pays ?
28-08-2026

Plus de 38 milliards de dollars d’investissements étrangers ont été enregistrés au Vietnam au cours des sept premiers mois de 2026, en hausse de 58 % sur un an. Derrière cette accélération spectaculaire se dessine une transformation plus profonde : les capitaux se concentrent dans quelques grands pôles tandis que le pays cherche à attirer des industries plus technologiques. Ports, autoroutes, énergie et compétences deviennent les nouveaux arguments de la compétition entre territoires.
En sept mois, le Vietnam a enregistré 38,06 milliards de dollars d’investissements étrangers, contre environ 24 milliards sur la même période de 2025. Les capitaux effectivement décaissés ont atteint 15,2 milliards de dollars, en progression de 11,8 % et à leur plus haut niveau pour cette période depuis cinq ans.
L’industrie reste le principal moteur de cette dynamique. Mais derrière le chiffre national apparaît une géographie beaucoup plus contrastée.
Thai Nguyen, la surprise de 2026
Hô-Chi-Minh-Ville reste en tête, avec 10,34 milliards de dollars d’investissements enregistrés depuis janvier, soit 27 % du total national. Mais la véritable surprise vient de Thai Nguyen, province industrielle située au nord de Hanoï : elle a attiré plus de 8 milliards de dollars, contre quelques centaines de millions sur la même période l’année précédente.
À elles deux, Hô-Chi-Minh-Ville et Thai Nguyen concentrent ainsi près de la moitié des capitaux étrangers enregistrés au Vietnam depuis le début de l’année.
Derrière elles apparaissent Hanoï, avec 3,62 milliards de dollars, Bac Ninh, important bassin électronique du Nord, avec 3,23 milliards, puis Nghe An et Hai Phong, le grand port industriel septentrional.
Ces classements doivent être maniés avec prudence : quelques projets géants peuvent faire bondir une province d’une année sur l’autre. Ils révèlent néanmoins une tendance de fond : les investisseurs ne recherchent plus seulement des terrains et une main-d’œuvre compétitive.
Le faible coût du travail ne suffit plus
C’est précisément la mutation décrite par Bloomberg Businessweek Vietnam dans son numéro d’août. Après une première vague d’investissements largement fondée sur les coûts de production et les avantages fiscaux, le pays veut entrer dans l’ère des IDE de nouvelle génération.
À côté des activités manufacturières traditionnelles apparaissent des projets dans l’électronique avancée, les semi-conducteurs, l’énergie, les centres de données et les technologies propres.
La qualité des infrastructures devient alors déterminante. Les investisseurs examinent désormais la fiabilité de l’approvisionnement électrique, les connexions routières et portuaires, les infrastructures numériques, la disponibilité d’ingénieurs et de techniciens ainsi que la présence de fournisseurs locaux.
Le Vietnam ne cherche donc plus seulement à attirer davantage d’usines. Il veut capter une part plus importante de la technologie et de la valeur ajoutée qu’elles génèrent.
Ports et routes deviennent décisifs
Cette ambition se heurte cependant à l’un des points faibles du modèle vietnamien : la logistique.
Selon les données reprises par Bloomberg Businessweek Vietnam, 864 millions de tonnes de marchandises ont transité par les ports vietnamiens en 2025, en hausse de 13,5 % sur un an. Mais les connexions entre ces ports et l’intérieur du pays restent insuffisantes.
À Lach Huyen, près de Hai Phong, plus de 90 % des marchandises poursuivent encore leur route par camion. Dans le Sud, Cai Mep reste fortement dépendant des barges pour desservir les zones industrielles.
Les coûts logistiques représenteraient ainsi 16 à 18 % du PIB vietnamien, un handicap lorsqu’il s’agit de concurrencer les autres grandes plateformes industrielles asiatiques.
Hanoï accélère donc les investissements dans les autoroutes, ports, aéroports et chemins de fer. Le gouvernement vise notamment 5 000 kilomètres d’autoroutes d’ici 2030, tout en développant les réseaux ferroviaires et urbains.
Une ambition à 1 500 milliards de dollars
L’effort dépasse très largement les seules infrastructures.
Le ministère vietnamien des Finances estime à 38,5 millions de milliards de dongs, soit environ 1 480 milliards de dollars, le montant total des investissements que l’économie devra mobiliser entre 2026 et 2030 pour soutenir ses ambitions de croissance. Cela représente environ 40 % du PIB sur la période.
Cette somme englobe les infrastructures mais aussi les capacités productives, la technologie, la transition numérique et verte ou encore l’innovation. L’investissement public devrait représenter environ 20 à 22 % de l’effort total, ce qui impose de mobiliser massivement les capitaux privés.
Une compétition régionale
L’enjeu dépasse les frontières vietnamiennes. Le pays se trouve en concurrence avec la Thaïlande, la Malaisie et l’Indonésie pour attirer les nouvelles implantations industrielles et technologiques en Asie du Sud-Est.
Le Vietnam dispose d’atouts importants : une base manufacturière déjà considérable, une forte insertion dans les chaînes d’approvisionnement asiatiques et une capacité éprouvée à attirer les multinationales. Mais la prochaine étape sera plus difficile.
Le pays reste en effet très dépendant des capitaux étrangers : plus de 559 milliards de dollars d’IDE étaient enregistrés dans des projets encore actifs fin juillet, dont plus de 60 % dans l’industrie manufacturière.
Le Vietnam a longtemps gagné la bataille des investissements grâce à ses coûts, sa main-d’œuvre et son insertion dans les chaînes de production mondiales. La prochaine se jouera davantage sur les ports, les autoroutes, l’électricité, les ingénieurs et la capacité des entreprises vietnamiennes à travailler avec les multinationales.
Les 38 milliards de dollars enregistrés depuis janvier montrent que les investisseurs sont toujours au rendez-vous. Reste à savoir quelles régions du Vietnam seront capables de transformer cet afflux de capitaux en développement durable.
Le festival de la gastronomie végétarienne revient à Hô Chi Minh-Ville
29-08-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
Du 24 au 30 août 2026, le Festival de la gastronomie végétarienne a lieu au parc Binh Phu pour sa 3ᵉ édition. Placé sous le thème « Choisir une cuisine verte pour un avenir vert », ce festival rassemble des acteurs de l’alimentation durable et des visiteurs venus découvrir la gastronomie végétarienne à Hô Chi Minh-Ville.

Le festival de la gastronomie végétarienne 2026
La troisième édition se déroule au parc Binh Phu, avec plus de 200 exposants issus de différents secteurs : restauration, alimentation d’origine végétale, agriculture, produits OCOP, tourisme ou encore technologies destinées au secteur agroalimentaire.
Cette diversité permet au public de découvrir la cuisine végétarienne, mais aussi des initiatives liées plus largement à l’alimentation durable.
Le nombre de visiteurs attendus illustre la forte progression du festival depuis sa création. En 2023, la première édition avait réuni plus de 100 000 visiteurs en trois jours. En 2025, ce chiffre avait atteint environ 225 000 visiteurs sur cinq jours, avec près de 200 stands. Pour 2026, les organisateurs visent plus de 350 000 visiteurs en sept jours.
Si ce festival gagne petit à petit en visibilité, c’est parce qu’il propose plusieurs types d’activités et d’animations. Les visiteurs pourront notamment assister à des démonstrations culinaires, découvrir des produits vietnamiens et rencontrer des professionnels.
Au programme du festival
Le festival a débuté ce lundi 24 août avec un concours destiné aux chefs professionnels. Trois catégories étaient prévues : l’élection de l’ambassadeur du phở végétarien 2026, de l’ambassadeur du bún végétarien et de l’ambassadeur du bánh xèo végétarien. Ces différents concours ont permis de faire découvrir au public l’adaptation végétarienne des plats traditionnels vietnamiens
Le 25 août, la cérémonie d’ouverture officielle a été accompagnée de démonstrations culinaires autour de trois spécialités revisitées en version végétarienne : le phở, le bánh mì et le bánh xèo. Le lendemain, le 26 août, un concours de cuisine végétarienne a été organisé à destination des étudiants.
Ce 27 août, le public pourra assister à de nouvelles démonstrations culinaires consacrées à des plats populaires du centre et du sud du Vietnam, notamment le bún Huế, le bún mắm et les gỏi cuốn en version végétarienne. Les journées du 29 août et du 30 août seront quant à elles dédiées à la sensibilisation et à l’action solidaire.
Le double objectif du festival
Le festival a également pour objectif de promouvoir des habitudes alimentaires davantage tournées vers l’environnement. Le thème choisi pour cette édition, « Choisir une cuisine verte pour un avenir vert », permet d’associer la cuisine végétarienne à des enjeux plus larges liés à l’environnement, l’agriculture, la consommation responsable et au tourisme.
Ainsi, le festival prévoit plusieurs activités consacrées à la réduction des déchets, au recyclage et à la limitation de l’utilisation du plastique. Les organisateurs souhaitent donc également faire du festival un moyen de sensibiliser aux pratiques plus respectueuses de l’environnement.
Enfin, le festival comporte une dimension sociale, puisque le 29 août, 200 colis de produits de première nécessité ainsi que 500 repas végétariens gratuits seront distribués à des personnes en difficulté. De plus, trente bourses de formation « Green Chef » doivent également être attribuées à des jeunes issus de milieux défavorisés.
Pourquoi les eaux de crues sont-elles montées subitement dans le cours supérieur du Mékong ?
30-08-2026
La semaine dernière, le niveau d’eau du bassin en amont du Mékong à Tan Chau et Chau Doc a soudainement augmenté de façon brutale. La raison est l’augmentation des crues en amont combinée à de fortes marées, mais le niveau d’eau des crues reste en dessous du niveau d’alerte 1 et redescend.
Le niveau des eaux de crue dans le bassin en amont du Mékong a rapidement augmenté en raison des fortes pluies au Laos et au Cambodge, dues à l’impact du typhon n° 4 en mer de l’Est. Selon l’Institut Sud de la Planification de l’Irrigation (SIWRP), dans la semaine du 17 au 23 août, le niveau d’eau jusqu’à la station de Kratie (Cambodge) a eu tendance à augmenter, le 23 août atteignant 21,88 m ; 0,96 m de plus que le pic moyen des inondations sur plusieurs années et 0,22 m de plus qu’en 2025. Cependant, après cela, le niveau de l’eau a eu tendance à chuter brusquement ; au 27 août, elle n’était que de 20,51 m, mais elle restait bien supérieure à la moyenne de nombreuses années sur la même période et en 2025.

L’armée aide les habitants de Vinh Thanh (province de Tay Ninh) à récolter le riz pour échapper aux inondations
La raison en est que le typhon n° 4 en mer de l’Est a provoqué la plus forte concentration de précipitations dans le centre du Laos, variant de 300 à 1000 mm, suivie par la région nord-est du Cambodge et les Hautes Terres centrales du Vietnam avec des précipitations de 300 à 700 mm. Dans d’autres régions, la pluviométrie commune varie de 150 à 300 mm. C’est le principal facteur ayant provoqué une forte augmentation des inondations sur le Mékong principal en août 2026.
Cependant, la quantité totale d’eau passant par la station de Kratie (Cambodge) jusqu’au 27 août était de 143 milliards de mètres3; à peu près la même période que la moyenne de nombreuses années (1961 – 2025) mais tout de même environ 18 % moins qu’en 2025.
Dans le bassin versant du Mékong, le niveau de l’eau a également tendance à monter rapidement en raison de la combinaison des inondations du bassin versant et de la marée pleine lune du 7e mois lunaire. Le 26 août, le niveau de l’eau à Tan Chau sur la rivière Tien a atteint 3,09 m ; 0,13 m de plus que la même période depuis de nombreuses années et 0,66 m en 2025. À Chau Doc, sur la rivière Hau, le niveau d’eau le plus élevé le 26 août a atteint 2,61 m, soit 0,02 m de plus que la moyenne pluriannuelle sur la même période et 0,26 m de plus qu’en 2025.
Les prévisions de précipitations quotidiennes dans la région du bas Mékong la semaine prochaine sont moyennes. Au Laos, les précipitations les plus élevées devraient se situer entre 100 et 150 mm/semaine. Dans d’autres régions, la pluviométrie moyenne varie de 50 à 100 mm/semaine et est inférieure à 50 mm/semaine. Ainsi, au cours des 5 prochains jours, la quantité d’eau passant par la station de Kratie tend à diminuer, la prévision au 1er septembre étant de 19,63 m, bien inférieure au niveau d’alerte inondation (22 m).
L’inondation du bassin versant du Mékong s’est soudainement intensifiée, pourquoi ?
Il est prévu que le niveau d’eau du bassin versant du Mékong à Tan Chau et Chau Doc continue d’augmenter jusqu’au 1er septembre. En septembre, il est possible que d’autres tempêtes ou dépressions tropicales apparaissent en mer de Chine méridionale, un facteur important provoquant de fortes précipitations dans le bassin inférieur du Mékong, provoquant une augmentation des niveaux d’eau des crues sur les bassins versants principaux du Mékong et du Mékong. Par conséquent, les collectivités locales doivent surveiller de près les informations de prévision afin d’élaborer rapidement des plans de réponse appropriés.
Créer un Dong Nai vert
31-08-2026
La ville de Dong Nai entre dans une nouvelle phase de développement avec l’expansion de l’espace, les infrastructures stratégiques fortement investies, l’industrie et les zones urbaines continuent d’accélérer, l’aéroport international de Long Thanh – le « noyau » de la force motrice – est sur le point d’entrer en service. Face à des opportunités sans précédent, Dong Nai détermine que la croissance est indissociable de la protection de l’environnement, de l’utilisation efficace des ressources et de l’amélioration de la qualité de vie.
| Infrastructures de transport stratégiques de la ville de Dong Nai. Photo : Cong Nghia |
De la protection des forêts, la préservation des ressources en eau au développement de l’industrie écologique, des villes vertes et des énergies propres, cela montre que le facteur « vert » est placé au cœur du modèle de développement de Dong Nai, vers une ville moderne, civilisée, durable et vivable.
Stratégie verte dans chaque décision
L’un des avantages particuliers de Dong Nai est sa vaste superficie naturelle, qui possède un précieux « fond vert » au cœur de la région économique la plus dynamique du pays. Malgré une forte urbanisation et industrialisation, la ville conserve encore plus de 370 000 hectares de forêt, avec un taux de couverture de 25,25 %, supérieur à l’objectif fixé par la résolution du premier Congrès provincial du Parti (aujourd’hui la ville), mandat 2025-2030.
Des réserves mondiales de biosphère, parcs nationaux, réserves naturelles et culturelles aux espaces verts urbains, elle a contribué à créer un « bouclier » naturel pour le processus de développement.
Le membre du Comité permanent du Comité du Parti de la Ville, Vice-Président du Comité du Peuple de la Ville, Nguyen Tuan Anh, a déclaré que la protection des forêts à Dong Nai est indissociable du développement économique. Outre les ressources naturelles, la valeur des forêts réside également dans les paysages, la biodiversité, la séquestration du carbone et les services écosystémiques. Par conséquent, la ville gérera strictement, protégera et exploitera rationnellement les valeurs, créant ainsi davantage de ressources pour la croissance verte.
Avec les forêts, le système fluvial et lacustre, en particulier la rivière Dong Nai – la plus longue rivière intérieure du pays – constitue une ressource importante pour le développement. Les sources d’eau de surface servent à la fois la production, la vie et la production d’électricité tout en contribuant à assurer la sécurité de l’eau et à accroître la résilience face au changement climatique.
Pour protéger cette ressource, Dong Nai a activement contrôlé l’exploitation des eaux souterraines afin de prévenir les affaissements, la sécheresse, la détérioration des sources et de la qualité de l’eau ; En même temps, renforcer le contrôle des sources de pollution, en particulier dans les bassins versants, bassins fluviaux et réservoirs.
Si les forêts et les ressources en eau sont des fondations écologiques, l’industrie verte est la force motrice du nouveau modèle de croissance. Avec 44 parcs industriels (IP) en activité, Dong Nai s’est orienté vers une transition d’un modèle reposant fortement sur la terre, la main-d’œuvre et les ressources à un modèle fondé sur la technologie, la productivité, l’innovation et l’utilisation efficace des ressources.
Avec plus de 12,7 000 km² de superficie naturelle, la ville de Dong Nai est actuellement la localité avec la plus grande banque de terres du Sud et la plus grande superficie des villes du pays. Il s’agit d’une base stratégique pour élargir l’espace de développement urbain, industriel, logistique et agricole dans une direction durable.
Modèle pilote de développement économique associé à la conservation de la nature
31-08-2026
Le Vietnam pilotera le modèle de développement du tourisme naturel, dans le parc national de Nui Chua et le parc national Phong Nha – Ke Bang, visant à exploiter rationnellement les valeurs naturelles pour le développement économique, à créer des moyens de subsistance pour les populations et à assurer le paysage, écosystèmes et faune protégée.
Le projet « Promotion de la conservation de la faune et un tourisme responsable basé sur la nature pour un développement durable au Vietnam » (WTP) reçoit l’attention et le soutien d’experts, de collectivités locales et d’unités de gestion.
Les deux zones sélectionnées pour le projet pilote sont le parc national Nui Chua – Phuoc Binh et le parc national Phong Nha – Ke Bang. Les modèles pratiques présentés aideront à valider de nouvelles lignes directrices, mécanismes et solutions avant de synthétiser les leçons tirées et de proposer une application plus large dans d’autres domaines à haute valeur de la biodiversité du Vietnam.
Liant le développement économique à la responsabilité en matière de conservation
La sélection du parc national Phong Nha – Ke Bang comme l’une des zones clés pour la mise en œuvre du projet est identifiée par la localité à la fois comme une opportunité et une responsabilité dans la préservation et la promotion des valeurs patrimoniales.
M. Phan Xuan Hao, directeur adjoint du Département de l’Agriculture et de l’Environnement de la province de Quang Tri, a souligné : « Le fait que le parc national Phong Nha – Ke Bang ait été sélectionné comme l’une des zones clés pour la mise en œuvre du projet est non seulement un honneur, mais aussi une grande responsabilité de la province de Quang Tri en matière de conservation du patrimoine aujourd’hui et demain. »

Mang Truong Son, un animal sauvage découvert à Phong Nha – Ke Bang. Photo : Phong Nha – Parc national de Ke Bang.
M. Hao a déclaré que la province de Quang Tri demandera au conseil de gestion du parc national Phong Nha – Ke Bang de coordonner de manière synchrone et étroite avec le Conseil central de gestion du projet et les experts afin de mettre en œuvre les activités dans les délais, conformément aux réglementations et d’obtenir les meilleurs résultats.
Au parc national de Nui Chua – Phuoc Binh, le projet devrait créer davantage d’opportunités pour que les personnes participent directement au processus de développement touristique lié à la conservation.
M. Tran Van Tiep, directeur du conseil d’administration du parc national Nui Chua – Phuoc Binh, a déclaré qu’il s’agit d’une base et d’une opportunité pour aider les personnes à améliorer leurs capacités, à construire des produits, à connecter le marché et à partager les bénéfices, permettant ainsi à la communauté de devenir véritablement le sujet et partenaire de la conservation.
« Nous espérons que le projet créera non seulement de nouveaux produits touristiques, mais surtout, formera des modèles de moyens de subsistance durables afin que les populations puissent gagner davantage de revenus en protégeant et en promouvant les valeurs naturelles et culturelles. Depuis, la conservation est devenue une responsabilité commune et un bénéfice pour la communauté », a déclaré M. Tiep.

Nui Chua – Parc national de Phuoc Binh possède de nombreux paysages naturels uniques. Photo : Nui Chua – Parc national de Phuoc Binh.
Selon M. Tiep, le conseil d’administration du parc national Nui Chua – Phuoc Binh attend du projet qu’il apporte davantage de ressources et de méthodes de gestion pour mieux protéger les valeurs de la biodiversité, tout en promouvant rationnellement les valeurs de la nature et de la culture, en créant des moyens de subsistance et en améliorant la vie des communautés locales.
Des modèles pilotes à la scalabilité
À long terme, WTP vise à être un modèle dans lequel la conservation de la nature, le développement touristique et les moyens de subsistance communautaires forment une relation mutuellement solidaire. Lorsque l’écosystème et la faune sont mieux protégés, la qualité et l’attrait de la destination sont maintenus pendant longtemps. Au contraire, les revenus et les emplois issus du tourisme peuvent créer davantage d’incitations pour les communautés, les entreprises et les agences de gestion à continuer d’investir dans la conservation.

Le parc national Phong Nha – Ke Bang est associé au tourisme. Photo : Phong Nha – Parc national de Ke Bang.
Mme Francesca Nardini, représentante résidente adjointe du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Vietnam, a confirmé l’engagement du PNUD à soutenir le Vietnam et le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement pour traduire les objectifs environnementaux et de biodiversité en actions concrètes.
Mme Francesca Nardini s’attend à ce que le travail lancé par le projet génère des succès concrets, tout en offrant une expérience qui pourra être utilisée plus largement.
Sélections Gavroche Vietnam
Du 15 au 31-08-2026
https://www.gavroche-thailande.com/category/asie/vietnam
Vietnam – France
Le Vietnam des années 1970 et 1980 en photos à Dalat
L’exposition « Le Carrefour du Vietnam », organisée à Dalat, présente 27 photographies réalisées dans les années 1970 et 1980 par les Français Gilbert Bertrand, Lily Franey et Daniel Roussel. Ces images retracent la fin de la guerre, la vie quotidienne et la reconstruction du pays. L’exposition est visible jusqu’au 10 octobre à la Stop and Go Art Space.
Les entreprises vietnamiennes regardent vers la France et l’Europe
Une rencontre d’affaires organisée à Hô-Chi-Minh-Ville a réuni des acteurs économiques vietnamiens et français pour aider les entreprises locales à mieux accéder aux marchés français et européen. Face au renforcement des normes environnementales et sanitaires, les participants ont notamment insisté sur la certification des produits, la transformation à valeur ajoutée et l’amélioration de la logistique.
Politique, diplomatie
Le Vietnam adopte une loi contre la prolifération des armes de destruction massive
L’Assemblée nationale a adopté le 23 août, par 473 voix sur 474, une loi destinée à prévenir et combattre la prolifération des armes de destruction massive. Le texte renforce notamment la détection des risques, la coordination entre administrations et le partage des données. Il entrera en vigueur le 1er juillet 2027.
Le numérique et l’IA pour mieux faire connaître le droit
L’Assemblée nationale a également adopté une réforme de la loi sur la diffusion et l’éducation juridiques. Le texte entend faciliter l’accès des citoyens au droit en utilisant davantage les outils numériques et l’intelligence artificielle, avec une attention particulière aux populations vulnérables et aux Vietnamiens établis à l’étranger. Son entrée en vigueur est prévue en mars 2027.
Hanoï et le Laos renforcent leur coopération frontalière
Les garde-frontières de la province de Nghe An ont rencontré les autorités militaires et de sécurité des provinces laotiennes de Xiengkhuang, Bolikhamsai et Houaphanh. Les discussions ont porté sur les passages illégaux et la criminalité transnationale, notamment le trafic de drogue. Les accords conclus prévoient un meilleur partage des renseignements et, si nécessaire, des enquêtes conjointes.
Cinquante ans de relations diplomatiques avec la Thaïlande
Hô-Chi-Minh-Ville a célébré le 50e anniversaire des relations diplomatiques entre le Vietnam et la Thaïlande, établies le 6 août 1976. Les deux pays ont élevé leur relation au rang de partenariat stratégique global en 2025. Le commerce bilatéral a dépassé 22 milliards de dollars cette même année, avec l’objectif d’atteindre 25 milliards.
Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne en visite à Hanoï
Le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Patrick Achi, est arrivé le 22 août à Hanoï pour une visite officielle jusqu’au 26 août, à l’invitation de son homologue vietnamien Trân Thanh Mân. Les discussions doivent notamment porter sur la coopération parlementaire et économique.
Washington soutient la recherche des disparus de guerre
Les États-Unis ont réaffirmé leur soutien aux recherches menées par le Vietnam pour retrouver et identifier les soldats portés disparus depuis la guerre. Plus de 175 000 combattants vietnamiens seraient encore portés disparus. Washington poursuit parallèlement ses propres recherches sur 1 565 militaires américains disparus en Asie du Sud-Est.
Le Vietnam envoie une aide d’urgence à la Colombie
Hanoï a débloqué 100 000 dollars d’aide humanitaire après le séisme meurtrier qui a frappé la Colombie le 10 août. La catastrophe a fait plus de 300 morts et provoqué d’importants dégâts.
Économie
Hanoï promet de lutter davantage contre la fraude commerciale
Face aux inquiétudes américaines concernant de possibles contournements des droits de douane, le Vietnam promet de renforcer ses contrôles sur l’origine des marchandises et les transbordements illégaux. Hanoï entend parallèlement poursuivre le dialogue commercial avec Washington.
Les nouvelles règles européennes sur les emballages bousculent les exportateurs
Les entreprises vietnamiennes doivent s’adapter au nouveau règlement européen sur les emballages et déchets d’emballage (PPWR), applicable depuis le 12 août. Recyclabilité, contenu recyclé, sécurité chimique et réduction des emballages superflus : ces nouvelles exigences concernent notamment les produits de la mer, le café et le textile.
Les exportations de fruits et légumes franchissent à nouveau le milliard de dollars
Les exportations vietnamiennes de fruits et légumes devraient approcher 1,1 milliard de dollars en août, soit une progression de 14,6 % sur un an. Elles atteignent environ 5,9 milliards sur les huit premiers mois de 2026, en hausse de près de 22 %. Le durian, dont la récolte bat son plein dans les hauts plateaux du Centre, contribue fortement à cette dynamique.
Le gouvernement propose une baisse d’impôts pour les petites structures
Le gouvernement a proposé une réduction de 30 % de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés pour 2026 et 2027. Elle concernerait les entrepreneurs individuels et les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 10 milliards de dongs, soit environ 380 000 dollars. La mesure doit encore recevoir l’approbation de l’Assemblée nationale.
Les gâteaux de lune dopés par le commerce en ligne
À l’approche de la Fête de la mi-automne, les ventes de gâteaux de lune explosent sur certaines plateformes. Les commandes auraient doublé sur un an chez certains distributeurs, portées par le livestreaming, les vidéos courtes et les promotions lancées dès août.
Le Vietnam ouvre des négociations commerciales avec le Mercosur
Hanoï et les pays du Mercosur ont tenu à Buenos Aires une première session de négociations en présentiel en vue d’un accord commercial préférentiel. Le Vietnam cherche à renforcer ses échanges avec l’Amérique du Sud, alors que son commerce avec l’Argentine approche déjà 4 milliards de dollars par an.
Les robots aspirateurs haut de gamme séduisent les Vietnamiens
Le marché vietnamien des robots aspirateurs a bondi de 137,6 % en un an, atteignant 2 400 milliards de dôngs, soit environ 92,5 millions de dollars. Les fabricants chinois dominent largement le secteur et représentent plus de 90 % des ventes.
Société
Plus de 7 000 échantillons ADN pour identifier des soldats
Un avion militaire a transporté vers Hanoï 7 104 échantillons biologiques prélevés sur les restes de soldats non identifiés à Hô-Chi-Minh-Ville. Les analyses ADN s’inscrivent dans une campagne nationale visant à rendre une identité aux militaires morts pendant les conflits du XXe siècle.
Un vaste projet de logements sociaux à Ba Diem
Hô-Chi-Minh-Ville prépare à Ba Diem un projet de logements sociaux susceptible d’accueillir plus de 67 000 habitants. Le futur quartier, estimé à 2,4 milliards de dollars, doit comprendre des écoles, un hôpital et des espaces verts. Le projet se trouve encore au stade de la consultation avant la sélection des investisseurs.
Les autoroutes devront accueillir davantage de bornes électriques
Le Département des routes demande d’accélérer l’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques sur les aires de repos autoroutières. À partir du 1er janvier 2027, les aires existantes devront réserver au moins 10 % de leurs places de stationnement à la recharge.
Le Nord et le Centre sous la menace des intempéries
Le Premier ministre Le Minh Hung a demandé à dix-neuf provinces et villes du Nord et du Centre de renforcer leurs dispositifs face aux catastrophes naturelles. Après de fortes pluies, des inondations et des glissements de terrain, une dépression tropicale dans le golfe du Tonkin fait craindre une nouvelle dégradation des conditions météorologiques.
Hô-Chi-Minh-Ville veut rendre sa circulation plus intelligente
La métropole prévoit d’équiper son réseau routier de nouveaux capteurs et caméras intelligentes. Les autorités veulent mesurer le trafic en temps réel, détecter automatiquement certaines infractions et utiliser l’intelligence artificielle pour fluidifier la circulation et prévenir les accidents.
Une marche écologique entre au Guinness
La deuxième édition de « En marche avec le Vietnam » a réuni 1 774 268 participants dans les 34 provinces et villes du pays. L’événement revendique un record Guinness pour l’organisation simultanée de marches environnementales dans un grand nombre de localités.
Vingt aires de repos opérationnelles sur l’autoroute Nord-Sud
Le tronçon oriental de l’autoroute Nord-Sud compte désormais vingt aires de repos, soit une halte tous les 75 kilomètres environ. Stations-service, recharge électrique et espaces de stationnement doivent améliorer les conditions de circulation sur cet axe stratégique.
La dengue progresse fortement dans le Sud
Plus de 56 000 cas de dengue ont été recensés dans le sud du Vietnam au cours des sept premiers mois de l’année, soit une hausse de 34 % sur un an. Les autorités sanitaires s’attendent à une augmentation des hospitalisations entre août et novembre.
Sports
Football : le Vietnam prend une sérieuse option face à la Thaïlande
Le Vietnam a battu la Thaïlande 2-0 au stade Rajamangala de Bangkok, le 22 août, lors de la finale aller de l’ASEAN Hyundai Cup. Après une première période sans but, Nguyen Hai Long a ouvert le score à la 62e minute avant que Nguyen Quang Hai ne double la mise sept minutes plus tard. Tenant du titre, le Vietnam abordera donc en position favorable la finale retour, programmée le 26 août à Hanoï. Les Vietnamiens visent un deuxième sacre consécutif face à leur grand rival régional.
Beach tennis : la jeunesse thaïlandaise s’impose à Phan Thiết
La Thaïlande a remporté deux titres et atteint une finale lors du tournoi ITF de beach tennis disputé les 21 et 22 août à Phan Thiết. Onpreeya Inpaeng, 18 ans, et Airin Sritraihuang, 16 ans, se sont imposées chez les femmes, tandis que Leklamat Harrison, 19 ans, et Nantaporn Pongpid, seulement 14 ans, ont remporté le double mixte. Harrison et Saleh Almufadhi, 18 ans, ont également atteint la finale masculine, remportée par les Japonais Masaya Ishikawa et Hiroyuki Tomioka. La présence française s’est aussi distinguée : le Franco-Thaïlandais Dany Baratte, membre du groupe de haut niveau basé à Pattaya, et le Français Anthony Caillaud ont atteint les demi-finales.
Tourisme, culture
Un nouveau complexe touristique à Nghe An
Le chantier du complexe La Brise a débuté à Tan Mai, dans la province de Nghe An. Le projet de 82 millions de dollars prévoit notamment un hôtel cinq étoiles, des villas et un golf de 18 trous sur près de 218 hectares. Son ouverture est annoncée pour fin 2029.
Can Tho prépare son Festival international du riz
Can Tho accueillera du 23 au 26 novembre le deuxième Festival international du riz du Vietnam. Plus de 500 exposants et délégations internationales sont attendus autour des innovations agricoles, des technologies numériques, de la réduction des émissions et de la promotion internationale du riz vietnamien.
Le Festival Thang Long-Hanoï revient en septembre
La deuxième édition du Festival Thang Long-Hanoï se déroulera du 11 au 20 septembre sous le thème « Le Flux du patrimoine ». Plus de 5 000 artistes et artisans sont annoncés pour dix jours d’expositions, concerts et défilés de mode, avec également des troupes venues du Japon, de Corée du Sud et d’Inde.
Do Son se dote d’un guide touristique numérique
Le quartier balnéaire de Do Son, à Haiphong, a lancé une plateforme touristique officielle comprenant une carte interactive et un assistant utilisant l’intelligence artificielle. Hébergements, restaurants, horaires des marées et événements locaux y sont désormais regroupés pour faciliter la préparation des séjours.
Les pays du Mékong veulent mieux coordonner leur tourisme
Réunis le 27 août à Hô-Chi-Minh-Ville, les ministres du tourisme du CLMV et de l’ACMECS ont adopté des plans d’action pour 2026-2028. Les priorités portent sur les transports, le tourisme durable, la numérisation et la modernisation des infrastructures.
Le Vietnam vise jusqu’à 50 millions de visiteurs étrangers en 2030
Le Bureau politique ambitionne de porter la contribution du tourisme à 10 à 12 % du PIB d’ici 2030. Le pays vise 45 à 50 millions de visiteurs internationaux, 160 millions de touristes nationaux et jusqu’à 90 milliards de dollars de recettes.
Le tourisme communautaire monte en puissance
À l’ITE HCMC 2026, plusieurs régions ont mis en avant des projets associant agriculture, artisanat et gastronomie. L’objectif est de développer un tourisme plus local, capable de générer des revenus tout en préservant les traditions et l’environnement.
« Radiant Vietnam » retrace huit décennies d’histoire
À Hanoï, l’exposition photographique « Radiant Vietnam » rassemble 130 œuvres retraçant l’histoire du pays, de la Révolution d’Août au Doi Moi et à l’intégration internationale. Elle est présentée jusqu’au 10 octobre.