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Revue de presse Vietnam / Du 15 au 31-10-2026

Sélectionnée par Michel Pédoussaut Trois salons industriels internationaux se tiennent simultanément à Hanoï 15-10-2026https://mekongasean.vn/Le 13 octobre, au Centre des expositions du Vietnam (VEC) à Dong Anh, Hanoï, Informa Markets Vietnam a tenu la cérémonie d'ouverture d'une série

Sélectionnée par Michel Pédoussaut

Trois salons industriels internationaux se tiennent simultanément à Hanoï


15-10-2026
https://mekongasean.vn/


Le 13 octobre, au Centre des expositions du Vietnam (VEC) à Dong Anh, Hanoï, Informa Markets Vietnam a tenu la cérémonie d’ouverture d’une série de trois expositions internationales : ProPak Hanoi 2026, MTA Hanoi 2026 et SemiTronics Vietnam 2026.
C’est la première fois que ces trois salons internationaux se tiennent simultanément, réunissant dans un même espace les domaines de l’ingénierie de précision, de la fabrication, de l’électronique et des semi-conducteurs, ainsi que des technologies de traitement et d’emballage.
Lors de la cérémonie d’ouverture, Ian Roberts, vice-président senior pour l’Asie chez Informa Markets , a déclaré que le regroupement des trois salons reflétait la tendance croissante à un rapprochement entre les secteurs manufacturiers.
Selon lui, l’ingénierie de précision fournit les machines, l’électronique et les semi-conducteurs contribuent aux technologies intelligentes, tandis que les technologies de transformation et de conditionnement permettent de commercialiser les produits finis. La tenue simultanée de trois salons permet aux entreprises d’accéder à plusieurs étapes de la chaîne de valeur de la production en un seul lieu.
Concernant le choix de Hanoï, Ian Roberts a souligné que le nord du Vietnam s’affirme comme l’une des régions industrielles les plus dynamiques d’Asie. Dans des localités telles que Bac Ninh, Hai Phong, Thai Nguyen et Hung Yen, les capacités de production continuent de croître, les chaînes d’approvisionnement se développent et les investisseurs internationaux recherchent activement des partenaires locaux compétents.

Lors de la cérémonie d’ouverture, M. Chu Viet Cuong, directeur par intérim du Centre de soutien au développement industriel (relevant du Département de l’industrie du ministère de l’Industrie et du Commerce) , a déclaré qu’en plus de continuer à attirer les investissements étrangers, l’industrie vietnamienne devait se concentrer sur l’amélioration de la capacité de production des entreprises nationales, en particulier des petites et moyennes entreprises et des entreprises industrielles de soutien, afin d’accroître le taux de localisation et la capacité de participer aux chaînes d’approvisionnement mondiales.
Selon M. Cuong, l’orientation future du soutien au développement industriel consistera à passer d’un accompagnement individuel à un renforcement des capacités des entreprises et au développement des chaînes d’approvisionnement. L’accent sera mis sur l’innovation technologique, la transformation numérique, l’automatisation, l’amélioration de la qualité et le renforcement des liens entre les entreprises à capitaux étrangers et les entreprises nationales.

Des bornes de recharge pour véhicules électriques sont exposées sur le stand de Willas Electronic durant le salon. Photo : Trung Anh/Mekong ASEAN.



Durant trois jours, le 11e Salon international de l’ingénierie et de la fabrication de précision ( MTA Hanoi 2026 ) a présenté une large gamme d’équipements et de solutions pour la fabrication, allant de l’usinage de précision, des centres CNC multi-axes, des outils de coupe aux équipements de mesure et de contrôle de la qualité, aux systèmes d’automatisation et aux solutions d’exploitation d’usine.
Parmi les entreprises et marques participantes figurent Aida Greater Asia Pte. Ltd., Chin Hung Machinery, Tan The Ky Co., Ltd., Epicor Software, Hanstech Vina, Hwacheon Tool Vietnam, Hwaseong International Trade Promotion Center, Kemet Far East Pte Ltd, LK Japan, Murata Machinery, Ltd., Nichiden Corporation, Shinfu Vietnam Co., Ltd., Sollant Air Compressors, Lincsolution, et de nombreuses autres sociétés nationales et internationales.
Sur le stand de cette série de trois expositions, les visiteurs peuvent découvrir directement les équipements et échanger avec les représentants des entreprises sur les solutions d’application en production. La gamme de produits s’étend des machines-outils de précision et des dispositifs d’automatisation aux lignes de transformation et de conditionnement des aliments.

Dans le secteur de la transformation et du conditionnement, ProPak Hanoi 2026 renforce la présence de la marque ProPak à Hanoï, après près de vingt ans de développement sur le marché vietnamien. Le salon présente des technologies destinées aux industries agroalimentaires, pharmaceutiques, logistiques et de la chaîne du froid.
Parmi les entreprises exposantes figurent ISHIDA Vietnam, TOPPAN, Tokyo Automatic Machinery Works, Tin Dan et Machinex Vietnam. Sur les stands, les visiteurs peuvent découvrir directement les équipements et échanger avec les fournisseurs sur les solutions d’application en production.

SemiTronics Vietnam 2026 est le premier salon du genre organisé à Hanoï et dédié à l’industrie électronique et des semi-conducteurs. Cet événement réunit 100 marques provenant de 5 pays et territoires, présentant des équipements et des matériaux pour la fabrication, le conditionnement et le test des semi-conducteurs, des composants électroniques, des infrastructures de parcs industriels et des services d’accompagnement à l’investissement.


Outre la présentation de machines et d’équipements, la série de salons industriels internationaux d’Hanoï organise également des événements de réseautage d’affaires permettant aux entreprises de se rencontrer, d’échanger des informations et de trouver des partenaires.
Les ateliers ont abordé des sujets tels que les usines intelligentes, les applications de l’IA dans l’industrie, la transition écologique et les technologies d’emballage. Plus spécifiquement pour le secteur de l’électronique et des semi-conducteurs, la conférence SEMICONNECT Vietnam 2026 avait pour thème « Les matériaux pour l’industrie des semi-conducteurs ».
En matière de soutien aux industries, l’accent est mis sur la mise en relation des entreprises vietnamiennes avec les entreprises à capitaux étrangers, la promotion de la localisation et l’élargissement des possibilités de participation aux chaînes d’approvisionnement. C’est également l’objectif des activités parallèles : aider les entreprises à trouver les technologies et les partenaires adaptés à leur production.

Cryptomonnaies : le Vietnam se classe deuxième en Asie du Sud-Est




15-10-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh/


Le Vietnam confirme sa place parmi les marchés les plus dynamiques d’Asie du Sud-Est dans le secteur des cryptomonnaies. Le pays occupe désormais la deuxième position régionale en matière d’adoption des actifs numériques, illustrant l’intérêt croissant des Vietnamiens pour ces nouvelles formes d’investissement. Une évolution qui soulève également des questions sur l’encadrement du secteur et la protection des investisseurs.

Longtemps considéré comme un marché émergent dans l’économie numérique, le Vietnam s’est progressivement imposé comme un acteur important de l’écosystème mondial des cryptomonnaies.
L’engouement des particuliers pour les actifs numériques, le développement des plateformes d’échange et l’intérêt d’une nouvelle génération d’entrepreneurs ont contribué à cette progression.
Mais derrière cette dynamique se dessine un enjeu plus large : comment transformer une adoption déjà importante des cryptomonnaies en un secteur structuré, capable de contribuer durablement à l’économie vietnamienne ?
Un marché de 122 milliards de dollars, derrière Singapour
Selon une étude publiée par Chainalysis, société spécialisée dans l’analyse des transactions sur les blockchains, le marché vietnamien des cryptomonnaies a représenté 122,2 milliards de dollars entre juillet 2025 et juin 2026.
Le Vietnam se classe ainsi au deuxième rang en Asie du Sud-Est, derrière Singapour, dont le marché atteint 284,1 milliards de dollars sur la même période.
Ces chiffres ne correspondent toutefois pas à la valeur des cryptomonnaies détenues par les Vietnamiens. Ils mesurent l’activité observée sur les réseaux blockchain, notamment les échanges de Bitcoin, d’Ether et d’autres actifs numériques.
Au Vietnam, les transactions entre particuliers dominent
Le marché vietnamien se distingue de celui des grandes places financières régionales par la nature de ses transactions.
À Singapour, une part importante de l’activité passe par des plateformes destinées aux institutions financières. Au Vietnam, comme en Thaïlande et aux Philippines, les échanges directs entre particuliers occupent une place particulièrement importante.
Ces opérations, appelées peer-to-peer (P2P), permettent à deux personnes de transférer des actifs numériques, généralement par l’intermédiaire d’une plateforme mettant en relation acheteurs et vendeurs.
Selon Chainalysis, le Vietnam, la Thaïlande et les Philippines ont enregistré ensemble 5,4 millions de transactions P2P inférieures à 10 000 dollars sur la période étudiée.
Ces trois marchés représentent ainsi 14,4 % des petites transactions P2P mondiales, alors qu’ils ne concentrent que 2,5 % de l’activité mondiale des cryptomonnaies.
Autre particularité : plus de 80 % des transferts domestiques observés dans ces pays portent sur des montants inférieurs à 1 000 dollars. Leur valeur moyenne atteint 618 dollars, contre 1 210 dollars dans le reste du monde.
Les stablecoins gagnent du terrain
Au Vietnam, une autre catégorie d’actifs numériques joue un rôle significatif : les stablecoins.
Contrairement au Bitcoin, dont le cours peut connaître d’importantes fluctuations, ces cryptomonnaies cherchent à maintenir une valeur stable en étant généralement adossées à une monnaie traditionnelle, le plus souvent le dollar américain.
Elles peuvent notamment être utilisées pour transférer des fonds, effectuer des transactions entre plateformes ou conserver temporairement une valeur en dollars dans l’écosystème des cryptomonnaies.
Selon Chainalysis, les transactions domestiques en stablecoins ont atteint 6,9 milliards de dollars au Vietnam entre juillet 2025 et juin 2026.
Un dynamisme qui pose la question de l’encadrement
L’importance du marché vietnamien souligne également les défis auxquels sont confrontées les autorités.
Le développement des cryptomonnaies soulève plusieurs questions : protection des investisseurs, transparence des plateformes, prévention des fraudes et surveillance des mouvements financiers.
Les transactions entre particuliers peuvent faciliter l’accès aux actifs numériques, mais elles nécessitent également une vigilance particulière concernant les risques d’escroquerie et de blanchiment.
Pour le Vietnam, l’enjeu consiste à accompagner le développement des technologies blockchain tout en créant un environnement suffisamment sûr pour les utilisateurs et les entreprises.

Le Vietnam signe officiellement des accords de libre-échange avec la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein


15-10-2026
https://vietstock.vn/


Après 14 ans de négociations et 21 cycles formels, cet accord devrait ouvrir davantage de débouchés à l’exportation pour les produits vietnamiens, en attirant les investissements et les technologies de ce groupe de pays européens.
Le matin du 18 octobre à Hanoï, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Le Manh Hung, et des représentants de quatre pays de l’Association européenne de libre-échange (AELE) ont officiellement signé l’accord de libre-échange Vietnam-AELE (VEFTA), en présence du secrétaire général et président To Lam.
La cérémonie de signature met fin à un processus de négociation de 14 ans, comprenant 21 cycles de négociations formelles. Les deux parties s’étaient entendues pour mettre fin aux négociations début juillet 2026, avant la signature d’aujourd’hui.
L’AELE regroupe quatre pays : la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein. Ce groupe de marchés dispose d’un pouvoir d’achat élevé et de nombreux atouts dans les secteurs de la finance, de la technologie, de la pharmacie, de l’énergie et de l’innovation.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Le Manh Hung, et des représentants de quatre pays de l’AELE ont signé l’accord en présence du secrétaire général et président To Lam. Photo : Ministère de l’Industrie et du Commerce.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Le Manh Hung, et des représentants de quatre pays de l’AELE ont signé l’accord en présence du secrétaire général et président To Lam. Photo : Ministère de l’Industrie et du Commerce.
Quels avantages fiscaux sont disponibles pour ces produits ?
L’un des aspects clés de l’accord concerne l’engagement relatif aux droits de douane à l’importation. Pour les produits industriels et les produits de la mer originaires du Vietnam, les pays de l’AELE s’engagent à maintenir un taux de droit de douane de 0 % dès l’entrée en vigueur de l’accord.
En revanche, le Vietnam réduira et supprimera la plupart des droits de douane sur les produits industriels et les produits de la mer importés de l’AELE pendant une période maximale de 11 ans. Toutefois, certains produits comme le fromage, le chocolat, les aliments pour bébés et les compléments alimentaires bénéficieront d’un taux de droit de douane de 0 % pendant une période maximale de 16 ans.
Pour bénéficier d’un traitement préférentiel, les marchandises doivent respecter les règles d’origine. L’accord autorise le cumul des origines entre le Vietnam et les pays de l’AELE et étend ce mécanisme à certains matériaux non agricoles provenant de l’ASEAN ou de l’UE, sous réserve du respect des conditions requises. Ce règlement offre aux entreprises un plus large choix de matières premières pour la production de biens destinés à l’exportation.
Pour les entreprises vietnamiennes, les produits qui devraient bénéficier de la coopération commerciale avec l’AELE comprennent les produits de la mer, les chaussures, les textiles, les machines, les équipements et composants électroniques. En revanche, le Vietnam importe principalement de ce groupe de pays des machines industrielles, des produits chimiques, des produits pharmaceutiques et des matières premières pour sa production.
La coopération commerciale entre les deux parties repose sur des bases solides. Le volume des échanges commerciaux entre le Vietnam et l’AELE devrait atteindre 4,8 milliards d’euros en 2025, le Vietnam affichant un excédent commercial de 2,5 milliards d’euros.
L’investissement devrait également bénéficier de cette situation. Fin 2025, la Suisse comptera 234 projets d’investissement actifs au Vietnam, pour un capital total enregistré de plus de 2,4 milliards de dollars américains . La Norvège, quant à elle, en comptera 62, pour un capital total enregistré de plus de 201 millions de dollars américains .
Les investisseurs de l’AELE sont présents dans de nombreux secteurs tels que l’industrie, l’agroalimentaire, la pharmacie, l’énergie et les technologies. Cet accord devrait créer davantage d’opportunités pour attirer des capitaux, des technologies de pointe et une expertise en gestion, notamment dans des secteurs comme les hautes technologies, la logistique, les énergies propres et l’ingénierie de précision.
Au-delà du commerce des marchandises, l’accord de libre-échange Europe-Ville (VEFTA) comprend également des engagements en matière de services, d’investissement, de propriété intellectuelle, de concurrence, de marchés publics et de développement durable. Les réglementations douanières, les normes techniques et les mesures de quarantaine visent également à faciliter les échanges commerciaux entre les deux parties.
Toutefois, le développement des exportations s’accompagne de l’obligation de respecter des normes de marché élevées. Mme Nguyen Thi Hoang Thuy, conseillère commerciale du Vietnam en Suède et également responsable de plusieurs pays nordiques, estime que les entreprises doivent tirer parti de cet accord pour améliorer la qualité de leurs produits, accroître leur valeur ajoutée et s’impliquer davantage dans des chaînes d’approvisionnement durables.
L’accord comprend également des dispositions visant à aider les petites et moyennes entreprises à accéder aux informations sur les marchés, à la réglementation commerciale et aux opportunités d’affaires. Un comité mixte, composé de représentants de toutes les parties, sera mis en place pour suivre la mise en œuvre et traiter les problèmes qui pourraient survenir.

Cinquante-huit ans après, 731 combattants sortent de l’oubli


15-10-2026
https://www.gavroche-thailande.com/





À Hô-Chi-Minh-Ville, des centaines de cercueils recouverts du drapeau vietnamien ont traversé les rues mercredi 14 octobre, sous les regards d’une foule venue rendre un dernier hommage aux morts de la guerre. Les dépouilles de 731 combattants, tombés lors de l’offensive du Têt en 1968, viennent d’être retrouvées dans un parc de la métropole du sud. Près de six décennies après les combats, le Vietnam poursuit une immense entreprise de recherche et d’identification de ses disparus.
Des fleurs blanches, des prières et des milliers de personnes massées le long des rues. Mercredi 14 octobre, Hô-Chi-Minh-Ville a offert des funérailles solennelles à 731 combattants vietnamiens morts il y a cinquante-huit ans. Leurs dépouilles, exhumées ces derniers mois, ont été transportées jusqu’au cimetière des martyrs de la ville.
La cérémonie avait une portée particulière. Pour de nombreuses familles vietnamiennes, la guerre ne s’est jamais complètement achevée. Des décennies après la fin des combats, elles ignorent encore où reposent leurs proches.
Les cercueils, recouverts du drapeau rouge à étoile jaune, ont ainsi traversé une ville profondément transformée depuis 1968. À l’époque, Hô-Chi-Minh-Ville s’appelait encore Saïgon et constituait la capitale du Sud-Vietnam, soutenu par les États-Unis


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Sous un parc, les traces d’une bataille oubliée

Les dépouilles ont été découvertes dans le parc Lê Thị Riêng, aujourd’hui un espace public fréquenté par les habitants de la métropole. Les fouilles, conduites entre juin et octobre 2026, ont permis de mettre au jour 731 ensembles de restes humains, provenant de sépultures individuelles et collectives. Ces découvertes renvoient à l’un des épisodes les plus marquants de la guerre du Vietnam : l’offensive du Têt.
À la fin de janvier 1968, profitant des célébrations du Nouvel An lunaire vietnamien, les forces communistes nord-vietnamiennes et les combattants du Front national de libération du Sud-Vietnam lancent une offensive simultanée contre de nombreuses villes du Sud. Saïgon devient l’un des principaux théâtres des affrontements. Les combats y sont particulièrement violents, notamment autour de plusieurs installations militaires et bâtiments stratégiques.
Les forces sud-vietnamiennes et américaines parviennent finalement à repousser l’offensive, au prix de lourdes pertes humaines. Mais la bataille marque un tournant dans le conflit.


1968, l’année où la guerre change de visage
Pour comprendre la portée de ces funérailles, il faut se replacer dans le contexte de 1968. La France a quitté l’Indochine après sa défaite de Diên Biên Phu en 1954. Les accords de Genève ont alors consacré une division provisoire du Vietnam, entre un Nord communiste et un Sud soutenu par Washington.
À partir des années 1960, l’engagement militaire américain s’intensifie considérablement. En 1968, les États-Unis disposent de centaines de milliers de soldats au Vietnam. Leur gouvernement assure régulièrement que la victoire est possible et que les forces communistes s’affaiblissent. L’offensive du Têt vient brutalement contredire cette perception.
Sur le plan militaire, les assaillants subissent de très lourdes pertes et n’atteignent pas leurs principaux objectifs. Mais sur le plan politique, l’opération ébranle profondément l’opinion publique américaine. Les images des combats, notamment à Saïgon, nourrissent le doute sur les perspectives d’une victoire des États-Unis.
Quelques semaines plus tard, le président Lyndon Johnson annonce une limitation des bombardements sur le Nord-Vietnam et renonce à briguer un nouveau mandat. L’année 1968 devient ainsi l’un des tournants décisifs de la guerre, qui ne prendra fin qu’en avril 1975 avec la chute de Saïgon.


Des milliers de familles attendent toujours
Au Vietnam, la recherche des soldats disparus constitue depuis des décennies une mission nationale. Le conflit a laissé derrière lui un nombre considérable de morts, de disparus et de sépultures anonymes. Certains combattants ont été enterrés à la hâte, d’autres dans des fosses communes ou dans des lieux progressivement transformés par l’urbanisation.
Les autorités vietnamiennes ont engagé une nouvelle campagne nationale de 500 jours afin d’accélérer la localisation et l’identification des dépouilles. Cette mobilisation repose notamment sur le travail des équipes militaires spécialisées, les témoignages d’anciens combattants, les archives et les recherches menées sur les anciens champs de bataille.
Elle s’étend également au Laos et au Cambodge, deux pays où des combattants vietnamiens ont trouvé la mort pendant les guerres d’Indochine. Mais retrouver une sépulture ne signifie pas nécessairement retrouver un nom. Pour les 731 combattants exhumés à Hô-Chi-Minh-Ville, la plupart des identités restent encore à établir.


L’ADN pour rendre un nom aux disparus
Les autorités vietnamiennes misent désormais davantage sur les analyses génétiques pour faire progresser les identifications. Le principe consiste à comparer l’ADN prélevé sur les restes humains avec celui de membres des familles susceptibles d’être apparentées aux disparus.
La démarche est toutefois complexe. Après près de soixante ans passés sous terre, les prélèvements peuvent être dégradés. Les documents militaires sont parfois incomplets, tandis que les proches directs des soldats ont souvent disparu à leur tour.
Les recherches nécessitent donc de croiser les résultats scientifiques avec les archives et les témoignages. Pour les familles, l’enjeu dépasse largement la reconnaissance administrative. Identifier un combattant permet de connaître son lieu de sépulture, d’accomplir les rites funéraires et de transmettre aux générations suivantes une histoire familiale longtemps restée inachevée.
Dans la société vietnamienne, où le culte des ancêtres occupe une place essentielle, pouvoir se recueillir sur une tombe identifiée revêt une importance particulière.


Une guerre terminée, une mémoire toujours vivante
Les funérailles du 14 octobre rappellent combien la guerre continue de marquer le Vietnam contemporain. Hô-Chi-Minh-Ville est devenue une métropole de plusieurs millions d’habitants, symbole de l’ouverture économique du pays et de sa transformation spectaculaire. Pourtant, sous ses parcs, ses routes et ses quartiers modernes, subsistent encore les traces d’un passé douloureux.
La cérémonie organisée pour les 731 combattants ne referme donc pas un chapitre de l’histoire. Elle souligne au contraire l’ampleur du travail qui reste à accomplir. Près de cinquante-huit ans après l’offensive du Têt et plus d’un demi-siècle après la fin de la guerre, le Vietnam continue de rechercher ses morts.
Pour les familles qui attendent toujours, chaque dépouille retrouvée représente un espoir : celui de pouvoir enfin associer un nom, un visage et une tombe à un disparu.

L’OIT affirme que le commerce devrait renforcer le système des normes du travail


17-10-2026
https://www.miragenews.com/


Les dispositions relatives au travail dans les accords commerciaux peuvent aider les pays à mettre en œuvre les normes internationales du travail, a déclaré l’OIT lors d’une conférence de haut niveau intitulée : Nouvelles règles commerciales pour un monde désordonné , co-organisée par la Confédération européenne des syndicats (CES), l’Institut syndical européen (ETUI) et la Fondation Friedrich Ebert (FES).
Marva Corley-Coulibaly, économiste principale à l’OIT, a souligné que les dispositions relatives au travail sont devenues une caractéristique de plus en plus courante des accords commerciaux. Aujourd’hui, environ un accord commercial sur trois notifié à l’Organisation mondiale du commerce comprend des dispositions relatives au travail, et près de 70 % des accords comportant de telles dispositions font référence aux Principes et droits fondamentaux au travail de l’OIT.
Ces dispositions créent des incitations supplémentaires pour les États membres à mettre en œuvre leurs engagements en matière de travail déjà pris, grâce à la mobilisation de ressources pour soutenir les réformes législatives et institutionnelles, le renforcement des capacités et le dialogue social.
Dans le cadre de l’accord de libre-échange UE-Vietnam, par exemple, l’OIT a travaillé avec le Vietnam et ses partenaires sociaux sur la réforme du droit du travail et la ratification et la mise en œuvre des conventions fondamentales, ainsi que sur le renforcement des institutions et du dialogue social.
Face à l’évolution du monde du travail, une plus grande cohérence des politiques s’impose. Une même activité économique peut désormais être régie simultanément par les politiques commerciales, du travail, d’investissement, d’entreprise et numériques, alors que ces discussions se déroulent souvent de manière cloisonnée.
Les services constituent le segment du commerce qui connaît la croissance la plus rapide, et l’emploi dans ce secteur est en forte progression. « Le commerce et les plateformes numériques en sont un bon exemple », a déclaré Corley-Coulibaly. « Ils peuvent ouvrir les marchés internationaux aux travailleurs et aux petites entreprises en abaissant les barrières à l’accès. Dans de nombreux pays, une grande partie de ce travail est informel. Cela soulève la question suivante : les plateformes et le commerce numériques créent-ils une voie viable vers la formalisation, ou ne font-ils que numériser l’économie informelle ? »
La nouvelle Convention de l’OIT sur le travail décent dans l’économie des plateformes (n° 193) illustre la manière dont le cadre international du travail s’adapte. Elle couvre à la fois le travail en présentiel et le travail sur plateformes en ligne, tandis que la résolution qui l’accompagne souligne que certaines plateformes numériques de travail opèrent au-delà des frontières, ce qui rend la coopération entre les États membres particulièrement importante pour la mise en œuvre de la Convention.
À mesure que les frontières entre commerce et travail évoluent, nos cadres politiques doivent également établir ces liens, a conclu Corley-Coulibaly.

Le Dr Mac Quoc Anh souligne une série de coûts intangibles liés aux procédures administratives qui exercent une pression sur les entreprises


17-10-2026
https://antt.nguoiduatin.vn/


Selon le Dr Mac Quoc Anh, les procédures d’inspection spécialisées, si elles ne sont pas correctement organisées, peuvent engendrer des coûts et une pression importante pour les entreprises, non seulement sur le plan financier, mais aussi en termes de temps, de ressources humaines et d’opportunités commerciales.


3 fardeaux invisibles liés aux procédures administratives

L’après-midi du 16 octobre, le magazine en ligne Life and Law Magazine/The News Reporter a organisé un séminaire intitulé « Promouvoir la réduction des procédures administratives et supprimer les obstacles au développement des entreprises » sous la direction de l’Association des avocats du Vietnam.
Ces derniers temps, le passage des documents papier aux documents électroniques a engendré des changements positifs dans les procédures administratives des entreprises.
S’exprimant lors du séminaire, le Dr Mac Quoc Anh, vice-président et secrétaire général de l’Association des petites et moyennes entreprises de Hanoï, a déclaré que les réformes ne sont efficaces que lorsqu’elles aident les entreprises à réduire les coûts, les délais et les risques liés à l’incertitude dans le processus de gestion des procédures.

Lors de la séance de discussion ouverte, le Dr Mac Quoc Anh a indiqué qu’avant de participer au programme, l’Association des petites et moyennes entreprises de Hanoï avait organisé trois forums économiques de la capitale afin d’échanger des points de vue sur des questions pratiques concernant le monde des affaires.
M. Mac Quoc Anh a déclaré que lors de ces forums, la question du coût des procédures administratives pour les entreprises aujourd’hui, et de savoir si cela constitue un véritable sujet de préoccupation pour elles, est fréquemment soulevée.
Du point de vue du monde des affaires, M. Quoc Anh estime que le coût est un facteur important, mais que ce qui préoccupe les entreprises, ce n’est pas seulement le coût, mais aussi le temps consacré aux procédures administratives.
D’après les informations recueillies par l’Association auprès de ses membres, avant 2010, les entreprises pouvaient consacrer environ 25 à 28 % de leur temps de travail aux démarches administratives. À ce jour, ce pourcentage a progressivement diminué grâce à l’utilisation des technologies et au passage des documents papier aux procédures en ligne.
Il a cité en exemple le fait que, par le passé, les factures étaient principalement émises sur papier, alors qu’elles sont désormais électroniques. Il a également souligné les changements survenus dans les domaines de la fiscalité, des douanes et autres secteurs favorisant l’application des technologies numériques, ce qui a contribué à alléger les tâches administratives des entreprises. Toutefois, selon M. Quoc Anh, ces résultats ne reflètent qu’une partie de l’impact des réformes. Les entreprises sont préoccupées par d’autres aspects.
Tout d’abord, les entreprises s’inquiètent de la nécessité de mobiliser du personnel pour effectuer des démarches administratives. Les ressources humaines devraient se concentrer sur la production et les activités commerciales, mais si elles consacrent trop de temps aux procédures, cela nuira à l’efficacité de l’entreprise.
Deuxièmement, les procédures administratives peuvent empêcher les entreprises de saisir des opportunités en matière de production et d’opérations commerciales, tout en affectant l’avancement des travaux et le respect des engagements envers leurs partenaires.

Une bobine d’acier est soumise à un processus d’inspection de 30 jours, exposant les entreprises à toute une série de risques.



Malgré la reconnaissance d’évolutions positives, M. Quoc Anh a déclaré que les membres de l’Association signalaient encore de nombreuses difficultés dans le processus de réalisation des procédures administratives.
Pour les entreprises de production et de commerce, les procédures foncières, d’investissement et de construction ont un impact direct sur les plans de mise en œuvre des projets. Le respect des normes de sécurité incendie fait également partie intégrante du processus préparatoire aux activités opérationnelles.
Selon M. Quoc Anh, l’Association reconnaît que des changements ont été apportés aux réformes dans ces domaines, mais les résultats concrets n’ont pas encore pleinement répondu aux attentes du monde des affaires.
« Les entreprises souhaitent des changements plus concrets et significatifs pour que la mise en œuvre des procédures soit plus fluide et plus rapide », a constaté M. Quoc Anh.
Un autre point à aborder concerne le remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Selon le responsable de l’association, les difficultés rencontrées dans le processus de remboursement de la TVA peuvent impacter directement la trésorerie des entreprises. Par conséquent, la résolution des obstacles liés au remboursement de la TVA figure parmi les questions auxquelles les entreprises espèrent que les autorités réglementaires continueront de se consacrer.

Par ailleurs, les procédures d’inspection spécialisées constituent également une préoccupation pour de nombreux membres de l’Association. « L’Association compte environ 11 000 membres, parmi lesquels des entreprises d’import-export. Pour ces entreprises, les procédures d’inspection peuvent avoir un impact direct sur les délais d’approvisionnement en matières premières et sur le respect des délais de livraison des commandes », a souligné M. Quoc Anh.
Pour illustrer son propos, il a cité l’exemple d’une entreprise important une bobine d’acier comme matière première pour sa production. La marchandise peut devoir être stockée dans un entrepôt ou sur un parc à marchandises en attendant la réalisation des contrôles techniques. Auparavant, il arrivait que les entreprises soient obligées de découper un échantillon d’acier pour l’envoyer aux tests et à l’évaluation de sa qualité.
D’après l’exemple qu’il a donné, le délai d’attente pour l’inspection peut atteindre 30 jours. C’est un délai considérable pour une entreprise manufacturière, car l’immobilisation des matières premières peut impacter les plans de production.
En particulier, si les matières premières arrivent plus tard que prévu, les entreprises risquent de ne pas avoir suffisamment de temps pour honorer leurs commandes, ce qui affectera les délais de livraison et leurs engagements envers leurs partenaires.
« Si les procédures d’inspection spécialisées ne sont pas correctement organisées, elles peuvent engendrer des coûts et des pressions importants pour les entreprises, non seulement sur le plan financier, mais aussi en termes de temps, de ressources humaines et d’opportunités commerciales », a-t-il déclaré.


Des procédures transparentes pour assurer la tranquillité d’esprit des entreprises.

Au vu des problèmes soulevés, M. Quoc Anh estime que l’un des défis constants auxquels les entreprises sont confrontées aujourd’hui est la persistance des coûts liés à l’incertitude qui pèse sur les investissements, la production et les processus opérationnels.
« Lorsqu’elles décident d’investir des capitaux, les entreprises espèrent toujours que cet investissement générera des profits, créant ainsi des rendements basés sur les revenus », a affirmé le dirigeant de l’association.
Par conséquent, selon les représentants de l’Association des petites et moyennes entreprises de Hanoï, la réforme de l’environnement des affaires doit viser une administration transparente assortie d’exigences claires, raisonnables et prévisibles.
M. Quoc Anh a également souligné que les entreprises n’ont aucune raison de revoir leurs exigences à la baisse. En effet, si elles le font, elles auront des difficultés à satisfaire les besoins de leurs clients, à honorer leurs commandes et à accéder au marché.
Toutefois, dans certains cas, les entreprises sont également contraintes d’envisager des ajustements afin d’exécuter leurs tâches plus rapidement et d’accéder plus facilement au marché. Selon lui, ces ajustements découlent de difficultés pratiques liées à l’élévation constante des normes, tandis que les entreprises doivent se conformer à de nombreuses procédures administratives et conditions commerciales.
« C’est un problème à double tranchant. D’une part, les entreprises doivent continuer à s’efforcer de rehausser leurs normes et d’accroître leur compétitivité. D’autre part, elles doivent également surmonter les obstacles liés aux procédures administratives, aux sources de financement et à l’accès au marché », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, d’un point de vue commercial, la sécurité est primordiale. M. Quoc Anh estime que la sécurité ne se limite pas à l’environnement, mais englobe également la garantie de la sécurité, la transparence et la capacité de se conformer aux obligations imposées aux entreprises par les organismes de gestion étatiques.
Un autre facteur évoqué par M. Quoc Anh concerne la qualité du personnel en charge des procédures administratives. Avec l’entrée de l’économie dans une nouvelle phase de développement, les agents chargés de la mise en œuvre doivent perfectionner leurs compétences professionnelles, maîtriser les outils numériques et optimiser leur niveau de langues étrangères afin de répondre aux exigences de plus en plus diversifiées des opérations commerciales.

Le Vietnam a toujours accordé une grande importance à son partenariat global avec la Suisse


18-10-2026
https://thanhnien.vn/


Secrétaire général et président To Lam et président suisse Guy Parmelin
PHOTO : TUAN MINH



L’après-midi du 17 octobre, à Hanoï, à la suite de la cérémonie d’accueil officielle, le secrétaire général et président To Lam s’est entretenu avec le président suisse Guy Parmelin.


Le secrétaire général et président To Lam a vivement apprécié que la Suisse soit l’un des premiers pays occidentaux à établir des relations diplomatiques avec le Vietnam, ainsi que l’affection que le président suisse porte au pays et au peuple vietnamiens.


Le secrétaire général et président a souligné que le Vietnam a toujours accordé une grande importance à ses relations amicales et à sa coopération multiforme avec la Suisse, et que cette visite témoigne de manière éloquente de la concrétisation et de l’approfondissement du partenariat global établi en janvier 2025.
Le secrétaire général et président To Lam estime que la prospérité de la Suisse ou du Vietnam sert non seulement les intérêts de chaque nation et de chaque peuple, mais contribue également à la paix et à la prospérité dans la région et dans le monde.
Le secrétaire général et président a affirmé que le Vietnam attache une grande importance à son partenariat global avec la Suisse et espère que les deux pays continueront à travailler et à se développer ensemble, et à contribuer à la paix, à la stabilité et au développement de la région.
Le président Guy Parmelin s’est félicité des progrès réalisés dans la coopération bilatérale, les échanges commerciaux ayant progressé de 7 % ces quatre dernières années et les investissements de 8 % par an. Il a affirmé que la signature de l’accord de libre-échange entre le Vietnam, la Suisse et les autres pays de l’Association européenne de libre-échange (AELE) offrira aux entreprises une excellente opportunité d’explorer de futures perspectives de coopération, d’autant plus que plus de 100 entreprises suisses sont déjà implantées au Vietnam, et compte tenu du potentiel technologique et des solutions suisses, ainsi que de la croissance rapide et de la jeunesse de la population vietnamienne.
Les deux dirigeants se sont félicités du développement important des relations bilatérales après plus de cinq décennies et sont convenus de continuer à coordonner étroitement leurs efforts pour promouvoir davantage la coopération bilatérale conformément au cadre du partenariat global, en tirant parti des avantages de l’accord de libre-échange Vietnam-AELE.
Le président suisse a souligné que les économies de taille moyenne peuvent coopérer sur des initiatives économiques communes pour promouvoir le multilatéralisme et le libre-échange, et a invité le Vietnam à rejoindre l’initiative de partenariat futur pour l’investissement et le commerce.
Le président suisse a approuvé les six domaines clés de coopération proposés par le secrétaire général et président To Lam, notamment le renforcement de la confiance politique par le biais d’échanges de délégations, de contacts de haut niveau, d’un soutien mutuel dans les forums multilatéraux, le développement de la coopération commerciale et d’investissement après la signature et la mise en œuvre de l’accord de libre-échange Vietnam-AELE, et l’encouragement d’un plus grand nombre d’entreprises suisses à investir au Vietnam, en particulier dans le secteur portuaire.
Promouvoir la coopération entre les agences spécialisées et les organisations financières et bancaires des deux pays en matière de mise en œuvre de la finance numérique, de la technologie blockchain, des actifs numériques et des technologies financières ; faire de la science, de la technologie et de l’innovation un pilier essentiel de la coopération grâce aux mécanismes de coopération existants entre les fonds nationaux de développement scientifique et technologique des deux pays ; connecter et renforcer les liens universitaires entre les universités et les instituts de recherche ; renforcer la coopération dans les domaines de l’environnement, de la culture et du tourisme ; faire de la sécurité nationale et de la défense un domaine clé de la coopération entre les deux pays, notamment en matière de maintien de la paix et de prévention de la criminalité ; et continuer à promouvoir les échanges entre les populations des deux pays.
Les deux parties ont convenu que les pays sont actuellement confrontés à de nombreux défis et risques, dans un contexte de confrontation accrue entre plusieurs grandes puissances, et se sont engagées à promouvoir un dialogue neutre. Le président suisse a salué la politique étrangère équilibrée du Vietnam, qui a permis à ce pays de se positionner de manière pérenne dans la région et sur la scène internationale.

Le secrétaire général et président To Lam et le président de la Suisse ont assisté à la cérémonie de signature de plusieurs documents de coopération entre ministères et agences dans les domaines du travail, des sciences, des technologies, du commerce et du développement urbain.
PHOTO : TUAN MINH


À cette occasion, le secrétaire général et président To Lam et le président de la Confédération suisse ont assisté à la signature de plusieurs accords de coopération entre ministères et agences dans les domaines du travail, des sciences, des technologies, du commerce et du développement urbain. Les deux dirigeants ont exprimé l’espoir que cette signature permettrait aux deux parties d’obtenir des résultats concrets qui profiteraient aux entreprises et aux populations des deux pays.
Le président de la Suisse a invité le Vietnam à participer à la Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle qui se tiendra en Suisse en 2027, dans le but de promouvoir une coopération accrue dans le domaine de l’intelligence artificielle.
Les deux dirigeants ont exprimé leur conviction que la visite officielle au Vietnam du président suisse et de son épouse renforcerait davantage l’amitié, la confiance politique entre les deux pays et la compréhension mutuelle entre les deux peuples, créant ainsi un nouvel élan pour développer le partenariat global Vietnam-Suisse de manière toujours plus profonde, concrète, efficace et durable.

La transformation numérique s’implante dans la vie rurale


18-10-2026
https://nhandan.vn/


Conformément à la décision gouvernementale 319/QD-TTg, qui définit les communes rurales modèles pour la période 2021-2025, l’un des nombreux critères obligatoires est la présence d’au moins un village intelligent, tel que défini par le Comité populaire provincial. Les résultats en matière de transformation numérique constituent un critère d’évaluation des performances exceptionnelles, au même titre que les critères relatifs au développement socio-économique, à la culture, au tourisme, à la sécurité et à l’ordre public, etc.
Dans cet esprit, selon le ministère de l’Information et des Communications, la transformation numérique est un processus global et holistique visant à modifier les modes de vie, de travail et de production des individus et des organisations grâce aux technologies numériques. La transformation numérique du développement rural est donc une tendance incontournable dans le contexte de la quatrième révolution industrielle. Elle contribue à la réalisation de l’objectif d’une agriculture écologique, d’un territoire rural moderne et d’agriculteurs compétents. La transformation numérique rurale s’articule autour de trois axes : le développement d’une administration numérique en milieu rural ; le développement des acteurs économiques ruraux ; et la construction d’une société numérique pour les communautés rurales.
Ces dernières années, les zones rurales des provinces des Hauts Plateaux du Centre ont réalisé des progrès considérables en matière de transformation numérique et de développement de zones rurales intelligentes. Parallèlement à diverses autres méthodes, de nombreuses localités ont accéléré le processus de numérisation, en élaborant des cartes agricoles et rurales, en créant des bases de données synchronisées, en mettant en œuvre la gestion des codes de zone pour les matières premières et en établissant la traçabilité des produits agricoles et artisanaux.
De nombreuses collectivités locales encouragent l’économie numérique dans le cadre du développement économique rural, renforçant l’application des technologies numériques pour une économie verte, numérique et circulaire. Elles soutiennent la gestion, le contrôle, l’évaluation et la classification des produits agricoles et touristiques ruraux. Elles diffusent des informations, accompagnent et incitent la population à utiliser les services numériques et à adopter les bonnes pratiques en matière de sécurité, en privilégiant les services publics en ligne, les réseaux sociaux, les achats en ligne, les paiements électroniques et l’exploitation des ressources numériques. Elles améliorent également les compétences des citoyens en matière d’utilisation des technologies de l’information. Dans ce contexte, une équipe d’agriculteurs numériques se constitue progressivement, étroitement liée à la transformation numérique de l’agriculture et au développement de nouvelles zones rurales intelligentes.
L’effort visant à créer de nouvelles zones rurales intelligentes est un engagement ferme de nombreuses localités des Hauts Plateaux du Centre. Cependant, de nombreuses difficultés persistent (niveau d’éducation, ressources, coutumes et traditions, etc.), nécessitant l’implication de l’ensemble du système politique et des investissements ciblés dans les infrastructures, les technologies et les ressources humaines pour mener à bien ce projet essentiel. Surtout, il est crucial de sensibiliser les agriculteurs à l’efficacité de la transformation numérique, car ils sont à la fois les acteurs et les bénéficiaires de cette initiative de développement rural intelligent.

An Giang : Une exposition dynamique de produits agricoles typiques à la foire agricole de Tri Ton


19-10-2026
https://www.vietnam.vn/fr/


Du 16 au 22 octobre, dans la commune de Tri Ton, l’Association provinciale des agriculteurs d’An Giang, en coordination avec le Département provincial de l’industrie et du commerce, a organisé la 2e exposition des réalisations agricoles et des produits ruraux typiques du delta du Mékong d’An Giang en 2026.

La 2e édition de l’Exposition des réalisations agricoles et des produits ruraux typiques du delta du Mékong – An Giang, en 2026, a non seulement rassemblé de nombreux produits agricoles typiques, mais a également présenté une gamme diversifiée de produits issus du programme « Une commune, un produit » (OCOP), allant des produits locaux caractéristiques aux produits transformés reflétant les spécificités de chaque localité. L’agencement des stands et les animations de présentation et de promotion des produits ont contribué à créer une ambiance dynamique, attirant un rand nombre de visiteurs.

La foire a marqué les esprits en présentant une gamme diversifiée de produits dans le cadre du programme « Une commune, un produit » (OCOP).


La foire offre aux sites de production, aux coopératives et aux entreprises l’opportunité de se rencontrer et de rechercher des débouchés pour la consommation de leurs produits ; de promouvoir les liens entre production et consommation, d’accroître la valeur des produits locaux, de développer l’ économie rurale et d’augmenter les revenus de la population.

Les prix de l’immobilier baissent jusqu’à 20 % au troisième trimestre


19-10-2026
https://trithucvn2.net/




Les prix de vente des biens immobiliers neufs ont diminué de 5 à 20 % dans plusieurs régions au troisième trimestre. Malgré cette accalmie des prix, les acheteurs restent prudents en raison du coût élevé des emprunts et de l’incertitude quant à une éventuelle hausse des prix à court terme.

Les prix de vente des biens immobiliers neufs ont diminué de 5 à 20 % dans plusieurs régions au troisième trimestre. Malgré cette accalmie, les acheteurs restent prudents en raison du coût élevé des emprunts et de l’incertitude concernant les perspectives de hausse des prix à court terme.
Les prix de l’immobilier reculent dans plusieurs régions
Le marché immobilier résidentiel vietnamien a enregistré une tendance à la correction des prix au troisième trimestre 2026. Dans de nombreuses régions et catégories de biens, les baisses ont généralement varié entre 5 et 20 % par rapport au trimestre précédent.
Sur le segment des appartements en copropriété, les prix de vente dans le nord du pays ont reculé de 15 à 20 %, pour s’établir entre 45 et 160 millions de dôngs par mètre carré.
Dans le centre du Vietnam, la baisse s’est généralement située entre 10 et 15 %, avec des prix compris entre 30 et 100 millions de dôngs/m².
Le sud et le delta du Mékong ont enregistré des baisses plus modérées, de l’ordre de 5 à 10 %, avec des prix respectivement compris entre 36 et 145 millions de dôngs/m² et entre 30 et 55 millions de dôngs/m².
Les maisons individuelles de faible hauteur situées dans les zones urbaines aménagées ont également subi des pressions à la baisse.
Dans le nord, les prix ont diminué de 15 à 20 %, pour atteindre environ 70 à 280 millions de dôngs/m². Dans le sud, le recul a été de 10 à 15 %, avec des prix compris entre 50 et 320 millions de dôngs/m². Le centre et le delta du Mékong ont également enregistré des baisses généralement comprises entre 10 et 15 %.
Concernant les terrains à bâtir, le nord reste la région où la baisse est la plus importante, avec un recul de 15 à 20 %, ramenant les prix à environ 45-90 millions de dôngs/m². Dans les autres régions, les ajustements ont généralement été de l’ordre de 10 à 15 %.
Cette évolution montre que les prix de nombreux segments du marché s’ajustent désormais au pouvoir d’achat réel des acquéreurs. Toutefois, les prix restent très variables selon l’emplacement, la situation juridique du bien, la qualité du projet et la date de la transaction.
Les prix affichés à la vente diminuent depuis trois trimestres consécutifs
Les données de Batdongsan montrent que le prix moyen affiché des biens immobiliers à la vente au niveau national a diminué pendant les trois premiers trimestres de 2026.
Après avoir atteint 101 millions de dôngs/m² à la fin de l’année 2025, le prix moyen est passé à 96 millions de dôngs/m² au premier trimestre, puis à 91 millions au deuxième trimestre et enfin à 86 millions au troisième trimestre.
Ainsi, le prix moyen affiché a diminué d’environ 15 % par rapport à la fin de l’année précédente.
À Hanoï, le niveau moyen des prix immobiliers a reculé d’environ 14 à 15 %, tandis que la baisse a été plus modérée à Hô Chi Minh-Ville, de l’ordre de 5 à 7 %.
Il convient toutefois de distinguer les prix affichés des prix réellement pratiqués lors des transactions. Les prix demandés par les vendeurs peuvent évoluer au cours des négociations. Par conséquent, la baisse des prix affichés ne signifie pas que tous les biens immobiliers ont été vendus avec une réduction équivalente.
Les ajustements observés dans plusieurs régions traduisent une évolution de la politique tarifaire des promoteurs et des vendeurs. Tant que la liquidité du marché ne se redresse pas de manière homogène, continuer à proposer des prix supérieurs à ceux des projets immobiliers voisins risque de rendre les biens plus difficiles à vendre.
Recul de la demande : les acheteurs deviennent plus prudents face aux emprunts
Malgré la baisse des prix immobiliers, le volume des transactions reste sous pression.
Au troisième trimestre 2026, les ventes de logements sont estimées à 6 368 unités, soit une baisse de 36 % par rapport à la même période de l’année précédente.
Sur les neuf premiers mois de l’année, le volume des ventes sur le marché primaire a atteint environ 32 469 unités, en recul de 16 % par rapport à la même période de 2025.
Le coût du financement constitue l’un des principaux facteurs qui pèsent sur la demande.
Au troisième trimestre, les taux d’intérêt des prêts immobiliers à taux fixe pendant les douze premiers mois se situaient généralement entre 8,5 et 11,5 % par an. À l’issue de cette période promotionnelle, les taux variables pouvaient atteindre 13 à 15 % par an.
Pour les acquéreurs qui financent leur logement par un emprunt, la baisse du prix de l’immobilier ne signifie pas nécessairement une diminution équivalente du coût total d’acquisition.
Le montant des mensualités, la capacité à maintenir des revenus réguliers et la stabilité des taux d’intérêt restent des éléments essentiels dans la décision d’achat.
Pour les investisseurs, l’espoir d’une plus-value à court terme ne peut plus constituer le seul argument justifiant un investissement, alors que la liquidité du marché ne montre pas encore de véritable amélioration.
Les biens immobiliers affichant des prix élevés, mais offrant des possibilités limitées de location ou de génération de revenus, pourraient rencontrer davantage de difficultés pour trouver des acquéreurs.
Hausse de l’offre et stocks invendus : une pression supplémentaire sur le marché
Outre la faiblesse de la demande, les stocks de biens invendus et l’arrivée de nouveaux programmes immobiliers influencent également l’évolution des prix.
Selon les données publiées par 27 des 34 provinces et municipalités du pays, les stocks immobiliers des projets au troisième trimestre s’élevaient à environ 51 950 unités, comprenant :
• 15 319 appartements ;
• 17 089 maisons individuelles ;
• 19 542 terrains à bâtir.
Par rapport au deuxième trimestre, les stocks d’appartements ont augmenté de 19,5 %, ceux des maisons individuelles de 11,6 % et ceux des terrains à bâtir de 75,3 %.
Ces chiffres montrent que l’écoulement des biens immobiliers reste un défi pour de nombreux projets.
De nouvelles offres devraient continuer à arriver sur le marché au quatrième trimestre.
DXS-FERI estime qu’environ 30 300 biens immobiliers issus de plus de 30 projets pourraient être commercialisés au cours des trois derniers mois de l’année. Cela porterait l’offre totale sur le marché primaire à plus de 140 000 unités pour l’ensemble de l’année.
Le sud du pays devrait représenter environ 56 % de cette nouvelle offre, soit quelque 16 900 unités.
Le nord devrait compter environ 8 000 unités, tandis que le centre et le delta du Mékong devraient chacun en proposer environ 2 700.
L’augmentation de l’offre permet aux acheteurs de disposer d’un choix plus large, mais elle intensifie également la concurrence entre les différents projets.
Les biens bénéficiant d’une situation juridique claire, d’un emplacement avantageux, de prix adaptés et de modalités de paiement flexibles pourraient disposer d’un avantage pour attirer les acquéreurs.
Les prix de l’immobilier pourraient rester sous pression
L’évolution des prix au cours des derniers mois de l’année dépendra largement des taux d’intérêt, de la capacité du marché à absorber les nouvelles offres et de la situation financière des acheteurs.
Si les coûts d’emprunt restent élevés, la demande pourrait se redresser lentement, obligeant les promoteurs à revoir leurs ambitions tarifaires ou à proposer des remises plus importantes afin d’améliorer la liquidité de leurs projets.
DXS-FERI prévoit que, dans un scénario où les taux d’intérêt variables restent inférieurs à 12 %, le taux d’absorption du marché immobilier pourrait atteindre 40 à 45 %.
À l’inverse, si les taux augmentent pour atteindre 14 à 16 %, ce taux pourrait tomber sous la barre des 20 %, accentuant ainsi la pression à la baisse sur les prix de vente.
Toutefois, les baisses ne seront pas uniformes selon les segments du marché.
Les biens immobiliers dont les prix dépassent largement les capacités financières des acheteurs, qui présentent une faible liquidité ou dont la valorisation repose principalement sur des anticipations de plus-values, pourraient subir les pressions les plus importantes.
À l’inverse, les logements répondant à une véritable demande résidentielle, bénéficiant d’une situation juridique transparente et proposés à des prix raisonnables, devraient conserver leur capacité à attirer les acheteurs.
La baisse des prix immobiliers pourrait ainsi ouvrir de nouvelles possibilités aux personnes souhaitant acquérir leur résidence principale.
Les acheteurs doivent néanmoins examiner attentivement la valeur réelle du bien, le coût total du financement et leur capacité financière à long terme, plutôt que de se fier uniquement aux réductions de prix annoncées.

Mois de mobilisation nationale « Pour les pauvres » 2026 : 30 organisations annoncent près de 367 milliards de dôngs de dons (13,94 millions USD)


19-10-2026
https://trithucvn2.net/


Le Comité central du Front de la Patrie du Vietnam a lancé, samedi soir 17 octobre, le Mois de mobilisation nationale « Pour les pauvres » 2026. À cette occasion, 30 organisations ont annoncé des contributions totalisant 366 milliards 915 millions de dôngs.

Selon le portail d’information du Front de la Patrie du Vietnam (MTTQ), la cérémonie a été organisée à Hanoï par le Comité permanent du Comité central du MTTQ.
Cette rencontre avait pour objectif non seulement de saluer et de mettre à l’honneur les organisations et les particuliers ayant apporté une contribution importante aux actions de protection sociale entre 2024 et 2026, mais également de mobiliser les administrations, les organismes publics, les entreprises, les philanthropes et la diaspora vietnamienne à l’étranger.
Les contributions sont destinées au Fonds « Pour les pauvres » ainsi qu’aux différents programmes de protection sociale. La campagne se déroule du 17 octobre au 18 novembre 2026.
Lors de la cérémonie, les organisateurs ont annoncé les montants des engagements financiers recueillis. Une trentaine d’organisations ont ainsi promis de soutenir les personnes pauvres, les personnes en situation difficile et les populations les plus vulnérables, pour un montant total avoisinant 366,915 milliards de dôngs.
La présidente du Comité central du MTTQ, Bùi Thị Minh Hoài, a appelé les différents échelons de l’administration, les secteurs concernés, le Front de la Patrie et ses organisations membres à ne pas limiter leur action à l’aide d’urgence.
Elle a souligné l’importance de favoriser également la création d’emplois et le développement de moyens de subsistance permettant aux personnes pauvres de sortir durablement de la pauvreté.
Mme Hoài a également demandé aux organisations membres du MTTQ de moderniser leurs méthodes de collecte, de gestion et d’utilisation des contributions, afin de garantir leur efficacité, leur publicité et leur transparence, tout en veillant à ce que les aides parviennent réellement aux personnes qui en ont besoin.
Plus tôt dans la journée, le portail du MTTQ avait publié une lettre de Mme Hoài appelant à la solidarité et au soutien des populations défavorisées.
Dans cette lettre, le Comité permanent du Comité central du MTTQ s’engage à gérer et à utiliser les fonds collectés « conformément à leur destination, de manière efficace, publique et transparente ».


225 organisations et personnalités distinguées

Les organisateurs ont rendu hommage à 225 entreprises, organisations et personnalités pour leurs contributions remarquables entre le début de l’année 2024 et la fin septembre 2026.
Leurs actions concernent notamment la reconstruction après les catastrophes naturelles, l’élimination des logements provisoires et insalubres, l’aide aux populations pauvres ainsi que la reconnaissance envers les personnes ayant rendu des services à la nation.
Cérémonie de distinction des organisations et des personnalités ayant contribué aux actions de solidarité. (Photo : mattran.org.vn)
Les deux catégories les plus représentées sont celles des entrepreneurs et philanthropes, avec 40 personnes distinguées, et des groupes ainsi que des sociétés publiques centrales et locales, avec 39 entités.
La liste comprend également :
• 30 petites et moyennes entreprises ;
• 26 groupes et entreprises par actions ou privés ;
• 23 banques et établissements de crédit ;
• 21 organisations et personnalités religieuses ;
• 16 clubs et groupes caritatifs.
Les autres distinctions concernent :
• 9 entreprises à capitaux étrangers et entreprises étrangères ;
• 7 organisations internationales ;
• 6 artistes et sportifs ;
• 5 hôpitaux privés ;
• 3 communautés vietnamiennes établies à l’étranger.




Plus de 42 000 milliards de dôngs (1,596 milliard USD) collectés pour les populations pauvres et les victimes de catastrophes naturelles


Dans son discours, la présidente Bùi Thị Minh Hoài a présenté un bilan des actions menées au cours de la période 2024-2026.
À la suite du typhon Yagi en 2024, les différentes antennes du MTTQ ont reçu plus de 5 300 milliards de dôngs de contributions destinées à financer les opérations de reconstruction et de réparation des dégâts.
En 2025, le MTTQ a recueilli plus de 4 150 milliards de dôngs supplémentaires auprès de plus de 1,4 million de citoyens et de plus de 17 000 organisations et entreprises, afin de venir en aide aux victimes des catastrophes naturelles, des typhons et des inondations.
Dans le cadre de la « Campagne Quang Trung » lancée en 2025, le Comité du Front de la Patrie du Vietnam et les organisations de masse ont mobilisé et réparti 486,2 milliards de dôngs. Le budget de l’État central et certaines administrations ministérielles ont apporté les 912 milliards de dôngs restants (précision de la rédaction).
Au total, 34 759 maisons endommagées ont été réparées et 1 597 maisons détruites ont été reconstruites.
Près de 12 300 milliards de dôngs provenant de contributions de la société civile ont également été mobilisés dans le cadre du programme d’élimination des logements provisoires et insalubres. À cela se sont ajoutées plus de 2,7 millions de journées de travail bénévole.
En près de deux ans, plus de 334 000 logements ont ainsi été construits ou rénovés.
En 2024, plus de 7 300 milliards de dôngs ont été versés aux fonds du Front de la Patrie à différents niveaux.
Associés aux financements publics, ces fonds ont permis :
• de construire ou de rénover plus de 53 600 logements dits de la « Grande Union » (Đại đoàn kết) ;
• de soutenir plus de 1,86 million de consultations et de traitements médicaux ;
• d’aider plus de 313 000 élèves et étudiants à poursuivre leur scolarité.
À l’occasion des deux fêtes du Têt, celui de l’Année du Serpent (Ất Tỵ) et celui de l’Année du Cheval (Bính Ngọ), près de 1,4 million de cadeaux, représentant une valeur totale proche de 1 000 milliards de dôngs, ont été distribués aux familles en difficulté.
Le Fonds central « Reconnaissance et gratitude » (Đền ơn đáp nghĩa) a, quant à lui, mobilisé plus de 470 milliards de dôngs.
Par ailleurs, le programme de reconnaissance envers les personnes ayant rendu des services à la nation, organisé conjointement par le ministère de l’Intérieur et le Comité central du MTTQ le 23 juillet dernier, a permis de mobiliser près de 12 000 milliards de dôngs.
Ces fonds sont destinés à la construction de logements pour les « Mères héroïnes du Vietnam » (Mẹ Việt Nam anh hùng), à la prise en charge des enfants de soldats morts pour la patrie ainsi qu’aux analyses ADN permettant d’identifier les dépouilles des soldats tombés au combat.
Le groupe Vingroup a notamment été cité parmi les principaux contributeurs, avec une promesse de don de près de 11 000 milliards de dông (418 millions USD).
Au total, 42 006,2 milliards de dôngs ont été mobilisés et distribués en faveur des personnes pauvres et des populations touchées par les catastrophes naturelles en moins de deux ans.

Vinh Long innove en matière de promotion des investissements, visant une croissance verte et durable


19-10-2026


https://cand.vn/


Le président du Comité populaire de la province de Vinh Long, Tran Tri Quang, a affirmé que la province poursuivra ses efforts pour améliorer l’environnement des investissements et des affaires, créant ainsi les conditions propices à l’innovation technologique, à la transition écologique et au développement durable des entreprises. Vinh Long réforme sa politique de promotion des investissements en adoptant une approche ciblée et prioritaire, privilégiant les projets de haute technologie, les énergies propres, les industries de transformation et la logistique.
Innover dans les méthodes de promotion des investissements.
Selon Tran Tri Quang, président du Comité populaire de la province de Vinh Long, les résultats socio-économiques des neuf premiers mois de 2026 témoignent des efforts conjugués de l’ensemble du système politique, du monde des affaires et de la population. L’indice de production industrielle a progressé de 11,35 % ; le chiffre d’affaires des entreprises implantées dans les zones industrielles a atteint environ 119 696 milliards de VND, soit une hausse de 12,6 %. Les recettes budgétaires sont estimées à 19 073 milliards de VND, en progression de 13,91 % par rapport à la même période de l’année précédente.
Pour maintenir sa dynamique de croissance, Vinh Long met en place un environnement où les entreprises peuvent investir en toute confiance, innover avec audace, être compétitives de manière loyale et se développer durablement.
Mettre l’accent sur l’amélioration de l’environnement des investissements et des affaires ; accélérer la réforme administrative et la transformation numérique ; améliorer la qualité des services ; supprimer les obstacles liés aux procédures, au foncier, aux investissements, aux infrastructures, à la production et aux conditions commerciales ; créer les conditions permettant aux entreprises d’innover sur le plan technologique, d’entreprendre une transformation numérique et écologique, d’étendre leurs marchés, de bâtir des marques et de participer plus activement aux chaînes de valeur nationales et internationales.
Le président du Comité populaire de la province de Vinh Long a promis que le gouvernement serait toujours à l’écoute, apporterait son soutien et résoudrait rapidement les difficultés, améliorant continuellement l’environnement des investissements et des affaires afin d’assurer le développement à long terme des entreprises.
Pour concrétiser cette orientation, Vinh Long est passée d’une promotion des investissements à grande échelle à une approche ciblée et proactive, en nouant des liens avec des partenaires stratégiques. Au cours des neuf premiers mois de 2026, la province a accueilli et collaboré avec 32 investisseurs nationaux et étrangers, dont 7 originaires de Singapour, du Japon, de Corée du Sud et de Chine.
Le modèle de groupe de travail pour les études approfondies et le soutien a accompagné et résolu les difficultés rencontrées par des entreprises telles que Sembcorp et FBH Media ; a organisé une conférence sur les investissements et les échanges commerciaux avec la ville de Daejeon (Corée du Sud) et a signé un mémorandum de coopération avec le gouvernement provincial d’Ehime (Japon) et la société FBH Media.
Les délégations menant des activités de promotion des investissements à Singapour et au Japon, ainsi que leur participation à des forums et conférences économiques nationaux et internationaux, contribuent à développer les relations de coopération et à promouvoir le potentiel et les opportunités d’investissement. La publication de la brochure « Potentiel de la province de Vinh Long 2026 », l’élaboration d’une brochure multilingue et la mise à jour de la carte numérique et de l’application mobile de promotion des investissements (MAP4D) visent à diffuser publiquement les informations relatives aux projets et à la planification, afin d’aider les investisseurs à identifier les opportunités de coopération.
Au cours des neuf premiers mois de l’année, la province de Vinh Long a accordé des licences à trois nouveaux projets d’investissement direct étranger (IDE) pour un capital enregistré total de 1,63 million de dollars américains, ainsi qu’à neuf nouveaux projets nationaux pour un capital enregistré total de 1 037 milliards de dongs. Au total, la province compte 183 projets d’IDE actifs, représentant un capital enregistré total de 5 934 millions de dollars américains, et 771 projets nationaux actifs, pour un capital enregistré total de 264 900 milliards de dongs.
Le secteur des entreprises a poursuivi son développement avec la création de 2 157 nouvelles sociétés, soit 113,26 % de l’objectif annuel, pour un capital social total de 8 546,7 milliards de VND, portant le nombre total d’entreprises en activité à 13 424. La province a également vu la création de 43 nouvelles coopératives et de 123 nouveaux groupements coopératifs, atteignant respectivement 143,33 % et 153,75 % de l’objectif annuel. Concernant les projets en cours, la province a résolu les difficultés rencontrées par 13 d’entre eux et s’attache à régler les dossiers restants conformément à la réglementation.
Malgré des résultats positifs, l’attraction des IDE n’est pas encore à la hauteur du potentiel et des atouts de la province. C’est d’ailleurs l’un des défis que Vinh Long doit relever pour concrétiser son potentiel et ses atouts en projets tangibles, améliorer la qualité des flux de capitaux d’investissement et dynamiser sa croissance.


Privilégier les flux de capitaux de haute qualité
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Selon le ministère des Finances, la promotion des investissements se distingue par une approche novatrice, axée sur des secteurs clés et privilégiant les partenariats stratégiques en Corée du Sud, au Japon et à Singapour. Le modèle de groupe de travail spécialisé contribue à renforcer la collaboration et à répondre directement aux difficultés rencontrées par les grandes entreprises.
La province accélère les réformes des procédures administratives, applique la carte numérique MAP4D, fournit un soutien en ligne, publie les listes de projets et se concentre sur l’amélioration des indicateurs PCI et DDCI, améliorant progressivement la qualité de l’environnement d’investissement.
Au cours des derniers mois de 2026, Vinh Long se concentrera sur la préparation de la Conférence de promotion des investissements liée à la mise en œuvre de la planification provinciale ajustée ; l’organisation de programmes de dialogue et de réseautage d’affaires, notamment le programme « Connecter et accompagner les entreprises » et le Forum Mekong Connect 2026 ; et, simultanément, la promotion de la mise en œuvre d’accords de coopération avec des partenaires internationaux, le soutien aux entreprises stratégiques et la mise en relation d’investisseurs secondaires souhaitant réaliser des projets dans des parcs et des clusters industriels.
La province continue de s’attaquer aux obstacles liés aux infrastructures, aux terres et au défrichage des sites; elle achève le projet MAP4D de manière synchronisée avec son système de cartographie numérique; elle divulgue publiquement des informations sur les fonds pour la dépollution des terres et la planification des zones et des pôles industriels, aidant ainsi les investisseurs à rechercher facilement des informations, à réduire le temps d’étude et à accéder aux projets.
Avec un littoral s’étendant sur plus de 130 km, Vinh Long continue de tirer parti de ses atouts économiques maritimes, renforçant ses liens avec Hô Chi Minh-Ville, la région du Sud-Est et le delta du Mékong.
Vinh Long privilégie l’attraction de ressources pour développer ses infrastructures de transport et de logistique, ainsi que des projets de liaison stratégiques tels que le port général de Dinh An, le corridor côtier et l’autoroute Hô Chi Minh-Ville – Vinh Long – Can Tho (CT.33). Cette infrastructure intégrée devrait accroître les capacités de production, faciliter la circulation des marchandises et renforcer l’attractivité de la région pour les investisseurs.



Vinh Long possède environ 120 000 hectares de cocoteraies, soit 50 % de la superficie totale de cocotiers du pays, jetant ainsi les bases de la formation d’une « super région de matières premières » et renforçant le rôle de la localité dans le pôle national de l’industrie de la noix de coco.


En matière de domaines prioritaires, la province privilégie les projets de haute technologie, de technologies propres et d’économie d’énergie, à forte valeur ajoutée et axés sur le transfert de technologies. L’accent reste mis sur les énergies propres, notamment l’éolien en mer et à proximité des côtes, l’énergie solaire et la biomasse. Parallèlement, des recherches sont menées sur la création d’un centre d’exportation d’énergies renouvelables, lié à des produits potentiels tels que l’hydrogène vert et l’ammoniac vert.
Dans le secteur agricole, la priorité sera donnée aux projets de haute technologie, à la transformation poussée, à la participation à la chaîne de valeur des noix de coco, des fruits et du riz de haute qualité et à faibles émissions, ainsi qu’à l’aquaculture de pointe. Le secteur industriel s’attachera à attirer des projets dans les domaines de la mécanique de précision, des équipements électriques et électroniques, des technologies de l’information et des industries connexes, contribuant ainsi à l’amélioration des capacités de production et à la participation aux chaînes d’approvisionnement.
Vinh Long attire des projets d’écotourisme de haute qualité liés à la culture locale ; étudie la possibilité de développer une zone économique franche dotée de mécanismes appropriés, axée sur la transformation selon les normes internationales, la logistique maritime, les services financiers et commerciaux, et un centre de recherche et développement (R&D).
Parallèlement, on assistera à une transformation numérique complète des activités de promotion des investissements (promotion numérique des investissements), à une évolution marquée vers un modèle de promotion des investissements moderne, en ligne et connecté aux données ; à la numérisation complète du processus d’accès aux dossiers, aux fonds fonciers exempts de risques et à l’enregistrement en ligne des licences d’investissement, créant ainsi un maximum de commodité et de transparence pour les investisseurs nationaux et internationaux.


Tô Lâm en visite en Europe du 19 au 24 octobre pour renforcer les relations entre le Vietnam et l’UE


20-10-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh


Le dirigeant vietnamien Tô Lâm effectuera une tournée diplomatique au Danemark, auprès de l’Union européenne et en Belgique du 19 au 24 octobre 2026. Ce déplacement vise à renforcer les relations politiques et économiques avec les partenaires européens, notamment dans les domaines du commerce, de l’investissement, des technologies et de la transition énergétique.

Le secrétaire général du Parti communiste vietnamien et président de la République, Tô Lâm, se rendra en Europe du 19 au 24 octobre, accompagné de son épouse et d’une délégation de haut niveau.
Cette tournée comprendra une visite d’État au Danemark ainsi que des visites officielles auprès de l’Union européenne et en Belgique.
Selon Lê Thị Thu Hằng, vice-ministre vietnamienne des Affaires étrangères, ce déplacement doit permettre de renforcer la confiance politique et d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération économique et technologique.


Le Danemark, un partenaire stratégique pour la transition verte

La première étape de cette tournée intervient à l’occasion du 55e anniversaire des relations diplomatiques entre le Vietnam et le Danemark.
Les deux pays ont progressivement élargi leur coopération, initialement centrée sur l’aide au développement, vers des partenariats économiques et environnementaux.
Le Danemark figure aujourd’hui parmi les principaux investisseurs européens au Vietnam, notamment dans les secteurs du transport maritime, de la logistique et des industries vertes.
Les discussions devraient permettre d’approfondir leur partenariat stratégique vert, avec une attention particulière portée à l’énergie, au développement durable et aux investissements.


Vietnam et Union Européenne : un partenariat économique majeur

La visite auprès de l’Union européenne intervient quelques mois après une étape importante dans les relations entre Hanoï et Bruxelles.
En janvier 2026, le Vietnam et l’UE ont élevé leurs relations au rang de partenariat stratégique global, faisant du Vietnam le premier pays de l’ASEAN à bénéficier de ce niveau de coopération avec l’Union européenne.
Sur le plan économique, les échanges commerciaux occupent une place centrale.
Six ans après l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange UE-Vietnam (EVFTA), l’Union européenne est le quatrième partenaire commercial et le sixième investisseur du Vietnam.
De son côté, le Vietnam constitue le premier partenaire commercial de l’UE au sein de l’ASEAN.
Cette nouvelle visite doit permettre d’approfondir la coopération dans plusieurs secteurs prioritaires : commerce, investissements, recherche scientifique, innovation, transformation numérique et formation de la main-d’œuvre.


La Belgique au cœur des ambitions industrielles vietnamiennes

La dernière étape de cette tournée sera consacrée à la Belgique, dans la continuité de la visite d’État du roi Philippe au Vietnam en avril 2025.
Les deux pays entretiennent des relations diplomatiques depuis plus de cinquante ans et disposent, depuis 2018, d’un partenariat stratégique dans le domaine agricole.
Le Vietnam souhaite désormais développer davantage sa coopération avec la Belgique dans des secteurs à forte valeur ajoutée.
Parmi les domaines prioritaires figurent les semi-conducteurs, les énergies renouvelables, les technologies, l’agriculture durable, la logistique et les ports intelligents.
Pour Lê Thị Thu Hằng, l’enjeu est de traduire le renforcement des relations politiques en coopérations concrètes bénéficiant aux entreprises et aux populations.

Vietnam : la confiance des entreprises européennes reste élevée malgré les obstacles administratifs


21-10-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh


La confiance des entreprises européennes implantées au Vietnam se maintient à un niveau élevé au troisième trimestre 2026. Selon le dernier indice publié par EuroCham, elle atteint 78,3 points, malgré les difficultés administratives et réglementaires rencontrées sur le terrain. Le pays conserve néanmoins son attractivité auprès des investisseurs européens.



Le Vietnam continue de bénéficier d’un climat des affaires favorable auprès des entreprises européennes. Le dernier Business Confidence Index (BCI) de la Chambre de commerce européenne au Vietnam (EuroCham) s’établit à 78,3 points au troisième trimestre 2026.
Ce niveau traduit une confiance solide, même si les entreprises restent confrontées à des contraintes opérationnelles susceptibles de ralentir leurs projets.
Le résultat intervient dans un contexte économique dynamique, marqué par une croissance du PIB vietnamien de 9,95 % au troisième trimestre 2026.


Neuf entreprises européennes sur dix recommandent le Vietnam

L’attractivité du pays reste l’un des principaux enseignements de l’enquête.
90 % des entreprises européennes interrogées recommanderaient le Vietnam comme destination d’investissement. Cette proportion témoigne de leur confiance dans les perspectives économiques du pays, au-delà des difficultés rencontrées au quotidien.
Les intentions d’implantation à long terme restent également encourageantes. Selon EuroCham, 63 % des entreprises envisagent de poursuivre leurs activités au Vietnam pendant plus de cinq ans, tandis que 23 % se projettent sur une période supérieure à vingt ans.

La compétitivité des coûts, le développement industriel et l’intégration du Vietnam dans les chaînes d’approvisionnement internationales contribuent à soutenir cet intérêt.


Des obstacles administratifs qui pèsent sur les entreprises

Malgré cet optimisme, l’enquête révèle un décalage entre les perspectives économiques du Vietnam et les difficultés rencontrées par les investisseurs.
93 % des entreprises interrogées déclarent être affectées par des obstacles réglementaires et administratifs. La même proportion signale des difficultés liées aux procédures fiscales et financières.
En moyenne, chaque entreprise fait face à huit obstacles opérationnels susceptibles de freiner sa croissance.
Les procédures complexes, les exigences administratives parfois redondantes et le manque de prévisibilité réglementaire figurent parmi les principales préoccupations.
Pour Xavier Depouilly, directeur général de DXL Research and Consulting, qui réalise l’enquête, la numérisation des services publics n’a pas encore supprimé toutes ces contraintes. Certaines démarches en ligne continuent notamment de nécessiter des documents papier.
Les entreprises interrogées souhaitent en priorité des décisions administratives plus rapides (37 %), un meilleur alignement sur les normes internationales (35 %) et une accélération de la numérisation des services publics (35 %).


L’agroalimentaire progresse, le tourisme recule

La confiance des investisseurs varie sensiblement selon les secteurs.
L’agriculture et l’agroalimentaire enregistrent la plus forte progression, avec un indice atteignant 83,9 points, en hausse de 11,7 points par rapport au trimestre précédent.
Le commerce, la logistique et les biens de consommation affichent également une confiance solide, soutenue par le rôle croissant du Vietnam dans les échanges régionaux.
À l’inverse, le tourisme et l’hôtellerie connaissent un net recul. Leur indice chute de 22,5 points pour atteindre 67,9, après un deuxième trimestre particulièrement favorable.
Des différences apparaissent également selon les marchés desservis. Les entreprises principalement tournées vers le marché vietnamien affichent un indice de confiance de 80,4 points, contre 73,2 pour celles orientées vers l’Union européenne et 70,7 pour celles dépendant du marché américain.


Les PME européennes davantage confrontées aux difficultés

L’enquête met également en évidence des différences selon la taille des entreprises.
Parmi les sociétés de plus de 500 salariés, 97 % recommanderaient le Vietnam comme destination d’investissement. Les entreprises de plus petite taille se montrent davantage réservées.
Les PME sont notamment plus sensibles aux délais administratifs et aux procédures fiscales et douanières, qui mobilisent des ressources importantes.
Pour Bruno Jaspaert, président d’EuroCham Vietnam, la croissance économique doit désormais se traduire par des améliorations concrètes dans le fonctionnement quotidien des entreprises.
L’enjeu dépasse la seule attraction de nouveaux capitaux étrangers : il s’agit également de favoriser les transferts de technologies, l’innovation et le développement des fournisseurs vietnamiens.

La ministre Éléonore Caroit plonge dans le métro de Hanoï


21-10-2026
https://www.gavroche-thailande.com/

Après Bangkok, où elle avait notamment participé aux réunions du FMI et de la Banque mondiale, Éléonore Caroit a poursuivi sa tournée asiatique au Vietnam, du 17 au 19 octobre. Métro de Hanoï, hydroélectricité, lutte contre les inondations et technologies quantiques : la ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger a multiplié les rencontres pour mettre en avant les savoir-faire français. Derrière cette visite officielle, les enjeux économiques sont considérables.


Le métro de Hanoï, vitrine de la coopération française

C’est l’un des projets les plus emblématiques de la présence française au Vietnam. Lundi 19 octobre, Éléonore Caroit a dévoilé une plaque commémorative à la station Cau Giay, sur la ligne 3 du métro de Hanoï, aux côtés des autorités vietnamiennes et des représentants des institutions financières internationales.
Ouverte partiellement en août 2024, cette ligne a transporté 6,4 millions de voyageurs durant sa première année d’exploitation. Selon la Banque européenne d’investissement (BEI), elle aurait également permis d’éviter l’émission de 49 000 tonnes équivalent CO₂ en 2025.
La France joue un rôle central dans sa réalisation. Alstom fournit les trains et les systèmes ferroviaires, Systra intervient dans l’ingénierie, Colas Rail dans les infrastructures, RATP Smart Systems dans la billettique et Bureau Veritas dans la certification. Le projet bénéficie notamment de 355 millions d’euros de prêts du Trésor français et de 159 millions d’euros de l’Agence française de développement (AFD), aux côtés des financements européens et asiatiques.
Mais le chantier n’est pas terminé. La partie souterraine, qui doit rejoindre la gare centrale de Hanoï, devrait ouvrir en 2027 selon le calendrier actuel.


Une extension de 11 kilomètres en préparation

La coopération franco-vietnamienne se poursuit déjà avec le projet de prolongement de la ligne 3 vers Hoàng Mai, dans le sud de la capitale. Cette extension souterraine de 11 kilomètres bénéficie d’une subvention européenne de 10 millions d’euros, confiée à l’AFD, pour financer les études de faisabilité et préparer son intégration au réseau de transports urbains. Il ne s’agit pas encore du financement de la construction. Celui-ci devra être organisé avec plusieurs partenaires internationaux.
L’enjeu est important pour Hanoï, métropole de plus de huit millions d’habitants confrontée à une circulation toujours plus dense et à une pollution atmosphérique persistante.
Le secteur ferroviaire offre également des perspectives commerciales aux entreprises françaises. Le 6 octobre, Alstom a annoncé un accord avec le groupe vietnamien Vingroup portant sur un maximum de 83 rames de métro fabriquées en France et une licence technologique permettant l’assemblage de 117 rames supplémentaires au Vietnam.


Le quantique, nouveau terrain de coopération

La visite d’Éléonore Caroit a également donné lieu à une annonce concrète dans un secteur beaucoup plus récent : les technologies quantiques. Le 19 octobre, à l’ambassade de France à Hanoï, le groupe vietnamien FPT et l’entreprise française Quandela ont signé un protocole d’accord de deux ans consacré au développement des technologies quantiques.
Ce partenariat prévoit d’explorer des coopérations dans la recherche, l’accès aux capacités de calcul quantique, la formation d’ingénieurs et de chercheurs ainsi que les futures applications industrielles. L’accord a été signé en présence de la ministre et de l’ambassadeur de France, Didier Le Bret, dans le cadre d’une mission organisée par Business France. D’autres entreprises françaises spécialisées dans ces technologies, notamment Quobly, QPerfect et Thales, ont également participé aux échanges avec les institutions scientifiques vietnamiennes.
Pour Hanoï, qui cherche à développer ses capacités technologiques, ces contacts ouvrent des perspectives de coopération avec des entreprises françaises positionnées sur des secteurs stratégiques.


Énergie et inondations : l’expertise française mobilisée

La ministre s’est également rendue le 18 octobre à Hòa Bình, au nord-ouest de Hanoï, pour visiter deux projets soutenus par l’AFD.
Le premier concerne l’extension de la centrale hydroélectrique de Hòa Bình, qui doit ajouter 480 mégawatts de capacité de production. Le groupe français Artelia a apporté son expertise technique à ce projet destiné à renforcer le système électrique vietnamien.
Le second porte sur l’adaptation urbaine au changement climatique, notamment la prévention des inondations et l’amélioration de l’assainissement.
Selon l’ambassade de France au Vietnam, les aménagements envisagés doivent permettre de mieux protéger environ 41 000 habitants contre les inondations et d’améliorer les conditions d’assainissement pour 25 000 personnes. Ces projets illustrent un autre volet de la coopération française : le financement d’infrastructures publiques, accompagné d’une expertise technique et environnementale.


Une relation économique qui dépasse les visites officielles

À Hanoï comme à Hô-Chi-Minh-Ville, Éléonore Caroit a également rencontré les communautés françaises, les représentants des entreprises et les acteurs de l’enseignement francophone. Le Vietnam compte environ 6 600 Français inscrits auprès des autorités consulaires, dont près des trois quarts vivent dans le sud du pays. Les échanges commerciaux de biens entre la France et le Vietnam ont atteint 9,2 milliards d’euros en 2025, selon les chiffres avancés par la ministre.
La visite intervient quelques semaines après le déplacement à Paris du président vietnamien Tô Lâm, dans le cadre du partenariat stratégique global entre les deux pays.
De retour de Bangkok, où elle avait accordé un entretien à Gavroche, Éléonore Caroit a ainsi voulu montrer que la présence française en Asie du Sud-Est ne repose pas uniquement sur les relations diplomatiques et culturelles.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk visite le site du patrimoine mondial de la vieille ville de Hoi An à Da Nang


23-10-2026
https://www.vietnam.vn/fr/


Lors de sa visite officielle au Vietnam, le 24 octobre, le Premier ministre de la République de Pologne, Donald Tusk, et sa délégation de haut niveau ont visité la vieille ville de Hoi An, dans le quartier de Hoi An, à Da Nang.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk et une délégation polonaise de haut niveau visitent le site du patrimoine mondial de la vieille ville de Hoi An à Da Nang. (Photo : DX)


Ici, le Premier ministre Donald Tusk et sa délégation ont visité le pont japonais, la maison communale de Cam Pho, flâné dans les rues anciennes et découvert l’architecture et la vie culturelle de cette célèbre ville patrimoniale du Vietnam.
Le pont japonais (Chùa Cầu) est l’un des ouvrages architecturaux les plus emblématiques, considéré comme un symbole de la vieille ville de Hoi An . Fort d’une histoire d’environ 400 ans, cet édifice porte l’empreinte des échanges culturels, étroitement liés à la formation et au développement de l’ancien port de commerce de Hoi An.
Par ailleurs, la maison communautaire de Cam Pho est un édifice religieux qui joue un rôle important dans la vie culturelle et spirituelle de la communauté locale depuis de nombreuses générations, contribuant ainsi à préserver les valeurs traditionnelles de la région de Hoi An.

L’un des moments forts de la visite fut la représentation de chants folkloriques Bài Chòi pour la délégation polonaise de haut rang. Cet art populaire unique, qui allie musique, poésie et performance, est reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel représentatif de l’humanité.

Un spectacle de chants folkloriques vietnamiens traditionnels (Bài Chòi) a été offert à la délégation polonaise de haut rang. (Photo : DX)


Au cours de ce voyage, les dirigeants de la ville de Da Nang ont présenté à la délégation les particularités architecturales, la culture traditionnelle et les valeurs historiques de Hoi An, tout en soulignant l’attrait de cette ville patrimoniale pour le développement du tourisme, les échanges culturels et la connectivité internationale.
Le 23 octobre au soir, le Premier ministre Donald Tusk et une importante délégation polonaise sont arrivés à Da Nang, entamant ainsi leur visite officielle au Vietnam du 24 au 26 octobre, à l’invitation du Premier ministre vietnamien Lê Minh Hưng. Une cérémonie d’accueil solennelle a été organisée à l’aéroport international de Da Nang en l’honneur du Premier ministre Donald Tusk et de la délégation polonaise.

Association Belgique Vietnam 1973


23-10-2026
https://abvasbl.wordpress.com/


Le Manneken-Pis aux couleurs du Vietnam





À l’occasion de la fête nationale de la République socialiste du Vietnam, le célèbre Manneken-Pis a revêtu un Áo dài, l’habit traditionnel vietnamien.
Ce geste symbolique témoigne une nouvelle fois des liens d’amitié qui unissent la Belgique et le Vietnam.

Rencontre avec la nouvelle ambassadrice du Vietnam
À l’occasion de sa prise de fonction, Son Excellence Madame Nguyễn Hương Trà, nouvelle ambassadrice de la République socialiste du Vietnam auprès du Royaume de Belgique et du Grand-Duché de Luxembourg, a rencontré les représentants des associations vietnamiennes de Belgique et du Luxembourg.
Cette rencontre a été l’occasion pour les associations de présenter leurs activités, de partager leurs préoccupations et de faire part de leurs différentes doléances à la nouvelle ambassadrice.

Plusieurs membres de l’Association Belgique-Vietnam (ABV) étaient présents à cette rencontre

Prochains événements de l’ABV
Le traditionnel dîner caritatif annuel de l’ABV est exceptionnellement reporté à 2027, en raison de problèmes de santé affectant les organisateurs. Nous remercions nos membres et sympathisants pour leur compréhension et vous communiquerons la nouvelle date dès qu’elle sera fixée.
Par ailleurs, l’ABV prépare la projection d’un film consacré à l’Agent Orange, qui devrait avoir lieu soit en novembre 2026, soit en mars 2027. La date et le lieu de la projection seront communiqués ultérieurement.


Invitation de l’Association d’amitié Allemagne-Vietnam

L’ABV a également été invitée à participer aux célébrations de l’anniversaire de l’Association d’amitié Allemagne-Vietnam, qui se tiendront le 10 octobre 2026 à Düsseldorf.
À cette occasion, une petite délégation de l’ABV sera présente à cet événement consacré à l’amitié et aux échanges entre les peuples allemand et vietnamien.

« Un rendez-vous heureux avec votre bébé » : Répandre l’amour et prendre soin de la santé mentale des nouvelles mamans


23-10-2026
https://phunuvietnam.vn/


L’hôpital populaire Gia Dinh a récemment organisé la 8e édition de son programme « Ensemble, nous marchons » sur le thème « Un jour heureux pour notre enfant ». Cet événement, qui s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse, a combiné consultations médicales, séances de yoga et soutien psychologique, insufflant une énergie positive aux futures mamans dans leur préparation à la naissance de leur enfant.
Il s’agit d’une activité pratique, d’autant plus significative qu’elle se déroule à l’occasion de la Journée de la femme vietnamienne, le 20 octobre.
Le programme offre une atmosphère chaleureuse et accueillante, combinant activités relaxantes, partage de connaissances professionnelles et promotion d’interactions étroites, prenant ainsi concrètement soin de la santé mentale des femmes qui se préparent à accueillir leur enfant bien-aimé au monde.
Lors de son intervention, le Dr Vo Hong Minh Cong a adressé ses meilleurs vœux à toutes les femmes vietnamiennes à l’occasion de la Journée internationale des femmes, le 20 octobre. Il a affirmé que l’hôpital s’engage à accompagner et soutenir les patients tout au long de leur parcours de soins. La direction de l’hôpital a également souhaité à toutes les futures mamans un accouchement sans complications, une bonne santé à la mère et à l’enfant, et a adressé ses meilleurs vœux aux femmes enceintes pour une grossesse sereine et heureuse, ainsi que la joie d’accueillir bientôt leur enfant. Enfin, l’hôpital a exprimé sa profonde gratitude à tous les donateurs qui ont toujours soutenu et participé aux actions menées en faveur des patients.

Les échanges ont débuté dans une ambiance joyeuse grâce aux prestations musicales de la chanteuse Duyen Quynh. Ses mélodies familières et émouvantes, associées aux plaisanteries pleines d’esprit du présentateur Trung Coffee (Saigon Teo), ont permis aux patients et à leurs familles d’oublier temporairement leurs angoisses liées au traitement et de se plonger dans une atmosphère chaleureuse et conviviale.
Pour poursuivre le programme, l’instructrice Ly Thuy Yen Phuong a guidé les participants à travers des mouvements de yoga simples et doux, tels que des étirements, la relaxation de la nuque et des épaules, associés à une détente corporelle et à une régulation de la respiration. Cette activité aide les patients à réduire le stress et la fatigue, et est parfaitement adaptée à leur condition physique et à leur mobilité pendant la période de traitement.

Lors de la session spécialisée, la Dre Ngo Thi Thanh Mai (experte de l’entreprise sociale Tam Nhung) a présenté une conférence intitulée « Soins de santé mentale pendant la période périnatale ». Son intervention a permis aux mères de mieux comprendre les changements psychologiques survenant pendant et après la grossesse, d’apprendre à reconnaître les premiers signes de détresse psychologique afin de solliciter un soutien adapté, et a souligné l’importance des soins de santé mentale tout au long de la grossesse, de l’accouchement et de l’adaptation à la parentalité.
Par ailleurs, le séminaire « Une grossesse épanouie », animé par le Dr Bui Chi Thuong, chef du service d’obstétrique de l’hôpital populaire de Gia Dinh, a permis de transmettre des connaissances pratiques sur les soins de santé physique, la préparation psychologique et la mise en place d’un réseau de soutien solide pour les femmes enceintes. Le médecin a souligné que, outre le suivi médical, le soutien et la présence de la famille et du partenaire jouent un rôle essentiel pour que les femmes se sentent en sécurité et confiantes face à l’arrivée de leur enfant.
L’un des moments les plus émouvants du programme a été l’écoute des messages de gratitude sincères échangés entre maris et épouses. Accueillir un enfant implique d’importants bouleversements physiques et psychologiques, ainsi que les efforts discrets de la femme. Ces remerciements du mari témoignent non seulement de la reconnaissance du travail acharné de l’épouse, mais expriment aussi son amour, sa gratitude et son engagement à partager les responsabilités parentales, instaurant ainsi un climat de compréhension et de bienveillance.

À cette occasion, le comité d’organisation a offert des cadeaux et des paroles d’encouragement pour remonter le moral des patientes. Témoignant de son expérience, Mme NTH (30 ans, actuellement hospitalisée en obstétrique) a déclaré : « Pendant mon traitement, je m’inquiétais parfois pour ma santé et celle de mon bébé. Participer à ce programme, écouter les médecins partager leurs connaissances et leurs conseils sur la façon de prendre soin de mon bien-être mental, m’a beaucoup rassurée. Ces activités réconfortantes m’apportent plus de joie, d’optimisme et de motivation pendant mon séjour à l’hôpital. »
Dans le cadre du 8e volet du programme « Ensemble, nous marchons » – intitulé « Un jour heureux pour notre enfant », l’hôpital populaire Gia Dinh poursuit sa mission de promouvoir une prise en charge globale, intégrant étroitement les soins physiques et psychologiques. Le soutien indéfectible de l’équipe médicale et l’amour des familles sont une source de motivation inestimable, permettant à chaque mère de vivre pleinement sa maternité avec confiance et sérénité.

Le dirigeant vietnamien rencontre le roi Frederik X et la reine Mary du Danemark à Copenhague


23-10-2026
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Le secrétaire général et président de VGP, To Lam, et son épouse ont rencontré le roi Frederik X et la reine Mary du Danemark à Copenhague, au Danemark, le 19 octobre.

De gauche à droite : la reine Mary, le roi Frederik X, le secrétaire général et président To Lam et son épouse Ngo Phuong Ly, Copenhague, Danemark, 19 octobre 2026. Photo : VNA


Le roi Frederik X a chaleureusement accueilli le secrétaire général et président To Lam et son épouse lors de leur visite d’État au Danemark, soulignant que cette visite a lieu à l’occasion du 55e anniversaire de la fondation des relations diplomatiques entre le Vietnam et le Danemark, marquant une étape importante dans les liens d’amitié et de coopération entre les deux pays.
Le roi Frederik X a partagé ses souvenirs émus et sa profonde affection pour le pays et le peuple vietnamiens lors de ses visites en 2009, 2011 et 2022, soulignant le lien particulier entre la Maison royale du Danemark et le Vietnam, notamment des souvenirs précieux de son beau-père, le prince Henrik, concernant ses années passées à Hanoï.
Le secrétaire général et président To Lam a exprimé sa sincère gratitude au roi Frederik X et à la reine Mary, ainsi qu’à la Maison royale du Danemark, pour l’accueil solennel, attentionné et chaleureux réservé à la délégation vietnamienne de haut rang. To Lam a également transmis les salutations cordiales et les meilleurs vœux des plus hauts dirigeants vietnamiens au roi, à la reine et à la Maison royale danoise.
To Lam a félicité le Danemark pour ses réussites en matière de développement, saluant vivement ses efforts pour bâtir une nation prospère et moderne, offrant une qualité de vie élevée et faisant figure de pionnière en matière de développement durable, d’innovation et de protection sociale. Il s’est dit convaincu que, sous la direction du roi Frederik X, et grâce aux efforts du gouvernement et du peuple, le Danemark continuerait de prospérer et de renforcer son rôle et son statut clés en Europe et dans le monde.
Le plus haut dirigeant vietnamien a réaffirmé que le Vietnam attache toujours une grande importance à son amitié traditionnelle et à sa coopération multiforme avec le Danemark, l’un des partenaires clés du Vietnam dans la région nordique et en Europe, et souhaite les approfondir davantage.
Le Vietnam apprécie profondément le précieux soutien et l’assistance que le Danemark a apportés depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 1971, a affirmé To Lam.
Les deux dirigeants ont salué la croissance positive des relations bilatérales, notamment depuis la mise en place du Partenariat global en 2013 et du Partenariat stratégique vert en 2023.
Ils ont noté avec satisfaction le développement continu de la coopération bilatérale en matière économique, commerciale et d’investissement. De grands groupes danois comme LEGO, Pandora et Carlsberg ont solidement établi leur présence et étendu leurs activités au Vietnam, contribuant ainsi positivement au développement socio-économique, à la création d’emplois, au transfert de technologies et à une croissance verte et durable dans ce pays d’Asie du Sud-Est.
Le secrétaire général et président To Lam a salué l’importante contribution du roi Frederik X au développement des relations entre le Vietnam et le Danemark, soulignant que ses visites au Vietnam en 2011 en tant que prince héritier pour marquer le 40e anniversaire des relations diplomatiques, et en 2022 aux côtés de la princesse héritière Mary, aujourd’hui reine Mary, et d’une délégation d’hommes d’affaires, ont jeté les bases permettant aux deux parties d’établir le partenariat stratégique vert en 2023.
To Lam a exprimé l’espoir que le Roi continuerait à soutenir et à encourager les entreprises et organisations danoises à renforcer leur coopération et leurs investissements au Vietnam.
Les deux dirigeants partageaient l’avis que, au-delà des intérêts pratiques de coopération, les relations bilatérales étaient nourries par l’amitié, la confiance et des liens étroits entre les générations des peuples des deux nations.
To Lam a grandement apprécié le rôle de la famille royale danoise dans la promotion des échanges culturels et des liens entre les peuples, exprimant l’espoir que les deux pays continueraient à tirer parti de ces belles valeurs pour rendre l’amitié entre le Vietnam et le Danemark toujours plus étroite et profonde.
À cette occasion, le secrétaire général et président To Lam a adressé une invitation cordiale au roi Frederik X et à Marie à venir prochainement visiter le Vietnam, afin de constater la transformation remarquable de ce pays d’Asie du Sud-Est et l’approfondissement croissant des relations bilatérales.
La rencontre s’est déroulée dans une atmosphère chaleureuse et amicale. Le Secrétaire général et Président To Lam et son épouse, ainsi que le Roi Frederik X et la Reine Mary, ont exprimé leur ferme conviction que les relations d’amitié et de coopération entre le Vietnam et le Danemark continueraient de se développer, apportant des avantages concrets et la prospérité aux deux peuples, tout en contribuant positivement à la paix, à la stabilité, à la coopération et au développement durable dans la région et dans le monde.

Le Vietnam et le Danemark élèvent leur relation au rang de partenariat stratégique global


23-10-2026
https://tuoitre.vn/


Le Danemark est devenu le deuxième pays de l’UE à établir un partenariat stratégique global avec le Vietnam, après la France.

Le Premier ministre danois a affirmé que le Vietnam est l’un des partenaires importants du Danemark en Asie du Sud-Est. – Photo : VNA


Lors de sa visite d’État au Danemark, le 20 octobre à Copenhague, le secrétaire général et président To Lam s’est entretenu avec la Première ministre danoise Mette Frederiksen.


Ouverture d’un nouveau chapitre dans les relations Vietnam-Danemark.
Au cours des entretiens, les deux dirigeants ont échangé leurs points de vue sur les relations bilatérales, notant qu’après 55 ans d’établissement de relations diplomatiques, la relation entre le Vietnam et le Danemark est devenue de plus en plus profonde et substantielle, avec des domaines de coopération de plus en plus diversifiés, alignés sur les priorités de développement des deux pays.
D’une relation de coopération au développement traditionnelle, les deux pays sont devenus des partenaires fiables, égaux et mutuellement bénéfiques, avec des étapes importantes telles que l’établissement d’un partenariat global en 2013 et d’un partenariat stratégique vert en 2023.
Sur la base des résultats de la coopération obtenue, les deux dirigeants se sont accordés sur la nécessité de saisir de nouvelles opportunités, de tirer parti des atouts de chaque pays, de créer un nouvel élan pour la coopération bilatérale et d’apporter des contributions concrètes à la réalisation des objectifs de développement de chaque nation.
Sur cette base, le secrétaire général et président To Lam et la Première ministre Mette Frederiksen ont convenu d’adopter une déclaration commune élevant les relations Vietnam-Danemark au rang de partenariat stratégique global.
Selon le ministère vietnamien des Affaires étrangères, le renforcement des relations « ouvre un nouveau chapitre dans les relations bilatérales, créant un nouveau cadre politique et une nouvelle impulsion pour promouvoir une coopération approfondie, substantielle et efficace, pour le bénéfice à long terme des peuples des deux pays, et pour la paix, la stabilité, la coopération et le développement durable dans chaque région et dans le monde. »
Soulignant que le Danemark était le deuxième pays de l’UE à établir un partenariat stratégique global avec le Vietnam (après la France), la Première ministre Mette Frederiksen a exprimé son souhait de promouvoir davantage la coopération avec le Vietnam dans cette nouvelle phase.

Susciter l’engagement et le traduire en projets concrets.
Pour concrétiser politiquement ce nouveau cadre de relations, les deux dirigeants se sont engagés à renforcer la confiance politique en maintenant des échanges de délégations, des contacts de haut niveau et des contacts à tous les niveaux.
Les deux dirigeants ont convenu que la coopération économique, commerciale et en matière d’investissement est un pilier essentiel du partenariat stratégique global.
Cela comprend la promotion de l’ouverture des marchés, la facilitation d’une participation plus étroite des entreprises des deux pays aux chaînes de valeur et aux chaînes d’approvisionnement mondiales, et les efforts visant à accroître le volume des échanges bilatéraux.
La Première ministre Mette Frederiksen a salué l’environnement des investissements et des affaires du Vietnam ainsi que ses perspectives de développement, et a affirmé que le Danemark souhaitait continuer à développer sa coopération économique, commerciale et d’investissement avec le Vietnam.
Elle a réaffirmé son soutien aux entreprises danoises souhaitant accroître leur présence et réaliser des investissements à long terme au Vietnam, en développant des projets de haute technologie, respectueux de l’environnement et à forte valeur ajoutée.
Le secrétaire général et président To Lam a vivement apprécié la présence et les contributions positives d’entreprises danoises de premier plan telles que LEGO , Maersk, Pandora, Carlsberg, Vestas et bien d’autres au Vietnam.
Le chef du Parti et de l’État vietnamiens a souligné la nécessité de renforcer le dialogue politique, de promouvoir les investissements et de traduire les engagements de coopération en projets de coopération concrets.

La Première ministre danoise soutient le renforcement de la présence des entreprises danoises et leurs investissements à long terme au Vietnam, ainsi que le développement de projets de haute technologie, respectueux de l’environnement et à forte valeur ajoutée. – Photo : VNA


Les deux dirigeants se sont engagés à poursuivre la promotion efficace du Partenariat stratégique vert, en faisant de la coopération en matière de transition énergétique, de lutte contre le changement climatique et de développement durable des priorités stratégiques à long terme.
La Première ministre Mette Frederiksen a affirmé la volonté du Danemark de continuer à partager son expérience et ses technologies, à soutenir le Vietnam dans le développement des énergies renouvelables, l’amélioration de l’efficacité énergétique, la promotion d’une transition énergétique juste et le respect de son engagement à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.
Le Secrétaire général et Président a demandé au Danemark de renforcer son soutien au Vietnam pour perfectionner son cadre politique, mobiliser des ressources financières vertes et promouvoir des projets d’énergie renouvelable à grande échelle, notamment l’énergie éolienne en mer, tout en aidant le Vietnam à mettre en œuvre efficacement le Partenariat conjoint pour une transition énergétique juste (JETP).
Renforcer la coopération dans les domaines portuaires, scientifiques et technologiques, et d’innovation.

Le secrétaire général et président To Lam et le roi Frederik X du Danemark assistent au Forum d’affaires Vietnam-Danemark le 20 octobre – Photo : VNA


Les deux dirigeants se sont engagés à renforcer leur coopération dans les domaines des infrastructures stratégiques, des ports maritimes, de la logistique, du transport maritime écologique et de la connectivité des chaînes d’approvisionnement.
Le secrétaire général et président a invité les entreprises danoises à participer au développement des ports maritimes, des centres logistiques, des infrastructures de transport et des corridors de transport écologiques au Vietnam.
Parallèlement à la transition écologique, les deux dirigeants se sont engagés à promouvoir la science et la technologie, l’innovation et la transformation numérique comme nouveaux moteurs de la coopération bilatérale.
Cela comprend la promotion de la coopération en matière de recherche, d’application et de transfert de technologies dans les domaines de l’intelligence artificielle (IA), des technologies quantiques, des biotechnologies, des technologies biomédicales, des technologies numériques et des industries émergentes. De plus, cela renforce les liens entre les universités, les instituts de recherche, les centres d’innovation et les entreprises des deux pays, favorisant ainsi la formation de ressources humaines hautement qualifiées.
Les deux parties ont convenu de renforcer leur coopération dans les domaines de la santé, de l’économie circulaire, du développement urbain intelligent et de l’adaptation au changement climatique ; et d’élargir la coopération culturelle, éducative, touristique et locale, ainsi que les échanges entre les peuples.
Le Premier ministre danois a particulièrement apprécié la contribution de la communauté vietnamienne de plus de 18 000 personnes au Danemark, qui s’est bien intégrée à la société locale, a apporté une contribution positive à l’économie et à la société locales et a contribué à renforcer les relations amicales entre le Vietnam et le Danemark.
Soulignant la nécessité de traduire les engagements de coopération en résultats concrets, le secrétaire général et président To Lam et le Premier ministre du Danemark sont convenus de coordonner étroitement leurs efforts et de donner des directives aux ministères et agences concernés afin de concrétiser rapidement et efficacement les orientations, les engagements et les accords conclus, donnant ainsi corps au nouveau cadre de relations et apportant des avantages pratiques aux populations des deux pays.
Concernant la coopération multilatérale, les deux dirigeants ont échangé leurs points de vue sur les questions internationales et régionales. Le Vietnam est prêt à jouer un rôle de médiateur pour promouvoir la coopération entre le Danemark et l’ASEAN.
À cette occasion, le secrétaire général et président To Lam a respectueusement invité la Première ministre Mette Frederiksen à se rendre prochainement au Vietnam. La Première ministre Mette Frederiksen a exprimé sa sincère gratitude et a accepté avec joie l’invitation.
À l’issue des entretiens, le secrétaire général et président To Lam et la Première ministre Mette Frederiksen ont assisté à la cérémonie de signature des documents de coopération entre les ministères, les agences et les entreprises des deux pays.

To Lam entame des visites officielles auprès de l’UE et de la Belgique


24-10-2026
https://en.baochinhphu.vn/


Le secrétaire général et président de la VGP, To Lam, est arrivé à Bruxelles mercredi, entamant ses visites officielles auprès de l’Union européenne et de la Belgique à l’invitation du président du Conseil européen, António Costa, et du Premier ministre belge, Bart De Wever.

Le secrétaire général et président To Lam arrive à Bruxelles le 21 octobre, entamant ainsi ses visites officielles auprès de l’Union européenne et de la Belgique. Photo : VNA


Ces visites envoient un message fort quant à la politique étrangère du Vietnam dans sa nouvelle phase de développement, démontrant l’engagement du pays à renforcer la confiance politique et à élargir sa coopération avec ses principaux partenaires européens, a déclaré la vice-ministre des Affaires étrangères, Pham Thi Thu Hang.
Ces visites devraient également insuffler un nouvel élan à la coopération dans les domaines du commerce, de l’investissement, des sciences et technologies, de l’innovation, de la croissance verte et du développement durable, tout en ouvrant un nouveau chapitre dans les relations du Vietnam avec l’UE et la Belgique grâce à des partenariats plus substantiels et efficaces, a-t-elle souligné.
Le Vietnam et l’UE ont officiellement établi des relations diplomatiques le 28 novembre 1990. Les deux parties ont élevé leurs relations bilatérales au rang de partenariat stratégique en décembre 2020, puis de partenariat stratégique global en janvier 2026 afin de hisser leurs relations à de nouveaux sommets aux niveaux bilatéral, régional et multilatéral.
Dans le cadre du Partenariat stratégique global, les deux parties se sont engagées à continuer d’approfondir leur coopération dans les domaines suivants afin d’obtenir des résultats concrets, tout en contribuant à la paix, à la stabilité, à la coopération et à la prospérité dans les deux régions et dans le monde, conformément aux accords existants.
L’Union européenne est actuellement le quatrième partenaire commercial du Vietnam, son troisième marché d’exportation et son cinquième marché d’importation. Le Vietnam est, quant à lui, le seizième partenaire commercial de l’UE au niveau mondial et son principal partenaire au sein de l’ASEAN. Les chiffres officiels montrent que les échanges bilatéraux ont dépassé 66,8 milliards de dollars américains au cours des onze premiers mois de 2025, soit une augmentation de 6,6 % par rapport à la même période de l’année précédente.
En matière d’investissement, l’UE se classe sixième parmi les 140 pays et territoires investissant au Vietnam, avec un capital d’investissement enregistré total de 30 milliards de dollars américains. Le Vietnam a investi dans l’UE à travers 98 projets d’une valeur de 434,88 millions de dollars américains.
Les deux parties ont établi un cadre de coopération important en matière de changement climatique, notamment par le biais du Partenariat pour une transition énergétique juste (JETP) avec les pays du G7 et l’UE. L’UE est considérée comme un partenaire clé pour aider le Vietnam à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, conformément à ses engagements lors de la 26e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP26).
Le Vietnam et la Belgique ont établi des relations diplomatiques le 22 mars 1973. L’année dernière, le roi Philippe et la reine Mathilde de Belgique ont effectué la toute première visite d’État au Vietnam.
Depuis plus de cinquante ans, les deux pays entretiennent des relations amicales et une coopération dans de nombreux domaines. Les relations bilatérales ont connu un nouvel élan suite à la visite d’État du roi Philippe et de la reine Mathilde au Vietnam en 2025.
La valeur des échanges bilatéraux était estimée à 4,7 milliards de dollars américains en 2025.

ENVIRONNEMENT & CULTURE

La brume provenant des feux de forêt indonésiens est-elle responsable du ciel trouble d’Hô Chi Minh-Ville ?


25-10-2026
https://news.tuoitre.vn/


Un épais brouillard enveloppait Hô Chi Minh-Ville jeudi matin, soulevant des questions quant à la possibilité que la fumée des feux de forêt indonésiens ait dérivé jusqu’au sud du Vietnam. Les météorologues indiquent que cette hypothèse ne peut être écartée, mais que des mesures supplémentaires sont nécessaires.

Un épais brouillard enveloppe les gratte-ciel de Hô Chi Minh-Ville le matin du 15 octobre 2026. Photo : Le Phan / Tuoi Tre


Ho Chi Minh-Ville s’est réveillée jeudi sous un ciel inhabituellement brumeux, cette atmosphère trouble persistant jusqu’en milieu de journée, un contraste saisissant avec le ciel dégagé et le soleil éclatant de la veille.
La météorologue Le Thi Xuan Lan a expliqué que ce phénomène était une combinaison de brume sèche et de brouillard, causée en partie par de faibles vents du sud-est qui permettaient aux poussières et aux polluants en suspension dans l’air de s’accumuler près du sol.
Elle a indiqué que la brume transfrontalière en provenance d’Indonésie, qui a déjà touché plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, dont Singapour et la Malaisie, pourrait également atteindre le sud du Vietnam.
Elle a toutefois souligné que des mesures étaient nécessaires pour déterminer si la fumée en provenance d’Indonésie avait contribué à la brume de jeudi.
« Par le passé, la poussière et la brume transfrontalière provenant des feux de forêt en Indonésie se sont propagées jusqu’au sud du Vietnam, notamment à Hô Chi Minh-Ville, et l’ont affectée », a déclaré Lan.
La présence actuelle de fumée, de poussière ou de brume dans le sud du Vietnam dépend fortement de la direction du vent et des conditions atmosphériques.
« Lorsque les vents ont une composante méridionale, comme les vents du sud-ouest ou du sud-ouest, les conditions atmosphériques peuvent transporter des masses d’air vers le nord, transportant potentiellement de la fumée d’Indonésie vers le sud du Vietnam », a-t-elle expliqué.
On ne disposait pas encore de preuves suffisantes pour confirmer si la fumée provenant d’Indonésie était responsable des conditions météorologiques de jeudi.
Par ailleurs, Le Dinh Quyet, chef du département des prévisions du Centre hydrométéorologique régional du Sud, a déclaré que ces conditions brumeuses n’étaient pas inhabituelles et pouvaient s’expliquer par les conditions météorologiques locales.
Les pluies tombées pendant la nuit avaient laissé des niveaux d’humidité élevés dans la basse atmosphère, tandis que les vents faibles et les nuages bas empêchaient cette humidité de se disperser.
Dans les zones urbaines densément bâties, les immeubles de grande hauteur restreignent davantage la circulation de l’air, permettant à la brume de stagner près du sol et de réduire la visibilité, a-t-il déclaré.
Le taux d’humidité matinal à Hô Chi Minh-Ville et dans le sud-est du Vietnam varie de 91 à 96 %, tandis que les nuages bas couvrent environ 60 à 80 % du ciel.
La combinaison d’une forte humidité, de vents faibles et d’un ensoleillement limité permet à la brume de persister une bonne partie de la journée.
Quyet a ajouté qu’une faible zone de basse pression, un système de haute pression subtropical en retrait et des perturbations persistantes de vents d’est contribuaient aux conditions météorologiques dans le sud du Vietnam.


Les incendies de forêt en Indonésie suscitent des inquiétudes quant à la pollution atmosphérique régionale

L’Indonésie est confrontée à l’une de ses pires saisons d’incendies de forêt depuis des années, avec des conditions de sécheresse prolongées, aggravées par un puissant phénomène El Niño, permettant aux feux de défrichage de se propager de manière incontrôlable.
Les incendies, notamment sur les îles de Sumatra et de Bornéo, ont causé des dégâts considérables et de graves problèmes de santé, avec plus de 283 000 cas de maladies respiratoires signalés dans les zones touchées.
Dans la province de Bangka Belitung, des incendies ont détruit près de 300 maisons et forcé des centaines d’habitants à évacuer.
La fumée des incendies s’est également propagée dans les pays voisins, notamment à Singapour et en Malaisie, suscitant des inquiétudes quant à la pollution atmosphérique transfrontalière et à la santé publique.

Un épais brouillard de pollution recouvre Hanoï alors que la qualité de l’air atteint des niveaux alarmants


15-10-2026
https://vietnamnet.vn/en/


De hauts immeubles ont disparu derrière un épais voile de brume dans la capitale vietnamienne le 15 octobre, alors que Hanoï enregistrait certains des niveaux de pollution atmosphérique les plus élevés au monde. Cette situation suscite des inquiétudes quant aux risques sanitaires et à la dégradation de la visibilité.
Jeudi matin, les habitants de Hanoï se sont réveillés sous un ciel gris et une visibilité fortement réduite. Une épaisse brume de pollution masquait les bâtiments dans plusieurs quartiers de la ville.

Une épaisse brume de pollution recouvre le quartier de Hà Đông, à Hanoï.


Dans le quartier résidentiel de Xa La, à Hà Đông, des journalistes ont constaté que les immeubles de grande hauteur disparaissaient progressivement dans un épais voile blanchâtre, tandis que les particules polluantes en suspension dans l’air réduisaient considérablement la visibilité.
À 8 heures du matin, l’indice de qualité de l’air (AQI) mesuré à proximité de l’échangeur de Láng Hạ atteignait 175, indiquant une qualité de l’air mauvaise pour la santé.
Selon les données du Centre de surveillance environnementale du Nord, relevant du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, Hanoï affichait la pire qualité de l’air du Vietnam le 15 octobre, avec un indice AQI de 154, correspondant à la catégorie rouge, considérée comme nocive pour la santé.
Le district de Thanh Xuân a enregistré le niveau de pollution le plus élevé du pays. Il figurait également parmi les 100 endroits les plus pollués au monde.

Les données de la plateforme de surveillance de la qualité de l’air IQAir indiquaient que l’AQI de Hanoï s’élevait à 175 à 8 heures du matin. La capitale vietnamienne occupait ainsi la troisième place parmi les grandes villes les plus polluées du monde, derrière Medan, en Indonésie, et Singapour.
À ce niveau de pollution, même les personnes en bonne santé peuvent commencer à ressentir des effets néfastes, tandis que les groupes les plus vulnérables sont exposés à un risque accru de graves problèmes respiratoires.
Le Centre de surveillance environnementale du Nord a également signalé que la concentration de particules fines mesurée à 6 h 51 était 4,2 fois supérieure au niveau de référence recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les spécialistes de la santé conseillent aux habitants de limiter leurs activités en plein air lorsque la qualité de l’air se dégrade et de maintenir les portes et les fenêtres fermées afin de réduire leur exposition à la pollution.
Ils recommandent également de passer régulièrement l’aspirateur et d’utiliser des purificateurs d’air pour préserver une meilleure qualité de l’air à l’intérieur des logements.


Un renforcement nécessaire du contrôle des poussières sur les chantiers


De nombreux projets de construction sont actuellement en cours à Hanoï.


Un représentant du Département de l’environnement, relevant du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, a indiqué que le nord du Vietnam entrait dans sa période saisonnière de dégradation de la qualité de l’air.
Dans ce contexte, la gestion de la qualité de l’air et le contrôle de la pollution constituent des priorités majeures pour le ministère.
En septembre, le ministère a publié une directive demandant aux autorités locales d’appliquer strictement les plans de gestion de la qualité de l’air.
Les grandes agglomérations ont notamment été invitées à renforcer les inspections et la surveillance des mesures de lutte contre les poussières sur les chantiers de construction.
Le ministère a également demandé aux maîtres d’ouvrage et aux entreprises de construction de respecter la réglementation relative à la protection des chantiers, notamment en ce qui concerne :
• l’installation de barrières et de clôtures autour des chantiers ;
• la couverture des matériaux de construction ;
• l’arrosage régulier des zones de travaux pour limiter la dispersion des poussières ;
• le nettoyage des espaces de construction ;
• le lavage des véhicules de transport quittant les chantiers.
Ces mesures visent à empêcher la terre, les gravats, les déchets et les matériaux de construction de se répandre dans les zones environnantes, où ils pourraient dégrader la qualité de l’air et nuire à la santé publique.
Enfin, le ministère a exhorté les autorités municipales de Hanoï ainsi que les provinces voisines de la région de la capitale à appliquer pleinement l’accord de coordination régionale déjà conclu en matière de gestion environnementale.

Le Vietnam envisage d’étendre à l’ensemble du delta du Mékong les zones de riziculture à faibles émissions de carbone


19-10-2026
https://trithucvn2.net/

Après environ trois années de mise en œuvre, plus de 420 000 hectares de rizières sont désormais exploités selon des méthodes visant une production de riz de haute qualité et à faibles émissions de gaz à effet de serre.

Le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement propose d’étendre le programme à l’ensemble du delta du Mékong, avec pour objectifs d’augmenter les revenus des agriculteurs et de renforcer la valeur du riz vietnamien.
Après environ trois années de mise en œuvre, plus de 420 000 hectares de rizières sont désormais exploités selon des méthodes visant une production de qualité supérieure et à faibles émissions. (Photo d’illustration)

Une proposition d’extension à l’ensemble du delta du Mékong
Le 15 octobre, le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a organisé la conférence célébrant la Journée mondiale de l’alimentation 2026.
Cette rencontre a également été consacrée à la promotion de la coopération pour la mise en œuvre du projet de développement durable d’un million d’hectares de riziculture spécialisée de haute qualité et à faibles émissions, associé à une croissance verte dans le delta du Mékong à l’horizon 2030.
Lors de la conférence, Nguyễn Thị Thu Hương, directrice adjointe du Département de la production végétale et de la protection des végétaux, a indiqué qu’après environ trois années de mise en œuvre, plus de 420 000 hectares de rizières étaient désormais exploités selon des méthodes privilégiant la qualité et la réduction des émissions.
Les premiers modèles ont permis de constituer des zones de production concentrées, de renforcer les liens entre la production et la commercialisation et d’adopter des techniques agricoles visant à réduire les coûts des intrants et les émissions polluantes.
La marque « Riz vert vietnamien à faibles émissions » (gạo Việt xanh, phát thải thấp) commence également à être développée. Les premières cargaisons ont déjà été exportées vers le Japon, l’Australie et Singapour.
Toutefois, la mise en œuvre du programme rencontre encore plusieurs difficultés, notamment en matière de mécanismes réglementaires, de politiques publiques, d’infrastructures, d’accès au crédit et de mobilisation des ressources internationales.
Sur cette base, le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement a soumis au gouvernement une proposition de modification et de complément du programme. Celle-ci prévoit de porter la superficie concernée d’un million à environ 1,6 million d’hectares, couvrant ainsi l’ensemble du delta du Mékong.
Le ministère propose également de supprimer les critères actuels d’adhésion au programme afin de faciliter la participation des coopératives, des agriculteurs, des entreprises et des partenaires internationaux.


Passer de la création de modèles pilotes à un déploiement généralisé et coordonné

Le vice-ministre de l’Agriculture et de l’Environnement, Nguyễn Hoàng Hiệp, a souligné que cette révision ne visait pas à modifier les objectifs initiaux du programme.
Il s’agit plutôt de passer d’une phase de développement de modèles pilotes à une phase de généralisation et de mise en œuvre coordonnée à grande échelle.
Selon lui, le programme doit entraîner une véritable transformation de la filière rizicole.
Ses résultats ne doivent pas être évalués uniquement à partir des superficies concernées, mais également en fonction de la qualité et de la valeur du riz, de l’efficacité de la production, des revenus des agriculteurs ainsi que de la réduction des émissions, qui doit pouvoir être mesurée et vérifiée.
Cette orientation implique une réorganisation de la production selon des pratiques plus durables, reposant sur une utilisation raisonnée des semences, des engrais, des produits phytosanitaires et des ressources en eau.
L’adoption de nouvelles techniques doit permettre de réduire les coûts et de limiter les effets sur l’environnement, tout en préservant la rentabilité économique des riziculteurs.
Le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement a également demandé aux organismes concernés de réexaminer leurs missions et leurs programmes d’action afin de pouvoir les mettre en œuvre immédiatement après l’approbation des modifications par le gouvernement.


Garantir les intérêts des agriculteurs lors de l’extension des superficies

L’un des principes fondamentaux du programme consiste à placer les agriculteurs au centre du dispositif, les entreprises jouant un rôle moteur et la science ainsi que les technologies constituant son socle.
Une extension des superficies qui ne s’accompagnerait pas d’un soutien technique et financier, de débouchés commerciaux garantis et de mécanismes de suivi des résultats risquerait d’imposer des coûts supplémentaires aux riziculteurs, sans leur assurer de bénéfices économiques suffisants.
Les coopératives doivent donc renforcer les liens entre les agriculteurs et les entreprises à toutes les étapes de la filière : approvisionnement en intrants agricoles, accompagnement technique, achat des récoltes, transformation et commercialisation des produits.
Les entreprises doivent également s’impliquer davantage dans la chaîne de valeur afin de garantir des débouchés stables et d’améliorer la compétitivité du riz vietnamien.
Par ailleurs, les réductions d’émissions doivent faire l’objet de mesures, de rapports et de vérifications.
L’efficacité du programme devra être évaluée à partir de plusieurs indicateurs : la valeur du riz produit, les coûts de production, les capacités de commercialisation et les revenus réellement perçus par les riziculteurs, plutôt qu’en fonction des seules superficies couvertes.


Renforcer les investissements et développer la coopération internationale
Pour porter le programme à environ 1,6 million d’hectares, des ressources financières supplémentaires seront nécessaires afin d’aider les agriculteurs à appliquer intégralement les méthodes de production de haute qualité et à faibles émissions.
La proposition de révision doit être examinée au cours du mois d’octobre 2026. Elle prévoit également une augmentation des investissements de l’État central, complétée par les ressources financières des collectivités locales.
Lors de la conférence, Kate Wallace, consule générale d’Australie, a affirmé que le gouvernement australien continuerait à soutenir le Vietnam dans la mise en œuvre du programme, notamment à travers des initiatives de coopération consacrées à une riziculture adaptée au changement climatique.
Parmi les programmes évoqués figure le projet de transformation durable et résiliente au changement climatique de la chaîne de valeur du riz dans le delta du Mékong (TRVC), soutenu par le ministère australien des Affaires étrangères et du Commerce, par l’intermédiaire de SNV Vietnam.
Selon les informations présentées lors de la conférence, ce projet applique le protocole 4043 sur une superficie d’environ 240 000 hectares. Il contribue ainsi à la mise en œuvre du programme national et apporte des expériences utiles pour généraliser les modèles de production de riz de haute qualité et à faibles émissions.
Le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement souhaite également renforcer sa coopération avec des partenaires internationaux tels que l’Australie, le Canada et la FAO, notamment dans les domaines du transfert de technologies, de l’expertise technique, du renforcement des compétences et de la mobilisation de financements verts.
Les ressources mobilisées devront être adaptées aux besoins concrets de chaque territoire, afin d’éviter leur dispersion et de garantir leur utilisation effective.
L’objectif final est de développer une filière rizicole offrant une meilleure qualité et une compétitivité accrue, tout en réduisant son impact environnemental et en améliorant les conditions de vie des agriculteurs.
L’extension du programme devra donc s’accompagner d’une réorganisation de l’ensemble de la chaîne de valeur et de mécanismes équitables de partage des bénéfices, afin que la transition écologique produise des résultats durables à long terme.

L’intrusion saline pourrait survenir précocement, il est donc nécessaire de constituer dès maintenant des réserves d’eau douce


19-10-2026
https://vietbao.vn/


Face au risque qu’El Niño provoque des pénuries d’eau et une intrusion précoce d’eau salée, le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement a demandé aux localités du delta du Mékong de stocker proactivement de l’eau pour assurer la vie quotidienne et la production.
Le 16 octobre, le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement a adressé la lettre officielle n° 11942/BNNMT-TNN aux comités populaires des provinces et villes de Dong Thap, Vinh Long, Tay Ninh, Can Tho, An Giang et Ca Mau, leur demandant de mettre en œuvre d’urgence des solutions pour répondre au risque de pénurie d’eau dû à l’impact d’ El Niño .
L’objectif principal est de garantir l’accès à l’eau potable , de profiter des périodes favorables pour stocker l’eau douce, d’adapter la production aux variations de salinité et d’améliorer l’efficacité des systèmes d’irrigation. Ces solutions doivent être mises en œuvre dès 2026, sans attendre une pénurie d’eau pour réagir.


Le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement a demandé aux localités du delta du Mékong de constituer des réserves d’eau préventives afin de garantir les besoins quotidiens et la production agricole. Photo : Viet Anh.


L’intrusion d’eau salée peut arriver plus tôt et pénétrer plus profondément à l’intérieur des terres que la moyenne pluriannuelle.
Selon le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, le risque de pénurie d’eau pendant la saison sèche 2026-2027 augmente en raison de l’impact d’El Niño sur les régimes de précipitations et le débit du fleuve dans le bassin du Mékong.
Au 15 octobre 2026, les réservoirs situés en amont du Mékong contenaient environ 52,2 milliards de mètres cubes d’eau, soit 79,7 % de leur capacité utile totale. Cependant, le niveau de l’eau devrait diminuer progressivement d’ici la fin de la saison des crues.
Il est à noter que le débit du bassin du Mékong durant la saison sèche 2026-2027 devrait figurer parmi les années de faibles niveaux d’eau. Une intrusion d’eau salée pourrait se produire dès décembre 2026, pénétrant de 10 à 20 km plus loin à l’intérieur des terres que la moyenne pluriannuelle observée à l’embouchure du fleuve.
Cette situation menace les ressources en eau destinées à l’usage domestique, à la production agricole et à l’aquaculture, notamment dans les zones côtières, les régions en aval et les zones dépendantes de l’eau douce des fleuves Tien et Hau.
Bien que représentant environ 56,2 % des ressources en eau de surface du pays, le bassin du Mékong demeure particulièrement vulnérable aux fluctuations hydriques, car près de 95 % de son approvisionnement dépend des débits du fleuve en amont, tandis que la région est dépourvue de grands réservoirs de régulation. Les graves sécheresses et les intrusions d’eau salée survenues en 2015-2016 et 2019-2020 ont clairement mis en évidence ce risque.
La pression s’accentue lorsque la demande en eau du bassin atteint 57,6 milliards de m³/an, soit 54 % de la demande nationale totale. L’agriculture utilise 97,9 % de cette eau, mais son efficacité demeure limitée, la valeur de l’eau produite n’atteignant qu’environ 0,66 USD/m³.


Les autorités locales doivent revoir les calendriers de plantation des cultures d’hiver-printemps et d’été-automne, en évitant les périodes de forte intrusion d’eau salée. Photo : Van Vu.


En réalité, le défi réside non seulement dans le risque de pénurie d’eau, mais aussi dans la capacité à stocker, réguler et utiliser efficacement les ressources en eau existantes. Par conséquent, il est urgent, avant la saison sèche, de préserver l’eau de manière proactive dès la fin de la saison des pluies, de réduire les pertes et de l’allouer rationnellement pour répondre aux besoins spécifiques.


Prioriser l’eau pour les besoins domestiques et sécuriser proactivement les sources d’approvisionnement de secours.
Suite à la directive du vice-Premier ministre Ho Quoc Dung dans le document n° 9694/VPCP-NN daté du 24 septembre 2026, le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement demande aux localités d’équilibrer de manière proactive les ressources en eau et d’élaborer des plans d’intervention en fonction de chaque niveau de risque, en donnant la priorité à la garantie de l’eau potable .
Par conséquent, les collectivités locales doivent revoir leurs plans d’approvisionnement en eau potable en fonction de chaque scénario ; évaluer les réserves d’eau, la capacité et l’aptitude à maintenir le fonctionnement des réseaux centralisés de distribution. Parallèlement, elles doivent identifier les zones et les ménages exposés à un risque de pénurie d’eau, ainsi que les possibilités de collaboration entre les stations de traitement afin de coordonner proactivement la distribution de l’eau.
Pour les zones côtières, les îles et la péninsule de Ca Mau, il est nécessaire de préparer des sources d’eau de secours, de réduire les pertes d’eau et de renforcer la connectivité entre les zones d’approvisionnement en eau.
Les stations de captage d’eau de surface doivent déterminer le volume de leurs réserves, la durée d’approvisionnement à chaque niveau de capacité et prévoir la mobilisation de sources alternatives. Parallèlement, elles doivent intensifier la surveillance de la salinité, du niveau et de la qualité de l’eau aux points de captage afin d’assurer un apport d’eau douce rapide dans les réservoirs de régulation avant toute intrusion d’eau salée.
Le prélèvement d’eau doit être étroitement coordonné entre les unités d’approvisionnement en eau et les exploitants des systèmes d’irrigation, en utilisant efficacement les périodes où les ressources en eau répondent encore aux exigences de qualité.
Pour les projets d’extraction d’eau souterraine, le ministère exige la vérification de la capacité des puits, du niveau d’eau, de la qualité de l’eau et de l’équipement; la mise en œuvre d’une extraction tournante pour éviter une concentration prolongée dans un seul puits et la détermination de la capacité à approvisionner les zones voisines.
Dans le cas où la station d’épuration devrait cesser de puiser de l’eau ou ne pourrait pas répondre à la demande, les autorités locales doivent être prêtes à mobiliser des sources alternatives, des moyens de transport et des points d’approvisionnement en eau centralisés, en donnant la priorité à l’eau pour un usage domestique, les établissements de santé et les écoles.
Le ministère a également proposé de revoir la capacité de fournir de l’eau potable supplémentaire à partir de réservoirs tels que O Ta Soc, Soai So, Ong Thoai, Kenh Lap, U Minh et Lang The ; et d’inspecter les systèmes de forages appartenant aux projets d’étude des ressources en eaux souterraines qui ont été remis aux localités, ainsi que les puits de réserve, afin qu’ils soient prêts à être mobilisés en cas de besoin.
Il est notamment urgent de finaliser le système de transfert d’eau interrégional, qui reçoit l’eau brute de la station de pompage d’eau brute de l’usine de traitement des eaux de Dong Tam et du réservoir Duong Dong 2 dans la zone économique spéciale de Phu Quoc, province d’An Giang.
Parallèlement aux solutions techniques, les autorités locales doivent guider la population sur la manière de collecter, de stocker et d’utiliser correctement l’eau de pluie, contribuant ainsi à sécuriser de manière proactive les ressources en eau locales pendant la saison sèche.


Constituon des réserves d’eau à l’avance et ajustement de la production en fonction de la disponibilité de l’eau.

Outre la garantie de l’approvisionnement en eau pour les usages domestiques, le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement exige des collectivités locales qu’elles réglementent, stockent et utilisent l’eau de manière proactive, économique et efficace pour la production à partir de fin 2026.
Les gestionnaires des systèmes d’irrigation doivent actualiser leurs plans d’intervention face à El Niño pour la saison sèche 2026-2027, afin de garantir l’approvisionnement en eau pour l’agriculture, l’aquaculture et l’usage domestique. Ces plans doivent prévoir des dispositions spécifiques pour les zones situées en aval, les régions côtières et les systèmes d’irrigation de South Mang Thit, North Ben Tre et South Ben Tre.
Parallèlement, il convient de renforcer la coordination des systèmes interconnectés à Dong Thap Muoi, dans la zone située entre les fleuves Tien et Hau, dans la région ouest du fleuve Hau et dans les systèmes Cai Lon – Cai Be, Quan Lo – Phung Hiep et O Mon – Xa No. La régulation doit être flexible et s’adapter à l’évolution des ressources en eau, en prélevant de l’eau de manière proactive lorsque les niveaux de salinité permettent un stockage maximal.

Dans les zones de culture fruitière et de cultures à haute valeur ajoutée de Dong Thap, Vinh Long et Can Tho, il est nécessaire d’utiliser des canaux, des lacs, des étangs et des digues pour stocker l’eau douce, en particulier pour les cultures sensibles au sel comme le durian et les plantes ornementales.
Parallèlement à la conservation de l’eau, les plans de production doivent être adaptés à la disponibilité des ressources hydriques. Les autorités locales doivent revoir les calendriers de semis pour les saisons hiver-printemps et été-automne, en évitant les périodes de forte intrusion d’eau salée, et aménager les zones de cultures, d’élevage et d’aquaculture en conséquence.
Dans le nord de Ca Mau, à Long Phu – Tiep Nhat, à Go Cong, et dans les zones d’eau douce et salée du sud du système de Mang Thit, il est nécessaire de transformer de manière proactive la structure de production et de réduire la superficie plantée là où les ressources en eau ne sont pas garanties afin de minimiser les pertes.
L’une des priorités du ministère est l’application des technologies numériques à la gestion et à l’exploitation des systèmes d’irrigation intelligents, permettant de réguler l’approvisionnement en eau au plus près des besoins réels et de réduire les pertes et le gaspillage d’eau douce. Il s’agit d’une solution essentielle pour améliorer la capacité de stockage d’eau et réduire les coûts d’investissement des projets d’irrigation. Le modèle de gestion du système d’irrigation du canal Dong-Cu Chi à Hô Chi Minh-Ville est cité en exemple.
En outre, les collectivités locales doivent contrôler strictement le rejet des eaux usées dans les fleuves Tien et Hau, en particulier aux points de prélèvement d’eau pour un usage domestique ; revoir les quotas de consommation d’eau des principaux secteurs et unités consommateurs ; appliquer des méthodes d’irrigation économes en eau et par rotation ; réduire les pertes dans les canaux d’irrigation ; et améliorer la circulation et la réutilisation de l’eau dans l’industrie et les services.
Le principe fondamental est de ne pas attendre une pénurie d’eau pour instaurer un rationnement. Sur la base des prévisions, les collectivités locales doivent déterminer à l’avance le niveau de rationnement et l’ordre de priorité de l’allocation, en garantissant l’approvisionnement en eau pour les besoins domestiques, les besoins essentiels, les exigences environnementales et la sécurité du réseau.
Afin d’améliorer l’efficacité opérationnelle, le Ministère propose de renforcer la gestion des activités d’exploitation par le biais de déclarations, d’enregistrements et d’autorisations conformément à la réglementation ; et de partager simultanément des données avec le Département de la gestion des ressources en eau afin d’élaborer et de publier des scénarios et des plans de gestion et de distribution des ressources en eau sur l’ensemble du bassin hydrographique.
La mise en œuvre coordonnée de ces solutions à partir de 2026 contribuera à garantir la sécurité de l’approvisionnement en eau, à maintenir la production et à minimiser l’impact d’El Niño sur le delta du Mékong pendant la saison sèche 2026-2027.

Au Vietnam, les jeunes se marient de plus en plus tard


19-10-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh


Carrière professionnelle, stabilité financière, aspirations personnelles : les priorités évoluent chez les jeunes Vietnamiens. Le mariage, longtemps considéré comme une étape incontournable au début de l’âge adulte, intervient désormais plus tard. Une transformation qui reflète les changements économiques et sociaux du pays.

Au Vietnam, la recherche d’un partenaire et la construction d’une famille ne suivent plus nécessairement le calendrier traditionnel.
Dans les grandes villes notamment, de nombreux jeunes adultes consacrent davantage de temps à leurs études, à leur carrière ou à leur indépendance financière avant d’envisager le mariage.
Entre pression familiale et nouvelles aspirations
Dans la société vietnamienne, le mariage reste une étape importante, souvent accompagnée d’attentes familiales fortes.
Mais pour une partie des jeunes générations, trouver un partenaire compatible avec ses aspirations personnelles et professionnelles devient plus complexe.

L’âge moyen du premier mariage au Vietnam

D’autres célibataires multiplient les démarches sur les plateformes de rencontres ou auprès de services spécialisés, sans nécessairement parvenir à trouver un partenaire.


Une évolution liée aux transformations du Vietnam

Pour Wei-Jun Jean Yeung, directrice du Centre de recherche sur la famille et la population de l’Université nationale de Singapour, cette tendance s’inscrit dans un phénomène de modernisation particulièrement rapide.
En quelques décennies, le Vietnam a connu d’importantes transformations économiques et sociales, modifiant les parcours professionnels, les aspirations individuelles et les relations familiales.

El Niño : le sud du Vietnam menacé par une arrivée précoce de l’eau salée dès décembre


22-10-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh


Le sud du Vietnam se prépare à une saison sèche particulièrement difficile. Sous l’effet d’un épisode El Niño d’une intensité exceptionnelle, l’eau de mer pourrait remonter plus tôt que prévu dans les fleuves du delta du Mékong, dès décembre 2026. Un phénomène qui menace les cultures agricoles et l’approvisionnement en eau douce de milliers de foyers.

Le Vietnam pourrait connaître l’une de ses saisons sèches les plus préoccupantes de ces dernières années.



Selon les prévisions du Centre national de météorologie et d’hydrologie, El Niño devrait rester très intense jusqu’au début de l’année 2027, entraînant une hausse des températures et une diminution des précipitations.

Dans le sud du pays, la saison des pluies pourrait se terminer plus tôt que d’habitude. La baisse des débits fluviaux favoriserait alors la remontée de l’eau de mer à l’intérieur des terres, un phénomène appelé intrusion saline.

Les autorités redoutent une arrivée précoce de cette eau salée dès la fin décembre, avec une aggravation de la situation entre janvier et avril 2027.

Jusqu’à 130 kilomètres de pénétration de l’eau salée
Le delta du Mékong figure parmi les régions les plus vulnérables. Cette vaste zone agricole dépend fortement des eaux du fleuve pour l’irrigation, l’élevage et les besoins quotidiens des habitants.

Selon les projections du ministère vietnamien de l’Agriculture et de l’Environnement, les débits des cours d’eau alimentant le delta pourraient être inférieurs de 15 à 20 % aux moyennes historiques.

Dans ces conditions, l’eau salée pourrait remonter de 50 à 70 kilomètres à l’intérieur des terres depuis les embouchures du Mékong, soit 7 à 13 kilomètres de plus qu’habituellement.

La situation pourrait être encore plus marquée sur le fleuve Vàm Cỏ, où l’intrusion saline pourrait atteindre 110 à 130 kilomètres.

Cette progression du sel risque de rendre certaines ressources en eau impropres à l’irrigation et de compliquer l’approvisionnement en eau douce des populations rurales.

Près de 250 000 hectares de cultures menacés
Les conséquences pourraient être importantes pour l’agriculture du delta du Mékong, l’une des principales régions productrices de riz et de fruits du Vietnam.

D’après les estimations du ministère, plusieurs types de cultures seraient particulièrement exposés :
• 85 800 hectares de rizières de la saison hiver-printemps ;
• 120 000 hectares de zones de production associant riz et crevettes ;
• 45 000 hectares de vergers, notamment dans les zones côtières.

Au total, près de 251 000 hectares de surfaces agricoles pourraient être affectés par la sécheresse et la salinisation des eaux. Il s’agit toutefois de surfaces exposées à un risque, et non de pertes agricoles déjà constatées.

Les autorités vietnamiennes anticipent une saison sèche difficile
Face à ces prévisions, les autorités appellent les provinces du sud à renforcer leurs mesures de prévention.

Les priorités concernent notamment le stockage de l’eau douce, la surveillance de la salinité des cours d’eau et l’adaptation des calendriers agricoles.

Les agriculteurs pourraient être amenés à modifier leurs périodes de plantation afin d’éviter que les cultures les plus sensibles ne coïncident avec les pics de sécheresse.

Les services météorologiques prévoient également des températures supérieures de 1 à 2 °C aux normales saisonnières dans le sud du Vietnam au cours des prochains mois.

Cần Thơ autorise l’exploitation de 14,4 millions de m³ de sable marin pour des travaux de remblaiement en zone d’eau douce


22-10-2026
https://trithucvn2.net/


Le promoteur de la zone industrielle de Vĩnh Thạnh, à Cần Thơ, est autorisé à extraire jusqu’à plus de 4,8 millions de mètres cubes de sable marin par an, à titre expérimental, pour des travaux de remblaiement. Il s’agit du premier projet de construction situé en zone d’eau douce dans le delta du Mékong à utiliser ce type de matériau.

Le Comité populaire de la ville de Cần Thơ a délivré une autorisation à la société par actions VSIP Cần Thơ pour l’exploitation de sable marin destiné à être utilisé, à titre expérimental, dans le cadre du projet de construction et d’exploitation des infrastructures de la première phase de la zone industrielle de Vĩnh Thạnh, également appelée zone industrielle VSIP Cần Thơ, rapporte le journal et la chaîne de radio-télévision de Cần Thơ dans un article publié le 16 octobre.
Selon le journal VnExpress, la zone maritime autorisée pour l’exploitation couvre une superficie de plus de 386 hectares, dans le sous-secteur B1.6 (au sein du secteur B1). La profondeur d’exploitation autorisée peut atteindre 8 mètres.
La capacité maximale d’extraction est fixée à plus de 4,8 millions de mètres cubes par an, pour une durée d’exploitation de trois ans.
Avec le sable extrait, la société VSIP Cần Thơ prévoit de réaliser un essai de remblaiement sur une parcelle industrielle d’environ 16 hectares, nécessitant plus de 300 000 mètres cubes de sable, dans la zone industrielle VSIP Cần Thơ, selon les informations du journal et de la chaîne de radio-télévision de Cần Thơ.
Les autorités municipales exigent de l’entreprise qu’elle adopte des méthodes de remblaiement appropriées afin de limiter autant que possible les risques d’augmentation de la salinité et de propagation de l’eau salée vers les zones voisines, ce qui pourrait affecter les activités agricoles et les conditions de vie des habitants.
L’entreprise doit également garantir la durabilité des infrastructures réalisées.
Si la société VSIP Cần Thơ ne parvient pas à utiliser efficacement le sable marin, elle devra restituer son autorisation à l’administration qui l’a délivrée.



Construction de digues périphériques et de canaux de collecte des eaux pour empêcher la salinisation des sols
Selon le journal Tuổi Trẻ, dans ses recommandations relatives à l’utilisation expérimentale du sable marin pour les travaux de remblaiement en zone urbaine intérieure située dans le périmètre d’eau douce de Cần Thơ, le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement souligne la nécessité de déterminer précisément l’emplacement des travaux ainsi que la distance séparant la zone de remblaiement des terres agricoles les plus proches.
Une fois cette distance établie, il convient d’étudier la possibilité de construire des digues périphériques autour de l’ensemble du terrain à remblayer ou d’utiliser des matériaux imperméables pour isoler la zone où le sable marin sera utilisé de son environnement extérieur.
Par ailleurs, les eaux de ruissellement et les eaux d’infiltration provenant des zones remblayées avec du sable marin doivent être collectées au moyen d’un réseau de canaux, puis traitées avant leur rejet à l’extérieur.
Il est formellement interdit de les déverser directement dans les canaux et les cours d’eau d’irrigation des terres agricoles.
Le maître d’ouvrage doit contrôler régulièrement le taux de salinité de l’eau dans les environs du chantier. L’utilisation du sable marin ne sera autorisée que si toutes les mesures nécessaires au contrôle de sa teneur en sel ont été mises en place.
Selon le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, les promoteurs de projets utilisant du sable marin pour le remblaiement sont soumis à l’obligation de réaliser une étude d’impact environnemental et de proposer un programme de suivi et de surveillance de l’environnement.
Ils doivent effectuer des mesures environnementales avant, pendant et après l’utilisation du sable marin, et sélectionner des technologies adaptées pour traiter les eaux salinisées produites par les travaux.
En cas de non-respect des exigences de protection de l’environnement ou de pollution environnementale, les promoteurs s’exposent à des sanctions administratives pour infraction à la réglementation environnementale.


Une proposition concrétisée après plus d’un an
Selon le journal Cần Thơ, le 27 mars 2025, le Comité populaire de la ville avait signé la lettre officielle n° 1375/UBND-XDĐT, adressée au Premier ministre, afin de solliciter l’autorisation d’utiliser à titre expérimental du sable marin comme matériau de remblaiement pour la première phase du projet de zone industrielle de Vĩnh Thạnh.
Les autorités municipales avaient alors indiqué que les besoins en sable de remblaiement à Cần Thơ étaient estimés à environ 70 millions de mètres cubes.
Cette demande s’explique par le nombre important de projets d’infrastructures et de développement en cours, notamment :
• L’autoroute Châu Đốc – Cần Thơ – Sóc Trăng, première phase ;
• L’autoroute Cần Thơ – Cà Mau ;
• Le projet autoroutier Châu Đốc – Cần Thơ – Sóc Trăng ;
• La zone industrielle VSIP Vĩnh Thạnh ;
• La zone industrielle Phú Mỹ.
Le Comité populaire de Cần Thơ avait donc demandé au Premier ministre d’approuver le principe de l’utilisation expérimentale du sable marin comme matériau de remblaiement pour le projet de zone industrielle VSIP Cần Thơ, porté par la société par actions VSIP Cần Thơ.
En juillet 2026, lors d’une réunion consacrée à l’avancement du projet et présidée par Nguyễn Văn Hiếu, secrétaire du Comité municipal du Parti de Cần Thơ, Nguyễn Thế Vũ, directeur général de VSIP Cần Thơ, avait déclaré que « VSIP n’hésite pas à utiliser du sable marin, mais ses clients seront attentifs aux questions environnementales, aux assurances, etc. VSIP a donc besoin de réglementations et de directives précises », rapporte le journal Lao Động.
Au cours de cette même réunion, VSIP avait également proposé aux autorités municipales de conclure un accord officiel autorisant l’entreprise à utiliser des cendres et des résidus issus des centrales thermiques comme matériaux de remblaiement sur une superficie expérimentale de 5 ou 10 hectares.
L’entreprise souhaitait ensuite transmettre aux autorités municipales et aux ministères concernés les résultats du suivi environnemental réalisé pendant une période déterminée, afin de constituer une base pour demander une extension de cette utilisation.


Un projet stratégique dont les autorités espèrent qu’il attirera 3,5 milliards de dollars d’investissements

La zone industrielle VSIP Cần Thơ a obtenu son certificat d’enregistrement d’investissement auprès du Comité populaire municipal le 25 octobre 2022. Le lancement officiel du projet a eu lieu en septembre 2023.
Le projet est porté par un consortium réunissant trois investisseurs :
• La Société générale d’investissement et de développement industriel (Becamex IDC), société par actions ;
• La société à responsabilité limitée de coentreprise du parc industriel Vietnam-Singapour ;
• La société par actions de développement urbain et de zones industrielles Vietnam-Singapour.
Le projet couvre une superficie totale de 900 hectares. Sa première phase porte sur 293,7 hectares, situés dans la commune de Vĩnh Trinh, district de Vĩnh Thạnh.
Le montant total de l’investissement s’élève à 3 717 milliards de dôngs, soit près de 160 millions de dollars américains.
Selon le portail d’information du Comité municipal du Parti de Cần Thơ, la zone industrielle VSIP bénéficie d’un emplacement stratégique, à l’intersection de plusieurs axes autoroutiers majeurs du delta du Mékong.
Avec une superficie totale de 900 hectares, le projet devrait permettre de créer 100 000 emplois et d’attirer 3,5 milliards de dollars d’investissements une fois achevé.
En 2025, le Comité populaire de Cần Thơ s’était fixé pour objectif d’attirer au moins quatre investisseurs secondaires dans la zone industrielle VSIP Cần Thơ, avec un montant initial total d’investissements annoncés d’environ 400 millions de dollars, rapporte l’Agence vietnamienne d’information (VNA).

Les exportations de café ont atteint un niveau record, rapportant 8,5 milliards de dollars


23-10-2026
https://vtv.vn/


À la fin de la campagne agricole 2025-2026, le Vietnam a exporté 1,8 million de tonnes de café, rapportant 8,5 milliards de dollars, un record absolu, malgré une baisse des prix mondiaux.
Les chiffres ont été publiés aujourd’hui, 19 octobre, par l’Association vietnamienne du café et du cacao (VICOFA) lors de la conférence qui a dressé le bilan de la campagne caféière 2025-2026 et défini les orientations et les tâches pour la campagne 2026-2027, qui s’est tenue à Hô Chi Minh-Ville.
Selon VICOFA, par rapport à la campagne agricole 2024-2025, le volume des exportations de café a augmenté de 21 %, mais leur valeur n’a progressé que de 1 %. Cette situation s’explique par la reprise de l’offre mondiale, qui a contraint le marché à s’ajuster. Le prix moyen à l’exportation du café Robusta, principal produit d’exportation du Vietnam, se situe entre 3 500 et 4 000 USD la tonne.



À la fin de la campagne agricole 2025-2026, le Vietnam a exporté 1,8 million de tonnes de café, rapportant 8,5 milliards de dollars, un montant record, malgré une baisse des prix mondiaux.
Sur les 1,8 million de tonnes de café exportées, 1,65 million de tonnes étaient des grains de café vert, pour une valeur de 7 milliards de dollars. Le volume des exportations a augmenté de 21,4 %, mais leur valeur a diminué de 1,5 % par rapport à la campagne précédente.
Au cours de la campagne 2024-2025, le Vietnam a exporté plus de 1,5 million de tonnes de café, générant plus de 8,4 milliards de dollars américains. Le prix moyen à l’exportation a atteint 5 610 dollars américains la tonne, un record sans précédent dans l’histoire de l’industrie caféière vietnamienne.
Selon VICOFA, au cours de cette campagne agricole, quatre entreprises ont exporté plus de 100 000 tonnes de grains de café vert. Parmi elles, Vinh Hiep Co., Ltd. a conservé la première place avec près de 180 000 tonnes, représentant 10 % de la valeur totale des exportations du secteur et générant plus de 836 millions de dollars américains.

VICOFA estime que l’un des points forts de la campagne agricole 2025-2026 est le net passage de l’exportation de grains de café vert à celle de café instantané, de café raffiné et de café mélangé, grâce à une série d’usines de haute technologie.
En conséquence, les exportations de café transformé ont atteint environ 142 600 tonnes, générant 1,5 milliard de dollars de recettes. Par rapport à la campagne précédente, le volume a augmenté d’environ 15 %, tandis que la valeur a progressé de 14 %. Il convient de noter que les entreprises vietnamiennes d’exportation de café sont déterminées à accroître leurs investissements dans la transformation poussée, réduisant ainsi progressivement la part de café vert exportée.

VICOFA estime que l’un des points forts de la campagne agricole 2025-2026 est le passage de l’exportation de grains de café vert à celle de café instantané, de café raffiné et de café mélangé.
Pour l’ensemble de la campagne 2025-2026, le Vietnam devrait produire près de 1,9 million de tonnes de café, soit une augmentation d’environ 10 % par rapport à la campagne 2024-2025. Le café Robusta représentera 90 % de cette production. Selon l’Organisation internationale du café (COC), le Vietnam se classe deuxième au niveau mondial après le Brésil pour la production de café, mais est le premier producteur mondial de Robusta.

La province vietnamienne d’An Giang signale le 12e foyer de peste porcine africaine de l’année dans la commune de Hon Dat


23-10-2026
https://www.efeedlink.com/


La province d’An Giang, au Vietnam, a enregistré un nouveau foyer de peste porcine africaine (PPA) dans le hameau de Chom Sao, commune de Hon Dat. Il s’agit du 12e foyer depuis le début de l’année, a annoncé le Département provincial de l’élevage et de la médecine vétérinaire le 20 octobre. Les autorités locales ont abattu les 11 porcs infectés, d’un poids total de plus de 300 kg.
Du début de l’année au 18 octobre, la province d’An Giang a enregistré 12 foyers de peste porcine africaine (PPA) dans huit communes : Binh An, Thanh Dong, Thanh Loc, Chau Thanh, Dong Hoa, Giong Rieng, Go Quao et Hon Dat. Près de 500 porcs ont été infectés, sont morts ou ont dû être abattus, pour un poids total de plus de 14 tonnes.
Suite à cette dernière détection, les autorités ont désinfecté la zone et inspecté les exploitations porcines situées aux alentours du foyer de l’épidémie afin de détecter et de contenir tout autre cas.
Le ministère a averti que la peste porcine africaine (PPA) pourrait se propager rapidement et a appelé les autorités locales à isoler et à maîtriser les foyers d’infection, ainsi qu’à contrôler strictement le transport et le commerce des porcs et des produits porcins. Il est interdit aux éleveurs de vendre, de transporter ou d’abattre des porcs malades, ou d’éliminer les carcasses dans l’environnement ; ils doivent signaler tout signe de maladie aux autorités.

Les importations de miel vietnamien en Corée du Sud ont fortement augmenté


24-10-2026
https://vi.yna.co.kr/


Les importations de miel en provenance du Vietnam connaissent une forte hausse, au point qu’en août dernier, elles avaient déjà dépassé le total des importations de l’année précédente. Cependant, les méthodes de détection des étiquetages d’origine frauduleux sont encore en cours d’élaboration.
D’après des documents publiés le 22 octobre par Lee Yang-su, membre du Parti du pouvoir populaire (PPP) et de la Commission de l’agriculture, des forêts, de l’élevage, de l’alimentation, de la pêche et des affaires maritimes de l’Assemblée nationale, les importations de miel du Vietnam sont passées de 407,8 tonnes en 2023 à 1 161,2 tonnes en 2024, et à 1 480,5 tonnes l’année dernière. Au cours des huit premiers mois de cette année seulement, 1 856,9 tonnes ont été importées, dépassant ainsi le total des importations de l’année précédente.


Dans ce contexte, des infractions liées à la fraude ou au défaut d’étiquetage correct de l’origine des marchandises sont constamment découvertes.
En 2023, des poursuites pénales ont été engagées contre 152 kg de miel vietnamien et 864 kg d’un mélange de miel vietnamien et local pour étiquetage d’origine frauduleux. Depuis, la fraude à l’étiquetage persiste et, cette année, 4 kg de miel vietnamien portant des étiquettes d’origine frauduleuses et 0,4 kg sans aucune indication d’origine ont également été découverts.
Cependant, actuellement, la vérification de l’origine repose principalement sur l’examen des registres de circulation des importations, des documents de transaction, des factures, des marchandises en stock et des preuves recueillies sur place. Le représentant Lee Yang-su a souligné que lorsque des marchandises nationales et importées sont mélangées ou que des documents de transaction sont falsifiés, cette méthode de vérification peut s’avérer insuffisante pour déterminer la véritable origine du produit.
Pour pallier cette limitation, le développement de méthodes de vérification d’origine basées sur l’analyse génétique et des techniques similaires est encouragé. Si les fraudes à l’importation et à l’étiquetage d’origine continuent d’être détectées, les moyens d’analyser le miel lui-même pour déterminer son origine restent au stade de la recherche.
Conformément à l’accord de libre-échange Corée-Vietnam (ALE), les droits de douane sur le miel vietnamien seront progressivement réduits et devraient atteindre 0 % à partir de 2029.
Le représentant Lee Yang-su a souligné : « Parallèlement au développement de méthodes de test, il est nécessaire de constituer des données normalisées différenciées selon les principaux pays importateurs », ajoutant : « Il est nécessaire de vérifier la fiabilité de la technologie développée et de l’institutionnaliser en méthodes de test officiellement reconnues afin qu’elle puisse être appliquée concrètement dans le cadre des inspections et du traitement des infractions. »

En Asie, la transition énergétique n’est plus une politique climatique


26-10-2026
https://asialyst.com/fr/


Le 28 février 2026, le détroit d’Ormuz s’est fermé. 84% du pétrole brut qui y transitait était destiné à l’Asie. En six semaines, le choc a fait pour la transition énergétique asiatique ce que quinze ans de diplomatie climatique n’avaient pas réussi, et il l’a fait dans les deux sens.


À Manille, le 9 mars 2026, les stations-service affichent des panneaux « plus de carburant. » À Bangkok, le gouvernement plafonne le prix du gazole, demande aux fonctionnaires de travailler depuis chez eux et invite les citoyens à venir au bureau en chemisette pour économiser la climatisation. À Séoul, les acheteurs de brut cherchent en urgence des barils qui ne passent pas par Ormuz. À Tokyo, où 95% du pétrole importé vient du Golfe, le gouvernement prépare la levée temporaire des restrictions pesant sur les centrales à charbon.
Le détroit d’Ormuz a été fermé à la suite des frappes américano-israéliennes contre l’Iran. L’Agence internationale de l’énergie (AIEA) a parlé du plus important choc d’approvisionnement de l’histoire. Selon la Banque mondiale, l’offre mondiale de pétrole a chuté de 10,1 millions de barils par jour au mois de mars. Le Brent a grimpé de plus de 90 % par rapport au début de l’année, le gazole de plus de 75 %, le kérosène de plus de 170 %.
Aux Philippines, qui importent 98 % de leur pétrole du Moyen-Orient, le prix du gaz naturel liquéfié (GNL) a triplé ; l’état d’urgence énergétique national a duré de fin mars à fin juin, et l’institut public de recherche sur le développement a estimé que la crise pouvait faire basculer entre 1,3 et 3,1 millions de Philippins sous le seuil de pauvreté.
L’accord américano-iranien de juin a permis une réouverture progressive. Le blocus naval a été levé le 18 juin, les flux de brut sont revenus près de leurs niveaux d’avant-guerre au début d’octobre, mais l’agence américaine d’information sur l’énergie n’attend pas de normalisation complète de la production moyen-orientale avant début 2027, et une prime de risque persiste.
Pour comprendre ce que cette année fait à l’économie verte asiatique, il faut accepter une idée inconfortable. La décarbonation n’y avance presque jamais pour des raisons climatiques.


Le réflexe charbon
Premier mouvement, immédiat et régressif. Le Japon annonce fin mars la suspension temporaire des contraintes réglementaires sur ses centrales à charbon. La Corée du Sud supprime le plafond qui limitait à 80% le taux de fonctionnement de son parc charbonnier ; ses importations de charbon bondissent de plus de 26 % sur un an en mars et avril. La Thaïlande remet en service deux centrales qu’elle avait fermées l’année précédente. Taïwan redémarre des tranches au charbon. Les Philippines en brûlent davantage.
Aucun de ces gouvernements ne revendique un revirement climatique. Tous invoquent la sécurité d’approvisionnement, et tous présentent la mesure comme temporaire. C’est précisément ce qui inquiète les spécialistes de la région. Une fois qu’une centrale amortie a été relancée, l’économie politique du prix de l’électricité rend sa fermeture très difficile.
Sharon Seah, qui dirige le programme climat de l’ISEAS-Yusof Ishak Institute à Singapour, met en garde contre un verrouillage carbone de long terme lorsqu’un pays revient sur le calendrier de retrait de son parc vieillissant. Sandeep Pai, de l’université Duke, résume la logique sans détour qu’en dernière analyse, la sécurité énergétique l’emporte sur toute autre considération.
Il faut y ajouter un effet de second ordre, rarement commenté. Les grands exportateurs de charbon de la zone (notamment l’Australie et l’Indonésie) ont intérêt, en situation de tension, à garder leur production pour eux plutôt que de la vendre aux voisins.
La Chine, elle, a ordonné dès le début de la crise à ses raffineurs de suspendre leurs exportations de gazole, d’essence et de kérosène. La solidarité énergétique régionale, concept dont l’ASEAN parle depuis vingt ans, n’a pas survécu au premier hiver.


Le pari nucléaire
Deuxième mouvement, plus lent et plus lourd de conséquences. L’Asie, qui débattait du nucléaire depuis Fukushima sans trancher, a tranché.
Le revirement le plus spectaculaire est taïwanais. Le Parti démocrate progressiste (DPP) gouverne depuis 2016 sur une promesse de « patrie sans nucléaire » ; l’île a débranché son dernier réacteur en 2025. Un an plus tard, le président Lai Ching-te annonce le redémarrage de deux tranches à l’arrêt.
Le Japon accélère la remise en service des réacteurs mis à l’arrêt après 2011. La Corée du Sud, qui n’a jamais vraiment quitté l’atome, en fait le pivot de sa stratégie post-Ormuz. Et l’Asie du Sud-Est, qui ne compte à ce jour pas un seul réacteur en fonctionnement, explore sérieusement l’option pour la première fois.
La raison tient en une phrase. Le nucléaire est la seule source pilotable et bas-carbone dont le combustible ne transite pas par un détroit que l’on peut fermer. Elle vaut ce qu’elle vaut. Les délais de construction se comptent en décennies, le financement reste problématique et l’acceptabilité sociale demeure fragile dans des pays sismiques. Mais pour la première fois depuis 2011, le nucléaire asiatique a un argument que l’opinion entend.


Le pays qui n’a presque rien senti

Et puis il y a la Chine, dont la position dans cette crise mérite un paragraphe à elle seule, car elle valide a posteriori quinze ans de politique industrielle. Pékin a traversé le choc d’Ormuz presque sans dommage. Son système électrique repose sur le charbon, le nucléaire et les renouvelables, non sur le pétrole et le GNL ; ses réserves stratégiques sont estimées à environ cent vingt jours d’importations. Pendant que ses voisins rationnaient, la Chine a continué à fonctionner.
Les chiffres de son parc électrique disent pourquoi. En février 2026, la capacité installée non-fossile a dépassé pour la première fois la capacité fossile, à environ 52% du total. Le pays a installé 277 gigawatts de solaire en 2024, puis 315 en 2025. Davantage, chaque année, que le reste du monde réuni. À la mi-2026, l’éolien et le solaire cumulés approchaient les 2 000 gigawatts, auxquels s’ajoutent 454 gigawatts d’hydroélectricité. Le quinzième plan quinquennal fixe la cible de 3 500 gigawatts de renouvelables en 2030, dont 2 800 d’éolien et de solaire. Les véhicules électriques et hybrides rechargeables représentaient 58,5 % des ventes automobiles domestiques en juin.
Mais il faut se garder du récit héroïque, car les données de 2026 racontent aussi autre chose. Après une première baisse annuelle des émissions de CO2 en 2025, un événement historique en soit, celles-ci sont reparties de 2% au premier trimestre 2026. La cause n’est pas un ralentissement des installations, c’est le gaspillage. Le taux d’écrêtement a atteint 9,2% pour le solaire et 8,5% pour l’éolien, faute d’un réseau et de mécanismes de marché capables d’absorber cette production.
Dans le même temps, la mise en service de capacités thermiques neuves battait un record sur les cinq premiers mois de l’année, en hausse de 84%. La Chine construit simultanément le plus grand parc renouvelable du monde et un système de soutien au charbon qui l’empêche de fonctionner à plein. Les émissions restent sous le pic de mars 2024, mais la trajectoire n’est pas linéaire et elle dépend désormais moins des panneaux que des lignes à haute tension.


L’Inde, ou le piège de la capacité
Le cas indien illustre un malentendu courant. En mai 2026, la capacité renouvelable installée du pays (hors grande hydraulique) a dépassé pour la première fois celle du charbon, soit 230,8 gigawatts contre 230,1. New Delhi a atteint cinq ans à l’avance son objectif de 50% de capacité non fossile. Au 30 juin, le total renouvelable atteignait 288,6 gigawatts, dont 162 de solaire, après un premier semestre record, environ 26 gigawatts de solaire installés en six mois, en hausse de plus de 40 %. L’objectif de 500 gigawatts non fossiles en 2030 est devenu, de l’avis général, une question de calendrier plutôt que de faisabilité.
Et pourtant le charbon fournit toujours près de 70% de l’électricité indienne. L’explication est arithmétique. Un parc solaire tourne en moyenne à 20 % de sa puissance nominale, une centrale à charbon indienne à plus de 60%.
La capacité n’est pas la production. Tant que l’Inde n’aura pas massivement déployé le stockage et le réseau qui permettent de déplacer l’électron solaire de midi vers le pic de dix-neuf heures, les gigawatts installés resteront une statistique flatteuse plutôt qu’une courbe d’émissions qui s’infléchit. C’est aussi, du reste, là que l’argent se déplace. Le stockage, les projets hybrides et les lignes de transport sont devenus les segments les plus recherchés du marché indien.


L’usine du monde vert
Reste la dimension qui transforme l’économie verte asiatique en question géopolitique, et non plus seulement énergétique. La Chine fabrique la transition mondiale. Elle représente environ 80 à 85% de la capacité de production de panneaux solaires, 80% des cellules et systèmes de batteries, 70% de l’éolien et des véhicules électriques, près de 60% des électrolyseurs à hydrogène.
Ses exportations de technologies bas-carbone ont progressé de 51% sur un an en juillet 2026, celles de véhicules électriques de 90%. En mars, au plus fort de la crise pétrolière, elle a exporté un record de 68 gigawatts de panneaux en un seul mois, et une cinquantaine de pays ont battu leur record d’importation.
L’analyse est devenue banale dans les milieux énergétiques. Le choc d’Ormuz, loin de freiner le déploiement des renouvelables, l’a accéléré partout où le réseau était fragile et le carburant devenu inabordable.
Mais cette dominance a cessé d’être seulement commerciale. Depuis avril 2025, Pékin utilise les terres rares comme instrument de politique étrangère, en réponse aux restrictions américaines sur les semi-conducteurs. Le pays assure environ 90% de la séparation mondiale des oxydes de terres rares et plus de 90% de la fabrication des aimants permanents (ceux des moteurs de véhicules électriques et des éoliennes offshore).
L’AIEA a estimé en juillet 2026 que la pleine application de ces contrôles exposerait quelque 6 500 milliards de dollars de production en aval hors de Chine. Les contrôles les plus durs ont été suspendus jusqu’au 10 janvier 2027 à l’issue du sommet Trump-Xi de Washington, mais rien n’a été démantelé. Les restrictions d’avril 2025 restent en vigueur, et les exportations de terres rares soumises à licence vers le Japon étaient nulles trois mois d’affilée à l’été. Mi-octobre, Pékin mettait en consultation un catalogue ajoutant quarante technologies à contrôler, dont des procédés de fabrication solaire.
Le paradoxe est brutal et il structurera la décennie. L’Asie sort d’un détroit pour entrer dans une usine. Elle réduit sa dépendance à un passage stratégique maritime contrôlé par des tiers en augmentant sa dépendance à des chaînes industrielles contrôlées par son voisin le plus puissant. Le Japon, la Corée et l’Inde le savent, et c’est la raison pour laquelle leurs plans « verts » comportent désormais un volet industriel autant qu’un volet climatique. New Delhi a porté sa capacité de fabrication de modules solaires à plus de 170 gigawatts, non par vertu écologique mais par refus de substituer une dépendance à une autre.


La force et la faiblesse d’une transition sans morale

Il faut en tirer la conclusion qui s’impose, même si elle déplaît aux deux camps du débat climatique. L’économie verte asiatique n’est pas un projet moral. C’est une politique industrielle doublée d’une politique de sécurité. Cela lui donne une robustesse que les transitions occidentales n’ont pas.
Elle ne dépend ni d’une majorité parlementaire convaincue du réchauffement, ni de la popularité d’un mouvement écologiste. Un panneau solaire chinois posé au Pakistan ou aux Philippines l’est parce qu’il revient moins cher que le diesel, et il le reste quel que soit le gouvernement.
Mais la même indifférence joue dans l’autre sens. Une politique énergétique qui ne répond qu’à la sécurité et au prix construit du charbon dès lors que le charbon est sûr et bon marché, et c’est exactement ce qui s’est produit entre mars et juin de cette année. Elle n’a aucune raison structurelle de fermer une centrale amortie, ni d’investir dans un réseau qui ne rapporte rien à celui qui le finance, ni de renoncer à un fournisseur dominant tant qu’il livre.
Le vrai test des dix-huit prochains mois n’est donc ni le sommet d’Antalya de 2026 sur les changements climatiques (COP 31) en novembre ni les objectifs de 2030. Maintenant que le pétrole recommence à circuler, les gouvernements asiatiques débrancheront-ils les centrales qu’ils ont rallumées en urgence et construiront-ils les lignes et les batteries qui transformeraient leurs gigawatts installés en électricité réellement consommée ?
La réponse à cette question pèsera davantage sur le climat mondial que tout ce qui se dira dans un centre de conférences méditerranéen.


Par Andrew Bernard

Le Forum vietnamien sur le développement durable 2026 s’ouvre


26-10-2026
https://en.nhandan.vn/


Le Forum vietnamien sur le développement durable 2026 s’est ouvert le 23 octobre à Da Nang sur le thème « Planification stratégique locale : développement – conservation – adaptation – connectivité ». Ce forum vise à examiner des solutions pour renouveler les approches de planification, organiser l’espace de développement et renforcer la connectivité régionale dans cette nouvelle ère.
Ce forum est organisé conjointement par l’Académie nationale de politique Ho Chi Minh, la Commission centrale des politiques et des stratégies et le Comité populaire de la ville de Da Nang, avec la participation de décideurs politiques, d’experts, de scientifiques, de représentants des collectivités locales et d’entreprises nationales et internationales.
Dans son discours d’ouverture, le professeur agrégé et docteur Nguyen Manh Hung, directeur adjoint de l’Académie nationale de politique Ho Chi Minh, a souligné que le Vietnam entre dans une nouvelle phase de développement, exigeant de plus en plus de la part du leadership, de la gouvernance et des capacités de mise en œuvre.
La planification joue un rôle important dans la traduction des politiques de développement en organisation spatiale et en allocation des ressources, en harmonisant les intérêts locaux avec les intérêts nationaux et en liant la croissance économique au progrès social et à la protection de l’environnement.
Selon le professeur agrégé Dr Nguyen Manh Hung, la réorganisation des unités administratives et le fonctionnement du modèle de gouvernement local à deux niveaux ouvrent de nouvelles perspectives de développement, tout en obligeant les collectivités locales à renouveler leurs approches de planification et à renforcer la coopération au-delà des frontières administratives.
Le thème du forum définit quatre exigences fondamentales : un développement lié à l’amélioration de la qualité de vie ; la conservation du patrimoine, de la nature et de l’identité ; une adaptation proactive au changement climatique ; et une connectivité renforcée aux niveaux régional, national et international.
Le professeur agrégé Nguyen Manh Hung a affirmé que ce forum offre l’opportunité de réunir décideurs politiques, scientifiques, représentants des collectivités locales et entreprises afin d’identifier conjointement les problèmes concrets et de proposer des solutions adaptées. Les discussions devraient contribuer à l’amélioration des politiques et renforcer la gouvernance ainsi que la qualité de la planification à tous les niveaux.
S’exprimant lors du forum, Le Quang Nam, vice-président du Comité populaire de la ville de Da Nang, a déclaré qu’à la suite de la réorganisation des unités administratives et de la mise en œuvre du modèle de gouvernement local à deux niveaux, les localités étaient confrontées à la nécessité de réorganiser l’espace de développement, de revoir la connectivité et de renforcer les capacités de coordination.
La planification détermine non seulement l’agencement des zones urbaines, de la production et des infrastructures, mais sert également d’outil pour fixer les priorités, allouer les ressources, protéger les valeurs naturelles et culturelles et élargir les possibilités de développement pour les populations locales.
Le Quang Nam a rapporté que le 21 octobre 2026, le Premier ministre a publié la décision n° 2016/QD-TTg approuvant le plan directeur de la ville de Da Nang jusqu’en 2050, avec une vision jusqu’en 2075.
Ce plan vise à faire de Da Nang une ville côtière écologique, moderne et intelligente, dotée d’une forte identité, sûre et agréable à vivre, en s’appuyant sur un modèle de croissance verte et en s’adaptant au changement climatique. Il constitue un socle essentiel permettant à la ville de concrétiser sa vision de développement en programmes et projets prioritaires, assortis de mécanismes de mise en œuvre appropriés.
Da Nang espère recevoir des commentaires et des critiques constructives, fondés sur des données scientifiques et pertinents sur le plan pratique, de la part d’experts, de scientifiques, d’entreprises, de représentants locaux et de partenaires internationaux, afin de mieux comprendre les opportunités et les défis et d’identifier des solutions de développement appropriées.
Le Dr Nguyen Duc Hien, chef adjoint de la Commission centrale des politiques et des stratégies, a déclaré que le développement rapide et durable avait toujours été un principe directeur et une politique sous-jacente aux politiques et stratégies de développement du Vietnam.
Pour concrétiser cet objectif, la résolution n° 19-NQ/TW du 28 juillet 2026 énonce la nécessité de réorganiser l’espace de développement national de manière multidimensionnelle et multipolaire, en passant d’une gestion basée sur les frontières administratives à un développement basé sur les fonctions, les avantages régionaux et les liens sectoriels.
Par ailleurs, la résolution n° 27-NQ/TW du 28 août 2026 du Politburo souligne la nécessité de restructurer l’espace de développement régional et de promouvoir le rôle moteur des pôles de croissance. Dans le même temps, la résolution n° 06-NQ/TW du Politburo du 24 janvier 2022 appelle à une approche renouvelée de l’aménagement urbain, fondée sur une vision à long terme, plaçant les citoyens au centre et la culture comme fondement.
Ces éléments constituent une base théorique et pratique importante permettant aux collectivités locales de mettre en œuvre une planification spatiale du développement coordonnée et moderne dans cette nouvelle période.
Le Dr Nguyen Duc Hien a affirmé que la session thématique qui s’est tenue ce jour-là était d’une grande importance pour le Vietnam dans la mise en œuvre de ses politiques et orientations en matière de planification spatiale du développement national, régional et local, ainsi que de construction, de gestion et d’aménagement urbains.
Lors de la séance plénière, les intervenants ont abordé un éventail de questions importantes, notamment « Défis et approches intégrées de la planification stratégique : perspectives issues de la pratique internationale » ; « Défis liés au remodelage urbain et au développement économique dans un contexte de fusions de collectivités locales » ; « Gestion efficace de la planification spatiale » ; et « Défis liés à la planification et à la mise en œuvre : s’adapter au changement, innover en matière de gouvernance et promouvoir la coopération », entre autres sujets.
Le forum se déroule sur deux jours, les 23 et 24 octobre, la session du Forum de haut niveau sur les politiques publiques étant prévue le matin du 24 octobre.

Séminaire : unir les efforts pour atténuer les souffrances des victimes de l’agent orange au Vietnam


26-10-2026
https://en.baoquocte.vn/
Le 21 octobre, un séminaire intitulé « 65 ans de catastrophe de l’agent orange au Vietnam » s’est tenu à Hanoï. La rencontre a porté sur la reconnaissance des conséquences durables de l’agent orange et de la dioxine, le partage des responsabilités ainsi que la promotion de solutions concrètes pour soutenir les victimes et lutter contre la pollution environnementale.
Le programme était présidé par l’Union des organisations d’amitié du Vietnam (VUFO), en collaboration avec l’Association vietnamienne des victimes de l’agent orange et de la dioxine (VAVA), le Centre national d’action pour le traitement des conséquences des produits chimiques et de l’environnement (NACCET), le Bureau permanent du Comité directeur national chargé du règlement des conséquences des munitions non explosées et des produits chimiques toxiques laissés par la guerre au Vietnam (Bureau 701), ainsi que l’Association d’amitié Vietnam-États-Unis.


Les conséquences de l’agent orange continuent de peser sur des générations de Vietnamiens

Dans son discours d’ouverture, le vice-président de l’Union des organisations d’amitié du Vietnam, Dong Huy Cuong, a souligné que, même si la guerre s’était achevée depuis plus d’un demi-siècle, les conséquences de l’agent orange et de la dioxine continuaient de marquer profondément la vie de nombreuses familles et communautés.
Le Vietnam considère le règlement des conséquences de la guerre chimique comme une mission urgente et de longue haleine, étroitement liée aux soins de santé, à la protection sociale, à l’accompagnement des victimes dans leur réadaptation et à leur réintégration dans la société.
Un représentant de l’Union des organisations d’amitié du Vietnam a indiqué qu’en complément des politiques de soutien aux victimes et des efforts déployés pour traiter les zones contaminées, le pays devait continuer à mobiliser les organisations, les entreprises et les partenaires internationaux afin de faire face aux conséquences persistantes de la guerre.
Le vice-président Dong Huy Cuong a également exprimé sa reconnaissance pour le soutien du gouvernement et du peuple américains, ainsi que pour les contributions des organisations internationales, des ONG et des bienfaiteurs dans la lutte contre la pollution à la dioxine, l’aide aux personnes handicapées et le déminage des munitions non explosées.
Dans son intervention principale, l’ambassadeur Bùi Thế Giang, vice-président de l’Association d’amitié Vietnam-États-Unis, a rappelé que le Vietnam restait confronté à trois conséquences particulièrement graves de la guerre :

  1. Les munitions non explosées, qui continuent de menacer les vies humaines et les moyens de subsistance des populations.
  2. Près d’un demi-million de dépouilles de soldats morts au combat qui restent à retrouver, identifier et rapatrier.
  3. Les effets persistants de l’agent orange et de la dioxine sur les êtres humains et l’environnement.
    Selon lui, le règlement de ces problèmes nécessite un engagement à long terme ainsi que des ressources financières, technologiques et humaines à la hauteur des besoins. Les résultats doivent être concrets, mesurables et durables.
    À partir de ce constat, l’ambassadeur Bùi Thế Giang a défini trois priorités pour la coopération internationale dans le domaine du règlement des conséquences de la guerre.


    Première priorité : renforcer la recherche et le transfert de connaissances et de technologies.
    Il s’agit de développer les échanges de connaissances, la formation et le transfert de technologies afin de renforcer les capacités du Vietnam et de lui permettre de devenir progressivement autonome dans le traitement de ces problèmes à long terme.


    Deuxième priorité : améliorer les conditions de vie et l’accompagnement des victimes.
    Cela passe par le développement des soins médicaux, de la réadaptation, de l’aide à l’éducation, de la formation professionnelle et de la création de moyens de subsistance durables pour les victimes de l’agent orange.
    Une attention particulière doit être accordée aux personnes souffrant de handicaps graves et aux familles vivant dans des situations particulièrement difficiles.


    Troisième priorité : mobiliser les ressources internationales pour dépolluer les sites contaminés.
    Les financements, les technologies et l’expertise internationale doivent être mobilisés afin de traiter complètement les principaux foyers de contamination à la dioxine, de restaurer l’environnement et de réduire les conséquences négatives sur la vie des populations et le développement socio-économique.


    Environ 4,8 millions de personnes exposées aux produits chimiques

    Présentant un bilan des conséquences de l’agent orange et de la dioxine, le colonel et docteur Nguyễn Quốc Hùng, assistant chargé des affaires étrangères au Centre national d’action pour le traitement des conséquences des produits chimiques et de l’environnement (NACCET), a indiqué qu’environ 80 millions de litres de produits chimiques avaient été pulvérisés au Vietnam entre 1961 et 1971.
    Ces épandages auraient entraîné l’exposition d’environ 4,8 millions de personnes et fait plus de 3 millions de victimes de l’agent orange.
    Conformément aux orientations du Parti et de l’État, le Vietnam a mis en œuvre de nombreux programmes destinés à lutter contre la pollution, restaurer l’environnement et soutenir les victimes.
    Selon le colonel Nguyễn Quốc Hùng, les opérations de décontamination des sols pollués sur les sites des aéroports de Đà Nẵng et d’A So sont achevées.
    Le Vietnam continue toutefois de concentrer ses ressources sur les opérations de dépollution de l’aéroport de Biên Hòa.
    Parallèlement, des programmes de soins médicaux, de réadaptation et de soutien aux moyens de subsistance sont mis en œuvre au bénéfice de plus de 40 000 personnes handicapées.
    Les familles de victimes confrontées à des difficultés particulières bénéficient également d’aides au logement.


    Le témoignage bouleversant d’une victime de deuxième génération

    Mme Vương Thị Quyên, victime de l’agent orange de deuxième génération, témoigne des conséquences durables de ce produit chimique sur plusieurs générations. (Photo : Trung Anh)
    Lors de la séance de discussion, Mme Vương Thị Quyên, victime de deuxième génération de l’agent orange et de la dioxine, actuellement employée au Centre de protection sociale de l’Association vietnamienne des victimes de l’agent orange et de la dioxine, a partagé son histoire personnelle et évoqué les conséquences de la guerre qui continuent de se transmettre d’une génération à l’autre.
    Née en 1989 dans la province de Quảng Trị, elle souffre de malformations congénitales, notamment d’une cyphose et d’une scoliose, identifiées comme des conséquences de l’exposition de son père à l’agent orange lorsqu’il combattait sur le front du Sud-Est du Vietnam.
    Malgré les difficultés liées à son état de santé, Mme Vương Thị Quyên souhaite faire connaître son histoire ainsi que celles des victimes qui n’ont pas encore eu la possibilité de faire entendre leur voix auprès de la communauté internationale.
    S’adressant à la jeunesse du monde entier, elle appelle à promouvoir le sens des responsabilités, la créativité et le rôle de la diplomatie populaire dans le soutien aux victimes de l’agent orange.
    Elle souligne notamment l’importance des actions dans les domaines des soins médicaux, du traitement de la pollution environnementale et de la création de moyens de subsistance durables.
    Insistant sur la responsabilité collective face aux conséquences de la guerre, Mme Vương Thị Quyên a affirmé :
    « La justice pour les victimes vietnamiennes de l’agent orange est un témoignage de la dignité humaine. Elle affirme qu’aucune guerre n’a le droit de priver les générations futures de leur avenir ! »


    Un appel à transformer la solidarité en actions concrètes

    Le lieutenant-général Nguyễn Hữu Chính, président de l’Association vietnamienne des victimes de l’agent orange et de la dioxine, prononce le discours de clôture et présente l’appel au soutien des victimes. (Photo : Trung Anh)
    Dans son discours de clôture, le lieutenant-général Nguyễn Hữu Chính, président de l’Association vietnamienne des victimes de l’agent orange et de la dioxine, a appelé à transformer la compassion et la solidarité en programmes de coopération concrets.
    Il a notamment insisté sur la nécessité de mobiliser des ressources durables afin d’améliorer la prise en charge des victimes et de poursuivre les opérations de dépollution des zones contaminées par la dioxine.
    Le lieutenant-général Nguyễn Hữu Chính a également annoncé le lancement d’un appel au soutien des victimes de l’agent orange.
    Cet appel s’adresse aux citoyens vietnamiens vivant dans le pays, aux Vietnamiens établis à l’étranger ainsi qu’aux amis internationaux. Son objectif est de les inciter à unir leurs efforts pour améliorer les conditions de vie des victimes et contribuer au règlement des conséquences persistantes de la guerre.


    Une exposition photographique sur les conséquences de l’agent orange

    Dans le cadre du séminaire, une exposition photographique consacrée à la catastrophe de l’agent orange au Vietnam a particulièrement retenu l’attention des participants.
    Les images présentées témoignent des conséquences persistantes de l’agent orange et de la dioxine sur les êtres humains et leur environnement.
    Cette exposition vise également à sensibiliser davantage le public à la responsabilité collective de la société dans le soutien aux victimes et dans la lutte contre les séquelles de cette catastrophe chimique.

Vietnam Express – Actualités d’après Gavroche


Du 15 au 31-10-2026

https://www.gavroche-thailande.com/category/asie/vietnam




Politique, diplomatie




Phu Quoc sous pression avant le sommet de l’APEC 2027

Le Vietnam accélère les préparatifs du sommet de l’APEC 2027, qui réunira les dirigeants des principales économies de la région Asie-Pacifique sur l’île de Phu Quoc. Le président de l’Assemblée nationale, Tran Thanh Man, a fixé une échéance impérative au 30 juin 2027 pour achever les 21 projets d’infrastructures prévus. Routes, équipements d’accueil, aéroport et centre de conférences sont concernés. Les autorités assurent avoir déjà débloqué près de 70 % des crédits publics programmés pour 2026, mais les délais restent serrés.


Le Vietnam veut renforcer sa coopération avec l’ONU
Le Premier ministre Le Minh Hung a reçu, le 23 octobre à Hanoï, Pauline Tamesis, coordinatrice résidente des Nations unies. Au-delà des déclarations diplomatiques, le gouvernement vietnamien souhaite bénéficier de l’expertise internationale dans l’intelligence artificielle, la transition énergétique et les technologies stratégiques. Le pays entend également jouer un rôle plus actif dans les opérations de maintien de la paix et les initiatives multilatérales.


Commerce et environnement au cœur du dialogue Vietnam-UE

À Bruxelles, les discussions ont porté sur la mise en œuvre de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Vietnam, les investissements, les technologies et la transition écologique. La question de la pêche illégale reste un dossier sensible : Hanoï souhaite obtenir la levée du « carton jaune » européen, un avertissement qui pèse sur ses exportations de produits de la mer. Pour les entreprises françaises et européennes, l’enjeu est aussi de faciliter les échanges avec une économie industrielle en pleine expansion.


Hanoï appelle ses chercheurs expatriés à contribuer au développement national

À l’occasion de son déplacement européen, Tô Lâm a encouragé les scientifiques et ingénieurs vietnamiens établis à l’étranger à participer aux projets technologiques du pays. Intelligence artificielle, semi-conducteurs, biotechnologies et énergies renouvelables figurent parmi les secteurs prioritaires. Hanoï veut accélérer les transferts de compétences et attirer les talents nécessaires à son ambition de devenir une économie à revenu élevé d’ici 2045.


Les régions montagneuses réclament davantage d’investissements

À l’Assemblée nationale, plusieurs députés ont appelé à mieux soutenir les territoires montagneux et frontaliers. Parmi les pistes avancées : améliorer les infrastructures, mieux rémunérer la protection des forêts et faciliter l’accès des produits agricoles aux marchés. La province septentrionale de Cao Bang souhaite notamment attirer davantage d’investissements autour de sa frontière avec la Chine.


Vietnam et Cambodge renforcent la surveillance de leur frontière
Les gardes-frontières de Lam Dong et la gendarmerie cambodgienne de Mondolkiri ont convenu d’intensifier leurs échanges de renseignements et leur coopération contre le trafic de drogue, l’immigration clandestine, la traite des êtres humains et la contrebande. Les deux parties veulent également faciliter les échanges légaux de personnes et de marchandises de part et d’autre de la frontière.


Hanoï défend Cuba à l’ONU

Le Vietnam a une nouvelle fois demandé à l’Assemblée générale des Nations unies la levée complète et immédiate de l’embargo américain contre Cuba. La délégation vietnamienne a estimé que les différends devaient être réglés par le dialogue et a dénoncé les conséquences des restrictions sur les conditions de vie de la population cubaine.

Économie


Près de 30 millions de dollars d’investissements entre le Laos et le Vietnam

Deux groupes, le laotien Supchaleun et le vietnamien Viet Nga, ont signé le 23 octobre à Vientiane un protocole d’accord portant sur près de 30 millions de dollars. Les projets annoncés comprennent une tour immobilière estimée à 21,2 millions de dollars et une exploitation agricole intelligente de 94 hectares, évaluée à 8 millions. L’accord illustre la volonté des deux pays de développer leurs investissements croisés, notamment dans l’immobilier et l’agriculture.


Le Vietnam envisage une TVA à 0 % pour attirer les entreprises numériques

La Chambre de commerce et d’industrie du Vietnam propose d’appliquer une TVA à taux zéro à certains services numériques fournis à des clients étrangers, notamment dans les centres de données, le cloud et l’intelligence artificielle. L’organisation patronale estime que la fiscalité actuelle peut pénaliser les prestataires vietnamiens face à leurs concurrents internationaux. Il s’agit toutefois d’une proposition, et non d’une mesure déjà adoptée.


Le Vietnam cherche de nouveaux débouchés au Moyen-Orient

Entré en vigueur le 3 février 2026, l’accord de partenariat économique global entre le Vietnam et les Émirats arabes unis ouvre de nouvelles perspectives aux exportateurs vietnamiens. Lors d’un séminaire organisé le 23 octobre à Hô Chi Minh-Ville, les entreprises ont été invitées à mieux exploiter les préférences douanières prévues par cet accord. Agriculture, textile et ameublement figurent parmi les secteurs susceptibles d’en bénéficier. Le respect des règles d’origine et des normes sanitaires reste toutefois indispensable.


Une réforme fiscale pour lutter contre la spéculation foncière

Les autorités vietnamiennes étudient plusieurs modifications fiscales, dont une taxe de 0,2 % sur certains terrains laissés vacants ou insuffisamment exploités. L’objectif affiché est de décourager la rétention foncière et la spéculation immobilière. Le projet comprend également des avantages fiscaux pour certains établissements éducatifs et services liés à la santé. Ces propositions font encore débat, notamment en raison de leurs conséquences budgétaires et de leurs effets sur les contribuables.


Forte baisse du prix de l’essence

Le gouvernement a ramené à 0 % la taxe spéciale sur l’essence du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027 afin de limiter les coûts énergétiques. Conséquence immédiate : l’E5 RON92 a baissé de 1 804 VND par litre, à un maximum de 24 223 VND, tandis que l’E10 RON95-III a reculé de 1 575 VND, à 24 159 VND.


L’électricité baisse de 2 %

Autre bonne nouvelle pour les consommateurs : EVN a réduit de 2 % le tarif moyen de l’électricité au 1er novembre, à 2 159,90 VND le kWh hors TVA. Il s’agit de la première baisse du tarif moyen depuis vingt ans, hors mesures exceptionnelles adoptées pendant la pandémie de Covid-19.


Le Vietnam lorgne le marché halal

Le Vietnam veut mieux profiter de l’essor mondial du marché halal, qui pourrait dépasser 4 100 milliards de dollars en 2030. Le pays part toutefois de loin : seulement 0,2 % environ de ses entreprises disposeraient actuellement d’une certification halal active. Les coûts de certification, la multiplicité des normes et les contraintes logistiques restent les principaux obstacles.


Hanoï et Minsk veulent développer leurs échanges

Les ministres vietnamien et biélorusse des Affaires étrangères, Lê Hoài Trung et Maxim Ryzhenkov, ont affiché leur volonté de renforcer le partenariat stratégique entre les deux pays. Commerce, investissements, défense, enseignement, sciences et tourisme figurent parmi les secteurs privilégiés, dans un contexte de rapprochement politique engagé ces dernières années.


Cao Bang mise sur son commerce avec la Chine

La province frontalière de Cao Bang organisera le 9 novembre un séminaire réunissant quelque 500 représentants vietnamiens et étrangers, notamment chinois. Objectif : développer les échanges transfrontaliers, la logistique, le commerce électronique et le tourisme autour notamment des chutes de Ban Gioc-Detian et du géoparc UNESCO de Cao Bang.

Société




Permis de travail : de nouvelles exemptions pour les étrangers

Le Vietnam a adopté le 20 octobre un nouveau décret concernant l’emploi des ressortissants étrangers, dont l’entrée en vigueur est prévue le 5 décembre 2026. Dix-huit catégories de travailleurs peuvent bénéficier d’une exemption de permis de travail, sous certaines conditions. Parmi elles figurent les investisseurs apportant au moins trois milliards de dôngs, certains dirigeants d’entreprise, les conjoints de citoyens vietnamiens résidant dans le pays et des spécialistes de secteurs technologiques prioritaires. Une évolution à suivre pour les Français installés au Vietnam ou envisageant d’y travailler : exemption de permis ne signifie pas nécessairement dispense de formalités administratives.


Hô-Chi-Minh-Ville veut sauver ses métiers traditionnels

Face au vieillissement des artisans et aux difficultés de recrutement, Hô-Chi-Minh-Ville prépare un programme de soutien à ses villages de métiers traditionnels pour la période 2026-2030. Près de 12 000 établissements et plus de 36 000 travailleurs seraient concernés. Formation, modernisation des ateliers et promotion touristique doivent permettre de préserver ces savoir-faire. La municipalité envisage notamment sept circuits associant artisanat et écotourisme.


Métro de Hanoï : 22 futures stations soumises à consultation

Les habitants de Hanoï sont invités à examiner les projets d’aménagement de 22 stations prioritaires réparties sur cinq nouvelles lignes de métro. Cette consultation concerne notamment l’emplacement des accès, les emprises foncières et l’intégration des stations dans les quartiers. Le programme s’inscrit dans une vaste ambition de développement des transports ferroviaires urbains, avec environ 253 kilomètres de lignes envisagés à l’horizon 2030. Sa réalisation constituera un défi financier et technique majeur.


Le Vietnam prépare un nouveau tour de vis contre le tabac

Le gouvernement vietnamien a présenté une réforme destinée à renforcer la lutte contre le tabagisme. Le texte prévoit notamment de nouvelles restrictions sur la commercialisation du tabac et la vente en ligne. Les parlementaires examinent également la possibilité d’imposer des avertissements sanitaires couvrant au moins 85 % des principales faces des paquets. Selon les chiffres présentés aux députés, le Vietnam compte environ 15,8 millions de fumeurs adultes et plus de 100 000 décès annuels liés au tabac, y compris au tabagisme passif. Si elle est adoptée, l’essentiel de la réforme pourrait entrer en vigueur en juillet 2027.


L’axe Hô Chi Minh approche d’une étape décisive

La route Hô Chi Minh, l’un des grands axes nord-sud du Vietnam, entre dans la dernière ligne droite de sa première grande phase d’aménagement. Les autorités ont déjà achevé 2 499 kilomètres sur 2 656,5. Elles prévoient de terminer les 13 derniers kilomètres au premier trimestre 2027. Le chantier se poursuivra ensuite : le gouvernement prévoit d’élargir plusieurs tronçons et de transformer progressivement certaines portions en voies rapides, conformément au plan national des transports.


Le japonais arrive dans les collèges de Hoi An

Deux collèges de Hoi An vont proposer le japonais comme seconde langue étrangère, dans le cadre d’un programme soutenu par l’Association d’amitié Vietnam-Japon de Da Nang et le consulat général du Japon. Une extension aux lycées est envisagée ultérieurement, en fonction du nombre d’élèves intéressés.


Les dossiers de santé bientôt dans VNeID

Le Vietnam veut intégrer les dossiers de santé électroniques de l’ensemble de la population dans l’application nationale VNeID avant le 30 juin 2027. Les hôpitaux doivent parallèlement accélérer le partage des résultats d’analyses et d’imagerie afin d’éviter la répétition inutile d’examens déjà effectués.


Hanoï paiera pour encourager les deuxièmes naissances

À partir de 2027, Hanoï versera 4 millions de VND aux femmes ayant eu deux enfants avant l’âge de 35 ans. La capitale cherche ainsi à enrayer la baisse de sa fécondité, tombée à 1,87 enfant par femme en 2025, bien en dessous du seuil de renouvellement des générations.


Un train direct envisagé vers le futur aéroport de Gia Binh

Le gouvernement étudie une liaison ferroviaire directe entre le centre de Hanoï et le futur aéroport international de Gia Binh, destiné notamment à soulager Noi Bai. À l’horizon 2030, le nouvel aéroport doit pouvoir accueillir 30 millions de passagers et 1,6 million de tonnes de fret par an. Aucun tracé ferroviaire définitif n’a encore été retenu.

Tourisme, culture




Un gouffre de 120 mètres exploré dans le centre du Vietnam

Une expédition internationale a exploré une cavité naturelle d’environ 120 mètres de profondeur dans le parc national de Phong Nha-Ke Bang, célèbre pour ses paysages karstiques et ses grottes spectaculaires. Repéré grâce à des images satellitaires puis localisé par drone, le site abriterait une végétation préservée et plusieurs traces de présence animale. Cette exploration pourrait enrichir les connaissances scientifiques sur l’un des grands ensembles souterrains d’Asie.


Plus de 20 000 visiteurs au festival du temple Thay Thim

Le festival du temple Thay Thim, organisé du 23 au 25 octobre dans la province de Lam Dong, aurait attiré plus de 20 000 fidèles et visiteurs. Cette célébration traditionnelle rend hommage à un couple légendaire réputé pour sa générosité et son aide aux plus démunis. Cérémonies religieuses, spectacles populaires et activités culturelles ont rythmé ces trois journées. Le festival est inscrit depuis 2022 au patrimoine culturel immatériel national vietnamien.


À Hué, la calligraphie retrouve les honneurs

La cité impériale de Hué accueille, du 22 au 26 octobre, un festival consacré à la calligraphie vietnamienne. Plus d’une centaine de stands réunissent artistes, artisans et chercheurs autour des écritures traditionnelles, notamment les caractères Hán-Nôm, hérités de l’histoire littéraire et administrative du pays. Expositions, démonstrations et initiatives caritatives cherchent à faire découvrir cet art aux nouvelles générations.


Lai Chau veut attirer les voyageurs loin des circuits classiques

Dans les montagnes du nord-ouest vietnamien, la province de Lai Chau développe le tourisme communautaire et les séjours d’aventure. Les autorités mettent en avant les paysages montagneux et les traditions des communautés ethniques locales. Selon les chiffres provinciaux, plus de 1,9 million de visiteurs auraient été accueillis entre janvier et septembre 2026, générant près de 1 650 milliards de dôngs de recettes. Le défi sera désormais de développer cette activité sans fragiliser les cultures locales ni les écosystèmes.


Thai Nguyen célèbre son thé
Le Festival international du thé de Thai Nguyen se tient du 30 octobre au 7 novembre, en parallèle du 195e anniversaire de la province. Dégustations, rencontres professionnelles, spectacles, concours et visites de plantations doivent mettre en valeur l’une des productions agricoles les plus célèbres du nord du Vietnam et favoriser son développement à l’export.


Un spectacle géant annoncé à My Dinh

Quelque 50 000 spectateurs sont attendus le 24 novembre au stade national My Dinh de Hanoï pour un grand spectacle organisé à l’occasion de la Journée de la culture vietnamienne. Le programme de deux heures mêlera arts traditionnels et contemporains, technologies scéniques et feux d’artifice.


Deux grottes volcaniques classées

Les grottes A1 et C2, dans le système volcanique de Krong No, ont été reconnues comme sites nationaux par le ministère vietnamien de la Culture. Situées dans le géoparc mondial UNESCO de Dak Nong, elles se distinguent par leurs formations issues d’anciennes coulées de lave et présentent un important intérêt scientifique et géologique.

dienhai.nguyen@free.fr

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