Le groupe ferroviaire français parle du rêve d’un train Hanoi – Hô Chi Minh-Ville en moins de 6 heures
L’ambassadeur de France au Vietnam, Olivier Brochet, a affirmé que la France souhaitait continuer à accompagner et à participer plus activement au développement des infrastructures ferroviaires vietnamiennes, alors que le pays entre dans une «
L’ambassadeur de France au Vietnam, Olivier Brochet, a affirmé que la France souhaitait continuer à accompagner et à participer plus activement au développement des infrastructures ferroviaires vietnamiennes, alors que le pays entre dans une « nouvelle ère de connectivité ferroviaire ».

Lors de la cérémonie de jumelage entre la gare de Đà Lạt et la gare de Deauville-Trouville le 7 mai à Hanoi, l’ambassadeur Olivier Brochet a déclaré que le Vietnam entrait dans une nouvelle phase de développement du secteur ferroviaire, avec des projets de grande envergure tels que la modernisation du réseau existant, le développement du transport urbain et la perspective de construction d’une ligne ferroviaire à grande vitesse Nord – Sud.
Il a souligné que ces projets n’avaient pas seulement une signification technique, mais jouaient également un rôle central dans la stratégie de développement durable, le renforcement des connexions et le développement inclusif du Vietnam.
Selon l’ambassadeur Olivier Brochet, la coopération ferroviaire entre les deux pays a été mise en œuvre de manière concrète au cours des dernières années grâce à de nombreux programmes avec la Société nationale des chemins de fer vietnamiens (VNR), avec la participation de l’AFD, de la SNCF, de SYSTRA et d’AREP.
Intéressé par le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse Nord – Sud du Vietnam, Diego Diaz, directeur des relations extérieures du groupe ferroviaire national français (SNCF), a estimé qu’il ne s’agissait pas seulement d’un projet de transport de grande envergure, mais qu’il pouvait également devenir un moteur de développement économique et social pour le Vietnam pendant de nombreuses décennies.
Selon les autorités vietnamiennes, la ligne ferroviaire à grande vitesse reliant Hanoi à Hô Chi Minh-Ville mesurerait environ 1 540 km, avec une vitesse d’exploitation prévue de 350 km/h, et revêtirait une importance stratégique pour l’avenir des infrastructures de transport vietnamiennes.
Une fois achevée, cette ligne ferroviaire réduirait le temps de trajet entre Hanoi et Hô Chi Minh-Ville à moins de 6 heures, tout en créant 23 gares passagers modernes et 5 centres logistiques stratégiques, stimulant ainsi le développement de nombreuses zones économiques.
« Si elle est mise en service en 2035 comme prévu, le Vietnam deviendra l’un des pays les plus avancés d’Asie du Sud-Est en matière de transport ferroviaire », a souligné Diego Diaz.
Selon lui, le projet de ligne à grande vitesse Nord – Sud ne permettra pas seulement de connecter les régions et de réduire les écarts de développement, mais offrira également un mode de transport écologique, sûr et respectueux de l’environnement dans un contexte de changement climatique de plus en plus marqué.
Le représentant de la SNCF a indiqué que le groupe était prêt à partager son expérience, son expertise technique et à accompagner le Vietnam dans ses projets les plus ambitieux.
Nguyễn Chính Nam, vice-directeur général de la Société nationale des chemins de fer vietnamiens, a déclaré que la marque de la coopération française était présente dans de nombreux projets ferroviaires importants au Vietnam.
Il a cité en exemple des projets tels que la restauration du tunnel ferroviaire du col de Hải Vân, la modernisation du système d’information et de signalisation sur la ligne Hanoi – Vinh ou la rénovation de la ligne Yên Viên – Lào Cai, tous réalisés avec le soutien français.