Revue de presse Vietnam / Du 15 au 28-02-2026
Sélectionnée par Michel Pédoussaut Câbles sous-marins : la géopolitique de la Mer de Chine méridionale(*) 16-02-2026 https://www.rnz.co.nz/news/world (*) Dans cet article, nous remplacerons le mot « Mer de Chine méridionale » par « Mer de l’Est » car cette appellation est
Sélectionnée par Michel Pédoussaut
Câbles sous-marins : la géopolitique de la Mer de Chine méridionale(*)
16-02-2026
https://www.rnz.co.nz/news/world
(*) Dans cet article, nous remplacerons le mot « Mer de Chine méridionale » par « Mer de l’Est » car cette appellation est issue d’une époque révolue de la part des médias européens (ugvf.org).
Analyse : Sous la mer de l’Est, une rivalité sino-américaine aux enjeux considérables se joue dans l’ombre. Le contrôle des câbles sous-marins à fibres optiques, artères de l’internet mondial, est devenu le nouveau front de la bataille pour la suprématie numérique.
Poursuites, éperonnages et arcs de canons à eau : ce sont les images saisissantes et violentes qui dominent les gros titres concernant l’espace maritime le plus disputé au monde : la mer de l’Est.
Dans ces eaux contestées, la puissance se manifeste généralement par une démonstration. Lorsque les grandes puissances s’engagent dans ce que les analystes appellent des manœuvres en zone grise – des actions conçues pour faire pression sur un adversaire sans franchir le seuil d’une guerre ouverte – elles cherchent à se faire remarquer. Ces confrontations navales, impliquant des garde-côtes et des destroyers, sont soigneusement orchestrées pour une visibilité maximale. Elles sont destinées à afficher leur force sans nécessairement recourir à la force.
La diplomatie et le droit se déroulent également au grand jour. Des protestations diplomatiques formelles, appelées notes verbales, sont échangées avec une fréquence quasi rituelle. La sentence arbitrale de la CNUDM de 2016 , qui a largement invalidé les vastes revendications maritimes de la Chine, est citée par certains gouvernements, mais ignorée par Pékin. En apparence, les lignes de front sont clairement définies et semblent se situer au-dessus des flots.
Pourtant, le conflit le plus important en Mer de l’Est ne se déroule plus sous les yeux des caméras. Il se joue dans le silence, dans les profondeurs abyssales et l’obscurité éternelle, sous les vagues.
Des câbles sous-marins à fibres optiques sillonnent les fonds marins. Cette infrastructure invisible des temps modernes transporte tout, du simple défilement des réseaux sociaux aux transactions financières à haut risque, en passant par les ordres militaires les plus secrets. Tandis que le monde observe le déploiement des navires en surface, ce sont ces câbles – fragiles, exposés et stratégiquement indispensables – qui se trouvent désormais au cœur d’une lutte bien plus cruciale pour la domination mondiale.
En mer de l’Est, la compétition ne se limite plus à la propriété des rochers et des récifs ou au droit de naviguer. Elle porte désormais sur le contrôle, l’accès et la vulnérabilité dans les profondeurs numériques.
Les fondements invisibles du monde moderne
Quand on pense à Internet, on imagine souvent le Wi-Fi, les satellites ou le « cloud ». On nous a habitués à considérer les données comme quelque chose d’immatériel qui flotte dans l’air. Pourtant, la vérité est que la technologie qui nous permet de faire des appels vidéo avec un proche, de regarder notre série préférée en streaming ou de gérer un portefeuille d’investissements numériques repose sur une réalité étonnamment concrète et tangible : Internet n’est pas dans les airs, il est sous l’océan.
Internet est, pour l’essentiel, un réseau de câbles sous-marins. Ces immenses réseaux invisibles de fibres optiques constituent les véritables autoroutes reliant les continents et l’épine dorsale de notre civilisation numérique. En matière de trafic de données international, ces câbles sous-marins acheminent un pourcentage stupéfiant de 95 %, et même jusqu’à 99 % dans certaines régions. Les satellites, en comparaison, sont lents et coûteux, et ne gèrent qu’une infime partie de la bande passante mondiale. Nous avons tendance à négliger l’importance de ces câbles car ils sont invisibles et, par conséquent, oubliés.
Pour un pays insulaire comme la Nouvelle-Zélande, ces câbles sont littéralement vitaux. Phil Holdstock et John Moremon, de l’Université Massey, ont démontré que les câbles sous-marins sont essentiels à la sécurité et à la prospérité d’une nation. À l’ère du numérique, où l’économie, l’armée et les données les plus sensibles de l’État transitent par ces lignes, toute interruption constitue une crise nationale. Ces câbles ne sont pas de simples infrastructures techniques ; ce sont des piliers stratégiques qui déterminent la capacité opérationnelle de l’ensemble de l’économie numérique. Prenons l’exemple du réseau bancaire SWIFT, qui traite quotidiennement environ 10 000 milliards de dollars américains (soit environ 16 500 milliards de dollars néo-zélandais) de transactions. Si les câbles sous-marins étaient sectionnés, la finance mondiale serait paralysée en quelques heures.
Cela dépasse le simple cadre financier. C’est une question de souveraineté. Lorsque la majeure partie des données mondiales transite par une poignée de câbles, le contrôle de ce réseau implique une influence sur la circulation de l’information et sur les personnes habilitées à l’interrompre. Les États classent de plus en plus les câbles sous-marins comme infrastructures énergétiques critiques.
Il s’agit d’une nouvelle frontière pour la compétition stratégique, où l’objectif est la « centralité du réseau » : devenir le point de convergence incontournable pour tous les autres acteurs. Ce réseau sous-marin s’étend sur plus de 1,4 million de kilomètres de câbles, reliant la quasi-totalité des États continentaux et insulaires de la planète. Pourtant, malgré son importance, cette infrastructure est remarquablement vulnérable. Elle est sensible à l’usure naturelle, à l’activité sismique et aux dommages accidentels causés par les filets de pêche ou les ancres de navires. Mais plus inquiétant encore, elle est vulnérable au sabotage et à l’espionnage.
L’inventeur et le précurseur : l’ère américaine
Les câbles sous-marins ne sont pas une invention du XXIe siècle. Dès les années 1840, l’invention de la télégraphie électromagnétique a permis la création des premiers réseaux de lignes sous-marines, rendant possible le code Morse et révolutionnant la vitesse des communications mondiales. Dès le départ, ces câbles ont été majoritairement installés et détenus par des entreprises privées plutôt que par les gouvernements. Ce choix était délibéré, notamment pour éviter les frictions diplomatiques qu’aurait engendrées la liaison directe entre deux gouvernements rivaux par des câbles appartenant à l’État.
Pendant une grande partie du XXe siècle, l’industrie des câbles sous-marins est restée un secteur stable et exclusif. Elle était dominée par un petit groupe d’entreprises occidentales et japonaises, notamment SubCom (États-Unis), Alcatel Submarine Networks (France) et NEC (Japon). Ensemble, ces sociétés ont construit l’infrastructure physique des premiers systèmes de câbles transpacifiques et transatlantiques. Cela a conféré aux États-Unis et à leurs alliés une avance considérable, renforçant la domination occidentale sur l’acheminement de l’information à l’échelle mondiale.
L’histoire a démontré que ces câbles peuvent servir de moyen de pression en temps de guerre. Lors de la Première Guerre mondiale, la Grande-Bretagne a sectionné les câbles télégraphiques sous-marins internationaux allemands , isolant ainsi l’Allemagne du reste du monde. Pendant la Guerre froide, les États-Unis ont opté pour une approche plus discrète. En 1971, dans le cadre de l ‘« Opération Ivy Bells » , des plongeurs américains se sont infiltrés dans la mer d’Okhotsk et ont intercepté des communications sur un câble militaire soviétique, installant un dispositif d’enregistrement de six mètres à 120 mètres de profondeur. Pendant près de dix ans, Washington a intercepté des communications sensibles sans que Moscou ne se rende compte que ses lignes avaient été compromises.
Cette période a consacré les États-Unis comme architectes de l’internet moderne, leur conférant une influence considérable sur les points d’échange clés où convergent les données mondiales. Lorsque le lanceur d’alerte Edward Snowden a révélé les programmes de surveillance de masse américains en 2013, l’utilisation de cet avantage est devenue évidente : Washington pouvait ainsi contrôler d’immenses flux d’informations transitant par ces centres névralgiques. Il ne s’agissait pas seulement de collecte de renseignements, mais aussi de l’avantage stratégique que représente la position centrale du trafic numérique mondial. Contrôler le centre névralgique, c’est façonner le flux.
Le challenger et le réplicateur : l’ascension de la Chine
Un proverbe célèbre affirme que l’imitation est la plus sincère des flatteries. Pourtant, les États-Unis ont été loin d’être flattés lorsqu’un nouveau concurrent a commencé à reproduire leur modèle de domination numérique. À partir de 2008 environ, le monopole américain sur les câbles sous-marins a commencé à faire face à sa première véritable menace avec la montée en puissance de la Chine. Ce défi a été porté par l’expansion rapide d’une entreprise alors connue sous le nom de Huawei Marine Networks, et aujourd’hui rebaptisée HMN Tech .
Les entreprises chinoises ont bouleversé la donne. Elles ont commencé à proposer des infrastructures à prix compétitifs, souvent soutenues par des subventions publiques, ce qui a considérablement séduit les pays du Sud cherchant à réduire leur fracture numérique. Cette dynamique s’est accélérée avec l’initiative chinoise des « Nouvelles routes de la soie numériques » , un vaste projet visant à remodeler la connectivité mondiale grâce à des investissements massifs dans les câbles sous-marins et les centres de données.
L’ambition de Pékin est claire : s’emparer de 60 % du marché mondial des câbles sous-marins. Il s’agit d’un défi direct aux entreprises occidentales qui contrôlent les fonds marins depuis un siècle. Ce faisant, la Chine a transformé les fonds océaniques – notamment dans des zones sensibles comme la Mer de l’Est– en un nouveau théâtre de compétition. Ici, l’influence ne se mesure plus seulement à l’aune des porte-avions et des batteries de missiles ; elle se mesure au contrôle des artères vitales de l’information mondiale.
La Mer de l’Est : un point de passage numérique
Pour comprendre l’importance de la Mer de l’Est dans ce conflit maritime, il faut examiner la carte du commerce mondial. Plus de 5 300 milliards de dollars américains (environ 8 800 milliards de dollars néo-zélandais) d’échanges commerciaux transitent chaque année par ces eaux, ce qui en fait un passage crucial pour l’économie mondiale. Pour la Nouvelle-Zélande, plus de la moitié de son commerce passe par cette voie maritime asiatique contestée. En apparence, le conflit est bien connu : des revendications territoriales se chevauchent entre les Philippines, la Malaisie, le Vietnam, le Brunei et Taïwan, qui cherchent tous à protéger leurs zones économiques exclusives de 200 milles marins, telles que définies par le droit international.
La situation est considérablement aggravée par la « ligne en neuf traits » revendiquée par la Chine, un droit historique qui couvre environ 90 % des mers. Bien qu’un tribunal international de La Haye ait jugé en 2016 que ces revendications étaient sans fondement, Pékin a ignoré cette décision. Tandis que la Chine affirme sa puissance en surface par des patrouilles maritimes et la construction d’îles artificielles, elle s’emploie également à construire ce que les analystes appellent le « Grand Mur sous-marin » . Il s’agit d’un réseau sophistiqué de surveillance sous-marine composé de capteurs, de véhicules sous-marins autonomes et d’opérations de renseignement. L’objectif est d’établir un niveau de connaissance de la situation permettant à la Chine de surveiller chaque navire et sous-marin naviguant dans la région.
Mais la Mer de l’Est est aussi un point de passage stratégique pour les câbles sous-marins. Elle constitue la voie la plus efficace pour relier les puissances économiques d’Asie de l’Est au reste du continent, et à terme à l’Afrique et à l’Europe. Du fait de son rôle vital pour la connectivité numérique, les câbles sont devenus un instrument permettant à la Chine d’affirmer ses revendications maritimes. En contrôlant les fonds marins où sont déployés les câbles, la Chine peut exercer un contrôle sur les données elles-mêmes.
Des rapports récents, dont celui de Blue Security d’avril 2025 , montrent que la Chine possède le plus grand nombre de câbles sous-marins arrivant sur son territoire parmi tous les pays revendiquant des droits géostationnaires dans la région. Cela confère à Pékin ce que les chercheurs Henry Farrell et Abraham Newman appellent une « interdépendance instrumentalisée ». Ce concept désigne la manière dont un État utilise un système dont tous dépendent – comme Internet – pour contraindre ou espionner ses rivaux. Il existe deux principaux mécanismes. Le premier est l’« effet panoptique », grâce auquel un État collecte des informations stratégiques précieuses, car toutes les données transitent par son territoire. Le second est l’« effet de point de passage obligé », qui permet à un État de couper l’accès au réseau à ses adversaires en cas de crise.
Lorsque Farrell et Newman ont initialement avancé cet argument, ils ont examiné comment les États-Unis tiraient parti de leur rôle central dans la finance mondiale et les réseaux de données. Aujourd’hui, la Chine recherche un levier d’influence similaire. Plusieurs États riverains de la Mer de l’Est possèdent des câbles sous-marins qui aboutissent en Chine. Les analystes en sécurité avertissent que ces liaisons pourraient être vulnérables, que ce soit par interception ou par des outils de gestion du trafic tels que les réseaux définis par logiciel (SDN), qui permettent aux opérateurs de rediriger dynamiquement les flux de données.
Pour comprendre le SDN, imaginez-le comme le cerveau du câble. Autrefois, un câble n’était qu’un simple fil physique. Aujourd’hui, les câbles modernes utilisent un logiciel pour gérer le flux de données et optimiser le système. Cependant, si un État contrôle ce logiciel, il peut rediriger les données à l’insu de l’expéditeur et du destinataire. Des cas de données à destination du Japon transitant par Hainan, en Chine , ont déjà été signalés . Qu’elles soient présentées comme une optimisation ou une stratégie, les décisions de routage peuvent avoir des conséquences géopolitiques importantes.
Zones grises et coercition réglementaire
Au-delà du monde high-tech de la surveillance se cache la dure réalité de la maintenance. Une grande partie de la Mer de l’Est repose sur un plateau continental peu profond, près de la moitié de ses fonds marins ayant une profondeur inférieure à 200 mètres. De ce fait, les câbles sont exposés aux ancres, aux chaluts et à l’intense trafic maritime. Il s’agit de l’un des couloirs de pêche et de navigation les plus fréquentés au monde. On y recense plus de la moitié des pannes de câbles signalées à l’échelle mondiale.
La plupart des ruptures de câbles sont qualifiées d’« accidentelles ». En zone maritime contestée, ce terme prend tout son sens. Qu’elles soient dues à des tempêtes, des ancres ou un sabotage, les lignes endommagées doivent être réparées – et l’accès est primordial.
Dans la plupart des régions, les réparations durent environ une semaine. En mer de l’Est, elles peuvent durer 40 jours, voire plus. Les opérateurs du secteur maritime pointent du doigt les exigences en matière d’autorisations, liées aux vastes revendications maritimes de Pékin, qui peuvent retarder ou compliquer l’accès des navires de réparation étrangers aux eaux contestées. Ce sont les procédures administratives, et non la force navale, qui deviennent alors l’instrument de contrôle.
Cette situation est difficilement compatible avec la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) , qui affirme la liberté des États de poser et d’entretenir des câbles sous-marins dans leurs zones économiques exclusives (ZEE) et en haute mer. En pratique, cependant, le chevauchement des revendications brouille la frontière entre droit et moyen de pression.
Les États-Unis ne sont pas restés les bras croisés. Washington a lancé sa propre contre-offensive, baptisée initiative « Clean Network ». Le gouvernement américain a de facto interdit aux entreprises américaines d’utiliser des câbles liés à la technologie chinoise et incite ses alliés à s’en abstenir.
Il en résulte une « bifurcation » croissante d’Internet : deux réseaux câblés largement distincts – l’un occidental, l’autre chinois – conçus pour éviter d’empiéter sur le territoire de l’autre. Le réacheminement de ces systèmes représente un coût considérable, car les voies alternatives nécessitent d’importants investissements. Pour la première fois depuis l’invention du télégraphe, Internet se retrouve physiquement scindé en deux, sous l’effet de rivalités géopolitiques.

Photo d’illustration. Photo : 123RF
ASEAN : victime d’un bras de fer numérique
Les pays d’Asie du Sud-Est, représentés par l’ASEAN, se trouvent pris au piège de cette compétition numérique. Leurs économies en forte croissance dépendent d’une connectivité fiable pour alimenter le commerce, la finance et l’innovation. Singapour s’est imposé comme le principal hub numérique de la région , grâce à une forte concentration de câbles sous-marins internationaux reliant l’Asie du Sud-Est aux marchés mondiaux. Bien que n’étant pas partie prenante aux différends territoriaux en mer de l’Est, sa position centrale dans les flux de données régionaux la place au cœur de la rivalité sino-américaine.
Deux grands systèmes de câbles sous-marins illustrent cette rivalité. Le câble chinois PEACE relie l’Asie à l’Afrique de l’Est et à l’Europe, Singapour constituant un point d’atterrissage stratégique en Asie du Sud-Est. Parallèlement, le système SEA-ME-WE 6 (Asie du Sud-Est-Moyen-Orient-Europe occidentale), soutenu par les États-Unis, relie également Singapour à l’Europe via l’Asie du Sud et le Moyen-Orient. Initialement, le projet devait être réalisé par l’entreprise chinoise HMN Tech, mais sous la pression de Washington, le contrat a finalement été attribué à la société américaine SubCom . Les responsables américains ont fait valoir que confier la construction d’un système aussi stratégique à une entreprise chinoise engendrerait des risques sécuritaires à long terme.
Pour des pays comme le Vietnam, cette concurrence est passée du domaine de la théorie à une réalité brutale et perturbatrice. L’économie numérique vietnamienne repose de façon précaire sur seulement cinq grands réseaux de câbles sous-marins , dont beaucoup arrivent en fin de vie, avec un âge moyen de 14 ans. La fragilité de ce système a été mise en évidence début 2023 lorsque le pays a subi un effondrement quasi total de sa connectivité internationale suite à des interruptions de service simultanées sur les cinq câbles.
L’ampleur et le moment de ces défaillances ont immédiatement suscité des inquiétudes géopolitiques. Lors des discussions diplomatiques qui ont suivi à Hanoï, les responsables américains sont allés plus loin que la simple expression de leur préoccupation, suggérant que ces perturbations pourraient être un sabotage délibéré lié à la Chine. L’objectif stratégique, selon eux, serait de saper la confiance dans les infrastructures soutenues par l’Occident et de contraindre le Vietnam à abandonner ses fournisseurs traditionnels au profit des alternatives proposées par Pékin dans le cadre des « Nouvelles Routes de la Soie numériques », qui promettent des réparations plus rapides et le soutien de l’État chinois.
Ce contexte a transformé les décisions techniques courantes en un véritable champ de mines géopolitique pour les dirigeants d’Asie du Sud-Est. Choisir un investisseur pour un nouveau câble, un prestataire de maintenance, voire le point d’atterrissage d’un câble, n’est plus une simple question d’analyse coûts-avantages. Un accord de partenariat avec des entreprises américaines peut entraîner des « mesures de coercition réglementaire » immédiates ou des représailles diplomatiques de la part de la Chine, qui pourrait utiliser sa présence maritime pour retarder la délivrance des permis de réparation ou harceler les navires d’exploration.
À l’inverse, accepter un projet financé par la Chine peut susciter des avertissements de sécurité et une « opposition tacite » de la part de Washington, pouvant entraîner l’exclusion du pays des initiatives commerciales numériques menées par les États-Unis ou des sanctions. Il en résulte un « conflit latent » où le domaine sous-marin est utilisé comme levier d’influence nationale, contraignant les gouvernements à un exercice périlleux de diversification numérique, où un mauvais choix peut provoquer une panne générale d’information ou une crise diplomatique.
Avec l’intensification des tensions géopolitiques, la demande en matière de connectivité plus rapide et plus sûre s’accélère au lieu de ralentir.
Selon Bloomberg , l’intelligence artificielle alimente une forte demande en câbles sous-marins ultrarapides, les dépenses mondiales devant passer de 900 millions de dollars américains en 2023 (environ 1,49 milliard de dollars néo-zélandais) à 15,4 milliards de dollars américains (environ 25,46 milliards de dollars néo-zélandais) d’ici 2028. Les points d’atterrissage de ces câbles attirent également d’importants investissements dans les centres de données, créant ainsi de nouveaux pôles numériques et économiques. La Chine a favorisé le développement de ses réseaux grâce à des financements et à des offres plus compétitives de la part d’entreprises comme HMN Technologies – souvent 20 à 30 % moins chères – tandis que les États-Unis ont réagi en instaurant leurs propres mesures incitatives et en exerçant des pressions diplomatiques afin de limiter la dépendance aux infrastructures chinoises dans les pays stratégiquement situés.
La voie à suivre : la souveraineté numérique collective
Pour survivre à cette compétition sans perdre leur indépendance, les experts estiment que les pays d’Asie du Sud-Est doivent cesser d’être de simples exécutants et devenir des acteurs de leur propre développement. L’ancienne stratégie de « couverture passive » – qui consistait à rester neutre et à tirer profit des deux camps – est désormais inefficace, car la technologie elle-même est utilisée comme une arme.
La principale proposition est que l’ASEAN s’oriente vers une « souveraineté numérique collective ». Au lieu que chaque pays tente de protéger son propre tronçon de câble, la région pourrait agir comme un bloc unique. Cela impliquerait la création d’un cadre régional unifié pour la sécurité des câbles et la gouvernance des données. En agissant de concert, ces nations disposeraient d’un pouvoir de négociation bien plus important pour exiger la transparence des fournisseurs occidentaux et résister aux pressions de la Chine.
Une recommandation essentielle est la création d’un groupe de travail de l’ASEAN sur la protection des câbles sous-marins. Ce groupe centralisé harmoniserait les procédures d’autorisation afin d’éviter les retards administratifs dans l’acheminement des navires de réparation. Il permettrait également aux pays de partager des renseignements sur les menaces pesant sur leurs infrastructures. Afin de réduire leur dépendance vis-à-vis des superpuissances, les pays de l’ASEAN pourraient aussi investir dans leurs propres ressources, par exemple en créant un fonds régional pour l’acquisition de navires de réparation et la construction de centres de maintenance appartenant aux États membres.
De plus, la région a besoin de centres de données indépendants situés dans des pays neutres. Actuellement, une grande partie de ses données sont stockées dans des plateformes contrôlées par les États-Unis ou la Chine. En conservant leurs données dans des centres régionaux, les acteurs de la région peuvent atténuer le risque que leurs informations soient utilisées contre eux en cas de crise.
La lutte pour la Mer de l’Est est souvent présentée comme une bataille pour des rochers inhabités et des récifs lointains. En réalité, c’est une bataille pour le système nerveux de l’économie mondiale. Au XXIe siècle, le pouvoir ne se résume plus à la maîtrise de la surface de la mer, mais aussi à la maîtrise des infrastructures qui nous relient tous.
-Cet article a été initialement publié par l’ Asia Media Centre .
Le secrétaire général To Lam assistera à la réunion inaugurale du Conseil de la paix aux États-Unis.
18-02-2026
Le secrétaire général du PCV, To Lam, devrait assister à la réunion inaugurale du Conseil de la paix qui se tiendra du 18 au 20 février à l’invitation du président américain Donald Trump, a annoncé mardi le ministère des Affaires étrangères.
Le Conseil de la paix, créé à l’initiative du président Donald Trump, fait suite à une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies du 17 novembre 2025, visant à promouvoir la paix et à soutenir les efforts de reconstruction à Gaza.
Le 16 janvier 2026, le président américain Donald Trump a adressé une lettre au secrétaire général To Lam, invitant le Vietnam à rejoindre le Conseil de paix de Gaza en tant qu’État membre fondateur, aux côtés de la communauté internationale, afin de promouvoir une solution pacifique et durable au conflit israélo-palestinien dans la bande de Gaza.
Le secrétaire général To Lam a accepté l’invitation et a affirmé que le Vietnam était disposé à participer en tant qu’État membre fondateur du Conseil de paix, aux côtés des États-Unis et de la communauté internationale, afin de contribuer activement à une solution globale et durable au processus de paix au Moyen-Orient, y compris la création d’un État palestinien vivant pacifiquement aux côtés de l’État d’Israël.
Il s’agit de la deuxième visite aux États-Unis d’un haut dirigeant du Parti communiste vietnamien. L’ancien secrétaire général Nguyen Phu Trong fut le premier dirigeant du Parti à se rendre aux États-Unis en juillet 2015, quatre décennies après la libération du Sud-Vietnam et vingt ans après la normalisation des relations bilatérales.
Le Président de la République Lương Cường transmet ses vœux du Tết à l’occasion du réveillon du Nouvel An
18-02-2026
À l’occasion du Nouvel An lunaire (Tết) 2026, au moment sacré de la transition entre l’ancienne et la nouvelle année, le président de l’État Lương Cường, au nom des dirigeants du Parti et de l’État, a adressé un message de vœux à tous les compatriotes, camarades et soldats du pays, ainsi qu’à la communauté vietnamienne à l’étranger.
| Le président Lương Cường a prononcé lundi le message de vœux du Nouvel An lunaire à Hà Nội. VNA/VNS Photo Lâm Khánh |
HANOÏ — À l’occasion du Nouvel An lunaire (Tết) 2026, au moment sacré de la transition entre l’ancienne et la nouvelle année, le président de l’État Lương Cường, au nom des dirigeants du Parti et de l’État, a adressé un message de vœux à tous les compatriotes, camarades et soldats du pays, ainsi qu’à la communauté vietnamienne à l’étranger.
L’Agence de presse vietnamienne (VNA) présente respectueusement la traduction du message comme suit :
Chers compatriotes, camarades, soldats de tout le pays et nos compatriotes à l’étranger,
En cette année du Cheval, en ce moment de transition entre l’ancienne et la nouvelle année, j’adresse avec affection à tous mes compatriotes, camarades et soldats, tant au pays qu’à l’étranger, mes meilleurs vœux pour une année paisible, saine et heureuse. J’adresse respectueusement à tous les peuples et amis du monde entier mes meilleurs vœux pour une année de paix, de bonheur et de développement partagé.
Durant l’année du Serpent 2025, notre pays a traversé une période riche en événements importants et a réalisé de nombreux succès dont nous pouvons être fiers. Cependant, cette année a également été marquée par de nombreuses difficultés et défis, face à des changements rapides, complexes et imprévisibles de la situation mondiale et régionale, ainsi qu’à de graves catastrophes naturelles qui ont causé de lourdes pertes et de grandes souffrances à notre population.
Avec une résilience inébranlable et un esprit d’autonomie et de progrès constant, notre Parti, notre peuple et notre armée se sont unis et ont œuvré de concert, tirant parti de la force de toute la nation et de l’aide de nos amis internationaux, pour atteindre tous les principaux objectifs fixés, avec de nombreux succès remarquables : l’indépendance, la souveraineté, l’unité, l’intégrité territoriale et un climat de paix ont été préservés ; la croissance économique s’est classée parmi les plus performantes au monde, faisant du Vietnam un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure ; la sécurité sociale a bénéficié de toute l’attention et des soins nécessaires ; la stabilité politique et sociale ainsi que la défense et la sécurité nationales ont été maintenues et renforcées ; la diplomatie et l’intégration internationale ont été promues, la position et le prestige du Vietnam ont continué de s’accroître sur la scène internationale, jetant ainsi les bases d’une nouvelle ère de développement pour le pays.
En cette nouvelle année du Cheval 2026, première année de mise en œuvre de la résolution du XIVe Congrès national du Parti, forts d’une tradition patriotique fervente, d’un esprit d’unité, d’une volonté inébranlable et d’une aspiration profonde au progrès, notre Parti, notre peuple et nos forces armées continueront de s’unir, d’œuvrer ensemble, de saisir toutes les opportunités, de surmonter toutes les difficultés et tous les défis ; de promouvoir avec force l’esprit de confiance en soi, d’autonomie, de résilience, de renforcement et de fierté nationale ; d’innover constamment et d’agir avec détermination pour atteindre l’objectif de construire un Viêt Nam pacifique, indépendant, démocratique, fort, prospère, civilisé et heureux.
Dans l’esprit joyeux de l’arrivée du printemps, je souhaite une fois de plus à tous mes compatriotes, camarades, soldats à travers le pays et à nos compatriotes à l’étranger une nouvelle année de victoires et de succès ; que notre nation et notre peuple prospèrent toujours davantage et vivent dans l’abondance, la liberté et le bonheur.
Mes meilleures salutations et que la victoire soit vôtre !
Lancement officiel du centre financier à Hô Chi Minh-Ville
18-02-2026
Le Premier ministre Pham Minh Chinh a inauguré ce 11 février le nouveau centre financier du Vietnam à Hô Chi Minh-Ville. Dans son discours, il affirme que l’ouverture d’un centre financier est une nécessité et un choix stratégique pour le Vietnam, marquant une étape concrète dans le développement du pays. Il permettrait d’attirer des capitaux dans des secteurs clés comme le développement des infrastructures stratégiques, la croissance verte ou bien la transformation numérique.
Lors de l’inauguration, les fondateurs et les principaux investisseurs stratégiques de la nouvelle place ont été dévoilés, et des objectifs ambitieux ont été annoncés par le Premier ministre. Selon les milieux d’investissement, cet événement illustre la détermination et le grand degré de préparation des autorités vietnamiennes à créer une place financière capable d’attirer et de canaliser les flux internationaux vers le Vietnam.
Le Premier ministre Pham Minh Chinh a déclaré que ses objectifs reposent sur trois principaux piliers : un cadre juridique et institutionnel plus performant que les autres places financières ; un modèle de développement original et novateur ainsi qu’une gestion flexible et efficace. Il ambitionne de développer un écosystème financier multidimensionnel incluant le financement des chaînes d’approvisionnement, la finance aéronautique et le commerce transfrontalier.
Des objectifs ambitieux
Pham Minh Chinh a également soulevé que la mise en place du centre financier est complexe et nécessite une grande détermination ainsi que des efforts considérables accompagnés d’une action persévérante, sans marge de manœuvre ou demi-mesure. Afin de garantir le succès du centre, le Premier ministre a affirmé que le gouvernement et les ministères centraux doivent assumer leurs responsabilités et exercer un suivi régulier composé d’inspections, afin de résoudre efficacement les difficultés. Il a notamment insisté sur la nécessité de mettre en place au plus vite un cadre juridique et institutionnel conforme aux normes internationales ainsi que sur la décentralisation des ressources et de la prise de décision afin d’accroître les capacités d’exécution des échelons inférieurs.
Les ressources seront en priorité allouées aux infrastructures numériques et aux infrastructures financières vertes. L’intelligence artificielle et le Big Data seront amenés à jouer un rôle dans la surveillance et la gestion des risques, en apportant un suivi trimestriel rigoureux reposant sur des indicateurs précis, comme le montant des capitaux attirés, le nombre d’organisations participantes et le volume des transactions. Il a été annoncé que le gouvernement créera un environnement d’investissement stable, transparent et hautement compétitif tout en préservant l’intérêt national.
Le climat de confiance et de sécurité souhaité par les investisseurs sera renforcé par la création d’un comité consultatif composé d’experts étrangers censé accompagner le Conseil exécutif. Des mécanismes de tests devraient être lancés pour les nouveaux produits financiers, avec pour objectif d’attirer au moins 50 organisations financières internationales dans les trois premières années.
Une opportunité de croissance
Selon l’organe de direction du centre, après plus d’un mois d’activité officielle, des engagements de plusieurs milliards de dollars ont déjà été enregistrés, avec notamment 6,1 milliards de dollars engagés pour le centre financier aéronautique, et 2 milliards pour des projets d’infrastructures de données urbaines intelligentes et initiatives financières liées au développement socio-économique.
Un capital d’un milliard a été annoncé dans le domaine de la finance numérique, ciblant notamment la blockchain et les nouveaux modèles financiers. De plus, une partie des transactions commerciales transfrontalières de TikTok devraient transiter par le centre, représentant des milliards de dollars, ce qui devrait accroître la liquidité et l’intégration internationale du centre financier.
Afin de maximiser le développement du centre, le Premier ministre a demandé au monde des affaires, que ce soit les entreprises nationales ou bien les Vietnamiens expatriés, de s’impliquer dans le processus de développement. Il a encouragé les investisseurs internationaux à respecter leurs engagements au plus vite et à développer leur présence, en s’investissant surtout dans l’aéronautique, le maritime et la technologie financière. De grands groupes vietnamiens comme Viettel, Vietcombank ou Petrovietnam devraient d’ailleurs utiliser les services du centre afin de lever des fonds internationaux, émettre des obligations vertes et gérer efficacement les risques.
Le chef du gouvernement a annoncé que le centre financier serait un pilier de la réalisation de l’objectif de croissance à deux chiffres fixé par le XIVe Congrès national du Parti au cours des prochaines années. Le centre pourrait même devenir, selon lui, le symbole d’un Vietnam fort, riche, prospère, civilisé et heureux, progressant vers le socialisme. Le VIFC-HCMC, nom officiel du centre, s’étendra sur 898 hectares, à cheval sur les arrondissements de Ben Thanh et de Saigon. Il devrait relier le centre-ville à la zone urbaine Est de la ville.
Les médias canadiens sont surpris par la croissance économique du Vietnam et prédisent que le pays deviendra le « nouveau tigre asiatique ».
18-02-2026
En janvier, plusieurs médias internationaux ont publié des évaluations optimistes de l’économie vietnamienne, soulignant les objectifs de croissance pour 2025 et les facteurs sous-jacents à cette réussite.
Selon Reuters, le Vietnam devrait enregistrer une croissance de son PIB de 8 % en 2025, supérieure à celle de l’année précédente, témoignant de sa remarquable résilience et de son expansion. Le Vietnam demeure un maillon essentiel de la chaîne d’approvisionnement mondiale, notamment pour l’électronique, le textile et la chaussure. La présence de multinationales telles que Samsung, Apple et Nike, qui y déploient des sites de production et d’assemblage destinés à des marchés d’exportation clés, souligne le rôle de plus en plus important du pays au sein du réseau de production international.
Parallèlement, l’AFP a qualifié le Vietnam de « réussite asiatique ». Selon l’agence de presse, l’économie vietnamienne a maintenu une forte croissance malgré les risques posés par les nouveaux droits de douane américains. Cette résilience repose sur la consommation intérieure, les investissements des entreprises et les dépenses publiques, témoignant de bases solides et d’une orientation politique favorable au secteur privé.
Le Vietnam connaît une forte croissance.
Une analyse plus approfondie, selon un article publié dans la Revue internationale McGill (MIR) du Canada en janvier 2026, montre que le modèle de développement actuel du Vietnam repose sur deux piliers principaux.
Premièrement, le rôle de la propriété et du contrôle de l’État dans les secteurs clés de l’économie est primordial. Deuxièmement, la politique étrangère du Vietnam est flexible. Cette politique lui permet de maintenir un équilibre stratégique entre la Chine et les États-Unis, deux superpuissances exerçant une influence considérable dans la région.
La Revue internationale de McGill analyse que l’efficacité de ce modèle économique mixte au Vietnam est clairement démontrée par les indicateurs de développement. Ainsi, depuis 1990, le taux de pauvreté au Vietnam a fortement diminué, permettant à environ 40 millions de personnes de sortir de la pauvreté et d’éradiquer presque totalement l’extrême pauvreté d’ici 2020. Il s’agit là de l’une des plus grandes réussites sociales du Vietnam au cours des 30 dernières années.
Entre 1990 et 2022, l’indice de développement humain (IDH) du Vietnam a progressé de près de 50 %, plaçant le pays parmi les pays à « développement humain élevé » selon le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Parallèlement, l’accès aux soins de santé, à l’enseignement primaire et secondaire, ainsi que le taux d’alphabétisation ont connu une nette amélioration.

L’économie vietnamienne a enregistré des résultats de développement positifs malgré de nombreux défis mondiaux. (Image d’illustration)
Par ailleurs, la Revue internationale de McGill souligne que, depuis plusieurs années consécutives, la croissance économique du Vietnam se situe entre 7 et 10 %. Ce niveau correspond à celui qu’on associait autrefois à la période d’apogée de l’industrialisation des « Tigres asiatiques ». C’est également sur cette base que de nombreux experts internationaux considèrent le Vietnam comme une économie à fort potentiel de croissance à moyen et long terme.
Selon MIR, le Vietnam évolue dans un contexte international plus complexe qu’à l’époque des quatre « Tigres asiatiques », notamment en raison de la fragmentation des chaînes d’approvisionnement mondiales et de la montée du protectionnisme. Toutefois, la restructuration des chaînes de valeur mondiales offre également des opportunités, en particulier du fait de la diversification des sites de production des multinationales. Par ailleurs, MIR affirme que la forte intégration du Vietnam aux réseaux de production mondiaux lui confère une position stratégique dans ce contexte de délocalisation.
Par ailleurs, l’article du MIR souligne les différences entre l’économie vietnamienne et le modèle de croissance traditionnel. Ces différences incluent le rôle central de l’État dans l’orientation du développement, ainsi que le développement des mécanismes de marché. Ce facteur contribue à renforcer la résilience du Vietnam face aux fluctuations mondiales.
Dans le même esprit, le China Daily, un quotidien chinois, a salué le dynamisme et la capacité de transformation du Vietnam. L’article souligne l’importance de l’objectif de croissance vietnamien de plus de 8 % en 2025, le considérant comme une étape clé qui permettra au pays de se démarquer dans un contexte mondial fluctuant. Par ailleurs, les exportations et les investissements directs étrangers, les investissements dans les infrastructures, les stratégies de stimulation de la consommation et le renforcement des relations avec les partenaires commerciaux traditionnels constituent des piliers essentiels du développement économique du Vietnam.
Par ailleurs, l’article souligne également la croissance rapide du Vietnam dans sa quête pour devenir l’une des principales économies d’Asie du Sud-Est, tout en étendant son influence sur le marché mondial, malgré la nécessité de faire face à des barrières tarifaires croissantes.
Le tourisme constitue également un atout majeur pour l’économie vietnamienne. Le quotidien chinois SCMP a fait état d’une forte augmentation du nombre de touristes chinois au Vietnam en 2025, portant le nombre total de visiteurs internationaux à environ 21,2 millions. La politique de visas simplifiée et les mesures promotionnelles mises en place par le Vietnam ont favorisé la croissance sur de nombreux marchés, propulsant les recettes touristiques à plus de 1 000 milliards de dongs. Il convient de noter que les Nations Unies ont classé le Vietnam parmi les destinations touristiques à la croissance la plus rapide au monde, aux côtés de plusieurs grandes économies.
Le Vietnam promeut le dialogue multilatéral sur la non-prolifération nucléaire lors de l’atelier de Panama
19-02-2026
L’ambassadeur Do Hung Viet a partagé les priorités du Vietnam en sa qualité de président désigné de la Conférence d’examen du TNP, affirmant son engagement à présider la conférence de manière transparente, équilibrée et inclusive, tout en écoutant et en reflétant pleinement les préoccupations et les intérêts légitimes de tous les États membres.
Un atelier de consultation à l’intention des États membres d’Amérique latine et des Caraïbes du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) s’est tenu à Panama City, au Panama, la semaine dernière.
Co-organisé par le Vietnam, le Bureau des affaires de désarmement des Nations Unies (UNODA) et l’Union européenne (UE), l’atelier a réuni des représentants de 25 pays, organisations internationales et instituts de recherche d’Amérique latine et des Caraïbes.
Présidant l’événement, l’ambassadeur Do Hung Viet, représentant permanent du Vietnam auprès de l’ONU et président désigné de la Conférence d’examen du TNP, a souligné que, dans le contexte mondial complexe actuel, la conférence demeure l’un des processus multilatéraux centraux pour la paix et la sécurité internationales.
Le diplomate a partagé les priorités du Vietnam en sa qualité de président désigné, affirmant son engagement à présider la conférence de manière transparente, équilibrée et inclusive, tout en écoutant et en reflétant pleinement les préoccupations et les intérêts légitimes de tous les États membres.
Il a appelé les pays d’Amérique latine et des Caraïbes – la première zone exempte d’armes nucléaires au monde – à continuer d’apporter des contributions actives et responsables à la Conférence d’examen du TNP en 2026.
Dans son discours d’ouverture, Izumi Nakamitsu, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies et Haute Représentante pour les affaires de désarmement, a souligné que la sécurité internationale est confrontée à de profonds défis dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, de dialogue au point mort entre les États dotés d’armes nucléaires et de recul de nombreux acquis en matière de contrôle des armements.
Elle a souligné que le TNP demeure la pierre angulaire et le seul mécanisme existant pour maintenir l’ordre nucléaire mondial. Cependant, l’équilibre entre ses trois piliers – le désarmement nucléaire, la non-prolifération et l’utilisation pacifique de l’énergie atomique – s’érode, ce qui exige un engagement collectif renouvelé pour renforcer et préserver l’intégrité du traité.
Pour sa part, Izabela Matusz, ambassadrice et cheffe de la délégation de l’UE au Panama, a réaffirmé le ferme engagement des États membres de l’UE en faveur de la pleine mise en œuvre du TNP, appelant à une coopération renforcée entre les pays afin d’améliorer l’efficacité et la transparence du processus d’examen du TNP.
Dans le cadre de cet atelier, les délégués ont procédé à des échanges de fond lors de sept sessions thématiques, axées sur les questions clés du processus d’examen du TNP. Ils ont exprimé leur préoccupation face aux défis actuels en matière de sécurité internationale et à leur incidence sur la conférence, tout en manifestant leur soutien et leur espoir que le Vietnam préside la conférence de manière équilibrée et efficace, en tenant compte des priorités de tous les États.
Les participants ont également souligné les préoccupations et les priorités de la région Amérique latine et Caraïbes concernant les trois piliers du traité, insistant sur la mise en œuvre intégrale du TNP, la consolidation du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires en Amérique latine et dans les Caraïbes (Traité de Tlatelolco) et la promotion du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) dans l’intérêt de la paix et de la sécurité internationales.
Suite aux précédentes consultations régionales en Asie-Pacifique (Vietnam, octobre 2025), en Afrique (Éthiopie, novembre 2025) et au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (Jordanie, janvier 2026), la réunion de Panama a marqué la quatrième et dernière consultation régionale de la série organisée par le Viet Nam en préparation de la conférence.
Le Vietnam entend promouvoir une diplomatie globale à un nouveau niveau.
19-02-2026
Le secrétaire général du PCV, To Lam, a publié un article soulignant que le Vietnam entend promouvoir une diplomatie globale à un niveau supérieur en termes d’objectifs, de secteurs et de parties prenantes.
La diplomatie globale vise à garantir les intérêts nationaux au plus haut niveau, en s’appuyant sur la paix, l’indépendance, l’autonomie et le renforcement du pouvoir d’achat. Le peuple est placé au cœur de toutes les politiques.
Par une diplomatie globale, le Vietnam considère sa contribution à la communauté internationale comme une responsabilité en matière de paix et de développement dans le monde.
Une diplomatie globale à un niveau supérieur signifie que les activités diplomatiques seront déployées de manière plus confiante et autonome.
En ce qui concerne les objectifs, toutes les activités diplomatiques visent à garantir les intérêts nationaux au plus haut niveau, pour un Vietnam fort, prospère et heureux, pleinement intégré à la communauté internationale, occupant une place et un rôle importants dans la politique, l’économie et la société mondiales, et contribuant à la paix, à la stabilité, à l’égalité, au progrès social et au développement prospère de toutes les nations de la région et du monde.
Pour certains secteurs, la diplomatie n’est pas un domaine à part, mais elle est étroitement liée non seulement à la défense et à la sécurité, mais aussi aux domaines économique, scientifique, technologique, culturel et social, afin de créer des forces combinées pour la construction et la protection nationales.
La politique diplomatique globale met l’accent sur le développement socio-économique comme tâche centrale.
Pour les parties prenantes, la diplomatie globale est la cause de l’ensemble du Parti et du peuple, et elle sera promue à travers les trois piliers que sont la diplomatie du Parti, la diplomatie d’État et la diplomatie interpersonnelle.
Le Vietnam restera fidèle à sa politique étrangère d’indépendance, d’autonomie, de renforcement de soi, de paix, d’amitié, de coopération et de développement, de diversification et de multilatéralisme des relations extérieures ; en étant un ami, un partenaire de confiance et un membre responsable de la communauté internationale.
La voie vers la paix, l’indépendance, l’autonomie et le renforcement du pays vise non seulement à bâtir un Vietnam fort et prospère, mais aussi à contribuer de manière responsable à la paix et à la stabilité dans la région et à un ordre mondial fondé sur des règles. Elle constitue le principe directeur, le fondement moral et le principe fondamental de la construction de relations extérieures durables.
La diplomatie globale comprend les tâches clés et régulières suivantes :
Premièrement, promouvoir le rôle pionnier de la diplomatie dans la création d’un environnement favorable au développement national.
Face à un monde instable, la consolidation de la paix et de la stabilité devient de plus en plus vitale ; la diplomatie doit donc conserver son autonomie stratégique en toutes circonstances afin de maintenir la stabilité et le développement intérieurs, ainsi que la paix et la coopération avec le reste du monde.
Le Vietnam s’engage à respecter le règlement des différends par des moyens pacifiques, sur la base du droit international et de la Charte des Nations Unies.
Deuxièmement, la diplomatie est le moteur qui permet de créer des conditions favorables, de mobiliser des ressources extérieures et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour le développement national.
La diplomatie a pour mission d’identifier et d’exploiter les opportunités offertes par les tendances qui façonnent l’économie mondiale, telles que l’innovation, la transformation numérique, l’intelligence artificielle et l’automatisation ; de transformer les bonnes relations politiques en résultats économiques concrets ; et d’aider les entreprises vietnamiennes à accéder au marché mondial et à participer plus activement aux chaînes d’approvisionnement régionales et internationales.
Troisièmement, la diplomatie doit faire preuve de responsabilité envers la communauté internationale et contribuer à façonner et à protéger un ordre mondial juste et égalitaire fondé sur le droit international.
Le Vietnam s’engage à poursuivre ses engagements en matière de développement durable, de sécurité alimentaire, d’adaptation au changement climatique et d’émissions nettes nulles, tout en participant plus activement aux opérations mondiales de maintien de la paix, de recherche et de sauvetage, d’aide humanitaire et de réconciliation, et en promouvant son rôle dans les questions et mécanismes importants.
Quatrièmement, promouvoir le « soft power » de la nation, à la hauteur de son histoire, de sa culture et de sa position politique et diplomatique.
La diplomatie doit, à un niveau supérieur, contribuer à accroître le prestige et l’influence de la nation dans la politique, l’économie et la civilisation mondiales.
Cinquièmement, bâtir un secteur diplomatique complet, moderne et professionnel pour cette nouvelle ère. Tous les diplomates doivent oser penser, agir, innover et être des pionniers au service des intérêts des nations. Ils doivent avoir une excellente compréhension du contexte mondial, une vision stratégique perspicace, faire preuve de discipline et posséder des compétences et des qualifications conformes aux normes internationales.
13 universités vietnamiennes et leur objectif de s’ouvrir au monde.
20-01-2026
Le 12 janvier, l’Université de Tra Vinh a officiellement pris le nom d’Université de Tra Vinh. Le Vietnam compte actuellement 13 universités, publiques et privées, réparties sur l’ensemble du territoire.
Les termes « université » et « établissement d’enseignement supérieur » sont utilisés depuis plus de 30 ans. Depuis 1994, le Premier ministre a signé des décrets portant création d’universités nationales et régionales (sans le mot « école » devant « université »), notamment l’Université nationale de Hanoï , l’Université nationale d’Hô Chi Minh-Ville, l’Université de Hué, l’Université de Da Nang et l’Université Thai Nguyen.
Selon la loi modifiant et complétant un certain nombre d’articles de la loi sur l’enseignement supérieur de 2018, les universités et les académies sont des établissements d’enseignement supérieur qui dispensent des formations et mènent des recherches dans de nombreux domaines, et sont organisées et fonctionnent conformément aux dispositions de la loi.
Par ailleurs, une université est un établissement d’enseignement supérieur qui dispense une formation et mène des recherches dans de nombreux domaines, avec une structure organisationnelle régie par des règlements ; les unités constitutives d’une université travaillent ensemble pour atteindre des objectifs, des missions et des tâches communs.
Selon ce règlement, une université est un établissement de formation multidisciplinaire, mais elle ne couvre pas un grand nombre de domaines. Une université peut être un établissement d’enseignement supérieur indépendant ou membre d’une université régionale.
Les universités, quant à elles, sont des établissements de formation multidisciplinaires, proposant de nombreux domaines d’études différents au sein de chaque domaine. Par conséquent, une université comprend généralement plusieurs établissements constitutifs.
À ce jour, le Vietnam compte 13 universités, publiques et privées, réparties sur l’ensemble du territoire.
Université nationale du Vietnam, Hanoï (VNUHN)
L’Université nationale de Hanoï a été créée par le décret gouvernemental n° 97/CP du 10 décembre 1993, avec pour mission d’être une université nationale clé – un centre de formation de haute qualité et de haut niveau lié à la recherche scientifique , au transfert de connaissances et de technologies dans de multiples disciplines et domaines, au même niveau que dans la région, s’efforçant d’atteindre les normes internationales, servant de pilier et de moteur d’innovation dans le système éducatif national.
Selon le classement QS des universités mondiales 2026, l’Université nationale du Vietnam à Hanoï a pour la première fois intégré le groupe 761-770, son meilleur classement à ce jour.
D’ici 2025, l’Université nationale du Vietnam à Hanoï ambitionne de devenir une université multidisciplinaire axée sur la recherche et l’innovation, et de figurer parmi les meilleures universités d’Asie et du monde.
Université nationale du Vietnam de Hô Chi Minh-Ville (VNUHCM)
L’Université nationale du Vietnam à Hô Chi Minh-Ville a été créée le 27 janvier 1995 par décret gouvernemental. À ce jour, elle est la plus grande université du pays en termes de capacité d’accueil, avec plus de 100 000 étudiants.
Selon le classement mondial des universités QS 2026, l’université VNUHCM se situe dans le groupe 801-850, soit une augmentation de 100 places.
L’Université nationale du Vietnam à Hô Chi Minh-Ville (VNU-HCM) poursuit l’objectif de figurer parmi les 100 meilleures universités d’Asie au cours de la période 2026-2030.
Université Thai Nguyen (TNU)
Le 4 avril 1994, l’Université de Thai Nguyen a été créée conformément au décret gouvernemental n° 31/CP, sur la base de la restructuration et de la réorganisation de quatre universités (Université pédagogique Viet Bac, Université agricole Bac Thai n° 3, Université industrielle de Thai Nguyen et Université médicale Bac Thai) et de l’École des travailleurs mécaniciens et électriciens Viet Bac dans la ville de Thai Nguyen.
L’Université Thai Nguyen ambitionne d’atteindre, d’ici 2045, un niveau de formation comparable à celui des universités les plus prestigieuses d’Asie du Sud-Est. Sa structure de recherche, tant appliquée qu’intensifiée, sera perfectionnée selon une approche multidisciplinaire et pluridisciplinaire : chaque domaine d’expertise clé de l’Université Thai Nguyen répondra aux standards des 1 000 meilleures universités mondiales.
Université de Hué (HU)
Le 4 avril 1994, le Premier ministre a promulgué le décret 30/CP établissant l’Université de Hué sur la base de la restructuration et de la réorganisation des universités et des collèges de la région, suivant le modèle d’une université multidisciplinaire.
L’université de Hué ambitionne de devenir une université de recherche de premier plan, multidisciplinaire et clé du système d’enseignement supérieur vietnamien, se classant parmi les meilleures d’Asie et parmi les 500 meilleures au monde d’ici 2045.
Université de Da Nang (UDN)
L’Université de Da Nang a été créée conformément au décret gouvernemental 32/CP du 4 avril 1994, sur la base du réaménagement et de la réorganisation des écoles suivantes : Université de technologie de Da Nang, Université de formation des enseignants de langues étrangères de Da Nang, Collège de formation des enseignants de Quang Nam Da Nang et École technique des travailleurs Nguyen Van Troi.
D’ici 2045, l’Université de Da Nang ambitionne de devenir un centre multidisciplinaire de haute qualité pour la formation, la recherche scientifique et le transfert de technologie, conforme aux normes régionales et internationales.
Université des sciences et technologies de Hanoï (HUST)
Le 2 décembre 2022, le Premier ministre a décidé de transformer l’Université des sciences et technologies de Hanoï en Université de technologie de Hanoï.
D’ici 2035, l’Université des sciences et technologies de Hanoï ambitionne de devenir un centre de référence au Vietnam pour la formation, la recherche et l’innovation dans les domaines des sciences, de l’ingénierie et de la technologie, et de figurer parmi les 100 à 150 meilleures universités d’Asie.
L’objectif est, d’ici 2045, de devenir une université régionale et internationale de renom, reconnue pour son innovation et figurant parmi les 100 meilleures universités d’Asie dans les domaines de l’ingénierie et de la technologie.
Université d’économie de Hô Chi Minh-Ville (UEH)
En octobre 2023, le Premier ministre a signé la décision 1146 relative à la transformation de l’Université d’économie de Hô Chi Minh-Ville (UEH) en université.
D’après les classements QS Asia 2024 et 2026, l’UEH figure parmi les 301 meilleures universités d’Asie. Elle se classe également parmi les 501 à 600 meilleures universités au monde en 2025 et 2026, et parmi les 136 meilleures universités d’Asie selon le classement Times Higher Education 2025.
En termes de vision, d’ici 2030, l’UEH ambitionne de devenir une université multidisciplinaire, multidomaine et durable figurant parmi les 250 meilleures universités de la région asiatique, et d’atteindre le top 100 d’ici 2045.
Université Duy Tan (DTU)
Le 7 octobre 2024, le Premier ministre a signé un décret transformant l’Université Duy Tan en Université Duy Tan. Cet établissement d’enseignement est ainsi devenu la première université privée.
Selon le classement QS des universités mondiales 2026, l’université Duy Tan a atteint la 482e place, conservant ainsi son rang parmi les 500 meilleures universités au monde.
D’ici 2030, l’université Duy Tan ambitionne de figurer parmi les 300 meilleures universités d’Asie selon le classement QS Asia et parmi les 1000 meilleures universités du monde selon le classement Times Higher Education.
Université nationale d’économie (NEU)
Le 15 novembre 2024, le Premier ministre a signé une décision visant à transformer l’Université nationale d’économie en Université nationale d’économie.
L’Université nationale d’économie a été chargée par le gouvernement de mener à bien trois missions principales : conseiller sur les politiques macroéconomiques ; dispenser une formation de premier et de deuxième cycles en économie, en gestion et en administration des affaires ; et former le personnel de direction des entreprises de divers secteurs économiques.
L’Université nationale d’économie s’efforce de devenir une université multidisciplinaire axée sur la recherche, figurant parmi les 5 meilleures universités du Vietnam et parmi les 100 meilleures universités d’Asie dans les domaines de l’économie, du management et de l’administration des affaires, selon les normes de classement internationales.
Université Phenikaa (PHENA)
Le 15 avril 2025, l’Université Phenikaa est officiellement devenue l’Université Phenikaa conformément à la décision n° 775/QD-TTg du Premier ministre.
L’Université Phenikaa a pour vision de devenir une université en développement durable, d’exceller dans la formation et la recherche scientifique, et de se classer numéro un au Vietnam en termes de percées et d’efficacité en matière d’innovation.
Université de Can Tho (CTU)
L’université de Can Tho est devenue la première université du delta du Mékong, suite à une décision gouvernementale datée du 15 juillet 2025.
L’université de Can Tho continue d’être classée dans le groupe 1201-1400 au niveau mondial et dans le top 500 en Asie (classée 493e) selon le classement mondial des universités QS 2026.
L’Université de Can Tho poursuit sa mission de centre de formation et de recherche de premier plan au Vietnam, tout en innovant constamment pour suivre les tendances mondiales et contribuer positivement au développement durable de la région du delta du Mékong.
Université de l’industrie de Hanoï (HaUI)
Le 20 novembre 2025, l’Université de l’Industrie de Hanoï est officiellement devenue l’Université de l’Industrie de Hanoï, conformément à une décision du gouvernement.
D’ici 2035, l’Université de l’Industrie de Hanoï ambitionne de figurer parmi les 400 meilleures universités d’Asie, grâce à son approche axée sur l’innovation.
Université de Tra Vinh (TVU)
Il s’agit de la plus jeune des 13 universités du Vietnam, créée par le gouvernement en début d’année.
De par sa mission, il s’agit d’une université multidisciplinaire et à plusieurs niveaux ; elle mène des recherches scientifiques, transfère des technologies et est au service de la société ; contribuant à la création d’emplois, à la promotion de l’innovation, à l’amélioration de la qualité de vie et au développement socio-économique.
Nouvelles opportunités en 2026
25-02-2026
https://www.tinnhanhchungkhoan.vn
2026 – année charnière marquant la reprise économique du pays – voit de nombreuses entreprises prêtes à saisir de nouvelles opportunités. En effet, en 2025, nombre d’entre elles ont réussi à redresser la situation, à éviter les pertes et à renouer avec la croissance.
Aller à contre-courant pour atteindre la ligne d’arrivée.
Le secteur de la pêche a traversé une année difficile, marquée par les fluctuations économiques mondiales et les barrières du marché américain, telles que les droits de douane réciproques et les risques de dumping, qui ont directement impacté ses activités. Incapables de rester passives et d’attendre que la crise passe, les entreprises ont dû s’adapter, élaborer des stratégies flexibles et surmonter ces difficultés.
Par exemple, les activités de la société par actions Mekong Seafood (code boursier AAM) sont redevenues rentables, malgré les difficultés rencontrées par le marché des exportations de produits de la mer au cours de l’année écoulée.
Malgré un résultat négatif au quatrième trimestre 2025, les performances commerciales de Mekong Seafood pour l’ensemble de l’année ont tout de même affiché une croissance, avec un chiffre d’affaires atteignant 170,4 milliards de VND, soit une augmentation de 11 % par rapport à 2024, et un bénéfice après impôt atteignant 1,8 milliard de VND, alors que l’année précédente avait enregistré une perte de 6,3 milliards de VND.
Selon les dirigeants de Mekong Fisheries, au quatrième trimestre 2025, ils ont décidé de manière proactive de ne pas acheminer les matières premières des fermes vers les usines de transformation, mais plutôt de vendre le poisson pangasius comme matière première, tout en percevant des revenus d’intérêts sur les dépôts à terme dans les banques.
Dans le secteur des matériaux de construction, comme le ciment, alors que la Vietnam Cement Corporation (Vicem) a enregistré une perte de 1 378 milliards de VND en 2024, marquant ainsi sa deuxième année consécutive de pertes en raison d’un repli du marché du ciment et d’une faible demande, l’année 2025 a connu un « retournement de situation ».
Lors de la conférence de bilan de l’année 2025 et de présentation des objectifs pour 2026, M. Ngo Duc Luu, directeur général par intérim de la société, a déclaré qu’en 2025, Vicem avait réalisé un chiffre d’affaires total de 28 848 milliards de VND, soit une hausse de 5,1 % par rapport à 2024, atteignant ainsi ses objectifs. Le bénéfice avant impôt (hors effets de change en fin d’exercice) s’est élevé à 287,3 milliards de VND, soit 356 % de l’objectif fixé pour 2025 et une augmentation de 1 581,3 milliards de VND par rapport à 2024. Au cours de l’année écoulée, les ventes totales de ciment et de clinker de Vicem ont atteint 25,87 millions de tonnes, dépassant de 4,2 % l’objectif annuel et enregistrant une hausse de 8,5 % par rapport à 2024.
Dans le secteur agricole, l’année 2025 a été particulièrement difficile, marquée par des catastrophes naturelles, des tempêtes et des inondations dans de nombreuses régions, perturbant le cycle agricole dans le Nord et le Centre et impactant fortement la production agricole à l’échelle nationale. Cette situation a directement affecté l’industrie des engrais, entraînant une baisse de la consommation. Outre cette diminution de la demande, les entreprises de ce secteur ont également dû faire face à la concurrence accrue des engrais importés à bas prix en provenance des marchés voisins. Ces difficultés ont constitué une véritable épreuve, obligeant les entreprises à s’adapter.
La Ca Mau Petroleum Fertilizer Corporation (PVCFC, code boursier DCM) n’a pas été exemptée de ce test, mais elle l’a réussi avec succès, atteignant un chiffre d’affaires record de plus de 17 300 milliards de VND, dépassant les prévisions de 9 % et enregistrant une hausse de 24 % par rapport aux performances de 2024.
PVCFC a déclaré que, l’avantage cyclique des prix de l’urée n’étant plus le principal facteur de croissance, l’entreprise a activé avec succès deux segments d’activité à forte valeur ajoutée : les engrais NPK et le négoce pour compte propre, optimisant ainsi sa chaîne d’approvisionnement. Plus précisément, la production de produits NPK a dépassé 240 000 tonnes en 2025, soit une augmentation de 36 % par rapport à l’année précédente, incitant directement les agriculteurs à passer des engrais simples aux engrais composés de haute qualité. PVCFC a élargi son rôle, passant d’une unité de production à un acteur de la coordination des marchés, en s’appuyant sur son système logistique, ses entrepôts et son réseau de distributeurs pour distribuer les produits, optimiser les coûts fixes et renforcer sa capacité à répondre aux diverses demandes du marché.
La recette du succès pour les entreprises en redressement réside dans leur capacité à créer proactivement des opportunités grâce à leur approche unique, leurs atouts et leurs produits stratégiques, plutôt que d’attendre. La croissance s’ouvre ainsi grâce à des innovations majeures.
Etat d’esprit enthousiaste
La recette du succès pour les entreprises en redressement réside dans leur capacité à créer proactivement des opportunités grâce à leur approche unique, leurs atouts et leurs produits stratégiques, plutôt que d’attendre. La croissance s’ouvre ainsi grâce à des innovations majeures.
À l’aube de 2026 – l’Année du Cheval – l’image d’un cheval au galop rappelle à de nombreux entrepreneurs l’idée d’accélérer la croissance de leur entreprise dès le début de l’année.
M. Le Viet Hai, président du conseil d’administration de la société par actions Hoa Binh Construction Group (code boursier HBC), a exprimé son ambition de redonner à l’entreprise sa position de leader dans le secteur du BTP. Ces trois dernières années, Hoa Binh Construction a progressivement surmonté les difficultés grâce à une restructuration, une rationalisation de ses opérations et une optimisation de ses processus opérationnels.
Les signaux positifs concernant la reprise du marché immobilier et le dynamisme des investissements publics offrent des perspectives prometteuses à Hoa Binh Construction. En conséquence, Hoa Binh s’est fixé pour 2026 un objectif ambitieux de 1 000 milliards de VND de chiffre d’affaires et de 250 milliards de VND de bénéfice net, marquant ainsi un retour à un chiffre d’affaires à quatre chiffres après de nombreuses années. Hoa Binh Construction a également récemment ouvert une filiale en Israël, déterminée à poursuivre sa stratégie d’expansion à l’international.
Concernant le développement des marchés étrangers, M. Hai a déclaré que malgré de nombreuses difficultés et défis, Hoa Binh Construction reste persévérante et avance avec prudence mais détermination dans son expansion internationale. L’entreprise a su s’adapter aux innovations scientifiques et technologiques et adopter une approche axée sur le numérique, ce qui la motive à mettre en œuvre ses plans avec dynamisme.
De nombreuses entreprises abordent l’année 2026 avec enthousiasme, première année d’un nouveau cycle de croissance allant de 2026 à 2030.
La société par actions d’investissement et de construction Khang Dien (code boursier KDH) anticipe une forte croissance, avec des bénéfices qui devraient doubler pour atteindre environ 2 000 milliards de VND. Trois facteurs clés devraient stimuler la croissance de Khang Dien cette année.
Premièrement, le projet Gladia by the Waters (11,8 hectares, situé rue Vo Chi Cong, quartier Binh Trung, Hô Chi Minh-Ville, une coentreprise avec Keppel, dont Khang Dien détient 51 % du capital) finalisera ses ventes et enregistrera des bénéfices pour ses logements de faible hauteur en 2026. Deuxièmement, les ventes des logements restants des projets en cours à Hô Chi Minh-Ville se poursuivront. Troisièmement, des flux de trésorerie positifs et des bénéfices sont attendus grâce aux opportunités d’investissement et de coentreprise avec des partenaires nationaux et internationaux mises en œuvre en 2026.
La période 2026-2027 a été identifiée comme celle où Khang Dien accélérera le développement de nouveaux projets portant sur un fonds foncier total de plus de 150 hectares à Hô Chi Minh-Ville (anciennement). La plupart de ces projets ont quasiment achevé leurs procédures juridiques, comme le projet d’appartements Gladia, le projet Binh Trung Dong (18 ha), le projet 11A (16,5 ha, commune de Binh Hung) et le projet d’extension du parc industriel Le Minh Xuan (109 ha).
Vicem ambitionne d’atteindre une part de marché de 28 à 30 % sur le marché vietnamien du ciment d’ici 2030. La réalisation de son plan de croissance à deux chiffres cette année constitue une première étape essentielle pour atteindre cet objectif. Entre 2026 et 2030, Vicem aspire à devenir une marque de référence dans l’industrie cimentière vietnamienne, grâce à une technologie de pointe, un modèle de gestion moderne et une capacité de compétitivité tant au niveau régional qu’international.
En cette année du Cheval, une énergie positive se répand dans le monde des affaires, car « le cheval ne craint pas la lenteur, il craint l’immobilité ». De même, les entreprises ne peuvent rester immobiles ; elles doivent toujours aller de l’avant avec effort et flexibilité, et de nouvelles opportunités se présenteront !
Visite de To Lam à la Maison Blanche : un bilan diplomatique positif
23-02-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
Vendredi matin, le secrétaire général du Parti Communiste vietnamien To Lam a rencontré le président des États-Unis Donald Trump à la Maison Blanche dans le cadre de son déplacement à Washington D.C pour assister au meeting inaugural du Conseil de la Paix pour Gaza. Cette rencontre a donné lieu à une discussion sur les multiples aspects de leur coopération bilatérale ainsi que sur leurs inquiétudes jointes.

L’affirmation d’un fort soutien aux États-Unis
Le secrétaire général To Lam a d’abord félicité le président Trump pour l’organisation du Conseil de la Paix, en rappelant que le Vietnam était l’un des premiers pays à s’engager à participer au Conseil et à vouloir coopérer avec les Etats-Unis afin d’établir un plan de paix pour Gaza.
Il a ensuite affirmé qu’il souhaitait promouvoir le partenariat stratégique global établi entre les deux pays, et qu’il connaisse un développement stable et efficace. Les deux dirigeants ont exprimé leur satisfaction quant à leurs relations diplomatiques, leur coopération économique, la résolution de conflits, ainsi que leur coopération en termes de sciences et technologies, d’éducation et de contacts entre leurs peuples.
Il a d’ailleurs été proposé par le secrétaire général d’augmenter les échanges de délégations afin d’entretenir davantage de contacts entre les deux pays. Il a notamment soutenu qu’étant donné que les relations entre le Vietnam et les Etats-Unis reposent principalement sur les échanges et l’économie, il est d’autant plus important qu’un dialogue transparent et harmonieux s’opère, pour que les intérêts de chacun soient respectés et que la coopération profite à tous.
L’importance croissante du Vietnam dans les relations internationales
Le président Trump, pour sa part, a félicité le secrétaire général pour sa réélection récente à la tête du Parti communiste vietnamien, ainsi que son enthousiasme de le recevoir à la Maison Blanche. Il a exprimé son affection pour le peuple vietnamien et son soutien envers un Vietnam fort, indépendant et prospère.
Il a ensuite remercié le Vietnam pour avoir publiquement annoncé leur participation et soutien au Conseil de la Paix pour Gaza, en relevant d’ailleurs que cette participation est le reflet d’une importance accrue sur la scène internationale, ainsi qu’un fort engagement pour la paix globale, la stabilité et la coopération.
Cette réunion a montré que le Vietnam est devenu un important partenaire des États-Unis dans la région asiatique. Des accords économiques ont été signés par les deux partis, qui semblent alignés sur les champs économique et technologique. Trump a d’ailleurs annoncé qu’il devrait bientôt demander aux agences compétentes de retirer le Vietnam de la liste des marchandises et technologies stratégiques soumises au contrôle des exportations.
L’envoyé spécial du chef du parti rencontre le président Poutine et souligne la fiabilité du partenariat entre le Vietnam et la Russie.
26-02-2026
Dans une nouvelle ère de développement, le partenariat stratégique global Vietnam-Russie devrait non seulement servir les intérêts nationaux de chaque pays, mais aussi contribuer positivement à la paix, à la stabilité et à la croissance durable dans la région et dans le monde, a déclaré Lê Hoài Trung, membre du Politburo vietnamien et ministre des Affaires étrangères.
| Le ministre des Affaires étrangères, Lê Hoài Trung, en sa qualité d’envoyé spécial du secrétaire général du Parti, Tô Lâm, a rencontré le président russe Vladimir Poutine au Kremlin le 24 février à Moscou. — Photo VNA/VNS Tâm Hằng |
MOSCOU — Le Vietnam a exprimé sa confiance dans son partenariat durable avec la Fédération de Russie, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Lê Hoài Trung lors de sa rencontre avec le président russe Vladimir Poutine au Kremlin mardi (heure locale).
En sa qualité d’envoyé spécial du secrétaire général du Comité central du Parti communiste vietnamien (PCV), Tô Lâm, chargé de faire rapport sur les résultats du 14e Congrès national du PCV, le ministre a réaffirmé l’appréciation du Vietnam pour ce qu’il a décrit comme le fidèle compagnonnage de la Russie.
Accueillant le plus haut diplomate vietnamien, le président Poutine a salué le succès du Congrès et a fait l’éloge de ses entretiens téléphoniques avec le chef du Parti, Lâm, à la suite de l’événement.
Le dirigeant russe s’est dit convaincu que, sous la direction du PCV, dirigé par le secrétaire général Tô Lâm, le Viêt Nam mettrait en œuvre avec succès ses priorités stratégiques et inaugurerait une nouvelle ère de développement.
Transmettant le message du dirigeant du Parti vietnamien, Trung a déclaré que le 14e Congrès national du Parti avait passé en revue 40 ans de Đổi mới (Renouveau) et défini les principaux objectifs, orientations et stratégies pour la nouvelle ère.
Le Parti, l’État et le peuple du Viêt Nam sont déterminés à construire un pays pacifique, indépendant, démocratique, prospère, civilisé et heureux, progressant régulièrement vers le socialisme, a déclaré l’envoyé spécial.
Dans cette nouvelle ère de développement, le partenariat stratégique global Vietnam-Russie devrait non seulement servir les intérêts nationaux de chaque pays, mais aussi contribuer positivement à la paix, à la stabilité et à la croissance durable dans la région et dans le monde.
L’envoyé spécial et ministre des Affaires étrangères vietnamien a informé le président Poutine des grandes orientations et des avancées stratégiques adoptées lors du 14e Congrès national du Parti. Il a souligné que, sous l’impulsion des hauts dirigeants des deux pays, les relations entre le Viêt Nam et la Russie s’étaient développées de manière dynamique et avaient permis d’obtenir des résultats importants.
S’appuyant sur les orientations clés du message du secrétaire général Lâm, Trung a affirmé la volonté du Viêt Nam de renforcer sa coopération avec la Russie dans les domaines de l’énergie nucléaire, du pétrole et du gaz, de la coopération maritime, de la défense, de la collaboration militaro-technique, des transports et des sciences et technologies.
Le président Poutine a déclaré que la Russie attachait une grande importance au développement continu de son partenariat stratégique global avec le Vietnam, pour le bénéfice des deux peuples. Il a qualifié le secrétaire général du Parti vietnamien d’ami proche et a exprimé l’espoir de le recevoir prochainement en Russie.
Le dirigeant russe a également affirmé sa volonté de maintenir des contacts et des échanges réguliers avec le secrétaire général Lâm sur les questions stratégiques et les relations bilatérales, et a suggéré aux deux parties de renforcer encore la qualité et l’efficacité de leur coopération dans les secteurs clés. Il s’agit notamment de l’énergie, du pétrole et du gaz, des technologies militaires, ainsi que d’une coopération potentielle dans les domaines du nucléaire, des transports et des sciences et technologies.
À cette occasion, Trung a transmis au président Poutine l’invitation du chef du parti, Lâm, à se rendre au Viêt Nam, invitation que le dirigeant russe a appréciée et acceptée.
Le même jour, le ministre des Affaires étrangères Trung s’est entretenu avec son homologue russe, Sergueï Lavrov.
Le diplomate vietnamien a informé le ministre Lavrov des principes directeurs, de la ligne de politique étrangère et des grandes orientations de la diplomatie vietnamienne. Trung a souligné que, pour la première fois, le Congrès du Parti communiste vietnamien avait mis l’accent sur le rôle et la mission des affaires étrangères et de l’intégration internationale, les considérant comme des tâches essentielles et régulières.
Le ministre Lavrov a déclaré apprécier les informations importantes et stratégiques présentées lors du récent congrès du Parti communiste vietnamien, affirmant que le Vietnam est un partenaire prioritaire de la politique étrangère russe dans la région Asie-Pacifique.
Au cours de la réunion, les deux parties ont examiné et évalué la coopération bilatérale, notamment la coordination entre les deux ministères des Affaires étrangères.
Ils ont également discuté et convenu de mesures visant à renforcer le rôle de coordination des deux ministères dans la consolidation et le renforcement des relations entre le Viêt Nam et la Russie, et ont échangé leurs points de vue sur des questions internationales et régionales d’intérêt commun.
ENVIRONNEMENT & CULTURE
Labellisation FSC : Vers une gestion durable des forêts vietnamiennes
13-02-2026
La culture et la vente de ressources forestières à l’international est une source de revenus importants pour de nombreux villages vietnamiens du Nord et du Centre depuis des décennies. Néanmoins, les marchés mondiaux ont graduellement gagné en exigences quant à la gestion des ressources et aux méthodes de récolte du bois, en demandant notamment la certification des marchandises par le label FSC. Cette évolution a encouragé les cultivateurs vietnamiens à préférer un modèle plus durable écologiquement et économiquement.

Le rapport national sur l’état des forêts de 2024 présente la surface forestière comme recouvrant 14,874 millions d’hectares de terres boisées, soit 44,89 % du territoire national vietnamien. Par conséquent, sa gestion est capitale afin de préserver la biodiversité ainsi que les revenus des localités qui dépendent d’elle. Pendant des décennies, les villageois qui vivaient de la vente de bois plantaient des arbres à pousse rapide, et coupaient les troncs prématurément quand les cours du marché étaient favorables.
Désormais, les marchés exigent de plus en plus la certification du bois et des gages de durabilité des cultures, ce qui a entraîné un bouleversement des habitudes de gestion des producteurs. Les cycles de plantation et de récolte ont été allongés, et les variétés étrangères à pousse rapide comme l’eucalyptus et l’acacia ont commencé à être remplacées par des espèces indigènes de la région, qui possèdent des troncs plus larges et de meilleure qualité, en plus de consolider l’écosystème dont elles font partie.
Le label FSC comme moteur de la transition
Le label FSC, ou Forest Stewardship council, est présent dans le monde entier, et concerne des millions de produits de notre quotidien, allant des livres aux rouleaux de papier toilette, tout en passant par de nombreux emballages alimentaires en carton. Ce label est un gage de qualité et de durabilité des matériaux utilisés, prodiguant une transparence d’information sur la provenance et les méthodes de récolte du bois.
Par conséquent, si les producteurs veulent obtenir ce label, ils doivent sélectionner prudemment leurs graines, allonger leurs cycles de récolte et mettre en place des mesures de protection de l’environnement et de la biodiversité. Étant donné que le marché européen exige ce label, les producteurs ont accepté de supporter les coûts d’obtention de ce dernier, afin de garantir des revenus plus stables et importants sur le long terme.
Une opportunité de sortie de la pauvreté et de formation
Pour les communautés locales et les villages, où chaque famille possède un bout de forêt, l’évolution de la culture forestière leur a permis d’avoir des revenus plus prévisibles et stables. Mais au-delà des ressources économiques qui soutiennent ces villages, les programmes FSC leur prodigue une formation extensive sur nombre de sujets, ainsi qu’une sensibilisation aux enjeux globaux qui aura une forte importance pour ces communautés sur le long terme.
Ces formations comprennent du management forestier, de la prévention contre les incendies, des mesures de protection de la biodiversité ainsi que la sécurisation des lieux de travail. Le label interdit notamment la pratique de l’agriculture sur brûlis, qui consiste à mettre feu aux parcelles pour défricher, afin de pouvoir injecter de l’engrais et planter plus vite les nouvelles semences.
La vente de bois est devenue un investissement pour le futur, un moyen pour les familles de la ruralité d’économiser sur le long-terme, plutôt qu’un revenu sur lequel vivre.
L’Année du Cheval et l’histoire des chevaux de guerre de la dynastie Nguyen.
16-02-2026
Lorsqu’on évoque l’armée des seigneurs Nguyen, puis la cour de la dynastie Nguyen, on les associe souvent à des éléphants de guerre, des navires de guerre, de hautes murailles et de profonds fossés. Mais un autre élément militaire, moins connu, était pourtant essentiel : les chevaux. Non pas quelques chevaux pour des promenades symboliques, mais tout un système d’élevage sélectif, de dressage et d’utilisation, géré par le budget royal, avec des quotas et une discipline stricts.
La lecture des Chroniques de Đại Nam (Đại Nam thực lục ) de la dynastie Nguyễn révèle que les chevaux constituaient un atout stratégique. La cour n’autorisait pas le développement naturel des troupeaux ni du marché équin, mais les gérait comme faisant partie de l’approvisionnement militaire national.
Importation, élevage et marché du cheval.
La dynastie Nguyen a rapidement constaté les limites de la race équine locale, aujourd’hui communément appelée « cheval de prairie ». Le climat tropical chaud et humide rendait les chevaux vietnamiens plus petits et moins résistants que ceux du Nord. C’est pourquoi l’empereur Minh Menh préconisa l’importation de ces races.
Source : Page Facebook du Musée des Antiquités royales de Hué
Les Chroniques de Đại Nam rapportent que la cour impériale ordonna à Bắc Thành de sélectionner et d’acquérir de bons chevaux du Yunnan, en Chine. Bắc Thành était une unité administrative et militaire régionale de la dynastie Nguyễn, active au début du XIXe siècle et chargée de l’administration de tout le nord du Vietnam. Le Yunnan était depuis longtemps réputé pour ses chevaux de grande taille et d’endurance. Tuyên Quang acheta un étalon noir de trois thước (un thước mesurait autrefois environ 0,4 à 0,47 mètre) et l’offrit à la capitale. Le roi les récompensa de plus de 100 taels d’argent. Cette récompense témoigne que l’importation de races équines était une politique délibérée, financée par des fonds publics, et non un achat impulsif.
Le Đại Nam Thực Lục est l’histoire chronologique officielle de la dynastie Nguyễn, relatant les événements depuis l’époque des seigneurs Nguyễn jusqu’à la fin du règne de l’empereur Tự Đức. Compilée par l’Institut national d’histoire, elle est considérée comme l’histoire nationale la plus importante du Vietnam médiéval. La traduction actuelle, publiée en dix volumes par l’Institut d’histoire et la Maison d’édition pédagogique, constitue une source documentaire fondamentale pour de nombreuses études historiques.
Parallèlement à l’importation de chevaux, la cour impériale organisa la sélection de races locales. Les provinces de Quang Nam, Quang Ngai, Binh Dinh, Phu Yen et Binh Hoa (ancien nom de l’actuelle Khanh Hoa) reçurent l’ordre de trouver et d’acquérir de beaux chevaux blancs pour les amener aux écuries de Thien Nhan. Thien Nhan était le domaine des écuries impériales, où étaient gardés les chevaux sélectionnés pour la cour et l’armée. L’importance accordée à la couleur de la robe témoigne du goût esthétique de la cour impériale, allié à une exigence de qualité.
Au Sud-Vietnam, le marché des chevaux n’était pas totalement libre. Les autorités locales imposaient des taxes sur l’achat de chevaux en fonction de leur race, et les acheteurs devaient présenter leurs documents aux autorités compétentes, ce qui signifiait que la cour impériale contrôlait les transactions. Ce système transformait le marché en une réserve mobilisable pour l’armée. En d’autres termes, la cour impériale autorisait le commerce des chevaux tout en se réservant le droit d’intervenir en cas de besoin.
D’après les documents historiques, on constate que la dynastie Nguyen a mené une double politique d’élevage de chevaux : importer des races de haute qualité pour améliorer le troupeau et maintenir un approvisionnement national sélectif, sous la supervision financière et administrative du gouvernement central.
L’élevage de chevaux est comparable à la gestion de biens publics.
Les chevaux royaux n’étaient pas gardés dans un seul grand haras, mais plutôt selon un système décentralisé. Le centre névralgique était l’Institut Thượng Tứ, situé dans la capitale, Hué. Cet institut était chargé de la gestion des chevaux royaux, de leur élevage à leur dressage.
Le ministère de la Guerre, un organisme relevant des six ministères de la cour impériale, comparable au ministère de la Défense actuel, allouait un contingent permanent de 200 chevaux de guerre, confiés à deux unités de cavalerie. Ces unités de cavalerie d’élite, placées directement sous l’autorité du pouvoir central, étaient d’une taille comparable à celle d’un régiment moderne. En cas de pénurie de chevaux, les provinces devaient recruter des troupes supplémentaires. Outre ce contingent, plus de 100 chevaux étaient sélectionnés pour l’entraînement et le service de l’empereur, et plus de 300 étaient stationnés en permanence dans la seule capitale.
Les provinces centrales telles que Quang Nam, Quang Ngai, Quang Tri et Quang Binh furent chargées d’élever les chevaux royaux selon des quotas. Pour dix chevaux, quatre bergers étaient engagés. Ces derniers recevaient de l’argent et du riz, et étaient exemptés des corvées imposées au peuple pour la cour impériale. En contrepartie, si les chevaux s’affaiblissaient et dépérissaient, ils étaient punis de coups de fouet ; s’ils mouraient par négligence, ils devaient indemniser les victimes. Les chevaux à reproduction abondante étaient récompensés financièrement, et tous les troupeaux devaient faire rapport périodiquement.
Ce mécanisme est hautement quantifiable : les récompenses et les sanctions sont directement liées au nombre de descendants qui survivent, meurent et se reproduisent. Il s’agit d’une méthode de gestion des biens publics très similaire à la gestion des approvisionnements militaires modernes.
Un détail peu connu est que Con Lon, aujourd’hui l’île de Con Dao, servait autrefois d’élevage pour les chevaux royaux. Le Dai Nam Thuc Luc (Chroniques de Dai Nam) rapporte que les chevaux y prospéraient et que le roi ordonna de sélectionner les meilleurs et de les amener à la capitale. Cela montre que Con Lon jouait un rôle de centre d’élevage. L’île isolée, avec sa garnison et les prisonniers exilés qui cultivaient la terre, formait un modèle hybride, à la fois camp de prisonniers, ferme et écurie.
Outre les chevaux de guerre, il existait aussi des chevaux de poste. Ces derniers étaient utilisés pour le système postal impérial. Les bureaux de poste, de la province de Thừa Thiên jusqu’au nord, disposaient de leurs propres chevaux officiels. Les chevaux vieux et faibles devaient être vendus et remplacés par des neufs, les postiers devaient être formés à les monter, et les retards dans la distribution des documents officiels étaient sévèrement punis (les postiers étaient spécialisés dans la distribution des documents officiels à cheval). Ce système montre que les chevaux constituaient une infrastructure de transport administrative, et pas seulement en temps de guerre.
La ration des chevaux fut également standardisée. Les chevaux royaux recevaient chaque mois une quantité fixe de riz et de haricots. La cour stipula également que les soldats étaient responsables de fournir la paille et le fourrage à leurs chevaux, et que les civils n’étaient pas autorisés à le faire. Il s’agissait d’un principe de séparation entre le service militaire et les contraintes de la vie civile.
Formation et rôle militaires
D’après les archives historiques, l’empereur Minh Mệnh a inspecté personnellement l’entraînement de la cavalerie à de nombreuses reprises. Le ministère de la Guerre insistait sur le fait que les chevaux devaient être « dressés dès leur plus jeune âge » et que seuls les chevaux bien dressés et en bonne santé étaient utilisés. Ceci témoigne de la conception selon laquelle le dressage est indissociable de l’élevage.
La cour impériale recrutait également des cavaliers chevronnés capables de tirer à cheval. Il s’agissait d’une compétence spécialisée. Tous les fantassins ne pouvaient pas devenir cavaliers. La cavalerie s’est ainsi développée comme une branche militaire spécialisée.
Images de voitures hippomobiles sculptées sur les Neuf Urnes Dynastiques de Hué.
Les chevaux excédentaires de la Garde impériale furent affectés à la Garde impériale, à l’avant-garde et aux postes de cavalerie (la Garde impériale constituait une importante unité militaire sous la dynastie Nguyen). La cavalerie de la dynastie Nguyen ne représentait pas une force principale comme les armées mongoles ou mandchoues, en raison du relief montagneux et fluvial du Vietnam. Cependant, les chevaux jouaient un rôle crucial : transmission rapide des informations, poursuite des cibles, manœuvres tactiques et escorte de l’empereur.
Dans certaines campagnes, la capacité de « partir au combat à cheval » était considérée comme essentielle pour garantir un approvisionnement suffisant et une progression rapide. La vitesse et la mobilité étaient les principaux atouts des chevaux dans la guerre prémoderne.
Source : Page Facebook du Musée des Antiquités royales de Hué
Une compilation de données suggère que la flotte impériale de chevaux comptait entre 700 et 1 000 têtes sous le règne de Minh Mạng, même en temps de paix. Pour une nation agricole tropicale, il s’agissait d’un nombre considérable. Plus important encore, ce chiffre impliquait tout un système de gestion : importation des races, élevage selon des quotas, inventaire, système de récompenses et de sanctions, dressage et répartition des chevaux.
Sous la dynastie Nguyen, les chevaux n’étaient donc pas de simples moyens de transport ni des symboles de puissance militaire. Ils faisaient partie intégrante des capacités de l’État, comme en témoignent leur utilisation dans l’armée, les postes militaires, etc. La gestion des troupeaux révèle que la cour se souciait, dans une certaine mesure, de la population équine du pays et avait mis en œuvre une stratégie pour son maintien et son développement.
Hô Chi Minh-Ville mise sur la culture pour doper sa croissance
18-02-2026
Trân Luu Quang, membre du Politburo et secrétaire municipal du comité du Parti, a rencontré des artistes ainsi que des entreprises du secteur culturel le 5 février afin de leur présenter sa stratégie de transformation de la culture en moteur économique par des infrastructures modernes ainsi que par l’innovation.
La culture comme levier d’amélioration du niveau de vie
Lors de la réunion avec les artistes et entreprises concernées, Trân Luu Quang a annoncé que la croissance économique à deux chiffres souhaitée à Hô Chi Minh Ville reposerait en grande partie sur le développement du secteur culturel. L’industrie de la culture serait un tremplin pour améliorer la qualité de vie des habitants et, serait potentiellement, une contribution directe au développement du pays sur le long terme.
M. Quang a présenté le fort potentiel culturel de la ville, mais a également insisté sur le fait qu’il faudrait continuer à valoriser ses atouts de manière durable et stratégique. Hô Chi Minh-Ville possède déjà de nombreux produits culturels qui génèrent des revenus conséquents, comme des œuvres théâtrales ou des œuvres cinématographiques à succès, avec des recettes de plusieurs centaines de milliards de dôngs. Ces produits attirent de nombreux artistes qui choisissent de s’établir à Hô Chi Minh pour développer leur carrière, ce qui montre le potentiel de l’industrie artistique actuelle.
Des obstacles à la pleine exploitation de l’industrie
Le secrétaire municipal du parti a appelé les artistes à dialoguer avec les services de la municipalité à propos de leurs besoins réels afin qu’ils puissent développer un art à forte valeur économique et culturelle, conformément aux attentes du public. Néanmoins, certains groupes de divertissement préviennent que le traitement actuel de la culture ne suffira probablement pas à lui assurer une prospérité sur le long terme, et qu’il faudrait un réel investissement dans le secteur ainsi que le développement d’infrastructures destinées à accueillir un large public.
En effet, le Vietnam ne possède pas encore d’infrastructure assez vaste et conforme aux normes internationales permettant d’accueillir plus de 50 000 spectateurs pour des événements et spectacles de grande envergure. De plus, la promotion de secteurs comme la musique ou les formats numériques courts reposent encore principalement sur les efforts personnels des artistes, alors que c’est un secteur à très forte valeur ajoutée. Selon Dinh Ba Thành, représentant du Groupe Dât Viêt VAC, pour qu’elle devienne source de croissance, l’industrie culturelle doit être considérée comme une industrie à part entière, et sous une échelle assez large, en axant leurs efforts sur la créativité et la protection des droits de propriété intellectuelle.
Les groupes prioritaires de la politique
Le cinéma, la musique, la publicité ainsi que les industries artistiques utilisant des technologies numériques ont été les principaux secteurs discutés par les artistes. Les axes prioritaires adressés par la politique sont le développement des infrastructures, l’adoption de politiques fiscales préférentielles qui soutiennent la création de contenus et enfin le soutien à l’investissement et l’exportation de biens culturels. Enfin, la protection des droits d’auteur reste un facteur clé pour la production durable de contenus, ainsi que pour la compétitivité de l’industrie à l’échelle internationale.
L’investissement dans le secteur culturel sur le long terme ainsi qu’une rigoureuse sélection des partenaires sont particulièrement importants voire nécessaires puisque le Vietnam ne possède pas encore d’entreprise capitalisant un milliard de dollars dans ce secteur. Dinh Ba Thành a proposé la création de centres internationaux d’industries culturelles, en disant que ces derniers devraient être considérés comme des structures d’importance équivalente à un centre financier international, avec des politiques d’incitation appropriées.
Ces centres auraient ainsi la possibilité de développer des technologies créatives, d’appliquer l’intelligence artificielle à l’ensemble de la chaîne de valeur des contenus, tout en stimulant le cinéma, la musique et le divertissement destinés aux marchés mondiaux.
Nguyen Hue, la rue des fleurs, décorée et animée pendant la période du Têt
18-02-2026
Pendant la période des festivités du Têt, la rue Nguyen Hue, aussi appelée la “rue des fleurs”, affiche une atmosphère pétillante de vie et de couleurs, ainsi que d’impressionnantes décorations installées par la municipalité. Le Nouvel An lunaire, le 17 février, a marqué le début de l’année du Cheval, qui est d’ailleurs la figure à l’honneur dans l’avenue.

“Nhat Ma Thong Dong”, centre de l’exposition, est une mascotte équine monumentale de 7m de haut, faite uniquement de bambou éco-friendly tissé.
Des décorations de jour comme de nuit
La rue Nguyen Hue, inondée de monde le soir du 15 février, deux jours avant le Têt.
Cette année marque la 23ème édition où Nguyen Hue est décorée à l’approche du Têt, au cœur du centre-ville. Chaque année, des milliers de personnes s’y promènent, afin de profiter des décorations monumentales que la municipalité installe.

L’entrée de la rue Nguyen Hue, représentant un char tiré par des chevaux de toutes les couleurs, avançant fièrement vers l’avant. Il comporte des lumières qui l’’illumine la nuit.
De nombreuses statues représentent le cheval, l’animal à l’honneur en 2026. Néanmoins, cette année marque un tournant dans la tradition de l’avenue, car les mêmes décorations offrent une expérience de jour et une autre de nuit, avec l’illumination des décors.
Représentation du “Cheval aux 9 crinières” de jour.
Ces décorations sont pour la plupart des références historiques et mythologiques. Par exemple, la décoration de jour nommée “Le cheval aux 9 crinières” est une installation colorée de 6,4m de hauteur inspirée par la légende de Son Thinh et Thuy Thinh, un mythe vietnamien qui explique l’origine des inondations annuelles.
Un moment incontournable pour les familles et visiteurs

De nombreux décors ont été installés afin que les familles puissent prendre des photos.
Au cours de ces deux décennies, la rue est devenue un iconique point de rassemblement pour les familles ainsi que pour les visiteurs en quête d’un moment qui cristallise l’esprit du Têt au Vietnam. De nombreuses décorations sont placées de sorte à faire des cadres idéaux pour prendre des photos en famille, et bien souvent en tenues traditionnelles, appelées Ao Dài.

Les “cafe apartments” surplombant la rue Nguyen Hue, une des attractions touristiques les plus populaires de la ville.
Les visiteurs et touristes peuvent s’y promener afin de s’imprégner de l’atmosphère joyeuse et colorée de la rue, et vivre une expérience unique, en couplant par exemple leur promenade le long de la rue avec la visite des « appartements cafés », emblème de la ville, un immeuble où les appartements ont été réaménagés en cafés.

De nombreux stands et échoppes ont été installés et décorés le long de la rue, afin d’offrir des snacks et rafraîchissements aux visiteurs.
Des stands de nourriture et des animations en tout genre jonchent la rue, au plus grand plaisir des petits et des grands.

Défilé le long de l’avenue, avec des participants costumés et des dragons en papier qui voltigent.
Enfin, des spectacles ont été organisés par la ville, comme par exemple un défilé haut en couleur où les participants se déguisent, jouent des instruments et dansent.
Le Vietnam assouplit les règles pour augmenter ses exportations agricoles
19-02-2026
Face à des marchés internationaux toujours plus exigeants, le Vietnam ajuste son cadre réglementaire afin de faciliter l’exportation de ses produits agricoles et de renforcer leur compétitivité à l’étranger.

Un cadre juridique en pleine révision
Les autorités vietnamiennes ont engagé une révision approfondie de plusieurs textes encadrant la production et l’exportation agricoles. Ces ajustements concernent notamment les lois relatives à la culture des plantes, à la protection phytosanitaire et à la gestion des intrants agricoles.
L’objectif est de clarifier les règles applicables, de supprimer les incohérences entre textes et de réduire les lourdeurs administratives qui freinent les exportations. En harmonisant la réglementation à l’échelle nationale, le gouvernement entend offrir aux producteurs et aux exportateurs un environnement juridique plus lisible et plus stable.
Simplifier les procédures sans affaiblir les contrôles
Au cœur de cette réforme figure la volonté de rendre les procédures plus efficaces, tout en maintenant des standards élevés en matière de sécurité sanitaire et de qualité. Les nouvelles dispositions précisent notamment les conditions d’enregistrement des zones de culture et des installations d’emballage, des éléments devenus indispensables pour accéder à de nombreux marchés étrangers.
Certaines exigences techniques ont également été ajustées, comme les règles relatives aux engrais ou aux inspections, afin d’éviter des contrôles redondants et coûteux pour les entreprises.
S’aligner sur les normes internationales
Ces évolutions répondent à une pression croissante des pays importateurs, qui renforcent leurs exigences en matière de traçabilité, de biosécurité et de conformité environnementale. En adaptant sa réglementation, le Vietnam cherche à faciliter la reconnaissance de ses systèmes de production par ses partenaires commerciaux.
Cet alignement permet non seulement de limiter les refus aux frontières, mais aussi de raccourcir les délais d’exportation et de renforcer la crédibilité des produits agricoles vietnamiens sur les marchés internationaux.
Un soutien direct aux acteurs du secteur
Pour les agriculteurs et les entreprises exportatrices, ces ajustements représentent un levier important de sécurisation et de développement. Un cadre réglementaire plus clair réduit les risques juridiques, encourage l’investissement et favorise l’adoption de pratiques de production plus durables et mieux structurées.
Dans un contexte où l’agriculture reste un pilier majeur de l’économie vietnamienne, ces réformes visent à accompagner la montée en gamme du secteur et à consolider sa place dans les chaînes de valeur mondiales.
Têt 2026 : Ho Chi Minh-Ville célèbre l’année du cheval sous les feux d’artifice
19-02-2026
Feux d’artifice, fleuve illuminé et marée humaine : Ho Chi Minh-Ville a basculé dans l’année du Cheval sous un ciel incandescent. Entre modernité éclatante et traditions du Têt, la métropole du Sud a offert un spectacle à la mesure de son énergie, rassemblant des dizaines de milliers d’habitants et de visiteurs venus accueillir 2026 dans une ferveur collective.

Une ville suspendue à minuit
À l’instant précis où la nouvelle année lunaire a commencé, le ciel de Ho Chi Minh-Ville s’est embrasé. 17 points de tir, dont plusieurs installations de grande hauteur, ont lancé simultanément leurs gerbes lumineuses au-dessus de la rivière et des tours du centre.
Les explosions colorées se reflétaient sur les eaux sombres de la rivière Saïgon, dessinant une fresque mouvante entre gratte-ciel et quais animés. Pendant une quinzaine de minutes, la métropole du Sud a retenu son souffle avant d’exploser en applaudissements et en voeux échangés à la volée.
Marée humaine sur les quais
Bien avant minuit, le centre-ville était déjà saturé. Le parc de Bach Dang Wharf Park et les abords de Nguyen Hue Flower Street se sont transformés en vaste esplanade populaire. Familles, groupes d’amis et touristes s’y sont installés des heures à l’avance, certains assis à même le sol, d’autres perchés sur les murets pour apercevoir le ciel.
La rue piétonne, décorée pour le Têt, débordait d’animation : lorsque ses accès ont fermé en fin de soirée, la foule s’est naturellement déplacée vers les quais, considérés comme l’un des meilleurs points d’observation de la ville.
Le fleuve au coeur de la fête
La rivière Saïgon n’a pas seulement servi de toile de fond. Les bateaux-bus ont renforcé leurs rotations pour absorber l’afflux de passagers désireux d’admirer les illuminations depuis l’eau. Entre les embarcadères centraux et la rive de Thu Thiem, les départs se sont succédés à un rythme soutenu, transformant le transport quotidien en véritable croisière festive.
Parallèlement, plusieurs navires-restaurants richement décorés proposaient d’attendre les douze coups de minuit autour d’un dîner et d’animations musicales, au plus près des feux.
Un centre-ville en pleine lumière
Dès le début de la soirée, les grandes artères et les façades des immeubles du centre étaient baignées de lumière. Les tours de verre reflétaient les décorations rouges et dorées, tandis que les écrans géants diffusaient des messages de prospérité et de bonheur pour l’année du cheval. Cette mise en scène lumineuse, amplifiée par les feux d’artifice, a donné au cœur économique du pays des allures de capitale festive.
Le Têt, élan national
Si Saïgon a offert l’un des spectacles les plus impressionnants, l’ensemble du pays a vibré à l’unisson. De Da Nang à Da Lat, en passant par Hai Phong ou Vung Tau, concerts, danses du lion et feux d’artifice ont rythmé la nuit. Mais à Ho Chi Minh-Ville, la densité de la foule et l’intensité du spectacle ont rappelé le rôle singulier de la métropole : celui d’un carrefour où traditions ancestrales et modernité spectaculaire se rencontrent pour ouvrir l’année nouvelle.
Au-delà des lumières et du bruit, c’est une même aspiration qui dominait les conversations : santé, réussite et paix pour les familles comme pour le pays. Sous les dernières étincelles dissipées dans la nuit chaude du Sud, la ville a entamé 2026 avec l’optimisme vibrant qui la caractérise.
Phase charnière du développement du delta du Mékong
21-02-2026
De nombreux efforts ont été déployés dans le delta du Mékong au cours de l’année 2025 pour privilégier l’adaptation à la nature et la coexistence avec elle.
Une nouvelle autoroute dans le delta du Mékong.
Le delta du Mékong a franchi une nouvelle étape au cours de l’année écoulée sur la voie difficile de sa transformation. Sous une apparente tranquillité, de profonds bouleversements sont à l’œuvre, la région repensant ses modes de survie et de croissance dans un contexte en constante évolution. Face à cette situation, la croissance verte et le concept plus large d’économie verte se sont progressivement imposés comme un axe de réflexion central, orientant les efforts de restructuration du modèle de développement régional.
Le delta du Mékong est de plus en plus contraint de redéfinir sa trajectoire de développement. Les leçons tirées des inondations, des glissements de terrain, de l’intrusion d’eau salée et de l’épuisement des ressources ont forcé les autorités locales à réévaluer des décennies de stratégies de croissance. Une nouvelle mentalité se dessine : le développement ne peut plus se faire au détriment de l’environnement et doit s’appuyer sur les fondements écologiques propres au delta.
Vers une économie verte
Pendant de nombreuses années, l’interaction de la région avec la nature a été largement façonnée par une approche axée sur le contrôle : construction de digues plus hautes, endiguement des cours d’eau et expansion de la production à tout prix. Avec le temps, cependant, les conséquences de cette stratégie sont devenues plus évidentes. Affaissement des sols, érosion des berges, diminution des réserves d’eau douce et déséquilibres écologiques ont mis en évidence les limites de la tentative de domination des systèmes naturels.
Un changement notable de mentalité s’est amorcé en 2025. Au lieu de « résister » à la nature, de nombreuses localités ont commencé à privilégier l’adaptation et la coexistence. L’eau n’est plus perçue uniquement comme une menace, mais comme une composante essentielle de l’écosystème, nécessitant une gestion flexible, saisonnière et adaptée au contexte local. Les zones de rétention des crues, les plaines alluviales écologiques et les corridors de drainage naturels font l’objet d’une réévaluation quant à leur rôle crucial dans la réduction des risques de catastrophes.
Parallèlement, l’exploitation des ressources en eau s’oriente vers une gestion durable. Le prélèvement d’eau souterraine, qui a largement contribué à l’affaissement des sols, est progressivement maîtrisé et de plus en plus remplacé par des solutions de stockage des eaux de surface, des pratiques d’économie d’eau et la réutilisation de l’eau dans la production. Ces changements, ni brusques ni uniformes, jettent collectivement les bases d’une nouvelle approche, qui considère les ressources naturelles comme des limites finies à respecter plutôt que comme des ressources inépuisables.
Dans ce contexte plus large, l’économie verte s’impose comme un courant fédérateur qui traverse de multiples secteurs. Elle n’est plus un simple slogan, mais un cadre pratique qui influence de plus en plus les choix de développement. L’agriculture, pilier traditionnel du delta du Mékong, illustre parfaitement cette transformation.
Au lieu de privilégier les volumes de production, de nombreuses régions se tournent vers une agriculture à plus forte valeur ajoutée grâce à des modèles adaptatifs qui réduisent les émissions et protègent les écosystèmes. Les systèmes riz-crevettes, les modèles crevettes-mangrove, l’agriculture biologique et les pratiques agricoles circulaires permettent non seulement d’atténuer la pression environnementale, mais aussi d’ouvrir de nouvelles perspectives en termes de marchés, de qualité et de valeur ajoutée. Les agriculteurs ne sont plus de simples producteurs ; ils deviennent des acteurs clés des chaînes de valeur vertes.
L’une des caractéristiques essentielles de cette transition est le passage d’une logique de « production de masse » à une approche axée sur la « haute valeur ». Les modèles agricoles adaptatifs, autrefois considérés comme de niche ou expérimentaux, sont désormais déployés à grande échelle. Parallèlement à l’agriculture, l’économie marine apparaît comme un secteur de développement très prometteur.
S’étendant du littoral de la province de Tien Giang (désormais intégrée à la province de Dong Thap) à celui de Ca Mau, le delta du Nil bénéficie d’un littoral étendu et de conditions de vent favorables, lui conférant un avantage certain pour le développement des énergies renouvelables, notamment l’éolien terrestre et maritime. Parallèlement, l’aquaculture durable, l’écotourisme marin et la conservation des mangroves contribuent progressivement à la création de nouvelles filières qui soutiennent les moyens de subsistance et protègent les écosystèmes côtiers.
Il est à noter que l’approche actuelle de l’économie maritime ne dissocie pas croissance et conservation. Les mangroves de Ca Mau, par exemple, sont de plus en plus considérées comme une « infrastructure verte » qui protège les côtes, absorbe le carbone et assure des moyens de subsistance durables. Cette perspective contribue à atténuer les conflits entre objectifs économiques et protection de l’environnement, orientant ainsi le développement vers un équilibre à long terme.
D’un point de vue plus large, une économie marine verte ouvre également de nouvelles perspectives en matière de connectivité régionale, reliant les zones intérieures aux espaces marins et créant des chaînes de valeur plus ouvertes et flexibles que les modèles de développement fermés du passé.
Nouvelle locomotive régionale
Au-delà de l’agriculture et de l’économie maritime, les zones urbaines du delta du Mékong jouent progressivement un rôle de premier plan dans la transition écologique. Plutôt que de s’étendre horizontalement, de nombreuses villes privilégient des modèles de développement plus compacts qui mettent l’accent sur les espaces verts, les infrastructures de drainage et la résilience climatique.
Les nouveaux projets urbains accordent une attention accrue aux enjeux environnementaux, de la conception architecturale à la consommation d’énergie, en passant par la gestion des déchets et des eaux usées. Les espaces publics, les plans d’eau et la végétation sont de plus en plus considérés comme des composantes essentielles des systèmes urbains, et non plus comme de simples éléments décoratifs. Plus important encore, les villes deviennent des pôles de diffusion de nouvelles valeurs liées aux modes de vie écologiques et à la gouvernance durable.
Depuis ces centres urbains, les modèles d’économie circulaire, la consommation responsable et l’innovation commencent à se diffuser dans les zones rurales, renforçant les liens entre les différents espaces de développement de la région. Ainsi, les villes ne sont pas seulement bénéficiaires de la transition écologique, mais aussi des catalyseurs qui contribuent à harmoniser les trajectoires rurales et urbaines.
Avec le recul sur l’année écoulée, le delta du Mékong semble traverser une phase charnière. Face à l’aggravation des défis environnementaux, les anciens modèles de développement sont devenus impossibles à maintenir, obligeant les populations locales à repenser l’utilisation des ressources et l’organisation des espaces économiques et sociaux.
Cette transition n’est ni rapide ni facile. Elle exige persévérance, consensus et vision à long terme. Pourtant, au sein de ce processus graduel, une nouvelle identité se dessine pour le Delta, une identité qui vise une croissance fondée sur la collaboration avec la nature plutôt que sur la lutte contre elle, et sur la valorisation des atouts écologiques au lieu de dépasser les limites environnementales.
La croissance verte n’est donc plus une aspiration lointaine ; elle est de plus en plus visible dans les décisions de développement, les modèles de production et les espaces de vie de toute la région. Elle offre au delta du Mékong une voie d’adaptation au changement climatique tout en préservant son rôle de pilier du développement économique national, de la stabilité écologique et de la sécurité alimentaire.
En ce début d’année, ces changements n’ont peut-être pas engendré de percées spectaculaires, mais ils signalent clairement une nouvelle orientation : la région apprend à ralentir pour mieux progresser. Dans ce rythme plus lent et plus réfléchi, l’économie verte n’est plus une simple option, elle devient le fondement de l’avenir du delta du Mékong.
Hô Chi Minh-Ville envoie des médecins à Con Dao : des soins médicaux spécialisés sont prodigués à cette île isolée
25-02-2026
La rotation des médecins à Con Dao n’est pas seulement une solution professionnelle, mais aussi une forte affirmation de la responsabilité de Hô Chi Minh-Ville envers les habitants de cette île isolée située en première ligne face aux vagues.
Début septembre 2025, Hô Chi Minh-Ville a lancé un programme de rotation de médecins spécialistes hautement qualifiés issus des principaux hôpitaux de la ville, affectés au Centre médical militaro-civil de Con Dao. Chaque rotation dure un mois. À ce jour, après près de six mois de mise en œuvre, le programme a donné de nombreux résultats positifs.

Le premier groupe de médecins participant au programme de rotation des médecins est arrivé à Con Dao. Photo : Ministère de la Santé.
Se battre pour la vie des habitants de Con Dao.
Récemment, la sixième promotion de médecins spécialistes de Con Dao a traité avec succès un cas particulièrement grave présentant un risque élevé de décès, étant donné que le transfert du patient vers un autre hôpital était jugé trop dangereux.
Une patiente de 68 ans a été admise au service des urgences du centre médical militaire et civil de Con Dao avec une pneumonie sévère, une insuffisance respiratoire aiguë et un choc septique, sur fond de multiples maladies chroniques complexes telles que l’hypertension, un diabète mal contrôlé, une dégénérescence articulaire multiple et un syndrome de Cushing dû à une utilisation prolongée de corticostéroïdes.
Compte tenu de l’instabilité hémodynamique du patient, son transfert vers un autre hôpital par voie maritime ou aérienne comporte un risque élevé de complications, voire de décès.

Des médecins de l’île de Con Dao coordonnent leurs consultations avec des experts de l’hôpital populaire de Gia Dinh. (Image d’illustration : ministère de la Santé)
Face à cette situation d’urgence, les médecins se sont coordonnés avec l’équipe sur place et ont pris contact à distance avec les spécialistes des soins intensifs de l’hôpital populaire de Gia Dinh. Ensemble, ils ont établi un plan de traitement en soins intensifs sur place. L’équipe a immédiatement intubé le patient, l’a placé sous ventilation mécanique, a posé un cathéter veineux central sous contrôle échographique et lui a administré des vasopresseurs à forte dose et des antibiotiques à large spectre.
Le patient a été placé sous surveillance continue, les paramètres du ventilateur ont été ajustés, des antibiotiques ont été administrés conformément à l’antibiogramme, la glycémie a été contrôlée et une nutrition parentérale a été mise en place, associée à des soins respiratoires intensifs et à de la kinésithérapie respiratoire. Après neuf jours de ventilation mécanique, le patient a été extubé avec succès. Après 22 jours de soins intensifs, son état s’est amélioré, il a pu quitter l’hôpital et rentrer chez lui pour célébrer le Têt (Nouvel An lunaire) en famille.
Auparavant, un homme de 60 ans, originaire de Con Dao, avait été victime d’un accident vasculaire cérébral ischémique postérieur, diagnostiqué environ 5 à 9 heures après l’apparition des symptômes, notamment une hémiparésie droite. Ce patient, travailleur indépendant issu d’un milieu défavorisé, ne disposait que d’environ 3 millions de dongs en poche. Malgré cela, sa famille avait prévu d’emprunter de l’argent pour affréter un avion et le transporter à l’hôpital populaire n° 115.
Suite à une évaluation médicale, les médecins ont diagnostiqué un infarctus du tronc cérébral postérieur d’intensité modérée (score NIHSS de 6), probablement sans occlusion de l’artère basilaire. Par conséquent, une thrombectomie n’était pas indiquée. Le transfert vers un autre établissement s’avérant coûteux et sans bénéfice thérapeutique supplémentaire, l’équipe a conseillé à la famille d’envisager une thrombolyse locale par rtPA. Après avoir reçu une aide financière partielle pour les médicaments (11 millions de VND), la famille a accepté d’être soignée à Con Dao.
Grâce au spécialiste en pathologie cérébrovasculaire de l’Hôpital populaire n° 115, qui assurait des gardes sur place, le patient a pu bénéficier d’un examen complet et d’un scanner en urgence au Centre médical militaro-civil de Con Dao. Simultanément, les images ont été transmises à distance aux spécialistes de l’Hôpital populaire n° 115 pour consultation. Bien que le patient ait présenté des symptômes pendant 12 heures, et compte tenu des nouvelles données scientifiques concernant l’élargissement de la fenêtre thérapeutique, les spécialistes ont unanimement décidé d’administrer une thrombolyse intraveineuse directement sur l’île.

Une heure plus tard, le patient avait presque complètement récupéré, ne présentant qu’une légère asymétrie faciale, et était capable de marcher et de communiquer. Il s’agissait du deuxième cas réussi de revascularisation après un AVC à Con Dao en deux mois, ce qui démontre clairement l’efficacité du programme de rotation des médecins et contribue à réduire les inégalités d’accès aux soins entre cette île isolée et le continent.
À ce jour, le Département de la Santé de Hô Chi Minh-Ville a organisé six rotations auxquelles ont participé 47 médecins spécialistes en médecine interne, chirurgie, obstétrique, pédiatrie, orthopédie, anesthésie et réanimation, néphrologie et dialyse, provenant des principaux hôpitaux suivants : Binh Dan, Hung Vuong, Orthopédie, Hôpital pour enfants n° 1, Hôpital pour enfants n° 2, Hôpital populaire Gia Dinh, Nguyen Tri Phuong, Hôpital populaire n° 115, Nguyen Trai, Trung Vuong, Hôpital général régional Thu Duc, Le Van Thinh, Hôpital central de chirurgie dentaire et maxillo-faciale de Hô Chi Minh-Ville…
« Personne ne doit être laissé pour compte, même dans les régions les plus reculées. »
Le docteur Huynh Giang Chau, de l’hôpital Hung Vuong, est affecté à Con Dao avec l’esprit pionnier et l’enthousiasme d’un médecin, porteur de la confiance et de la responsabilité que lui ont confiées les autorités municipales.
Avec pour devise « ne laisser personne derrière, même dans les endroits les plus reculés », les médecins ont traversé la mer pour venir ici avec une mission sacrée : soigner et protéger la santé des populations, des officiers et des soldats de ce lieu isolé et difficile.
Durant cette période, l’équipe médicale a examiné et soigné plus de 2 600 personnes, réalisant de nombreuses interventions et procédures complexes directement à Con Dao. Chaque traitement réussi a été une source de joie et un progrès pour le système de santé de Con Dao, permettant à la population d’accéder à des services de pointe sans avoir à traverser la mer pour se rendre sur le continent.
De plus, les médecins ont également transmis des techniques, formé et encadré le personnel médical local, aidant ainsi le centre à devenir de plus en plus proactif dans les soins d’urgence, la réanimation et la chirurgie de base.
« Ce que nous avons retiré de plus précieux, ce n’est pas seulement l’expérience professionnelle acquise dans un environnement exigeant, mais aussi la bienveillance, la camaraderie et un esprit de solidarité. Nous avons appris à apprécier chaque patient, chaque sourire, chaque regard confiant, et à comprendre plus profondément le sens du mot « service ». »
« Nous pensons que le programme de rotation des médecins n’est pas seulement une activité à court terme, mais qu’il deviendra une stratégie durable, un beau symbole du lien entre les soins de santé du continent et ceux de l’île, afin que les habitants de Con Dao reçoivent toujours des soins de santé opportuns, complets et humains », a déclaré le Dr Chau.
Le Dr Le Cong Tho, directeur du Centre médical militaro-civil de Con Dao, a déclaré que Con Dao est une zone particulière, située à plus de 180 km du continent. Compte tenu des nombreuses difficultés naturelles et sociales , des infrastructures médicales et des ressources humaines limitées, le programme de rotation des médecins à Con Dao revêt une importance capitale pour la prise en charge, la protection et l’amélioration de la santé des habitants de l’île.
Suite au déménagement du Centre médical militaro-civil de Con Dao dans ses nouveaux locaux le 25 août 2025 et à l’accueil officiel de sa première équipe de médecins spécialistes issus des principaux hôpitaux de la ville dans le cadre du programme de rotation des médecins, l’activité du centre a connu une nette amélioration. Dès le premier mois, le nombre de consultations externes est passé de 60 à plus de 100 par jour, atteignant parfois près de 200. Les hospitalisations et les traitements ont également connu une forte augmentation en obstétrique, en pédiatrie, en chirurgie et dans d’autres spécialités.
Les médecins ont également mis en œuvre avec succès de nombreuses techniques nouvelles, une première à Con Dao. De nombreux cas complexes ont été diagnostiqués et traités rapidement, réduisant considérablement le besoin de transferts vers le continent, ce qui a permis aux patients de gagner du temps et de l’argent, et a jeté les bases du développement futur de techniques avancées par le centre.
Selon le Dr Tho, dans les prochains mois, le centre continuera de collaborer étroitement avec les hôpitaux de niveau supérieur afin de maintenir et d’étendre le programme de rotation des médecins ; d’élaborer de manière proactive un plan de formation des ressources humaines locales ; d’améliorer progressivement les installations, d’améliorer la qualité des services et de répondre aux besoins croissants en matière d’examens et de traitements médicaux de la population de la zone spéciale de Con Dao.
La bonne décision, et la plus efficace.
Choisir la zone spéciale de Con Dao – une zone frontalière confrontée à de nombreuses difficultés – comme site pilote pour renforcer les soins de santé spécialisés au niveau local est une décision très judicieuse et efficace.
La création d’un centre médical spécialisé à Con Dao constitue non seulement une solution professionnelle, mais aussi une affirmation forte de la responsabilité de la ville envers les habitants de cette île isolée. Elle représente également une mesure concrète pour la mise en œuvre de la résolution 72-NQ/TW du Politburo relative aux avancées majeures en matière de protection, de soins et d’amélioration de la santé de la population.
À long terme, il est urgent d’élaborer et de publier une réglementation à l’intention du ministère de la Santé afin de renforcer l’encadrement, le transfert de technologies et l’affectation des ressources humaines aux zones et régions reculées, telles que les anciennes provinces de Binh Duong et de Ba Ria-Vung Tau. Cette réglementation doit définir clairement le processus de transfert, la période de transition entre les groupes, les responsabilités des unités d’origine et d’accueil, l’ autorité de gestion et un mécanisme opérationnel unifié.
En outre, l’examen des conditions et normes manquantes du Centre médical militaro-civil de Con Dao afin de proposer un investissement relevant de la compétence du Département, du Comité populaire de la ville ou du Ministère de la Santé.
Une autre tâche importante consiste à former le personnel d’encadrement et les professionnels de santé. Il est nécessaire de planifier et de former des cadres hospitaliers de haut niveau, en s’appuyant sur leur expérience pratique ; de mettre en place des dispositifs incitant les jeunes médecins, les internes, les titulaires de master et de doctorat à s’engager bénévolement dans des missions de longue durée en zones défavorisées ; et de privilégier la formation et le développement professionnel à l’issue de leur mission.
Dans le même temps, il est nécessaire de renforcer la coordination avec les comités locaux du Parti, les autorités, les secteurs concernés et les donateurs afin de garantir des ressources appropriées et des politiques de soutien adéquates, contribuant ainsi à ce que les professionnels de la santé se sentent en sécurité dans leur travail.
Professeur associé Dr Tang Chi Thuong, directeur du département de la santé de Hô Chi Minh-Ville :
Offrir des services médicaux spécialisés aux îles et aux zones côtières.
Au fil des ans, le Centre médical militaro-civil de Con Dao a dû faire face à de nombreux défis : une pénurie de médecins spécialistes et des politiques insuffisantes pour inciter le personnel médical à s’installer durablement sur cette île isolée. Le transport des patients en urgence s’effectue principalement par vedette rapide ou avion commercial, une solution coûteuse, risquée et tributaire des conditions météorologiques et des horaires fixes des vols ou des ferries.
Cette réalité impose une exigence urgente au secteur de la santé de Hô Chi Minh-Ville : améliorer les capacités de traitement locales afin que les populations des îles isolées puissent accéder à des services de santé de qualité, en temps opportun et sûrs.
Suite à la fusion des anciens services de santé de Hô Chi Minh-Ville, Binh Duong et Ba Ria-Vung Tau, les responsables municipaux se sont réunis directement à Con Dao. Plutôt que d’attendre des investissements dans les infrastructures et un personnel suffisant – ce qui prend beaucoup de temps –, le secteur de la santé a opté pour une solution plus réaliste : le transfert par roulement de ressources humaines hautement qualifiées des hôpitaux de référence vers Con Dao, garantissant ainsi la continuité et la relève.
Dans une première phase, début septembre 2025, sept médecins issus de grands hôpitaux et spécialisés en médecine interne, chirurgie, obstétrique, pédiatrie, orthopédie, anesthésiologie et réanimation, et néphrologie/dialyse arriveront officiellement sur l’île, ouvrant un nouveau chapitre pour les soins de santé à Con Dao.
L’une des particularités de ce programme est sa continuité : des périodes de transition sont systématiquement prévues entre les sessions afin de coordonner les examens et les traitements médicaux, de transmettre les cas les plus graves et d’assurer la continuité des activités professionnelles. Le « Journal de Con Dao », où les médecins consignent les cas de patients, les enseignements tirés de leur profession et leurs réflexions, tisse un lien de savoir et de responsabilité entre les générations.
Après la période de mise en œuvre, le nombre d’examens et de traitements médicaux a considérablement augmenté, avec des dizaines d’interventions chirurgicales réalisées directement sur l’île, dont de nombreux cas d’urgence critiques qui nécessitaient auparavant un transfert vers des hôpitaux de niveau supérieur. De plus, de nombreuses techniques de pointe ont été mises en œuvre pour la première fois grâce à des téléconsultations et à l’expertise d’experts du continent.
En 2026, le secteur de la santé de Hô Chi Minh-Ville continuera de maintenir et de développer des spécialités telles que la réadaptation et la neurochirurgie ; de mettre en œuvre des bilans de santé réguliers et de créer des dossiers médicaux électroniques pour les résidents ; et de formuler des recommandations sur des politiques spécifiques visant à attirer et à former des ressources humaines à long terme pour l’île et à créer les conditions permettant aux médecins de travailler sereinement en rotation.
Par des mesures concrètes, le secteur de la santé de la ville étend progressivement ses services médicaux spécialisés aux îles, garantissant ainsi que même dans les zones les plus reculées, les populations soient protégées par un système de santé rapide, de qualité et humain.
Dr Le Cong Tho, directeur du Centre médical militaro-civil de Con Dao :
Résoudre le problème des ressources humaines et de l’expertise.
Le centre médical militaro-civil de Con Dao a été construit en 2005, mais après plus de 20 ans de fonctionnement, les anciennes installations s’étaient gravement détériorées et ne répondaient plus aux exigences de développement professionnel ni aux besoins croissants de soins de santé de la population.
La phase 1 prévoit le déploiement de 60 lits, et la phase 2 (d’ici 2030) ajoutera 40 lits supplémentaires. Pour la seule phase 1, l’investissement dans la construction des infrastructures s’élève à près de 250 milliards de VND, et celui dans l’équipement à environ 75 milliards de VND, en utilisant également une partie du matériel transféré de l’ancien établissement.
Le centre a officiellement déménagé dans son nouveau siège le 25 août 2025 et fonctionne de manière stable depuis début septembre 2025, tout en bénéficiant d’un transfert de technologie de la part d’hôpitaux de niveau supérieur.
Le nouveau bâtiment, construit sur une superficie de 12 110 m², avec une surface au sol de plus de 9 100 m², comprend cinq étages : le 1er étage abrite la clinique externe, l’imagerie diagnostique et le service des urgences ; le 2e étage comprend le service de chirurgie et d’anesthésie/réanimation, le service d’obstétrique et le service de contrôle des infections ; les 3e et 4e étages contiennent les services cliniques d’hospitalisation ; et le 5e étage est la zone administrative.
L’effectif autorisé est de 122 personnes (personnel du centre de santé inclus), mais actuellement, seules 72 personnes sont employées, ce qui représente un manque de 50 postes. L’unité élabore un plan de recrutement afin de compléter ses effectifs et de répondre aux besoins de développement technique.
La rotation des médecins en provenance d’Hô-Chi-Minh-Ville a permis au centre de surmonter de nombreuses difficultés liées au personnel et aux compétences. Auparavant, bien qu’il y ait eu 16 médecins, beaucoup ont démissionné, ont été mutés ou ont pris leur retraite ; l’équipe de remplacement était principalement composée de jeunes médecins peu expérimentés.
Le programme de rotation des médecins à Con Dao a permis un soutien professionnel direct et un transfert de technologie, contribuant ainsi à renforcer les compétences de l’équipe locale. Les habitants bénéficient désormais de services de qualité sur l’île même, ce qui réduit considérablement le recours à d’autres établissements. Le centre a également intensifié ses consultations et ses formations grâce à la télémédecine, en collaborant avec des experts de renom à Hô Chi Minh-Ville.
À long terme, le centre ambitionne de devenir un hôpital général, conformément aux directives du ministère de la Santé, avec une capacité adaptée aux profils épidémiologiques locaux et aux spécificités du tourisme. À l’avenir, l’unité continuera d’investir dans des équipements permettant la mise en œuvre de techniques de pointe telles que l’hémodialyse, la fibrinolyse, la prise en charge des traumatismes crâniens et les techniques d’urgence nécessitant une intervention rapide, afin de mieux répondre aux besoins médicaux du personnel militaire et civil de la région, des pêcheurs opérant dans la zone maritime de Con Dao, ainsi que des touristes.
Lai Châu célèbre le roi Lê Thái Tổ : trois jours de mémoire et de traditions
26-02-2026
Du 27 février au 1er mars 2026, la province montagneuse de Lai Châu accueille le Festival du temple du roi Lê Thái Tổ. Entre cérémonies solennelles et animations populaires, l’événement invite les visiteurs à découvrir une facette méconnue du patrimoine vietnamien.

Envie d’une immersion au cœur de la culture vietnamienne ? Le Festival du temple du roi Lê Thái Tổ revient du 27 février au 1er mars 2026 dans la commune de Lê Lợi, province de Lai Châu, au Nord-Ouest du Vietnam. Organisé à l’échelle provinciale pour la deuxième année consécutive, l’événement rend hommage à Lê Lợi, héros national et fondateur de la dynastie des Lê, figure majeure de la lutte pour l’indépendance au XVe siècle.
L’occasion de découvrir un pan méconnu de l’histoire et des traditions vietnamiennes. Depuis Hanoï, il faut prévoir environ neuf heures de route pour rejoindre Lai Châu, un déplacement qui permet aussi d’explorer les paysages montagneux du Nord-Ouest.
Pendant trois jours, cérémonies traditionnelles et animations culturelles rythmeront les festivités. Le temps fort officiel se tiendra le 28 février au matin, au site national commémoratif dédié au souverain, avec processions et rites d’offrandes.
En parallèle, un programme artistique et sportif animera la commune, entre spectacles, danses collectives, tir à l’arbalète, jeux traditionnels et course de pirogues. Un marché de printemps mettra également à l’honneur les spécialités locales et les produits agricoles de la province.
À travers ce festival, Lai Châu entend valoriser son patrimoine historique tout en faisant découvrir la richesse culturelle des communautés du Nord-Ouest. Une occasion pour les visiteurs d’allier mémoire, traditions et découverte régionale en ce début d’année lunaire.
Le Vietnam étend ses forêts côtières pour favoriser la croissance verte
26-02-2026
https://longform.vietnamplus.vn
Après cinq années d’action, le projet 2021-2030 visant à protéger et à développer les forêts côtières pour répondre aux changements climatiques et promouvoir la croissance verte a obtenu des résultats impressionnants, témoignant des efforts importants déployés pour restaurer et étendre le « bouclier vert » du pays.

Les zones côtières du Vietnam, notamment le delta du Mékong — qui abrite environ 75 % des mangroves du pays — sont durement touchées par la montée du niveau de la mer, l’érosion côtière et la disparition des forêts côtières protectrices et à usage spécifique, telles que les mangroves et les brise-vent et brise-sable. Ces pressions sont principalement dues aux changements climatiques et aux activités humaines comme l’aquaculture, la construction et la déforestation.

Approuvé par le Premier ministre le 4 octobre 2021, ce projet est largement considéré comme un effort majeur et global visant à restaurer et à développer les forêts côtières — décrites comme un « bouclier vert » ou un « mur vert » — pour résister aux impacts de plus en plus graves du changement climatique et soutenir un développement durable en vue d’un Vietnam plus vert.
Selon le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, entre 2021 et 2025, les provinces et villes côtières ont protégé 281 000 hectares de forêts côtières à l’échelle nationale, dépassant ainsi l’objectif du projet fixé à 276 000 hectares. Les collectivités locales ont également planté 11 627 hectares de forêts, dont 7 741 hectares de mangroves et 4 185 hectares de brise-vent et de forêts alluviales, atteignant ainsi 58 % des 20 000 hectares prévus.

Les 11 627 hectares nouvellement plantés, enrichis et restaurés ont contribué à étendre la superficie forestière et à améliorer la qualité des forêts, à renforcer le rôle protecteur des forêts côtières et à soutenir les engagements et les responsabilités du Vietnam envers la communauté internationale en matière de lutte contre le changement climatique et l’élévation du niveau de la mer.
Malgré ces progrès significatifs, le développement des forêts côtières demeure une tâche complexe, semée d’embûches. Le ministère a souligné que les zones côtières sont fréquemment exposées à des tempêtes, des dépressions tropicales, des marées hautes et à la mousson du nord-est. Conjugués aux changements climatiques et à l’élévation du niveau de la mer, ces facteurs entraînent l’érosion côtière et estuarienne, ainsi que la perte de terres et de forêts, tout en entravant les efforts de reboisement et en dégradant les écosystèmes côtiers.

Les terres propices à la plantation de forêts côtières se raréfient. Parallèlement, la conversion de ces terres à d’autres usages, ainsi que les empiètements illégaux liés à l’aquaculture, la pêche, le développement industriel et le tourisme de villégiature, compromettent les efforts de protection et d’expansion des forêts côtières.
Les spécialistes du changement climatique et des mangroves ont également averti que la pollution provenant des zones industrielles et des zones d’aquaculture, ainsi que des déchets côtiers, rendent la plantation, l’entretien et la protection des forêts beaucoup plus difficiles.
Dans ce contexte, la restauration des mangroves dans les zones vulnérables nécessite de nouvelles approches capables de concilier efficacité économique et avantages environnementaux.
Nguyen Thanh Phong, expert de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) :
La restauration et le développement des forêts dans le cadre du projet de protection et de développement des forêts côtières 2026-2030 représentent un défi de taille. Le plan prévoit la plantation de 5 088 hectares (dont 3 236 hectares de mangroves et 1 852 hectares de sols sableux) et l’enrichissement, la restauration et l’amélioration de 1 514 hectares de forêts existantes (dont 683 hectares de mangroves et 831 hectares de sols sableux).
Trieu Van Luc, directeur adjoint du Département des forêts et de la protection des forêts du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, a déclaré que les localités côtières doivent privilégier des évaluations approfondies des sites, le choix d’essences appropriées, des calendriers de plantation et des techniques sylvicoles adaptées afin d’améliorer les taux de survie. Il souligne également l’importance de développer des modèles associant la protection et le développement des forêts côtières à une production agroforestière et halieutique intégrée, tout en soutenant des moyens de subsistance durables pour les communautés côtières.
Par ailleurs, les sources de financement du programme devraient être diversifiées, notamment par la planification de projets d’aide publique au développement (APD). Il est nécessaire d’encourager davantage les organisations, les entreprises et les particuliers à collaborer avec les autorités locales à la mise en œuvre de projets de développement des forêts côtières, afin d’améliorer la biodiversité et d’accroître le stockage et l’absorption du carbone forestier.
Les organisations nationales et internationales, les entreprises et les donateurs jouent un rôle actif à travers toute une série de projets de restauration des forêts côtières qui non seulement restaurent et étendent le couvert forestier, mais intègrent également des solutions pour assurer des moyens de subsistance durables aux populations locales, tout en promouvant l’économie circulaire et la transition écologique au niveau local.
L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a mené, de 2023 à 2027, un projet visant à renforcer la résilience côtière du delta du Mékong grâce à la restauration des mangroves et à des solutions fondées sur la nature, dans la province de Ca Mau et la ville de Can Tho. Au Vietnam, le Fonds mondial pour la nature (WWF-Vietnam) a mis en œuvre, de février 2022 à décembre 2025, un projet d’amélioration de la résilience climatique des écosystèmes de mangroves, des écosystèmes agricoles et des communautés locales dans les zones côtières du delta du Mékong. Par ailleurs, un autre projet, mené de 2020 à 2025 au parc national de Mui Ca Mau, portait sur la restauration des mangroves et la séquestration du carbone. Ce dernier visait à régénérer 150 hectares de mangroves, à sensibiliser les populations locales et à améliorer leurs conditions de vie.
La restauration et le développement de la « bouclier vert » dépendent également du rôle des communautés côtières. Phan Minh Chi, directeur adjoint du Département de l’agriculture et de l’environnement de la province de Ca Mau, a déclaré que le consensus des habitants vivant à proximité des forêts est un facteur déterminant pour assurer la pérennité de la protection forestière à Ca Mau. « La sensibilisation du public au rôle des forêts dans la protection du littoral n’a cessé de progresser, les communautés comprenant mieux les avantages qu’elles apportent, notamment grâce aux modèles durables de gestion forestière et crevettière. De ce fait, les populations s’impliquent davantage dans la protection, le reboisement et la restauration des forêts, tout en adoptant progressivement des pratiques de production plus durables qui concilient moyens de subsistance et conservation des forêts », a souligné M. Chi.
Gestion flexible des ressources en eau et contrôle proactif de l’intrusion d’eau salée dans le delta du Mékong
26-02-2026
Durant la saison sèche 2025-2026, l’intrusion d’eau salée dans le delta du Mékong devrait être moins importante que lors des précédentes années extrêmes. Cependant, les autorités continuent de gérer activement les infrastructures et de mettre en œuvre des plans d’intervention afin de contrôler la salinité et de garantir l’approvisionnement en eau pour la production et la vie quotidienne.
La situation concernant l’intrusion d’eau salée dans le delta du Mékong est considérée comme moins extrême que les années précédentes.
Depuis le début de la saison sèche 2025-2026, l’intrusion saline dans le delta du Mékong a suivi le cycle des marées. On prévoit une augmentation continue de cette intrusion lors des grandes marées de février à avril 2026 (selon l’embouchure du fleuve). Comparé aux années extrêmes précédentes, le niveau d’intrusion saline de cette année est considéré comme plus faible, ce qui crée des conditions favorables à la gestion des ressources en eau et à la production agricole.
Cependant, l’intrusion d’eau salée dans le delta du Mékong présente toujours un risque de situations défavorables et inhabituelles car elle dépend fortement des activités de prélèvement d’eau en amont du fleuve Mékong.
Le pic de salinité à la mi-février était inférieur à celui des années extrêmes.
Selon un rapport actualisé en date du 24 février 2026, la plus importante intrusion d’eau salée depuis le début de la saison sèche se produira pendant la période de marée haute, du 14 au 19 février 2026, à la plupart des principales embouchures de fleuves.
Dans le bassin du fleuve Vam Co , la limite de salinité de 4 g/l s’étend sur 49 km à l’intérieur des terres sur le fleuve Vam Co Dong et sur 46 km sur le fleuve Vam Co Tay. Dans l’estuaire du delta du Mékong, cette limite s’étend sur 40 km à l’intérieur des terres sur les fleuves Cua Tieu et Cua Dai, sur 41 km sur le fleuve Ham Luong, sur 48 km sur le fleuve Co Chien et sur 46 km sur le fleuve Hau. Sur le fleuve Cai Lon, la limite de salinité atteint une distance maximale de 40 km.
Comparé à 2016 et 2020, années de sécheresse historique et d’intrusion d’eau salée, le niveau d’intrusion de cette année est nettement inférieur, de nombreuses embouchures de rivières se situant de 15 à 60 km plus bas.
M. Tran Ba Hoang, directeur de l’Institut des sciences des ressources en eau du Sud, a déclaré : « Le débit du Mékong supérieur vers le delta pendant la saison sèche 2025-2026 est considéré comme très favorable par rapport aux dernières années. L’apport total d’eau est supérieur à la moyenne pluriannuelle et à celui de la saison sèche 2024-2025, contribuant ainsi à limiter la salinisation et à réduire l’intensité de l’intrusion d’eau salée. »
Exploiter de manière proactive les structures et contrôler la salinité conformément aux scénarios prévus.
Selon les prévisions, d’ici à la fin de la saison sèche 2026, on observera de nouvelles périodes d’intrusion d’eau salée accrue lors des marées hautes du 2 au 6 mars et du 18 au 22 mars 2026 ; le pic dans la zone de l’estuaire du delta du Mékong se situera entre la mi-mars et la fin mars.
Le seuil de salinité maximal de 4 g/l prévu pour la saison sèche de cette année devrait pénétrer à 55-60 km à l’intérieur des terres sur les rivières Vam Co Dong et Vam Co Tay ; à environ 50-55 km sur les rivières Ham Luong et Co Chien ; à 48-50 km sur la rivière Hau ; et à 42-45 km sur la rivière Cai Lon. Ces niveaux sont nettement inférieurs à ceux de 2020 et 2016.
En matière de gestion et d’orientation, le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement a publié un document mettant en œuvre la directive n° 15/CĐ-TTg du Premier ministre, demandant aux localités de la région du delta du Mékong de réagir de manière proactive à l’intrusion d’eau salée pendant la période de pointe de la saison sèche 2025-2026.
Le vice-ministre Nguyen Hoang Hiep a souligné que les provinces de la région doivent gérer leurs systèmes d’irrigation avec souplesse, en optimisant les périodes d’abondance d’eau douce pour le prélèvement et le stockage de l’eau ; revoir leurs plans de production en fonction de l’évolution des ressources en eau, en veillant au respect du principe « responsabilités, tâches et obligation de rendre des comptes clairement définies », et en évitant toute situation imprévue ou passive. Les semis d’été et d’automne ne doivent être effectués que lorsque l’approvisionnement en eau est stable, la priorité absolue étant accordée à l’eau destinée aux besoins quotidiens de la population.
Sélection Gavroche Vietnam
Du 16 au 28-02-2026
https://www.gavroche-thailande.com/category/asie/vietnam
France
À Paris, le 20 février 2026, l’ambassadeur du Viêt Nam, Trinh Duc Hai, a appelé les entreprises françaises, réunies au sein du MEDEF International, à renforcer leurs investissements dans des secteurs jugés stratégiques : intelligence artificielle, semi-conducteurs, énergies renouvelables et transports. Benoît Clocheret, vice-président du MEDEF International et président du groupe Artelia, a confirmé l’engagement de son entreprise dans le projet de train à grande vitesse ainsi que dans la modernisation des infrastructures aéroportuaires de Hanoï. Malgré des réserves exprimées sur certaines lourdeurs administratives, un deuxième Forum d’affaires France–Vietnam est annoncé pour juin prochain, avec une coopération appelée à s’élargir, notamment dans le domaine de l’expertise nucléaire française.
Politique, Diplomatie
Lors d’une rencontre à la Maison Blanche le 20 février 2026, le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam, Tô Lâm, et le président américain Donald Trump ont réaffirmé le Partenariat stratégique intégral entre leurs deux pays. Hanoï a notamment mis en avant son engagement au sein du Conseil de la Paix pour Gaza. Félicité pour sa réélection à la tête du 14e Comité central, Tô Lâm a plaidé pour une intensification des échanges de haut niveau et une coopération économique plus équilibrée. Donald Trump, saluant le rôle croissant du Viêt Nam dans la région, a évoqué des mesures concrètes, dont le retrait prochain du pays de la liste américaine de contrôle stratégique des exportations (D1-D3). Les discussions ont également porté sur la gestion des séquelles de la guerre, l’innovation technologique et la perspective d’une visite officielle du président américain au Vietnam, invitation qu’il a acceptée.
Lors de la réunion ministérielle de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à Paris les 18 et 19 février 2026, le Vietnam a été confirmé comme pays associé, décision saluée par l’ambassadeur Trinh Duc Hai comme une reconnaissance des efforts en matière de transition énergétique et de neutralité carbone. Le directeur exécutif de l’AIE, le Dr Fatih Birol, a souligné le potentiel stratégique du pays, fort de plus de 100 millions d’habitants et de ressources en énergies solaire, hydraulique et nucléaire. Ce statut permet au Vietnam d’accéder aux analyses et à l’expertise de l’AIE, marquant une étape clé de son intégration aux côtés de nations émergentes comme la Colombie, le Brésil ou l’Inde.
L’ambassadeur Do Hung Viet, représentant permanent du Vietnam auprès de l’ONU et président désigné de la Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), a présidé au Panama une session de consultation pour les États d’Amérique latine et des Caraïbes. Coorganisé avec l’ONU et l’Union européenne, l’événement a réuni 25 pays pour réaffirmer le rôle du TNP face aux tensions géopolitiques croissantes. Le diplomate vietnamien a recueilli les priorités régionales, notamment le désarmement et l’usage pacifique de l’énergie atomique, concluant ainsi une série de quatre consultations en vue du sommet de 2026.
Lors de la 19e session du Comité intergouvernemental de l’UNESCO à Paris, l’ambassadrice Nguyen Thi Van Anh a plaidé pour un traitement préférentiel renforcé en faveur des pays en développement au titre de l’article 16 de la Convention de 2005 sur la diversité culturelle. Rappelant l’adoption de la Résolution n° 80-NQ/TW en janvier 2026, elle a réaffirmé l’engagement du Vietnam à promouvoir ses industries créatives jusqu’en 2045, en intégrant les enjeux de l’intelligence artificielle et du numérique. Avec quatre villes membres du Réseau des villes créatives de l’UNESCO — Hanoï, Hô-Chi-Minh-Ville, Hoi An et Da Lat —, le pays se positionne comme un acteur clé d’une coopération culturelle renforcée.
Économie
Le marché boursier vietnamien a dépassé 12 millions de comptes d’investisseurs domestiques au 31 janvier 2026, avec près de 245 000 nouveaux comptes en un mois. Cette performance dépasse l’objectif de 11 millions fixé pour 2030, tandis que le VN-Index a clôturé en hausse de 2,5 % à 1 829 points, avec des échanges quotidiens atteignant 1,3 milliard de dollars. Malgré l’engouement local, les investisseurs étrangers ont vendu pour plus de 5 500 milliards de dôngs (209 millions USD), surtout dans l’immobilier, la finance et la consommation, illustrant une phase de transition compensée par les investisseurs individuels vietnamiens.
Le ministère des Finances propose de transformer la Société des chemins de fer du Vietnam (VNR) en Groupe national des chemins de fer du Vietnam, détenu à 100 % par l’État, avec un capital projeté de plus de 32 400 milliards de dôngs (1,23 milliard USD) pour 2026-2030. Le plan soutient la ligne à grande vitesse Nord-Sud et la ligne Lao Cai–Hanoi–Haiphong, avec des filiales spécialisées d’ici 2027, l’électrification d’ici 2029 et la gestion des infrastructures d’ici 2031. Le groupe intégrerait des actifs stratégiques comme la ligne Da Lat–Trai Mat et des gares majeures, marquant une étape clé de modernisation.
L’indice de production industrielle d’Hô-Chi-Minh-Ville a progressé de 30,4 % en janvier 2026 sur un an, porté par les quatre industries clés (+34,7 %). Les secteurs pharmaceutique et chimique (+58,7 %), l’imprimerie (+80,1 %) et les produits minéraux non métalliques (+57,3 %) ont tiré cette hausse. Selon le département municipal, la reprise des exportations et de la demande intérieure, soutenue par un meilleur accès au crédit et des procédures simplifiées, explique cette dynamique.
Les échanges entre le Vietnam et Singapour ont bondi en janvier 2026, avec une hausse de 100,5 % des importations singapouriennes depuis le Vietnam, atteignant 1,6 milliard de dollars singapouriens. L’excédent de Singapour, toujours de 1,4 milliard de SGD, a toutefois reculé de près de 25 %. Les exportations vietnamiennes de machines électriques (+76,5 %) et d’équipements mécaniques (+333,8 %) expliquent ce rééquilibrage. Ces résultats s’inscrivent dans la première année du plan socio-économique 2026-2030.
Danang ambitionne de devenir une mégapole internationale d’ici 2045, avec la mise en service de son centre financier international début 2026 et la création d’une zone de libre-échange. Le projet prévoit une expansion urbaine pouvant inclure une fusion avec la province de Quang Nam pour dépasser 6 millions d’habitants. Spécialisée dans la finance numérique, les obligations vertes et les semi-conducteurs, la ville veut attirer de grandes entreprises mondiales et renforcer son rôle moteur dans le Centre du Vietnam.
Société
Un grave accident fluvial s’est produit le 21 février 2026 sur le lac-réservoir de Thac Ba, dans la province de Lao Cai, impliquant un ferry transportant des pierres et une embarcation de vingt-deux passagers. Le choc a provoqué le naufrage immédiat du bateau de passagers : dix-sept personnes ont été secourues, mais six, dont deux enfants, restent portées disparues malgré les recherches menées toute la nuit. Une enquête a été ouverte pour déterminer les responsabilités et les causes exactes du drame.
Pour la cinquième année consécutive, le Vietnam est désigné pays le plus abordable pour les expatriés en 2026 selon InterNations, relayé par le Journal du Net. L’étude indique que 89 % des expatriés sont satisfaits du coût de la vie et 87 % estiment leur niveau de vie confortable, grâce à des prix compétitifs pour l’alimentation, le logement et les transports. Cette attractivité bénéficie aussi au tourisme, avec des expériences comme les croisières en baie de Ha Long ou les treks à Sa Pa offrant un excellent rapport qualité-prix.
Les autorités sanitaires ont ordonné le rappel national de 131 produits cosmétiques fabriqués par Vincos Vietnam, après la découverte de non-conformités dans son usine près de Hanoï. L’Administration des médicaments du Vietnam exige le retrait et la destruction des lots avant le 3 mars 2026, sous la supervision des services de santé de Hanoï, Hô-Chi-Minh-Ville et Danang, illustrant un durcissement du contrôle réglementaire.
Tourisme, Culture
Hanoï a accueilli 1,34 million de visiteurs durant les neuf jours du Têt (14-22 février 2026), soit une hausse de 36,3 % sur un an, pour des recettes estimées à plus de 4 800 milliards de dôngs. La fréquentation internationale a progressé de 55 %, tandis que le taux d’occupation des hôtels haut de gamme a dépassé 72 %. Plusieurs initiatives ont soutenu cette dynamique : spectacles de 3D mapping à la Citadelle impériale de Thang Long, gestion des flux de visiteurs par intelligence artificielle à la Pagode des Parfums et gratuité de 17 sites touristiques.
Phu Quoc a accueilli 8,3 millions de visiteurs en 2025, dont 1,9 million d’étrangers, et accueillera la Semaine des dirigeants économiques de l’APEC en 2027. Vingt et un projets stratégiques sont prévus, dont l’extension de l’aéroport, un centre de convention international et un métro léger. Malgré des défis en connectivité et loisirs haut de gamme, l’APEC 2027 est vue comme un levier majeur pour l’île.
Les compagnies aériennes vietnamiennes ont signé avec Boeing l’acquisition de 90 appareils pour plus de 30 milliards de dollars. Vietnam Airlines achètera 50 Boeing 737-8 (2030-2032), Sun PhuQuoc Airways 40 Dreamliner 787-9, tandis que Vietjet Air a conclu des partenariats de plus de 6,3 milliards de dollars sur le marché américain, marquant une modernisation accélérée du secteur.
Les célébrations du Nouvel An lunaire 2026 ont généré des records de fréquentation. À Hanoï, le Temple de la Littérature a accueilli 55 000 visiteurs en trois jours et la pagode des Parfums 25 000 pèlerins au début du mois lunaire. Sa Pa attend 250 000 touristes et Ha Long a reçu 2 400 croisiéristes dès le premier jour, confirmant le dynamisme du tourisme national.
La province de Ca Mau vise 8,5 millions de visiteurs et 9 500 milliards de dôngs de revenus en 2026 (+10 %). Appuyée par l’autoroute Can Tho–Ca Mau et la modernisation de l’aéroport, elle mise sur un tourisme vert et durable dans ses 150 000 hectares de mangroves classés par l’UNESCO, soutenu par la transformation numérique et la diversification de l’offre.
Le 21 février 2026, la place Dong Kinh Nghia Thuc à Hanoï a accueilli le festival du « jeu d’échecs humain » à l’occasion du cinquième jour du Nouvel An lunaire. Des participants en costumes incarnent les pièces sous la direction de stratèges, mêlant jeu, théâtre et tradition martiale. L’événement renforce la cohésion communautaire et valorise le patrimoine immatériel vietnamien dans une ambiance festive et solennelle.