Revue de presse Vietnam / Du 15 au 31-03-2026
Sélectionnée par Michel Pédoussaut Chute de la bourse vietnamienne : simple correction ou signal d’alerte ? 15-03-2026 https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh Le matin du 09 mars 2026, l'indice de référence vietnamien VN-Index a chuté de près de 110 points pour atteindre 1
Sélectionnée par Michel Pédoussaut
Chute de la bourse vietnamienne : simple correction ou signal d’alerte ?
15-03-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
Le matin du 09 mars 2026, l’indice de référence vietnamien VN-Index a chuté de près de 110 points pour atteindre 1 658 points, marquant, avec un déclin de 6,51%, la plus forte baisse de l’histoire du marché boursier vietnamien.
Les données ont montré que le marché a perdu plus de 109 points immédiatement après l’ouverture. À la Bourse d’Hô-Chi-Minh (HoSE), 366 actions ont reculé, dont 233 ont atteint leur cours plancher, tandis que seulement 11 ont progressé.
Comment expliquer cette baisse ?
La baisse récente de la bourse vietnamienne s’explique en grande partie par un contexte international incertain. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont provoqué une vague d’incertitudes sur le marché, qui s’est traduite par une pression à la vente. La hausse du prix du pétrole ainsi que des perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales ont également entraîné une augmentation des coûts du transport maritime et renforcé les pressions inflationnistes.
À ces facteurs internationaux se sont ajoutées des réactions fortes des investisseurs sur le marché vietnamien. Beaucoup d’entre eux ont vendu leurs actions en même temps, notamment dans des secteurs importants comme les banques, l’immobilier et les sociétés financières. Cette vente massive a accentué la baisse des cours et a accéléré la chute de l’indice boursier.
Quelles sont les conséquences de cette chute ?
La baisse de la bourse vietnamienne a eu des conséquences sur de nombreux secteurs du marché. La pression à la vente s’est étendue à la plupart des grandes entreprises, notamment dans les secteurs bancaires, boursiers et sidérurgiques, qui ont été parmi les plus touchés. Les valeurs du secteur des engrais, du pétrole et du gaz ont également reculées, même si certaines ont aussi évolué à contre-courant du marché.
Face à cette volatilité, les sociétés de courtage ont recommandé aux investisseurs d’adopter une stratégie plus prudente à court terme. Elles conseillent notamment de maintenir une exposition modérée ou faible aux actions, de limiter l’utilisation du trading sur marge et d’éviter d’acheter des titres simplement parce que leur prix augmente rapidement, afin de réduire les risques dans un contexte de marché incertain.
A quoi peut-on s’attendre pour la suite ?
Si cette situation soudaine peut sembler inquiétante, une chute de bourse n’est pas forcément durable. Dans certains cas, elle correspond simplement à une correction après une période de forte hausse. Lorsque les prix baissent, certaines actions peuvent devenir moins chères et donc plus attractives pour les investisseurs à long terme. C’est pourquoi certains acteurs du marché considèrent ces périodes comme des opportunités d’achat.
Pour la suite, la plupart des analystes estiment que la bourse vietnamienne ne devrait pas connaître une baisse prolongée en 2026. Les perspectives économiques du pays restent positives, avec une croissance économique soutenue, des profits d’entreprises en hausse et des investissements étrangers importants. Même si des fluctuations à court terme peuvent continuer à se produire, l’économie vietnamienne possède des bases assez solides pour soutenir le marché boursier à moyen et long terme.
Conflit au Moyen-Orient : Nouveaux conseils pour les Vietnamiens en Israël.
17-03-2026
Selon le correspondant de l’agence de presse vietnamienne à Tel Aviv, l’ambassade du Vietnam en Israël a envoyé un avis à la communauté vietnamienne vivant, étudiant et travaillant dans le pays le soir du 16 mars (heure locale) concernant la politique de défense civile mise à jour du commandement du front intérieur des Forces de défense israéliennes (FDI).
Selon l’annonce, la nouvelle politique de protection civile sera mise en œuvre à l’échelle nationale du 16 mars à 20h00 au 18 mars à 20h00, avec des niveaux d’alerte variables selon les régions.

L’ambassade du Vietnam à Tel Aviv. (Photo : Duc Trung/VNA)
Plus précisément, dans de nombreuses régions du nord et du centre d’Israël – telles que la frontière nord, le plateau du Golan, la Haute Galilée, les vallées du nord, la baie de Haïfa, le Carmel, Menashe, Wadi Ara, Sharon, la zone métropolitaine de Tel Aviv et ses environs, Yarkon, Shephelah, Jérusalem, Shephelah Judea, Lakish, le Néguev central et Eilat – le niveau d’« activité restreinte » continue d’être appliqué.
En conséquence, les rassemblements sont autorisés jusqu’à 50 personnes dans des lieux disposant d’abris standards et accessibles pendant la période spécifiée lors de l’émission d’un avertissement ; les activités éducatives sont interdites ; les lieux de travail sont autorisés à fonctionner si l’accès aux abris est assuré ; et les plages restent fermées au public.
Parallèlement, dans d’autres régions comme le Golan méridional (à l’exception de Katzrin et Kedmat Zvi), la Basse et la Galilée centrale, certains quartiers de Sharon, Jérusalem, la Shéphélah de Judée (à l’exception de Beit Shemesh) et Lakish, la politique a été partiellement assouplie. Certaines activités éducatives, notamment l’enseignement spécialisé, peuvent se dérouler dans des établissements dotés d’abris adéquats, conformément aux directives du ministère israélien de l’Éducation.
L’ambassade du Vietnam en Israël recommande à la communauté vietnamienne de continuer à suivre de près les annonces et les instructions du commandement du Front intérieur de Tsahal, d’identifier proactivement l’emplacement des abris près de leurs domiciles et lieux de travail, de rester calme, de se conformer aux réglementations des autorités locales et de se rendre rapidement dans un abri lorsqu’une alerte de sécurité est émise.
IA, pénurie de main d’œuvre : les recompositions du marché du travail vietnamien
18-03-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
Le Vietnam est devenu un terrain très attractif pour les investissements directs à l’étranger (IDE) ces dernières années, particulièrement dans le milieu de l’industrie textile et la manufacture de technologies. D’un autre côté, l’intelligence artificielle, qui attire de nombreux travailleurs très qualifiés et est l’un des domaines les plus attractifs, menace certains secteurs, notamment les domaines bancaire et administratif.

À Bac Ninh, la troisième province attirant le plus d’IDE du Vietnam, les entreprises font face à une pénurie de main-d’œuvre qualifiée malgré l’augmentation des salaires, l’offre de bonus instantanés et des taux de recrutement en hausse. Les entreprises se retrouvent même à publier leurs offres de poste sur les réseaux sociaux, comme TikTok et Facebook.
Les postes nécessitant des compétences techniques, du management d’équipes ou la maîtrise d’une langue ne trouvent presque pas de candidats. Ceux qui sont retenus restent parfois très peu de temps, avec certaines usines où 40% des nouveaux employés quittent au cours des trois premiers jours.
Bac Ninh accueille presque 3400 projets industriels concernant principalement des pièces électroniques, des vêtements et de la logistique. Selon une enquête de la plateforme de recrutement TopCV, 70% des entreprises ont augmenté leurs offres d’emplois, et 47% des employeurs déclarent avoir des difficultés à trouver des candidats possédant les qualifications adéquates.
L’industrie des vêtements est en difficulté en raison du bassin de recrutement qui impose de lourdes contraintes : il faut des travailleurs déjà qualifiés car les usines ne sont pas en mesure de former leurs employés pendant trois mois à cause du turnover important des employés, rendant cet investissement trop incertain. De plus, les entreprises évitent de recruter des travailleurs au-delà de 40 ans, ce qui réduit de beaucoup le nombre de candidats potentiels.
Les bonus délivrés au recrutement génèrent également du ressentiment chez les anciens employés qui n’en ont pas profité, donc certaines entreprises augmentent leurs bonus de fin d’année afin de garder leurs employés sur le long-terme. Le turnover de la main-d’œuvre est un réel obstacle à la formation et à la montée en compétence des employés, et entretient la pénurie de travailleurs qualifiés. De plus, la hausse des coûts salariaux et le manque de personnel qualifié font perdre en compétitivité aux entreprises.
IA, santé … : Quels sont les métiers les plus recherchés ?
De l’autre côté du spectre, les métiers de l’intelligence artificielle enregistrent une forte demande de chercheurs, ingénieurs mais surtout de professionnels de la vente. Les entreprises de ce domaine se concentrent sur l’augmentation de leurs revenus et l’augmentation de la production, et les entreprises accélèrent leur transformation numérique et investissent de plus en plus dans les nouvelles technologies.
Selon une autre enquête de la plateforme TopCV, le secteur commercial représente le plus grand secteur de recrutement, suivi des technologies de l’information et ensuite le marketing et la communication. Dans le secteur commercial, les candidats avec 1 à 5 ans d’expérience sont particulièrement recherchés car ils n’ont pas besoin d’une longue formation par rapport à d’autres profils. Néanmoins, les diplômés récents sont aussi assez recherchés afin de créer des liens forts avec l’entreprise et garder ces employés sur le long-terme.
Les entreprises agrandissent leurs équipes, mais visent également à les améliorer. Les candidats possédant déjà de l’expérience dans l’IA, les semi-conducteurs ou les micro-puces électroniques sont largement favorisés.
Ensuite, les métiers de la santé sont aussi très demandés puisque le Vietnam est en pleine expansion de son système de santé et les problématiques de santé mentale gagnent en visibilité. Par conséquent, la demande de professionnels de la santé mentale devrait augmenter de 19%, et de 16% pour les infirmières.
Les problématiques amenées par l’IA dans l’organisation du travail
Les secteurs de la banque, de l’administration et de la comptabilité font face à des suppressions de postes en raison de l’IA, qui remplace désormais de nombreuses tâches standardisées et répétitives comme le service client, les processus administratifs et certaines parties du marketing.
Pham Ngoc Toan, directeur adjoint de l’Institut des sciences de l’organisation et du travail de l’État relevant du ministère de l’Intérieur, affirme que l’IA ne va pas remplacer les travailleurs, mais simplement les décharger des tâches basiques et répétitives afin qu’ils puissent se concentrer sur des tâches plus complexes que l’IA ne peut pas effectuer, comme la prise de décision, la coordination interdépartementale et la résolution de problèmes complexes.
Par conséquent, selon lui l’IA ne serait pas responsable de la suppression de postes dans certains domaines, mais changerait fondamentalement la manière de travailler des employés.
Vietnam – Émirats arabes unis : entre volonté d’apaisement et relations bilatérales
20-03-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
Le lundi 9 mars, le Premier ministre vietnamien Pham Minh Chinh a eu une conversation téléphonique avec le président des Émirats arabes unis Sheikh Mohamed bin Zayed Al-Nahyan au cours de laquelle ils ont affirmé vouloir promouvoir la recherche de solutions pacifiques au conflit actuel au Moyen-Orient ainsi que des solutions de renforcement de leurs relations bilatérales.
Une volonté d’apaisement des tensions
Le Premier ministre a d’abord transmis au président émirati les salutations du secrétaire général du parti communiste vietnamien Tô Lam, et a ensuite demandé à ce dernier de confirmer que l’approche du conflit par les Émirats est bien une stratégie de dialogue et de non-escalade conforme au droit international et à la Charte des Nations-Unies. Pham Minh Chinh a affirmé que le Vietnam était prêt à coopérer avec les pays de la région afin de trouver des solutions pacifiques.
Le président Sheikh Mohammed, de son côté, a remercié le Premier ministre de cette volonté de communiquer et coopérer, en ajoutant que le Vietnam et les Émirats sont des alliés proches. Il a ensuite parlé de son désir de renforcer leurs relations bilatérales.
En réponse, Pham Minh Chinh a exprimé l’espoir que les Émirats arabes unis fournissent tous les efforts nécessaires pour protéger les citoyens vietnamiens sur le territoire et que tout sera fait pour qu’ils soient évacués de manière sécuritaire en temps venu.
La question de la sécurité énergétique
La question de la sécurité énergétique du Vietnam a été évoquée, puisqu’il est un pays importateur de pétrole dépendant du Moyen-Orient. Le président émirati a affirmé qu’il prodiguerait le maximum d’aide possible pour assurer les besoins pétroliers du Vietnam sur les moyen et long-terme. Pour l’instant, le Vietnam est capable d’assurer une stabilité énergétique durant le mois de mars et potentiellement jusqu’à avril grâce à sa production de pétrole domestique.
Enfin, les deux dirigeants ont discuté de mesures précises pour renforcer leurs liens bilatéraux, alignés avec les intérêts et les forces de chacun, comme l’investissement financier des Émirats dans le nouveau centre financier international vietnamien. Ces investissements participeraient à développer des projets dans les hautes technologies, les infrastructures et la logistique.
Les deux leaders ont aussi évoqué l’accélération du début des négociations pour une zone de libre-échange entre les pays du Conseil de Coopération du Golfe et le Vietnam, afin d’atteindre un objectif de 10 milliards de dollars d’échanges bilatéraux le plus tôt possible.
Le Vietnam dévoile son plan de développement de l’énergie nucléaire
20-03-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
Le plan d’action de développement de centrales nucléaires a été mentionné dans la décision No. 438/QD-TTg, délivrée le 16 mars par le Premier ministre Pham Minh Chinh. Cette décision approuve la stratégie de développement du nucléaire et son application pacifique jusqu’en 2035, avec un horizon 2050.
Construction de deux centrales d’ici 2035
La stratégie annonce que le gouvernement devrait compléter la construction des deux centrales nucléaires Ninh Thuan 1 et Ninh Thuan 2 au cours des dix prochaines années, avec le déploiement d’au moins un petit réacteur modulaire (SMR) d’ici 2035.
D’ici 2050, le Vietnam prévoit que l’énergie nucléaire constitue 6% à 8% de la production d’énergie électrique nationale, se reposant sur au moins 4 larges réacteurs et 10 à 15 SMR. La commune de Phuoc Dinh, dans la province de Khanh Hoa, a été choisie comme site de construction de Ninh Thuan 1.
Un développement parallèle de la médecine
La stratégie insiste en parallèle sur le développement de la médecine, plus particulièrement des applications médicales de la radioactivité. D’ici 2035, le Vietnam vise une infrastructure de radiation médicale équivalente à celles des pays développés en ASEAN actuellement, c’est-à-dire 20 CAT scan, 10 machines à IRM, et un à deux accélérateurs linéaires par million d’habitants.
Ce développement est priorisé afin de garantir l’accès des habitants de toutes les régions du Vietnam à des technologies avancées de détection et de prise en charge des cancers. La recherche domestique est développée afin de diminuer la dépendance aux importations de technologies radiopharmaceutiques.
Les relations entre le Vietnam et la Russie devraient connaître une croissance plus forte et plus substantielle.
21-03-2026
Avant la visite officielle du Premier ministre Pham Minh Chinh en Fédération de Russie, la vice-ministre des Affaires étrangères Le Thi Thu Hang a accordé une interview à la presse sur l’importance de ce voyage et les orientations pour renforcer l’amitié traditionnelle entre le Vietnam et la Russie.
Q : Pourriez-vous s’il vous plaît exposer l’objectif et l’importance de la visite officielle du Premier ministre en Fédération de Russie ?
A: La visite officielle du Premier ministre Pham Minh Chinh en Fédération de Russie, du 22 au 25 mars 2026, revêt une grande importance. Elle a lieu à l’invitation de hauts responsables russes, notamment du Premier ministre Mikhaïl Michoustine, qui s’était rendu officiellement au Vietnam en janvier 2025.
Cette visite illustre concrètement la politique étrangère du Vietnam, fondée sur l’indépendance, l’autonomie, la résilience, la paix, l’amitié, la coopération et le développement, ainsi que sur le multilatéralisme et la diversification, tels qu’adoptés lors du XIVe Congrès national du Parti. Elle témoigne également du rôle moteur de la politique étrangère dans l’accomplissement de sa mission essentielle et permanente : mobiliser un maximum de ressources, créer des opportunités et favoriser un environnement extérieur propice au développement national dans cette nouvelle ère.
Elle offre également aux deux parties l’occasion de réaffirmer leur amitié traditionnelle et durable ainsi que leur coopération sincère et digne de confiance, tout en renforçant et en approfondissant, dans une perspective d’avenir, leurs liens en termes d’étendue et de profondeur, en vue d’élever globalement la coopération bilatérale.
Au cours de cette visite, le Premier ministre aura de nombreux échanges avec de hauts dirigeants russes, visitera des institutions économiques, scientifiques et éducatives, examinera la mise en œuvre des accords de coopération existants, abordera les difficultés et les obstacles en suspens et créera un nouvel élan pour faire progresser la coopération bilatérale dans les domaines traditionnels.
Les deux parties discuteront également des grandes orientations de la coopération future, notamment du lancement et de l’initiation de projets spécifiques alignés sur les priorités de développement actuelles du Vietnam, telles que les nouvelles énergies, les infrastructures et la connectivité des transports, les hautes technologies, la biomédecine, les soins de santé et la formation de ressources humaines de haute qualité – des domaines dans lesquels la Russie possède une solide expertise et une grande expérience.
Le Premier ministre Pham Minh Chinh rencontrera également la communauté vietnamienne en Russie, lui apportant son soutien face aux défis actuels, écoutant ses préoccupations et ses aspirations, et réaffirmant la politique constante du Parti et de l’État visant à prendre soin des Vietnamiens de l’étranger, à protéger leurs droits et intérêts légitimes et à promouvoir l’unité nationale et la force collective.
Je suis convaincu que cette visite officielle aura une importance capitale et contribuera au développement continu, solide, substantiel, efficace et durable du partenariat stratégique global Vietnam-Russie, pour le bénéfice des deux peuples et pour la paix, la coopération et le développement dans la région et dans le monde.
Q : Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique étrangère définie lors du 14e Congrès national du Parti, comment l’amitié traditionnelle entre le Vietnam et la Russie peut-elle être encore renforcée au cours de la période à venir ?
A: Ces dernières années, les relations entre le Vietnam et la Russie se sont maintenues et développées sur la base solide d’une amitié traditionnelle et d’un partenariat stratégique global.
La confiance politique s’est progressivement renforcée. Les deux pays entretiennent des échanges et des contacts réguliers de haut niveau. Les mécanismes de coopération bilatérale continuent de fonctionner efficacement. Les domaines de coopération traditionnels, tels que la défense et la sécurité, l’économie et le commerce, l’énergie (pétrole et gaz), les sciences et technologies, ainsi que l’éducation et la formation, ont été considérablement renforcés, tandis que les échanges entre les populations se sont continuellement intensifiés. Parallèlement, les deux parties ont progressivement étendu leur coopération à de nouveaux domaines, tels que l’innovation, la transformation numérique, la transition écologique et les technologies de pointe.
Pour l’avenir, il est essentiel de mettre en œuvre des activités de politique étrangère synchronisées, globales et efficaces, articulées autour des trois piliers suivants : diplomatie du Parti, diplomatie d’État et diplomatie entre les peuples. Outre le renforcement de la coopération dans les domaines susmentionnés, les deux pays devraient promouvoir davantage la coopération humanitaire et les échanges entre les peuples, notamment dans les domaines de l’éducation et de la formation, de la culture, des arts, du sport et du tourisme, tout en renforçant le rôle de la communauté vietnamienne en Russie.
Dans le domaine de l’éducation et de la formation, s’appuyant sur une coopération de longue date, plusieurs générations d’étudiants vietnamiens formés en Russie constituent une ressource humaine essentielle au développement national. À l’ère du développement actuel, face au besoin urgent de ressources humaines hautement qualifiées, les deux pays devraient intensifier leur coopération en matière d’éducation et de formation, notamment dans les domaines d’excellence de la Russie, tels que les technologies numériques, les technologies quantiques, la biomédecine, les sciences fondamentales et les arts classiques.
En matière de coopération humanitaire, afin de préserver l’attachement du peuple vietnamien aux valeurs culturelles russes et de maintenir dans le cœur des Russes l’image d’un Vietnam dynamique et résilient, les deux parties devraient privilégier les échanges de jeunes, organiser régulièrement des échanges culturels, artistiques et sportifs, et célébrer des journées culturelles dans chaque pays et au niveau local. En 2025, à l’occasion du 75e anniversaire des relations diplomatiques, le Festival culturel du Vietnam s’est tenu sur la Place Rouge. En 2026, l’Année croisée de la science et de l’éducation entre le Vietnam et la Russie proposera des centaines d’activités et de manifestations dans les deux pays.
La coopération touristique a connu une forte reprise ces derniers temps et devrait être encore développée, notamment par l’amélioration des cadres juridiques afin de faciliter les voyages des citoyens des deux pays.
La communauté vietnamienne en Russie, forte d’environ 80 000 personnes, a toujours été et demeure un pont essentiel pour les relations bilatérales. La grande majorité de ses membres travaillent avec diligence, conservent des liens étroits avec leur pays d’origine, le Vietnam, tout en s’intégrant à leur deuxième patrie, la Fédération de Russie, et contribuent positivement aux deux pays. Nombre d’entre eux sont devenus des entrepreneurs prospères et des professionnels hautement qualifiés.
Afin de promouvoir davantage le rôle de la communauté vietnamienne d’outre-mer, le Vietnam devrait continuer à soutenir et à protéger ses intérêts et à créer les conditions lui permettant de contribuer au développement national, tout en encourageant la Russie à lui offrir des conditions favorables pour vivre, travailler et étudier, contribuant ainsi au développement socio-économique de la Fédération de Russie et du Vietnam.
Premier ministre : Il n’y a absolument aucune pénurie d’essence et de gazole pour la production, les entreprises et la consommation
21-03-2026
Dans l’après-midi du 21 mars, le Premier ministre Pham Minh Chinh a présidé une réunion du Comité permanent du gouvernement afin d’examiner le leadership, l’orientation et la gestion du gouvernement depuis fin février jusqu’à aujourd’hui en réponse à la crise énergétique causée par les répercussions des conflits au Moyen-Orient et la mise en œuvre de la conclusion n° 14 du Politburo du 20 mars sur la garantie d’un approvisionnement et de prix stables en carburant dans la nouvelle situation.
Compte tenu de l’évolution complexe de la situation au Moyen-Orient et des difficultés rencontrées sur le marché mondial de l’énergie, le gouvernement et le Premier ministre ont ordonné ces derniers jours la mise en œuvre de nombreuses mesures de réponse opportunes, flexibles, appropriées et efficaces. La situation est désormais globalement maîtrisée et la sécurité énergétique est assurée.
Le gouvernement a promulgué un décret et deux résolutions, et le Premier ministre a émis une directive, ainsi que de nombreux autres documents et télégrammes précisant la marche à suivre face à l’évolution de la situation. Le Premier ministre a multiplié les échanges téléphoniques et les courriers avec les dirigeants de nombreux pays, et a collaboré avec les entreprises et les ambassadeurs de plusieurs pays des secteurs de l’énergie et du pétrole au Vietnam afin de coopérer face à la crise.
Les vice-Premiers ministres ont constamment demandé aux ministères, agences et entreprises concernés de suivre de près la situation et de traiter rapidement les problèmes qui se présentent. De nombreuses mesures de soutien des prix des carburants ont été mises en œuvre, notamment le recours au Fonds de stabilisation des prix et l’ajustement des taxes et redevances sur les produits pétroliers. Actuellement, les prix des carburants au Vietnam sont inférieurs à ceux de la plupart des pays de la région. Il s’agit d’une réussite significative dans le contexte actuel.
Dans ses remarques finales, le Premier ministre Pham Minh Chinh a reconnu et salué les efforts et l’implication rapide et coordonnée du ministère de l’Industrie et du Commerce, du ministère des Finances, des ministères et agences concernés, ainsi que des sociétés et entreprises publiques du secteur de l’énergie.
Partageant l’avis exprimé lors de la réunion selon lequel la crise pétrolière mondiale actuelle est très complexe et difficile à prévoir, le Premier ministre a souligné la nécessité de mesures et de solutions immédiates, ainsi que de solutions fondamentales à long terme, mises en œuvre progressivement et avec certitude, tout en conservant une approche calme, persévérante et ferme à l’égard des grands principes et une certaine flexibilité dans le processus de gestion.
Le Premier ministre a souligné quatre objectifs majeurs : l’absence totale de pénuries d’énergie en général, et de pénuries de carburant en particulier, pour la production, les entreprises et la consommation en toutes circonstances ; la prise en compte du contexte global du développement socio-économique, du maintien de la stabilité politique, de l’ordre social et de la sécurité, et de l’amélioration des conditions de vie matérielles et spirituelles de la population ; la réalisation d’une croissance de 10 % ou plus en 2026 et les années suivantes ; et la gestion des risques potentiels.
Dans la période à venir, le Premier ministre a demandé aux ministères, secteurs et entreprises concernés de mettre en œuvre strictement, rapidement et efficacement les directives du Politburo contenues dans la Conclusion n° 14 sur la garantie d’un approvisionnement et de prix stables des matières premières.
En confiant des tâches spécifiques aux ministères, aux secteurs et aux entreprises, le Premier ministre a demandé au ministère de l’Industrie et du Commerce de continuer à suivre de près et à prévoir la situation et l’évolution des marchés pétroliers mondiaux et nationaux, d’évaluer de manière proactive l’offre, la demande et les prix des produits pétroliers dans le monde afin d’élaborer de manière proactive des scénarios de réponse efficaces, de mettre en œuvre des solutions de gestion appropriées dans le cadre de ses compétences et des réglementations légales ; de traiter de manière proactive les problèmes relevant de sa compétence ; et de faire rapport rapidement aux autorités compétentes et de leur proposer des solutions concernant les questions dépassant sa compétence.
En outre, la directive enjoint aux principaux producteurs et négociants de pétrole d’élaborer de manière proactive des plans d’approvisionnement afin de garantir un approvisionnement suffisant en pétrole pour le système de distribution ; de maintenir des opérations de vente régulières et de vendre aux prix indiqués ; de suivre de près l’évolution des marchés pétroliers mondiaux et nationaux et de mettre en œuvre de manière proactive des solutions de gestion appropriées ; de réguler rapidement l’approvisionnement entre les régions et les localités, en assurant une approche proactive et en prévenant les pénuries ou les interruptions d’approvisionnement en pétrole, afin de répondre aux besoins de l’économie et de la consommation sociale.
Le Premier ministre a chargé le ministère de l’Industrie et du Commerce de prendre l’initiative et de coordonner étroitement ses actions avec le ministère des Finances et les autres ministères et organismes concernés en matière de gestion des prix de l’essence et du diesel, conformément à la loi, afin de garantir la sécurité énergétique, la transparence et l’efficacité, de lutter contre la corruption, les pratiques abusives, les conflits d’intérêts et les abus de politique, et d’harmoniser les intérêts de l’État, du peuple et des entreprises.
Le Premier ministre a chargé le ministère des Finances de poursuivre les recherches sur l’utilisation immédiate des outils de politique budgétaire et des mesures de gestion des prix. Le ministère devra suivre de près la conjoncture et collaborer étroitement avec le ministère de l’Industrie et du Commerce afin de gérer les prix de l’essence et du gazole conformément à la législation en vigueur, garantissant ainsi la stabilité du marché, la maîtrise de l’inflation et le soutien à la production et à l’activité économique. Il devra également renforcer le contrôle et la supervision de la mise en place, de la gestion et de l’utilisation du Fonds de stabilisation des prix de l’essence et du gazole par les principaux distributeurs de carburants, conformément à la loi. Enfin, il devra élaborer sans délai une stratégie nationale d’approvisionnement et de stockage des matières premières et des carburants à court et à long terme.
Le gouverneur de la Banque d’État du Vietnam a donné instruction aux établissements de crédit de continuer à créer des conditions favorables en matière de soutien des taux d’intérêt, de prêts et de besoins en devises étrangères afin que les entreprises de production et de commerce de produits pétroliers puissent accéder aux capitaux nécessaires à l’importation, au stockage et au commerce de ces produits, conformément à la loi.
Le Premier ministre a chargé les ministères des Affaires étrangères, de l’Industrie et du Commerce, et des Finances d’enjoindre leurs services à collaborer activement avec les partenaires étrangers afin de créer des conditions favorables à l’achat de matières premières et de carburants par les entreprises nationales et d’assurer ainsi un approvisionnement continu. Les ministères de l’Industrie et du Commerce, des Finances, de la Sécurité publique, de la Défense nationale, l’Inspection générale du gouvernement, le Comité national de pilotage 389 et, plus particulièrement, les Comités populaires des provinces et des villes, conformément à leurs fonctions, devoirs et pouvoirs respectifs, doivent concentrer leurs efforts sur l’inspection, les enquêtes et le renforcement des contrôles afin de lutter contre la contrebande ; surveiller de près les principaux distributeurs et négociants ; et sévir contre l’accaparement, la spéculation, le profit illicite, la fraude commerciale, la contrebande et les infractions à la réglementation du commerce et de la fixation des prix des produits pétroliers.
Le Premier ministre demande au ministère de l’Industrie et du Commerce et aux présidents des comités populaires des provinces et des villes administrées par le gouvernement central, conformément à leurs fonctions, devoirs et pouvoirs, de mettre en œuvre des solutions appropriées, pratiques et efficaces pour encourager les citoyens et les entreprises à réduire leur consommation, à privilégier l’utilisation des transports publics, des véhicules électriques et des biocarburants, contribuant ainsi à la transition écologique.
À cette occasion, le Premier ministre a appelé les instances du système politique, la population, les entreprises et les entités concernées à utiliser l’énergie de manière économique et efficace, considérant cela comme une opportunité de promouvoir la transition énergétique conformément à la résolution du 14e Congrès national du Parti.
Le Premier ministre a chargé le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme, dans le cadre de ses compétences, de se coordonner étroitement avec le Comité central de propagande et de mobilisation des masses, le ministère de l’Industrie et du Commerce et le ministère des Finances afin d’ordonner aux médias de fournir des informations exactes, objectives et véridiques, reflétant la situation réelle des produits pétroliers nationaux et internationaux dans le contexte actuel de difficultés ; contribuant ainsi à la stabilité politique, à l’ordre social et à la sécurité, ainsi qu’à la stabilité psychologique et de consommation de la population.
La Société nationale vietnamienne de l’énergie et de l’industrie et la Société nationale vietnamienne du pétrole, conformément à leurs fonctions et tâches respectives, assurent une production et une exploitation sûres, stables et continues des raffineries de pétrole et de gaz ; optimisent les opérations dans des conditions techniquement admissibles afin de contribuer à l’augmentation de l’approvisionnement en produits pétroliers sur le marché intérieur en cas de fluctuations du marché mondial.
6 mars 1946 : histoire d’une occasion manquée – chapitre 1
22-03-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
La photo est célèbre. Aujourd’hui encore, elle figure en bonne place dans les livres d’Histoire, pour peu que ceux-ci consacrent ne serait-ce qu’un chapitre aux guerres d’Indochine. Que peut-on y voir? Deux hommes assis sur un canapé, le Général Leclerc et Ho Chi Minh, une coupe de champagne à la main. Un peu en retrait, Jean Sainteny semble observer la scène d’un air résigné… Sont-ils absolument sincères, ces trois-là, qui viennent tout juste de conclure un accord actant l’existence d’un Etat vietnamien au sein de l’Union française ? Nous sommes alors le 6 mars 1946.

Deux hommes assis sur un canapé, le Général Leclerc et Ho Chi Minh
A quoi songe-t-il, le libérateur de Paris, lui qui en route pour l’Indochine, s’est arrêté à Ceylan pour y rencontrer Lord Mountbatten, avec qui il a esquissé les contours d’une décolonisation qu’il considère comme inéluctable? A quoi pense-t-il, le vieux révolutionnaire, lui qui à la tête de ses maquisards du Viet Bac, s’est emparé du pouvoir en septembre 1945 et a proclamé l’indépendance du Vietnam ? Et le Commissaire de la République pour le Tonkin et le nord-Annam, peut-il vraiment se déclarer satisfait de l’accord qu’il a si âprement négocié ? Chacun veut pourtant croire que la paix a été sauvée in extremis. Leclerc et Sainteny, eux, s’imaginent sans doute tenir la formule de la décolonisation à la française, mais c’est sans compter sur les tenants du monde d’avant qui, en la personne de l’intransigeant vice-Amiral Thierry d’Argenlieu, Haut Commissaire de la République en Indochine, ont un véritable champion… Quant à Ho Chi Minh, il sait bien qu’il ne dispose pas encore des forces nécessaires pour tenir tête au corps expéditionnaire français. Aussi cherche-t-il à gagner du temps…
Huit ans et plus de 500.000 morts plus tard, ce sera Dien Bien Phu…
Où en est l’Indochine, en ce mois de mars 1946 ? Suite à la capitulation du Japon de Hiro Ito (2 septembre 1945) et conformément à ce qui a été décidé au cours de la conférence de Postdam (été 1945) par les Etats-Unis, la Grande Bretagne et l’U.R.S.S, la péninsule a dans un premier temps été occupée au nord du 16e parallèle par les troupes chinoises de Tchang Kaï-chek, et au sud par l’armée britannique.
Pour ce qui est de la France, puissance coloniale en place depuis le milieu du 19e siècle, qui avait été purement et simplement balayée par le coup de force japonais du 9 mars 1945 et qui n’avait pas – au grand dam du Général De Gaulle – été conviée à Postdam, elle cherche à reprendre pied en Indochine. Elle a du reste envoyé un corps expéditionnaire sur place, avec à sa tête le Général Leclerc, qui a fait son entrée à Saïgon en octobre 1945 et qui, petit à petit, reconquiert le territoire, sans que les troupes britanniques ne manifestent la moindre objection.
2 septembre 1945 : un point de non-retour…
Mais Leclerc va rapidement devoir faire face à une nouvelle donne. Les indépendantistes vietnamiens ont en effet profité du 9 mars 1945 et de la capitulation du Japon pour sortir du maquis et s’emparer du pouvoir. A Hanoï, le 2 septembre 1945, Ho Chi Minh a proclamé l’indépendance et fondé la République Démocratique du Vietnam, créant ainsi un point de non-retour…
Ho Chi Minh! L’homme qui, en 1930, a fondé le Parti communiste indochinois et qui, après avoir passé plus de 30 années de sa vie en exil, est revenu au Vietnam pour y faire triompher la révolution…
Leclerc, lui, prendra vite conscience de ce qu’implique cette déclaration d’indépendance du 2 septembre 1945 et surtout, il comprendra qu’avec Ho Chi Minh, les Vietnamiens ont enfin trouvé le chef charismatique – Oncle Ho est né – qui saura les guider sur les chemins de la liberté. Aussi est-il partisan de la négociation avec le Vietminh, puisque c’est ainsi que l’on commence à nommer le conglomérat de tous les mouvements indépendantistes vietnamiens qu’Ho Chi Minh – et ce n’est pas le moindre de ses atouts – a réussi à fédérer.
La vieille garde reste à l’affût…
Oui, mais si le libérateur de Paris est bel et bien le commandant du corps expéditionnaire, il est coiffé par le Haut commissaire de la République en Indochine, le vice-Amiral Thierry d’Argenlieu, qui incarne quant à lui la tradition coloniale de la France et qui se montre de plus en plus inflexible… Autant dire que la vieille garde reste à l’affût…
Thierry d’Argenlieu, donc… Un homme au parcours singulier, qui a appartenu à l’ordre du Carmel et qui a même été ordonné prêtre en 1925, devenant ainsi le Père Louis de la Trinité, mais qui en 1939, a été mobilisé dans la marine comme officier de réserve et qui a ensuite rejoint De Gaulle à Londres dès juin 1940, troquant ainsi l’habit religieux pour l’uniforme et les galons.
Nommé Haut Commissaire de la République en Indochine le 16 juillet 1945 par le Général De Gaulle, il a pour mission de rétablir l’ordre et la souveraineté française. Lorsqu’il débarque à Saïgon le 31 octobre de la même année, il est précédé d’une réputation d’homme à l’autoritarisme cassant, une réputation acquise au cours de la Seconde guerre mondiale, lorsqu’il était Haut Commissaire dans le Pacifique… Il n’a en outre aucune affinité avec le Général Leclerc, et très vite, les divergences éclatent au grand jour, notamment sur la question du Vietminh.

Thierry d’Argenlieu (à gauche, de profil), en discussion avec le général Leclerc
Négocier ou ne pas négocier ? Telle est la question…
Négocier ou ne pas négocier ? Telle est la question qui agite (et oppose) nos deux protagonistes… Pour Thierry d’Argenlieu, il n’en est tout simplement pas question : pas question de traiter avec cet Ho Chi Minh, cet agitateur communiste !… Pour Leclerc, en revanche, il en est tout à fait question, Ho Chi Minh étant de facto le seul interlocuteur possible. Quant à la République Démocratique du Vietnam proclamée le 2 septembre 1945 à Hanoï, si le Haut Commissaire la tient pour nulle et non avenue, le commandant du corps expéditionnaire, lui, est tout à fait disposé à en reconnaître l’existence et à en saluer le drapeau…
Il peut d’ailleurs compter sur le soutien d’un troisième protagoniste qui depuis l’été 45, essaie tant bien que mal de représenter les intérêts de la France à Hanoï. Jean Sainteny, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est depuis 1946 Haut Commissaire de la République pour le Tonkin et le nord-Annam, soit la partie du Vietnam située au nord du 16e parallèle. Arrivé à Hanoï le 22 août 1945, il a été l’un des témoins privilégiés de la prise du pouvoir du Vietminh. Mais surtout, il a pu mesurer à quel point le sentiment anti-français était prégnant au sein de la population… Tout comme Leclerc, il est convaincu que le retour au statu quo ante est impossible et que la France ne pourra tirer son épingle du jeu qu’en négociant avec Ho Chi Minh.

Ho Chi Minh et Jean Sainteny
Quant à Ho Chi Minh, justement, il se retrouve dans une situation délicate. Sa proclamation d’indépendance du 2 septembre 1945 l’a propulsé sur les devants de la scène et les Vietnamiens sont de plus en plus nombreux à voir en lui le « Père de la nation ». Son charisme n’a d’égale que son habileté et s’il a su fédérer, il a aussi su rassurer les nationalistes modérés, en faisant notamment de l’ex-empereur Bao Daï, devenu pour la circonstance le simple citoyen Vinh Thuy, l’un de ses conseillers…
« Plutôt flairer un peu la crotte des Français que manger toute notre vie celle des Chinois »…
Il n’empêche. Son pouvoir est fragile. Il l’est d’autant plus que comme les accords de Postdam le stipulaient, les troupes chinoises ont occupé le nord de l’Indochine jusqu’au 16e parallèle et que la plupart du temps, les soldats du Général Lu Han, le richissime gouverneur de la province du Yunnan qui est en réalité un seigneur de la guerre à l’ancienne, se sont livrés au pillage: c’est en fait une véritable nuée de sauterelles qui s’est abattue sur le Tonkin.
Ho Chi Minh, qui à l’automne 1945 n’avait à sa disposition que quelques maquisards mal armés, s’est ainsi retrouvé pris en tenailles, avec au nord les soudards de Lu Han, et au sud les hommes de Leclerc qui ne cessaient de gagner du terrain. Acculé, il choisira finalement de composer avec les Français :
« Plutôt flairer un peu la crotte des Français que manger toute notre vie celle des Chinois », aurait-t-il dit…
De leur côté, Chinois et Français vont réussir à s’entendre et à signer un traité, en date du 28 février 1946, qui prévoit le retrait des troupes de Lu Han et leur remplacement par celles de Leclerc, en échange, il est vrai, de la rétrocession, par la France de ses concessions en territoire chinois. Tchang Kaï-chek s’est montré relativement conciliant : le combat qu’il mène alors contre les communistes de Mao Tsé Toung le dissuade d’engager des troupes au nord de l’Indochine alors que celles-ci seraient bien plus utiles ailleurs…
Et c’est ainsi qu’en cet hiver 1946, les positions convergent. Côté français, l’essentiel est acquis : avec le départ des troupes chinoises, la totalité du territoire pourra être réoccupée. Côté chinois, la belle aventure aura duré six mois et même les meilleures choses ont une fin. Quant à Ho Chi Minh, il va pouvoir gagner du temps en composant avec Leclerc et Sainteny, dont la bonne volonté est manifeste…
6 mars 1946 : histoire d’une occasion manquée – chapitre 2
23-03-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
Mars 1946, Hanoï. La situation commence à s’éclaircir. Des trois forces en présence depuis l’été, l’une – la Chine nationaliste de Tchang Kaï-chek – a en effet accepté, moyennant concessions, de laisser le champ libre aux deux autres : le Vietminh, qui a pris le pouvoir et proclamé l’indépendance en septembre, et la France, puissance coloniale qui entend bien restaurer une souveraineté pourtant sérieusement compromise par le coup de force du 9 mars 1945.

Suite au premier épisode de la série consacrée aux accords du 6 mars 1946, le Petit Journal revient sur les négociations menées entre Jean Sainteny et Hô Chi Minh, ainsi que sur les ambiguïtés du compromis trouvé entre la France et le Vietminh.
Exit les Chinois, donc.
Restent les Vietnamiens et les Français, qui sont condamnés à s’entendre ou à se faire la guerre, et qui vont donc tenter de s’entendre, au moins dans un premier temps. Pour Ho Chi Minh, le Président de la toute jeune République Démocratique du Vietnam, l’essentiel demeure la reconnaissance d’un Etat vietnamien, à défaut d’une pleine et entière indépendance qui attendra des jours meilleurs. C’est une position a priori compatible avec le projet d’union française esquissé par le Général De Gaulle et défendu sur place par deux hommes de conviction : Jean Sainteny, Haut commissaire de la République pour le Tonkin et le nord-Annam, et le Général Leclerc, commandant du corps expéditionnaire.
On veut y croire, donc… Mais c’est oublier peut-être un peu trop vite qu’à Paris, De Gaulle a démissionné de la présidence du gouvernement provisoire de la République, et que le régime qui est en train de se mettre en place – la IVe République – semble bien décidé à ne rien décider. Et c’est oublier surtout qu’en Indochine, la France a un Haut commissaire de la République en la personne de Thierry d’Argenlieu, qui tient Ho Chi Minh pour un rebelle et qui entend bien, lui, restaurer le statu quo ante…
Quoiqu’il en soit, l’écheveau dans lequel sont empêtrés Vietnamiens et Français semble en passe d’être démêlé, en ce mois de mars 1946.
Pour Ho Chi Minh, la nécessité de négocier s’impose d’autant plus que les Américains, qui l’avaient pourtant soutenu à l’été 1945, semblent désormais accepter l’idée d’un retour des Français en Indochine : Truman a succédé à Roosevelt…
Mais Ho Chi Minh a une autre raison de croire en sa bonne étoile. Les élections législatives du 6 janvier 1946, les toutes premières de la République Démocratique du Vietnam, ont donné au parti communiste un total de 182 sièges sur 302, les 120 autres étant répartis entre divers mouvements nationalistes, allant du parti démocratique de Duong Duc Hien à la Ligue révolutionnaire de Nguyen Hai Than.
Aussi compose-t-il un gouvernement d’union, nettement dominé par les communistes, mais ouverts aux autres tendances, ce qui suffit à rassurer les Français, qui veulent y voir un gage de bonne conduite.
Dans un tel contexte, les négociations sont – on s’en doute – rondement menées. Ho Chi Minh et Jean Sainteny font en effet assaut de bonne volonté et ils aboutissent assez rapidement à l’accord du 6 mars, qui, s’il acte de très réelles concessions de part et d’autre, comporte une part de flou et d’ambiguïté propre à créer le quiproquos.
Un Vietnam indépendant au sein de l’Union française
C’est un accord préliminaire qui est signé le 6 mars, mais c’est ce texte-là qui entrera dans l’Histoire. Le voici :
Le gouvernement de la République française, représenté par Monsieur Sainteny, délégué du Haut commissaire de France, régulièrement mandaté par le vice-Amiral d’escadre Thierry d’Argenlieu, Haut commissaire de France, dépositaire des pouvoirs de la République française, d’une part, et le gouvernement du Vietnam, représenté par son Président, Monsieur Ho Chi Minh, et le délégués du Conseil des ministres, d’autre part, sont convenus de ce qui suit :
- Le gouvernement français reconnaît la République du Vietnam comme un État libre, ayant son gouvernement, son parlement, son armée et ses finances, faisant partie de la fédération indochinoise et de l’Union française, et s’engage à entériner les décisions prises par les populations consultées par référendum.
- Le gouvernement du Vietnam se déclare prêt à accueillir amicalement l’armée française lorsque, conformément aux accords internationaux, elle relèvera les troupes chinoises. Un accord annexe, joint à la présente convention préliminaire, fixera les modalités suivant lesquelles s’effectuent les opérations de la relève.
- Les stipulations ci-dessus formulées entreront immédiatement en vigueur aussitôt après l’échange des signatures.
Ce que ne précise pas le texte, tel qu’il est formulé, c’est que si la France reconnaît bel et bien la République du Vietnam (Et non la République Démocratique du Vietnam !) comme un État Libre, elle ne la reconnaît que dans un territoire englobant le Tonkin et l’Annam (Nord et Centre). Pour ce qui est de la Cochinchine, où les hommes du Général Leclerc sont désormais solidement implantés, il a été décidé que la question serait réexaminée ultérieurement. Si l’on s’en tient au texte, un référendum sur l’unité du Vietnam pourrait avoir lieu ultérieurement et la France, donc, « s’engage à entériner les décisions prises par les populations consultées par référendum ».

Dans la presse française…
A bord de l’Emile Bertin
Mais c’est justement cette question de l’unité du Vietnam qui va mettre le feu aux poudres. Pour Thierry d’Argenlieu, qui en privé parle des accords du 6 mars comme d’un « Munich indochinois », il est hors de question qu’Ho Chi Minh contrôle la totalité du territoire et que la Cochinchine, qui concentre l’essentiel des richesses, sorte du giron de la France. Mais pour Ho Chi Minh et les siens, l’unité des trois Ky n’est pas négociable.

Ho Chi Minh et Thierry d’Argenlieu
Le 24 mars, Thierry d’Argenlieu convie Ho Chi Minh à un entretien au bord du croiseur Emile Bertin, dans le cadre somptueux de la baie d’Halong. Sa raideur coutumière et le ton condescendant qu’il emploie vis-à-vis de son hôte vont assez rapidement instaurer un climat de défiance. Jean Sainteny, lui, est réduit à un rôle de simple figurant. Quant à Leclerc, qui entre-temps a fait une entrée triomphale à Hanoï à la tête de ses hommes, il sort de ses gonds.
Ho Chi Minh, lui, veut aller en France pour négocier directement avec le gouvernement les modalités de mise en œuvre des accords du 6 mars. « Pas si simple », lui répond Thierry d’Argenlieu qui entend bien garder la main et qui se méfie comme de la peste de ces politicards de la IVe République naissante.

Ho Chi Minh et Thierry d’Argenlieu à bord de l’Emile Bertin
Lorsque le Président vietnamien quitte l’Emile Bertin, raccompagné par le Général Salan, il a la mine sombre. Quant à Jean Sainteny et au Général Leclerc, ils comprennent que Thierry d’Argenlieu est bien décidé à aller jusqu’à l’épreuve de force et que leur bonne volonté n’aura probablement servi à rien, sinon à obtenir un répit. Le fait est que la situation reste des plus ambiguës et que ces accords du 6 mars peuvent facilement être interprétées – côté français en tout cas – comme une sorte de protectorat déguisé.
La hauteur de vue dont auront su faire preuve Jean Sainteny et le Général Leclerc les honore, et ils méritent l’un et l’autre que l’Histoire leur rende justice. L’Histoire, malheureusement, ne se conjugue pas au conditionnel passé et il serait vain, aujourd’hui, de se demander ce qu’il serait advenu de la France et du Vietnam si les accords Ho-Sainteny – ainsi les appelle-t-on en général – avaient été respectés, car ils ne le seront pas: dès le 1er juin 1946, Thierry d’Argenlieu créera une République de Cochinchine, trahissant la parole de la France et anéantissant ainsi tout espoir.
Mais c’est un autre chapitre de cette année 1946 au cours de laquelle la France et le Vietnam auront tout de même – et il convient de le rappeler – tenté de retarder l’inéluctable.
Élections législatives 2026 : entre participation record et virage numérique
26-03-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
Le processus électoral est entré dans sa phase finale après la clôture du scrutin à 21 heures le 15 mars, marquée par un taux de participation de 99,69 % selon les autorités. Le délai de 24 heures accordé aux bureaux de vote pour le dépouillement des bulletins est désormais écoulé et le Conseil électoral national est chargé de proclamer officiellement les résultats le 22 mars après les différents processus de vérification.
Au-delà de cette forte mobilisation, ces élections témoignent d’une transformation plus profonde du système électoral. L’introduction d’outils numériques et de nouvelles pratiques de gestion des données contribue à moderniser l’organisation du scrutin, en améliorant à la fois la rapidité du traitement des résultats et la fiabilité des informations.
Des élections largement suivies
Réunis le 16 mars à l’occasion de la 4e session du Comité du Parti de l’Assemblée nationale pour le mandat 2025-2030, le président de l’Assemblée nationale et du Conseil électoral national, Trân Thanh Mân, a salué le bon déroulement du scrutin. Selon des données préliminaires, le taux de participation aux élections des députés de la XVIe législature et des membres des Conseils populaires pour le mandat 2026-2031 a atteint 99,69 %, un niveau particulièrement élevé. Aucun nouveau scrutin n’a été nécessaire dans les circonscriptions du pays.
Aucune localité n’a enregistré un taux de participation inférieur à 50 %, confirmant la mobilisation générale des électeurs. À l’issue du vote, le Conseil électoral national doit se réunir pour valider les résultats et confirmer le statut des élus. Conformément à la réglementation, les résultats définitifs ainsi que la liste des députés élus devront être publiés dans un délai maximal de dix jours après le scrutin, soit avant le 25 mars 2026.
La procédure très encadrée du traitement des bulletins après le scrutin
Conformément à la circulaire n°21/2025/TT-BNV du ministère de l’Intérieur, un bulletin est considéré comme valide s’il est délivré et estampillé par le groupe électoral, s’il respecte le nombre de représentants à élire (ou en comporte moins) et s’il ne contient aucun nom en dehors de la liste officielle. Les bulletins jugés non valides font, eux, l’objet d’un examen collectif, notamment en cas d’inscriptions supplémentaires, de ratures illisibles ou de détériorations empêchant d’identifier clairement le choix de l’électeur.
Une fois le dépouillement achevé et les procès-verbaux établis, les bulletins sont triés, scellés puis remis au Comité populaire communal pour conservation pendant au moins cinq ans. En parallèle, les commissions électorales vérifient les résultats, traitent les éventuelles plaintes et transmettent les procès-verbaux aux autorités compétentes dans un délai maximal de cinq jours, tandis que les dossiers sont progressivement numérisés pour en faciliter la consultation.
Des innovations technologiques efficaces
L’un des éléments clés du succès des élections de 2026 tient à l’intégration des technologies de l’information et aux avancées en matière de transformation numérique. Dès la préparation du scrutin, les données liées aux listes électorales et aux cartes d’électeur ont été synchronisées, permettant une vérification rapide et fiable entre les listes, les cartes distribuées et les bulletins de vote.
Par ailleurs, la mise à jour des données en temps réel a considérablement accéléré la centralisation des résultats. En l’espace de 10 à 15 minutes, les informations issues des bureaux de vote étaient actualisées sur le système, offrant aux autorités une vision quasi immédiate du déroulement du scrutin à l’échelle nationale. Selon Nguyên Thi Thanh, ces outils numériques ont simplifié plusieurs étapes du processus, notamment la délivrance des cartes d’électeur et la gestion des dossiers de candidature, désormais accessibles sous format électronique.
Moscou signe un accord de coopération avec Hanoï pour construire une centrale nucléaire
26-03-2026
https://www.connaissancedesenergies.org
Un accord de coopération pour la construction d’une centrale nucléaire au Vietnam a été signé lundi lors de la visite à Moscou du Premier ministre vietnamien Pham Minh Chinh, a annoncé le groupe russe Rosatom.
Ce déplacement, prévu jusqu’à mercredi, intervient alors que le Vietnam, allié de Moscou de longue date, cherche à renforcer ses réserves énergétiques face aux perturbations mondiales de l’approvisionnement liées à la guerre au Moyen-Orient.
L’accord signé lundi, en présence du Premier ministre vietnamien et de son homologue russe Mikhaïl Michoustine, prévoit la construction de deux unités de conception russe pour une capacité totale de production de 2.400 mégawatts (MW), a précisé le groupe nucléaire public russe sur Telegram.
La centrale nucléaire de Léningrad-2 a été choisie comme projet de référence pour la construction de la centrale Ninh Thuan-1, a-t-il ajouté, sans plus de précisions sur le calendrier.
« Nous y voyons le fondement d’un partenariat industriel à long terme, qui impliquera le renforcement de l’indépendance énergétique du Vietnam et offrira de nouvelles opportunités de croissance économique », s’est félicité le directeur général de Rosatom, Alexeï Likhatchev.
La production électrique du Vietnam, peuplé de quelque 100 millions d’habitants, repose principalement sur le charbon et le pétrole.
Lors d’une visite de M. Michoustine à Hanoï en janvier 2025, la Russie s’était déclarée « prête à participer à la mise en place d’une industrie nucléaire nationale au Vietnam » et les deux pays avaient annoncé leur intention de collaborer sur des projets communs dans le domaine du pétrole et du gaz.
Les deux parties avaient alors signé un accord sur l’énergie nucléaire, M. Chinh affirmant que son pays visait la construction d’une centrale nucléaire dans un délai de cinq ans.
Les autorités vietnamiennes ont récemment relancé le projet de construire les deux premières centrales nucléaires du pays, dans la province de Ninh Thuan (centre), initialement approuvé en 2009 avec l’aide de Rosatom et du consortium japonais Jined, puis suspendu en 2016, pour des raisons environnementales et financières.
Le ministère de la Sécurité publique a proposé d’interdire les sorties du territoire et de couper l’électricité et l’eau afin de faire respecter les sanctions pour infractions administratives
26-03-2026
Le ministère de la Justice a récemment publié le projet de document de politique générale et tenu une réunion d’examen de la loi révisée relative au traitement des infractions administratives. Ce projet de loi a été élaboré sous l’égide du ministère de la Sécurité publique .
Proposition visant à ajouter de nouvelles mesures d’application des décisions relatives aux sanctions.
L’une des mesures notables est l’amélioration de la réglementation relative à l’application des sanctions administratives en cas d’infraction.
Selon le ministère de la Sécurité publique, l’objectif de cette politique est de garantir l’efficacité et l’efficience des décisions relatives aux sanctions administratives.
Contribuer à combler les lacunes et les insuffisances dans la mise en œuvre pratique des mesures coercitives visant à faire respecter les sanctions administratives.
Pour répondre aux exigences de la réforme administrative et de la construction d’un État de droit, et pour assurer le respect des exigences du développement et de l’intégration socio-économiques.
Le ministère de la Sécurité publique a proposé des amendements et des ajouts à de nombreuses dispositions, notamment pour perfectionner la loi sur l’application des sanctions pour infractions administratives en modifiant, complétant et précisant clairement et de manière exhaustive les mesures coercitives permettant de faire appliquer les décisions relatives aux sanctions pour infractions administratives.
Modifier la procédure de saisie des biens afin de permettre la saisie des biens en vue de leur vente aux enchères, sans exiger que leur valeur soit équivalente au montant de l’amende.
Il convient de noter que de nouvelles mesures d’application des sanctions ont été ajoutées. Celles-ci comprennent la suspension temporaire de l’entrée sur le territoire des personnes physiques et morales qui n’ont pas encore respecté les décisions de sanctions administratives.
Sceller le siège social, le site, l’installation ou une partie d’un établissement de production, d’entreprise ou de services.
Demande d’arrêt de la fourniture d’électricité et d’eau aux chantiers de construction, aux installations de production, aux entreprises et aux établissements de services.
L’inspection des véhicules est temporairement suspendue ; l’immatriculation des véhicules est temporairement suspendue ; la délivrance des permis de conduire est temporairement suspendue .
Dans de nombreux cas, des individus utilisent le prétexte de quitter le pays pour retarder ou se soustraire à leur obligation de se conformer aux décisions relatives aux sanctions.
Dans son rapport d’évaluation d’impact, le ministère de la Sécurité publique a proposé une politique visant à suspendre temporairement la sortie du territoire des personnes physiques et morales et des dirigeants d’organisations qui n’ont pas encore respecté les décisions de sanctions administratives.
En conséquence, dans la pratique, il existe de nombreux cas où des individus ou leurs représentants/chefs d’organisation profitent du fait de quitter le pays pour retarder ou éluder leurs obligations de se conformer aux décisions de sanction, ce qui entraîne des difficultés pour l’organisation de l’application et le recouvrement des amendes.
L’absence d’un mécanisme approprié permettant de suspendre temporairement la sortie du territoire national prive les autorités compétentes d’outils juridiques efficaces pour garantir l’application des sanctions administratives avant que la personne concernée ne quitte le territoire vietnamien.
Par conséquent, l’ajout de cette mesure vise à prévenir le non-respect des obligations, tout en assurant l’application stricte de la loi et l’efficacité des sanctions administratives.
En ce qui concerne la fermeture des sièges sociaux, des sites, des installations ou des parties d’établissements de production, d’exploitation ou de services, selon le ministère de la Sécurité publique, pour de nombreuses organisations et personnes exerçant des activités de production et d’exploitation, la poursuite des opérations tout en ne respectant pas les décisions sanctionnables réduit considérablement l’effet dissuasif de la loi.
Actuellement, l’absence de mesures coercitives a un impact direct sur les conditions d’exploitation des établissements contrevenants, ce qui engendre de nombreux obstacles à l’application des décisions.
L’ajout de mesures telles que la mise sous scellés du siège social, des locaux ou de certaines parties des installations de production, commerciales ou de services exercera une réelle pression, obligeant les établissements contrevenants à se conformer et à reprendre leurs activités dès que possible.
Cela permettra d’améliorer l’efficacité de la gestion étatique et d’assurer l’ordre et la discipline dans les opérations commerciales.
Rapport évaluant l’impact de l’obligation de suspendre les services d’électricité et d’eau pour les projets de construction, les installations de production, les entreprises et les établissements de services.
Plus précisément, l’électricité et l’eau sont des conditions essentielles à la vie quotidienne, à la production et aux activités commerciales.
L’ajout de mesures telles que la suspension des services d’électricité et d’eau constituera un puissant moyen de dissuasion, obligeant les organisations et les particuliers à se conformer strictement à la réglementation en vigueur, ce qui permettra de sensibiliser au respect de la loi et de garantir que les sanctions soient appliquées sérieusement et en temps voulu.
Avec la suspension des contrôles techniques, de l’immatriculation des véhicules et de la délivrance des permis de conduire, le ministère de la Sécurité publique indique clairement que les véhicules et les permis de conduire sont des conditions obligatoires pour circuler sur le territoire.
En réalité, de nombreux contrevenants continuent d’utiliser leur véhicule et de circuler avant même d’avoir purgé leur amende, ce qui engendre des difficultés de gestion et pose des risques potentiels pour la sécurité.
Il est donc nécessaire de compléter les mesures d’exécution des décisions de sanction, telles que la suspension temporaire du contrôle technique, de l’immatriculation des véhicules et de la délivrance des permis de conduire, afin de lier l’obligation de se conformer aux décisions de sanction au droit de circuler.
Cela renforce la dissuasion, prévient les infractions répétées et contribue à assurer l’ordre et la sécurité routière.
La révision et le complément des mesures d’application des sanctions administratives contribuent à améliorer le cadre juridique et à renforcer l’efficacité de la gestion étatique des infractions administratives.
Vieillissement démographique : l’immobilier pour seniors, un marché en plein essor
26-03-2026
Sous l’effet d’un vieillissement démographique accéléré et d’une demande croissante en soins de longue durée, l’immobilier dédié aux seniors au Vietnam s’apprête à connaître un essor sans précédent, estiment les experts du secteur.
L’immobilier résidentiel et médico-social destiné aux seniors au Vietnam devrait connaître une forte croissance dans les années à venir. Selon les experts du secteur, cette dynamique est portée par le vieillissement rapide de la population et par l’augmentation de la demande en soins de longue durée. Des promoteurs majeurs, tels que Vingroup, Sun Group ou Tran Anh Group, ont déjà annoncé leur intention d’y investir, signe d’un intérêt croissant pour un marché encore sous-développé mais particulièrement prometteur.
Selon le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), le pays subit un vieillissement démographique accéléré. Les données montrent que le nombre de personnes de 60 ans et plus est passé de 6,1 millions en 2009 (8,1% de la population) à 11,41 millions en 2019 (11,86%). Ce chiffre continuera de grimper, près d’un citoyen sur cinq devant avoir plus de 60 ans entre 2035 et 2038. L’Office national des statistiques estime qu’en 2038, les seniors dépasseront 21 millions, soit 20% de la population. Dès 2039, les aînés surpasseront les enfants et la population active déclinera, engendrant d’importants défis socio-économiques. Parallèlement, l’urbanisation concentre davantage de résidents âgés en ville. Le FNUAP prévoit qu’en 2069, la proportion de seniors en zones urbaines et rurales sera presque identique.
Donc, c’est une opportunité majeure pour l’immobilier résidentiel et médico-social destiné aux seniors au Vietnam. Selon Data Bridge, le secteur devrait enregistrer une croissance annuelle d’environ 7% sur la période 2020-2027, portée par le vieillissement de la population, la prévalence accrue des maladies chroniques et une meilleure sensibilisation aux enjeux de santé. Toutefois, Asia Advisers Network souligne que les coûts élevés et le manque de personnel qualifié constituent encore des freins importants, notamment pour la prise en charge des pathologies lourdes.
Emily Fell, cadre chez Savills, affirme que la silver économie (ou économie des seniors) possède un potentiel significatif pour les seniors financièrement aisés recherchant des services de qualité. Savills Vietnam projette que ce marché passera de 2,3 milliards de dollars en 2024 à 3,6 milliards en 2032 (croissance annuelle composée de 5,81%).
| L’Office national des statistiques estime qu’en 2038, les seniors dépasseront 21 millions, soit 20% de la population. |
| Photo : VNA/CVN |
Lê Hoàng Châu, président de l’Association immobilière de Hô Chi Minh-Ville, recommande aux promoteurs de développer des modèles intégrés axés sur le « style de vie », situés en périphérie des grandes villes ou dans les zones côtières. Le succès de ces projets reposera sur la création d’écosystèmes complets, adaptés aux besoins des seniors modernes, une orientation d’ailleurs encouragée par les politiques publiques.
Plusieurs entreprises se lancent déjà. Le groupe Trân Anh Long An réserve 20 ha dans sa zone urbaine Phuc An City à la commune de Duc Hoa, à Tây Ninh. Son directeur, Trân Duc Vinh, souligne la rareté des services privés haut de gamme. Le projet intégrera maisons de ville, villas, parcs, hôpital, ainsi que des loisirs (échecs, danse) favorisant la vie intergénérationnelle.
Simultanément, Vingroup a lancé Vin New Horizon, une chaîne résidentielle aux normes internationales. Sun Group développe des infrastructures éco-urbaines à Hà Nam, et Novaland projette des complexes avec des partenaires étrangers à Phan Thiêt (province de Lâm Dông).
Nguyên Van Dinh, vice-président de l’Association immobilière du Vietnam, rappelle que l’absence d’un cadre juridique pleinement abouti freine encore les investissements à grande échelle. Néanmoins, les experts estiment qu’avec l’amélioration progressive de l’environnement réglementaire, ce segment immobilier est appelé à devenir un moteur de croissance majeur dans les années à venir.
L’Académie vietnamienne des sciences et technologies renforce la coopération internationale en matière de gestion environnementale
27-03-2026
https://vast.gov.vn/web/vietnam-academy-of-science-and-technology
Le 13 mars 2026, le professeur Dr Chu Hoang Ha, vice-président de l’Académie vietnamienne des sciences et technologies (VAST), a reçu en visite de courtoisie une délégation participant à la 5e Conférence internationale sur la pollution, la restauration et la gestion de l’environnement (ICEPORM-5), dirigée par le professeur associé Dr Hoang Chung Tham de l’Université d’Auburn, aux États-Unis, et composée de plus de 20 scientifiques internationaux venus des États-Unis, d’Australie, de Suisse, de République tchèque, du Japon et de la République de Corée.
Lors de la réunion, le vice-président Chu Hoang Ha a félicité les organisateurs de la conférence ICEPORM-5, qui s’est tenue à Quy Nhon, dans la province de Gia Lai, du 9 au 12 mars 2026. Cette conférence a réuni près de 90 scientifiques de 22 pays et a abordé des sujets clés tels que la pollution environnementale et la toxicologie, la surveillance et le traitement des polluants, ainsi que l’évaluation des risques écologiques et les impacts environnementaux. La direction de VAST a exprimé l’espoir que ces résultats jetteront les bases d’une coopération concrète en matière de protection de l’environnement et de développement durable.
Lors d’une discussion sur une potentielle coopération avec des scientifiques internationaux, le professeur Chu Hoang Ha, vice-président de VAST, a présenté plusieurs axes de collaboration pour la période à venir. En matière de recherche scientifique, VAST est disposée à collaborer avec des organismes et des experts scientifiques des États-Unis et d’autres pays de pointe, notamment l’Université d’Auburn (États-Unis), dans les domaines des sciences, des technologies et de l’innovation, ainsi que de la transformation numérique. Concernant la formation et le renforcement des capacités de ressources humaines hautement qualifiées, VAST entend tirer parti des atouts des institutions de recherche, des universités et des entreprises partenaires à l’étranger afin de développer une infrastructure de recherche moderne, de décrypter les technologies, de proposer des projets de recherche scientifique conjoints et de promouvoir la formation de pointe et le transfert de technologies.
Représentant les scientifiques internationaux, le professeur agrégé Hoang Chung Tham (Université d’Auburn, États-Unis) a déclaré que la Conférence internationale sur la pollution, la restauration et la gestion de l’environnement (ICEPORM) est une série de conférences scientifiques organisées pour la première fois au Vietnam en 2010. Son objectif est de réunir scientifiques et gestionnaires de l’environnement afin d’aborder les problématiques urgentes, de partager leurs expériences et de promouvoir la coopération en matière de protection de l’environnement et de développement durable, notamment dans les pays d’Asie du Sud-Est en plein essor qui font face à de nombreux défis environnementaux. La cinquième édition de l’ICEPORM a porté sur plusieurs thèmes importants, dont la pollution environnementale globale, la toxicologie environnementale, la santé publique, l’évaluation des risques environnementaux, les technologies et solutions de traitement et de restauration de l’environnement, la gestion environnementale et les politiques environnementales. L’ICEPORM-5 vise à rassembler des scientifiques de l’environnement vietnamiens et internationaux afin de partager et de discuter des résultats de recherche, d’examiner les problèmes de pollution environnementale et d’identifier des solutions aux défis posés par la pollution environnementale dans le monde entier, y compris au Vietnam. La conférence a également pour ambition de renforcer la coopération internationale en matière de recherche et de formation des jeunes scientifiques de l’environnement.
Le professeur agrégé Dr Hoang Chung Tham a affirmé être prêt à partager son expérience pratique et ses technologies de traitement avancées, et s’est engagé à fournir des ressources et à établir des partenariats pour aider le Vietnam dans la recherche, la formation et l’éducation dans le domaine de la gestion environnementale.

Échange de cadeaux commémoratifs et photo de groupe
À la suite de la réunion, la délégation de scientifiques internationaux a visité plusieurs unités de recherche et de formation relevant de VAST, notamment l’Université des sciences et technologies de Hanoï (USTH), l’Institut de chimie, l’Institut de biologie et le Centre de recherche et de développement des hautes technologies, afin d’effectuer des visites sur place et d’explorer des possibilités spécifiques de coopération.
L’Université de Pharmacie de Hanoï ne souhaite pas devenir un « musée d’exposition uniquement ».
27-03-2026
L’université de pharmacie de Hanoï soutient que le déménagement de son campus de la rue Le Thanh Tong pour le transformer en musée pourrait diminuer la valeur du patrimoine « vivant » de la capitale.
Le professeur Nguyen Hai Nam, recteur de l’université de pharmacie de Hanoï, a déclaré dans l’après-midi du 27 mars que l’université avait soumis ses observations sur la proposition de relocaliser l’espace de « l’université des sciences générales de Hanoï » situé au 19 rue Le Thanh Tong, afin de le transformer en musée de l’université Ho Chi Minh.
Cette proposition est incluse dans le rapport du plan directeur de la ville de Hanoï, assorti d’une vision à 100 ans, préparé par le Comité populaire de Hanoï.
L’Université de Pharmacie de Hanoï estime que cette question mérite un examen approfondi. Le campus, typique du début du XXe siècle, est lié à la création de l’Université de Médecine d’Indochine et de l’Institut Universitaire d’Indochine, premier centre d’enseignement supérieur du Vietnam et d’Asie du Sud-Est.
Ce lieu revêt également une importance académique grâce aux activités de formation et de recherche menées par l’École de Pharmacie et des unités de la Faculté des Sciences Naturelles de l’Université Nationale du Vietnam à Hanoï. Il contribue ainsi à la création d’un pôle de connaissances au cœur de la ville.
D’un point de vue moderne de conservation, il s’agit d’une expression du « génie du lieu » — l’esprit du lieu, c’est-à-dire une valeur indissociable de la vie et des activités qui existent dans cet espace.
« Les universités sont des écosystèmes en constante évolution, et non des biens immobiliers statiques », a déclaré un représentant de l’université. « Déplacer le campus et le transformer en musée pourrait certes préserver sa structure physique, mais perturber le flux académique, remplaçant un lieu vivant de savoir par un espace d’exposition statique. »
Parallèlement, partout dans le monde, les grandes universités conservent leurs campus historiques au cœur des villes, tout en s’étendant vers des territoires périphériques, comme la Sorbonne et Paris-Cité (France), Oxford et Cambridge (Angleterre), Harvard (États-Unis) et Vienne (Autriche). Leur point commun : les anciens campus ne sont pas transformés en musées et les activités académiques y sont maintenues.
L’Université de Pharmacie de Hanoï propose donc de conserver ces installations pour la formation postdoctorale avancée, la recherche scientifique, l’innovation et les cérémonies académiques. Pour la formation de premier cycle, l’université prévoit d’établir un nouveau campus dans la commune de Dan Phuong, d’une superficie de plus de 4 hectares, afin d’éviter tout impact sur la circulation en centre-ville.
S’il existe un projet d’aménagement d’un espace muséal, l’école estime que la ville pourrait allouer un espace ouvert aux visites, aux expositions et à la mise en valeur de l’histoire éducative et de la valeur architecturale du bâtiment, géré par l’école et lié aux activités académiques.
« Notre objectif est de maintenir la présence des étudiants et des professeurs, de protéger l’écosystème de connaissances environnant et de faire de ce lieu un espace vivant pour le savoir. La préservation vise à assurer la pérennité du site, et non à l’exposer », a déclaré un représentant de l’établissement.
L’Université de pharmacie de Hanoï est placée sous la tutelle du ministère de la Santé ; elle était auparavant la faculté de pharmacie de l’École de médecine et de pharmacie d’Indochine. Certains bâtiments du campus, construits en 1914, conservent encore leur architecture caractéristique.
Des innovations médicales exceptionnelles célébrées lors des Healthcare Asia Awards 2026
28-03-2026
https://healthcareasiamagazine.com
Ces programmes de récompenses distinguent les meilleurs prestataires de soins de santé, les entreprises pharmaceutiques et les pionniers des technologies de la santé qui transforment la prestation de soins en Asie.
L’Asie poursuit la transformation de son système de santé grâce à la numérisation, aux soins centrés sur le patient et à l’innovation clinique, impulsés par des hôpitaux pionniers et des fournisseurs de technologies de santé visionnaires. Ces institutions contribuent à façonner le paysage dynamique des soins de santé dans la région en rehaussant les normes et en améliorant les résultats.
Mettant en lumière ces leaders du secteur, les Healthcare Asia Awards 2026, les Healthcare Asia Pharma Awards et les Healthcare Asia Medtech Awards ont honoré ceux qui impulsent des changements significatifs dans les secteurs de la santé, de la pharmacie et des technologies médicales.
- Les Healthcare Asia Awards ont pour vocation d’honorer les hôpitaux exceptionnels d’Asie qui redéfinissent les normes d’excellence dans le secteur de la santé.
- Les Healthcare Asia Pharma Awards ont pour objectif de célébrer les entreprises pharmaceutiques asiatiques exceptionnelles qui font preuve d’excellence.
- Les Healthcare Asia Medtech Awards récompensent les entreprises de technologies médicales exemplaires en Asie qui contribuent de manière significative à la transformation des soins de santé.
Ces programmes de récompenses mettent en lumière les réalisations, les innovations et le leadership au sein de l’écosystème des soins de santé en Asie.
Parmi les lauréats de cette année figurait le Dr Dennis P. Serrano du St. Luke’s Medical Center (SLMC), qui a été nommé PDG de l’année.
« C’est avec une profonde humilité et une grande fierté que j’accepte ce prix, non seulement en mon nom propre, mais aussi au nom de toutes les personnes extraordinaires qui travaillent avec moi au St. Luke’s Medical Center, dans nos deux hôpitaux : plus de 10 000 médecins, infirmières et autres membres du personnel qui, chaque jour, font preuve de compétence, de dévouement et de compassion. Ce sont les véritables héros de notre quotidien », a déclaré Serrano. « Notre mission principale est d’offrir à nos patients les meilleurs soins possibles, compte tenu de nos moyens. Nous savons que les objectifs évoluent constamment, mais nous poursuivons sans relâche nos efforts dans cette quête perpétuelle qu’est la prestation de soins de santé. »
Les lauréats des Healthcare Asia Awards 2026 ont été dévoilés lors d’un prestigieux dîner de gala le 26 mars 2026 au Marina Bay Sands & Convention Centre, où se réuniront des cadres supérieurs du secteur de la santé, des décideurs politiques et des acteurs clés de l’industrie de la région.
Toutes les candidatures seront examinées avec soin par un jury prestigieux composé d’experts et de dirigeants du secteur de la santé, selon des critères d’innovation, de durabilité et de résultats mesurables. Ce jury comprend Kavita Rekhraj , responsable du secteur des sciences de la vie et de la santé chez Deloitte Asie-Pacifique et Asie du Sud-Est ; Chris Hardesty , associé chez Pureland Venture ; Stephanie Allen , conseillère principale chez Kearney, secteur de la santé et des sciences de la vie pour la région Asie-Pacifique, et responsable du réseau Santé des femmes pour l’Asie-Pacifique chez Kearney ; Abhay Bangi , responsable du secteur des sciences de la vie et de la santé pour l’ASEAN et Singapour chez EY-Parthenon ; et Feras Mahdi , associé chez LEK Consulting.
La crise du détroit d’Ormuz : comment le Vietnam gère le choc pétrolier mondial de 2026
28-03-2026
Le 28 février 2026, le monde a assisté avec stupeur et horreur aux frappes militaires conjointes des États-Unis et d’Israël contre la République islamique d’Iran, qui ont déclenché un conflit entraînant la fermeture du détroit d’Ormuz.
La fermeture de facto de cette voie commerciale maritime vitale — qui transporte environ un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié (GNL) transportés par voie maritime dans le monde — s’est avérée désastreuse.
En réaction, les marchés ont réagi immédiatement et violemment. Le prix du pétrole brut Brent, qui avoisinait les 72 dollars le baril avant le conflit, a explosé, dépassant la barre des 100 dollars et atteignant un pic proche de 126 dollars début mars.
Même le déblocage de 400 millions de barils provenant des stocks des pays membres de l’Agence internationale de l’énergie n’a fourni qu’un tampon temporaire face à la perte quotidienne massive d’approvisionnement mondial.
Alors que les pays occidentaux sont aux prises avec l’inflation et les perturbations des chaînes d’approvisionnement, l’Asie fait face à une catastrophe sans précédent en raison de sa forte dépendance aux importations de pétrole du Moyen-Orient.
Pour mettre cette vulnérabilité en perspective, en 2024, 84 % du pétrole et 83 % du GNL transitant par le détroit d’Ormuz étaient destinés aux marchés asiatiques .
Par conséquent, ce conflit géopolitique s’est transformé en un cauchemar de files d’attente pour le carburant, d’avions cloués au sol et de panique économique.
L’Asie du Sud-Est saigne à blanc à la pompe
Pour les Philippines, archipel entièrement dépendant du pétrole brut importé, la crise s’est manifestée rapidement. Avant le conflit, le prix du diesel oscillait autour de 52 à 53 pesos philippins (95 à 96 centimes d’euro) le litre, mais il a depuis grimpé jusqu’à près de 100 pesos le litre dans certaines régions.
Cette hausse d’environ 80 % a complètement désorganisé les réseaux logistiques et le secteur des transports publics du pays. De même, le prix de l’essence a explosé, passant d’ environ 55 pesos à environ 82 pesos le litre.
Paniqué par la menace d’une destruction de la demande et par l’ampleur même des perturbations, le président philippin Ferdinand Marcos Jr. a déclaré un « état d’urgence énergétique nationale » .
Cette mesure a conduit à la mise en place rapide d’une semaine de travail de quatre jours dans les administrations publiques, au déblocage de 2,5 milliards de pesos de subventions en espèces pour les travailleurs des transports et à la publication d’appels pressants en faveur des économies d’énergie.
En Thaïlande, les efforts déployés pour protéger la population par le biais de subventions massives épuisent les finances publiques . Le gouvernement thaïlandais avait initialement plafonné le prix du diesel à environ 29,94 bahts (86 centimes d’euro) le litre. Cependant, la forte pression internationale a contraint le gouvernement à des augmentations progressives de ce plafond, le portant à 31,14 bahts puis à 33 bahts.
À la mi-mars, le Fonds thaïlandais pour le carburant pétrolier a enregistré un déficit de plus de 12 milliards de bahts, obligeant l’État à mettre en place un mécanisme d’emprunt pouvant atteindre 40 milliards de bahts pour maintenir l’activité économique.
Parallèlement, des pays fortement subventionnés comme l’Indonésie et la Malaisie supportent des coûts budgétaires astronomiques dans leurs efforts pour protéger leurs citoyens.
L’Indonésie a réussi à fixer le prix du diesel subventionné (Biosolar) à 6 800 roupies (45 cents) le litre, tandis que le Dexlite non subventionné est passé à 14 200 roupies.
La Malaisie a maintenu le prix du diesel subventionné bloqué à 2,15 ringgits (46 cents) par litre dans certains États et a plafonné le prix de l’essence RON95 subventionnée à 1,99 ringgit .
Cependant, le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim a également révélé que la facture nationale des subventions aux carburants avait explosé, passant de 700 millions de ringgits à la somme astronomique de 3,2 milliards de ringgits en une seule semaine.
Ailleurs, le Cambodge a connu une hausse massive de 68 % des prix de l’essence.
Intervention agressive et stabilisation
Contrairement aux déclarations d’état d’urgence réactives à Manille ou à la panique alimentée par la dette à Bangkok, Hanoï tire parti de son double avantage : un fonds de stabilisation et de solides capacités de raffinage nationales.
Le Vietnam utilise des mécanismes réglementaires préexistants pour absorber le choc, en particulier en utilisant un coussin financier structurel connu sous le nom de Fonds de stabilisation des carburants ( Bình ổn giá— fonds BOG).
Selon Việt Nam News, le gouvernement vietnamien a mené une intervention agressive sur le marché le 11 mars.
Dans une décision conjointe du ministère de l’Industrie et du Commerce et du ministère des Finances, les autorités ont puisé dans le fonds BOG à un taux massif de 4 000 đồng (15 centimes) par litre pour l’essence et de 5 000 đồng par litre pour le diesel.
Cette mesure a fait baisser le prix de détail de l’essence RON95-III (la qualité la plus utilisée dans le pays) de 3 880 dđồng, ramenant le prix de l’essence RON95-III à 25 240 dđồng le litre.
Sans ce fonds, le prix de l’essence RON95 aurait augmenté de 22,45 % selon les projections ; au lieu de cela, le gouvernement a modéré la hausse à seulement 7,66 %.
De plus, les prix du diesel n’ont augmenté que de 1,58 % au Viêt Nam pendant cette période, alors même que le coût du diesel a presque doublé dans les pays voisins.
Faisant office de rempart contre l’effondrement des approvisionnements au Moyen-Orient, les raffineries de Dung Quất et de Nghi Sơn couvrent actuellement environ 70 % de la demande intérieure en carburant . Afin de pallier le déficit restant, le gouvernement vietnamien a rapidement mobilisé quatre millions de barils de pétrole brut auprès de partenaires internationaux, soit l’équivalent de 30 à 45 jours de consommation nationale.
De plus, afin d’éviter que le fonds de la BOG ne s’épuise sous le poids immense des subventions quotidiennes, le Premier ministre Phạm Minh Chính a pris la décision décisive d’ avancer des fonds provenant de l’excédent budgétaire de l’État de 2025 pour reconstituer les réserves de stabilisation.
Outre l’injection de capitaux publics, le gouvernement a rapidement ramené à zéro le droit de douane à l’importation sur l’essence en vertu du régime de la nation la plus favorisée et a proposé de réduire de moitié la taxe de protection de l’environnement sur les carburants.
Toutefois, ces mesures ne peuvent faire que des miracles face à la volatilité mondiale persistante et à l’imprévisibilité intrinsèque du marché.
Selon le Straits Times, le Vietnam a été contraint à une hausse soudaine et brutale des prix juste avant minuit le 19 mars, faisant grimper le prix de l’essence 95 octane de 20 % et celui du diesel de près de 34 %.
Cela s’est reproduit moins d’une semaine plus tard, le 25 mars, lorsque les prix du diesel ont temporairement grimpé en flèche de 105 % par rapport aux niveaux d’avant-guerre, avant que le ministère du Commerce ne revoie précipitamment le prix à la baisse seulement 14 heures plus tard.
Conscient du fait que les manœuvres financières et les avances budgétaires ne peuvent pas remplacer comme par magie les barils de pétrole, le Premier ministre Chính a lancé des appels urgents au Qatar, au Koweït, à l’Algérie et au Japon pour plaider en faveur d’un soutien en matière de carburant.
Dans une perspective à plus long terme de sécurité énergétique physique, Hanoï a même signé un accord avec la Russie le 23 mars pour renforcer et étendre la coopération dans les domaines du commerce, de l’investissement et de l’énergie.
En définitive, ce plan est une stratégie de défense économique à plusieurs niveaux, magistrale mais de plus en plus mise à rude épreuve, conçue spécifiquement pour prévenir la panique des consommateurs et l’accaparement de carburant qui ont paralysé les rues des pays voisins.
L’inflation rampante et le coût de la vie
Si le gouvernement vietnamien mérite d’être félicité pour le déploiement rapide du fonds BOG et les réductions tarifaires stratégiques — des mesures qui ont permis d’éviter l’effondrement immédiat des chaînes d’approvisionnement et de protéger la classe ouvrière d’une chute brutale du coût de la vie —, la réalité économique sous-jacente est impitoyable.
L’État ne peut pas faire disparaître comme par magie le coût réel du pétrole brut à 126 dollars le baril.
L’avance de fonds provenant du budget de l’État pour renflouer le fonds de stabilisation ne fait que déplacer le fardeau financier de la pompe à essence vers les futures obligations des contribuables ; il s’agit d’une manœuvre économique qui protège les consommateurs aujourd’hui en les taxant demain.
De plus, la compression artificielle des prix des carburants intérieurs bien en dessous des moyennes régionales a involontairement créé un environnement qui encourage la contrebande transfrontalière de carburant .
Avec une flambée des prix de près de 68 % au Cambodge, tandis que l’argent de l’État contient des coûts modérés au Viêt Nam, les marchés illicites exploiteront inévitablement la situation si cette disparité de prix s’aggrave ou persiste pendant une période prolongée.
Malgré les efforts déployés pour contenir les prix à la pompe, les effets globaux du choc énergétique mondial dégradent activement la vie quotidienne et s’insinuent dans toutes les facettes de l’économie nationale.
Le ministère de l’Industrie et du Commerce a exhorté les entreprises et les citoyens à travailler à domicile afin de préserver les réserves nationales de carburant, transformant ainsi les déplacements quotidiens, autrefois considérés comme une chose courante, en un luxe coûteux.
Bien que des mesures ponctuelles existent, comme la réduction de 10 % des tarifs par l’opérateur de taxis électriques Green & Smart Mobility pour alléger la charge pesant sur les usagers, le secteur des transports dans son ensemble est au bord de la rupture.
Renforçant considérablement le coût des voyages et du transport de marchandises à l’intérieur du pays, la Société par actions des transports ferroviaires a annoncé une hausse de 10 % des billets de voyageurs et de 15 % des tarifs de fret.
Frappé de plein fouet par le prix exorbitant du kérosène, le secteur aérien souffre également ; Việt Nam Airlines a temporairement suspendu ses vols sur certaines liaisons intérieures, et VietJet Aviation a totalement réduit la fréquence de ses vols, perturbant les déplacements et les activités commerciales dans tout le pays.
Au-delà des transports, les familles vietnamiennes moyennes subissent de plein fouet l’inflation secondaire. Face à une volatilité extrême, les entreprises de logistique ont instauré une tarification d’urgence , appliquant des surtaxes importantes indexées sur le prix du diesel, pouvant atteindre 100 000 dôngs par conteneur, tandis que certains transporteurs ont réduit la validité de leurs devis à seulement 24 heures.
Ces coûts de transport élevés se répercutent déjà sur les prix des produits alimentaires, agricoles et des biens de consommation courante. Les analystes économiques prévoient que si les tensions géopolitiques au Moyen-Orient persistent, ces coûts de production en cascade s’étendront inévitablement, ce qui pourrait faire grimper l’indice des prix à la consommation (IPC) du pays de 1 à 2 points de pourcentage supplémentaires .
Un baptême par le feu
Pour les citoyens vietnamiens, le quotidien est de plus en plus marqué par une incertitude omniprésente et inéluctable. Bien qu’ils ne subissent pas les chocs inflationnistes dévastateurs et immédiats observés à Manille ni les angoisses liées à l’endettement massif de Bangkok, ils n’en sont pas moins pris au piège de leur propre crise économique.
Face à la hausse du coût de la vie et aux restrictions de voyage croissantes, l’angoisse d’un conflit mondial prolongé pèse lourdement sur les décisions quotidiennes. Les familles doivent désormais faire face à des dépenses alimentaires accrues, accepter des options de voyage limitées et onéreuses, et composer avec un marché du travail qui les incite de plus en plus à rester chez elles afin de préserver les ressources énergétiques nationales.
Cette situation survient à un moment politique particulièrement délicat, juste après les élections générales nationales de 2026 qui viennent de se terminer ; la crise du carburant coïncide avec le contrôle quasi total de l’Assemblée nationale par le Parti communiste vietnamien .
Parce que les candidats indépendants ont été totalement écartés et que le secrétaire général Tô Lâm a remporté son siège à Hanoï, l’élite politique a – une fois de plus – fermement consolidé son pouvoir.
Le nouveau gouvernement détient donc une autorité absolue et sans partage sur la trajectoire du pays. Or, une autorité absolue exige une compétence absolue face à une crise. En l’absence d’une opposition à blâmer pour le blocage législatif ou les échecs politiques, le parti au pouvoir porte l’entière responsabilité des conséquences économiques de cette crise.
Ce choc pétrolier mondial constitue un baptême du feu sans précédent pour le gouvernement nouvellement consolidé. Sa capacité sera mise à l’épreuve de manière décisive par sa gestion des réserves amenuisées du fonds de stabilisation, sa maîtrise de l’inflation rampante et sa capacité à maintenir le fragile équilibre financier de l’économie.
La crise pétrolière iranienne leur sert de terrain d’expérimentation, et pour le citoyen lambda qui retient son souffle à la pompe à essence, la réaction actuelle des dirigeants vietnamiens constituera sans aucun doute le prélude au reste de leur mandat.
Les indicateurs de pollution étaient manipulés : des dizaines d’interpellations au Vietnam
28-03-2026
Les autorités vietnamiennes ont arrêté 74 personnes, dont des responsables d’agences environnementales publiques, soupçonnées d’avoir falsifié les données de systèmes de surveillance de l’air et des eaux usées dans des centrales électriques et d’autres sites industriels.
Selon l’organe de presse du ministère de la Sécurité publique du Vietnam, la police mène l’enquête, depuis plusieurs mois, pour déjouer une série de violations des règles de surveillance environnementale, relaie, ce dimanche 29 mars 2026, l’Agence France-Presse (AFP). Selon le média d’État cité par l’AFP, la police vietnamienne a, in fine, identifié « près de 160 stations de surveillance environnementale qui avaient été trafiquées, modifiées et dont les données avaient été falsifiées ». Plus de la moitié du nombre total de stations que compte le pays est donc concernée.
Les enquêteurs ont procédé à l’arrestation de 74 personnes, sans qu’ait été précisé quand ni où elles ont été interpellées. Mais parmi elles figurent des responsables d’agences environnementales publiques, mais aussi des employés de dizaines d’entreprises chargées du traitement des eaux usées et de l’installation d’équipements de surveillance.
Des équipements de surveillance ajustés à distance
« Même si les équipements de surveillance sont scellés et disposent de leur propre système de caméra de contrôle, ils continuaient à être ajustés à distance via un logiciel », a expliqué l’organe de presse étatique, précisant : « Les auteurs sont intervenus pour réduire les indicateurs de sortie, garantissant ainsi que les données envoyées à l’agence gouvernementale de gestion demeurent toujours dans les limites autorisées ».
Les autorités ont déclaré que les données transmises aux services locaux de l’environnement par les grands émetteurs de pollution atmosphérique et d’eaux usées, notamment la centrale thermique de Quang Ninh, la centrale thermique de Hai Phong et la centrale thermique de Thai Binh 2, ainsi que par des entreprises fabriquant de l’aluminium et de l’acier, étaient ainsi « manipulées et modifiées de manière sophistiquée ».
Dimanche soir, l’AFP n’avait pas pu joindre les porte-parole de ces trois centrales électriques au charbon appartenant à l’État ni ceux du ministère de l’Environnement vietnamien.
Ouest-France
Exportations de riz : le Vietnam mise sur la diversification et la qualité
28-03-2026
Dans un contexte de fortes fluctuations du marché mondial du riz, marquées par des tensions géopolitiques, une offre mondiale en hausse et une pression concurrentielle accrue, la filière rizicole vietnamienne est confrontée à la nécessité urgente d’ajuster sa stratégie en diversifiant ses marchés, en améliorant la qualité et en augmentant la valeur des produits.
Le conflit au Moyen-Orient est survenu au moment où la récolte hiver-printemps dans le delta du Mékong entrait dans sa phase de pointe, rendant l’écoulement des produits plus difficile.
Selon le Département de la production et de la protection des plantes, la récolte hiver-printemps 2025-2026 dans le delta du Mékong devrait atteindre près de 11 millions de tonnes de paddy, dont environ 5,5 millions de tonnes en mars, période de récolte maximale.
En 2026, le volume total de paddy destiné à l’exportation est estimé à environ 15,46 millions de tonnes, soit l’équivalent de 7,73 millions de tonnes de riz.
En réalité, les exportations de riz du Vietnam au cours des premiers mois de 2026 ont maintenu une croissance en volume, mais ont reculé en valeur. Nguyen Anh Son, directeur de l’Agence du commerce extérieur (relevant du ministère de l’Industrie et du Commerce), a indiqué que jusqu’à la mi-mars 2026, les exportations de riz avaient atteint environ 1,74 million de tonnes pour un chiffre d’affaires de plus de 826 millions de dollars, en hausse de 2,3 % en volume mais en baisse de 8,7 % en valeur par rapport à la même période de l’année dernière.
Le prix moyen à l’exportation a chuté de 10,7 %, à 477,6 dollars la tonne, reflétant clairement la pression concurrentielle sur le marché international.
La structure des marchés présente également une nette différenciation. Les Philippines sont restées le principal marché, représentant plus de 55 % du volume total exporté et maintenant une croissance. La Chine, la Malaisie et l’Australie ont enregistré des hausses positives, tandis que certains marchés africains ont affiché une baisse notable.
Do Ha Nam, président de l’Association vietnamienne des vivres (Vietnam Food Association – VFA), a estimé que la demande mondiale de riz restait élevée mais fortement différenciée selon les régions. Afin de saisir les opportunités, la filière doit intensifier la diversification des marchés, améliorer la qualité des produits, renforcer la promotion commerciale et gérer les exportations de manière flexible.
Outre les marchés traditionnels, le Japon et la République de Corée émergent comme des destinations prometteuses pour les riz de haute qualité du Vietnam. Les premiers lots de « riz vietnamien vert à faibles émissions » ont été exportés avec succès vers le Japon, marquant une étape importante dans la construction de la marque et l’accès aux marchés haut de gamme.
Cependant, les perspectives d’exportation de riz en 2026 devraient faire face à davantage de difficultés, dans un contexte de retour à une offre mondiale abondante.
Dans ce contexte, des mesures de gestion et de soutien aux entreprises sont déployées de manière synchronisée.
Le ministère de l’Industrie et du Commerce a demandé aux unités compétentes et au réseau des bureaux commerciaux du Vietnam à l’étranger de suivre de près l’évolution de l’offre et de la demande, des prix et des politiques d’importation sur les marchés clés, de fournir en temps utile des informations, d’alerter sur les risques et d’aider les entreprises à résoudre les problèmes survenant dans les transactions.
L’Agence de promotion du commerce intensifie également les activités de promotion et de présentation du riz vietnamien sur les marchés étrangers, tout en mettant en œuvre des programmes de promotion diversifiés, combinant formats présentiels et en ligne afin d’élargir l’accès aux marchés.
Par ailleurs, l’exploitation efficace des accords de libre-échange (ALE) est identifiée comme une solution clé pour élargir les marchés, notamment en intégrant le riz dans les programmes de soutien aux entreprises pour tirer parti des ALE, tout en poursuivant les négociations visant à élargir les contingents tarifaires avec des partenaires tels que l’Union européenne et le Royaume-Uni.
Parallèlement, la mise en œuvre du projet d’un million d’hectares de riz de haute qualité et à faibles émissions, associé à une croissance verte, contribue à accroître la valeur du riz en réduisant les coûts de production, en augmentant les bénéfices et en répondant aux normes durables des marchés étrangers.
ENVIRONNEMENT & CULTURE
Atelier sur les sciences, les technologies et l’ingénierie pour le développement durable du delta du Mékong – ETMD 2026
17-03-2026
Le 16 mars 2026 au matin, l’Université polytechnique de Can Tho (CTU) a organisé la Conférence sur l’ingénierie et la technologie pour le développement durable du delta du Mékong (ETMD 2026). Cette conférence a servi de forum académique pour promouvoir l’échange de connaissances, le partage de résultats de recherche, d’idées et d’expériences pratiques, et ainsi élargir les possibilités de coopération et de partage de savoirs, tout en encourageant les initiatives et en renforçant les liens entre les scientifiques, les entreprises et les institutions de recherche dans le domaine de l’ingénierie et de la technologie, en vue d’un développement durable de la région. Cet événement s’inscrivait dans le cadre des manifestations organisées pour célébrer le 60e anniversaire de la CTU (1966-2026).
Ont participé à l’atelier : M. Le Bao Trung, directeur de Jicowood Vietnam Production and Export Joint Stock Company ; M. Ho Nam Tinh, directeur adjoint de la succursale Faraday de Can Tho ; le professeur Shih Wei Tan, de la faculté de génie électrique, ainsi que des professeurs et maîtres de conférences en ingénierie et technologie de l’université Hai Duong (Taïwan). L’université de Can Tho était représentée par le professeur Tran Ngoc Hai, vice-recteur, accompagné de représentants du conseil d’administration de l’école polytechnique et de responsables des unités concernées.
Dans un contexte où les sciences, les technologies et l’ingénierie jouent un rôle de plus en plus important dans le développement socio-économique du pays, notamment sous l’effet marqué de la quatrième révolution industrielle, la promotion de la recherche, de l’innovation et de l’application pratique des technologies est considérée comme un facteur clé pour relever les défis liés à l’environnement, aux infrastructures, à l’énergie et au développement urbain dans la région, tout en jetant les bases d’une transformation du modèle de croissance vers la durabilité et l’adaptation au changement climatique dans le delta du Mékong.
Lors de l’atelier, le professeur Tran Ngoc Hai a souligné que, dans un contexte où les sciences, les technologies et l’ingénierie jouent un rôle de plus en plus important dans le développement socio-économique, la promotion de la recherche, de l’innovation et de l’application des technologies fondamentales et stratégiques est un facteur clé du développement durable du delta du Mékong. En tant que centre de formation et de recherche régional, l’Université de Can Tho s’engage activement en faveur des sciences et des technologies, du transfert de technologies et de la formation de ressources humaines hautement qualifiées au service du développement régional. Cet atelier offre l’opportunité de renforcer la coopération entre l’État, l’Université et les entreprises, contribuant ainsi à la recherche de solutions scientifiques et technologiques pour un développement durable de la région.
À l’issue de la séance plénière, l’atelier a été divisé en quatre sous-comités spécialisés parallèles, comprenant :
– Construction – Planification – Transports – Ressources en eau ;
– Génie électrique et télécommunications ;
– Génie chimique et gestion de la qualité ;
– Électronique et ingénierie de l’automatisation.
Les rapports présentés dans les différentes sous-sections portaient sur plusieurs domaines de recherche importants, tels que le développement d’infrastructures durables, les technologies énergétiques, les nouveaux matériaux, l’automatisation et la transformation numérique de l’industrie. Les résultats de recherche présentés lors de la conférence contribuent non seulement à promouvoir la recherche scientifique dans les domaines de l’ingénierie et de la technologie, mais jettent également les bases de la création de liens et du développement de possibilités de coopération entre les universités, les entreprises et les organismes de recherche, dans le but d’appliquer efficacement les avancées scientifiques au développement concret de la région du delta du Mékong.
La Conférence scientifique, technologique et d’ingénierie de 2026 pour le développement durable du delta du Mékong constitue non seulement un forum académique, mais contribue également à renforcer les liens entre les établissements de formation, les organismes de recherche et le monde des affaires dans le domaine de l’ingénierie et de la technologie. Grâce aux résultats de recherche et aux idées présentés lors de la conférence, de nombreuses nouvelles perspectives de coopération ont été ouvertes, visant à une application efficace de la science et de la technologie pour résoudre les problèmes concrets de la région du delta du Mékong. L’Université polytechnique de Can Tho confirme ainsi son rôle de centre de formation et de recherche majeur en sciences et technologies dans la région, contribuant à promouvoir l’innovation et le développement durable du delta du Mékong dans un contexte d’intégration et de transformation technologique fortes.
Empêcher la salinité de pénétrer par les embouchures des rivières, conserver l’eau douce pour les champs
18-03-2026
Le système de vannes d’irrigation de la ville de Cần Thơ fonctionne « au rythme des marées », de manière proactive pour empêcher l’intrusion d’eau salée, stocker l’eau douce et protéger la production ainsi que la vie quotidienne dans les zones côtières.
Afin d’empêcher chaque saison sèche l’intrusion d’eau salée depuis l’embouchure des rivières vers les champs situés en profondeur à l’intérieur des terres, le système de vannes d’irrigation de la zone Long Phú – Trần Đề (ville de Cần Thơ) est exploité selon des procédures strictes, presque « à la minute près », en fonction du niveau de l’eau.
Sur le site de la vanne Cái Oanh (commune de Tân Thạnh), le fonctionnement s’adapte de manière flexible à l’évolution des marées et au niveau de salinité à l’extérieur du fleuve. La vanne est équipée de deux systèmes de portes, servant à la fois au trafic fluvial et au contrôle des ressources en eau. Grâce aux portes hydrauliques, la fréquence d’ouverture est ajustée selon les besoins de circulation des bateaux, en moyenne tous les 2 à 3 jours.
Pendant la saison sèche, l’ouverture et la fermeture de la vanne sont calculées très soigneusement. Elle n’est ouverte que lorsque la salinité de l’eau du fleuve reste dans la limite autorisée afin de capter de l’eau douce pour la production agricole, tout en choisissant un moment adapté pour permettre la circulation fluide des bateaux des deux côtés, puis elle est refermée. Chaque opération dure environ une heure.
« Nous devons surveiller précisément le moment où l’eau est stable ; si nous sommes en retard, nous ne pouvons plus intervenir à temps », a déclaré un agent chargé de l’exploitation.
La vanne de Cái Oanh est également une « porte d’entrée » permettant de conserver l’eau douce pour la production agricole dans les communes de Tân Thạnh, Tài Văn, Liêu Tú et Trần Đề. La prise d’eau est strictement contrôlée et n’est effectuée que lorsque la salinité est inférieure à 1‰.
Actuellement, l’exploitation de la vanne est assurée par une équipe de 5 à 7 personnes, renforcée pendant la saison de salinisation pour assurer une permanence 24 h/24, à la fois pour réguler l’eau et guider la circulation des bateaux en toute sécurité.
Selon M. Lạch Pha Rich, chef adjoint de la station de gestion de l’irrigation – zone 3 (Société par actions d’irrigation de Sóc Trăng), l’ensemble de la zone de Long Phú (anciennement Sóc Trăng) compte 30 vannes, dont 14 grandes et 16 petites. Ces ouvrages jouent un rôle essentiel dans la régulation de l’eau, la prévention de l’intrusion saline et le soutien à la production ainsi qu’à la vie des habitants.
Selon lui, pendant la saison sèche, la surveillance de la salinité est effectuée en continu jour et nuit : 6 mesures par jour, réparties équitablement entre le jour et la nuit. Les données sont collectées aux points clés puis mises à jour dans des groupes d’information afin d’alerter rapidement les autorités locales et la population.
Sur la base des résultats des mesures, l’exploitation des vannes est ajustée de manière flexible.
- Lorsque la salinité dépasse 1‰, la vanne est fermée.
- Si l’eau captée présente une salinité de 1,3 à 1,4‰, elle est rejetée.
- En cas de 1,1 à 1,2‰, et en situation de pénurie d’eau, il est possible d’envisager son utilisation pour la production.
Selon M. Rich, l’équipe de gestion comprend environ 30 personnes, chaque vanne étant confiée à un responsable. Pendant toute la saison d’intrusion saline, de décembre à fin juin de l’année suivante, cette équipe doit assurer une surveillance continue jour et nuit.
« La saison saline est très difficile ; les équipes restent presque toute la nuit éveillées pour surveiller et intervenir à temps. Le secteur de l’irrigation profite aussi des périodes où la salinité descend sous 1‰ pour faire entrer de l’eau douce dans les champs », a-t-il déclaré.
Selon le Service de l’Agriculture et de l’Environnement de la ville de Cần Thơ, après la fusion administrative, le système d’irrigation de la ville comprend :
- 12 800 km de canaux,
- 72 km de littoral,
- près de 668 km de digues,
- 889 vannes,
- et 292 stations de pompage électriques.
Ce réseau sert non seulement à la production agricole, mais contribue aussi à la prévention des inondations, de la sécheresse et de la salinisation, ainsi qu’au soutien du transport fluvial.
Le secteur agricole met en œuvre de nombreuses solutions synchronisées :
- renforcer la surveillance de la salinité,
- actualiser régulièrement les ressources en eau,
- guider les agriculteurs dans l’ajustement des calendriers de production,
- recommander la surveillance du niveau de salinité,
- vérifier la qualité de l’eau avant l’irrigation,
- consolider les digues,
- appliquer des techniques d’irrigation économes en eau,
- utiliser des variétés tolérantes au sel,
- limiter les cultures dans les zones à risque élevé de pénurie d’eau ou d’intrusion saline.
Selon l’Institut des sciences des ressources en eau du Sud, les prévisions concernant les ressources en eau dans le delta du Mékong pour la saison sèche 2025–2026 indiquent un niveau d’eau supérieur à la moyenne, tandis que l’intrusion saline devrait rester moyenne ou inférieure à la moyenne pluriannuelle.
La période d’intrusion saline la plus profonde est prévue lors des marées hautes du 18 au 22 mars 2026, avec une limite de salinité de 4 g/l s’étendant sur environ 41 à 55 km. Dans les mois suivants, la salinité pourrait légèrement diminuer. Toutefois, des accumulations d’eau inhabituelles pourraient provoquer une intrusion saline plus profonde que prévu.
Les autorités locales doivent donc élaborer de manière proactive des solutions adaptées aux conditions régionales afin de faire face à la sécheresse et de prévenir l’intrusion saline.
Blanchiment des coraux au large de Con Dao : les conséquences du phénomène El Niño
18-03-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
El Niño est un phénomène climatique qui concerne la zone équatoriale de l’océan Pacifique. Il revient de manière périodique, tous les deux à sept ans. Pour expliquer simplement ce phénomène, il faut d’abord expliquer quels courants sont normalement observés dans le Pacifique : les alizés, vents des régions intertropicales, soufflent d’est en ouest, et poussent l’eau chaude de surface vers l’ouest de l’océan Pacifique.
Au large du Pérou, des remontées d’eaux froides depuis les profondeurs sont observées, tandis qu’en Papouasie, en Australie et en Indonésie, des eaux de surface plus chaudes sont observées.
Explication du phénomène El Niño
Lors de l’évènement El Niño, on observe un inversement de ces courants qui impactent la température de l’eau et les précipitations. Les vents d’est en basse altitude faiblissent, et l’eau au large du Pérou devient plus chaude, et les eaux chaudes de surface, habituellement vers l’Indonésie, se décalent vers l’ouest du Pacifique, où se situe notamment l’île de Con Dao. El Niño est une variation naturelle du climat qui est accentuée par le réchauffement climatique.
En 2015-2016, l’épisode d’El Niño était particulièrement sévère et a entraîné la sécheresse la plus grave depuis 70 ans, accompagnée d’une salinisation inédite des terres arables du delta du Mékong ainsi que la mort d’un grand nombre de coraux le long de la côte.
Le blanchiment des coraux
En 2026, le réchauffement des eaux océaniques a un fort impact sur les coraux de Con Dao, considérés comme les plus beaux et riches récifs du Vietnam. Ces récifs font l’objet de nombreux efforts de conservation, mais la température en hausse et l’acidification de l’océan mettent à mal ces mesures, et les coraux meurent en masse, ce qui se constate par leur aspect blanchâtre. La hausse de la chaleur pousse les coraux à éjecter les algues présentes dans leurs tissus, ce qui empêche leur photosynthèse et conduit à leur mort.
Le comité de gestion du parc national de Con Dao a déclaré que ce phénomène touche principalement le golfe de Con Son, la baie de Dam Tre et d’autres zones le long de l’île. En temps normal, la température idéale de l’eau pour les coraux se situe entre 24 et 30 degrés. Cette année, la température de l’eau est enregistrée à 32 degrés, ce qui explique pourquoi les coraux blanchissent. Ce phénomène a déjà eu lieu à plusieurs reprises, les principaux épisodes ayant eu lieu en 1998, 2016 et 2020.
Le parc national protégé de Con Dao s’étend sur 1500 ha et abrite environ 360 espèces de coraux, ce qui en fait une réserve de biodiversité considérable dans la zone Pacifique ouest équatoriale. Ce phénomène est d’autant plus grave qu’il faudra aux jeunes coraux, qui sont, on le rappelle, des animaux marins, des douzaines d’années de développement afin d’atteindre leur pleine maturité, et de revenir au niveau de développement des coraux actuels.
Le Vietnam prévoit de lancer le biocarburant E10 à partir d’avril, dans un contexte d’incertitude énergétique mondiale
20-03-2026
Le Vietnam devrait lancer officiellement le biocarburant E10 à partir d’avril, soit deux mois plus tôt que la date initialement prévue, afin de réduire la consommation d’essence minérale de 10 % et de diminuer la dépendance aux carburants importés dans un contexte de marché mondial de l’énergie volatil.

L’essence E10, un mélange de carburant contenant 10 % d’éthanol et 90 % d’essence conventionnelle, sera disponible dans tout le pays à partir du mois prochain. – Photo d’illustration
Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la directive n° 09/CT-TTg du Premier ministre relative au renforcement des économies d’énergie, à la promotion de la transition énergétique et au développement des transports électriques, publiée le 19 mars 2026.
Le Premier ministre Pham Minh Chinh a appelé à intensifier les efforts pour mettre en œuvre des mesures d’économie d’énergie, soulignant que l’efficacité énergétique est une solution clé pour atténuer les tensions sur l’approvisionnement dans un contexte de volatilité énergétique mondiale.
Il a souligné la nécessité d’accélérer la transition vers les véhicules électriques, de développer les infrastructures de recharge et d’encourager l’utilisation des biocarburants afin de réduire la dépendance à l’égard de l’essence et du pétrole importés.
La directive préconise également un accroissement des investissements dans l’innovation technologique et les équipements à haut rendement énergétique, l’optimisation des systèmes de production, une meilleure valorisation de la chaleur résiduelle et l’application des technologies numériques à la gestion de l’énergie. Les secteurs prioritaires sont la sidérurgie, le ciment, la chimie, le papier et la pâte à papier, la bière et les boissons non alcoolisées, les matières plastiques, le textile et l’agroalimentaire.
Par ailleurs, le Premier ministre a insisté sur le développement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques, la mise en place de politiques visant à promouvoir la production et l’utilisation de véhicules électriques, ainsi que la transition progressive des transports publics et des véhicules de service vers l’électricité.
Le ministère de l’Industrie et du Commerce du Vietnam a été chargé de finaliser les mécanismes, les politiques, les normes et les réglementations techniques en matière d’efficacité énergétique, d’élargir la liste des véhicules et des équipements soumis à l’étiquetage énergétique et de faire respecter les normes minimales de performance énergétique.
Les inspections de conformité aux réglementations en matière d’économie d’énergie — notamment parmi les grandes entreprises consommatrices d’énergie et celles impliquées dans l’extraction, le traitement et le transport de carburant — doivent être achevées au cours du deuxième trimestre 2026.
Parallèlement, le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement du Vietnam est chargé d’élaborer une réglementation sur la gestion, la récupération et le recyclage des batteries de véhicules électriques et des déchets connexes, dont l’achèvement est prévu pour le troisième trimestre 2026.
Les comités populaires provinciaux et municipaux sont chargés d’élaborer, d’ici septembre 2026, des politiques visant à encourager l’investissement dans les infrastructures de recharge pour véhicules électriques et les systèmes d’énergie solaire sur les toits.
Les distributeurs de carburant sont également tenus de renforcer le contrôle des normes de consommation de carburant dans les systèmes de transport, de stockage et de distribution, tout en appliquant des technologies et en optimisant la logistique pour réduire la consommation d’énergie et les émissions.
L’E10, un mélange de 10 % d’éthanol et de 90 % d’essence, est considéré comme une amélioration pratique par rapport au carburant E5 actuellement utilisé. Il allie avantages environnementaux et faisabilité technique, car la plupart des véhicules à essence peuvent l’utiliser sans modification.
Le Vietnam a commencé le déploiement national de l’essence E5 entre 2014 et 2015. Selon la feuille de route initiale, le déploiement de l’E10 était prévu entre 2020 et 2022. Cependant, des retards de mise en œuvre, principalement dus à un manque de coordination, ont retardé son adoption.
Grâce à des proportions de mélange telles que E5, E10, B5 et B10, le Vietnam peut réduire progressivement sa dépendance aux énergies fossiles. Ceci est particulièrement important pour une économie à forte composante agricole, car le programme de biocarburants crée une demande pour des cultures comme le manioc et le maïs tout en renforçant les liens entre l’agriculture et les industries de transformation.
Le Vietnam consomme actuellement environ 26 à 26,5 millions de mètres cubes/tonnes de produits pétroliers par an. Un mélange à 10 % d’éthanol permettrait de remplacer une part importante des combustibles fossiles. Si cette mesure était mise en œuvre efficacement et étendue à des mélanges plus concentrés comme l’E15, l’E20, le B15 ou le B20 — déjà utilisés dans certains pays —, la réduction des importations de carburant serait encore plus marquée.
À l’heure actuelle, la production nationale ne couvre qu’environ 70 % de la demande en carburant du Vietnam, les 30 % restants dépendant des importations. De ce fait, des initiatives comme le programme E10 revêtent une importance stratégique considérable pour renforcer la sécurité énergétique et soutenir le développement durable.
Les enfants vietnamiens sont confrontés à des risques croissants liés au changement climatique et à la pollution atmosphérique : un responsable de l’UNICEF
22-03-2026
« Les enfants vietnamiens sont de plus en plus exposés aux risques liés au climat et à la pollution atmosphérique, ce qui affecte leur santé, leur éducation et leur vie quotidienne », a déclaré Silvia Danailov, représentante de l’UNICEF dans le pays.
S’exprimant samedi lors d’une cérémonie à Hanoï pour célébrer la Journée mondiale de l’eau, la Journée météorologique mondiale et Earth Hour 2026, Danailov a souligné que l’air pur, l’eau potable et un environnement sain sont essentiels au développement de chaque enfant.
Elle a cité l’indice des risques climatiques pour les enfants de l’UNICEF, qui montre que 99,5 % des enfants vietnamiens, soit environ 26,2 millions d’enfants, sont touchés par les chocs climatiques et environnementaux.
« Ces risques ont un impact direct sur leur santé, leur apprentissage et leur vie quotidienne », a-t-elle déclaré.
Danailov a déclaré que l’UNICEF est fière de s’associer au ministère vietnamien de l’Agriculture et de l’Environnement pour lancer un programme visant à encourager les enfants et les jeunes à agir pour un air pur et un avenir durable.
Elle a souligné que les jeunes ne peuvent pas lutter seuls, et a insisté sur la nécessité d’écouter la voix des enfants et de la traduire en politiques plus efficaces en matière de qualité de l’air, de gestion environnementale et de services d’adaptation au changement climatique tels que l’éducation, l’eau et l’assainissement.
Le Cong Thanh, vice-ministre de l’Agriculture et de l’Environnement, souligne les défis auxquels le Vietnam est confronté en matière de gestion des ressources en eau et de protection de l’environnement dans un contexte de changement climatique mondial et de demandes socio-économiques.
Il a déclaré que la pollution, la dégradation des écosystèmes et les phénomènes météorologiques extrêmes tels que les tempêtes, les fortes averses, les sécheresses, l’intrusion d’eau salée et les glissements de terrain, augmentent en fréquence et en intensité.
Thanh a appelé à des mesures urgentes pour renforcer la gestion des ressources en eau, améliorer les prévisions météorologiques et promouvoir une croissance économique verte et durable.
Il exhorte les agences, les organisations et les entreprises à sensibiliser le public, à économiser l’énergie, à protéger les ressources en eau et à impliquer les femmes et les enfants dans la gestion de l’eau.
Il encourage également les entreprises à adopter des pratiques d’économie circulaire, des technologies à faibles émissions de carbone et des stratégies de réduction des émissions.
« Chaque citoyen devrait commencer par de petits gestes comme économiser l’eau et l’électricité, réduire les déchets, afin de bâtir un avenir plus vert pour nous-mêmes et pour les générations futures », a déclaré Thanh.
La journée portes ouvertes STEM de FSchools 2026 attire près de 4 000 participants
22-03-2026
Près de 4 000 élèves et enseignants ont participé à la Journée portes ouvertes STEM 2026 de FSchools, un festival technologique proposant des compétitions d’IA et de robotique ainsi qu’un large éventail d’activités technologiques créatives.
Le 21 mars, le système scolaire FPT a organisé son événement technologique national annuel, FSchools Open STEM Day 2026, au lycée FPT de Hanoï.
Le point d’orgue de cette édition était la finale nationale du concours FAnRoC, un espace d’expérimentation à l’échelle nationale axé sur les applications de l’intelligence artificielle et les compétitions de robotique. Ce concours a permis aux élèves de repousser leurs limites à travers des défis stimulants sur le thème « Créativité numérique, innovation verte ».
Plus de 4 000 élèves et enseignants ont pu expérimenter un écosystème de technologies éducatives modernes. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de FPT visant à former une main-d’œuvre hautement qualifiée, à renforcer l’autonomie technologique nationale et à contribuer à la mise en œuvre de la résolution n° 57-NQ/TW.
Lancé en novembre 2025 sur 17 sites du réseau FPT Schools, le FAnRoC a attiré plus de 1 700 équipes, soit près de 6 000 élèves issus de plus de 1 000 écoles à travers le pays. À l’issue des phases préliminaires, près de 100 équipes, parmi les meilleures de chaque catégorie, se sont qualifiées pour la finale nationale.
En plus de FAnRoC, ouvert aux élèves de tout le pays, la Journée portes ouvertes des STIM a également mis en avant des activités technologiques annuelles réservées aux élèves, aux enseignants et au personnel des écoles FPT, notamment STEMPetition et AI Educamp.
Le Dr Nguyen Xuan Phong, directeur des écoles FPT, a déclaré : « Depuis 13 ans, les écoles FPT s’engagent à créer un environnement d’apprentissage stimulant où les élèves peuvent accéder aux technologies et développer leur esprit scientifique dès leur plus jeune âge. L’éducation ne se limite pas à la salle de classe ; c’est un parcours d’acquisition de connaissances, de compétences et d’une mentalité éclairée par des activités expérientielles diversifiées et pertinentes. »
Dans le cadre de cet événement, un protocole d’accord a également été signé entre FPT Education et ONU Femmes au Vietnam afin de promouvoir l’égalité des chances et la qualité des opportunités d’apprentissage pour les apprenants, tout en donnant aux femmes les moyens de s’épanouir à l’ère numérique et en protégeant leurs droits et leur sécurité en ligne.
Caroline Nyamayemombe, représentante d’ONU Femmes au Vietnam, a également présenté une communication intitulée « Éducation STEM et égalité des sexes à l’ère du numérique ». Ses interventions ont ouvert d’importantes discussions sur la lutte contre les stéréotypes de genre et la promotion d’une participation égale des femmes aux sciences et aux technologies.
Au lycée FPT de Hanoï, les invités ont également participé à diverses activités de technologie éducative réparties sur plus de 20 stands interactifs. Les élèves ont exploré des modèles interdisciplinaires en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM), testé le fonctionnement de robots, débattu avec l’intelligence artificielle et relevé des défis de réflexion dans des ateliers pratiques animés par des formateurs professionnels.
Hanoï prévoit de dépenser 2 000 milliards de dongs pour construire un théâtre supplémentaire de 2 500 places.
23-03-2026
Hanoï construira un nouveau théâtre municipal rue Vo Thi Sau (quartier de Bach Mai). D’une superficie d’environ 9 000 mètres carrés et représentant un investissement total d’environ 2 000 milliards de dongs, il devrait compter entre 2 000 et 2 500 places.
Le Comité permanent du Comité du Parti de la ville de Hanoï vient de publier le Programme d’action n° 08 pour mettre en œuvre la résolution n° 80 du Bureau politique sur le développement de la culture vietnamienne.
Investir dans 1 058 projets de développement culturel et soutenir les investissements dans ces projets.
En conséquence, afin de développer la culture de la ville, Hanoï prévoit, entre 2026 et 2030, d’investir et de soutenir l’investissement dans 1 058 projets pour un capital total de 36 112 milliards de VND.
Parmi ceux-ci, 250 projets (utilisant le budget de la ville) ont un capital total de 20 942 milliards de VND ; et 808 projets (utilisant le budget de la commune/du quartier) ont un capital total de 15 170 milliards de VND.
Selon le plan d’action, Hanoï construira un théâtre municipal rue Vo Thi Sau (quartier de Bach Mai). D’une superficie d’environ 9 000 mètres carrés et représentant un investissement total d’environ 2 000 milliards de dongs, il devrait compter entre 2 000 et 2 500 places.
Par ailleurs, Hanoï prévoit également d’agrandir et de restaurer l’ espace historique du Temple de la Littérature – Université nationale.
Parallèlement, il est prévu de construire un centre culturel municipal de 20 000 places le long de l’axe touristique du fleuve Rouge ; et d’étudier la possibilité de construire un monument symbolique d’une valeur d’environ 1 000 milliards de VND dans le quartier du pont Nord (quartier de Bo De)…
Pollution au Vietnam : scientifiques et autorités face à l’urgence environnementale
24-03-2026
https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh
Le 9 mars 2026 s’est tenue la 5ᵉ conférence internationale sur la pollution, la restauration et la gestion de l’environnement (ICEPORM) dans la ville de Quy Nhon. Parmi les principaux thèmes abordés figurent la pollution par les microplastiques et ses impacts sur les écosystèmes naturels, un enjeu mondial particulièrement préoccupant pour l’Asie du Sud-Est.

Alors que certaines villes comme Hô Chi Minh-Ville connaissent des épisodes de pollution inquiétants, scientifiques et décideurs appellent à renforcer les politiques de protection de l’environnement et les solutions durables.
Organisée conjointement par l’Association Rencontres du Vietnam, le Centre international de science et d’éducation interdisciplinaire (ICISE), la Société d’écotoxicologie et de chimie environnementales pour l’Asie-Pacifique (SETAC AP), l’Université d’Auburn (États-Unis) ainsi que l’Académie vietnamienne des sciences et des technologies, la conférence a réuni près de 90 délégués, scientifiques et gestionnaires de l’environnement.
Conférence internationale sur la pollution
Les experts, issus d’universités, d’instituts de recherche, d’entreprises et d’organismes publics de 22 pays, ont échangé autour des nombreux enjeux liés à la protection de l’environnement aujourd’hui. Les principales discussions ont notamment porté sur la pollution environnementale mondiale, l’écotoxicologie, la santé publique, l’évaluation des risques environnementaux, les technologies et solutions de traitement et de restauration, ainsi que la gestion et les politiques environnementales.
En marge de la conférence, qui se poursuivra jusqu’au 12 mars, des formations de courte durée ont été organisées à l’intention de doctorants et de jeunes chercheurs vietnamiens et internationaux. Elles ont porté sur l’évaluation des risques environnementaux et sur l’analyse des microplastiques dans l’eau.
Des taux de pollution en hausse
Au cours des dernières années, la pollution de l’air est devenue un enjeu majeur au Vietnam, notamment dans les grandes villes. À certaines périodes, Ho Chi Minh-Ville était classée dans les 10 villes les plus polluées du monde, avec des concentrations de particules fines (PM2.5) proches de 95 µg/m³, soit près de quatre fois les seuils recommandés.
Ces dernières années, les épisodes de pollution intense se sont également multipliés. En 2025, la ville a enregistré 65 jours où la qualité de l’air dépassait les niveaux considérés comme sûrs, avec un indice de qualité de l’air classé comme dangereux pour la santé par l’Organisation mondiale de la santé.
Les zones les plus touchées au Vietnam sont les villes de Hanoï et de Hô Chi Minh-Ville, qui connaissent régulièrement des épisodes de pollution atmosphérique dangereuse, mais aussi le delta du Mékong, où la qualité de l’eau se dégrade progressivement.
Les causes des taux de pollution supérieur au Vietnam
Selon les experts, les principales sources de pollution proviennent du trafic routier, des activités industrielles et des chantiers de construction, qui génèrent d’importantes quantités de poussières. Les émissions domestiques, comme les feux à ciel ouvert, contribuent également à la dégradation de la qualité de l’air. A Ho Chi Minh Ville, les 14 millions d’habitants et près de 12,7 millions de voitures et de motos exercent aussi une forte pression sur le système de transport et l’environnement.
Les conditions météorologiques spécifiques du Vietnam favorisent également la stagnation des polluants près du sol, ce qui accentue les problèmes de pollution.
Au-delà de ses impacts sanitaires, cette pollution représente également un coût économique important, en raison de l’augmentation des dépenses de santé et de la baisse de la qualité de vie dans les grandes métropoles du pays.
Des tentatives de changement instaurées par les pouvoirs publics
Les questions liées au réchauffement climatique et à la protection de l’environnement figurent parmi les priorités des dirigeants vietnamiens. Ces thèmes ont notamment été abordés lors du premier Congrès de l’organisation du Parti à Hô Chi Minh-Ville par le secrétaire général Tô Lâm, ou dans les documents du XIVe Congrès du Parti communiste du Vietnam, tenu en janvier 2026 à Hanoï. Ces derniers réaffirment l’objectif d’un développement rapide et durable, fondé sur la science, l’innovation et une meilleure gestion des ressources naturelles.
Dans le cadre du Programme de surveillance des ressources naturelles et de l’environnement 2026, les autorités de Hô Chi Minh-Ville mettent en place plusieurs mesures pour mieux évaluer l’efficacité des politiques environnementales et améliorer la gestion des incidents écologiques. En décembre 2025, la ville a notamment proposé l’installation d’environ 160 stations de surveillance de la qualité de l’air, afin de suivre plus précisément la pollution et de renforcer les systèmes d’alerte. Cette stratégie inclut également le contrôle des émissions des véhicules et la création de zones à faibles émissions pour répondre à la dégradation de la qualité de l’air.
Parallèlement, Hô Chi Minh-Ville prévoit la mise en place de plus de 250 stations de surveillance des eaux de surface, ainsi que plusieurs sites destinés à suivre l’affaissement des sols, la qualité de l’eau de mer et l’état des écosystèmes aquatiques.
L’un des axes prioritaires du Parti est de renforcer le cadre institutionnel et de créer un environnement juridique favorable aux nouveaux secteurs, comme l’économie verte, l’économie circulaire et le marché du carbone. Face aux défis de la nouvelle phase de développement, la croissance verte apparaît désormais comme une voie incontournable pour concilier développement économique, protection de l’environnement et amélioration de la qualité de vie de la population.
Le secteur des cultures sur la voie de la réduction des émissions
24-03-2026
À partir des signaux positifs observés dans le delta du Mékong, au Sud du Vietnam, le secteur des cultures poursuit l’expérimentation de modèles rizicoles à faibles émissions dans les provinces et villes du Nord.
Parallèlement à l’extension des superficies, les autorités s’emploient à finaliser en urgence un système de suivi et de mesure conforme aux normes internationales, ouvrant progressivement l’accès au marché du carbone.
Étendre les champs à faibles émissions
La coopérative Huu Chung (Hai Phong, au Nord-Est) a été sélectionnée pour mettre en œuvre un modèle de riziculture à haute efficacité et à faibles émissions. D’une superficie de 2 hectares, ce modèle utilise la variété VNR20 avec une densité de semis d’environ 45 kg/ha.
Le processus de production intègre de manière synchronisée une série de solutions techniques avancées telles que la mécanisation du semis en lignes combinée à l’enfouissement des engrais par machine, la gestion alternée de l’eau humide-sèche (AWD), la fertilisation selon le principe des « quatre justes » et la lutte intégrée contre les ravageurs (IPM).
Selon Tran Thanh Huong, directrice de la coopérative Huu Chung, le semis en lignes mécanisé permet de contrôler la densité dès le début de la campagne, favorisant une croissance homogène du riz.
Par ailleurs, l’enfouissement direct des engrais au moment du semis améliore l’absorption des nutriments, réduit les pertes et limite les émissions de gaz à effet de serre. Cela permet de diminuer significativement la quantité de semences, le nombre d’apports d’engrais, de réduire l’irrigation et la main-d’œuvre, contribuant ainsi à une organisation de la production plus mécanisée, moins coûteuse et plus efficiente dans l’utilisation des ressources.
La vice-directrice du Service de l’Agriculture et de l’Environnement de Hai Phong, Luong Thi Kiem, indique que ce modèle constitue un test important pour évaluer la capacité d’adaptation des solutions de réduction des émissions au niveau local. Il sert de base à la promotion d’une agriculture durable associée à la mécanisation à grande échelle.
Avec trois sites pilotes à Hung Yen, Ninh Binh et Hai Phong, ces modèles de riziculture à haute efficacité et faibles émissions sont testés dans différents écosystèmes. Huynh Tan Dat, directeur du Département des cultures et de la protection des végétaux (ministère de l’Agriculture et de l’Environnement), souligne qu’il s’agit d’une base empirique essentielle pour perfectionner les pratiques agricoles à faibles émissions, adaptées aux conditions locales.
Les expérimentations permettront de valider objectivement les solutions techniques et de préparer leur généralisation, tout en contribuant à la standardisation des données pour la mesure des émissions dans le secteur.
Auparavant, l’efficacité de cette orientation avait été démontrée par le projet « un million d’hectares de riz de haute qualité » dans le delta du Mékong. Après deux ans de mise en œuvre (2024-2025), environ 355 000 hectares ont été intégrés au modèle, soit 197 % de l’objectif initial.
Les méthodes avancées ont permis de réduire de 30 à 50 % les semences, 30 % les engrais azotés et 20 % l’eau d’irrigation, tout en augmentant les revenus des agriculteurs d’au moins 13,4 %. Notamment, les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 25 à 44 % (2 à 7,8 tonnes d’équivalent CO₂/ha) par rapport aux pratiques traditionnelles, posant ainsi les bases du mécanisme de crédits carbone.
Finaliser le système MRV
Selon le projet de réduction des émissions dans les cultures pour la période 2025-2035 du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, les émissions de gaz à effet de serre devront être réduites d’au moins 15 % d’ici 2035 par rapport à 2020. Pour une mise en œuvre efficace, les modèles agricoles à faibles émissions doivent intégrer trois éléments clés : l’application rigoureuse des solutions techniques, l’organisation de la production selon des chaînes de valeur durables (agriculteurs-coopératives-entreprises) et l’intégration d’un système de suivi, mesure, rapport et vérification (MRV).
Par conséquent, au-delà du déploiement des modèles, l’une des priorités est l’établissement d’un système MRV spécifique, fiable pour les cultures principales telles que le riz, le maïs, le manioc, la canne à sucre ou encore le café.
Mai Van Trinh, directeur de l’Institut de l’environnement agricole, explique que les gaz à effet de serre issus des rizières (CO₂, CH₄, N₂O) sont invisibles et ne peuvent être évalués à l’œil nu ni mesurés directement. Il est donc indispensable d’appliquer des méthodes scientifiques rigoureuses pour quantifier précisément les émissions et les réductions obtenues. L’Institut a collaboré avec des experts internationaux pour élaborer une méthodologie et un ensemble d’outils MRV adaptés aux conditions vietnamiennes tout en respectant les normes internationales.
Depuis 2023, ces outils sont appliqués dans les modèles de riziculture à faibles émissions dans le delta du Mékong. En 2025, 11 modèles utilisaient déjà le système MRV. En 2026, celui-ci sera déployé sur environ 15 000 hectares de rizières dans la région. Cette base permettra de constituer une base de données nationale détaillée sur les émissions de gaz à effet de serre, selon les zones écologiques, les cultures et les pratiques agricoles.
Le système MRV constitue un socle essentiel pour le développement des mécanismes de paiement des réductions d’émissions et du marché du carbone dans l’agriculture. Toutefois, sa mise en œuvre rencontre encore certaines difficultés.
Selon le Département des cultures et de la protection des végétaux, bien que le cadre MRV ait été publié par le ministère, des directives détaillées sur sa mise en œuvre et les mécanismes financiers associés font encore défaut. Il est donc nécessaire d’accélérer son perfectionnement, notamment pour la riziculture, en le rendant plus simple et applicable sur le terrain, tout en publiant des orientations plus précises pour faciliter son déploiement et l’extension des mécanismes de paiement liés aux réductions d’émissions.
Dans les temps à venir, le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement collaborera étroitement avec les acteurs concernés et les autorités locales pour améliorer les infrastructures des zones de production et élaborer des mécanismes de crédits carbone pour la riziculture. Il encouragera également les entreprises et coopératives à participer aux chaînes de production et de consommation, tout en promouvant la certification des zones de production et le développement de la marque du riz vietnamien de haute qualité à faibles émissions.
Parallèlement, des ressources issues de programmes et projets internationaux ainsi que du financement carbone seront mobilisées afin d’élargir l’échelle de mise en œuvre. La planification des zones de production de riz de haute qualité à faibles émissions dans le delta du Mékong sera également affinée, en privilégiant les régions disposant d’infrastructures hydrauliques synchronisées, d’une production concentrée et d’une forte implication des coopératives et des entreprises.
L’UE va investir 650 millions de dollars au Vietnam dans des projets d’énergie propre et de transport durable
26-03-2026
L’Union européenne fournira un ensemble d’investissements de plus de 560 millions d’euros (environ 650 millions de dollars américains) au Vietnam pour promouvoir les transports durables et les énergies propres, a déclaré mardi le commissaire européen aux partenariats internationaux, Jozef Síkela.

Des responsables posent lors de l’annonce d’un accord de crédit de 200 millions d’euros entre la Banque européenne d’investissement et la banque vietnamienne Techcombank, à l’occasion du Forum d’affaires et d’investissement UE-Vietnam Global Gateway à Hanoï, le 24 mars 2026. Photo : UE
L’annonce a été faite lors du Forum mondial des affaires et des investissements UE-Vietnam à Hanoï, où Síkela est apparu aux côtés de représentants d’entreprises européennes et de banques de développement.
Síkela a déclaré que les investissements prévus devraient créer des emplois, soutenir une croissance économique verte et réduire la pollution.
Dans le secteur de l’énergie, ce programme soutiendra la première centrale hydroélectrique à stockage par pompage du Vietnam, Bac Ai, située dans la province de Khanh Hoa.
La centrale, d’une capacité de 1 200 MW, est soutenue par près de 230 millions d’euros (266,6 millions de dollars) de prêts dans le cadre d’un accord entre la compagnie d’électricité nationale Vietnam Electricity, l’Agence française de développement et Proparco, une institution de financement du développement relevant de l’agence.
Bac Ai est conçu pour fonctionner comme un système de stockage d’énergie à grande échelle pour le réseau électrique, stockant l’électricité lorsque l’offre est abondante et la restituant lors des pics de demande afin d’améliorer la fiabilité des énergies renouvelables.
La Banque européenne d’investissement a également annoncé un accord de crédit de 200 millions d’euros (231,8 millions de dollars) avec la Banque par actions de financement technologique et commercial du Vietnam (Techcombank) afin d’accroître le financement des entreprises privées, y compris les petites et moyennes entreprises, qui investissent dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et la mobilité électrique.
Ce financement devrait apporter des avantages tels qu’un air plus pur, des coûts énergétiques réduits et la création d’emplois.
Dans le domaine des transports, l’UE prévoit de lancer un mécanisme de transport durable de 40 millions d’euros (46,3 millions de dollars) pour soutenir d’importants projets d’infrastructures publiques à travers le Vietnam, en mettant l’accent sur les chemins de fer tels que la ligne ferroviaire à grande vitesse Hanoi-Ho Chi Minh-Ville, les voies navigables intérieures et la mobilité urbaine.
La coopération de l’UE dans le domaine des transports a déjà contribué à l’extension de la ligne 3 du métro de Hanoï et devrait soutenir le développement du port à conteneurs de Lien Chieu à Da Nang.
Les programmes supplémentaires comprennent une extension de 23 millions d’euros (26,6 millions de dollars) du Mécanisme de transition énergétique, un programme de gestion durable des forêts de 20 millions d’euros (23,2 millions de dollars) et une initiative de 50 millions d’euros (57,9 millions de dollars) avec l’Allemagne et la France pour renforcer la formation technique et professionnelle dans les domaines des compétences vertes et numériques.
Síkela a déclaré que ce paquet de mesures démontre comment le partenariat UE-Vietnam peut produire des résultats concrets, notamment des emplois, une croissance plus forte, un système énergétique plus propre et des liaisons de transport améliorées.
Le vice-Premier ministre vietnamien, Ho Duc Phoc, a salué ces initiatives, affirmant qu’elles s’inscrivent dans le cadre des objectifs de développement durable du pays et de son partenariat stratégique global avec l’UE.
Il a encouragé les entreprises européennes à investir dans des projets d’envergure, notamment dans les centres financiers internationaux de Hô Chi Minh-Ville et de Da Nang, afin de soutenir la transition écologique du Vietnam, son développement numérique et une intégration plus poussée dans les chaînes d’approvisionnement de l’UE.
Síkela a déclaré que le Vietnam est l’un des principaux partenaires de l’UE au sein de l’ASEAN, soulignant l’engagement commun en faveur du développement durable et d’une croissance centrée sur l’humain.
Il a ajouté que l’UE a supprimé 99 % des droits de douane pour faciliter le commerce bilatéral et cherche à renforcer la coopération en matière d’investissement, d’infrastructures, de transition énergétique et de développement de la main-d’œuvre pour une économie verte, numérique et circulaire.
Application de la loi en matière de prévention de la pollution du milieu marin au Vietnam – situation actuelle et solutions d’amélioration
26-03-2026
Résumé : La pollution du milieu marin constitue l’un des défis environnementaux les plus importants auxquels le Vietnam est confronté dans le cadre de sa stratégie de développement économique maritime. Cet article analyse l’état actuel de l’application de la loi en matière de prévention de la pollution du milieu marin, notamment par une évaluation du système juridique existant, l’identification des limites du mécanisme d’application, l’analyse des causes de ces lacunes et la proposition de solutions d’amélioration fondées sur une approche globale.
Les recherches indiquent que, malgré l’existence d’un cadre juridique relativement complet au Vietnam, allant de la loi de 2020 sur la protection de l’environnement à la loi de 2015 sur les ressources marines et insulaires et l’environnement, sa mise en œuvre concrète demeure limitée en raison de trois problèmes majeurs : l’insuffisance de l’effet dissuasif des sanctions ; la fragmentation de la structure de gestion et des mécanismes de coordination intersectoriels ; et le manque de ressources techniques et financières pour l’inspection et le contrôle. L’article conclut que l’amélioration de l’application de la loi exige un renforcement global des capacités institutionnelles et pratiques, combinant le droit national aux engagements internationaux auxquels le Vietnam a souscrit.
Mots-clés : pollution du milieu marin ; prévention de la pollution ; application de la loi ; gestion du milieu marin ; Loi sur la protection de l’environnement de 2020.
RÉSUMÉ : La pollution marine constitue l’un des défis environnementaux les plus urgents auxquels le Vietnam est confronté dans le cadre de sa stratégie ambitieuse d’économie océanique. Cet article examine en détail l’application de la réglementation relative à la prévention de la pollution marine, évalue le cadre juridique actuel, identifie les lacunes et les faiblesses des mécanismes d’application, en clarifie les causes profondes et envisage des solutions globales. L’étude révèle que, malgré la mise en place d’un cadre juridique relativement complet au Vietnam – comprenant la loi de 2020 sur la protection de l’environnement et la loi de 2015 sur les ressources et l’environnement marins et insulaires –, l’efficacité concrète de l’application de cette réglementation demeure fortement limitée par trois problèmes majeurs : des sanctions insuffisamment dissuasives ; une fragmentation des structures de gestion et de la coordination interinstitutionnelle ; et des ressources techniques et financières insuffisantes pour l’inspection et le suivi. L’article conclut que l’amélioration de l’application de la réglementation exige une réforme systémique, tant sur le plan institutionnel que pratique, intégrant le droit national aux engagements environnementaux internationaux du Vietnam.
Mots-clés : pollution marine ; prévention de la pollution ; application de la loi ; gouvernance des océans ; Loi sur la protection de l’environnement de 2020.
1. INTRODUCTION
La mer de Chine méridionale joue un rôle stratégique particulier pour le Vietnam, non seulement en termes de ressources marines et de voies d’échanges internationaux, mais aussi en tant que fondement de sa stratégie de développement économique maritime, conformément à la résolution n° 36-NQ/TW [3]. Cependant, le développement socio-économique rapide exerce une forte pression sur l’écosystème marin. Selon les statistiques, le Vietnam se classe actuellement au quatrième rang mondial en matière de pollution marine, notamment par les déchets plastiques, avec des rejets estimés entre 0,28 et 1,8 million de tonnes par an dans l’océan [1] et entre 0,28 et 0,73 million de tonnes qui s’y déversent [2] . D’après le Rapport national sur la biodiversité, environ 80 % des récifs coralliens situés dans les eaux vietnamiennes sont menacés, dont 50 % présentent un risque élevé, ce qui met directement en péril la biodiversité et les ressources aquatiques [3] .
Cette situation soulève une question fondamentale quant à l’efficacité du système juridique en matière de prévention de la pollution du milieu marin. Le Vietnam dispose formellement d’un cadre juridique relativement complet, comprenant de nombreux textes importants. Toutefois, un écart préoccupant persiste entre la réglementation et sa mise en œuvre concrète. L’application de la loi, notamment les inspections, le contrôle, le traitement des infractions et la prévention des incidents environnementaux, demeure une faiblesse majeure du système vietnamien de gestion du milieu marin.
Cet article aborde la question d’un point de vue juridique, combinant analyse juridique, droit comparé et évaluation de la mise en œuvre pratique, dans le but de clarifier la situation juridique actuelle et de proposer des solutions réalisables pour améliorer à l’avenir l’application des lois sur la prévention de la pollution du milieu marin au Vietnam.
2. APERÇU DE LA PRÉVENTION DE LA POLLUTION DU MILIEU MARIN ET DES EXIGENCES LÉGALES
2.1. Concepts et caractéristiques de la pollution du milieu marin
La pollution du milieu marin est définie comme une modification de la composition et des propriétés de l’eau de mer, dépassant les normes autorisées et ayant des répercussions négatives sur les écosystèmes marins et la santé humaine. Sur le plan juridique, la loi de 2015 relative aux ressources marines et insulaires et à l’environnement définit la pollution du milieu marin comme « l’introduction de substances toxiques, de déchets ou d’énergie dans le milieu marin sous l’influence de l’homme, causant ou susceptible de causer des dommages aux ressources biologiques, mettant en danger la santé humaine et entravant les activités en mer » [8].
La pollution du milieu marin présente plusieurs caractéristiques importantes qu’il convient de bien comprendre. Premièrement, son interconnexion et son caractère transfrontalier impliquent qu’une pollution provenant d’une source unique peut se propager sur plusieurs zones maritimes, dépassant ainsi la juridiction d’un seul pays. Deuxièmement, sa nature cumulative et irréversible signifie que de nombreuses formes de pollution marine, notamment les métaux lourds et les microplastiques, présentent un risque de bioaccumulation et de dommages irréversibles. Troisièmement, sa nature multisource signifie que la pollution marine provient de diverses sources (activités terrestres et maritimes, exploration et exploitation pétrolières et gazières, et aquaculture), ce qui exige un mécanisme de gestion multisectoriel.
Ces caractéristiques spécifiques imposent des exigences particulières en matière d’élaboration et d’application des lois, telles qu’un cadre juridique complet englobant toutes les sources de pollution ; la mise en place et le fonctionnement efficace de mécanismes de coordination intersectorielle et de coopération internationale ; et des sanctions suffisamment fortes pour freiner les gains économiques à court terme qui encouragent les violations.
2.2. Le principe de prévention en droit de l’environnement marin
Le principe de prévention est considéré comme une pierre angulaire du droit environnemental moderne. Contrairement au principe du « pollueur-payeur », qui privilégie la dépollution, la prévention met l’accent sur l’arrêt des incidents avant qu’ils ne surviennent. La loi vietnamienne de 2020 sur la protection de l’environnement a adopté ce principe en stipulant clairement que les activités de protection de l’environnement doivent « privilégier la prévision et la prévention de la pollution, des incidents et de la dégradation de l’environnement, ainsi que la gestion des risques environnementaux » (article 4, paragraphe 4).
Sur le plan académique, le principe de prévention en droit de l’environnement marin se concrétise par trois mécanismes juridiques : l’évaluation obligatoire des impacts environnementaux avant la mise en œuvre de projets présentant un risque de pollution ; un système de normes et de réglementations techniques relatives aux rejets d’eaux usées ; et l’obligation d’élaborer et de mettre en œuvre un plan de prévention et de gestion des incidents. La mise en œuvre effective de ces trois mécanismes constitue le principal levier de la capacité juridique à prévenir la pollution du milieu marin.
3. CADRE JURIDIQUE POUR LA PRÉVENTION DE LA POLLUTION DU MILIEU MARIN AU VIETNAM
3.1. Principaux documents juridiques nationaux
La loi de 2020 relative à la protection de l’environnement (loi n° 72/2020/QH14) constitue le texte central, applicable à compter du 1er janvier 2022 [7]. Cette loi établit un cadre juridique global, comprenant des réglementations sur l’évaluation des impacts environnementaux, le contrôle des sources d’émission, la gestion des incidents environnementaux marins et l’indemnisation des dommages. Il convient de noter que, pour la première fois, cette loi prévoit la publication d’informations en matière de prévention des incidents environnementaux et énonce le principe de non-conformité entre la protection de l’environnement et la croissance économique.
La loi de 2015 relative aux ressources marines et insulaires et à l’environnement est un texte spécialisé qui encadre l’exploitation, l’utilisation et la protection des ressources marines. Elle prévoit la maîtrise des sources de pollution terrestres et marines, la gestion des déversements d’hydrocarbures et la protection des écosystèmes marins essentiels. Toutefois, ce texte fait actuellement l’objet d’une révision complète en raison de nombreuses lacunes mises en évidence après près de dix ans d’application.
Le décret n° 08/2022/ND-CP [5] et le décret n° 05/2025/ND-CP [6] relatifs aux sanctions administratives en matière d’environnement constituent le cadre juridique de leur application et de leurs sanctions. La circulaire n° 19/2020/TT-BTNMT établit la liste des substances dispersées et les procédures d’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures en mer [4]. Le plan national d’aménagement spatial marin, adopté par la résolution n° 139/2024/QH15 [9], constitue un nouveau fondement essentiel pour la planification.
3.2. Les engagements internationaux du Vietnam
Le Vietnam est signataire de nombreux traités internationaux importants relatifs à la protection du milieu marin. La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) de 1982 [2], ratifiée par le Vietnam en 1994, définit les obligations fondamentales en matière de protection et de préservation du milieu marin. L’article 194 de la CNUDM exige des États membres qu’ils prennent toutes les mesures nécessaires pour prévenir, réduire et maîtriser la pollution du milieu marin, quelle qu’en soit l’origine.
Par ailleurs, le Vietnam a adhéré à la Convention MARPOL 73/78 [1] relative à la prévention de la pollution par les navires (Annexes I, II, IV, V et VI), qui définit des exigences techniques strictes pour les navires en matière de gestion des hydrocarbures, des déchets liquides toxiques, des eaux usées et des ordures ménagères. Le Vietnam a également signé et mis en œuvre le Plan d’action national pour la gestion des déchets plastiques marins à l’horizon 2030.
L’intégration et la mise en œuvre de ces engagements internationaux constituent un défi majeur. Sur le plan juridique, le Vietnam a réalisé des progrès significatifs. Toutefois, dans la pratique, sa capacité à contrôler et à faire respecter les normes internationales demeure insuffisante.
4. SITUATION ACTUELLE ET LIMITES DE L’APPLICATION DE LA LOI
4.1. Les sanctions imposées ne sont pas suffisamment dissuasives.
L’une des principales faiblesses de la législation vietnamienne en matière de prévention de la pollution marine réside dans le faible niveau des sanctions par rapport aux gains économiques tirés des infractions. Cette situation crée un effet pervers : lorsque les profits issus des rejets illégaux dépassent largement les amendes, les entreprises et les particuliers préfèrent prendre le risque d’enfreindre la loi plutôt que d’investir dans des systèmes de traitement adéquats.
Le décret n° 05/2025/ND-CP prévoit une amende maximale de 2 milliards de VND pour les organisations qui enfreignent la réglementation relative à la protection de l’environnement marin dans le cadre d’activités pétrolières et gazières. Toutefois, comparée aux bénéfices générés par un seul puits de pétrole et de gaz, cette amende représente davantage un coût d’exploitation qu’une véritable mesure dissuasive. De plus, des mesures telles que l’obligation de dépollution, le recouvrement des profits illicites et la suspension des opérations, pourtant plus dissuasives, sont appliquées de manière incohérente et manquent souvent de fondements techniques suffisants pour garantir leur application.
La loi ne prévoit pas non plus de réglementation sur les instruments économiques tels que les taxes environnementales marines, les contributions d’indemnisation pour les dommages causés aux écosystèmes ou les fonds de garantie environnementale – des instruments que de nombreux pays développés utilisent efficacement comme un niveau de protection supplémentaire, en complément des sanctions administratives et pénales. Il s’agit d’une lacune juridique qu’il convient de combler en priorité.
4.2. Fragmentation de la structure de gestion et coordination intersectorielle
Une des limites structurelles du système vietnamien de mise en œuvre de la législation environnementale marine réside dans la dispersion des compétences entre un trop grand nombre d’organismes. Le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, le ministère des Transports, le ministère de l’Industrie et du Commerce, le ministère de la Défense nationale (garde-côtes, garde-frontières) et les comités populaires des provinces côtières sont tous compétents en matière de gestion de l’environnement marin. Il en résulte deux conséquences : des chevauchements de compétences dans certains domaines et des lacunes dans la responsabilité de la gestion dans d’autres.
Le mécanisme de coordination inter-agences pour la gestion des incidents environnementaux marins, notamment les marées noires, présente encore de sérieuses lacunes. Lorsqu’un incident survient, l’identification de l’agence responsable, la mobilisation des ressources et le déploiement des moyens d’intervention prennent souvent beaucoup de temps, tandis que les marées noires se propagent rapidement au gré des courants océaniques. Des études de cas menées sur plusieurs marées noires majeures montrent que la coordination entre les garde-côtes, les autorités locales et les ministères et agences centraux est fréquemment entravée par l’absence de procédures établies et de systèmes d’information interconnectés.
La forte décentralisation de la gestion du milieu marin côtier vers les comités populaires provinciaux engendre également des inégalités en matière d’application de la loi. Les provinces dotées de ressources importantes et d’une direction déterminée mettent en œuvre les lois efficacement, tandis que celles qui manquent de ressources ont tendance à les appliquer de manière plus formelle que concrète.
4.3. Lacunes dans la surveillance et le contrôle des sources d’émission
Environ 70 à 80 % de la pollution marine provient des terres, principalement des fleuves et rivières qui se jettent dans la mer [4] . Cependant, le système de contrôle et de surveillance des rejets d’eaux usées terrestres dans le milieu marin présente encore de nombreuses lacunes. Selon des rapports sur la gestion environnementale au Vietnam, seulement 15 % environ des eaux usées domestiques sont traitées avant d’être rejetées dans l’environnement, un chiffre extrêmement faible au regard des exigences de protection du milieu marin [5] . De nombreuses zones industrielles côtières ne disposent toujours pas de systèmes centralisés de traitement des eaux usées conformes aux normes.
Bien qu’un système national de surveillance de l’environnement marin ait été mis en place, la densité de ses points de surveillance reste insuffisante pour détecter les incidents de pollution en temps opportun. Les équipements de surveillance automatisés connectés à Internet n’ont été déployés que dans certaines zones à haut risque, tandis que la grande majorité des installations de production côtières continuent de procéder à une autosurveillance et de transmettre leurs données périodiquement. Cette situation soulève des questions quant à l’indépendance et à la fiabilité des données environnementales marines actuelles.
Concernant les activités d’exploration pétrolière et gazière, l’une des sources de pollution les plus dangereuses, la gestion des déchets provenant de près de 340 puits dans la zone maritime vietnamienne présente encore de nombreuses lacunes importantes. En particulier, environ 20 à 30 % des déchets solides dangereux générés par ces activités ne bénéficient toujours pas d’installations de traitement conformes aux normes, ce qui témoigne d’un manque d’adéquation entre la réglementation et les infrastructures techniques existantes [6] .
4.4. Manque de ressources pour la mise en œuvre
L’application des lois sur l’environnement marin exige des ressources techniques et financières spécialisées : des patrouilleurs, du matériel de mesure et d’analyse des échantillons marins, des systèmes radar et satellitaires de suivi des navires, et des laboratoires agréés. En réalité, les forces d’inspection de l’environnement marin vietnamiennes sont insuffisantes en nombre et en compétences professionnelles, et manquent d’équipements techniques adéquats pour mener à bien leurs missions de surveillance sur une vaste zone maritime s’étendant sur plus de 3 260 km de côtes.
Les crédits budgétaires alloués à la protection du milieu marin restent insuffisants par rapport aux besoins. Cette lacune est systémique, car le milieu marin est souvent relégué au second plan dans les allocations budgétaires, au détriment des priorités de développement économique. Le modèle d’un fonds de protection de l’environnement, alimenté par des redevances et des taxes environnementales afin de constituer une ressource indépendante pour l’application de la législation environnementale, est actuellement sous-utilisé au Vietnam.
5. CAUSES DES LIMITATIONS
L’analyse des limitations susmentionnées révèle qu’elles proviennent de trois groupes de causes structurellement interconnectés.
Premièrement, des facteurs institutionnels et juridiques contribuent à cette situation. Bien que la législation environnementale marine ait été systématisée, elle demeure cloisonnée dans de nombreux documents, engendrant des chevauchements, des conflits et des lacunes juridiques. La loi de 2015 relative aux ressources et à l’environnement marins et insulaires est antérieure à la loi de 2020 sur la protection de l’environnement, ce qui engendre des incohérences. Par ailleurs, le mécanisme de responsabilité juridique en matière de pollution translocale n’est pas clairement défini, offrant ainsi des opportunités d’évasion.
Deuxièmement, cette situation découle des pressions liées à la croissance économique. La stratégie de développement économique maritime, avec ses objectifs ambitieux en matière de tourisme maritime, d’exploration pétrolière et gazière, de pêche et d’industries côtières, exerce une pression considérable sur les organismes de gestion environnementale. Dans de nombreux cas, la priorité est donnée à la mise en œuvre rapide des projets économiques, ce qui réduit les procédures d’évaluation d’impact environnemental à une simple formalité et néglige le suivi post-autorisation.
Troisièmement, les causes découlent d’un manque de sensibilisation et de culture juridique. Le respect des lois environnementales par certaines entreprises et certains riverains du littoral demeure faible. L’absence de contrôle social et de participation communautaire à la protection du milieu marin, pourtant essentielle au mécanisme de contrôle étatique, réduit également l’efficacité globale du système. Le cadre juridique d’accès à l’information environnementale et les mécanismes de signalement et de dénonciation des infractions environnementales marines n’offrent toujours pas les conditions nécessaires à une participation effective des citoyens et des organisations de la société civile.
6. SOLUTIONS POUR AMÉLIORER L’APPLICATION DES LOIS RELATIVES À LA PRÉVENTION DE LA POLLUTION DU MILIEU MARIN
6.1. Améliorer le système juridique et les sanctions.
Premièrement, une révision complète de la loi de 2015 relative aux ressources marines et insulaires et à l’environnement est nécessaire afin d’assurer sa cohérence avec la loi de 2020 sur la protection de l’environnement et de l’adapter aux nouvelles pratiques. Lors de cette révision, il conviendrait d’ajouter des dispositions claires concernant la responsabilité juridique des pollueurs translocaux et transfrontaliers ; de mettre en place un mécanisme imposant la création d’un fonds de prévoyance pour la gestion des incidents environnementaux dans le cadre des projets à haut risque ; et d’étendre le champ d’application de l’évaluation environnementale stratégique (EES) aux plans de développement économique maritime.
En matière de sanctions, il est nécessaire d’alourdir les peines infligées pour les infractions administratives dans le secteur de l’environnement marin afin de créer un véritable effet dissuasif, notamment pour les rejets de déchets issus des industries pétrolières et gazières, thermiques et lourdes en zone côtière. Il est essentiel d’établir le principe selon lequel l’amende ne saurait être inférieure aux profits illicites tirés de l’infraction. Parallèlement, il convient de renforcer l’application de la responsabilité pénale pour les actes causant une pollution grave, une disposition introduite par le Code pénal de 2015 (modifié en 2017) mais encore insuffisamment exploitée.
Par ailleurs, des instruments économiques complémentaires doivent être mis en œuvre : taxes carbone et taxes sur la pollution marine, un fonds national de protection de l’environnement marin alimenté par les redevances d’exploitation des ressources marines, et un mécanisme de rémunération des services écosystémiques marins. Ces instruments permettront à la fois de financer leur mise en œuvre et d’inciter les entreprises à s’y conformer volontairement.
6.2. Réformer la structure de gestion et la coordination intersectorielle
La fusion du ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural au sein du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement (d’ici 2025) constitue une avancée positive, réduisant la fragmentation de la gestion du milieu marin. Toutefois, il est nécessaire de poursuivre la mise en place d’un mécanisme de coordination intersectorielle véritablement efficace, s’inspirant éventuellement d’un Comité national de gestion intégrée du milieu côtier et marin, doté de pouvoirs décisionnels suffisants dans des situations intersectorielles.
Il est nécessaire d’établir et de tester périodiquement des plans régionaux d’intervention en cas d’incident environnemental marin, en définissant clairement les rôles, les responsabilités et les procédures de coordination entre les organismes, du niveau central au niveau local, et entre les forces civiles et militaires. L’expérience du Japon et de la Corée du Sud montre que les exercices annuels de lutte contre les déversements d’hydrocarbures sont très efficaces pour améliorer les capacités pratiques et la coordination des forces.
6.3. Renforcement des capacités de surveillance et des ressources
Des investissements ciblés sont nécessaires dans l’infrastructure technique de surveillance du milieu marin : achever le réseau national de surveillance du milieu marin avec un nombre suffisant de points de mesure, comme prévu ; déployer un système de surveillance automatisé et une connectivité en ligne pour toutes les installations à haut risque de pollution ; recourir aux technologies satellitaires, aux drones et à l’intelligence artificielle pour la détection précoce des incidents de pollution marine. La numérisation et la transformation numérique de la gestion publique du milieu marin doivent constituer une priorité stratégique.
En matière de ressources humaines, un programme de formation systématique et structuré est nécessaire pour les inspecteurs et les contrôleurs de l’environnement marin, comprenant une formation juridique et technique. La coopération internationale avec les pays expérimentés en matière de gestion de l’environnement marin, tels que le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et les pays nordiques, devrait être renforcée afin d’acquérir des experts, des technologies et une expérience pratique.
6.4. Renforcer la participation communautaire et de la société civile
Il est nécessaire d’élargir la législation environnementale marine et de la rendre plus favorable à la participation des communautés côtières, des pêcheurs, des organisations de la société civile et de la communauté scientifique au suivi et au signalement des infractions. Cette mesure est non seulement indispensable à la démocratisation de la gouvernance environnementale, mais aussi une solution concrète pour pallier les capacités de surveillance limitées de l’État. Il convient d’améliorer le dispositif de protection des lanceurs d’alerte en matière d’infractions environnementales marines, de mettre en place des lignes d’assistance téléphonique et de développer des applications mobiles pour recueillir des informations sur ces infractions.
Parallèlement, il est nécessaire d’investir davantage dans l’éducation au droit de l’environnement marin, de sensibiliser les jeunes générations et de développer une culture de la protection du milieu marin. L’expérience internationale montre que les communautés côtières fortement sensibilisées à la protection de l’environnement marin constituent une force de surveillance sociale importante et efficace, venant compléter le système de contrôle étatique.
7. CONCLUSION
Au Vietnam, l’application de la loi en matière de prévention de la pollution marine est confrontée à un paradoxe : malgré l’amélioration constante du cadre juridique, la pollution marine ne cesse de s’aggraver. Ce décalage ne témoigne pas d’un échec du système juridique, mais rappelle plutôt que les lois, aussi parfaites soient-elles, ne constituent qu’une condition nécessaire, et non suffisante, à la protection du milieu marin. La condition suffisante réside dans un système d’application efficace, doté de ressources adéquates, d’efforts coordonnés et d’un soutien social.
Cette étude indique que combler le fossé entre le droit et la pratique dans ce domaine nécessite une stratégie globale : perfectionner des sanctions suffisamment fortes pour avoir un effet dissuasif ; réformer les structures institutionnelles en vue d’une gestion intégrée et d’une coordination intersectorielle efficace ; investir massivement dans les capacités techniques et les ressources humaines pour l’application de la loi ; et élargir la participation de la communauté et de la société civile à la surveillance et à la protection du milieu marin.
Dans le contexte de l’ambition du Vietnam de devenir une « nation maritime forte et riche de la mer » d’ici à 2030, conformément à la résolution 36-NQ/TW [3], la protection du milieu marin constitue non seulement une obligation juridique internationale et un engagement en faveur du développement durable, mais aussi une condition essentielle à la viabilité à long terme de sa stratégie économique maritime. Une mer propre est le fondement d’un développement économique maritime durable. Cela requiert un engagement politique fort, une coordination institutionnelle substantielle et une approche juridique qui privilégie la protection proactive du milieu marin plutôt que la simple gestion.
Sélections Gavroche Vietnam
Du 15 au 31-03-2026
https://www.gavroche-thailande.com/category/asie/vietnam
France
Le 25 mars, au Palais de l’Élysée, l’Ambassadeur du Vietnam en France, Trịnh Đức Hải, a présenté ses lettres de créance au Président Emmanuel Macron. Lors de la cérémonie, les deux dirigeants ont échangé des salutations chaleureuses et évoqué les liens bilatéraux, rappelant notamment la visite d’État de Macron au Vietnam en mai 2025.
Le 26 mars, l’Ambassadeur Olivier Brochet a inauguré la Conférence scientifique internationale sur la prévention et le contrôle des maladies non transmissibles, célébrant le 45e anniversaire du Centre de pneumologie de l’hôpital Bach Mai à Hanoï. L’événement a rassemblé professeurs vietnamiens et français, renforçant la formation et la recherche médicale, dans le cadre de partenariats hospitalo-universitaires avec plusieurs hôpitaux français
Politique, diplomatie
Le Premier ministre Pham Minh Chinh a réaffirmé la place centrale de l’Indonésie dans la politique étrangère du Vietnam lors de sa rencontre à Hanoï avec l’ambassadeur Adam Mulawarman Tugio, saluant une coopération économique ayant atteint 17,2 milliards de dollars en 2025. Forts d’un partenariat stratégique intégral, les deux pays intensifient leurs échanges dans la transition énergétique, l’économie numérique et l’automobile, avec des investissements majeurs comme ceux de VinFast. Au-delà de l’objectif des 18 milliards de dollars, le chef du gouvernement a insisté sur la sécurité maritime en mer Orientale et l’intégration régionale au sein de l’ASEAN, ainsi que sur la coopération dans l’industrie halal, la pêche durable et les chaînes d’approvisionnement énergétiques.
Le 19 mars à Hanoï, Pham Minh Chinh a réaffirmé l’engagement du Vietnam contre la pêche illicite (INN) lors de la visite de la Commission européenne menée par Fernando Andresen Guimaraes. Il a détaillé les mesures prises : renforcement juridique, suivi satellitaire et traçabilité accrue. Dans le cadre d’échanges commerciaux atteignant 74 milliards de dollars en 2025, le Vietnam demande la levée du « carton jaune » de l’UE afin de normaliser ses exportations et consolider sa position de premier partenaire de l’Union au sein de l’ASEAN.
Le Premier ministre Pham Minh Chinh a quitté Hanoï le 22 mars pour une visite officielle en Russie, premier déplacement de ce niveau depuis le 14e Congrès du Parti. Accompagné d’une délégation de haut rang, il vise à renforcer le partenariat stratégique, notamment dans l’énergie et les technologies (pétrole, gaz, nucléaire civil), dans un contexte de tensions mondiales sur l’approvisionnement.
Le Conseil électoral national, présidé par Tran Thanh Man, a validé le 21 mars les résultats de l’élection des 500 députés de la 16e Assemblée nationale, qualifiée de succès avec une participation record. Aucun second tour ne sera nécessaire. La nouvelle législature devra porter le plan de développement 2026-2030 visant une croissance à deux chiffres.
Les élections ont enregistré un taux de participation de 99,7 %, avec plus de 76 millions de votants. La nouvelle assemblée compte 40 % de députés à plein temps, 30 % de femmes et une représentation accrue des minorités, incluant pour la première fois le groupe O Du. Les autorités saluent la stabilité et la maturité politique du scrutin.
Le navire de la Marine royale australienne HMAS Toowoomba, commandé par le lieutenant-colonel Alicia Harrison, est arrivé samedi au port de Tiên Sa pour une visite amicale de cinq jours à Da Nang, dans le centre du Vietnam.
Économie
L’Autorité de l’aviation civile (CAAV) indique que plus de 60 % des compagnies opérant au Vietnam ont augmenté ou vont augmenter leurs tarifs en raison de la hausse du kérosène, aggravée par les tensions au Moyen-Orient. Des mesures d’urgence sont proposées pour éviter une pénurie dès avril.
Le secteur agricole subit une hausse des prix des engrais liée aux tensions au Moyen-Orient. Malgré une production nationale solide, le Vietnam reste dépendant des marchés mondiaux. Les experts recommandent une meilleure gestion des stocks et une priorité au marché intérieur.
Foxconn investit 287 millions de dollars supplémentaires dans sa filiale Fulian Precision Technology à Bac Ninh, portant le total à 668 millions, pour renforcer la production d’équipements réseau et de capteurs.
Hô-Chi-Minh-Ville lance un projet pilote de cotation du porc sur la Bourse des marchandises, pour améliorer transparence des prix, traçabilité et sécurité sanitaire, tout en stabilisant les revenus des éleveurs.
Société
Selon Kaspersky, le Vietnam a amélioré sa cyber-résilience en 2025, malgré 23 % d’internautes exposés. Plus de 23,8 millions de menaces ont été bloquées. Les experts appellent à renforcer les systèmes de détection basés sur l’IA face à la sophistication croissante des cyberattaques.
Le LotusHack 2026, principal hackathon d’intelligence artificielle du Vietnam, a réuni plus de 1 000 participants et 200 équipes issues de 30 pays. Soutenu par OpenAI et Amazon Web Services, l’événement confirme la montée en puissance de l’écosystème technologique vietnamien.
À Hô-Chi-Minh-Ville, le réseau de pistes cyclables prioritaires va s’étendre : 2,5 km supplémentaires le long du boulevard Mai Chi Tho jusqu’à la rivière Saïgon, ainsi que 2 km pour rejoindre la station de métro Rach Chiec. Les travaux sont attendus au deuxième trimestre 2026, selon les autorités locales.
Hô-Chi-Minh-Ville enregistre une affluence record dans le métro et les bus (+12 %), due à la hausse des prix du carburant, avec renforcement de la surveillance et modernisation des transports électriques.
Tourisme, culture
La compagnie Belavia a lancé le 19 mars une liaison directe Minsk–Nha Trang, la plus longue de son réseau, répondant à une forte demande touristique et commerciale.
Vietjet a été élue « meilleure compagnie ultra-low-cost au monde 2026 » par AirlineRatings, confirmant sa stratégie de croissance et sa compétitivité.
Près de 9 000 coureurs issus de plus de 75 pays ont participé au marathon international de Da Nang 2026. Le Philippin Moral Edsel s’est imposé sur le 42 km en 2h30’42, tandis que la Vietnamienne Vu Khanh Linh a remporté la course féminine en 3h01’20.
Vietnam Airlines suspendra sa liaison Hai Phong–Cân Tho à partir du 1er avril, en raison de la hausse des prix du carburant qui rend le service non rentable, a annoncé vendredi le Département de la construction de Cân Tho.
Le Vietnam accueillera en 2026 la 73ᵉ édition de Miss Monde, sa première fois en tant que pays hôte, un événement qui devrait dynamiser le tourisme et mettre en lumière la culture vietnamienne à l’international.