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« Le rêve est un escargot » au Festival de Cannes

Le film vietnamien Giấc mơ là ôc sên (Le rêve est un escargot), de Nguyên Thiên Ân, figure parmi les dix finalistes retenus sur 3.184 candidatures issues de 136 pays et territoires au Festival de Cannes 2026.

Le film vietnamien Giấc mơ là ôc sên (Le rêve est un escargot), de Nguyên Thiên Ân, figure parmi les dix finalistes retenus sur 3.184 candidatures issues de 136 pays et territoires au Festival de Cannes 2026.

Le 79e Festival de Cannes, qui se tient du 12 au 23 mai, propulse le cinéma vietnamien sur la scène internationale. Parmi des milliers de candidatures mondiales, Giấc mơ là ôc sên (Dream is a snail en anglais ou Le rêve est un escargot en français) est retenu parme les dix œuvres pour concourir à la Palme d’or du court métrage.

Centré sur Huy, un personnage en difficulté, le film suit son parcours de plus en plus singulier après avoir été engagé comme modèle humain pour un atelier anti-âge utilisant des escargots. Ce qui commence comme une mission absurde se transforme peu à peu en une réflexion sur le désir, l’ambition et les angoisses sourdes des jeunes en quête de sens dans la vie moderne, et sur le symbolisme de l’escargot : avancer lentement, porter son monde sur soi, persister malgré tout.

Langage original

Développé dans le cadre du projet de courts métrages CJ 2025 (groupe CJ et opérateur de plateforme de divertissement, est le plus grand distributeur de films et exploitant de salles de cinéma au Vietnam), Le rêve est un escargot du réalisateur Nguyên Thiên An a été l’un des cinq courts métrages vietnamiens sélectionnés pour bénéficier d’un soutien à la production au sein de cette initiative, qui vise à encourager les jeunes cinéastes. Ce projet est devenu une plateforme essentielle permettant aux jeunes réalisateurs d’expérimenter des récits audacieux et de partager des histoires ancrées dans leur culture avec un public plus large.

Mélange d’humour satirique, de symbolisme riche et d’images oniriques, l’œuvre mêle réalisme cru et imaginaire troublant pour questionner identité, aspirations artistiques et pressions commerciales.

Pour Nguyên Thiên An, la sélection cannoise marque un tournant dans ce qui s’annonce comme l’une des carrièresles plus prometteuses du cinéma vietnamien.

Son mentor, le réalisateur Phan Dang Di décrit le film comme “captivant par sa narration, mêlant humour et satire tout en soulevant des questions plus profondes sur l’identité et les valeurs dans la société contemporaine”.

Au-delà de son postulat excentrique, l’œuvre se veut également “une allégorie d’une jeune génération tiraillée entre aspirations artistiques, pressions commerciales et satisfactions éphémères”, a-t-il souligné.

Visuellement, le film mêle réalisme et onirisme, créant un langage cinématographique à la fois intime et troublant. Son ton singulier et son symbolisme complexe lui ont valu une reconnaissance particulière, offrant une voix résolument vietnamienne tout en abordant des thèmes universels tels que le désir, l’aliénation et la quête de soi.

Pour le cinéma vietnamien, cette sélection à Cannes dépasse la réussite individuelle : elle consacre l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes, de plus en plus singuliers, et confirme la vitalité d’un 7e art asiatique prêt à s’imposer dans le débat mondial.

dienhai.nguyen@free.fr

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